Sébastien Chenu : "Avec ce gouvernement, impossible de lutter contre le narcotrafic !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse directe
Réaction à la déclaration du chef d'état-major des armées ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est selon vous de l'alarmisme ?
- 1:54RelanceRéponse directe
Est-ce que vous partagez l'avis de Jean-Luc Mélenchon ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Pour vous, à quel moment ça demandera un vote de l'Assemblée ?
- 3:14OuverteRéponse directe
À quel moment le Parlement devrait-il se prononcer ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Sous quelle forme le gouvernement pourrait soumettre la politique militaire au Parlement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« Je ne sais pas par qui est mandaté le chef d'état-major des armées pour tenir ce genre de propos. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Si on a des troupes au sol, c'est sous le statut de l'ONU. »
- 8:20Invité politiqueChiffre
« Une classe d'âge, chaque année hébergée, nourrie, formée, etc. ça coûte à peu près 10 milliards d'euros. »
- 17:57Invité politiqueChiffre
« Cet impôt sur la fortune improductive s'il ramène 3 milliards. »
Temps de parole
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- Présentateur2 %
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– Sébastien Chenu, bonsoir. – Bonsoir monsieur, je croyais que c'était moi l'invité prestigieux, mais pas du tout. – Mais vous êtes tous, tous nos invités sont prestigieux, Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale, député RN du Nord. J'aimerais votre réaction, la première réaction, cette déclaration du chef d'état-major des armées provoque une tempête, soit d'approbation, soit de désapprobation. La vôtre ?
– De totale désapprobation, je ne sais pas par qui est mandaté le chef d'état-major des armées pour tenir ce genre de propos, mais qui sont des propos d'abord qui font peur, des propos qui angoissent la population, mais qui surtout ne représentent pas, que je sache, la ligne de la politique française. Enfin, qu'est-ce que ce monsieur est en train de nous raconter ? – Est-ce que c'est selon vous de l'alarmisme ? – C'est de l'alarmisme probablement, mais surtout qu'elle est sa légitimité.
– Il est chef d'état-major des armées, il ne vous a pas échappé que celui qui dirige les armées dans notre pays, c'est le président de la République et lorsqu'il doit engager les armées françaises, il doit en référer au Parlement. Donc je ne sais pas ce que ce militaire, pour qui je ne souhaite pas manquer de respect, évidemment, veut nous dire, mais s'il nous dit quelque chose qu'Emmanuel Macron ne nous dit pas, c'est très grave. S'il nous dit quelque chose qu'Emmanuel Macron pense, c'est très grave. S'il nous dit quelque chose qu'Emmanuel Macron ne pense pas, c'est très grave. Je pense que sincèrement, ce général va un peu au-delà de ce qu'il est censé devoir faire.
– Lisons la réaction de Jean-Luc Mélenchon, puisque ce soir il y a tous azimuts et on va voir notamment Jean-Luc Mélenchon, une autre opposition qui s'exprime. Je veux exprimer un désaccord total avec le discours du chef d'état-major des armées, je ne sais pas si on a la suite de la déclaration par Twitter, ce n'est pas à lui d'aller inviter les maires, il parlait au Congrès de l'Association des maires de France, ni qui que ce soit à des préparations guerrières décidées par personne, ni le président, ni le gouvernement, ni le Parlement. Monsieur le député, est-ce que vous partagez ici l'avis de Jean-Luc Mélenchon ?
– Oui, mais le chef d'état-major des armées n'a pas de légitimité à tenir un propos qui dit grosso modo qu'il faut préparer une génération, ou en tous les cas une classe d'âge, à aller combattre en Ukraine. Il n'a pas la légitimité pour cela. Il doit exécuter ce que lui demande le président de la République, et ce qu'il raconte, ce qu'il dit devant les maires, n'est pas de son ressort. Je pense qu'il commet une lourde erreur, une faute. Ou alors, le président de la République lui a demandé de le faire, et c'est encore plus énorme.
