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Interviewyoutube.com· 5 mars 2024ComplaisantFond programmatiqueLogementInstitutions & élections

INTERVIEW : Le député SOC Inaki Echaniz nous parle de la niche socialiste et d'immobilier !

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Promesse
    « on a remis au goût de jour cette garantie universelle des loyers »
  • Fait
    « on considère que le droit à propriété est constitutionnel, mais que le droit au logement devrait l'être aussi »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On commence les amendements. Il n'y a pas de soucis, il n'y a pas de soucis. On me signale qu'il y a un sou minimum.

Très bien, bonjour Arthur. Et oui, Inaki Echaniz, le monsieur logement du PS. On était avec Stéphane Delautrette qui nous a présenté cette PPL que vous co-signez.

Tout à fait, le coup de gueule. Le coup de gueule, exactement. C'est quoi votre rôle ?

Comment vous êtes réparti le travail avec Stéphane Delautrette ? Assez naturellement, je suis en responsabilité sur le logement pour le groupe socialiste. J'avais porté dans la dernière semaine Transpartisane un texte sur le logement, sur Airbnb, sur l'encadrement de ce phénomène-là et pour permettre à chacun de trouver un logement en fonction de son territoire.

Et on a continué de travailler. Et pendant nos auditions, on avait relevé le sujet. Et notamment, des propriétaires avaient souligné qu'ils avaient des difficultés à mettre leur logement en location du fait de la crainte de ne pas avoir de loyer et d'avoir des difficultés avec leur locataire.

Donc, on a remis au goût de jour cette garantie universelle des loyers. Et je m'entends très bien le reste du temps avec Stéphane. Et donc, je lui ai proposé de travailler avec moi sur ce texte, ce qu'il a accepté.

Et donc, je lui ai donné les clés du camion. Et il a fait un super boulot qu'on a inscrit dans la niche. Alors, probablement, on n'arrivera pas au bout, au vu de la durée des débats et de la rapidité de la journée.

Mais on a inscrit cette nécessité de reparler, de re-questionner la gule dans le paysage politique et dans la question du logement. Donc, on va continuer de mener cette bataille-là. On a aujourd'hui la garantie visuelle.

Mais je pense que Stéphane vous en a parlé. Et voilà, on va essayer de monter, de cranter les choses pour qu'à minima, on obtienne des victoires. Pas forcément la gule aujourd'hui, mais qu'on puisse mettre en œuvre les mesures suffisantes pour répondre à la crise du logement.

Et notamment aux difficultés de rencontrer les locataires aujourd'hui pour accéder à un logement. Et Arthur qui nous dit, Inaki, c'est le seul député de gauche des Pyrénées Atlantiques. Effectivement.

Effectivement, c'est que j'ai cette lourde tâche de représenter la gauche dans le...

Alors, du coup, plutôt quel côté du département ? Moi, je suis au sein du département, Pays Basque et Béarnes. J'ai ce qu'on appelle le Haut-Béarnes, c'est-à-dire le Piedmont-Holoronais, Holoron-Sainte-Marie, les vallées, vallées d'Ausseau, vallées d'Aspes, vallées de Barretous, le territoire des Gaves du côté de Navarrains, et après je pars en Soule et au Pays Basque Intérieur jusqu'à ce qu'on appelle le rétro-littéral, c'est-à-dire à une demi-heure, trois quarts d'heure de Bayonne, de Biarritz, donc Asparin, Baïgory, Saint-Jean-Pied-de-Port, des lieux que les gens connaissent parce que c'est un très beau territoire.

Je pense que j'ai l'une, si ce n'est la plus belle circonscription du groupe socialiste et même de l'Assemblée. Après la troisième circonscription du Loire-Echelle. Et à côté du coup de voisins, quasi voisins, du patron ?

Du patron Valot, tout à fait, avec l'amitié Vasco-Béarno-Landaise, même s'il reste un croque-maïs parmi les croques-maïs, j'ai quand même un peu d'amitié pour le président Valot, effectivement. Et du coup, c'est quoi les prochains dossiers sur lesquels vous allez travailler ? Toujours le logement ?

Toujours le logement, effectivement. On est en train de travailler avec mon équipe et les collaborateurs du groupe sur comment remanier et protéger les locataires face aux congés pour vente ou aux congés pour reprise abusif et aux baux mobilités. C'est un sujet qui monte à la fois sur mon territoire, mais qui a une exposition médiatique aujourd'hui, à l'Été-Jos Olympique, où on voit énormément de propriétaires demander à leurs locataires de partir parce qu'ils veulent louer justement sur Airbnb pendant les JO. et c'est complètement illégal.

