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InterviewLCI — Pourquoi faire compliqué ? (sur Podcast)· 2 octobre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprisesDéfense

François Hollande face à François Lenglet - Pourquoi président(e) ?

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 19 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Pourquoi revenir ? Est-ce que, au-delà du fait de servir son pays, de l'intérêt du pays, on imagine que ça vous motive ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez été heureux à l'Élysée ?

  • 9:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est votre sentiment ?

  • 9:57OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un endroit où vous vous sentez vous-même intégralement ?

  • 24:11OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut forcément mentir pour être élu ?

  • 25:12RelanceRéponse directe

    La situation financière de la France est vraiment très mauvaise, la plus mauvaise de la zone euro et très préoccupante. Celui qui se prépare à être à l'Élysée dans 7 mois peut-il ne pas dire que immanquablement il y aura des sacrifices à faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Invité politiqueFait
    « la France est dans une situation que je n'imaginais pas à ce point grave, au sens, pas simplement, de ses comptes publics ou de sa compétitivité. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « elle est, en Europe, et elle ne fait pas exception, menacée par les puissances qui, aujourd'hui, essayent de jouer avec la faiblesse supposée de l'Europe. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « une puissance suffisamment aguerrie pour seule assumer la tâche qui pourrait être la sienne. »
  • 11:05Invité politiqueFait
    « La meilleure façon de se protéger, c'est d'abord de montrer que nous sommes capables de répondre et d'être forts nous-mêmes. »
  • 12:14Invité politiqueFait
    « l'Allemagne découvre qu'elle n'est plus protégée par le bouclier américain. »
  • 12:53Invité politiqueFait
    « nous sommes également économiquement et financièrement, surtout financièrement, quand même, dans une situation qui est peu enviable. »
  • 26:06Invité politiqueChiffre
    « moins de 3% du déficit par rapport à la richesse et des comptes sociaux équilibrés. »
  • 26:53Invité politiqueChiffre
    « la dette est beaucoup plus élevée, 120% »
  • 32:00Invité politiqueChiffre
    « le CICE c'était une très bonne mesure qui a eu un rôle très très important pour aider les entreprises »
  • 33:21Invité politiqueChiffre
    « il a considérablement augmenté le budget de la défense »
  • 35:57Invité politiqueFait
    « les Danois avaient accueilli pendant des années beaucoup de personnes au titre du droit d'asile »
  • 39:06Invité politiqueChiffre
    « ils ont un salaire brut de 2100 euros il en reste 1700 en net à la fin après les cotisations CSG CRDS etc »
  • 40:51Invité politiqueFait
    « je pense que notre ennemi c'est les géants de la tech »
  • 43:23Invité politiqueFait
    « il faut maîtriser ce que la technique et les intérêts financiers produisent »
  • 46:29Invité politiqueFait
    « les prémices du GIEC »
  • 47:10Invité politiqueFait
    « j'ai fait la COP 21 »
  • 47:32Invité politiqueChiffre
    « quand François Mitterrand était élu en 1981 la dette était quasiment nulle »
  • 49:33Invité politiqueChiffre
    « il y a un million 500 000 jeunes de 15 à 30 ans qui sont sans emploi et sans formation »
  • 51:10Invité politiqueFait
    « l'Europe est en retard sur les investissements de demain »
  • 53:22Invité politiqueChiffre
    « 99 jeunes ont été pendus à partir des balcons et 200 ont été déportés »
  • 55:38Invité politiqueFait
    « c'est le conseil national de la résistance et c'est ce qui permet à de Gaulle d'être non seulement le chef de la France libre et de permettre la libération du pays »
  • 57:32Invité politiqueFait
    « que décembre ça sera le moment où au centre droit au centre gauche la question sera posée »
  • 57:50Invité politiqueFait
    « je ne peux pas être un candidat avec les autres parmi les autres »
  • 58:01Invité politiqueFait
    « elle est derrière moi »
  • 58:13Invité politiqueFait
    « est-ce qu'il est possible d'emmener la France enfin une majorité ou pas »

Temps de parole

  • François Hollande80 %
  • Présentateur13 %
  • ?7 %

≈ 54,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

François

0:05
Présentateur

Hollande, bonjour. Bonjour.

0:06
Locuteur

Je

0:07
Présentateur

ne vous présente pas, tout le monde vous connaît. Vous avez été président

0:10
Locuteur

et vous

0:12
Présentateur

n'êtes pas déclaré encore. Vous avez dit d'ailleurs que vous prendriez cette décision dans quelques semaines. Mais on sent bien que

0:18
Locuteur

vous

0:19
Présentateur

êtes prêts à le redevenir. En tout cas, vous faites tout pour. On vous voit, on vous entend. Vous avez publié un livre qui s'appelle « Unir » chez Robert Laffont. C'est une question que nous ont posé les internautes, justement, et notamment Christine Bou. Pourquoi revenir ? Est-ce que, alors,

0:34
Locuteur

au

0:35
Présentateur

-delà

0:35
Locuteur

du

0:36
Présentateur

fait

0:36
Locuteur

de

0:37
Présentateur

servir son pays, de l'intérêt du pays, on imagine que ça vous motive. Mais au fond, ça ne vous différencie pas vraiment de vos compétiteurs éventuels. Tous pensent ça,

0:47
Locuteur

quelle

0:47
Présentateur

que soit la réalité.

0:49
Locuteur

La

0:50
Présentateur

question est plus personnelle, au fond.

0:52
Locuteur

Qu

0:53
Présentateur

'est-ce qui fait, personnellement, que vous avez envie de... Est-ce que c'est agréable, le

0:56
François Hollande

pouvoir

0:57
Locuteur

? Alors,

0:58
François Hollande

si c'est simplement pour rechercher un confort, un agrément, un bonheur, mieux vaut ne pas être candidat à

1:05
Locuteur

l

1:05
François Hollande

'élection présidentielle, je peux en témoigner.

1:09
Locuteur

Mais

1:09
François Hollande

si c'est pour poursuivre une vie politique

1:12
Locuteur

qui

1:12
François Hollande

devrait être, donc, interminable, en se disant que ce n'est jamais fini et que ce qu'on a pu faire, on voudrait le refaire, ça n'a pas de sens.

1:21
Locuteur

Donc,

1:21
François Hollande

qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, à l'âge qui est le mien, je suis mobilisé, au point de dire que je peux préparer

1:30
Locuteur

? Mais

1:31
François Hollande

parce que le monde a totalement changé depuis 10 ans, 15 ans. En tout cas, depuis que je suis sorti de l'Élysée.

1:39
Locuteur

que

1:40
François Hollande

la France est dans une situation

1:41
Locuteur

que

1:42
François Hollande

je n'imaginais pas à ce point grave, au sens, pas simplement, de ses comptes publics ou de sa compétitivité. Mais on voit bien qu'elle est, en Europe, et elle ne fait pas exception, menacée par les puissances qui, aujourd'hui, essayent de jouer avec la faiblesse supposée de l'Europe. Et les monstres claquent des dents. Et ce que n'est pas encore la France, c'est-à

2:09
Locuteur

-dire

2:09
François Hollande

une puissance suffisamment aguerrie pour seule assumer la tâche qui pourrait être la sienne. Donc, voilà, je me dis, si un ancien président

2:21
Locuteur

n

2:22
François Hollande

'est pas

2:22
Locuteur

devant

2:23
François Hollande

cette situation, non pas apte à redevenir président, ça c'est une affaire que je me poserai cette question le moment venu, non, apte à informer les Français et leur donner une perspective. Parce que je connais bien le pays, je l'ai traversé tant de fois. Aujourd'hui, il y a quand même une désinfection à l'égard, non pas de la politique, mais une désinfection à l'égard des institutions, des partis, des gouvernants. Il y a une certaine désillusion, il y a une défiance, il y a même une désespérance qui peut se retrouver dans des votes de colère. Et on voit bien ce que les extrêmes aujourd'hui représentent.

Donc, il faut que moi, je leur parle de ce qu'est la France aussi, de ce qu'elle a comme atout, comme force, et notamment quand elle s'unit. C'est ça qui m'a conduit à faire ce livre et à donner cette indication. Nous pouvons trouver un chemin. Ce n

3:19
Locuteur

'est

3:19
François Hollande

pas facile, ça sera rude, mais il y a un chemin possible sans qu'on ait besoin de verser dans l'inconnu ou dans le dégagisme ou dans l'extrémisme et l'exclusion.

3:30
Locuteur

Est

3:30
François Hollande

-ce que vous avez été heureux à l'Élysée ? Non, on ne peut pas être heureux. On peut l'être le premier jour

3:36
Locuteur

ou

3:37
François Hollande

juste le moment de l'élection jusqu'à ce que l'on aille là sur le tapis.

3:42
Locuteur

Non,

3:43
François Hollande

ce n

3:43
Locuteur

'est

3:43
François Hollande

pas un bonheur que l'on doit avoir ou partager.

