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InterviewRadio France (sur Site radio)· 14 octobre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprises

Liquidation de la Fonderie de Bretagne : "Une amertume, mais aussi la volonté de se projeter", réagit le maire de Caudan

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous reçu cette annonce hier ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'ils vous disent, les salariés ? Vous avez parlé avec eux hier sur le site ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'ils vont devenir ? Qu'est-ce qu'ils peuvent devenir dans votre bassin d'emploi à Codan ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Comment vous pouvez les aider ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça représente pour Codan, 7300 habitants, la fermeture de ce site ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que peut devenir le site ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurFait
    « L'usine créée par Renault en 1966 devrait être placée en liquidation judiciaire demain par le tribunal de commerce de Lorient. »
  • 0:09PrésentateurChiffre
    « Les quelques 250 salariés l'ont appris hier après le CSE extraordinaire. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « Les fonderies, il n'y en a pas beaucoup et en Bretagne, encore moins. »
  • 3:02Invité politiqueFait
    « Et pour autant, certains ont appris un nouveau métier. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « elles ne sont pas toutes consommées, donc il reste de l'argent. »
  • 5:18Invité politiqueChiffre
    « Pour la commune de Codan, c'est un peu plus de 200 000 euros de taxe foncière qui serait perdue. »
  • 6:21PrésentateurChiffre
    « Il y a des machines récentes à 800 000 euros qui ont été très peu utilisées. »

Temps de parole

  • Fabrice Vély74 %
  • Présentateur20 %
  • ?6 %

≈ 27,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

45 sur ICI Brézizel, on évoque la fonderie de Bretagne, Sébastien, ce matin avec notre invité. Oui, de ce qu'il reste de la fonderie, puisque l'absence de repreneurs du site de Codan est désormais actée. Les quelques 250 salariés l'ont appris hier après le CSE extraordinaire. L'usine créée par Renault en 1966 devrait être placée en liquidation judiciaire demain par le tribunal de commerce de Lorient. Fabrice Velli, bonjour. Bonjour. Merci d'être sur ICI Brézizel ce matin. Vous êtes le maire de Codan, dans le Morbihan, là où se trouve la fonderie. Comment avez-vous reçu cette annonce hier

0:33
Locuteur

?

0:35
Fabrice Vély

En fait, on s'était partagé, puisque malheureusement, on avait quelques infos sur la qualité des dossiers des repreneurs potentiels. Et on avait bien compris que ces dossiers n'étaient pas très étayés et qu

0:45
Locuteur

'il

0:45
Fabrice Vély

manquait encore beaucoup de choses à quelques jours de la date limite. Donc, l'annonce qui a été faite hier faisait partie des hypothèses parmi les plus plausibles. Même si, bon, effectivement, on espérait toujours qu

0:56
Locuteur

'une

0:57
Fabrice Vély

décision de dernière minute ou, en tout cas, une modification de dernière minute puisse changer les choses. Donc, c'était, c'était, bah, voilà.

1:04
Locuteur

Une demi-surprise, quoi.

1:06
Fabrice Vély

Une demi-surprise.

1:07
Locuteur

Et

1:07
Fabrice Vély

voilà, donc, après, je suis allé sur place. Et c'est vrai que j'ai vu pas mal de choses

1:10
Locuteur

mélangées,

1:11
Fabrice Vély

quoi, en termes de sentiments.

1:12
Présentateur

Qu'est-ce qu'ils vous disent, les salariés ? Vous avez parlé avec eux hier sur le site

1:15
Locuteur

?

1:17
Fabrice Vély

Ouais,

1:17
Locuteur

je

1:17
Fabrice Vély

suis passé, enfin,

1:19
Locuteur

en

1:19
Fabrice Vély

début de, enfin, vers 13h. Et donc, il y avait déjà pas mal de gens qui étaient partis.

1:23
Locuteur

Et

1:23
Fabrice Vély

on a dit, bon, voilà, les gens qui étaient là

1:24
Locuteur

étaient

1:25
Fabrice Vély

à la fois en colère, ils étaient résignés. Ils étaient,

1:29
Locuteur

il

1:29
Fabrice Vély

y avait du dégoût aussi sur le fait que, voilà, cet outil ne puisse pas retrouver une activité comme il aurait dû. Et de la résignation. Mais j'ai aussi entendu des gens qui, voilà, se projetaient sur le futur, sur le reclassement, les solutions derrière qui pouvaient être trouvées en lien, justement, avec les collectivités, l'État, etc., pour essayer de trouver un avenir

1:50
Locuteur

à

1:50
Fabrice Vély

la fois individuel pour les salariés qui sont touchés par cette liquidation à venir. Enfin, la liquidation, elle sera demain.

1:56
Locuteur

Elle sera actée demain, oui.

