La colère des Français continue !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Sud Radio, midi 14h, la parole au français Alexandre Jardin. Bonjour et bienvenue dans votre émission La Parole au français avec Alexandre Jardin. On est ensemble jusqu'à 14h et on attend vos appels au 0826 300.
Bonjour Alexandre. Bonjour. L'insécurité ne touche pas que les grandes villes et c'est la raison pour laquelle de plus en plus de communes arment leur police municipale.
Aujourd'hui, 58 % des effectifs sont armés sur sur 27000 agents. Mais pourquoi cette décision fait-elle encore tant débat ? On en parle dans un petit instant avec vos invités.
Et puis les ZFE, ça vous parle Alexandre ? Ces zones à faible émission visant à interdire certains automobilistes de circuler dans certaines zones survivront-elles à l'ultime vote en commission mixte paritaire prévu dans les prochains jours. En tout cas, ce weekend, les motards veulent mettre la pression.
Alexandre et on on va recevoir Jean-Marc Belletti qui est une des grandes figures des moteurs en colère. Ça fait partie des combats que j'ai aussi porté avec les GUux, avec eux. On sait tous que l'Assemblée nationale a voté l'abrogation des aides des feux.
Et là, c'est la dernière étape. Est-ce qu'on sort du cauchemar ou est-ce que on revient à la case départ ? Est-ce que on va se débarrasser de cette folie qui consistait à exclure un/ers de la nation, de nos grandes agglomérations euh et à sortir au fond de l'ordre républicain.
À 12h45, dites-nous ce que vous pensez de la condamnation de Nicolas Sarkozi. Nous serons avec maître Guillin Benessa. Il répondra à vos questions 0826 300 300 et puis jusqu'à 14h Alexandre, on se donne un défi.
Convaincre nos auditeurs que non, la France rurale, la France des terroirs, la France des agriculteurs qui manifeste aujourd'hui, cette France là n'est pas morte et elle a beaucoup de choses à dire encore. 0826 300 la parole au français. Prenez-la sur Sud Radio, c'est votre émission.
Alexandre, on commence cette émission avec votre édito. Vous nous parlez justement de la révolte paysane. De la révolte paysane qui qui me me bouleverse parce que je ne sais pas si les Français se rendent compte de ce que cette profession est en train d'encaisser.
C'est totalement hallucinant. Quand je dis hallucinant, le mercossur, c'est une compétition parfaitement inégale. On impose à à nos paysans des des interdictions qui ne sont pas incluses dans les produits qu'on importe et en plus avec la guerre en Ukraine, on a ouvert grand le marché français à des produits qui qui n'observent aucune des contraintes qu'on impose à nos exploitants et au fond, on leur a demandé de payer la guerre en Ukraine. un truc de fou.
C'est-à-dire que on a fait rentrer des poulets, on a fait rentrer des céréales, des œufs dans des quantités extraordinaires. Euh nos exploitants ont perdu beaucoup d'argent et au fond, ce sont eux qui ont payé une partie de du soutien français à la guerre d'Ukraine. Est-ce que c'est normal ?
Non. Si la France, c'est la France mais pas nos agriculteurs qui sont déjà fragiles. Et ce sera l'un des thèmes qu'on abordera entre 13h et 14h avec vos trois invités.
Restez bien avec nous. 0826 300 300. À tout de suite.
Sud Radio, midi 14h, la parole au français. Alexandre Jardin. Sur 27000 agents de la police municipale, seul 58 % sont armés.
Un pourcentage en hausse malgré tout, lié bien sûr à l'augmentation de l'insécurité. Mais pourquoi certaines communes ont-elles encore tant de mal à passer ce cap ? On en parle avec le maire d'Alançon, Joakim Puot, le maire de Viarme dans le Valdoise, Olivier Dupont, le conseiller municipal de Mignac en Gironde Thiier et le président du syndicat de la police municipale, Cédric Michel.
Bonjour messieurs Alexandre, c'est à vous. Oui, bonjour. Bonjour Thierry Millet à à Méignarc.
Vous fait vous faites partie des dernières villes qui qui qui ont basculé dans le port d'arme pour la police municipale. Qu'est-ce qui amène à cette décision ? Est-ce que c'est une une pression de la population ?
Est-ce que ce sont les élus ? Qu'est-ce qui fait que on en arrive là ? Ce qui fait qu'on en arrive là, c'est que effectivement il y a une prise de conscience de la population. prise de conscience assez facile puisque Mignac euh c'est la 6e ville la plus cambriolée par Alors, je parle des villes de 50000 à 100000 habitants.
Donc nous on est la 6e juste derrière Au Bervilier. Donc c'est quand même un triste un triste record. Et euh nous menons actuellement euh auprès des habitants une étude.
Actuellement, nous avons nous avons 863 répondant ou plus de 50 % des gens euh se disent euh que leur sécurité personnelle et celle de leur bien n'est pas assurée. Donc il y a une prise de conscience et puis il y a aussi un deuxième phénomène, c'est que nous sommes à moins de 6 mois des élections municipales et la municipalité se réveille et et mais elle se réveille vraiment sous la pression de la population. Elle se réveille sous la pression de la population.
Elle se réveille parce que il y a une forme de déni de d'insécurité et à un moment la confrontation entre le discours, la communication et la réalité euh écarte tellement les les élus de la majorité de la situation réelle qu'à un moment bah il faut réagir. Donc là, ils ont choisi de réagir. en réalité une communication puisque quand on décide d'armer une police municipale, il y a un temps d'armement, un temps de formation, un temps d'organisation.
Donc on est sûr d'une chose, c'est que ça prend 6 mois et donc ça n'aura aucun effet sur ce mandat. Bien, on on va en direction de Viarme. Monsieur le maire, chez vous, qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en arrive à une décision de ce type ?
Alors, en attendant de retrouver le maire de Viarme, je vais peut-être interroger à Joaquim Peyot. Vous êtes maire d'Alançon, merci d'être avec nous. En 2022, vous décidez d'armerale d'Alançon face à une opposition inquiète.
Certains membres du conseil municipal estiment que l'armement banalise la violence et que la police municipale n'est pas une force de répression mais de proximité. Qu'est-ce que vous leur répondiez à l'époque et qu'est-ce qu'il vous répondent eux aujourd'hui ? D'accord.
Donc on a visiblement un petit problème avec nos invités. Alors je crois qu'on a récupéré en revanche Olivier Dupont, le maire de Vi dans le Valdoise. Vous êtes avec nous ?
Je vous entends. Bonjour à tous. Super.
Bonjour Alexandre. Je vous laisse la parole. Comment êtes-vous arrivé à cette décision ?
Et et est-ce que c'est le fruit d'une d'une évidence pour tout le monde ou est-ce qu'il y a eu des débats houleux chez vous ? Je je je suis désolé mais j'ai pas entendu le début de la conversation puisque ça ne fonctionnait pas. Vousimagine que vous me parliez de la création de la police municipal, c'est ça ?
Oui. Et et surtout de l'armement de de la police municipale. Euh est-ce que c'est venu très naturellement parce que la population le demandait, est-ce qu'il y a eu de conflits ou au contraire ça apparaît comme une évidence ?
Non. Euh depuis le développement de notre police municipale depuis le début du mandat en 2020, c'est c'est apparu comme une évidence. Il était pas question pour moi de d'envoyer mes agents sur des contrôles nocturnes sans avoir les moyens de se défendre en cas de en cas de contrôle compliqué.
Est-ce que Mais vos agences se font agresser ? Non mais ça peut c'est aussi c'est aussi de la dissuasion. C'est quand vous êtes, j'invite d'ailleurs mes collègues ma s'ils ne l'ont pas encore fait à à tourner la nuit avec les agents quand vous vous trouvez euh devant un contrôle d'un véhicule sur un parking par une noire et que vous approchez les véhicules, c'est quand même il y a des questions à se poser.
Il faut quand même avoir les moyens de de se défendre si jamais les choses devaient mal tourner. C'est jamais arrivé encore hein. C'est vraiment une une prévention. prévention.
Joakim Pu est-ce que vous nous entendez ? Oui. Bonjour monsieur le maire, merci d'être avec nous.
Alors, je vous je vous demandais tout à l'heure, maire d'Alançon, je vous demandais tout à l'heure quelles ont été les contraintes que vous avez rencontré lors des conseils municipaux lorsqu'il il vous avait proposé d'armer la police municipale. Je rappelle que depuis 2022, votre police municipale est armée. Certains s'inquiétaient justement de de cette proportion et évoquaient euh la nature en fait de la police municipale plutôt destinée à à de la proximité qu'à de la répression.
Euh quels étaient vos arguments à l'époque, en 2022, lors de ces débats et aujourd'hui est-ce que cette opposition s'est rangée derrière vous ? Enfin, c'est une opposition de deux élus en fait sur l'ensemble du conseil municipal. Moi, j'avais pris ma décision he j'avais pris ma décision d'armer les policiers municipaux pour plusieurs motifs parce qu'il y a quand même des dangers pour pour eux-mêmes et puis il y avait également une concertation avec les policiers eux-mêmes et les organisations euh professionnelles et j'étais confronté également au problème de recrutement et je me suis rendu Alors, on a petite interruption, c'est pas grave.
Cédric Michel est avec nous. Cédric Michel, vous êtes président du syndicat de la police municipale. Merci d'être avec nous.
Vous avez entendu ce qu'on dit les maires avant vous. Vous comment vous la voyez évoluer aussi cette insécurité ? Parce que le fond du problème est quand même là.