3:47
Locuteur

C

3:48
François Hollande

'est un honneur qu'on a d'abord reçu du suffrage universel et une responsabilité qui est rude, qui est âpre. Je ne

3:55
Locuteur

parle

3:55
François Hollande

pas simplement de la popularité ou en l'occurrence de l'impopularité. C'est quand même des décisions difficiles. C'est un pays

4:02
Locuteur

qui

4:03
François Hollande

n'est pas simple à diriger. J'ai affronté aussi déjà des épreuves qui ont été considérables. Donc, l'idée que je pense que beaucoup ont de la politique était finalement une affaire personnelle, une ambition, un bonheur de se retrouver dans les ordres de

4:21
Locuteur

la

4:21
François Hollande

République. Bon, pas du tout. L

4:23
Locuteur

'ambition, elle

4:23
François Hollande

est là quand même. Oui, l'ambition, elle est personnelle et elle est collective. On ne fait pas simplement... Depuis 2017, on a pu avoir un autre sentiment. On ne fait pas une affaire individuelle du pouvoir. On est porté par une force, par un mouvement, par un collectif qui fait que ça a du sens de diriger la France. Et on ne la préside pas seule non plus. On a une équipe, on a un parti, on a une majorité quand elle tient. Et on a aussi un relais dans l'opinion. Donc, je pense qu'il faut se détacher de l'idée que le pouvoir serait un plaisir, le bon plaisir, comme un film l'avait reflété

5:07
Locuteur

dans

5:07
François Hollande

une présidence déjà lointaine. Non, ce n

5:11
Locuteur

'est

5:11
François Hollande

pas un plaisir. C'est un engagement. Moi, j'ai toujours eu un engagement. On peut avoir un engagement sans devenir président de la République, heureusement quand même. Mais là, il y a des temps où c'est peut-être plus grave que d'autres et où, comme un ancien président redevenu député suite d'une circonstance, la dissolution, je pourrais me dire, écoutez, allez-y, c'est votre tour. Oui, il faut passer la main à une génération. Mais en tout cas, moi, je m'en voudrais de ne pas avoir écrit ce livre si je ne

5:46
Locuteur

l

5:46
François Hollande

'avais pas écrit. Je m'en voudrais de ne pas dire aux Français à la fois la gravité de la situation de notre pays, mais aussi de l'état du monde. Et je m'en voudrais de ne pas avoir apporté un certain nombre de propositions.

5:57
Locuteur

La

5:58
Présentateur

première fois qu'on s'est rencontrés, alors j'étais jeune journaliste, je travaillais pour l'expansion

6:02
Locuteur

et

6:03
Présentateur

on m'avait missionné pour faire un article sur des députés nouvellement élus. C'était peu après votre première élection en 88. On m'avait dit, tu choisis trois députés

6:11
Locuteur

et

6:12
Présentateur

puis tu vas prendre leur rapport d'étonnement, comme on disait à l'époque. Et

6:15
Locuteur

vous

6:16
Présentateur

ne vous en souvenez sans doute pas, mais je vous avais choisi.

6:20
Locuteur

Et

6:20
Présentateur

je me souviens que je posais la même question aux trois députés, notamment, enfin on a parlé de beaucoup d'autres choses, c'était à quoi on pense au moment où on apprend qu'on est élu, après des mois de travail, des années de campagne. Et vous m'avez répondu,

6:34
Locuteur

vous

6:34
Présentateur

n'allez pas le croire, mais on pense à comment être réélu. Non pas tant

6:37
Locuteur

pour

6:39
Présentateur

obtenir justement la prolongation d'un statut, mais au fond, comment je vais faire pour réussir et être élu. C'est toujours visiblement votre état d'esprit.

6:49
Locuteur

D

6:50
François Hollande

'abord, si vous avez interrogé, vous retrouverez les traces de notre entretien.

6:55
Locuteur

C

6:55
François Hollande

'est quand même une fierté d'être élu.

6:57
Locuteur

Je

6:58
François Hollande

l'avais ressenti comme tel. Surtout que ce n

7:01
Locuteur

'est

7:01
François Hollande

pas si facile. Je n'étais pas dans un département où... D

7:04
Locuteur

'ailleurs, vous

7:04
François Hollande

aviez échoué. J'avais échoué une première fois, et donc je m'y étais remis. Et j'avais, à 32 ou 33 ans, réussi à convaincre mes concitoyens de la circonscription de Tulle de me choisir. Et je me disais, finalement, ils m'ont choisi peut-être dans un... Ce qui est vrai, dans un mouvement, c'était juste après l'élection de Mitterrand, sans vraiment me connaître. C'est souvent le lot des assemblées juste après une élection présidentielle.

7:32
Locuteur

Et

7:32
François Hollande

donc, je me suis dit, il faut maintenant qu'ils me connaissent, qu'ils apprennent à savoir ce que je pense, ce

7:37
Locuteur

que

7:37
François Hollande

je fais, ce dont je suis capable. Et ça, moi, j'attache beaucoup de prix à la relation entre l'élu et le citoyen.

7:45
Locuteur

C

7:45
François Hollande

'est plus commode quand on est député, j'ai été maire aussi, ou président d'un département. C'est plus difficile quand on est président de la République.

7:51
Locuteur

C'est le

7:52
François Hollande

lien avec le citoyen. Comment savoir exactement ce qu'il ressent, avoir des impressions, des regards, des critiques.

8:01
Locuteur

Oui, vous disiez

8:02
François Hollande

d'ailleurs,

8:02
Locuteur

à

8:03
François Hollande

l'Élysée, on n'entend même pas le bruit des voitures. C'est ça. À l'Élysée, vous y êtes rentré multiple fois pour faire des interviews. Vous avez remarqué, on ne marche pas sur le gravier.

8:13
Locuteur

On

8:14
François Hollande

prend le trottoir, on chuchote, comme si le pouvoir,

8:19
Locuteur

pour

8:19
François Hollande

ce qu'il est mystérieux, exigeait une forme de discrétion ou de silence. Dans des ministères, ou même à Matignon, ça bruit, il

8:28
Locuteur

y

8:28
François Hollande

a des réunions tout le temps. Ce qui doit nous conduire à changer sans doute la pratique des institutions. Parce qu'il n

8:34
Locuteur

'est

8:34
François Hollande

pas nécessaire d'avoir cette forme d'isolement, cette forme de déférence républicaine et d'enfermement du président de la République. On l'éloigne. Et ça,

8:46
Locuteur

ce

8:46
François Hollande

n

8:46
Locuteur

'est

8:46
François Hollande

pas nouveau. J'ai retrouvé une déclaration de Georges Pompidou dès son élection. Donc, c'était 1970, après son élection en 1969. Il dit, voilà, depuis que je suis là, je ne suis jamais sorti. Et ça, c'est un problème. C'est pour ça que j'avais, quand j'avais été candidat la première fois, j'ai parlé de président normal, qui n

9:07
Locuteur

'est

9:07
François Hollande

pas forcément la bonne formule. Mais on voit bien qu'il faut que le président soit à la fois haut.

9:11
Locuteur

Il

9:11
François Hollande

faut qu'il ait cette vision pour le pays. Et il ne

9:14
Locuteur

faut

9:14
François Hollande

pas qu'il se préoccupe trop du détail, des choses. Ça, s'il

9:17
Locuteur

y a

9:17
François Hollande

un gouvernement, il n

9:18
Locuteur

'y a

9:18
François Hollande

un premier, ça ne

9:19
Locuteur

veut

9:19
François Hollande

pas dire qu'il ignore les questions brûlantes, urgentes. Il faut qu

9:23
Locuteur

'il

9:23
François Hollande

soit haut. Et, justement, qu'il arrive à maintenir un lien avec le pays, le pays réel. Parce que le pays, quand vous n'avez pas de

9:31
Présentateur

lien, c'est lui qui s'en va. Il se rappelle à vous. J'étais il y a trois semaines au sommet franco-allemand déviant. Vous avez été, on s'est vu d'ailleurs,

9:38
Locuteur

une

9:38
Présentateur

fois avec la chancelière Merkel. Et donc, il

9:42
Locuteur

y

9:42
Présentateur

a là des patrons français et des patrons allemands. J'ai été frappé. Ça fait 15 ans que je vais là, tous les ans. J'ai été frappé par l'ambiance très sombre. Et notamment le fait que la plupart des gens qui étaient là considéraient que nous étions en avant-guerre.

9:57
Locuteur

Est

9:57
Présentateur

-ce que c'est votre sentiment

9:58
Locuteur

? Non,

10:00
François Hollande

moi, je ne participe pas de l'idée que la guerre serait fatale, inéluctable.

10:06
Locuteur

Ce

10:07
François Hollande

serait d'ailleurs un sentiment défaitiste. La première défaite, c'est d'accepter la guerre.

10:14
Locuteur

La

10:15
François Hollande

seconde, c'est quand on l'a livré, de la paix.

10:18
Locuteur

Mais

10:19
François Hollande

c'est vrai que nous sommes dans une situation

10:21
Locuteur

où

10:22
François Hollande

il n'y a pas la paix. Les conflits sont à nos portes. Et il n'y a pas la guerre, en tout cas celle qui nous arrive directement. Vous avez vu, en ce moment, il y a des attaques subreptices. Il y a des déstabilisations. Il y a des actions plus violentes, quelquefois. On en a vu encore récemment. Notamment de la Russie. Mais pas simplement de la Russie. On voit bien qu'il

10:45
Locuteur

y a

10:45
François Hollande

des moments où des pays essayent de nous déstabiliser. Mais ce

10:49
Locuteur

n

10:49
François Hollande

'est pas un conflit ouvert. Donc qu

10:51
Locuteur

'est

10:51
François Hollande

-ce qu'on doit faire dans ce moment-là ? C'est justement montrer notre force. La meilleure façon de se protéger, c'est d'abord de montrer que nous sommes capables de répondre et d'être forts nous-mêmes. Fort, ce n

11:06
Locuteur

'est

11:06
François Hollande

pas simplement par l'outil militaire. C'est fort économiquement. C'est fort politiquement.

11:13
Locuteur

Psychologiquement

11:13
François Hollande

aussi. Psychologiquement, c'est ce qu'on appelle l'esprit de défense. Est-ce qu'une nation est suffisamment confiante en elle-même, solide, robuste, soudée, pour parer à toute éventualité

11:25
Locuteur

? Mais

11:26
François Hollande

il ne

11:26
Locuteur

faut

11:26
François Hollande

pas l'entretenir dans l'idée, parce que je vois bien le risque. Le risque, c'est toujours le pacifisme.

