François Hollande face à François Lenglet - Pourquoi président(e) ?
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Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse directe
Pourquoi revenir ? Est-ce que, au-delà du fait de servir son pays, de l'intérêt du pays, on imagine que ça vous motive ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été heureux à l'Élysée ?
- 9:34OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est votre sentiment ?
- 9:57OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un endroit où vous vous sentez vous-même intégralement ?
- 24:11OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut forcément mentir pour être élu ?
- 25:12RelanceRéponse directe
La situation financière de la France est vraiment très mauvaise, la plus mauvaise de la zone euro et très préoccupante. Celui qui se prépare à être à l'Élysée dans 7 mois peut-il ne pas dire que immanquablement il y aura des sacrifices à faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42Invité politiqueFait
« la France est dans une situation que je n'imaginais pas à ce point grave, au sens, pas simplement, de ses comptes publics ou de sa compétitivité. »
- 1:56Invité politiqueFait
« elle est, en Europe, et elle ne fait pas exception, menacée par les puissances qui, aujourd'hui, essayent de jouer avec la faiblesse supposée de l'Europe. »
- 2:12Invité politiqueFait
« une puissance suffisamment aguerrie pour seule assumer la tâche qui pourrait être la sienne. »
- 11:05Invité politiqueFait
« La meilleure façon de se protéger, c'est d'abord de montrer que nous sommes capables de répondre et d'être forts nous-mêmes. »
- 12:14Invité politiqueFait
« l'Allemagne découvre qu'elle n'est plus protégée par le bouclier américain. »
- 12:53Invité politiqueFait
« nous sommes également économiquement et financièrement, surtout financièrement, quand même, dans une situation qui est peu enviable. »
- 26:06Invité politiqueChiffre
« moins de 3% du déficit par rapport à la richesse et des comptes sociaux équilibrés. »
- 26:53Invité politiqueChiffre
« la dette est beaucoup plus élevée, 120% »
- 32:00Invité politiqueChiffre
« le CICE c'était une très bonne mesure qui a eu un rôle très très important pour aider les entreprises »
- 33:21Invité politiqueChiffre
« il a considérablement augmenté le budget de la défense »
- 35:57Invité politiqueFait
« les Danois avaient accueilli pendant des années beaucoup de personnes au titre du droit d'asile »
- 39:06Invité politiqueChiffre
« ils ont un salaire brut de 2100 euros il en reste 1700 en net à la fin après les cotisations CSG CRDS etc »
- 40:51Invité politiqueFait
« je pense que notre ennemi c'est les géants de la tech »
- 43:23Invité politiqueFait
« il faut maîtriser ce que la technique et les intérêts financiers produisent »
- 46:29Invité politiqueFait
« les prémices du GIEC »
- 47:10Invité politiqueFait
« j'ai fait la COP 21 »
- 47:32Invité politiqueChiffre
« quand François Mitterrand était élu en 1981 la dette était quasiment nulle »
- 49:33Invité politiqueChiffre
« il y a un million 500 000 jeunes de 15 à 30 ans qui sont sans emploi et sans formation »
- 51:10Invité politiqueFait
« l'Europe est en retard sur les investissements de demain »
- 53:22Invité politiqueChiffre
« 99 jeunes ont été pendus à partir des balcons et 200 ont été déportés »
- 55:38Invité politiqueFait
« c'est le conseil national de la résistance et c'est ce qui permet à de Gaulle d'être non seulement le chef de la France libre et de permettre la libération du pays »
- 57:32Invité politiqueFait
« que décembre ça sera le moment où au centre droit au centre gauche la question sera posée »
- 57:50Invité politiqueFait
« je ne peux pas être un candidat avec les autres parmi les autres »
- 58:01Invité politiqueFait
« elle est derrière moi »
- 58:13Invité politiqueFait
« est-ce qu'il est possible d'emmener la France enfin une majorité ou pas »
Temps de parole
- François Hollande80 %
- Présentateur13 %
- ?7 %
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François
Hollande, bonjour. Bonjour.
Je
ne vous présente pas, tout le monde vous connaît. Vous avez été président
et vous
n'êtes pas déclaré encore. Vous avez dit d'ailleurs que vous prendriez cette décision dans quelques semaines. Mais on sent bien que
vous
êtes prêts à le redevenir. En tout cas, vous faites tout pour. On vous voit, on vous entend. Vous avez publié un livre qui s'appelle « Unir » chez Robert Laffont. C'est une question que nous ont posé les internautes, justement, et notamment Christine Bou. Pourquoi revenir ? Est-ce que, alors,
au
-delà
du
fait
de
servir son pays, de l'intérêt du pays, on imagine que ça vous motive. Mais au fond, ça ne vous différencie pas vraiment de vos compétiteurs éventuels. Tous pensent ça,
quelle
que soit la réalité.
La
question est plus personnelle, au fond.
Qu
'est-ce qui fait, personnellement, que vous avez envie de... Est-ce que c'est agréable, le
pouvoir
? Alors,
si c'est simplement pour rechercher un confort, un agrément, un bonheur, mieux vaut ne pas être candidat à
l
'élection présidentielle, je peux en témoigner.
Mais
si c'est pour poursuivre une vie politique
qui
devrait être, donc, interminable, en se disant que ce n'est jamais fini et que ce qu'on a pu faire, on voudrait le refaire, ça n'a pas de sens.
Donc,
qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, à l'âge qui est le mien, je suis mobilisé, au point de dire que je peux préparer
? Mais
parce que le monde a totalement changé depuis 10 ans, 15 ans. En tout cas, depuis que je suis sorti de l'Élysée.
que
la France est dans une situation
que
je n'imaginais pas à ce point grave, au sens, pas simplement, de ses comptes publics ou de sa compétitivité. Mais on voit bien qu'elle est, en Europe, et elle ne fait pas exception, menacée par les puissances qui, aujourd'hui, essayent de jouer avec la faiblesse supposée de l'Europe. Et les monstres claquent des dents. Et ce que n'est pas encore la France, c'est-à
-dire
une puissance suffisamment aguerrie pour seule assumer la tâche qui pourrait être la sienne. Donc, voilà, je me dis, si un ancien président
n
'est pas
devant
cette situation, non pas apte à redevenir président, ça c'est une affaire que je me poserai cette question le moment venu, non, apte à informer les Français et leur donner une perspective. Parce que je connais bien le pays, je l'ai traversé tant de fois. Aujourd'hui, il y a quand même une désinfection à l'égard, non pas de la politique, mais une désinfection à l'égard des institutions, des partis, des gouvernants. Il y a une certaine désillusion, il y a une défiance, il y a même une désespérance qui peut se retrouver dans des votes de colère. Et on voit bien ce que les extrêmes aujourd'hui représentent.
Donc, il faut que moi, je leur parle de ce qu'est la France aussi, de ce qu'elle a comme atout, comme force, et notamment quand elle s'unit. C'est ça qui m'a conduit à faire ce livre et à donner cette indication. Nous pouvons trouver un chemin. Ce n
'est
pas facile, ça sera rude, mais il y a un chemin possible sans qu'on ait besoin de verser dans l'inconnu ou dans le dégagisme ou dans l'extrémisme et l'exclusion.