– Si on parle de troupes au sol, troupes de maintien de la paix, il faut toujours rappeler ça, il s'agit de troupes de réassurance telles que le président de la République les a demandées. Pour vous, à quel moment est-ce que ça demandera un vote de l'Assemblée nationale fut-il consultatif ?
– Si on a des troupes au sol, c'est sous le statut de l'ONU. Enfin, c'est avec l'ONU qu'il faut faire ça, ce sont des casques bleus. Je pense que nous, ce que nous acceptons aujourd'hui d'imaginer, c'est que ce soit uniquement sur une recommandation de l'ONU. Pour l'instant, il est hors de question d'engager des troupes françaises en Ukraine, en dehors des casques bleus de l'ONU, qui pourrait éventuellement, peut-être, demain, être sollicité. Mais enfin, il n'est pas du tout question d'engager une autre force.
– À quel moment, selon vous, le Parlement devrait-il se prononcer ? On voit que c'est un débat qui est là, le président de la République est chef des armées, donc il a une très très large marge d'action, mais le Parlement peut, il débattre tant de choses actuellement, il peut débattre de ça.
– Oui, on a très peu d'informations, il faut bien le dire. Moi, je découvre, quand on entend les propos du chef d'état-major des armées, on est consterné. Les parlementaires, les députés apprennent par LCI ce que le chef d'état-major des armées, accessoirement peut-être le chef de l'État, voudrait faire, pense pouvoir faire. Donc, moi, je pense que si le chef de l'État a des idées derrière la tête, on dit souvent qu'Emmanuel Macron a une âme de guerrier, qu'il rêve de mener une guerre quelque part, quand ce n'est pas l'Ukraine, c'était entre Israël et Gaza, d'envoyer des militaires français.
Mais qu'Emmanuel Macron vienne le dire devant le Parlement, en tout cas, lui-même ne pourra pas le dire, mais que son gouvernement vienne le dire devant le Parlement, que Sébastien Lecornu vienne expliquer la position du chef de l'État, si c'est celle-ci.
– Sous quelle forme, pardon, vous présidez souvent les séances, maintenant vous êtes président de l'Assemblée nationale, sous quelle forme est-ce que le gouvernement pourrait soumettre tout ou partie de la politique militaire de la France au Parlement ?
– Un débat, un débat sur la situation en Ukraine, sur le rôle de la France, sur les objectifs de la France. Nous, nous défendons des objectifs de paix, et non pas d'escalade. Et puis ça nous permettra aussi de poser des questions, un débat s'est fait pour ça, au gouvernement, sur les livraisons de Rafale, qui va les construire, enfin qui va les construire dans le serre, dans combien de temps, qui va les payer. Il y a beaucoup de choses, beaucoup de questionnements.
J'ai le sentiment quand même qu'Emmanuel Macron fait beaucoup de communication, qu'il effraie beaucoup les Français, peut-être aussi que ce sont des manœuvres, finalement, pour pouvoir déporter un peu le regard des affaires tristes concernant le budget de la France, la France qui s'enlise, la France qu'ils ont ruinée. Et Emmanuel Macron agite aussi un autre drapeau, probablement.
Écoutez, le général allemand, toujours le chef d'état-major des armées, qui s'exprime sur le risque, à ses yeux, d'une opération des Russes. Et il parle d'un objectif précis, ou plutôt d'un horizon précis à 2030.
Malheureusement, la Russie, aujourd'hui, je le sais par les éléments auxquels j'ai accès, se prépare à une confrontation à l'horizon 2030, avec nos pays. Elle s'organise pour ça, elle se prépare à ça. Et elle est convaincue que son ennemi existentiel, c'est l'OTAN, c'est nos pays. 2030.