11:31
Locuteur

C

11:31
François Hollande

'est de dire, finalement, évitons tout conflit. Cédons à Poutine pour ce qu'il nous demande. laissons Donald Trump déstabiliser le monde sans lui faire véritablement opposition. Non, il faut que nous soyons capables, justement dans ce moment-là, d'être plus forts. Et comme vous étiez à Evian avec nos amis allemands, je répète souvent, l'Europe,

11:59
Locuteur

elle

11:59
François Hollande

est à 27, mais j'ai toujours pensé qu'elle était d'abord à deux.

12:02
Locuteur

C

12:03
François Hollande

'est la France et l'Allemagne. Quand les deux pays... C

12:06
Locuteur

'est toujours vrai, ça.

12:07
François Hollande

Oui, plus que jamais. Mais sauf que,

12:10
Locuteur

quand

12:10
François Hollande

les deux pays sont en difficulté comme ils le sont aujourd'hui, l'Allemagne, pour des raisons économiques, son modèle a été bouleversé par ce qui s'est produit avec la Russie, avec la Chine et avec les États-Unis, et

12:22
Locuteur

il

12:23
François Hollande

est bouleversé aussi politiquement dans la mesure où l'Allemagne découvre qu'elle n'est plus protégée par le bouclier américain. C'est beaucoup, quand même. On perd à la fois conscience dans son industrie, dans sa capacité de faire des excès d'encommerciaux, et en plus, on est obligé de faire un effort considérable sur le plan militaire. Et en plus, politiquement, il y a une extrême droite, et l'extrême droite allemande, ça renvoie quand même à un passé plus que douloureux, un passé terrible pour le peuple allemand.

Donc, et nous, la France, nous sommes également économiquement et financièrement, surtout financièrement, quand même, dans une situation qui est peu enviable, en tout cas, pour les Allemands, qui est inacceptable. Et deuxièmement, politiquement, on a une incertitude. Donc, quand les deux pays, les deux grands pays de l'Europe sont comme là, l'un et l'autre, à la fois en difficulté de trouver une bonne relation, ce qui s'est passé depuis puissants années entre le président de

13:21
Locuteur

la

13:21
François Hollande

République et les chanceliers successifs, et en difficulté intérieure, vous voyez que c'est plus difficile.

13:27
Locuteur

Donc,

13:28
François Hollande

l'enjeu, puisqu'on parle de l'année prochaine, de l'élection, c'est à la fois la France, qui doit

13:33
Locuteur

être

13:34
François Hollande

capable de fixer sa ligne et de donner une capacité à exister par elle-même,

13:41
Locuteur

et

13:41
François Hollande

aussi de faire repartir l'Europe avec l'Allemagne. Et c'est ainsi qu'on pourra trouver, et sur le plan commercial, et sur le plan politique, et sur le plan militaire, les réponses appropriées.

13:53
Locuteur

L

13:53
Présentateur

'autre conflit, bien sûr, c'est, vous évoquiez en filigrane, celui qui nous oppose par Ukraine interposée à la Russie. L'autre, c'est à Gaza. Israël-Gaza ? Au fond, comment est-ce que vous expliquez l'incroyable écho

14:08
Locuteur

qu

14:09
Présentateur

'ont eu justement les opérations de l'armée israélienne à Gaza, et le fait que

14:14
Locuteur

ce

14:16
Présentateur

conflit soit devenu une espèce de symbole de la guerre du Sud contre le Nord,

14:20
Locuteur

et

14:21
Présentateur

que finalement, alors que d'autres génocides, pour le coup, véritablement caractérisés, je pense au Rwanda, n'ont pas eu du tout le même écho auprès de la jeunesse. Est-ce que vous expliquez qu'aussi terribles que soient les exactions qui sont commises au titre des crimes de guerre, ce conflit a, au moins pour certains, dramatiquement éclipsé l'épogorum du 7 octobre

14:47
Locuteur

? D

14:49
François Hollande

'abord, des massacres, il y en a aujourd'hui en Éthiopie,

14:55
Locuteur

il

14:55
François Hollande

y en a en République démocratique du Congo,

14:58
Locuteur

et

14:58
François Hollande

il y en a au Soudan,

15:00
Locuteur

et

15:01
François Hollande

ça concerne des dizaines de milliers de personnes,

15:03
Locuteur

dans

15:03
François Hollande

une forme d'indifférence

15:05
Locuteur

relative. Peut

15:07
François Hollande

-être aussi parce que la presse a du mal à aller sur ces zones.

15:11
Locuteur

En

15:12
François Hollande

revanche, ce qui s'est passé le 7 octobre, ce qui s'est produit après, une répression terrible, et l'anéantissement quand même de Gaza en tant que ville et en tant que lieu d'habitation, c'est pour nous,

15:29
Locuteur

pas

15:30
François Hollande

simplement français, pour nous européens, c'est un lieu symbolique quand même, le Proche-Orient, avec tout ce que ça révèle dans la vie des religions, dans la présence ici, sur ce lieu aussi historique, aussi majeur. C'est un croisé de notre civilisation.

15:50
Locuteur

C'est un croisé de la

15:51
François Hollande

civilisation.

15:52
Locuteur

Et

15:52
François Hollande

donc, quand il se passe ce qui se passe, d'abord le 7 octobre, c'est un massacre épouvantable,

15:59
Locuteur

un

15:59
François Hollande

pogrom, puis ensuite,

16:00
Locuteur

une

16:01
François Hollande

première répression qui n'en finit pas, et qui fait qu'aujourd'hui encore, il y

16:07
Locuteur

a

16:07
François Hollande

une population qui vit dans des décombres. Donc, compte tenu du lieu, compte tenu

16:13
Locuteur

du

16:13
François Hollande

fait que ça intéresse un pays qui a été créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Israël, et une terre, la terre palestinienne, qui n'a jamais eu la reconnaissance formelle, j'entends réelle, donc d'un État, oui, ça mobilise. Alors, après, il y a des forces qui utilisent ce conflit et ces atrocités pour en faire un débat de civilisation, précisément. Or, si j'ai appelé mon livre...

16:42
Locuteur

L

16:42
François Hollande

'extrême-gaute chez nous. Oui, et d'une certaine façon aussi l'extrême-droite qui est devenue pro-israélienne après avoir connu l'antisémitisme le plus avéré. Et donc, pourquoi j'ai appelé mon livre Unir ? Parce que nous avons besoin, justement, de retrouver des convergences et des visions communes. longtemps, ça a été la solution des deux États qui faisaient qu'on se retrouvait dans une voie possible. Eh bien, aujourd'hui, nous ne devons pas laisser s'installer ce conflit civil.

Alors, après, on pourra chercher les responsables, les responsables de Hamas et le gouvernement de Netanyahou dans ce qu'il a fait jusqu'à ce point, c'est-à-dire de porter la guerre non seulement à Gaza, mais aussi au Liban, même si le Hezbollah a aussi, bien sûr, sa grande responsabilité. Et après, en Iran, on voit bien que d'un conflit

17:37
Locuteur

qui

17:38
François Hollande

est déjà terrible et qui n'est pas nouveau, mais qui a pris une proportion considérable, on est allé vers une déstabilisation de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient. Et là, c'est pour ça que nous devons en tirer quand même quelques leçons. C'est Donald Trump qui n'a ni retenu le gouvernement de Netanyahou dans l'opération qui pouvait être légitime de se défendre face à ce qui s'était passé le 7 octobre, qui a laissé le conflit aller au-delà de ce qui était finalement simplement l'action du 7 octobre et la suite. Et donc, c'est Donald Trump qui nous met dans une situation où maintenant, c'est plus simplement un conflit de civilisation

18:20
Locuteur

qui

18:20
François Hollande

est utilisé. c'est maintenant un problème économique majeur qui d'ailleurs, paradoxalement, c'est Donald Trump qui fait l'intervention en Iran avec le gouvernement de Netanyahou et les conséquences économiques favorisent précisément les extrêmes ou les extrêmes en général et les extrêmes de droite en particulier qui utilisent la colère

18:41
Locuteur

tout

18:41
François Hollande

à fait compréhensible de ceux qui ont un prix du carburant qui est à un niveau qu'on n'a

18:48
Locuteur

pas

18:48
François Hollande

connu.

18:49
Locuteur

donc

18:49
François Hollande

tout ce qui se passe et c'est peut-être le message que je veux porter tout ce qui se passe dans le monde

18:55
Locuteur

a

18:56
François Hollande

un effet ici

18:58
Locuteur

en

18:59
François Hollande

France et en Europe chez nous comme on dit. Donc le rôle de la France c'est précisément de s'occuper des affaires du monde

19:07
Locuteur

si

19:08
François Hollande

on ne veut pas que le monde s'occupe

19:10
Présentateur

de nos affaires.

19:11
Locuteur

Si

19:12
Présentateur

vous aviez invité trois personnes décédées à dîner

19:16
Locuteur

vous

19:16
Présentateur

choisiriez qui

19:17
Locuteur

?

19:18
François Hollande

Si je voulais

19:21
Locuteur

passer

19:21
François Hollande

une soirée peut-être une nuit peut-être plusieurs jours et nuits c'est Victor Hugo

19:27
Locuteur

qui

19:28
François Hollande

nous raconterait

19:31
Locuteur

par

19:31
François Hollande

des poésies par des récits ce qu'il a donné à la culture française et au-delà d'ailleurs.

19:41
Locuteur

Le

19:42
François Hollande

deuxième personnage Clémenceau on a envie de savoir

19:47
Locuteur

comment

19:48
François Hollande

on traverse 60 ans d'histoire de la république de 1870 à sa fin de sa vie c'est-à-dire la fin des années 20

19:58
Locuteur

du

19:59
François Hollande

20ème siècle.

20:00
Locuteur

On

20:01
François Hollande

a envie quand même d'entendre ce personnage qui en plus est aussi épris de culture de voyage. Clémenceau il voyageait il est allé au Japon il

20:12
Locuteur

s

20:12
François Hollande

'intéressait aux arts plastiques bref une partie de ce siècle on a envie de savoir.