Le fait d'armer aujourd'hui la police municipale, est-ce que ça répond justement à l'évolution de cette violence ? C'està-dire qu'aujourd'hui on ne parle pas seulement de vol à l'étalage mais plutôt de de vol à ma armée, quoi. Merci.
Bonjour messieurs les maires. Bonjour à tous. Bon, il est vrai que nous sommes confrontés à une société qui est de plus en plus violente et il y a une réalité qui s'impose, c'est que partout où il y a une police municipale et une vraie police municipale digne de ce nom, c'est que les policiers municipaux sont les primaux intervenants.
Et c'est ça la véritable police de proximité. La police de proximité, c'est le fait de répondre dans un instant très court, voire dans à l'instant aux problématiques de sécurité de la population. Ce qui fait que les policiers municipaux arrivent les premiers sur les événements et sont confrontés de plein fouet euh aux agressions, à la délinquence, aux conflits familiaux, intrafamiliaux euh et j'en passe.
Donc si on prend par exemple la presse locale sur les h derniers jours, il n'y a eu pas moins de 27 policiers municipaux blessés et c'est une réalité que nous vivons au quotidien. Aujourd'hui, les policiers municipaux sont confrontés de plein fois à l'insécurité et l'armement euh, je veux dire euh n'a rien à voir avec la mission de proximité. L'armement est un moyen, est un outil de défense qui permet de garantir la sécurité du policier municipal mais aussi la sécurité de la population.
Parce que si le policier municipal n'arrive pas à se protéger lui-même, il est évident qu'il peut pas protéger la population. H Olivier Dupont, comment réagit la population de Vi lorsque vous avez autorisé l'armement de la police municipale ? Ça n'a jamais été un sujet.
Euh ça n'a jamais été un sujet. Les armements avaient été achetés dans la mandature précédente mais il n'était pas utilisé. Faut dire que on avait une police municipale qui était très restreinte plutôt des ESVP, des agents de sécurité sur lois public que des policiers municipaux.
Euh donc on l'a beaucoup développé puisquon est monté à h agents et on a créé une police pluricommunale. Donc on est 10 communes euh au sein de ce de cette ce nouveau service. H euh ça n'a jamais été une discussion euh personne en fait ne m'en a jamais parlé.
D'accord. Joakim Fuyot, vous avez été coupé tout à l'heure. Je rappelle que vous êtes le maire d'Alançon.
Vous nous parliez de la façon dont vous aviez amené le sujet de l'armement de la police municipale dans votre ville. Ben à titre personnel, j'étais favorable à l'armement des policiers municipaux et j'ai commencé par convaincre les élus de ma majorité. Euh l'opposition euh a été informée parce que j'ai informé bien évidemment que j'allais euh que j'avais pris la décision d'armer euh la police euh municipale et nous avons effectivement deux membres de l'opposition qui sont prononcés contre mais une grande majorité des policiers des des élus pardon ont été favorables.
On a armé ces policiers bien évidemment avec un équipement adapté avec de la formation parce que ce qui est important c'est bien évidemment la formation pour utiliser ces armes létales. Donc ça a pas posé de problème et j'ai pris conscience d'ailleurs, j'ai ressenti que une très large partie de la population était favorable. Il y a pas eu de polémique, il y a pas eu de controverse.
Hm. Donc voilà, je crois que ça s'est vraiment très bien passé au au niveau des habitants et puis la conséquence, c'est que les policiers se sentent en sécurité avec leurs armes. C'est-à-dire que on voit très bien que auparavant, ils étaient quelquefois en difficulté.
Ils étaient pas forcément bien dans leur dans leur peau tout simplement. et depuis qu'ils sont armés, ils sont beaucoup plus plus ils sont mieux en fin de compte dans dans leur fonction. C'est ce que j'ai pu constater euh depuis euh que j'ai pris cette décision.
Cédric Michel, euh il y a évidemment une question que tout le monde se pose, c'est qu'est-ce que ça veut dire en terme de formation d'avoir des des policiers municipaux armés ? Est-ce que c'est une formation qui est lourde ? Est-ce qu'il y a une partie juridique ?
Est-ce que c'est quoi la formation ? Vous me posez la question qui a insisteré sur la formation de ces policiers municipaux, mais je voudrais dire que la formation des policiers municipaux, elle est nationale. C'est pas parce qu'un maire dit "Je vais armer ma police municipale et je vais faire un effort de formation." Non, non, la formation est encadrée sur le plan national.
Tous les policiers municipaux qui sont recrutés, ils sont recrutés stagiaires euh sur 1 an, ils ont 6 mois de formation théorique, 6 mois de formation pratique, ils ont des tests psychotechniques, ils ont un agrément de moralité par le procureur, par le préfet, des tirs de mise en situation, une formation continue. En réalité dans la il faut sortir de de cette a priori qui existe dans l'impion collectif, la police municipale est la profession la plus encadrée et la mieux formée des métiers de sécurité. Parce que depuis 1994 que le premier statut de la police municipale euh est sorti, il a fallu prendre le contrepied de cette inconscient collectif de la formation des policiers municipaux.
Et en réalité aujourd'hui les policiers municipaux sont extrêmement bien formés. Et et Thier Millet vous vous aviez dit euh que c'était en train de se mettre en place chez vous à à Mérignac. Euh donc euh les premiers effets chez vous commenceront à se voir d'ici 6 mois.
Alors, les premiers effets ne pourront pas se voir avant 6 mois puisque ce qui vient d'être expliqué, c'est qu'il y a une formation. Il y a d'abord, il y a une acquisition des armes, il y a une formation. Et donc ce temps-là, c'est un temps incompressible de 5 à 6 mois.
En fait, si vous voulez, on prend une décision amérinnaque qui est tardive. Pourquoi ? Parce que il y avait une espèce de dogme dans la majorité municipale qui consistait à dire qu'on allait pouvoir tout régler avec des médiateurs sociaux.
Bien évidemment, c'est une vue très très idéale et les explications qui ont été données par les deux maires euh avec lesquelles nous débattons montre bien que les policiers municipaux peuvent se retrouver en risque. Donc il faut bien qu'ils puissent se protéger. Ce qui a fait basculer en fait chez nous euh la vers l'armement de la police et donc sa formation, c'est qu'en juillet, le 19 juillet, malgré d'ailleurs des mises en garde écrites qui avaient été envoyées dans un quartier de Mérignac où il y a du trafic de drogue, il y a une fusillade et cette fusillade euh elle s'est passée à 21h.
C'était un jour où il y avait de la canicule. Euh les familles sont sorties euh vers 20h au moment où il faisait moins chaud et donc ça s'est passé au milieu de famille. Les primo intervenants, à nouveau, c'est ce qui a été expliqué euh sont arrivés et c'était les policiers municipaux, ils sont arrivés, enfin excusez-moi de vous dire, mais ils étaient à poil, euh ils ont mis leur vie en danger.
Ils n'ont pas été en mesure de pouvoir faire quoi que ce soit par rapport aux populations qui étaient autour. Donc en fait, il y a eu ce point de bascule, mais aujourd'hui bah il faut que euh dans un une logique, les personnes qui vont être armées subissent suivent cette formation parce que ça n'est pas euh évidemment anneau d'un armé une police. En tout cas, c'est une nouvelle que que moi j'accueille très positivement, même si elle est très tardive puisqu'on démandre ça depuis maintenant des années.
J'ai envie de vous poser à tous la question. Quand on appelle la police euh comment on sait si on appelle la police nationale ou la police municipale ? Ah bah ça c'est c'est le généralement lorsque vous appelez le 17, ça vous reconduit ?
Enfin c'est vous qui précisez mais bon je reste peut-être Cédric Michel voulez répondre. Oui. Alors bon il y a plusieurs situations.
Première situation il faut savoir que la vidéo protection elle est gérée par la ville. Donc aujourd'hui, dans bon nombre de situations, les policiers municipaux sont envoyés en premier par un appel vidéo parce que la vidéo, les écrans sont sous les yeux des policiers municipaux. Ensuite, la seconde situation, c'est euh il y a une réalité, c'est que les effectifs de police nationale souvent sont indisponibles parce que ils sont débordés.
Il y a tout un tas de de tâches indu qu'on a confié à la police nationale et puis il y a une réalité sécuritaire en France qui fait que les forces d'État sont débordé et donc on envoie la police municipale, on bascule sur la police municipale. Donc quand on fait le 17 évidemment euh on appelle la police nationale mais souvent c'est rebasculé sur la police municipale. Et puis la population aussi d'elle-même c'est que si elle appelle les forces d'État, elles sont pas toujours disponibles.
Elle fait l'effort aussi d'appeler le numéro dédié à la police municipale et et à Viarm et est-ce que c'est simple l'articulation police municipale police nationale où est-ce qu'il y a des frictions friction ? Alors, on on Olivier Dupont, on vous écoute. Oui.
Pour répéter euh avant de répondre à votre question sur la formation, je j'ajouterai que nos policiers à nous ont six séances de tir euh annuelle encadré par un instructeur. Euh mon propos est à confirmer mais je pense que c'est une quantité de séance supérieure à ce que aux séances faites par la gendarmerie puisque moi je suis en zone gendarmerie. Pour revenir sur ce que vous disiez sur l'articulation, euh tout dépend des hommes et tout dépend de du lieutenant qui est et de la politique du département en terme de de sécurité et de de cohésion entre la gendarmerie nationale et les politiques municipales.
Nous, ça fonctionne plutôt bien. On a une convention de coordination signée par le préfet, le procureur de la République, les communes et les forces de gendarmerie. et euh ça travaille plutôt bien.