Mais moi, je n'ai pas d'informations là-dessus. On découvre les choses, c'est assez consternant. Alors, est-ce que le chef d'état-major des armées a des informations précises ? Il le dit. Dans quel cas, ce n'est pas devant les maires qu'il faut venir. C'est devant le Parlement. Il faut se faire auditionner par la Commission de la Défense, par la Commission des Affaires étrangères. Et nous pouvons d'ailleurs le solliciter en ce sens. Mais je pense que distiller des informations ou des analyses, je ne sais pas, devant des maires, et c'est-à-dire finalement devant la population, sans être passée par le prisme du Parlement, c'est au mieux maladroit, au pire une façon d'enjamber la démocratie.
Est-ce qu'il y a une panique de l'Europe de l'Ouest ?
Il fut un temps, des gens d'ailleurs de droite, comme Margaret Thatcher, ou de gauche, comme François Mitterrand, ils étaient très fermes face aux soviétiques. On ne peut pas les accuser d'avoir été mous. Mais enfin, c'est vrai qu'il ne tenait pas tous les quatre jours un discours disant, attention, c'est bientôt, c'est pour dans trois ans, c'est pour dans quatre ans. On avait un discours de fermeté. On disait, on est prêt, équilibre des forces. On a l'impression qu'il y a une inquiétude, d'ailleurs, pas seulement en France, pas seulement le président de la République, pas seulement M. Mondon, beaucoup plus généralement des gouvernements de droite ou de gauche en Europe de l'Ouest.
Non, mais il y a une illisibilité. En fait, ce n'est pas lisible ce qu'on veut faire. Est-ce qu'on veut aller vers la paix ? Est-ce qu'on veut continuer à armer l'Ukraine de façon défensive ? Est-ce que certains pays veulent l'armer de façon offensive ? Ce n'est pas lisible. Qui ont fait entrer dans la danse, sur qui on s'appuie, ce n'est pas lisible. Vous voyez, moi, je pense que nous, c'est ce qu'on défend. On se dit, il faut évidemment que tout ça se termine autour d'une table pour régler, ce n'est pas nous qui allons le régler, entre l'Ukraine et la Russie, un accord de paix. Vous voterez les hausses de budget, puisqu'on comprend bien cette affaire d'argent.
De toute façon, il faut absolument, si l'Europe veut se mettre à niveau pour être sûre, il ne s'agit pas de faire du catastrophisme, mais de parer à tous les opposés. Est-ce que vous voterez les hausses de budget militaires ? Mais nous l'avons déjà fait. Mais là, dans l'avenir.
Oui, oui, nous avons toujours indiqué, et c'est d'ailleurs dans le programme de Marine Le Pen depuis bien longtemps, je vous rappelle que lorsque Marine Le Pen défendait les hausses de budget militaires, on la moquait, elle était montrée du doigt comme étant irresponsable. Aujourd'hui, nous sommes sur notre ligne, nous considérons qu'effectivement, la France n'est pas suffisamment dotée budgétairement de la société militaire. Encore une question précise.
Le retour du service militaire, les gens de droite ont beaucoup varié sur le sujet. Jacques Chirac avait suspendu, pas supprimé. Ensuite, on a eu l'histoire de SNU. Oui ou non, vrai service militaire, vrai.
Un petit peu plus compliqué que oui ou non. Bon, le SNU, c'est un échec total d'Emmanuel Macron. Je pense que Jacques Chirac a fait une erreur en mettant fin au service militaire. Aujourd'hui, on ne peut pas réintroduire le service militaire tel qu'on le connaissait. C'est-à-dire qu'une classe d'âge, chaque année hébergée, nourrie, formée, etc., ça coûte à peu près 10 milliards d'euros. Est-ce que la journée, aujourd'hui, défense citoyenneté qu'on connaît, est suffisante ? Non. Donc faire quelque chose qui soit sur le volontariat... Vous êtes pour quoi exactement, alors ?