20:19
Locuteur

Et

20:19
François Hollande

alors après qui peut-être plus récemment pour moi qui n'est pas connu Léon Blum ou qui a eu une idée de ce qu'était Léon Blum j'ai visité sa maison

20:34
Locuteur

sa

20:35
François Hollande

veuve était vivante quand je commençais la politique donc oui c'est un personnage qui a connu aussi des événements tragiques mais aussi des conquêtes magnifiques donc c'est vrai que voilà les trois personnes est-ce que ces personnes-là s'entendraient elles-mêmes pas sûr du tout

20:52
Locuteur

Clémenceau et Blum

20:53
François Hollande

je ne suis pas sûr il y

20:56
Locuteur

a

20:56
François Hollande

des affrontements Jaurès-Clémenceau qui sont d'ailleurs extrêmement intéressants y compris sur le plan économique bon d'un point de vue tout à fait différent il y avait Clémenceau vous voulez

21:10
Locuteur

faire

21:10
François Hollande

de tous les actionnaires des obligataires en gros puisque vous voulez tout nationaliser vous allez finalement emprunter pour produire

21:19
Locuteur

c

21:20
François Hollande

'est intéressant dans le débat d'aujourd'hui

21:22
Locuteur

donc

21:24
François Hollande

voilà on a envie pourquoi on a envie de poser cette question l'histoire elle est puissante l'histoire elle ne se répète jamais mais on a envie quand même d'en savoir encore davantage

21:37
Locuteur

est

21:37
Présentateur

-ce qu'il

21:37
Locuteur

y a

21:37
Présentateur

un film que vous pouvez voir dix fois

21:41
Locuteur

oui

21:41
François Hollande

il

21:41
Locuteur

y a

21:41
François Hollande

des films que je vois dix fois que je connais par coeur Spartacus de Stanley Kubrick je connais toutes les scènes

21:49
Locuteur

et

21:49
François Hollande

j'ai et j'ai toujours la même émotion

21:53
Locuteur

sur

21:53
François Hollande

une même scène où bon Spartacus a été vaincu et Romain qui l'a battu

22:02
Locuteur

il

22:03
François Hollande

est avec ses partisans tout ce qu'il en reste

22:06
Locuteur

et

22:07
François Hollande

le Romain ne sait pas qui est Spartacus

22:09
Locuteur

et

22:10
François Hollande

il dit voilà je vais vous épargner tous

22:14
Locuteur

mais

22:16
François Hollande

sauf Spartacus qui est Spartacus alors Kierke de Glace se lève et au moment où il dit je suis Spartacus

22:24
Locuteur

tous

22:24
François Hollande

se lèvent nous sommes Spartacus et ça c'est une scène émouvante troublante on va jusqu'à sa propre mort pour pour pour pour

22:34
Locuteur

sauver c'est la forme la plus achevée de l'union

22:37
François Hollande

de l'union l'union oui on est là on doit on a voulu se libérer ensemble on va mourir ensemble bon

22:44
Locuteur

on

22:44
François Hollande

peut trouver d'autres scènes il

22:46
Locuteur

y

22:46
François Hollande

a des films qui font pleurer aussi bien sûr on pleure toujours un film là je parle des films étrangers je pourrais parler des films français parce que il y

22:54
Locuteur

a

22:54
François Hollande

des films magnifiques la grande illusion qu'on revoit et les scènes de Dalio et de Gabin sont toujours extraordinaires notamment sur l'antisémitisme donc et puis

23:08
Locuteur

il

23:08
François Hollande

y a le film de Billy Elliot vous connaissez ce film sur un jeune danseur

23:14
Locuteur

oui

23:14
Présentateur

bien sûr il

23:15
Locuteur

y a une vingtaine d'années quand vous

23:17
François Hollande

voyez ce film vous pleurez et si vous ne pleurez pas c'est que vous n'avez pas forcément la sensibilité qui est la mienne

23:22
Locuteur

est

23:23
Présentateur

-ce qu

23:23
Locuteur

'il y a

23:23
Présentateur

un endroit où vous vous sentez vous-même intégralement

23:27
Locuteur

quel

23:28
Présentateur

est cet endroit oui

23:30
François Hollande

en Corrèze je suis moi-même j'ai

23:32
Locuteur

une maison

23:34
François Hollande

j'y suis bien ma famille y vient quand elle peut non je suis là c'est vous c

23:43
Locuteur

'est le morceau de France qui est le plus identitaire

23:45
François Hollande

oui c'est là où j'ai

23:47
Locuteur

eu

23:48
François Hollande

le plus de liens de souvenirs de personnes qui m'ont permis d'être ce que je suis parce qu'on doit beaucoup à ceux qui vous ont

23:57
Locuteur

non

23:57
François Hollande

seulement élus mais accompagnés

23:59
Locuteur

même

24:00
François Hollande

si les terrains d'enfance sont toujours aussi des terrains sur lesquels on a envie de revenir c'est de la nostalgie ça c'est pas tout à fait la question

24:11
Locuteur

est

24:11
Présentateur

-ce qu'il faut forcément mentir pour être élu

24:16
Locuteur

non

24:17
François Hollande

non souvent

24:20
Locuteur

on

24:20
François Hollande

prend pour un mensonge ce qui est une promesse non tenue mais la promesse ça

24:25
Locuteur

c'est

24:26
François Hollande

un peu jésuite non la promesse elle était sincère oui je vais réduire le chômage je vais vous donner du pouvoir d'achat je vais transformer notre pays bon il y a un écart quand même entre la réalité et ce que vous avez pu promettre mais c'était pas un mensonge vous êtes sincère c'est la sincérité qui compte

24:48
Locuteur

après

24:49
François Hollande

vous pouvez juger sévèrement ceux qui vous ont sincèrement promis et qui ont tout aussi sincèrement manqué c'est ça les sincérités successives

24:58
Locuteur

et contradictoires

24:59
Présentateur

c

24:59
Locuteur

'est un peu

25:00
Présentateur

des

25:00
Locuteur

orientants mais c'est pas le

25:01
François Hollande

mensonge c'est quand vous savez que vous ça c'est du cynisme ça c'est du cynisme que vous savez que vous allez faire une annonce qui ne va pas être vraie

25:11
Locuteur

par

25:12
Présentateur

exemple aujourd'hui vous l'évoquiez situation financière de la France

25:16
Locuteur

vraiment

25:17
Présentateur

très mauvaise la plus mauvaise de la zone euro et très préoccupante au fond celui qui se prépare

25:22
Locuteur

à

25:23
Présentateur

être à l'Elysée dans 7 mois peut-il ne pas dire que immanquablement il y aura des sacrifices à faire des réformes assez douloureuses la retraite par exemple en tout cas qui vont changer le niveau de confort auquel certains d'entre nous sont acclimatés et duquel ils ne veulent pas se départir

25:46
Locuteur

alors

25:47
François Hollande

d'abord ça m

25:48
Locuteur

'est

25:48
François Hollande

déjà arrivé quand je suis arrivé à l'Elysée

25:52
Locuteur

vous

25:53
Présentateur

aviez annoncé la couleur vous aviez dit bon d'ailleurs vous aviez dit ça sera majoritairement des impôts on va redresser et vous l'avez fait et on l'a fait vous avez

26:01
Locuteur

d'ailleurs

26:01
Présentateur

rendu une France dans un état en termes de comptes tout à fait respectable

26:06
François Hollande

voilà moins de 3% du déficit par rapport à la richesse et des comptes sociaux équilibrés

26:11
Locuteur

au

26:11
Présentateur

prix d'augmentation d'impôts

26:12
Locuteur

et au

26:12
Présentateur

prix

26:13
Locuteur

sévère

26:14
François Hollande

et même d'économie je rappelle que nous avions désindexé deux fois les retraites mais dans une inflation qui était très faible très faible

26:21
Locuteur

mais

26:22
François Hollande

en 2012 quand j'hérite cette situation c'est assez préoccupante elle est compliquée parce qu'on est en crise de la zone euro on a 100% de déficit on ne sait pas si la France ne va pas vivre une crise financière avec les taux d'intérêt mais je vous suis la situation d'aujourd'hui

26:39
Locuteur

est

26:40
François Hollande

beaucoup plus grave et lourde bien sûr qu'il y a donc 15 ans

26:46
Locuteur

pourquoi

26:47
François Hollande

est-elle plus grave et plus lourde c'est que d'abord on est

26:50
Locuteur

les

26:51
François Hollande

seuls d'abord la dette est beaucoup plus élevée 120% parce que vous avez raison à part l'Italie aucun pays d'Europe ne connaît cette situation et parce que il se trouve que les taux d'intérêt sont beaucoup plus élevés que ceux que je pouvais connaître et c'est ça qui doit nous alerter c'est-à-dire que bien sûr que l'État le trésor public

27:15
Locuteur

pourra

27:16
François Hollande

toujours emprunter et rembourser sa dette de ce point de vue-là il n'y a aucune inquiétude il n'y a aucun aléa l'État le problème c'est le prix mais voilà c'est-à-dire que plus vous payez le prix c'est-à-dire les charges d'intérêt plus vous rentrez dans une crise budgétaire c'est ça qu'il faut essayer de bien faire comprendre c'est-à-dire que dans le budget de l'État celui que va prêter le gouvernement il y a les dépenses d'éducation et les dépenses de défense et puis il y a un poste qui s'appelle intérêt par remboursement intérêt

27:47
Locuteur

on

27:48
François Hollande

est à 80 milliards

27:48
Locuteur

c

27:49
François Hollande

'est-à-dire plus que le budget de l'éducation et la moitié du budget enfin même le budget de

27:56
Locuteur

l

27:56
François Hollande

'intérieur bon donc ça veut dire qu'on consacre 80 milliards à payer des intérêts bon