Il y a des choses qui sont faites ensemble. Quand il y a besoin d'un renfort de police municipale, les gendarmes appellent et vice-versa, il y a des opérations qui sont faites ensemble et la cohésion fonctionne plutôt bien. C'est vrai que les gens euh malgré le fait qu'on communique souvent le numéro direct de la police municipale dans nos revues, sur nos réseaux, parmi les commerces, naturellement les gens sont encore plus souvent à appeler le 17 et à faire la plage marie.
Joaquim Puot, on vous on vous laisse conclure peut-être et nous répondre justement sur cette cohésion et cette façon de travailler entre police municipale, police nationale. Je pense à Lon. Pour pour revenir euh sur l'armement de la police municipale, effectivement, il y a une formation initiale, il y a des agréments et ensuite il y a une formation continue que j'ai mis en place.
Par ailleurs, nous proposons également dans l'avenir aux policiers municipaux d'avoir peut-être d'autres fonctions. Je prend recourir au contrôle de l'identité exacte, généraliser la valisation immédiate pour toutes les infractions du quotidien et de donner l'accès aux policiers municipaux. Effectivement, euh on a des propositions d'ailleurs, que ce soit Ville-de-Fance ou l'association France-Ubaine a fait une série de propositions et ça c'est les maires qui prendront la décision.
Donc l'armement était pour moi nécessaire. Quant au lien entre la police nationale et municipale, nous on a mis en place un GPO, donc un groupement partenariat opérationnel qui se se réunit toutes les semaines, donc police municipale, police nationale pour faire le point sur les difficultés sur sur le rôle de chacun. Puis avec madame le procureur, on a mis en place, ça se fait dans beaucoup de villes d'ailleurs, un groupe local de traitement de la délinquence dans lequel effectivement nos services sont présents avec la police nationale et puis les services du parquet.
Donc, il y a un travail de coopération qui me paraît euh euh euh très important. Euh et je pense que le fait d'armer euh la police municipale, ça va permettre ensuite euh on sait pas trop, il y avait le euh à Beaovu devait travailler sur euh la façon dont pouvait faire évoluer l'émission de la police municipale sans bien évidemment euh mettre en cause euh la police nationale qui a quand même un rôle important dans la sécurité publique. Mais je pense que nous on a un rôle également dans la tranquillité et donc il faut renforcer effectivement les compétences de la police municipale, d'où d'ailleurs l'intérêt d'armer nos policiers municipaux.
Bon, on aura encore certainement l'occasion d'en parler. Merci beaucoup messieurs d'avoir accepté notre invitation. Thier Milia, conseiller municipal d'opposition à Mignac, Olivier Dupont, maire de Vierme, Joaquim Puot, maire d'Alançon, Cédric Michel, président du syndicat de la police municipale.
À très bientôt sur Sud Radio et puis nous, on se retrouve dans un tout petit instant pour parler des motards en colère. Il y a une mobilisation ce weekend. Alexandre Jardin, vous en faites partie, je crois, on en parle dans un instant.
Et pour réagir 0826 300 300 à tout de suite. Pardon. Les zones à faible émission dont la suppression avait été votée en juin par les députés vont-elles vraiment disparaître ?
Rien ne le garantit encore. On va vous expliquer pourquoi et c'est la raison pour laquelle la Fédération française des motards en colère, le collectif LGU et la Ligue de défense des conducteurs appellent à une mobilisation nationale ce weekend. Alexandre, ça vous concerne et ça concerne votre invité Jean-Marc Borelli, coordinateur de la FFMC de Pardon.
Qu'est-ce que j'ai dit ? Bah oui, voilà de Paris, coordinateur de la FFMC de Paris et Petite Couronne. Bonjour Jean-Marc.
Bonjour. Euh alors, il y a une chose très importante pour tous les gens qui nous écoutent. Il faut qu'il sachent que d'abord les EDFE ne sont pas encore abolis.
Euh l'abrogation a été votée à l'Assemblée nationale, mais là, tout début octobre, il va y avoir une réunion entre le Sénat et le commissionitaire. Voilà. Et c'est une étape fondamentale.
Euh tout peut encore être perdu. Donc on va remettre un coup de boost, un coup de pression populaire et et moi j'y serai demain à 17h devant la mairie de Paris Avenue Victoria pour clairement dire que on n'est pas d'accord pour la moindre ségrégation en France. Parce que évidemment les LFE ça veut dire quoi ça ?
Ça veut dire que quand on n pas les moyens de changer de voiture, mais on est interdit de ville et on s'est tous battu parce que c'est une dimension sociale que ça ça correspond à une crise sociale potentielle épouvantable. Et je voudrais que tous les gens qui nous écoutent se rendent compte que grâce au moteur en colère qui se sont mobilisés avec les GU, avec les forins, avec d'autres associations, on est arrivé à faire un énorme mouvement populaire qui a convaincu 78 % des Français et et c'est ce qui a permis le vote à l'Assemblée nationale. Mais étape par étape, on doit maintenir la pression.
Pourquoi ? Parce que même si ça se passe bien entre le Sénat et l'Assemblée, il y a toujours le risque que le Conseil constitutionnel invalide. Et ça voudrait dire qu'on on reviendrait à la position initiale qui serait une catastrophe sociale mais historique.
Donc pour éviter ça, vous venez avec nous pour tous ceux qui sont en région parisienne à 17h devant la mairie de Paris Avenue Victoria et vraiment Jean-Marc Belletti on vous remercie parce que ce que vous faites vous le faites pas que pour vous, vous le faites pour l'ensemble des Français et alors qu'on est dans une société où tout le monde se bat pour son petit bout de fromage, vous vous battez pour le pays. Oui, tout à fait. parce qu'il il est alors alors il y a deux rassemblements he d'ailleurs il y a un premier rassemblement pour les motards qui se passera à venue Foche au niveau de la porte Dauphine donc rassemblement à 14h avec un départ du cortège sera un cortège roulant qui se rendra effectivement à la mairie de Paris on devrait arriver aux alentours du 17h et là on donne rendez-vous à toutes celles et ceux qui euh cycistes piéton euh voilà automobilistes toutes celles et ceux et tous les gu et toutes celles et ceux qui sont contre contre les aides des feux Et et ce que je voudrais souligner surtout parce que aujourd'hui quand on essaie de défendre une idée euh on est tout de suite taxé de populiste, climatosceptique, enfin tous les noms en en IST et en I.
Euh voilà. Alors que tout simplement il est pas question aujourd'hui de de se battre contre l'écologie, mais c'est pas du tout ça. Et c'est ça qu'on essaie de faire comprendre aussi bien les motards que les autres.
On est bien conscience qu'effectivement il y a des enjeux écologiques mais on se bat contre des mesures qui sont qui nous semblent totalement inadaptées et surtout totalement antisocial. C'est-à-dire que à un moment donné, pourquoi on va faire payer au plus démunis euh le prix de l'écologie et et pourquoi ce serait eux qui devraient être au front ? Euh à un moment donné, quand on nous parle d'aide et cetera, on va donner des aides aux gens pour changer de voiture.
Déjà, c'est de la surconsommation parce qu'on va refabriquer des bagnoles et puis deux, il a pas échappé que la dette du pays, elle est monstrueuse et que les aides, elles vont pas arriver dîner tout de suite hein, voir pas du tout. Donc à un moment donné, ces gens-là qui n'ont pas les moyens de circuler, qui n'ont pas de transport en commun chez eux, alors les grandes villes, c'est pas le cas parce qu'on a des transports en commun, mais celles et ceux qui veulent rentrer dans les grandes villes ou celles et ceux qui n'habitent pas dans les grandes villes et qui vont travailler euh en en région euh où il y a pas de transport en commun, mais alors comment ils font ? On les laisse sur le bord de la route.
C'est ça qu'on dénonce nous, vous voyez, c'est ça que les moturs en colère dénoncent. et et merci Alexandre de dire qu'on se bat pour tout le monde parce que là c'est pas un un problème motard motardesque, c'est un problème national qui concerne tout le monde. Alors parfois nous avons des combats spécifiquement motard comme le contrôle technique ou d'autres ou les rails de sécurité sécurité pardon ou d'autres de d'autres combats, mais là c'est vraiment un combat pour tout le monde et nous ne sommes pas des populistes, nous ne sommes pas des climatosceptiques.
Nous cherchons simplement à faire entendre raison à ces gouvernants qui voudraient éradiquer les les plus pauvres des villes. Voilà. Et ça c'est on peut pas l'entendre ça.
Oui. Oui. On peut pas purifier l'air des riches environ les pauvres.
En gros, c'est aussi simple. Vous l'avez dit les aides des feu on a surtout parlé des conséquences sur les automobilistes. Donc ceux qui possèdent des voitures.
Ça concerne aussi les motards. Ça concerne quel en proportion enfin quel pourcentage de des mots ? les les vignettes critères sont les mêmes et ça va comment dire concerner une une bonne proportion des usagers de dormotorisés parce qu'il faut savoir que les usagers de d motorisé les motards spécifiquement entretiennent bien leur leurs véhicules.
On n pas le même rapport les motards avec nos motos que les automobilistes avec le leur voiture. C'est d'ailleurs aussi pour ça qu'on est contre le contrôle technique. Donc il y a pas mal de motos qui sont anciennes qui sont très bien entretenues qui risquent d'être interdites et alors en plus excusez-moi du peu, mais les agités de motorisé ils ont une spécificité parce qu'au départ on était parti pour se battre pour nous uniquement pour les motards parce qu'on a des spécificités et c'est ensuite qu'on s'est dit mais non mais quand même on va pas se battre que pour nous parce que il y a quand même des pauvres gens qu'on ait des voitures qui peuvent pas circuler on va pas les laisser sur le bord de la route.