Est
-ce que vous avez été heureux à l'Élysée ? Non, on ne peut pas être heureux. On peut l'être le premier jour
ou
juste le moment de l'élection jusqu'à ce que l'on aille là sur le tapis.
Non,
ce n
'est
pas un bonheur que l'on doit avoir ou partager.
C
'est un honneur qu'on a d'abord reçu du suffrage universel et une responsabilité qui est rude, qui est âpre. Je ne
parle
pas simplement de la popularité ou en l'occurrence de l'impopularité. C'est quand même des décisions difficiles. C'est un pays
qui
n'est pas simple à diriger. J'ai affronté aussi déjà des épreuves qui ont été considérables. Donc, l'idée que je pense que beaucoup ont de la politique était finalement une affaire personnelle, une ambition, un bonheur de se retrouver dans les ordres de
la
République. Bon, pas du tout. L
'ambition, elle
est là quand même. Oui, l'ambition, elle est personnelle et elle est collective. On ne fait pas simplement... Depuis 2017, on a pu avoir un autre sentiment. On ne fait pas une affaire individuelle du pouvoir. On est porté par une force, par un mouvement, par un collectif qui fait que ça a du sens de diriger la France. Et on ne la préside pas seule non plus. On a une équipe, on a un parti, on a une majorité quand elle tient. Et on a aussi un relais dans l'opinion. Donc, je pense qu'il faut se détacher de l'idée que le pouvoir serait un plaisir, le bon plaisir, comme un film l'avait reflété
dans
une présidence déjà lointaine. Non, ce n
'est
pas un plaisir. C'est un engagement. Moi, j'ai toujours eu un engagement. On peut avoir un engagement sans devenir président de la République, heureusement quand même. Mais là, il y a des temps où c'est peut-être plus grave que d'autres et où, comme un ancien président redevenu député suite d'une circonstance, la dissolution, je pourrais me dire, écoutez, allez-y, c'est votre tour. Oui, il faut passer la main à une génération. Mais en tout cas, moi, je m'en voudrais de ne pas avoir écrit ce livre si je ne
l
'avais pas écrit. Je m'en voudrais de ne pas dire aux Français à la fois la gravité de la situation de notre pays, mais aussi de l'état du monde. Et je m'en voudrais de ne pas avoir apporté un certain nombre de propositions.
La
première fois qu'on s'est rencontrés, alors j'étais jeune journaliste, je travaillais pour l'expansion
et
on m'avait missionné pour faire un article sur des députés nouvellement élus. C'était peu après votre première élection en 88. On m'avait dit, tu choisis trois députés
et
puis tu vas prendre leur rapport d'étonnement, comme on disait à l'époque. Et
vous
ne vous en souvenez sans doute pas, mais je vous avais choisi.
Et
je me souviens que je posais la même question aux trois députés, notamment, enfin on a parlé de beaucoup d'autres choses, c'était à quoi on pense au moment où on apprend qu'on est élu, après des mois de travail, des années de campagne. Et vous m'avez répondu,
vous
n'allez pas le croire, mais on pense à comment être réélu. Non pas tant
pour
obtenir justement la prolongation d'un statut, mais au fond, comment je vais faire pour réussir et être élu. C'est toujours visiblement votre état d'esprit.
D
'abord, si vous avez interrogé, vous retrouverez les traces de notre entretien.
C
'est quand même une fierté d'être élu.
Je
l'avais ressenti comme tel. Surtout que ce n
'est
pas si facile. Je n'étais pas dans un département où... D
'ailleurs, vous
aviez échoué. J'avais échoué une première fois, et donc je m'y étais remis. Et j'avais, à 32 ou 33 ans, réussi à convaincre mes concitoyens de la circonscription de Tulle de me choisir. Et je me disais, finalement, ils m'ont choisi peut-être dans un... Ce qui est vrai, dans un mouvement, c'était juste après l'élection de Mitterrand, sans vraiment me connaître. C'est souvent le lot des assemblées juste après une élection présidentielle.
Et
donc, je me suis dit, il faut maintenant qu'ils me connaissent, qu'ils apprennent à savoir ce que je pense, ce
que
je fais, ce dont je suis capable. Et ça, moi, j'attache beaucoup de prix à la relation entre l'élu et le citoyen.
C
'est plus commode quand on est député, j'ai été maire aussi, ou président d'un département. C'est plus difficile quand on est président de la République.
C'est le
lien avec le citoyen. Comment savoir exactement ce qu'il ressent, avoir des impressions, des regards, des critiques.
Oui, vous disiez
d'ailleurs,
à
l'Élysée, on n'entend même pas le bruit des voitures. C'est ça. À l'Élysée, vous y êtes rentré multiple fois pour faire des interviews. Vous avez remarqué, on ne marche pas sur le gravier.
On
prend le trottoir, on chuchote, comme si le pouvoir,
pour
ce qu'il est mystérieux, exigeait une forme de discrétion ou de silence. Dans des ministères, ou même à Matignon, ça bruit, il
y
a des réunions tout le temps. Ce qui doit nous conduire à changer sans doute la pratique des institutions. Parce qu'il n
'est
pas nécessaire d'avoir cette forme d'isolement, cette forme de déférence républicaine et d'enfermement du président de la République. On l'éloigne. Et ça,
ce
n
'est
pas nouveau. J'ai retrouvé une déclaration de Georges Pompidou dès son élection. Donc, c'était 1970, après son élection en 1969. Il dit, voilà, depuis que je suis là, je ne suis jamais sorti. Et ça, c'est un problème. C'est pour ça que j'avais, quand j'avais été candidat la première fois, j'ai parlé de président normal, qui n
'est
pas forcément la bonne formule. Mais on voit bien qu'il faut que le président soit à la fois haut.
Il
faut qu'il ait cette vision pour le pays. Et il ne
faut
pas qu'il se préoccupe trop du détail, des choses. Ça, s'il
y a
un gouvernement, il n
'y a
un premier, ça ne
veut
pas dire qu'il ignore les questions brûlantes, urgentes. Il faut qu
'il
soit haut. Et, justement, qu'il arrive à maintenir un lien avec le pays, le pays réel. Parce que le pays, quand vous n'avez pas de
lien, c'est lui qui s'en va. Il se rappelle à vous. J'étais il y a trois semaines au sommet franco-allemand déviant. Vous avez été, on s'est vu d'ailleurs,
une
fois avec la chancelière Merkel. Et donc, il
y
a là des patrons français et des patrons allemands. J'ai été frappé. Ça fait 15 ans que je vais là, tous les ans. J'ai été frappé par l'ambiance très sombre. Et notamment le fait que la plupart des gens qui étaient là considéraient que nous étions en avant-guerre.
Est
-ce que c'est votre sentiment
? Non,
moi, je ne participe pas de l'idée que la guerre serait fatale, inéluctable.
Ce
serait d'ailleurs un sentiment défaitiste. La première défaite, c'est d'accepter la guerre.
La
seconde, c'est quand on l'a livré, de la paix.