28:02
Locuteur

mais

28:03
François Hollande

quand c'est 80 milliards c'est déjà lourd mais si ça continue c'est-à

28:07
Locuteur

-dire

28:07
François Hollande

si on ne maîtrise pas le déficit et si en plus les taux d'intérêt continuent à être ce qu'ils sont on est à 110, 120 on peut toujours payer

28:14
Locuteur

mais

28:14
François Hollande

là à ce moment-là il faudra qu'on paye en sacrifiant

28:18
Locuteur

d

28:19
François Hollande

'autres dépenses

28:20
Locuteur

donc oui

28:22
François Hollande

je pense que le président de la république d'après 2027 aura à emmener le pays vers des des changements

28:31
Locuteur

dans

28:31
François Hollande

le mode de fonctionnement de l'état dans sans doute le rapport avec la dépense de santé parce qu'il va falloir qu'on essaye de mieux nous organiser tout

28:41
Locuteur

en soignant aussi

28:43
François Hollande

bien et de faire une réforme j'ai fait une réforme des retraites et il y aura des réformes des retraites encore mais moi ce que je pense c'est qu'il faut finir avec la réforme des retraites dont on a l'impression de traîner depuis Edouard Balladur 93 c

28:59
Locuteur

'était la première

29:00
François Hollande

donc il faut dire voilà ce que j'ai fixé dans le livre

29:04
Locuteur

c

29:05
François Hollande

'est 63 ans l'âge partons de 63 ans et puis à mesure qu'on a des équilibres démographiques et une espérance de vie qui prolonge la durée de cotisation elle va augmenter mécaniquement mécaniquement c'est

29:21
Locuteur

à

29:21
François Hollande

dire sans qu'on soit amené à revenir

29:24
Locuteur

devant

29:25
François Hollande

ces mécaniques

29:25
Locuteur

bien

29:26
François Hollande

sûr on tient compte de la pénibilité des métiers pour que ceux qui ont non seulement commencé tôt parce qu'on peut commencer tôt de ne

29:32
Locuteur

pas

29:32
François Hollande

avoir fait un métier pénible et puis on peut avoir commencé un peu plus tard et avoir un métier très pénible donc il faut tenir compte de ça et c'est ainsi que le système s'équilibrera

29:42
Locuteur

une

29:44
Présentateur

question encore d'un de nos internautes Léo Labarche quel est votre plus grand regret en tant que président qu'est-ce que vous ne referiez pas

29:54
Locuteur

les

29:54
François Hollande

regrets je dis souvent c'est les personnes qu'on nomme je ne vise personne en particulier mais bon vous pensez à qui il y en a plusieurs

30:04
Locuteur

enfin

30:04
François Hollande

il y

30:05
Locuteur

en

30:05
François Hollande

a

30:05
Locuteur

il y en a un spécialement

30:06
François Hollande

mais ça c'est très important de nommer il paraît que ça occupe l'essentiel du temps c'est

30:13
Locuteur

Jacques Attali qui disait ça

30:15
François Hollande

Mitterrand puisque vous citez Jacques Attali disait présider c'est nommer

30:19
Locuteur

il

30:20
François Hollande

ne faut pas se tromper sur les personnes il faut aller vite ce qui n'était pas forcément le cas de François Mitterrand qui quelquefois avait pris son temps

30:25
Locuteur

là

30:26
François Hollande

on a eu des nominations multiples et tardives mais donc c'est important de nommer quelquefois donc on peut avoir un regret l'autre regret c'est quelquefois

30:37
Locuteur

non

30:38
François Hollande

pas simplement des erreurs on en commet toujours j'en ai pris ma part c'est

30:46
Locuteur

de ne

30:47
François Hollande

pas maîtriser sa communication au bon moment ça compte bon le président ne doit pas parler tout le temps il y a toujours une affaire une affaire de la petite d'une immigrée qui avait été Léonarda

31:03
Locuteur

bien

31:03
François Hollande

sûr on se souvient de ça c'est une affaire très difficile compliquée

31:07
Locuteur

et vous êtes intervenu

31:08
François Hollande

c'était pas à moi d'intervenir

31:09
Locuteur

il

31:10
François Hollande

y a un premier ministre il

31:11
Locuteur

y

31:11
François Hollande

a un ministre c'est à

31:12
Locuteur

eux

31:13
François Hollande

le président il n'est pas là pour

31:17
Locuteur

non

31:17
François Hollande

pas qu'il doit ignorer une situation elle existe bon mais c'est pas à lui donc ça c'est l

31:23
Locuteur

'apprentissage

31:25
François Hollande

c'est qu'il faut que le président se situe toujours au niveau qui correspond à la fois à sa position institutionnelle mais au niveau le plus le plus élevé de la responsabilité et qu'il accepte c'est pas si facile d'accepter ça d'accepter qu'il y a un gouvernement et que c'est à lui de faire c'est pas au président par exemple étant un spécialiste des finances publiques je me suis beaucoup préoccupé vous évoquez les mesures fiscales

31:53
Locuteur

j

31:53
François Hollande

'ai même inventé le CICE ça

31:55
Locuteur

vous passionne

31:56
François Hollande

et bien il faut se retenir

31:57
Locuteur

il

31:58
François Hollande

faut se retenir je ne regarde pas du tout le CICE c'était une très bonne mesure qui a eu un rôle très très important pour aider les entreprises pas pour aider la finance pour aider les entreprises et donc l'emploi mais voilà c'est pas au président de la république d'être l'arbitre de ce type de décision

32:13
Présentateur

justement une fois je suis venu vous voir à l'Elysée vous m'avez expliqué ce CICE cette baisse des charges vous alliez l'annoncer peu après et vous m'avez dit puisqu'on parlait de l'échéance à laquelle ça se verrait vous m'avez dit vous savez on travaille toujours pour son successeur et c'est indubitable que cette affaire là a contribué à faire se redresser l'emploi dans les années à partir de 2016 2017 jusqu'en 2020 selon vous Emmanuel Macron

32:40
Locuteur

a

32:41
Présentateur

-t-il travaillé pour son successeur

32:43
Locuteur

? Oui

32:45
François Hollande

nécessairement alors a-t-il bien travaillé pour son successeur sur l'aspect finance publique on ne pourra pas le dire

32:54
Locuteur

sur

32:55
François Hollande

d'autres aspects

32:56
Locuteur

et

32:57
François Hollande

notamment sur le plan européen oui il a fait en sorte par exemple

33:01
Locuteur

même

33:02
François Hollande

s'il a mis

33:02
Locuteur

un

33:03
François Hollande

peu

33:03
Locuteur

de

33:03
François Hollande

temps mais de faire sur l'Ukraine la coalition des volontaires de réussir à pouvoir peser et aider un pays agressé donc oui et ça ça comptera de la même manière

33:17
Locuteur

il

33:18
François Hollande

faut le reconnaître il a considérablement augmenté le budget de la défense et c'était sans doute nécessaire

33:26
Locuteur

mais

33:26
François Hollande

il aurait dû la défense c'est pas simplement un budget il aurait dû dire combien c'était important bien sûr pour notre sécurité important pour le rôle la place de la France et aussi sa capacité industrielle parce que ça aussi c'était fait et de cohésion la défense c'est la cohésion et donc oui là de ce point de vue le président qui viendra après 2027 aura des moyens militaires d'entretien de la force de dissuasion par exemple ça compte aussi donc ça ça fait partie de la continuité de l'état et c'est bien qu'il en soit ainsi mais vous avez raison on travaille toujours pour la suite et le rôle d'un président de la république c'est encore plus vrai maintenant c'est de dire c'est dans 10 ans dans 15 ans qu'on va pouvoir me juger tant pis moi aussi la trace que j'ai laissée elle se joue peut-être elle s'estime aujourd'hui elle se juge aujourd'hui

34:17
Locuteur

par

34:18
François Hollande

exemple sur l'industrie et ce qu'elle peut faire en matière écologique parce qu'il va falloir transformer un certain nombre l'électrification la décarbonation ça c'est ce que doit faire le prochain président et ça durera qu'est-ce qu'on retient de Georges Pompidou

34:32
Locuteur

puisque

34:33
François Hollande

une question avait été imposée à Marine Tondoli qui n'avait pas connu Georges Pompidou mais je ne reviens pas sur cet épisode

34:40
Locuteur

Georges

34:41
François Hollande

Pompidou moi j'étais il y avait 16 ans ou 17 ans

34:46
Locuteur

Georges

34:46
François Hollande

Pompidou a raffé le programme électronucléaire pour les années qui viennent un atout pour un demi-siècle oui alors c'est François Mitterrand au

34:54
Locuteur

moins

34:54
François Hollande

c'est François Mitterrand et Giscard d'Estaingvent et François Mitterrand qui a continué

34:58
Locuteur

enfin

34:59
François Hollande

il

34:59
Locuteur

y a

34:59
François Hollande

un moment il y a une décision politique

35:01
Locuteur

et

35:02
François Hollande

cette décision politique elle a eu des conséquences qui durent jusqu'à aujourd'hui

35:07
Locuteur

la

35:08
Présentateur

plupart des pays d'Europe voient une montée de l'extrême droite assez forte en lien plus ou moins explicite avec l'immigration

35:15
Locuteur

il

35:16
Présentateur

y a un pays

35:17
Locuteur

qui

35:17
Présentateur

a réussi à réduire son extrême droite de façon significative et où la gauche sociale démocrate a repris le pouvoir c'est le Danemark mais justement en s'appropriant en quelque sorte une politique assez dure vis-à-vis de l'immigration non pas celle de l'extrême droite c'est pas du tout les mêmes thèmes la même façon de le présenter mais néanmoins avec une rigueur extrême dans la gestion des frontières est-ce qu'il