On a un pouvoir de mobilisation très important donc on va l'utiliser. Notre spécificité c'est quoi ? c'est que on est ultra mobile, on émet pratiquement pas de particules fines puisque les particules fines, elles sont émises par le diesel.
Il y a aucune moto qui roule le diesel, c'est que de l'essence. Elle est les particules F sont également émises par le freinage et par l'abrasion des pneus sur la route. Plus un véhicule est lourd, plus il est gros, bah évidemment plus les mètres particules fedorment et notamment les véhicules électriques.
Euh et puis euh nous on a que de roues, hein. On a que de roues, donc un système de freinage beaucoup moins important. Voilà.
Donc euh à même distance, on va rouler beaucoup moins longtemps puisque on n'est pas soumis aux embouteillages. Vous voyez ? Donc on a des spécificés qui font que les DOR motorisés ne devraient même pas être inclus dans les a des feux.
C'est-à-dire en gros, ils devraient euh pouvoir circuler dans les aides des feux. C'est ce qui se passe à Bruxelles en attendant. C'est ce qui se passe à Bruxelles parce que il faut juste s'inscrire et les de motorisés ont le droit de circuler.
C'est ce qui se passe dans plein d'autres villes en Europe. Mais nous on a décidé de pas se battre que pour nous. Euh même si on a ses spécidé, on a décidé de se battre pour tout le monde.
Voilà, parce qu'on pourrait très bien tirer notre épingle du jeu et s'en sortir. Euh c'est pour ça c'est pour ça que c'est un combat qui rassemble des gens très généreux qui se battent pour les autres et et puis il y a aussi une autre solidarité surtout voilà c'est de vraie solidarité aussi solidarité qui rentre en France et et surtout que les gens qui sont solidaires dans les combats, moi je trouve ça vraiment inadmissible et insupportable de se faire traiter de tous les noms euh par les parties adverses hein parce que là on essaie de de d'opposer des gens les uns contre les autres. Euh ben non, tous les cyclistes sont pas des abrutis qui guérit les feux parce qu'il y en a qui se comportent bien.
Tous les motards sont pas des esservelés qui roulent sur une seule roue à l'arrière parce qu'il y en a qui se comportent bien. Les automobilistes sont pas non plus tous des des fous furieux. Bref, on veut lutter contre les généralités.
Voilà, on essaie d'opposer les gens les uns contre l'autres. Ça c'est inadmissible et et et c'est et c'est insupportable. Donc à un moment donné, oui, il faut qu'il y ait un peu de solidarité dans ce pays pour pouvoir faire entendre la voix des des des des de la population.
Euh Alexandre Luisa disait tout à l'heure, on a fait un on a fait un sondage Ipsosn euh 78 % euh oui, pratiquement 78 % euh des gens euh sont contre les feux. Ils sont pas contre l'écologie, ils sont contre les aides des feux. Mais et quand vous entendez, il y a pratiquement 90 % des gens qui sont pour effectivement des des un une prise en compte de l'écologie.
Donc on est tous d'accord là-dessus mais pas les aider des feux. Voilà. H et la mobilisation demain à 17h de devant la mairie de Paris, elle est fondamentale pour une autre raison, c'est que même si on gagne, même si le l'abolition est acquise, même même si euh on repart pas dans des folies, si le Conseil constitutionnel euh tout à coup attaquer ça, il y a un très gros risque qui nous pend.
Il y a en ce moment des des décrets de durcissement des contrôles techniques qui se préparent. Il c'est comme s'il y avait un un lobby écolo qui était en train de déclarer la guerre à la société et et ça on va rester très mobilisé. C'est aussi pour ça qu'il faut venir demain pour dire que les logiques d'exclusion parce qu'en fait c'est ça et et si on durcit encore en 2026 de manière dramatique le contrôle technique, ça sera une énorme ZFE qui dira pas son nom invisible et qui exclura des quantités extraordinaires de citoyens.
Ils vont faire entrer par la petite fenêtre qu'ils n'ont pas pu faire entrer par la porte. Si si jamais on gagne là-dessus, effectivement, ils vont mettre en place d'autres manœuvres justement pour exclure bah encore une fois ceux qui n'ont pas les moyens parce que c'est toujours même chose. C'est là où est le vrai problème en fait.
On en reparlera on reparlera d'ailleurs sur contrôle technique qui avait été annulé en tout cas par vote au Sénat et à l'Assemblée nationale et il y a une pétition d'ailleurs sur le site de l'Assemblée nationale 55000 signatures actuellement pour supprimer ce contrôle technique. Merci beaucoup. Alors je ne vais pas écorcher votre nom.
Merci beaucoup Jean-Marc Bellotti pour votre intervention. On souhaite bon courage pour cette manifestation demain et puis vous chers auditeurs, restez bien avec nous dans un instant. On on essaiera de comprendre un petit peu les les conséquences de cette condamnation de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozi avec maître Guillin Benessa.
N'hésitez pas à réagir. 0826 300 300 à tout de suite. Sud Radio midi 14h la parole au français.
Alexandre Jardin. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozi a donc été reconnu coupable d'association de malfaiteurs hier. Il a été condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé par le tribunal correctionnel de Paris. une association de malfaiteurs selon le jugement avec en première ligne plusieurs de ses proches.
D'abord son directeur de cabinet de l'époque Claude Guéan, son ami Bris Ortefeu et enfin l'intermédiaire Ziadette Takiedin. Le but des quatre hommes des quatre hommes pardon selon le jugement était le suivant : obtenir ou tenter d'obtenir des soutiens financiers en Libye en vue d'obtenir un financement de la campagne. En éplhant les comptes de campagne, les juges n'ont toutefois retrouvé aucune trace d'argent libien.
Aucune preuve que les discussions aient atteint leur but. Nicolas SarkoZi a donc été relaxé des accusations de corruption et de financement illégal de campagne électorale. Le tribunal ne peut pas établir avec certitude qu'il y avait plus de 35000 € en espèce dans cette campagne, même si cela ne peut pas être complètement exclu, peut-on lire dans le jugement.
Maître Guillin Bénessa, bonjour. Bonjour. Cette condamnation est-elle juste finalement Guillin Benessa ?
Alors euh écoutez, non juste c'est pas le terme, c'est-à-dire euh je vais je vais être clair, je pense je mets à la place une seconde de Nicolas Sarkozy et euh euh peu importe à la limite la figure ou pas, qu'on apprécie ou pas Nicolas Sarkozi, c'est pas le débat hein. Hm. Il a entendu le prononcer d'un jugement interminable hein, 400 pages donc entendu en temps réel, faut se mettre à la place d'un justiciable quel qu'il soit.
Ouais. Il a vu égren des des chefs d'accusation qui tombent les uns après les autres. Donc je suppose qu'il a dû il a dû avoir un espèce de de soupir de soulagement se disant finalement le coup près ne tombera pas et finalement est retenu l'association de malfaiteurs avec tout ce qu'on entend de donc de chef abandonnés avant cela et pour cela, il est cope de 50 de prison c'est-à-dire presque autant que que comment dire que les réquisitions initiales alors même que trois chefs de jugement sont tombés sur les quatre.
H ce qui veut dire que qu' encore une fois je je j'essaie parce que j'en parle depuis hier naturellement comme pas mal de de confrères d'avocats qui interviennent sur ces sujets. Euh je je il faut se mettre à la place d'injusticiable et dans ce cas de figure spécifique c'est évidemment l'ancien chef de l'État c'est une condamnation extrêmement lourde et surtout les conséquences sont sont extrêmement puissantes à la fois pour lui mais pour les le pays les institutions. esprit du temps, ça signifie quelque chose, on va dire, d'un tournant judiciaire et d'un rapport entre le politique et le droit.
Ceux qui refusent de le voir à droite, à gauche, en dessous, en bas, d'ailleurs et cetera ne comprennent rien au coup de tonner d'hier, quoi qu'il en soit et je précise quoi qu'il en soit de ce qu'on peut penser personnellement ou non de Nicolas Sarkozi, si on résume, il a été condamné alors qu'il a été relaxé de de de l'essentiel de ce ce dont on l'accusait. Donc c'est ça qui trouble entièrement le pays parce que si s'il avait été condamné euh pour tous les autres motif, tout le monde aurait trouvé ça naturel. Mais tout à coup, on a l'impression que au fond une justice politique peut s'abattre sur un opposant politique puisqu'il il n'est plus nécessaire au fond d'apporter la preuve.
Et et et est-ce qu'on pas dans une toute autre société ? Alors, deux choses en fait pour braquer le faisceau sur le présent et comprendre ce qui nous attend à mon avis. Oui.
Sur le présent très simple. Au-delà de lui, hein. Au-delà de lui.
Exactement. Exactement. Pour braquer une seconde le faisceau sur l'actualité.
Ce qui est arrivé hier, c'est que finalement la baudruche qui a été montée depuis 10 ans, plus de 10 ans par la justice, était monté autour d'un élément central. C'était le pacte de corruption faustien. C'est ce qu'on disait à l'époque, un pacte de corruption faustient entre le on va dire la SarkoZie et la Libye.
Donc un échange de bon procédé entre un chef d'état démocratiquement élu et un dictateur. C'était ça le le fond du dossier complètement ahurissant dont on entend parler depuis très longtemps. Cet élément précis n'a pas été retenu, d'autant que la l'une des pièces centrales, la note de médiia part semble-t-il est un faux.
C'est ce qu'a dit le jugèire. Ce qui veut dire que sur cet aspect-là, on frappe fort alors qu'effectivement la baudruche s'est vidé substance en cours d'audiencière. Ça veut dire quoi ?