Mais
c'est vrai que nous sommes dans une situation
où
il n'y a pas la paix. Les conflits sont à nos portes. Et il n'y a pas la guerre, en tout cas celle qui nous arrive directement. Vous avez vu, en ce moment, il y a des attaques subreptices. Il y a des déstabilisations. Il y a des actions plus violentes, quelquefois. On en a vu encore récemment. Notamment de la Russie. Mais pas simplement de la Russie. On voit bien qu'il
y a
des moments où des pays essayent de nous déstabiliser. Mais ce
n
'est pas un conflit ouvert. Donc qu
'est
-ce qu'on doit faire dans ce moment-là ? C'est justement montrer notre force. La meilleure façon de se protéger, c'est d'abord de montrer que nous sommes capables de répondre et d'être forts nous-mêmes. Fort, ce n
'est
pas simplement par l'outil militaire. C'est fort économiquement. C'est fort politiquement.
Psychologiquement
aussi. Psychologiquement, c'est ce qu'on appelle l'esprit de défense. Est-ce qu'une nation est suffisamment confiante en elle-même, solide, robuste, soudée, pour parer à toute éventualité
? Mais
il ne
faut
pas l'entretenir dans l'idée, parce que je vois bien le risque. Le risque, c'est toujours le pacifisme.
C
'est de dire, finalement, évitons tout conflit. Cédons à Poutine pour ce qu'il nous demande. laissons Donald Trump déstabiliser le monde sans lui faire véritablement opposition. Non, il faut que nous soyons capables, justement dans ce moment-là, d'être plus forts. Et comme vous étiez à Evian avec nos amis allemands, je répète souvent, l'Europe,
elle
est à 27, mais j'ai toujours pensé qu'elle était d'abord à deux.
C
'est la France et l'Allemagne. Quand les deux pays... C
'est toujours vrai, ça.
Oui, plus que jamais. Mais sauf que,
quand
les deux pays sont en difficulté comme ils le sont aujourd'hui, l'Allemagne, pour des raisons économiques, son modèle a été bouleversé par ce qui s'est produit avec la Russie, avec la Chine et avec les États-Unis, et
il
est bouleversé aussi politiquement dans la mesure où l'Allemagne découvre qu'elle n'est plus protégée par le bouclier américain. C'est beaucoup, quand même. On perd à la fois conscience dans son industrie, dans sa capacité de faire des excès d'encommerciaux, et en plus, on est obligé de faire un effort considérable sur le plan militaire. Et en plus, politiquement, il y a une extrême droite, et l'extrême droite allemande, ça renvoie quand même à un passé plus que douloureux, un passé terrible pour le peuple allemand.
Donc, et nous, la France, nous sommes également économiquement et financièrement, surtout financièrement, quand même, dans une situation qui est peu enviable, en tout cas, pour les Allemands, qui est inacceptable. Et deuxièmement, politiquement, on a une incertitude. Donc, quand les deux pays, les deux grands pays de l'Europe sont comme là, l'un et l'autre, à la fois en difficulté de trouver une bonne relation, ce qui s'est passé depuis puissants années entre le président de
la
République et les chanceliers successifs, et en difficulté intérieure, vous voyez que c'est plus difficile.
Donc,
l'enjeu, puisqu'on parle de l'année prochaine, de l'élection, c'est à la fois la France, qui doit
être
capable de fixer sa ligne et de donner une capacité à exister par elle-même,
et
aussi de faire repartir l'Europe avec l'Allemagne. Et c'est ainsi qu'on pourra trouver, et sur le plan commercial, et sur le plan politique, et sur le plan militaire, les réponses appropriées.
L
'autre conflit, bien sûr, c'est, vous évoquiez en filigrane, celui qui nous oppose par Ukraine interposée à la Russie. L'autre, c'est à Gaza. Israël-Gaza ? Au fond, comment est-ce que vous expliquez l'incroyable écho
qu
'ont eu justement les opérations de l'armée israélienne à Gaza, et le fait que
ce
conflit soit devenu une espèce de symbole de la guerre du Sud contre le Nord,
et
que finalement, alors que d'autres génocides, pour le coup, véritablement caractérisés, je pense au Rwanda, n'ont pas eu du tout le même écho auprès de la jeunesse. Est-ce que vous expliquez qu'aussi terribles que soient les exactions qui sont commises au titre des crimes de guerre, ce conflit a, au moins pour certains, dramatiquement éclipsé l'épogorum du 7 octobre
? D
'abord, des massacres, il y en a aujourd'hui en Éthiopie,
il
y en a en République démocratique du Congo,
et
il y en a au Soudan,
et
ça concerne des dizaines de milliers de personnes,
dans
une forme d'indifférence
relative. Peut
-être aussi parce que la presse a du mal à aller sur ces zones.
En
revanche, ce qui s'est passé le 7 octobre, ce qui s'est produit après, une répression terrible, et l'anéantissement quand même de Gaza en tant que ville et en tant que lieu d'habitation, c'est pour nous,
pas
simplement français, pour nous européens, c'est un lieu symbolique quand même, le Proche-Orient, avec tout ce que ça révèle dans la vie des religions, dans la présence ici, sur ce lieu aussi historique, aussi majeur. C'est un croisé de notre civilisation.
C'est un croisé de la
civilisation.
Et
donc, quand il se passe ce qui se passe, d'abord le 7 octobre, c'est un massacre épouvantable,
un
pogrom, puis ensuite,
une
première répression qui n'en finit pas, et qui fait qu'aujourd'hui encore, il y
a
une population qui vit dans des décombres. Donc, compte tenu du lieu, compte tenu
du
fait que ça intéresse un pays qui a été créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Israël, et une terre, la terre palestinienne, qui n'a jamais eu la reconnaissance formelle, j'entends réelle, donc d'un État, oui, ça mobilise. Alors, après, il y a des forces qui utilisent ce conflit et ces atrocités pour en faire un débat de civilisation, précisément. Or, si j'ai appelé mon livre...
L
'extrême-gaute chez nous. Oui, et d'une certaine façon aussi l'extrême-droite qui est devenue pro-israélienne après avoir connu l'antisémitisme le plus avéré. Et donc, pourquoi j'ai appelé mon livre Unir ? Parce que nous avons besoin, justement, de retrouver des convergences et des visions communes. longtemps, ça a été la solution des deux États qui faisaient qu'on se retrouvait dans une voie possible. Eh bien, aujourd'hui, nous ne devons pas laisser s'installer ce conflit civil.
Alors, après, on pourra chercher les responsables, les responsables de Hamas et le gouvernement de Netanyahou dans ce qu'il a fait jusqu'à ce point, c'est-à-dire de porter la guerre non seulement à Gaza, mais aussi au Liban, même si le Hezbollah a aussi, bien sûr, sa grande responsabilité. Et après, en Iran, on voit bien que d'un conflit
qui
est déjà terrible et qui n'est pas nouveau, mais qui a pris une proportion considérable, on est allé vers une déstabilisation de l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient. Et là, c'est pour ça que nous devons en tirer quand même quelques leçons. C'est Donald Trump qui n'a ni retenu le gouvernement de Netanyahou dans l'opération qui pouvait être légitime de se défendre face à ce qui s'était passé le 7 octobre, qui a laissé le conflit aller au-delà de ce qui était finalement simplement l'action du 7 octobre et la suite. Et donc, c'est Donald Trump qui nous met dans une situation où maintenant, c'est plus simplement un conflit de civilisation
qui
est utilisé. c'est maintenant un problème économique majeur qui d'ailleurs, paradoxalement, c'est Donald Trump qui fait l'intervention en Iran avec le gouvernement de Netanyahou et les conséquences économiques favorisent précisément les extrêmes ou les extrêmes en général et les extrêmes de droite en particulier qui utilisent la colère
tout
à fait compréhensible de ceux qui ont un prix du carburant qui est à un niveau qu'on n'a
pas
connu.
donc
tout ce qui se passe et c'est peut-être le message que je veux porter tout ce qui se passe dans le monde
a
un effet ici
en
France et en Europe chez nous comme on dit. Donc le rôle de la France c'est précisément de s'occuper des affaires du monde
si
on ne veut pas que le monde s'occupe
de nos affaires.