35:42
Locuteur

n'y a

35:42
Présentateur

pas une leçon là pour les partis humanistes les partis démocratiques qui est que il ne faut pas laisser le monopole du traitement de cette question à des extrémistes

35:57
François Hollande

les Danois avaient accueilli pendant des années beaucoup de personnes au titre du droit d'asile la plupart moins sur l'immigration de

36:04
Présentateur

travail mais beaucoup c'est d'ailleurs le même phénomène en Suède c'est pas la

36:08
Locuteur

gauche qui est

36:08
Présentateur

passée mais c'est le centre droit mais avec la

36:10
Locuteur

même l

36:10
François Hollande

'extrême droite a reculé énormément et à un moment il faut maîtriser c'est l'idée de maîtrise qui est très importante pourquoi une partie de nos concitoyens vont vers l'extrême droite où on trouve ça partout en Europe sur le thème de l'immigration le sentiment qui est une réalité d'ailleurs

36:28
Locuteur

que

36:28
François Hollande

c'est pas maîtriser si on maîtrise on peut faire comprendre est-ce qu'on aura besoin des travailleurs supplémentaires dans un certain nombre de secteurs venant de l'étranger

36:39
Locuteur

oui pas

36:41
François Hollande

forcément très nombreux il faut d'ailleurs en discuter chaque année

36:44
Locuteur

est

36:45
François Hollande

-ce qu'on doit avoir des demandeurs d'asile oui

36:48
Locuteur

mais

36:49
François Hollande

enfin il faut traiter vite la demande et peut-être la traiter à l'extérieur de nos frontières

36:54
Locuteur

d

36:55
François Hollande

'où le pacte immigration

36:58
Locuteur

est-ce

36:59
François Hollande

que sur le regroupement familial on n

37:01
Locuteur

'a

37:01
François Hollande

pas des règles strictes qui doivent être posées non pas pour empêcher ce qui est un droit fondamental vivant en famille enfin il y a quand même des règles qui doivent s'imposer et enfin et c'est ça la plus grande difficulté

37:12
Locuteur

c

37:13
François Hollande

'est que quand il y a des personnes qui n'ont rien à faire sur le territoire et qu

37:18
Locuteur

'on

37:18
François Hollande

ne peut pas expulser c'est difficile d'expliquer et pourtant c'est la vérité il faut quand même pour l'accord du pays d'accueil alors le Danemark lui il a fait en sorte

37:29
Locuteur

puisqu

37:29
François Hollande

'il n

37:29
Locuteur

'est

37:29
François Hollande

pas tout à fait dans l'espace Schengen donc il a fait en sorte de limiter l'arrivée des demandeurs d'asile

37:36
Locuteur

donc

37:36
François Hollande

maintenant il y en a beaucoup moins et je pense que c'est ce qu'il faut faire mais pas à l'échelle de la France pas la France qui va mais il faut le faire au niveau européen ça marche pas alors ça va marcher beaucoup plus parce qu'il y a maintenant un pacte qui s'est fait et il ne faut pas que ces demandeurs d'asile arrivent jusqu'au territoire national où on les répartit comme on peut il faut que ce soit c

37:56
Locuteur

'est une dingue oui

37:57
François Hollande

il faut que ce soit aux frontières aux frontières où vous avez là tout de suite le traitement de la demande il y

38:04
Locuteur

a

38:04
François Hollande

des personnes qui visiblement sont des gens en danger bien sûr qu'il faut les répartir dans un certain nombre de pays puis il y

38:11
Locuteur

en a

38:11
François Hollande

d'autres qui viennent pour essayer on peut comprendre de vivre mieux et ça on ne peut pas et on doit fixer la règle parce que s'il n

38:20
Locuteur

'y a

38:20
François Hollande

pas de règle et bien là le vote extrême il

38:23
Présentateur

progresse

38:23
Locuteur

est

38:24
Présentateur

-ce que vous êtes toujours socialiste

38:25
Locuteur

?

38:25
Présentateur

oui on a l'impression que vous êtes droitisé un peu TVA sociale que vous proposez je ne

38:31
Locuteur

fais

38:31
François Hollande

pas la TVA sociale vous avez sans doute remarqué que moi je ne baisse pas la TVA sociale c'est quand on baisse les cotisations patronales et que vous augmentez les salaires

38:39
Locuteur

moi

38:40
François Hollande

je baisse les cotisations salariales pour augmenter les salaires donc ça n'a que peu à voir même si c'est la TVA qui sert de compensation ça n'a que peu à

38:49
Locuteur

voir ça n'agit pas

38:49
François Hollande

d'améliorer la compétitivité des entreprises je crois que vous l'avez rappelé on en a fait beaucoup c'est jamais suffisant pour les employeurs mais on en a fait quand même beaucoup en revanche on en a fait assez peu pour les salariés qui ont connaissait la feuille de paye ils ont un salaire brut de 2100 euros il en reste 1700 en net à la fin après les cotisations CSG CRDS etc donc il faut donner un peu plus pour le salaire c'est ça ma proposition

39:19
Locuteur

mais

39:20
François Hollande

moi il se trouve que je suis socialiste sans avoir eu besoin de changer j'étais socialiste il y a 40 ans comme vous vous rappelez ma première élection et je suis socialiste encore aujourd'hui c'est à dire je suis

39:35
Locuteur

un

39:35
François Hollande

social-démocrate qui sait qu'il faut produire qu'il faut améliorer la compétitivité quand elle est dégradée qu'il faut rétablir les comptes quand ils sont déséquilibrés pour mieux distribuer pour mieux améliorer la situation de tous d'ailleurs pas simplement des plus fragiles parce que la social-démocrate c'est pas fait simplement pour les plus pauvres les plus pauvres doivent être sans doute les plus considérés mais enfin il s'agit de faire avancer l'ensemble du pays et puis enfin je suis européen et c'est ça qui caractérise aussi le social-démocrate le social-démocrate c'est une méthode c'est le compromis il faut toujours faire le compromis pour ce que vous pouvez faire pour la production la répartition compromis entre l'écologie le marché il faut chercher toujours la voie du compromis et il faut faire le compromis européen ce que j'appelle l'union finalement c'est ça l'idée mais ça se fait sur une position de force l'union ça se fait pas sur simplement regroupons-nous soyons main dans la main non la politique c'est pas c'est pas ainsi qu'elle fonctionne et donc voilà je suis toujours sur la même ligne c'est les autres qui

40:41
Locuteur

ont

40:41
François Hollande

changé vous diriez encore la finance est mon ennemi

40:45
Locuteur

ce

40:45
François Hollande

que vous avez dit en

40:46
Locuteur

2012

40:46
François Hollande

la finance à l'époque il faut voir ce que c'était puisqu'on était sur une crise des subprimes

40:51
Locuteur

je

40:51
François Hollande

changerais un peu on

40:52
Locuteur

n

40:52
François Hollande

'est pas très loin de la situation aujourd'hui mais je changerais un peu je pense que notre ennemi c'est les géants de la tech qui par ailleurs lèvent des fonds mais considérables et contribuent à faire demander

41:04
Locuteur

les fonds

41:04
François Hollande

d'intérêt d'une part et mobilisent des financements

41:09
Locuteur

pour

41:10
François Hollande

venir ensuite conquérir nos données nos marchés nos décisions oui je pense qu

41:17
Locuteur

'il

41:17
François Hollande

faut être conscient le capitalisme change de forme il peut être tantôt industriel ça a joué quand même son rôle et tantôt financier là c'est le capitalisme de la tech avec des groupes monopolistiques comme on en a rarement connu bien sûr

41:35
Locuteur

vous

41:35
Présentateur

utilisez l'intelligence artificielle vous même dans votre vie quotidienne ou professionnelle

41:38
Locuteur

oui

41:39
Présentateur

mais oui comme

41:42
François Hollande

j'utilisais autrefois enfin autrefois encore maintenant Wikipédia vous avez besoin d'avoir de l'information vous demandez ça va plus vite quand même

41:49
Locuteur

mais

41:49
François Hollande

je ne fais pas mes livres avec l'intelligence

41:51
Locuteur

artificielle je vais vous poser la question

41:53
Présentateur

non c'est vous qui l'avez écrit cette intelligence artificielle pour vous c'est quoi c'est un instrument de libération

42:01
Locuteur

par

42:01
Présentateur

les économies par l'amélioration de la productivité qu'elle va probablement engendrer ou au contraire un instrument d'asservissement

42:09
Locuteur

par

42:10
Présentateur

le fait qu'elle est contrôlée par un certain nombre de groupes petit nombre de groupes ultra puissants ultra riches et d'un savoir technologique bien supérieur à celui des autres

42:22
Locuteur

oui

42:23
Présentateur

mais ça a été vrai je pense à toutes les étapes

42:26
François Hollande

du

42:26
Présentateur

développement

42:28
François Hollande

quand

42:28
Locuteur

on

42:28
Présentateur

inventait le train il y avait moins d

42:30
Locuteur

'enjeux quand

42:31
François Hollande

même pour le train il fallait avoir du charbon pour ceux qui détenaient les mines etc bon donc le capitalisme dans sa forme la plus

42:40
Locuteur

brutale

42:41
François Hollande

d'ailleurs la révolution industrielle c'était à l'époque c'était des familles c'était des groupes et même déjà des cartels des monopoles qui pouvaient exister

42:52
Locuteur

bon

42:52
François Hollande

donc à chaque fois le progrès est à la fois un facteur de productivité d'amélioration de la vie et un risque d'être capté utilisé c'est

43:04
Locuteur

la

43:04
François Hollande

honte c'est la honte donc

43:05
Locuteur

d

43:06
François Hollande

'où la nécessité pourquoi la politique ça a un sens pourquoi il y a besoin d'avoir un état ou d'avoir un ensemble européen ou même une régulation mondiale puisqu'on parle beaucoup de régulation mondiale pour l'intelligence artificielle parce qu'il faut maîtriser ce que la technique et les intérêts financiers produisent et là il y a à la fois un avantage l'intelligence artificielle va améliorer la vie y compris sur le plan médical sur le plan de la vie individuelle