Moi, je suis pour un service qui soit basé sur le volontariat, peut-être qu'elle plusieurs mois, trois ou quatre mois, qui soit réellement militaire et qui permette effectivement de former, d'appréhender au mieux une classe d'âge à la vie militaire. à retrouver les presque un an du service militaire que vous avez connu peut-être vous-même, parce que vous êtes âgé maintenant. Vous parlez à moi ? Oui. Mais comme vous n'êtes pas français, vous n'avez pas fait votre service militaire... Je suis réformé même, si je vous intéresse. ...sous nos couleurs. Eh bien, je pense que le service militaire d'hier n'est pas possible. Et puis de toute façon, les menaces ne sont plus les mêmes.
Il faut un nouveau service civique sur la base du volontariat.
Sébastien Chenu, l'actualité budgétaire et tous ces corollaires. Et je rappelle que nous avons dans quelques instants un invité qui fait date, il parle très rarement en matière économique, c'est Patrick Pouyanné, le patron de Total, un des cinq géants pétroliers. On lui posera aussi les questions sur l'état de l'économie européenne, française, le poids des États-Unis. Mais d'abord, la situation critique des comptes de la France avec cette trouvaille du ministère de l'Économie qui va mettre à jour les fichiers de logements qui ne l'ont pas été depuis 50 ans, c'est la taxe foncière.
qui est réadaptée avec 7,4 millions de foyers concernés avec toutes sortes de nouvelles façons de compter où on comprend que la présence d'eau courante, de l'électricité, de WC, de lavabos sera prise en compte. 32 millions de propriétaires paieront davantage. Réaction ?
Oui, d'ailleurs, vous parlez de l'eau courante, il y aura aussi une hausse des tarifs de l'eau bientôt. Donc, en réalité, ce gouvernement avait caché pendant longtemps cette petite subtilité qui est ce qu'ils appellent la mise à jour, finalement, du calcul de la taxe foncière. Ça veut dire qu'en fait, il y a 7,5 millions de Français qui ont payé 60 euros, vous l'avez affiché, en moyenne. C'est un mauvais coup fait dans le dos des Français à leur pouvoir d'achat. C'est encore un subterfuge du gouvernement pour aller piocher dans la poche des Français, leur piquer de l'argent, les mettre à contribution, alors que l'État ne fait pas baisser ses dépenses toxiques.
Décidément, ce Sébastien Lecornu et ce gouvernement se seront acharnés budgétairement sur les Français sans faire baisser les dépenses toxiques de l'État, sans toucher à l'immigration, sans toucher à l'Union européenne. Au contraire, on va encore donner plus à l'Union européenne et ce sont les Français qui vont devoir, encore toute catégorie, faire des efforts. Sébastien Lecornu, vous aussi, vous avez alourdi au total
la charge d'imposition sur la société française. Qui a voté avec, je crois, les modems et les filles ? Il y a toute l'alliance baroque qui se crée. L'impôt sur la fortune improductive, il fallait le trouver.
Mais on a tué, mais il faut tout dire, M. Rochebin. On a tué l'impôt sur la fortune immobilière. C'est-à-dire que ce n'est pas un nouvel impôt. D'ailleurs, l'assiette change, le taux change, mais le rendement est à peu près le même. Donc on a tué un impôt avant de créer celui-ci, qui était un amendement du modem que nous avons, nous, voté. Donc attention, là, ce n'est pas un nouvel impôt du tout. Regardez, il y a une histoire aujourd'hui qui s'est passée. On a voulu faire baisser une taxe sur le transport aérien français, qui est très concurrencée. Eh bien, on avait besoin de quoi ? Des voix de Renaissance, des voix d'LR. Ils ne sont pas venus voter.
Résultat, effectivement, nous n'avons pas pu, c'est une proposition du Rassemblement national, faire baisser les taxes sur le transport aérien. Mais il faut tout dire parce que, en fait, nous, ce qu'on veut, c'est une fiscalité juste, qui ne s'acharne pas sur les foyers, ni sur les entreprises.
Pour l'instant, l'accumulation de ce qui se fait au Parlement, ce sont des impôts et des impôts et des taxes supplémentaires. Le résultat, pour l'instant.