Si
vous aviez invité trois personnes décédées à dîner
vous
choisiriez qui
?
Si je voulais
passer
une soirée peut-être une nuit peut-être plusieurs jours et nuits c'est Victor Hugo
qui
nous raconterait
par
des poésies par des récits ce qu'il a donné à la culture française et au-delà d'ailleurs.
Le
deuxième personnage Clémenceau on a envie de savoir
comment
on traverse 60 ans d'histoire de la république de 1870 à sa fin de sa vie c'est-à-dire la fin des années 20
du
20ème siècle.
On
a envie quand même d'entendre ce personnage qui en plus est aussi épris de culture de voyage. Clémenceau il voyageait il est allé au Japon il
s
'intéressait aux arts plastiques bref une partie de ce siècle on a envie de savoir.
Et
alors après qui peut-être plus récemment pour moi qui n'est pas connu Léon Blum ou qui a eu une idée de ce qu'était Léon Blum j'ai visité sa maison
sa
veuve était vivante quand je commençais la politique donc oui c'est un personnage qui a connu aussi des événements tragiques mais aussi des conquêtes magnifiques donc c'est vrai que voilà les trois personnes est-ce que ces personnes-là s'entendraient elles-mêmes pas sûr du tout
Clémenceau et Blum
je ne suis pas sûr il y
a
des affrontements Jaurès-Clémenceau qui sont d'ailleurs extrêmement intéressants y compris sur le plan économique bon d'un point de vue tout à fait différent il y avait Clémenceau vous voulez
faire
de tous les actionnaires des obligataires en gros puisque vous voulez tout nationaliser vous allez finalement emprunter pour produire
c
'est intéressant dans le débat d'aujourd'hui
donc
voilà on a envie pourquoi on a envie de poser cette question l'histoire elle est puissante l'histoire elle ne se répète jamais mais on a envie quand même d'en savoir encore davantage
est
-ce qu'il
y a
un film que vous pouvez voir dix fois
oui
il
y a
des films que je vois dix fois que je connais par coeur Spartacus de Stanley Kubrick je connais toutes les scènes
et
j'ai et j'ai toujours la même émotion
sur
une même scène où bon Spartacus a été vaincu et Romain qui l'a battu
il
est avec ses partisans tout ce qu'il en reste
et
le Romain ne sait pas qui est Spartacus
et
il dit voilà je vais vous épargner tous
mais
sauf Spartacus qui est Spartacus alors Kierke de Glace se lève et au moment où il dit je suis Spartacus
tous
se lèvent nous sommes Spartacus et ça c'est une scène émouvante troublante on va jusqu'à sa propre mort pour pour pour pour
sauver c'est la forme la plus achevée de l'union
de l'union l'union oui on est là on doit on a voulu se libérer ensemble on va mourir ensemble bon
on
peut trouver d'autres scènes il
y
a des films qui font pleurer aussi bien sûr on pleure toujours un film là je parle des films étrangers je pourrais parler des films français parce que il y
a
des films magnifiques la grande illusion qu'on revoit et les scènes de Dalio et de Gabin sont toujours extraordinaires notamment sur l'antisémitisme donc et puis
il
y a le film de Billy Elliot vous connaissez ce film sur un jeune danseur
oui
bien sûr il
y a une vingtaine d'années quand vous
voyez ce film vous pleurez et si vous ne pleurez pas c'est que vous n'avez pas forcément la sensibilité qui est la mienne
est
-ce qu
'il y a
un endroit où vous vous sentez vous-même intégralement
quel
est cet endroit oui
en Corrèze je suis moi-même j'ai
une maison
j'y suis bien ma famille y vient quand elle peut non je suis là c'est vous c
'est le morceau de France qui est le plus identitaire
oui c'est là où j'ai
eu
le plus de liens de souvenirs de personnes qui m'ont permis d'être ce que je suis parce qu'on doit beaucoup à ceux qui vous ont
non
seulement élus mais accompagnés
même
si les terrains d'enfance sont toujours aussi des terrains sur lesquels on a envie de revenir c'est de la nostalgie ça c'est pas tout à fait la question
est
-ce qu'il faut forcément mentir pour être élu
non
non souvent
on
prend pour un mensonge ce qui est une promesse non tenue mais la promesse ça
c'est
un peu jésuite non la promesse elle était sincère oui je vais réduire le chômage je vais vous donner du pouvoir d'achat je vais transformer notre pays bon il y a un écart quand même entre la réalité et ce que vous avez pu promettre mais c'était pas un mensonge vous êtes sincère c'est la sincérité qui compte
après
vous pouvez juger sévèrement ceux qui vous ont sincèrement promis et qui ont tout aussi sincèrement manqué c'est ça les sincérités successives
et contradictoires
c
'est un peu
des
orientants mais c'est pas le
mensonge c'est quand vous savez que vous ça c'est du cynisme ça c'est du cynisme que vous savez que vous allez faire une annonce qui ne va pas être vraie
par
exemple aujourd'hui vous l'évoquiez situation financière de la France
vraiment
très mauvaise la plus mauvaise de la zone euro et très préoccupante au fond celui qui se prépare
à
être à l'Elysée dans 7 mois peut-il ne pas dire que immanquablement il y aura des sacrifices à faire des réformes assez douloureuses la retraite par exemple en tout cas qui vont changer le niveau de confort auquel certains d'entre nous sont acclimatés et duquel ils ne veulent pas se départir
alors
d'abord ça m
'est
déjà arrivé quand je suis arrivé à l'Elysée
vous
aviez annoncé la couleur vous aviez dit bon d'ailleurs vous aviez dit ça sera majoritairement des impôts on va redresser et vous l'avez fait et on l'a fait vous avez
d'ailleurs
rendu une France dans un état en termes de comptes tout à fait respectable
voilà moins de 3% du déficit par rapport à la richesse et des comptes sociaux équilibrés
au
prix d'augmentation d'impôts
et au
prix
sévère
et même d'économie je rappelle que nous avions désindexé deux fois les retraites mais dans une inflation qui était très faible très faible
mais
en 2012 quand j'hérite cette situation c'est assez préoccupante elle est compliquée parce qu'on est en crise de la zone euro on a 100% de déficit on ne sait pas si la France ne va pas vivre une crise financière avec les taux d'intérêt mais je vous suis la situation d'aujourd'hui
est
beaucoup plus grave et lourde bien sûr qu'il y a donc 15 ans
pourquoi
est-elle plus grave et plus lourde c'est que d'abord on est
les
seuls d'abord la dette est beaucoup plus élevée 120% parce que vous avez raison à part l'Italie aucun pays d'Europe ne connaît cette situation et parce que il se trouve que les taux d'intérêt sont beaucoup plus élevés que ceux que je pouvais connaître et c'est ça qui doit nous alerter c'est-à-dire que bien sûr que l'État le trésor public
pourra
toujours emprunter et rembourser sa dette de ce point de vue-là il n'y a aucune inquiétude il n'y a aucun aléa l'État le problème c'est le prix mais voilà c'est-à-dire que plus vous payez le prix c'est-à-dire les charges d'intérêt plus vous rentrez dans une crise budgétaire c'est ça qu'il faut essayer de bien faire comprendre c'est-à-dire que dans le budget de l'État celui que va prêter le gouvernement il y a les dépenses d'éducation et les dépenses de défense et puis il y a un poste qui s'appelle intérêt par remboursement intérêt
on
est à 80 milliards
c
'est-à-dire plus que le budget de l'éducation et la moitié du budget enfin même le budget de
l
'intérieur bon donc ça veut dire qu'on consacre 80 milliards à payer des intérêts bon
mais
quand c'est 80 milliards c'est déjà lourd mais si ça continue c'est-à
-dire
si on ne maîtrise pas le déficit et si en plus les taux d'intérêt continuent à être ce qu'ils sont on est à 110, 120 on peut toujours payer
mais