On n pas grand-chose mais on tape quand même très fort. C'est une leçon terrible. Mais pour prendre du champ et pour répondre clairement à votre question, Alexandre Jardin, il faut comprendre ce dossier dans les 50 dernières années du rapport entre la justice et la politique.
Vous en savez quelque chose ? Vous parlez régulièrement du Conseil constitutionnel sur la question des a desfeu et de tout un tas de sujets. Vous en parliez avant.
En fait, il faut comprendre quand c'est une longue histoire, mais que depuis les années 70, les politiques à moitié consciemment, à moitié inconsciemment ont confié les clés du camion au juge. C'était l'aire du temps, c'était mieux la règle de droit, le politique c'était sale, la décision politique c'est dure et les juges se sont infiltrés et petit à petit, en droit administratif, en droit pénal, en droit civil, peu importe, leur marge d'appréciation est devenue gigantesque à tel point que finalement ils ont un pouvoir désormais qui est bien supérieur à celui qu'ils avaient il y a 50 ans. Et c'est valable pour les juges européens, pour les juges du Conseil constitutionnel, c'est une matrice générale.
Quand on comprend l'évolution de cette matrice, on comprend aujourd'hui que hier il ne s'agit pas de Nicolas Sarkozy uniquement, il s'agit de la clé de voûte de nos institutions qu'on a coupé comme on a fait tomber la tête du roi. C'est-à-dire que c'est une révolution judiciaire très longue qui aujourd'hui a connu un coup prè, une espèce de coup de massu. Et encore une fois qu'on le veuille ou non, c'est cette idée même d'une institution ratiboisée de sa tête, d'un homme qui a critiqué les magistrats.
Et dans ce cadre là et cette configuration qu'on comprend ce qui se passe. Sinon, on a des petites critiques, des petites compréhensions. On comprend rien à à l'actualité et dans les dans le temps judiciaire que nous vivons aujourd'hui.
Donc vous décrivez clairement une crise de système de de véritablement la dérive d'un système où tout à coup il y a une autonomisation du monde judiciaire et ça pose un problème de démocratie considérable parce qu'il y a pas de contrepouvoir. Euh tout tout à coup le judiciaire est en roue libre, il est hors hors de contrôle démocratique. Comment on sort de cette évolution sociétale qui est quand même cauchemaresque ?
Parce que il y a une part d'arbitraire et comme tout le monde sait que il y a une partie de la magistrature qui était très engagé politiquement, ça crée une suspicion, ça crée un énorme malaise dans la société. Comment on sort de cet enfer ? Alors en fait l'erreur à mon avis l'une des erreurs, c'est de ne voir la question sarcozy ou le dossier sarcosi à l'one de la politisation à gauche d'une partie de la justice.
La droite en parle. Je ne dis pas que c'est faux. Il y a énormément de choses à dire sur le mur des cons, le NM, la formation des magistrats et cetera.
Très bien. Mais en fait c'est beaucoup plus puissant que ça. C'est beaucoup bien plus puissant et c'est un sac de nœud beaucoup plus profond.
Je vous donne un exemple très spécifique. Si la primaé européenne aujourd'hui nous empêche de légiférer sur un ensemble de points, de prendre des décisions sur l'écologie, l'environnement, je disais les ZFE tout à l'heure, c'est parce qu'un jour un homme, un juge français a validé la primauté européenne dans l'alcour de justice de l'Union européenne que personne ne connaît. C'estd que une voix fait basculer tout un système vers aujourd'hui ce qui nous étrangle. une voix, pas 12, pas 15, pas 50, une voix.
Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce genre de situation de configuration ce qui se produit depuis 50 ans. C'està-dire que on a mis un ou deux hommes à des leviers spécifiques qui ont voté de façon spécifique avec un avec un champ idéologique clair et qui mis qui ont mis en place une sorte de système avec des verrous. Jean-Mené appelé ça les petits pas mais en fait c'est des verrou successifs qu'on a mis en place pour concevoir la machine la bécane.
Et le défaut des politiques, faut le dire aussi c'est que pendant longtemps, ils ont refusé d'en parler. Ils ont dit finalement c'est normal, c'est l'air du temps et cetera. Et aujourd'hui, du coup ce qui se passe que Nicolas Sarkozy notamment sur les sur l'exécution provisoire, il souffre d'un dispositif que les politiques ont validé pour donner encore plus de pouvoir au juges et en somme c'est l'arroseur arrosé.
On a laissé les juges prendre de l'autonomie. On les a laissé beaucoup trop longtemps ainsi. Et forcément aujourd'hui les barreaux les barreaux de la prison de Nicolas Sarkozi, ce sont les juges mêmes qui les ont qui les ont forgés avec l'assistance implicite des politiques.
Et aujourd'hui d'ailleurs toute une partie de la gauche qui se réjouit de la défaite de Nicolas Sargozi devra faire attention parce qu'un jour ou l'autre, elle finira également derrière les barreaux. Les juges seront également contents les mettre derrière et et finalement se dira le coup d'état contre Sarkozy va se reproduire contre l'un ou l'autre d'ici 1 an, 2 ans ou 10 ans. Le coup de balai s'accélère grâce aux juges qui pourtant toute l'année râ contre ceux qui sont les populistes dégagistes.
Et bien à suivre donc et puis à voir aussi si l'actuel président de la République grâcira l'ancien président de la République. C'est une question qu'on qu'on peut se poser. Merci beaucoup maître Guill Benessa de nous avoir éclairé sur cette condamnation de Nicolas Sarkozi.
À très bientôt et puis chers auditeurs pour réagir 0826 300. On se retrouve dans un tout petit instant. Restez bien avec nous à tout de suite.
D'un côté la révolte des agriculteurs mobilisé par tout en France aujourd'hui. De l'autre une leçon de sagesse paysane presque. Quel avenir pour nos campagnes ?
Le salut viendra-t-il des villages, des bourgs et non des villes ? C'est l'occasion pour vous de nous appeler 0826 300 et puis on en parle avec nos trois invités. Philippe Roy auteur de fils de paysan aux éditions Fillard, Vincent Louau, sénateur Horizon d'Indré Loire et Jérôme Baile, éleveur Bovin, Haaron.
Bonjour messieurs. Bonjour. Bonjour.
Bonjour. Bonjour. Bonjour.
Euh Vincent Louau va nous rejoindre. Euh avant pour commencer Jérôme Bell euh je voudrais que que vous puissiez vous exprimer qu'est-ce qui se passe en ce moment dans le monde agricole parce que les gens qui nous écoutent ne savent pas forcément l'ampleur de l'ampleur de ce qui vous arrive et vous qui nous nourrissez donc vous qui êtes absolument fondamentaux et puis ensuite je me tournerai vers vous Philippe Roy parce que vous avez écrit un livre fils de paysan qui donne de l'espoir et et puis on sera accompagné par je vois qui nous rejoint Vincent Loua sénateur mais qui est aussi et et c'est assez rare au parlement qui est aussi agriculteur. Alors qu'est-ce qui se passe en ce moment Jérôme Belle ?
Je rappelle que vous êtes éleveur Bovin en Haaronne. [Rires] Qu'est-ce qui se passe et que les gens n'entendent pas ? Ben, il se passe tout simplement, c'est que l'agriculture française est sacrifiée au profit de l'industrie européenne et l'agriculture même européenne.
Mais mais attention, on va parler plus particulièrement d'agriculture française puisque on a une agriculture et ben qui aujourd'hui est la plus stricte et mais la plus verdoyante du monde et on veut nous sacrifier, on veut nous imposer ben nous de produire de moins en moins de de tout simplement pouvoir plus produire pour importer de la nourriture qu'on nous qu'on nous interdit totalement de produire ici. On peut parler aujourd'hui de l'accord UEC qui est qui est quasiment acté mais mais on se battra jusqu'au bout pour le défendre et ben cet accord là par exemple va autoriser ben les Français et moi je dis même imposer aux français puisque le manque de pouvoir d'achat les Français vont se vont se pencher sur de la nourriture pas chère en moindre coût gens qui fabriquent des pas cuisiners vont vont mettre de cette nourriture là qui viennent des pays du mercure qui respecte aucun aucune norme environnementale, aucune norme sanitaire. Voyz, on peut parler du bœuf qui qui tout simplement du bœuf engraissé avec des de l'eau des produits OGM qui est interdit en France depuis 30 ans et des hormones de croissance qui est interdit en France depuis 40 ans tout simplement.
On va nous interdire nous de le produire. Ça, on le comprend et on le conçoit et on le respecte. Mais par contre, onutorise pas les Français de le manger.
En clair, on marche sur la tête. C'est-à-dire que on est en train d'importer des produits qui incorporent des produits absolument interdits pour vous. Ben oui oui, on peut parler de la céréale, on peut parler du maïs qui va être importé ou de la bête rave pour faire du sucre.
J'utilise 75 % euh de produits phytosanitaires qui sont interdits par l'AM, l'Institut national en France tout simplement. Donc comment on peut accepter de pas produire, de pas l'utiliser mais par contre on on peut l'accepter de le manger. Nous c'est cette totale incompréhension qu'on accepte plus et et peut-être euh peut-être le fait que nous on peut plus produire et qu'on nous interdit et que nous et ben on disparaît petit à petit hein en 20 ans.
En 20 ans c'est 50 % des agriculteurs qui disparaissent et malheureusement il y a pas plus tard que de jours. C'est encore un viticulteur qui a mis fin à ses jours au milieu de sa vigne. Donc nous c'est ça qu'on veut combattre en fait.