Oui, d'accord, mais vous savez pourquoi ? On est dans la partie recettes. C'est-à-dire qu'on est dans la partie des impôts. Va s'ouvrir, je l'espère, si on réussit, va s'ouvrir la partie des dépenses. C'est-à-dire là où on peut aller chercher, sur les dépenses toxiques, aller chercher sur les dépenses sociales liées à l'immigration, etc., de l'argent. Donc là, on est dans les recettes. Donc on ne parle que d'impôts et de taxes. Mais attention, nous, nous considérons que ce qu'il faut, c'est avoir une fiscalité plus juste. Ce n'est pas notre budget qui est présenté, c'est le budget de M. Lecornu.
Donc on fait ce qu'on peut pour essayer de le faire évoluer, ce budget qui massacre les ménages et les PME et les TPE.
Vos réactions au fait d'actualité, c'est évidemment les événements très graves autour du narcotrafic. On mesure à quel point un certain nombre de villes en France sont gangrenées, comme pouvait l'être en Italie par la mafia, par le narcotrafic. Ces déclarations du président de la République rapportées, quand il dit que c'est parfois les bourgeois des centres-villes, il pense aussi à la consommation en général, c'est parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants. A-t-il raison ?
Il est gonflé. Parce que qui sont les députés qui demandent la légalisation ou la dépénalisation d'un certain nombre de drogues ? C'est des députés macronistes. M. Mendès, député de Moselle, fidèle d'Emmanuel Macron, il fait ça. Alors, M. Macron, il n'a pas les idées claires là-dessus. Visiblement, lui, ils sont partis, ses députés, ils n'ont pas les idées claires.
C'est pas la demande du gouvernement. Soyons honnêtes, c'est pas la demande du gouvernement. Non mais d'accord, mais c'est la même équipe.
C'est certains députés. C'est la même équipe. C'est les macronistes. M. Macron, il dénonce d'un côté, de l'autre côté, ses troupes font l'inverse. Donc, ils n'ont pas les idées claires. Ils n'ont tellement pas les idées claires que la consommation de drogue a encore augmenté dans notre pays de 9%, que le trafic de stupéfiants a augmenté de, je crois, de 11% ou 14%, pardon, je vais être précis, l'année dernière. Donc, enfin, la première partie de l'année. Donc, effectivement, c'est un problème qui est devant nous, le narcotrafic. On peut avoir une pensée, d'ailleurs, pour le frère Damine, qui a été assassiné à Marseille. Et ce jeune homme mène un combat depuis longtemps.
Il n'a pas nos couleurs politiques, notre couleur politique, mais il mène un combat contre le narcotrafic. Il y a 61% des Français qui, dans un sondage, disent qu'ils jugeront au moment des municipales leurs candidats, ils choisiront leurs candidats en fonction de ce qu'il fera contre le narcotrafic, pas uniquement contre l'insécurité, contre le narcotrafic. Je peux vous dire qu'à Marseille, quand Franck Alizio, notre candidat, avec Marine Le Pen, demande un état d'urgence sur le narcotrafic il y a des mois, et qu'on nous dit vous êtes alarmiste, vous en faites trop, vous êtes irresponsable. Eh bien, on voit la situation.
C'est Marseille, c'est Grenoble, puis c'est des petites villes, chez moi dans ma circonscription, doucher les mines, 12 000 habitants, il y a du trafic de drogue, boulevard La Liberté, tout le monde le sait. La police municipale n'existe pas. La police municipale armée n'existe pas. Pourquoi ? Parce que la gauche, idéologiquement, n'en veut pas. Donc, il y a beaucoup de chemin à faire de ce côté-là, mais M. Macron et ses amis socialistes et ses amis de Renaissance ont une lourde responsabilité dans le fait de ne pas avoir pris en compte, appréhendé. Appréhendé, il y a longtemps, ce narcotrafic.