1:58
Fabrice Vély

Mais donc,

1:58
Locuteur

il

1:58
Fabrice Vély

y a à la fois un avenir individuel pour les situations

2:01
Locuteur

des

2:02
Fabrice Vély

salariés, des 244 salariés, là, qui se retrouvent

2:04
Locuteur

au

2:04
Fabrice Vély

chômage. Et puis, mais aussi, certains, voilà, sont encore, se projettent aussi dans un futur, comment ils peuvent retrouver un emploi dans le bassin, etc. Donc,

2:13
Locuteur

il

2:14
Fabrice Vély

y a aussi, voilà, cette projection vers l'avenir, même malgré l'amertume

2:17
Locuteur

et

2:18
Fabrice Vély

la

2:18
Présentateur

colère du moment. C'est une question intéressante, ça, on les a entendus dans le journal de 7h, on en entendra d'autres à 8h. Alors,

2:26
Locuteur

ils

2:26
Présentateur

disent, ils sont tous fondeurs,

2:27
Locuteur

ils

2:27
Présentateur

n

2:27
Locuteur

'ont

2:27
Présentateur

jamais fait que ça, travailler dans une fonderie. Il n'y

2:29
Locuteur

en

2:29
Présentateur

a pas d'autres dans la région. Qu'est-ce qu'ils vont devenir ? Qu'est-ce qu'ils peuvent devenir dans votre bassin d'emploi à Codan

2:33
Locuteur

? Alors,

2:34
Fabrice Vély

bon, ils ne sont pas tous fondeurs. Il y

2:36
Locuteur

a

2:36
Fabrice Vély

quand même des métiers de support, etc., qui pourront probablement trouver un travail. Mais effectivement, il y a des emplois qui sont, comment dire, spécifiques. Et les fonderies, il n'y en a pas beaucoup et en Bretagne, encore moins. Donc, pour eux, ça va être un peu plus difficile. Mais bon, j'ai entendu un gars qui me disait hier, à l'époque des forges, il y a 60 ans, quand les forges ont fermé et que les gars sont arrivés

2:59
Locuteur

à

3:00
Fabrice Vély

la fonderie, ce n

3:01
Locuteur

'était

3:01
Fabrice Vély

pas le même métier non plus. Et pour autant, certains ont appris un nouveau métier. Donc, bon, voilà, il ne

3:05
Locuteur

faut

3:05
Fabrice Vély

pas désespérer non plus

3:06
Locuteur

que

3:06
Fabrice Vély

les choses puissent évoluer, que la formation puisse aussi rendre plus employables les gars qui sont les plus spécifiques sur les métiers les plus durs de la fonderie. Mais c

3:15
Locuteur

'est

3:15
Fabrice Vély

vrai qu'il y

3:15
Locuteur

a

3:15
Fabrice Vély

des situations à Dibel qui seront probablement difficiles. Bon,

3:19
Locuteur

il

3:19
Fabrice Vély

y

3:19
Locuteur

a

3:19
Fabrice Vély

aussi, est-ce qu'il y

3:20
Locuteur

a

3:20
Fabrice Vély

des solutions de pré-retraite aussi qui pourraient être mises en œuvre ?

3:24
Locuteur

Bon,

3:24
Fabrice Vély

tout ça, ça reste à voir et à approfondir pour essayer de répondre au cas par cas. Parce qu'il y aura des solutions globales, mais il y aura aussi beaucoup de cas par cas à gérer par l'ensemble des services, que ce soit ceux de l'État, de la région, des collectivités, pour essayer de trouver des solutions.

3:40
Locuteur

Comment

3:40
Présentateur

vous, d'ailleurs, vous pouvez les aider ? Vous signez précisément un communiqué avec Fabrice Loer, le président de l'Orient Agglomération, avec Loïc Chéné-Girard, le président de la région Bretagne. Vous dites aux salariés qu'ils peuvent compter sur vous. Qu'est-ce que vous pouvez faire pour eux désormais

3:52
Locuteur

?

3:53
Fabrice Vély

Il y a du court terme.

3:55
Locuteur

Il

3:55
Fabrice Vély

y a, par exemple, les conditions aussi du plan social... Le

3:59
Locuteur

plan de sauvegarde de l'emploi, le

4:00
Fabrice Vély

PSE, oui. Oui, le plan de

4:01
Locuteur

sauvegarde,

4:01
Fabrice Vély

le PSE, oui, qui va aussi conditionner un peu l'avenir personnel des gars. Donc ça, on peut aussi, peut-être, nous, essayer de pousser pour que les meilleures conditions soient offertes, dans la mesure du possible, et en fonction des fonds qui sont aussi présents. Sachant que, voilà, les fiducies qui avaient été débloquées par Renault, elles ne

4:20
Locuteur

sont

4:20
Fabrice Vély

pas toutes consommées, donc il reste de l'argent. Voilà comment cet argent peut être mobilisé à la fois

4:25
Locuteur

pour

4:26
Fabrice Vély

améliorer le PSE, mais aussi pour favoriser les conditions de retour à l'emploi dans le futur, parce que c

4:30
Locuteur

'est

4:30
Fabrice Vély

ça aussi l'enjeu, parce que ce n

4:31
Locuteur

'est

4:31
Fabrice Vély

pas le tout de dire, voilà, on règle des situations individuelles, mais il

4:34
Locuteur

y a

4:34
Fabrice Vély

aussi un enjeu économique pour le bassin d'emploi, pour recréer de

4:38
Locuteur

l

4:38
Fabrice Vély

'activité sur un site qui, je le rappelle, est très, très grand, donc qui fait 26 hectares.