43:41
Locuteur

mais

43:42
François Hollande

va aussi être un facteur s'il n

43:45
Locuteur

'est

43:45
François Hollande

pas maîtrisé de captation de ce que nous sommes voire même de manipulation de nos propres informations et aussi et ça c'est un autre élément qui est maintenant peut-être produit encore davantage par le numérique et par l'intelligence artificielle l'individualisation forcenée c'est à dire vous pouvez vivre tout seul puisque vous avez maintenant un agent d'IA qui va vous accompagner et donc il faut lutter aussi contre cette forme individuelle d

44:12
Locuteur

'atomisation

44:13
François Hollande

l'individu doit être bien sûr reconnu respecté mais il est un être collectif il est un être social et l'intelligence artificielle comme les réseaux sociaux comme tout progrès d'ailleurs fait que on est dans un rapport où il y a un pouvoir très concentré et des individus très isolés

44:35
Locuteur

vous

44:35
François Hollande

avez des

44:36
Présentateur

actions vous même pour votre épargne non vous n

44:39
Locuteur

'en

44:39
Présentateur

avez jamais eu non

44:40
Locuteur

c

44:41
Présentateur

'est un choix politique si je puis dire ou c'est un choix d'épargnant non

44:46
François Hollande

je ne

44:46
Locuteur

sais

44:46
François Hollande

pas si on peut donner des conseils aux épargnants mais il vaut mieux avoir des actions que des obligations donc ce n

44:53
Locuteur

'est pas un bon choix d

44:53
François Hollande

'épargnant non mais parce que vous imaginez

44:57
Locuteur

j

44:58
François Hollande

'étais président de la république si j'avais eu des actions Trump ça ne gêne pas

45:01
Locuteur

au

45:01
François Hollande

contraire même

45:04
Locuteur

il

45:04
François Hollande

faudra regarder l'état de sa fortune les lois de transparence seraient intéressantes pour le cas des Etats-Unis l'état de sa fortune à la fin de son mandat est-ce qu'elle était déjà considérable au début quelle est la chose la plus chère que vous n'avez jamais acheté une maison c'est quand même ce que

45:25
Locuteur

ce

45:25
François Hollande

que j'ai acheté quand j'ai pu l'acheter oui c'est sûr

45:30
Locuteur

le

45:30
François Hollande

reste

45:32
Locuteur

non

45:32
François Hollande

je n

45:34
Locuteur

'ai

45:34
François Hollande

pas eu de

45:35
Locuteur

goût

45:36
François Hollande

particulier mais enfin bon ça peut m'arriver aussi d'acheter un tableau je n

45:42
Locuteur

'ai

45:42
François Hollande

pas de voiture non

45:44
Locuteur

enfin

45:44
Présentateur

Julie Gaillet a une voiture on va dire ça comme ça d'accord donc il y en a une dans la famille vous êtes né en 54 donc vous êtes le baby boomer typique est-ce que vous comprenez le procès que les moins de 30 ans font à cette génération qui est la vôtre qui est un peu la mienne aussi je vous suis de peu en disant au fond à chaque étape de leur vie

46:07
Locuteur

ils

46:08
Présentateur

se sont goinfraient

46:09
Locuteur

et

46:10
Présentateur

ils ne nous laissent rien

46:11
Locuteur

alors

46:12
François Hollande

il y a une première disons interpellation que j'entends qui est qu'est-ce que vous avez vraiment fait pour le climat

46:22
Locuteur

alors

46:22
François Hollande

que vous aviez déjà

46:23
Locuteur

dès

46:24
François Hollande

les années 70 les rapports vous rappelez les

46:30
Locuteur

prémices du GIEC

46:32
François Hollande

pourquoi dans les années 70 je n'étais pas en situation de décider quoi que ce soit mais notre génération pourquoi elle n'a pas pris conscience de la limite planétaire c'est-à-dire de l'état que les ressources étaient forcément épuisables ça je pense que c'est une vraie critique qui nous est adressée qui ne nous est pas adressée simplement par la jeune génération qui est adressée par d'autres peuples

46:56
Locuteur

qui

46:56
François Hollande

nous disent vous vous avez quand même épuisé vous avez profité et ça je pense que c'est une dette notre génération a une dette à l'égard de nos enfants et de nos petits-enfants par rapport à ça alors je peux dire moi quand j'étais président j'ai fait la COP 21 j'ai pris des désirs oui d'accord mais pourquoi on les a prises aussi tard pourquoi on n

47:17
Locuteur

'a

47:17
François Hollande

pas été plus volontaristes et c'est vrai c'est encore vrai aujourd'hui

47:20
Locuteur

ensuite

47:23
François Hollande

deuxième interpellation qu'est-ce qu'on va laisser comme dette publique aussi parce que nous dans ma génération quand François Mitterrand était élu en 1981 la dette était quasiment nulle donc ça voulait dire

47:39
Locuteur

on

47:40
François Hollande

peut emprunter et investir etc tant mieux sauf qu'aujourd'hui on l'a évoqué prochain président de la république il n'aura pas quand même des marges et donc ça veut dire que la génération qui est là elle n'aura pas des grandes facilités alors qu'il faut faire un effort et sur l'écologie et sur l'éducation plus la société vieillit

48:03
Locuteur

plus

48:03
François Hollande

la priorité doit être à la jeunesse c'est elle qui va nous permettre justement d'avoir la transmission nécessaire bon

48:11
Locuteur

et

48:12
François Hollande

puis enfin la démocratie nous on a tous pensé que la démocratie c'était c'était à la fois inéluctable pour le monde et

48:22
Locuteur

je

48:23
François Hollande

vais dire

48:25
Locuteur

inaltérable

48:25
François Hollande

oui inaltérable et bien non

48:27
Locuteur

et

48:28
François Hollande

là

48:29
Locuteur

on

48:30
François Hollande

a pour cette génération c'est pour ça qu'elle est quelquefois attirée par les

48:34
Locuteur

par

48:34
François Hollande

les extrêmes elle considère que le système démocratique le système institutionnel ne les entend pas donc il faut la remettre à

48:41
Locuteur

bord

48:41
François Hollande

il faut la remettre oui bien sûr c'est pour ça que la jeunesse c'est pas parce qu'elle elle serait nombreuse elle n'est pas nombreuse plutôt qu'ils disent oui on voit bien la manoeuvre d'essayer de complaire moi je ne sais pas de complaire à la jeunesse je dis

48:55
Locuteur

tout

48:55
François Hollande

simplement à ma génération à la vôtre donc et aussi à d'autres

49:00
Locuteur

c

49:01
François Hollande

'est vers la jeunesse qu'il faut aller c'est pas et plus on parlera de retraite il faut régler les problèmes de retraite plus on parlera des sujets qui sont ceux des plus de 50 ans moins on sera en phase avec ce qu'il faut faire pour

49:14
Présentateur

le pays avec la jeunesse

49:16
Locuteur

pour

49:17
Présentateur

l'avenir vous pensez qu'il faut plutôt augmenter les salaires ou diminuer le temps de travail non

49:23
Locuteur

il

49:23
Présentateur

faut

49:23
Locuteur

augmenter

49:25
François Hollande

le nombre de personnes au travail la quantité de travail

49:29
Locuteur

la quantité dans le pays

49:31
François Hollande

ça c'est du Macron il y

49:33
Locuteur

a

49:33
François Hollande

un million aujourd'hui

49:35
Locuteur

il

49:36
François Hollande

y

49:36
Locuteur

a

49:36
François Hollande

un million 500 000 jeunes de 15 à 30 ans

49:41
Locuteur

qui

49:41
François Hollande

sont sans emploi et sans formation

49:44
Locuteur

ça

49:44
François Hollande

veut dire quelque chose qui va pas le taux de chômage des jeunes a augmenté mais c'est plus que le chômage c'est plus grave que ça c

49:51
Locuteur

'est plus

49:51
François Hollande

grave que ça c'est à dire une partie de la population qui n'arrive pas à s'insérer donc on a besoin de cette surtout qu'on va avoir une démographie déclinante on a absolument besoin d'avoir plus de jeunes

50:03
Locuteur

au

50:04
François Hollande

travail

50:05
Locuteur

et

50:05
François Hollande

qu'on leur donne les possibilités de trouver des formes de travail qui correspondent de la même manière on peut allonger la durée de cotisation je l

50:14
Locuteur

'ai

50:14
François Hollande

évoqué enfin faut-il encore que les seniors puissent rester au travail il y a tout un phénomène qu'on connait bien

50:22
Locuteur

y

50:23
François Hollande

compris dans l'intérieur des entreprises c'est la même qui disent qu'il faut allonger la durée de cotisation ou augmenter l'âge de départ à la retraite et qu

50:31
Locuteur

'ils

50:31
François Hollande

ne gardent pas leurs salariés alors il faut trouver des formes de transition il faut permettre qu'on puisse rester plus longtemps

50:38
Locuteur

donc

50:38
François Hollande

voilà il faut augmenter le volume de travail mais si on veut regarder l'état de l'économie française

50:44
Locuteur

notre

50:45
François Hollande

problème est un problème de productivité la productivité c'est compliqué à faire comprendre productivité ça veut dire il faut qu'avec la même somme de travail

50:53
Locuteur

on

50:53
François Hollande

crée plus de

50:54
Locuteur

richesse pour

50:57
François Hollande

créer plus de richesse

50:58
Locuteur

pour

50:58
François Hollande

certains c'est augmenter le volume de travail enfin faut-il encore que le travail crée de la richesse