Dans quelques instants, sur ce plateau, un des principaux patrons français, ils sont quelques-uns à incarner le patronat à ce point-là en France. Patrick Poyané, j'aimerais vous entendre sur le rapport de l'INSEE qui montre que l'inégalité en France s'est accrue. Les revenus des 0,1% des Français les plus aisés se sont envolés depuis 20 ans. L'écart avec le reste des Français est devenu un grand fossé. La fiscalité n'a pas corrigé ce mouvement. Au contraire, 0,1% de Français plus aisés gagnent en moyenne 167 fois plus que le quart des foyers les plus modestes. Je ne sais pas si on peut voir les chiffres. L'écart s'est beaucoup creusé en 20 ans.
Les réformes d'Emmanuel Macron ont fait baisser le taux d'imposition des plus riches. Mais enfin, visiblement, le système-là est grippé.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, nous avons une fiscalité qui n'a pas été adaptée à ces écarts que vous soulignez qui ont évolué. Et c'est là où, finalement, la justification de l'impôt sur la fortune improductive que nous avons voté en tuant celui sur la fortune immobilière montre sa nécessité. C'est-à-dire qu'on vient aujourd'hui mettre en place une fiscalité plus juste qui ne touche pas l'outil professionnel et qui touche 1% des Français. Nous considérons que c'est ça une fiscalité plus juste. Ce n'est pas toucher l'outil professionnel, ce n'est pas toucher ceux qui travaillent, ce n'est pas toucher les PME, les TPE.
C'est adapter notre fiscalité et demander un effort comme on peut le demander aux 1% des Français les plus aisés. Avec un pays où déjà
la pression fiscale est championne, où la part des dépenses publiques sur le PIB est au plus haut, ça montre bien que ce n'est pas en taxant davantage que l'économie va mieux. C'est quand même l'explication. Or, pour l'instant, encore une fois, on est dans la voie de taxer davantage.
Non, mais c'est en étant plus juste. C'est en faisant du sur-mesure. Et puis, en s'attaquant aussi, il faut bien le dire, à la dépense sociale liée à l'immigration qui nous coûte au bas mot 5 milliards d'euros par an jusqu'à 35 milliards selon ce qu'on met dedans. Mais nous, on pense qu'on peut récupérer au moins immédiatement 5 milliards d'euros par an sur une dépense sociale qui est liée à l'immigration. Il va bien falloir un moment ouvrir les yeux. Sinon, demander des efforts aux Français matin, midi et soir n'est plus acceptable.
Exemple très concret. Voilà, M. Pouyanné il sera là, assis dans quelques instants. Est-ce qu'il fait partie selon vous des Français qui devront, d'après votre vision du monde et de l'économie, payer davantage ?
Je ne connais pas les revenus de M. Pouyanné mais il est possible qu'il fasse partie des 1% des Français qui soient confrontés à payer l'impôt sur la fortune improductive. Mais je suis sûr qu'il le fera de bonne volonté parce que moi je n'envoie pas en cause le côté patriote et coquardier de M. Pouyanné. Donc, pardon, c'est quand même un impôt sur la fortune qui revient en réalité. C'est un impôt sur la fortune ? Un improductif, non. Ce n'est pas un impôt sur la fortune tel que vous l'imaginez. Non, non, non, parce que... Ça s'appelle fuir les mots. Non, non, parce que
vous savez bien que... Emmanuel Macron avait supprimé ça en disant l'économie justement a besoin de ce dynamisme, de cette prime à ceux qui réussissent. Et en fait, vous rétablissez l'impôt sur la fortune.
M. Rochebin, moi je veux bien qu'on imagine une société sans impôt. Ça n'existe pas. On a des politiques publiques à mettre en place et à financer. Nous, cet impôt sur la fortune improductive, s'il ramène 3 milliards, on veut consacrer ces 3 milliards à quoi ? À la relance de la natalité avec la mise en place d'une demi-part fiscale à partir du deuxième enfant. Donc vous voyez, il y a aussi des politiques publiques à financer et la natalité, la relance de la natalité, c'est une priorité sur pourquoi ? Si on veut justement financer notre système de retraite. Sébastien Chenu, merci beaucoup. Merci.
Sébastien Chenu