Vincent Louau, vous êtes sénateur mais mais vous êtes aussi agriculteur. Je dis ça parce que vous n'êtes pas nombreux au Parlement avoir véritablement une double casquette. Je sais que vous êtes bouillant de rage.
Qu'est-ce que vous avez envie de hurler aux autres membres du Parlement ? Je dis ça parce que vous avez apparemment une couleur politique mais je vous suis de près et je vois bien qu'avant tout vous êtes une voix de la ruralité et que c'est tripal chez vous. Vous venez d'entendre ce témoignage.
Qu'est-ce que vous voyez vous au au Parlement dans le monde des partis ? Qu'est-ce qui se passe pour qu'on tolère un tel niveau de délire ? Ben bonjour Alexandre.
Ce qui se passe, c'est tout simple, c'est que l'agriculture ne représente plus rien. C'est que les agriculteurs aujourd'hui s'en rendent bien compte. L'agriculture, c'est pas beaucoup, c'est même pas 2 % du PIB.
L'agroalimentaire, c'est pas plus de 2 % du PIB. Alors que le tourisme pèse 7 à 8 %. Donc aujourd'hui, on est un peu délaissé mais l'industrie est délaissée.
On a des sujets d'énergie où où ça va pas comme il faut. Aujourd'hui, les agriculteurs, ils ont passé un été noir en fait, un été terrible pour eux. Ça a commencé avant la moisson avec un accord de quasi libre échange avec l'Ukraine.
Euh, on continue pendant la l'été avec une pétition poussée par des extrêmes et des gens qui font peur euh avec un Conseil constitutionnel qui dit que dans la loi du plomb, il y a pas il y a beaucoup de choses à enlever. Euh pour finir l'été, on signe le Mercosur et pour clôturer le tout, on fait une récolte à peu près convenable par certains pour certains endroits voire bonnes et les prix baissent de 30 à 40 %. Donc aujourd'hui, vous avez des agriculteurs qui sont complètement bassourdis entre le discours national où on nous fait tous des bisous, on veut tous plus d'agriculture et une agriculture durable et viable alors qu'elle est en train de mourir tout simplement.
Une grande résignation, une grande colère dans la campagne. Mais j'ai envie de dire, les gens ont même plus envie de manifester. Pourquoi ?
Parce queils sentent que de toute façon, on les a lâché. Ils sont sortis il y a 2 ans très lourdement. Il s'est rien passé.
La mise en conformité de la simplification de l'Europe n'est toujours pas faite. Les accords Omnibus ne sont pas mis en place pour la France. Ça devrait être l'enjeu pour le prochain ministre de mettre à jour toute la simplification prévue par l'Europe.
Et puis le problème des prix, il faut qu'on traite le problème des prix. On ne peut pas accepter de vendre du blé au cours de Chicago avec des Russes et des Ukrainiens qui font écraser le prix du blé parce que c'est un sous-produit de la guerre. Donc comme tout est indexé sur le blé et ben vous pouvez voir tout est en train de se casser la figure, le lait est en train de s'effondrer.
Donc dans 2 3 mois, on aura une crise laitière. Je vous parle pas des viticulteurs qui sont au bord de on a la moitié des coopératives qui sont en semi-faillite. Il va falloir arracher 200000 hectares de vigne.
Donc vous voyez aujourd'hui on est sur une zone de guerre où euh sur une guerre longue de tranché où les paysans se disent ça va jamais s'arrêter et on sortira jamais de l'ornière. Bon il est même pas question que ça s'arrête pas. parce qu'il s'agit quand même de notre bouffe.
C'est qu'il s'agit quand même bouffme notre survie. La bouffe Oui, mais je l'ai dit 10 fois mais la bouffe, on a fait on a fait de la souveraineté alimentaire. Mais la souveraineté alimentaire Alexandre, vous pouvez l'avoir en important du Craine et du mercure toute la bouffe que vous voulez et vous aurez toujours la souveraineté alimentaire alors que moi, je défends la souveraineté agricole.
La souveraineté agricole, c'est quoi la différence ? La souveraineté agricole, c'est produire en France et en Europe ce qu'on bouffe en France et en Europe. C'est quand même simple à comprendre.
La souveraineté alimentaire, c'est vous fournir à vous les Parisiens de la nourriture pour pas que vous mourriez de faim, mais elle peut venir du Craine et du mercure. Donc ça, je peux pas l'accepter. Donc aujourd'hui, on est dans un délire le plus total où on a échangé l'agriculture contre des voitures et tout un tas de choses du d'Alcatel et tout un tas de choses.
Bon bah, tacte, moi je dis juste que les paysans ils sont pas complètement neneux. Les paysans, ils avaient pas peur du mercosure, du bœuf aux hormones. On sait bien qu'on mange pas de bœuf aux hormones en Europe.
Ils ont pas trop peur de ça. Mais comme ils sont en train de mourir et c'est de longues dates, le mercosur n'est qu'une n'est que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Euh euh Jérôme Belle, euh je vous voyais en train de bouillir à un moment.
Vous avez eu vous avez bouillir ? Non, mais je je veux compléter ses propos. Le le problème c'est que la souveraineté alimentaire, elle y sera par les pays étrangers et surtout elle y sera à moindre coût puisque le panier en France moyenne de viande, c'est 13 € le kilo.
Les pays du mercur, c'est 4 €. Donc ça arrange tout le monde justement que nous on disparaisse. Mais quand il disait que 8 % le tourisme représentait 8 % du PIB, s'il y a du tourisme encore en France et moi je suis bien placé parce que je suis au pied des Pyrénées, c'est parce qu'il y a des agriculteurs qui restent pour façonner le territoire.
Aujourd'hui, le monde rural est devenu un monde de consommation, mais pour que soit un monde de consommation, il faut qu'on soit encore consommable. Et et dans nos campagnes, quand il y aura plus d'agriculture, il y aura plus rien à consommer parce qu'il y aura il y aura que des ronceses, des loups et des sanguillers quoi. Et des ourses pour les pyrénées.
Et en fait là, il y aura plus d'autoris et des incendies tous les 2 ans. Restez bien avec nous messieurs. On on vous redonne la parole dans un instant puis surtout on accueillera Philippe Royer, auteur de fils de paysan notre bon sens commun aux éditions Fillard dans quelques instants.
Et puis si vous souhaitez réagir 0826 300 à tout de suite. Sud Radio Sud Radio. Parlons vrai, parlons vrai.
Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, midi 14h, la parole au français. Alexandre Jardin.
La parole au français. On est ensemble jusqu'à 14h avec nos trois invités. Philippe Royer, auteur de fils de paysan aux éditions Fillard, Vincent Lou, sénateur Horizon d'Indré Loir et Jérôme Baile, Elveur Bovin en Haute Garonne.
Philippe Royer, bonjour, merci d'être avec nous. Vous êtes l'auteur de fils de paysan donc notre bon sens commun aux éditions FER. Je voudrais lire euh quelques mots euh qui figurent dans votre introduction.
Alors ces mots sont les suivants. Les gens râent mais ils se sont à vrai dire habitués à être les témoins d'un spectacle pitoyable. Nos dirigeants n'ont plus de vision.
Notre société manque cruellement de sens et nombre de nos compatriotes sont devenus de simples spectateurs d'une situation qui pourrait ressembler à une fatalité. C'est assez grave comme constat. Philippe Royet.
Oui, c'est assez grave mais c'est le constat que je fais. J'ai 59 ans, je suis fils d'agriculteur et de paysan. Je suis né en Normandie et j'ai travaillé pour 30 pendant 35 ans pour l'agriculture et aujourd'hui, j'accompagne des entreprises dans tous les secteurs d'activité.
Et j'ai entendu avec intérêt d'ailleurs, je partageais globalement leur propos des des deux personnes qui intervenaient avant moi et par rapport à ça, je fais le même constat que que des difficultés de l'agriculture. Mais ce constat, malheureusement, il est beaucoup plus grave que ça dans notre pays. Euh parce que si l'agriculture n'allait pas bien mais que les autres secteurs d'activité allaient bien, on pourrait peut-être se dire qu'on aurait les moyens de soutenir nos agriculteurs et de trouver des solutions pour eux.
Moi, je pense qu'on est vraiment au bout d'un modèle. On arrive à à une somme de chaos qui fait que il faut vraiment qu'on arrête de penser que ce sera quelques inflexions du modèle et qui vont nous permettre de sortir. Je pense qu'on est devant une nécessité.
Moi, j'ai l'espérance d'un changement de modèle. Je me dis que un moment où tout est foutu, beaucoup de Français pensent que tout est foutu. On est peut-être pas loin de 70 à 80 % des Français qui ne croient plus dans le système politique tel qu'il est.
Moi, j'ai effectivement écouté Vincent Lot et je suis d'accord avec ce qu'il dit, mais les gens qui sont dans la même majorité ont pendant 7 ans 10 ans entretenu ces décisions là et n'ont pas infléchi les choses. Donc moi, je pense qu'il faut vraiment infléchir le modèle et il faut redonner une espérance. Voilà.
Et ce ce bon sens paysan, moi celui que j'ai connu il y a 20 ans, il y a 30 ans, on a besoin de le retrouver. On a besoin même d'en réirriguer l'agriculture. Je pense que l'agriculture quand on entend qu'on demande des normes à des producteurs français qu'on demande pas à d'autres producteurs, on est arrivé vraiment à un modèle où on marche sur la tête hein ce que disait notre premier intervenant par rapport à ça en tant qu'éleveur et je partage complètement ça.
Mais c'est la même chose dans l'industrie. J'accompagne des beaucoup d'industriels. On leur demande des normes qui ne sont plus possibles.