4:44
Locuteur

Alors,

4:44
Fabrice Vély

certes, tout n'est pas mobilisable, mais voilà, le site est quand même assez grand. Et donc, ça peut représenter un potentiel aussi de développement économique, mais ça ne sera pas dans les mois à venir, évidemment, ça sera beaucoup plus long, mais en tous les cas, il y a cet actif dans l'entreprise. Et pour votre

5:01
Présentateur

commune, ça représente quoi pour Codan, 7300 habitants, la fermeture de ce site ? Qu'est-ce qu

5:05
Locuteur

'elle

5:05
Présentateur

va devenir, d'ailleurs

5:06
Locuteur

?

5:07
Fabrice Vély

Alors, en termes de fiscalité, l'estimation qu'on a, nous, c'est la taxe foncière, c'est essentiellement ça qu'on touche de la part des entreprises, puisque le reste des finances vont à l'agglomération ou à l'État, etc. Donc, pour la commune de Codan, c'est un peu plus de 200 000 euros de taxe foncière qui serait perdue. Bon, après, voilà, il faut qu

5:23
Locuteur

'on

5:23
Fabrice Vély

voit si... Parce qu'il y a toujours un propriétaire sur un terrain, donc...

5:26
Locuteur

Mais

5:26
Fabrice Vély

en tout cas, la fonderie de Bretagne a payé 200 000 euros de taxe foncière, donc c'est un impact fort pour la commune de Codan, bien sûr. Mais bon, au-delà de ça, il y

5:35
Locuteur

a

5:35
Fabrice Vély

quand même, comme je le disais, les enjeux économiques globaux et puis individuels des salariés.

5:40
Présentateur

Et qu'est-ce que peut devenir le site, dernière question

5:41
Locuteur

?

5:42
Fabrice Vély

Alors, le site, effectivement, on parlait de fondeur, et donc forcément, c'est un métier particulier. Donc, il y

5:46
Locuteur

a

5:46
Fabrice Vély

une partie de l'usine qui est vraiment très dédiée à la fonderie, donc ça peut être probablement compliqué de retrouver une activité autre que de la fonderie. Mais il y

5:54
Locuteur

a

5:54
Fabrice Vély

des locaux, enfin des bâtiments qui sont des bureaux, des produits, enfin des bureaux ou des ateliers de production qui pourraient très bien être utilisés pour d'autres activités industrielles. Et puis, il y a aussi du terrain, il

6:05
Locuteur

y a

6:05
Fabrice Vély

du foncier, il y a deux hectares de terrain qui sont immédiatement disponibles.

6:09
Locuteur

Il

6:09
Fabrice Vély

y a des stationnements, des parkings, etc. Donc, globalement, voilà, il y a quand même un actif. Le terrain n'est pas complètement inutilisable, loin de là. Mais voilà, c'est vrai que c'est ça. Aujourd'hui, c

6:18
Locuteur

'est

6:18
Fabrice Vély

un bâtiment industriel qui était flambant neuf en termes de l'outillage. Bien sûr, tout n'était pas neuf, mais l'outillage était... Il

6:24
Locuteur

y a des machines récentes à 800 000 euros qui ont

6:26
Présentateur

été très peu utilisées.

6:28
Locuteur

Quasiment pas servi, ouais.

6:29
Fabrice Vély

C'est ça qui renforce l'amertume des salariés et de tout le monde qui ont travaillé sur le dossier depuis... Moi, j'étais élu en 2020.

6:37
Locuteur

Enfin,

6:38
Fabrice Vély

c'est quasiment le premier dossier que j'avais sur mon bureau parce que c'était au moment où Renaud souhaitait vendre. Et ça nous a

6:43
Locuteur

mobilisés

6:44
Fabrice Vély

depuis 2020. Et les salariés qui travaillent

6:47
Locuteur

là

6:48
Fabrice Vély

sont, eux, ballotés par des décisions, des reprises, des échecs, etc. Depuis beaucoup d'années. Donc, il y

6:55
Locuteur

a

6:55
Fabrice Vély

aussi, je pense, une forme de fatigue,

6:57
Locuteur

d

6:57
Fabrice Vély

'exatitude et de résignation, je le disais tout à l'heure.

6:59
Présentateur

Et demain, ce sera l'officialisation pour eux, devant le tribunal de commerce de Lorient, de la liquidation judiciaire de la fonderie de Bretagne. Merci beaucoup d'avoir été en ligne avec nous, Fabrice Véli, maire de Codan, dans le Morbihan, où se trouve la fonderie de Bretagne. Bon réveil à tous. Il est 7h50.