là à ce moment-là il faudra qu'on paye en sacrifiant
d
'autres dépenses
donc oui
je pense que le président de la république d'après 2027 aura à emmener le pays vers des des changements
dans
le mode de fonctionnement de l'état dans sans doute le rapport avec la dépense de santé parce qu'il va falloir qu'on essaye de mieux nous organiser tout
en soignant aussi
bien et de faire une réforme j'ai fait une réforme des retraites et il y aura des réformes des retraites encore mais moi ce que je pense c'est qu'il faut finir avec la réforme des retraites dont on a l'impression de traîner depuis Edouard Balladur 93 c
'était la première
donc il faut dire voilà ce que j'ai fixé dans le livre
c
'est 63 ans l'âge partons de 63 ans et puis à mesure qu'on a des équilibres démographiques et une espérance de vie qui prolonge la durée de cotisation elle va augmenter mécaniquement mécaniquement c'est
à
dire sans qu'on soit amené à revenir
devant
ces mécaniques
bien
sûr on tient compte de la pénibilité des métiers pour que ceux qui ont non seulement commencé tôt parce qu'on peut commencer tôt de ne
pas
avoir fait un métier pénible et puis on peut avoir commencé un peu plus tard et avoir un métier très pénible donc il faut tenir compte de ça et c'est ainsi que le système s'équilibrera
une
question encore d'un de nos internautes Léo Labarche quel est votre plus grand regret en tant que président qu'est-ce que vous ne referiez pas
les
regrets je dis souvent c'est les personnes qu'on nomme je ne vise personne en particulier mais bon vous pensez à qui il y en a plusieurs
enfin
il y
en
a
il y en a un spécialement
mais ça c'est très important de nommer il paraît que ça occupe l'essentiel du temps c'est
Jacques Attali qui disait ça
Mitterrand puisque vous citez Jacques Attali disait présider c'est nommer
il
ne faut pas se tromper sur les personnes il faut aller vite ce qui n'était pas forcément le cas de François Mitterrand qui quelquefois avait pris son temps
là
on a eu des nominations multiples et tardives mais donc c'est important de nommer quelquefois donc on peut avoir un regret l'autre regret c'est quelquefois
non
pas simplement des erreurs on en commet toujours j'en ai pris ma part c'est
de ne
pas maîtriser sa communication au bon moment ça compte bon le président ne doit pas parler tout le temps il y a toujours une affaire une affaire de la petite d'une immigrée qui avait été Léonarda
bien
sûr on se souvient de ça c'est une affaire très difficile compliquée
et vous êtes intervenu
c'était pas à moi d'intervenir
il
y a un premier ministre il
y
a un ministre c'est à
eux
le président il n'est pas là pour
non
pas qu'il doit ignorer une situation elle existe bon mais c'est pas à lui donc ça c'est l
'apprentissage
c'est qu'il faut que le président se situe toujours au niveau qui correspond à la fois à sa position institutionnelle mais au niveau le plus le plus élevé de la responsabilité et qu'il accepte c'est pas si facile d'accepter ça d'accepter qu'il y a un gouvernement et que c'est à lui de faire c'est pas au président par exemple étant un spécialiste des finances publiques je me suis beaucoup préoccupé vous évoquez les mesures fiscales
j
'ai même inventé le CICE ça
vous passionne
et bien il faut se retenir
il
faut se retenir je ne regarde pas du tout le CICE c'était une très bonne mesure qui a eu un rôle très très important pour aider les entreprises pas pour aider la finance pour aider les entreprises et donc l'emploi mais voilà c'est pas au président de la république d'être l'arbitre de ce type de décision
justement une fois je suis venu vous voir à l'Elysée vous m'avez expliqué ce CICE cette baisse des charges vous alliez l'annoncer peu après et vous m'avez dit puisqu'on parlait de l'échéance à laquelle ça se verrait vous m'avez dit vous savez on travaille toujours pour son successeur et c'est indubitable que cette affaire là a contribué à faire se redresser l'emploi dans les années à partir de 2016 2017 jusqu'en 2020 selon vous Emmanuel Macron
a
-t-il travaillé pour son successeur
? Oui
nécessairement alors a-t-il bien travaillé pour son successeur sur l'aspect finance publique on ne pourra pas le dire
sur
d'autres aspects
et
notamment sur le plan européen oui il a fait en sorte par exemple
même
s'il a mis
un
peu
de
temps mais de faire sur l'Ukraine la coalition des volontaires de réussir à pouvoir peser et aider un pays agressé donc oui et ça ça comptera de la même manière
il
faut le reconnaître il a considérablement augmenté le budget de la défense et c'était sans doute nécessaire
mais
il aurait dû la défense c'est pas simplement un budget il aurait dû dire combien c'était important bien sûr pour notre sécurité important pour le rôle la place de la France et aussi sa capacité industrielle parce que ça aussi c'était fait et de cohésion la défense c'est la cohésion et donc oui là de ce point de vue le président qui viendra après 2027 aura des moyens militaires d'entretien de la force de dissuasion par exemple ça compte aussi donc ça ça fait partie de la continuité de l'état et c'est bien qu'il en soit ainsi mais vous avez raison on travaille toujours pour la suite et le rôle d'un président de la république c'est encore plus vrai maintenant c'est de dire c'est dans 10 ans dans 15 ans qu'on va pouvoir me juger tant pis moi aussi la trace que j'ai laissée elle se joue peut-être elle s'estime aujourd'hui elle se juge aujourd'hui
par
exemple sur l'industrie et ce qu'elle peut faire en matière écologique parce qu'il va falloir transformer un certain nombre l'électrification la décarbonation ça c'est ce que doit faire le prochain président et ça durera qu'est-ce qu'on retient de Georges Pompidou
puisque
une question avait été imposée à Marine Tondoli qui n'avait pas connu Georges Pompidou mais je ne reviens pas sur cet épisode
Georges
Pompidou moi j'étais il y avait 16 ans ou 17 ans
Georges
Pompidou a raffé le programme électronucléaire pour les années qui viennent un atout pour un demi-siècle oui alors c'est François Mitterrand au
moins
c'est François Mitterrand et Giscard d'Estaingvent et François Mitterrand qui a continué
enfin
il
y a
un moment il y a une décision politique
et
cette décision politique elle a eu des conséquences qui durent jusqu'à aujourd'hui
la
plupart des pays d'Europe voient une montée de l'extrême droite assez forte en lien plus ou moins explicite avec l'immigration
il
y a un pays
qui
a réussi à réduire son extrême droite de façon significative et où la gauche sociale démocrate a repris le pouvoir c'est le Danemark mais justement en s'appropriant en quelque sorte une politique assez dure vis-à-vis de l'immigration non pas celle de l'extrême droite c'est pas du tout les mêmes thèmes la même façon de le présenter mais néanmoins avec une rigueur extrême dans la gestion des frontières est-ce qu'il
n'y a
pas une leçon là pour les partis humanistes les partis démocratiques qui est que il ne faut pas laisser le monopole du traitement de cette question à des extrémistes
les Danois avaient accueilli pendant des années beaucoup de personnes au titre du droit d'asile la plupart moins sur l'immigration de
travail mais beaucoup c'est d'ailleurs le même phénomène en Suède c'est pas la
gauche qui est
passée mais c'est le centre droit mais avec la
même l
'extrême droite a reculé énormément et à un moment il faut maîtriser c'est l'idée de maîtrise qui est très importante pourquoi une partie de nos concitoyens vont vers l'extrême droite où on trouve ça partout en Europe sur le thème de l'immigration le sentiment qui est une réalité d'ailleurs