On met de plus en plus d'argent dans l'hôpital. L'hôpital marche de moins en moins bien. On met de plus en plus d'argent dans l'éducation. l'éducation fonctionne de moins en moins moins de moins en moins bien.
On a réussi à surdépenser 1000 milliards et on va de moins en moins bien. Moi ce que quand on a touché à tout ça, je me dis qu'il est temps de changer le modèle de manière radicale et pas de manière radicale pour aller vers une guerre civile peut-être ce que nous proposeraient des gens par la haine. Radicale pas pour aller vers une révolution, ce que peut-être d'autres nous proposeraient.
Moi, je pense qu'il faut une radicalité de transformation euh de de notre pays. Quand je prends l'exemple, quand dans la la fonction publque de l'éducation nationale, on a 1200000 fonctionnaires et qui en a que 800000 qui rencontrent les élèves. Vous imaginez si un agriculteur sur sa ferme gérait comme ça ou si un industriel gérait comme ça son activité économique, on serait tous en faillite.
Il y a que l'État qui peut se permettre ça. et et pour moi, je pense qu'il faut vraiment tourner le modèle et je pense que c'est la société civile qui doit changer la donne par rapport à ça et qui doit vraiment créer cette impulsion d'espérance dans lequel on se lève et on prend en main notre destin en tant que citoyen et on explique aux politiques que il faut qu'on change de parti parce que je pense qu'ils ne sont pas capables eux-mêmes de changer de parti et et je sens que le livre est sorti depuis une semaine. J'ai beaucoup de messages, beaucoup de conférences et autres parce que les gens ils attendent ce discours positif.
Ils en ont marre du discours qui épuise, qui rince, qui est de qui qui nous dit que tout est désué et il faut absolument reprendre le destin de notre pays en main. Pour moi, je dis qu'on n'est pas loin du fait que il faut qu'on ait l'effet du général de Gaulle. Euh donc c'est je cite dans dans mon livre, qu'est-ce qu'il avait comme caractéristique le général de Gaulle ?
Trois choses majeures. Il aimait la France plus que tout. Voilà, c'est-à-dire que le il y avait quelque chose plus grand que lui.
Euh et je trouve que le 2e point, c'est que au moment où tout coulait, il a su se lever et réveiller la France. Et le troisème point, c'est que je pense qu'on l'a aussi beaucoup perdu. Je pense que euh Vincent Lot est quelqu'un d'honnête dans son engagement politique, mais pour beaucoup de politiques, ça a été perdu.
Je pense que on a oublié que la politique, c'était un service. Voilà. et que la plus belle manière, le plus grand pouvoir qu'on pouvait avoir, c'était de celui de servir.
Et je trouve que je constate il y a plein de politiques qui sont devenues des métiers de la politique. Les gens ne savent pas faire d'autres métiers que d'être politique. C'est dramatique parce que si ils perdent leur métier, si Vincent Lou perd son métier, il est encore agriculteur.
Mais il y a plein de gens, si ils perdent leur métier, ils n'ont rien. Et ça, on est arrivé vers quelque chose qui est complètement déconnant et il est temps vraiment de changer la donne et il est temps se fédérer. Et moi je crois à ce mouvement populaire, positif, plein d'espérance parce que la France a beaucoup d'atout, la France a beaucoup de ressources, on a des territoire fabuleux, on a et et pareil pour la fonction publique, on a des infirmiers, on a plein de gens qui rêvent que on change de modèle.
Moi, je pense que la la dynamique actuelle du président de la République est terminée. Je pense qu'il faut qu'il y ait une démission du président de la République euh et que on passe on bascule sur quelque chose de de nouveau et ce quelque chose de nouveau soit pas la politique du pire mais la politique du meilleur. Et vous achez justement Alexandre pardon euh votre chapitre consacré au général de Gaulle en disant que vous espérez que se révéleront les hommes et les femmes dont le monde aura besoin.
Ces hommes et ces femmes aujourd'hui, flip Royez, vous ne les voyez pas dans dans le dans la politique actuelle. On posera aussi la question bien sûr au sénateur Vincent Louau. Qu'est-ce qui cloche en fait chez les politiques aujourd'hui ?
Qu'est-ce qui cloche ? Moi, j'ai beaucoup étudié les cycles historiques des mutations qui se passent tous les 200 300 ans. Il à chaque fois on ceux qui sont au pouvoir pensent qu'ils sont la solution alors qu'ils sont le problème.
La sortie viendra forcément par des nouvelles personnes émergentes. De Gaul a été complètement émergent. il n'a pas choisi la facilité celle d'aller à Vifi.
Et donc là où moi je suis optimiste, malheureusement dans tout le chaos qui était dénoncé au début que je partage, je me dis que plus on se rapproche du chaos important, on n' jamais été aussi proche de l'émergence nouvelle possible. et et moi je fais le pari de cette émergence nouvelle et il faut le faire avec des personnes nouvelles avec des et là je dis que le bon sens paysan celui qui qu'on a tous dans nos veines là tous les trois parce que ça ça nous rejoint tous les trois ce bon sens paysan il peut rééclairer le monde parce que il suffit de refaire des choses simples. On nous avait promis qu'on allait désentêter le pays de 40 à 50 milliards par an.
Vous voyez le bil on est à plus 1000 milliards au total. Donc tout ça, il faut réappliquer les choses, il faut fermer plein d'institutions qui ne servent plus à rien. Mais ça veut dire qu'il faut une vision.
Il faut aller remobiliser les Français un par un. Euh les les Français et une vision ne suffira pas. Je propose dans le livre une vision mais j'explique bien que il va falloir que chaque français fasse un pas de côté.
Euh on est en train de débattre aujourd'hui dans le cadre de la constitution du nouveau gouvernement le Cornu, de savoir qui va devoir faire l'effort. Tout le monde va devoir faire l'effort mais le tout le monde va devoir faire l'effort mais le problème c'est que les Français sont plus prêts à faire des efforts parce que on fait des efforts dans un panier percet et donc euh bah plus personne n' envie de faire des efforts. Donc pour moi, il faut enlever les trous du panier.
Euh il faut remettre quelque chose de solide et robuste. Et là on va pouvoir refédérer les gens. Moi, je pense que les Français sont prêts à se lever positivement.
Si sinon, ça voudrait dire que on est tombé à un tel niveau d'égoïsme qu'on a plus de perspective pour les générations futures. Vincent Lou, est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat de de Philippe Roy sur à la fois le changement de modèle et le fait que il faille mobiliser tous les Français pour bah changer de modèle essentiellement et trouver peut-être d'autres visages dans le milieu dans la dans la sphère politique française ? Écoutez euh le constat de Philippe Royer, il est il est on l'entend souvent, on l'entend souvent.
Il est assez il est assez simple à comprendre avec beaucoup de raccourcis, mais c'est un peu plus compliqué que ça. Aujourd'hui, on a une classe politique qui a été carnivore avec les nouvelles personnalités politiques. C'est-à-dire qu'on a plus de personnalité politique.
Si vous regardez qui est peut être candidat à la présidentielle, vous tombez sur trois quatre personnes. Si vous regardez le renouvellement politique, il se fait plus. Donc aujourd'hui, on a une difficulté à faire vivre cette démocratie et puis ce qui manque le plus dans tout ça, c'est le courage politique, le bon sens paysan.
Vous savez, je suis le dernier agriculteur à être rentré au Sénat euh sur euh la moitié du renouvellement du Sénat. Il y avait il y a pas eu d'autres agriculteurs. Dans dans trois renouvellements, il y aura plus quasiment plus d'agriculteurs.
On sera comme au zo plus que cinq. Mais la réalité la réalité de tout ça, c'est le manque de courage politique. Ne pas toucher aux agences, ne pas toucher à la dépense publique.
Les Français touchent tous euh du de de les largesses de l'État, mais personne veut faire le début du commencement parce que c'est l'autre qui doit le faire. Donc de Gaul est arrivé en son temps, avait une stratégie et une vision mais il sortait après guerre, il était juste après la guerre. Le contexte était pas du tout pareil. il fallait reconstruire la France, c'était les 30 glorieuses.
Aujourd'hui, c'est il y a longtemps que les 30 glorieuses, elles sont finies et que notre capacité de croissance est peu est plus à 10 %. Donc, il faut de la réalité. Par contre, il faut énormément de courage.
Et là où où je rejoins où je vous rejoins, c'est que oui, il faut faire envie à notre population pour qu'elle puisse suivre quelqu'un pour une présidentielle. C'est ce que je j'essaie de faire en proposant des choses très massives. Mais pour perdre l'envie, il faut pas que ça soit technocratique, il faut pas que ça soit complètement déconnecté de la de la population parce que aujourd'hui 50 % des parlementaires sont dans le centre de Paris et sont près parisiens.
C'est ça la réalité. toute la toute la sève politique est très parisienne. Et aussi le second problème, c'est que on a un une presse euh un un microcosme politique et médiatique qui fait que on n'écoute pas les territoires et on n'écoute pas on n'écoute pas les guu chers à à Alexandre Jardin.
On n'écoute pas le paysan que je suis au Sénat. Vous savez quand je vais voir la l'administration du ministère de l'environnement, il me méprise du regard. Je sens encore le conflit de classe que je sentais quand j'étais en 3e dans mon école catholique où les petits bourgeois me regardaient comme une parce que j'étais un paysan.
Mais là, c'est toujours le cas. Et on parle des chercheurs qu'on 70 ans les 30 ans de vieillard et on parle de des sommités euh qui seraient pas des les bonnes parce que c'est pas dans le politiquement correct. On a de 2 millions de personnes qui votent une pétition et qui signent une pétition parce qu'ils ont peur et ils écoutent des marchands de peur et des docteurs Raoul de la phyto de du des produits phytosanitaires.