Donc, un congé pour vente, il doit y avoir une vente derrière ou un congé pour reprise. C'est quand un propriétaire veut revenir soi-même s'installer dans le logement ou ton enfant ou ses parents. Sauf qu'aujourd'hui, cet outil est utilisé de façon frauduleuse.

C'est-à-dire qu'il y a des gens qui disent « je veux vendre mon bien ou je veux y venir y habiter » et on le retrouve quelques semaines plus tard sur Airbnb, sur le bon coin ou pas du tout en location. Il y avait un très bon papier dans Le Parisien cette semaine. Voilà, sur ce sujet.

Donc, on est en train de travailler avec les partenaires du monde du logement et mes équipes sur un texte qui permette de sécuriser les locataires et de sanctionner plus fortement les propriétaires qui frottent parce que c'est vraiment dommageable. Et puis, on tape souvent sur les locataires. On les monte souvent du doigt.

C'est notamment ce qu'a fait le ministre du logement avec son texte anti-squat. Mais il y a aussi des propriétaires qui ne jouent pas le jeu. Et donc, notre objectif, c'est de trouver cet équilibre, de remettre de la confiance entre locataire et propriétaire et arrêter avec les pratiques abusives d'un côté comme de l'autre.

Mais aujourd'hui, le logement est devenu un petit peu le far-ouest et il faut remettre un petit peu d'or là-dedans. Donc, c'est le prochain combat. C'est la réglementation plus forte pour les congés pour vente et pour les congés pour reprise.

Et il y a un sujet sur les beaux mobilités aussi qui concerne pas mal les étudiants, qui est un dispositif qui permet d'avoir un contrat de bail du mois de septembre au mois de juin. Ce qui est intéressant pour les étudiants qui viennent une année dans une ville et qui ne restent pas forcément l'été. Ça, ça peut être intéressant.

Mais aujourd'hui, ce bail-là, il est mis systématiquement en avant dans certains territoires et pour certaines personnes qui travaillent, qui ont besoin de leur logement l'été ou sur la durée et qui se retrouvent contraints de signer ces beaux-là parce qu'ils n'ont pas le choix. Donc, il y a des pratiques abusives, encore une fois, donc on veut réglementer tout ça. Et moi, d'ailleurs, mon congé de terre, c'est l'inverse.

Il m'encourage à louer un sous-louer. C'est rare, c'est rare, mais ça arrive. Je me dis, mais vas-y, ça va te faire 4 000 balles, t'es tranquille.

Il y a un vrai sujet aujourd'hui sur l'organisation du monde du logement et de sortir un petit peu le logement de cette rentabilité maximum où on veut faire l'argent, le plus d'argent possible, alors que le logement, c'est un droit. Et on considère que le droit à propriété est constitutionnel, mais que le droit au logement devrait l'être aussi. Et avoir la fin de votre niche parlementaire présidée par l'URL, ça ne fait pas un peu bizarre ?

On commence malheureusement, enfin, on ne s'y habitue jamais, mais ça fait, voilà, j'avais, c'était la même présidente qui était au perchoir pendant le texte sur Airbnb. On avait eu quelques accrochages, mais bon, on aurait préféré, effectivement, que ce ne soit pas le cas. C'est comme ça, la majorité a choisi de voter pour des vice-présidents RN.

On le dénonce régulièrement, mais on ne peut pas s'y opposer ou s'opposer à sa présence au perchoir sur la couche. Eh bien, parfait, on m'a dit que vous n'avez pas beaucoup de temps. Ok, bien, je reviens à tout à l'heure.

Au plaisir. Moi, c'est pas grand, là, on est dans un truc qui fait quoi ? 9 mètres carrés, même pas ?

Oui, à peu près. On est une chambre étudiant. Une chambre étudiant, c'est-à-dire, c'est-à-dire Airbnb.

Il n'y a plus de désagréable comme décor. On a la boutique de l'Assemblée. Effectivement.

Il n'y a plus de désagréable, quand même. Eh bien, merci beaucoup. À bientôt.

À tout à l'heure. Peut-être à tout à l'heure. Et merci, Arthur, d'être venu pendant l'enfin.

Et allez, le Béarn. Et allez, le Béarn et Pays-Basque. Et le Pays-Basque, bien sûr.

Voilà, pas de problème. Sous-titrage Société Radio-Canada C'est parti.