que
c'est pas maîtriser si on maîtrise on peut faire comprendre est-ce qu'on aura besoin des travailleurs supplémentaires dans un certain nombre de secteurs venant de l'étranger
oui pas
forcément très nombreux il faut d'ailleurs en discuter chaque année
est
-ce qu'on doit avoir des demandeurs d'asile oui
mais
enfin il faut traiter vite la demande et peut-être la traiter à l'extérieur de nos frontières
d
'où le pacte immigration
est-ce
que sur le regroupement familial on n
'a
pas des règles strictes qui doivent être posées non pas pour empêcher ce qui est un droit fondamental vivant en famille enfin il y a quand même des règles qui doivent s'imposer et enfin et c'est ça la plus grande difficulté
c
'est que quand il y a des personnes qui n'ont rien à faire sur le territoire et qu
'on
ne peut pas expulser c'est difficile d'expliquer et pourtant c'est la vérité il faut quand même pour l'accord du pays d'accueil alors le Danemark lui il a fait en sorte
puisqu
'il n
'est
pas tout à fait dans l'espace Schengen donc il a fait en sorte de limiter l'arrivée des demandeurs d'asile
donc
maintenant il y en a beaucoup moins et je pense que c'est ce qu'il faut faire mais pas à l'échelle de la France pas la France qui va mais il faut le faire au niveau européen ça marche pas alors ça va marcher beaucoup plus parce qu'il y a maintenant un pacte qui s'est fait et il ne faut pas que ces demandeurs d'asile arrivent jusqu'au territoire national où on les répartit comme on peut il faut que ce soit c
'est une dingue oui
il faut que ce soit aux frontières aux frontières où vous avez là tout de suite le traitement de la demande il y
a
des personnes qui visiblement sont des gens en danger bien sûr qu'il faut les répartir dans un certain nombre de pays puis il y
en a
d'autres qui viennent pour essayer on peut comprendre de vivre mieux et ça on ne peut pas et on doit fixer la règle parce que s'il n
'y a
pas de règle et bien là le vote extrême il
progresse
est
-ce que vous êtes toujours socialiste
?
oui on a l'impression que vous êtes droitisé un peu TVA sociale que vous proposez je ne
fais
pas la TVA sociale vous avez sans doute remarqué que moi je ne baisse pas la TVA sociale c'est quand on baisse les cotisations patronales et que vous augmentez les salaires
moi
je baisse les cotisations salariales pour augmenter les salaires donc ça n'a que peu à voir même si c'est la TVA qui sert de compensation ça n'a que peu à
voir ça n'agit pas
d'améliorer la compétitivité des entreprises je crois que vous l'avez rappelé on en a fait beaucoup c'est jamais suffisant pour les employeurs mais on en a fait quand même beaucoup en revanche on en a fait assez peu pour les salariés qui ont connaissait la feuille de paye ils ont un salaire brut de 2100 euros il en reste 1700 en net à la fin après les cotisations CSG CRDS etc donc il faut donner un peu plus pour le salaire c'est ça ma proposition
mais
moi il se trouve que je suis socialiste sans avoir eu besoin de changer j'étais socialiste il y a 40 ans comme vous vous rappelez ma première élection et je suis socialiste encore aujourd'hui c'est à dire je suis
un
social-démocrate qui sait qu'il faut produire qu'il faut améliorer la compétitivité quand elle est dégradée qu'il faut rétablir les comptes quand ils sont déséquilibrés pour mieux distribuer pour mieux améliorer la situation de tous d'ailleurs pas simplement des plus fragiles parce que la social-démocrate c'est pas fait simplement pour les plus pauvres les plus pauvres doivent être sans doute les plus considérés mais enfin il s'agit de faire avancer l'ensemble du pays et puis enfin je suis européen et c'est ça qui caractérise aussi le social-démocrate le social-démocrate c'est une méthode c'est le compromis il faut toujours faire le compromis pour ce que vous pouvez faire pour la production la répartition compromis entre l'écologie le marché il faut chercher toujours la voie du compromis et il faut faire le compromis européen ce que j'appelle l'union finalement c'est ça l'idée mais ça se fait sur une position de force l'union ça se fait pas sur simplement regroupons-nous soyons main dans la main non la politique c'est pas c'est pas ainsi qu'elle fonctionne et donc voilà je suis toujours sur la même ligne c'est les autres qui
ont
changé vous diriez encore la finance est mon ennemi
ce
que vous avez dit en
2012
la finance à l'époque il faut voir ce que c'était puisqu'on était sur une crise des subprimes
je
changerais un peu on
n
'est pas très loin de la situation aujourd'hui mais je changerais un peu je pense que notre ennemi c'est les géants de la tech qui par ailleurs lèvent des fonds mais considérables et contribuent à faire demander
les fonds
d'intérêt d'une part et mobilisent des financements
pour
venir ensuite conquérir nos données nos marchés nos décisions oui je pense qu
'il
faut être conscient le capitalisme change de forme il peut être tantôt industriel ça a joué quand même son rôle et tantôt financier là c'est le capitalisme de la tech avec des groupes monopolistiques comme on en a rarement connu bien sûr
vous
utilisez l'intelligence artificielle vous même dans votre vie quotidienne ou professionnelle
oui
mais oui comme
j'utilisais autrefois enfin autrefois encore maintenant Wikipédia vous avez besoin d'avoir de l'information vous demandez ça va plus vite quand même
mais
je ne fais pas mes livres avec l'intelligence
artificielle je vais vous poser la question
non c'est vous qui l'avez écrit cette intelligence artificielle pour vous c'est quoi c'est un instrument de libération
par
les économies par l'amélioration de la productivité qu'elle va probablement engendrer ou au contraire un instrument d'asservissement
par
le fait qu'elle est contrôlée par un certain nombre de groupes petit nombre de groupes ultra puissants ultra riches et d'un savoir technologique bien supérieur à celui des autres
oui
mais ça a été vrai je pense à toutes les étapes
du
développement
quand
on
inventait le train il y avait moins d
'enjeux quand
même pour le train il fallait avoir du charbon pour ceux qui détenaient les mines etc bon donc le capitalisme dans sa forme la plus
brutale
d'ailleurs la révolution industrielle c'était à l'époque c'était des familles c'était des groupes et même déjà des cartels des monopoles qui pouvaient exister
bon
donc à chaque fois le progrès est à la fois un facteur de productivité d'amélioration de la vie et un risque d'être capté utilisé c'est
la
honte c'est la honte donc
d
'où la nécessité pourquoi la politique ça a un sens pourquoi il y a besoin d'avoir un état ou d'avoir un ensemble européen ou même une régulation mondiale puisqu'on parle beaucoup de régulation mondiale pour l'intelligence artificielle parce qu'il faut maîtriser ce que la technique et les intérêts financiers produisent et là il y a à la fois un avantage l'intelligence artificielle va améliorer la vie y compris sur le plan médical sur le plan de la vie individuelle
mais
va aussi être un facteur s'il n
'est
pas maîtrisé de captation de ce que nous sommes voire même de manipulation de nos propres informations et aussi et ça c'est un autre élément qui est maintenant peut-être produit encore davantage par le numérique et par l'intelligence artificielle l'individualisation forcenée c'est à dire vous pouvez vivre tout seul puisque vous avez maintenant un agent d'IA qui va vous accompagner et donc il faut lutter aussi contre cette forme individuelle d