51:05
Locuteur

il

51:05
François Hollande

faut donc investir dans les technologies investir dans les industries du futur investir pour que notre productivité pourquoi les Etats-Unis font plus de croissance que nous c'est parce qu'ils investissent

51:17
Locuteur

bien

51:17
François Hollande

ou mal mais ils investissent dans les technologies et l'Europe c'est pas un problème français l'Europe est en retard sur les investissements de demain qui sont beaucoup d'ailleurs des investissements sur l'énergie les technologies écologiques etc mais aussi l'IA regardez les sommes que Elon Musk et ses amis lèvent aux Etats-Unis c'est vertigieux et par rapport à ce qu'on lève ici pour Mistral ou pour d'autres entreprises de haute valeur technologique on n'est pas au même ça c'est pas l'Etat qui peut faire ça non

51:51
Locuteur

donc

51:52
François Hollande

ça c'est

51:53
Locuteur

ce que nous dit

51:53
François Hollande

le rapport Draghi

51:55
Locuteur

tout est dit

51:56
François Hollande

il

51:57
Locuteur

n

51:57
François Hollande

'y

51:57
Locuteur

a

51:57
François Hollande

pas besoin d'inventer il faut un grand marché de capitaux il faut que l'épargne puisse s'investir largement en Europe alors qu'une partie de notre épargne va aux Etats-Unis 300 millions par an et deuxièmement pourquoi il faut moins de déficit public parce que si vous avez du déficit public c'est autant d'argent que vous levez sur les marchés de capitaux que les entreprises ou les start-up ou les entreprises qui sont les entreprises de demain ne peuvent pas lever par leurs propres moyens

52:27
Locuteur

est

52:27
François Hollande

-ce qu'il

52:27
Locuteur

y a

52:27
François Hollande

un

52:27
Présentateur

bon livre que vous avez lu récemment

52:29
Locuteur

?

52:31
Présentateur

oui je mets

52:33
Locuteur

à

52:33
Présentateur

part

52:33
François Hollande

le

52:33
Locuteur

vôtre oui non vous l'avez écrit un livre

52:35
François Hollande

parce que j'en ai fait la promotion sur sur les massacres de Tulle donc son auteur est venu donc pour moi c'est très émouvant parce que c'est une ville Tulle qui a été frappée par ce malheur par cette tragédie et donc elle s'appelle Maëlys Bessry a fait un livre c

52:54
Locuteur

'est quoi

52:54
François Hollande

alors ce massacre de Tulle

52:55
Locuteur

?

52:56
François Hollande

c'est la

52:57
Locuteur

division

52:58
François Hollande

d'Eistreich qui remonte nous sommes le 9 juin débarquement a eu lieu la division d'Eistreich remonte et va commettre des massacres Tulle et après au Radeau et c'est terrible pour une ville et c'est ce qu'elle explique par l'histoire romancée mais qui est une qui est une évocation

53:21
Locuteur

99

53:22
François Hollande

jeunes ont été pendus

53:24
Locuteur

à

53:25
François Hollande

partir des balcons et 200 ont été déportés comment une ville vit après ce malheur là c'est ce qu'elle raconte mais elle le fait avec eux aussi un porté politique en disant qu'est-ce qui a fait que finalement on ait pu commettre ces massacres là et qu'est-ce qui a fait qu'il n

53:45
Locuteur

'y ait

53:45
François Hollande

pas eu de procès comment on arrive on a évoqué d'autres massacres et d'autres malheurs

53:50
Locuteur

il

53:51
François Hollande

faut qu'à un moment il y ait

53:53
Locuteur

des

53:53
François Hollande

des des procès qu'on sache la vérité

53:59
Locuteur

bien

53:59
Présentateur

sûr et vous avez vu le film de Gaulle bien sûr

54:02
Locuteur

vous

54:03
Présentateur

avez aimé oui

54:05
Locuteur

moi

54:05
François Hollande

pour ça que

54:07
Locuteur

j

54:08
François Hollande

'avais écrit mon livre avant de voir les films de Gaulle mais qu'est-ce qui est

54:11
Locuteur

qu

54:11
François Hollande

'est-ce qui est au-delà de la personne de Gaulle son courage certains diraient même c'est une espèce de confiance absolue dans son rôle historique

54:23
Locuteur

sa

54:23
François Hollande

solitude

54:24
Locuteur

mais

54:25
François Hollande

malgré tout il est seul

54:27
Locuteur

et

54:27
François Hollande

il est réussi parce qu'il n'est pas seul

54:30
Locuteur

et

54:31
François Hollande

il y a moi je pense dans le film dans la deuxième partie donc le deuxième film

54:36
Locuteur

il y

54:36
François Hollande

a une scène qui est très intéressante de Gaulle donc contrairement à ce qu'on a dans dans l'imaginaire il n

54:43
Locuteur

'a

54:43
François Hollande

pas fait l'appel du 18 juin puis quatre ans après tranquillement il est venu avec nos amis américains et anglais libérer la France non il y a des moments où il n'aurait pas dû où il n'aurait pas pu rester à la tête de la France libre il y a plusieurs épisodes comme ça que le film raconte très bien et il

55:04
Locuteur

y a

55:04
François Hollande

un moment il a cette confrontation avec Giraud savoir qui va être le chef

55:11
Locuteur

et

55:11
François Hollande

Jean Moulin il a une rencontre avec Jean Moulin dans le film

55:14
Locuteur

et

55:15
François Hollande

Jean Moulin lui dit

55:15
Locuteur

pour

55:16
François Hollande

réussir pour que vous puissiez être le chef de la France libre

55:20
Locuteur

il

55:20
François Hollande

faut que vous fassiez l'union avec des gens que vous n'appréciez pas les vieux partis les mouvements que vous ne contrôlez pas il faut que vous fassiez ça et de Gaulle réfléchit il hésite il dit mais comment je vais revenir dans l'ancien système etc et

55:35
Locuteur

enfin

55:35
François Hollande

il dit non c'est Jean Moulin qui a raison c'est le conseil national de la résistance et c'est ce qui permet à de Gaulle d'être non seulement le chef de la France libre et de permettre la libération du pays et

55:46
Locuteur

le

55:47
François Hollande

fait que la France se soit libérée par elle-même donc et j'ai trouvé le succès de ce film qui a été long à se à se confirmer c'est quand même uni on est quand même plus fort et on ne peut pas réussir seul il faut qu'on agrège des gens qui ne pensent pas comme vous il y

56:03
Locuteur

avait

56:03
François Hollande

tout Leclerc il a commencé à l'action française et il finit comme un héros républicain admirable

56:10
Locuteur

c

56:10
François Hollande

'est ça arriver à mêler tous les parcours pour

56:15
Présentateur

faire que c'est la France c'est la France Est-ce que ça ne dit pas aussi quelque chose sur l'état du pays on n

56:20
Locuteur

'est

56:20
Présentateur

pas occupé enfin il y

56:21
Locuteur

a

56:21
Présentateur

quand

56:21
Locuteur

même un

56:22
Présentateur

sentiment d'affaissement

56:23
Locuteur

et

56:24
Présentateur

là on voit la renaissance brillante avec effectivement d'abord un petit noyau d'hommes et puis ensuite le pays rassemblé oui

56:32
Locuteur

et

56:33
François Hollande

ça c'est aussi un message d'espoir

56:35
Locuteur

dans

56:35
François Hollande

la nuit la plus noire parce que quand même le 17-18 juin la nuit est noire

56:42
Locuteur

il

56:43
François Hollande

y a une lumière possible et cette lumière toute faible finit par éclairer toute la pièce et peut-être la France et le monde et donc c'est ça on ne doit jamais désespérer on ne doit jamais se laisser emporter par la fatalité le déclin le dégoût et puis l'enfermement sur sa propre vie il faut un moment aller chercher la lumière il faut toujours un chef qui donne la

57:12
Locuteur

direction

57:12
François Hollande

il faut la direction il faut quelqu'un qui vous dit c'est par là et le chef c'est par là mais je ne peux pas y arriver si je n'emmène pas les autres avoir raison tout seul c'est avoir tort

57:25
Locuteur

merci

57:25
Présentateur

François

57:26
Locuteur

Hollande

57:27
Présentateur

alors décision

57:28
Locuteur

sur

57:29
Présentateur

la candidature en décembre

57:31
Locuteur

oui

57:31
Présentateur

je

57:31
Locuteur

pense

57:32
François Hollande

que décembre ça sera le moment où au centre droit au centre gauche la question sera posée qu

57:38
Locuteur

'est

57:38
François Hollande

-ce qu'on fait

57:39
Locuteur

qu

57:40
Présentateur

'est-ce qu'on fait pour qu'est-ce que vous attendez pour prendre votre décision sur quel critère vous allez basculer pour dire oui ou pour dire non moi je

57:48
Locuteur

suis

57:49
François Hollande

un ancien président je ne peux pas être un candidat avec les autres parmi les autres non pas que je sois différent enfin je ne prépare pas l'élection de 2032 en disant c'est pas grave c'est ma vie politique comme je le dis elle est derrière moi donc est-ce que c'est utile et est-ce que c'est avec une perspective de victoire

58:09
Locuteur

ou

58:10
François Hollande

pas est-ce qu'il est possible d'emmener la France enfin une majorité

58:15
Locuteur

ou

58:15
François Hollande

pas

58:17
Locuteur

la

58:17
François Hollande

réponse c'est

58:18
Locuteur

au

58:19
Présentateur

mois de décembre on suivra ça merci à vous merci merci de nous avoir suivis

58:24
Locuteur

on

58:25
Présentateur

se retrouve très bientôt pour un prochain épisode de ce podcast pourquoi faire président et vous pouvez le retrouver sur toutes vos plateformes favorites TF1 plus bien sûr et aussi YouTube à très bientôt

58:35
Locuteur

Sous

58:35
Présentateur

-titrage

58:36
Locuteur

ST' 501