'atomisation
l'individu doit être bien sûr reconnu respecté mais il est un être collectif il est un être social et l'intelligence artificielle comme les réseaux sociaux comme tout progrès d'ailleurs fait que on est dans un rapport où il y a un pouvoir très concentré et des individus très isolés
vous
avez des
actions vous même pour votre épargne non vous n
'en
avez jamais eu non
c
'est un choix politique si je puis dire ou c'est un choix d'épargnant non
je ne
sais
pas si on peut donner des conseils aux épargnants mais il vaut mieux avoir des actions que des obligations donc ce n
'est pas un bon choix d
'épargnant non mais parce que vous imaginez
j
'étais président de la république si j'avais eu des actions Trump ça ne gêne pas
au
contraire même
il
faudra regarder l'état de sa fortune les lois de transparence seraient intéressantes pour le cas des Etats-Unis l'état de sa fortune à la fin de son mandat est-ce qu'elle était déjà considérable au début quelle est la chose la plus chère que vous n'avez jamais acheté une maison c'est quand même ce que
ce
que j'ai acheté quand j'ai pu l'acheter oui c'est sûr
le
reste
non
je n
'ai
pas eu de
goût
particulier mais enfin bon ça peut m'arriver aussi d'acheter un tableau je n
'ai
pas de voiture non
enfin
Julie Gaillet a une voiture on va dire ça comme ça d'accord donc il y en a une dans la famille vous êtes né en 54 donc vous êtes le baby boomer typique est-ce que vous comprenez le procès que les moins de 30 ans font à cette génération qui est la vôtre qui est un peu la mienne aussi je vous suis de peu en disant au fond à chaque étape de leur vie
ils
se sont goinfraient
et
ils ne nous laissent rien
alors
il y a une première disons interpellation que j'entends qui est qu'est-ce que vous avez vraiment fait pour le climat
alors
que vous aviez déjà
dès
les années 70 les rapports vous rappelez les
prémices du GIEC
pourquoi dans les années 70 je n'étais pas en situation de décider quoi que ce soit mais notre génération pourquoi elle n'a pas pris conscience de la limite planétaire c'est-à-dire de l'état que les ressources étaient forcément épuisables ça je pense que c'est une vraie critique qui nous est adressée qui ne nous est pas adressée simplement par la jeune génération qui est adressée par d'autres peuples
qui
nous disent vous vous avez quand même épuisé vous avez profité et ça je pense que c'est une dette notre génération a une dette à l'égard de nos enfants et de nos petits-enfants par rapport à ça alors je peux dire moi quand j'étais président j'ai fait la COP 21 j'ai pris des désirs oui d'accord mais pourquoi on les a prises aussi tard pourquoi on n
'a
pas été plus volontaristes et c'est vrai c'est encore vrai aujourd'hui
ensuite
deuxième interpellation qu'est-ce qu'on va laisser comme dette publique aussi parce que nous dans ma génération quand François Mitterrand était élu en 1981 la dette était quasiment nulle donc ça voulait dire
on
peut emprunter et investir etc tant mieux sauf qu'aujourd'hui on l'a évoqué prochain président de la république il n'aura pas quand même des marges et donc ça veut dire que la génération qui est là elle n'aura pas des grandes facilités alors qu'il faut faire un effort et sur l'écologie et sur l'éducation plus la société vieillit
plus
la priorité doit être à la jeunesse c'est elle qui va nous permettre justement d'avoir la transmission nécessaire bon
et
puis enfin la démocratie nous on a tous pensé que la démocratie c'était c'était à la fois inéluctable pour le monde et
je
vais dire
inaltérable
oui inaltérable et bien non
et
là
on
a pour cette génération c'est pour ça qu'elle est quelquefois attirée par les
par
les extrêmes elle considère que le système démocratique le système institutionnel ne les entend pas donc il faut la remettre à
bord
il faut la remettre oui bien sûr c'est pour ça que la jeunesse c'est pas parce qu'elle elle serait nombreuse elle n'est pas nombreuse plutôt qu'ils disent oui on voit bien la manoeuvre d'essayer de complaire moi je ne sais pas de complaire à la jeunesse je dis
tout
simplement à ma génération à la vôtre donc et aussi à d'autres
c
'est vers la jeunesse qu'il faut aller c'est pas et plus on parlera de retraite il faut régler les problèmes de retraite plus on parlera des sujets qui sont ceux des plus de 50 ans moins on sera en phase avec ce qu'il faut faire pour
le pays avec la jeunesse
pour
l'avenir vous pensez qu'il faut plutôt augmenter les salaires ou diminuer le temps de travail non
il
faut
augmenter
le nombre de personnes au travail la quantité de travail
la quantité dans le pays
ça c'est du Macron il y
a
un million aujourd'hui
il
y
a
un million 500 000 jeunes de 15 à 30 ans
qui
sont sans emploi et sans formation
ça
veut dire quelque chose qui va pas le taux de chômage des jeunes a augmenté mais c'est plus que le chômage c'est plus grave que ça c
'est plus
grave que ça c'est à dire une partie de la population qui n'arrive pas à s'insérer donc on a besoin de cette surtout qu'on va avoir une démographie déclinante on a absolument besoin d'avoir plus de jeunes
au
travail
et
qu'on leur donne les possibilités de trouver des formes de travail qui correspondent de la même manière on peut allonger la durée de cotisation je l
'ai
évoqué enfin faut-il encore que les seniors puissent rester au travail il y a tout un phénomène qu'on connait bien
y
compris dans l'intérieur des entreprises c'est la même qui disent qu'il faut allonger la durée de cotisation ou augmenter l'âge de départ à la retraite et qu
'ils
ne gardent pas leurs salariés alors il faut trouver des formes de transition il faut permettre qu'on puisse rester plus longtemps
donc
voilà il faut augmenter le volume de travail mais si on veut regarder l'état de l'économie française
notre
problème est un problème de productivité la productivité c'est compliqué à faire comprendre productivité ça veut dire il faut qu'avec la même somme de travail
on
crée plus de
richesse pour
créer plus de richesse
pour
certains c'est augmenter le volume de travail enfin faut-il encore que le travail crée de la richesse
il
faut donc investir dans les technologies investir dans les industries du futur investir pour que notre productivité pourquoi les Etats-Unis font plus de croissance que nous c'est parce qu'ils investissent
bien
ou mal mais ils investissent dans les technologies et l'Europe c'est pas un problème français l'Europe est en retard sur les investissements de demain qui sont beaucoup d'ailleurs des investissements sur l'énergie les technologies écologiques etc mais aussi l'IA regardez les sommes que Elon Musk et ses amis lèvent aux Etats-Unis c'est vertigieux et par rapport à ce qu'on lève ici pour Mistral ou pour d'autres entreprises de haute valeur technologique on n'est pas au même ça c'est pas l'Etat qui peut faire ça non
donc
ça c'est
ce que nous dit
le rapport Draghi
tout est dit
il
n
'y
a
pas besoin d'inventer il faut un grand marché de capitaux il faut que l'épargne puisse s'investir largement en Europe alors qu'une partie de notre épargne va aux Etats-Unis 300 millions par an et deuxièmement pourquoi il faut moins de déficit public parce que si vous avez du déficit public c'est autant d'argent que vous levez sur les marchés de capitaux que les entreprises ou les start-up ou les entreprises qui sont les entreprises de demain ne peuvent pas lever par leurs propres moyens
est
-ce qu'il
y a
un
bon livre que vous avez lu récemment
?
oui je mets
à
part
le
vôtre oui non vous l'avez écrit un livre
parce que j'en ai fait la promotion sur sur les massacres de Tulle donc son auteur est venu donc pour moi c'est très émouvant parce que c'est une ville Tulle qui a été frappée par ce malheur par cette tragédie et donc elle s'appelle Maëlys Bessry a fait un livre c
'est quoi
alors ce massacre de Tulle
?
c'est la
division
d'Eistreich qui remonte nous sommes le 9 juin débarquement a eu lieu la division d'Eistreich remonte et va commettre des massacres Tulle et après au Radeau et c'est terrible pour une ville et c'est ce qu'elle explique par l'histoire romancée mais qui est une qui est une évocation
99
jeunes ont été pendus
à
partir des balcons et 200 ont été déportés comment une ville vit après ce malheur là c'est ce qu'elle raconte mais elle le fait avec eux aussi un porté politique en disant qu'est-ce qui a fait que finalement on ait pu commettre ces massacres là et qu'est-ce qui a fait qu'il n
'y ait
pas eu de procès comment on arrive on a évoqué d'autres massacres et d'autres malheurs
il
faut qu'à un moment il y ait
des
des des procès qu'on sache la vérité
bien
sûr et vous avez vu le film de Gaulle bien sûr
vous
avez aimé oui
moi
pour ça que
j
'avais écrit mon livre avant de voir les films de Gaulle mais qu'est-ce qui est
qu
'est-ce qui est au-delà de la personne de Gaulle son courage certains diraient même c'est une espèce de confiance absolue dans son rôle historique
sa
solitude
mais
malgré tout il est seul
et
il est réussi parce qu'il n'est pas seul
et
il y a moi je pense dans le film dans la deuxième partie donc le deuxième film
il y
a une scène qui est très intéressante de Gaulle donc contrairement à ce qu'on a dans dans l'imaginaire il n
'a
pas fait l'appel du 18 juin puis quatre ans après tranquillement il est venu avec nos amis américains et anglais libérer la France non il y a des moments où il n'aurait pas dû où il n'aurait pas pu rester à la tête de la France libre il y a plusieurs épisodes comme ça que le film raconte très bien et il
y a
un moment il a cette confrontation avec Giraud savoir qui va être le chef
et
Jean Moulin il a une rencontre avec Jean Moulin dans le film
et
Jean Moulin lui dit
pour
réussir pour que vous puissiez être le chef de la France libre
il
faut que vous fassiez l'union avec des gens que vous n'appréciez pas les vieux partis les mouvements que vous ne contrôlez pas il faut que vous fassiez ça et de Gaulle réfléchit il hésite il dit mais comment je vais revenir dans l'ancien système etc et
enfin
il dit non c'est Jean Moulin qui a raison c'est le conseil national de la résistance et c'est ce qui permet à de Gaulle d'être non seulement le chef de la France libre et de permettre la libération du pays et
le
fait que la France se soit libérée par elle-même donc et j'ai trouvé le succès de ce film qui a été long à se à se confirmer c'est quand même uni on est quand même plus fort et on ne peut pas réussir seul il faut qu'on agrège des gens qui ne pensent pas comme vous il y
avait
tout Leclerc il a commencé à l'action française et il finit comme un héros républicain admirable
c
'est ça arriver à mêler tous les parcours pour
faire que c'est la France c'est la France Est-ce que ça ne dit pas aussi quelque chose sur l'état du pays on n
'est
pas occupé enfin il y
a
quand
même un
sentiment d'affaissement
et
là on voit la renaissance brillante avec effectivement d'abord un petit noyau d'hommes et puis ensuite le pays rassemblé oui
et
ça c'est aussi un message d'espoir
dans
la nuit la plus noire parce que quand même le 17-18 juin la nuit est noire
il
y a une lumière possible et cette lumière toute faible finit par éclairer toute la pièce et peut-être la France et le monde et donc c'est ça on ne doit jamais désespérer on ne doit jamais se laisser emporter par la fatalité le déclin le dégoût et puis l'enfermement sur sa propre vie il faut un moment aller chercher la lumière il faut toujours un chef qui donne la
direction
il faut la direction il faut quelqu'un qui vous dit c'est par là et le chef c'est par là mais je ne peux pas y arriver si je n'emmène pas les autres avoir raison tout seul c'est avoir tort
merci
François
Hollande
alors décision
sur
la candidature en décembre
oui
je
pense
que décembre ça sera le moment où au centre droit au centre gauche la question sera posée qu
'est
-ce qu'on fait
qu
'est-ce qu'on fait pour qu'est-ce que vous attendez pour prendre votre décision sur quel critère vous allez basculer pour dire oui ou pour dire non moi je
suis
un ancien président je ne peux pas être un candidat avec les autres parmi les autres non pas que je sois différent enfin je ne prépare pas l'élection de 2032 en disant c'est pas grave c'est ma vie politique comme je le dis elle est derrière moi donc est-ce que c'est utile et est-ce que c'est avec une perspective de victoire
ou
pas est-ce qu'il est possible d'emmener la France enfin une majorité
ou
pas
la
réponse c'est
au
mois de décembre on suivra ça merci à vous merci merci de nous avoir suivis
on
se retrouve très bientôt pour un prochain épisode de ce podcast pourquoi faire président et vous pouvez le retrouver sur toutes vos plateformes favorites TF1 plus bien sûr et aussi YouTube à très bientôt
Sous
-titrage
ST' 501
François Hollande