Donc voilà, on joue sur la peur et nous on est très démuni les gens qui veulent avoir une ambition pour le pays, qui veulent avoir une stratégie pour le pays. Je me bats comme un diable et Alexandre le sait sur l'énergie, sur l'agriculteur, l'agriculture. Mais force, c'est de constater qu'on est tout seul.
On est deux couillons, trois couillons, cinq couillons à vouloir sortir de l'ornière de l'agriculture, cinq couillons à vouloir sortir la France du du cul de sac énergétique sur l'énergie électrique avec le fait qu'on a démantelé et cassé notre outil nucléaire. On est tout seul face à des à des personnalités politiques sans goût, sans saveur, sans odeur. Et ben bien évidemment les extrêmes montent.
Pourquoi pas ? Parce qu'ils sont bons, parce que nous sommes nuls. Question de cette émission, on en reparle dans un petit instant. pour rester bien avec nous, on est ensemble jusqu'à 14h.
On fait une petite pause et puis on se retrouve dans quelques instants. Merci beaucoup. Alexandre Jardin avec Philippe Royer, Vincent Lou, Jérôme Ba et on accueille un auditeur Michel qui nous appelle de Dax.
Bonjour Michel, vous souhaitiez nous livrer un témoignage ? Oui, bonjour monsieur Jordin, bonjour à vos invités. Merci de me donner la parole.
Bonjour Michel. Euh ben moi c'est très simple, j'ai essayé de faire cours. Euh moi j'étais agriculteur pendant 25 ans sur l'exploitation familiale.
J'étais l'un des derniers de ma génération à s'être installé de 1990 à 2015. Et puis euh bon l'exploitation euh quand mon frère j'ai travaillé 25 ans avec mon frère également. Donc quand mon frère est parti à la retraite, je l'exploitation, elle a été vend là sa part a été vendue non pas un J mais un agriculteur à côté qui s'est qui a grossi.
Donc je voulais par ce témoignage là, je pense enfin je voudrais être optimiste mais le problème c'est que je crains que l'espoir l'agriculteur française se rapproche d'un système comme l'agriculture américaine. Moi je vois je suis bon j'ai été entrepreneur de travaux agricole. Euh je vois tout ce qui se passe un petit peu sur le terrain.
Quand il y a des terres qui se libèrent, c'est pas un agriculteur qui s'installe, c'est celui qui est à côté qui grossit et et j'ai l'impression que tout ce système là est fait pour eux. Je vous vois euh opiner Vincent Louau. Bah oui, j'opine parce que vous savez quand vous êtes en train de crever sur votre ferme de 100 150 hectares en céréales ou avec 10 hectares de vigne ou avec 3 hectares de vigne, vous n'avez pas le choix de diluer vos charges en agrandissant votre ferme parce que la machine avant danger, bah si vous avez un peu plus d'hectares, ça coûte moins cher et les cérales, c'est pareil. et on a des injonctions contradictoires entre d'un côté un système qui nous pousse à l'agrandissement parce qu'on est en train de crever et donc il y a pas le choix, il faut faire plus de chiffres d'affaires pour diluer nos charges fixes et un système qui nous dit il faut de l'agriculture familiale, il faut euh faire du bio, il faut faire des circuits courts complètement déconnectés de la réalité de l'économie réelle.
Et c'est ça notre problème. L'économie réelle veut quoi ? de la bouffe à pas cher parce que nos habitants malheureusement sont aussi dans la même situation que les agriculteurs.
Ils n'ont plus d'argent tellement ils se font ponctionner par l'État et tellement ils ont aussi des difficultés pour vous vivre au quotidien. Donc la réalité c'est qu'on a besoin de faire de l'alimentation accessible pour nos populations qui est ne n'est peut-être pas parfaite mais qui a évolué énormément depuis 20 ans sur les efforts de protection de l'environnement, de la protection animale. Vous savez, je donne toujours l'exemple, 60 % de consommation d'antibiotiques en moins dans les élevages depuis 10 ans, 25 % d'augmentation pour la santé humaine.
Et ça veut dire que vous en mangez plus tous les jours, vous et nous les agriculteurs, on a fait 60 % de diminution. Donc on fait les efforts que personne ne veut faire et en plus on se fait traiter maltraité par des gens qui traitent les agriculteurs pour moins que rien qui porte atteinte à l'environnement qui pent atteinte à la santé des personnes avec des fake news sur les cancers avec tout un tas de de choses qui sont dites sur l'agriculture alors qu'on essaie de faire de notre mieux au quotidien et on part dans la caricature permanente. Donc aujourd'hui on est vraiment à un point de rupture.
Vous vous rendez pas compte ? Moi, j'ai des collègues à 40 45 ans qui arrêtent d'être agriculteur et comme l'auditeur vient de nous le dire, j'ai pas envie que l'agriculture devienne l'agriculture des États-Unis où 60 % 70 % des agriculteurs sont plus réactifs. Ils ont une ferme de 150 hectares et ils travaillent dans l'industrie autour pour pouvoir vivre au quotidien.
Donc c'est pas ça l'objectif non plus. Donc je suis un peu remonté parce que vous m'avez tout chauffé mais aujourd'hui il est temps de se réveiller Alexandre. Il temps de se réveiller.
Jérôme B. Jérôme B. Un instant Pyon.
On vous donne la parole dans un petit instant mais Jérôme B vous avez écoutez le le discours de Michel qui vient de témoigner à notre antenne. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Est-ce que vous êtes d'accord avec le coup de gueule aussi du sénateur Vincent Lou ?
Ben d'accord, je suis d'accord. Mais aujourd'hui euh euh aujourd'hui tout simplement, c'est même plus des agriculteurs qui s'agrandissent, c'est les sociétés extérieures, des investisseurs qui viennent investir dans dans nos fermes, dans nos exploitations, dans notre dans sur nos terres. Je peux prendre un exemple euh je suis à à la commission départementale Safaire euh pour l'attribution des terres.
La commission cantonale attribue les terres jeun agriculteur. La la commission le comité technique départemental attribue les terres à un agriculteur et au final c'est le commissaire au gouvernement qui décide d'attribuer les terres euh à un investisseur. Donc la problématique elle est là, c'est qu'aujourd'hui le monde agricole ne pèse plus rien.
Il faut arrêter de de se voiler la face. On pèse plus rien. On n'est plus considéré.
Alors, je vais faire une analyse des deux interventions qu'ils ont fait euh mais mes prédécesseurs, mais euh aujourd'hui, 75 % des fonctionnaires français ne sont jamais sortis de Paris. Ils connaissent aucune problématique du monde rural. Je suis encore moins sûr qu'ils connaissent Montes Volvest où c'est que j'habite mais ces gens-là m'imposent des lois et de comment je dois travailler.
Donc ça c'est la première des choses. La deuxième des choses que je veux dire, c'est que quand j'entends des hommes politiques, alors je vais pas parler de monsieur le sénateur qui est agriculteur, mais ils sont très rare dans ce cas-là, mais quand j'entends tous les hommes politiques qui ont repris quand même ce mot du bon sens paysan qu'on a remis en avant lors des des des manifestations de janvier 2024, je veux leur répondre une chose 21 du bon sens, ils en ont pas parce que s'ils en avaient, la France serait pas de devenu ce qu'elle est en train de devenir. et de deux paysans, ils en sont encore moins.
Donc ils parlent pas l'agriculture et qu'ils étent les gens qui font de l'agriculture. Jérôme euh est-ce que est-ce que vous pouvez répondre ? Je vous vois réagir.
Euh Froyez peut-être on vient d'entendre Jean B. Ouais, je voudrais je voudrais réagir sur ce qui est dit. Moi, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit.
Euh dans la dans la même période, au moment où le nombre d'agriculteurs a été divisé par deux, on a doublé le nombre de fonctionnaires au ministère de l'agriculture. C'est ça la réalité des des chiffres. Ça dit tout de ce qui s'est passé ces dernières années.
Ce schéma-là, il devient impossible parce que effectivement, on est dans une tyrannie économique de d'un côté et on est dans une tyrannie administrative de l'autre côté qui qui fait que les agriculteurs eux-mêmes ne peuvent plus appliquer le bon sens. Moi, je suis d'accord avec Vincent Lu, mais j'aurais tendance à lui dire "Vous devriez démissionner du parti présidentiel, d'un parti présidentiel parce que le les partis présidentiels aujourd'hui, vous avez dénoncé à juste titre les extrêmes par rapport à ça, mais on est dans un schéma de pompier pyoman." C'est dire que c'est ceux qui fabriquent les extrêmes qui disent qu'ils sont en train d'en être les protecteurs.
C'est c'est faux. On on fabrique des extrêmes tous les jours euh par rapport à ça. Et donc seul un changement de modèle est nécessaire.
Et et moi je peux comprendre la fatalité quand on est au cœur de ça. Mais dommage. Ah, on a on a un de changer de manière radicale le modèle.
Je Si les gens ne croient plus dans la capacité à changer de manière radicale le modèle, il faut qu'il laisse le modèle aux autres. C'estàd qu'il faut qu'il laisse les autres faire. Alors, excusez-nous, on a eu un petit un petit bug.
Merci. On remercie Michel d'être intervenu tout à l'heure et puis on accueille un autre auditeur, Patrick qui nous appelle de Bigle et pour qui la solution passerait par une sortie de l'Union européenne. Bonjour Patrick.
Oui, bonjour. Euh oui, ben voilà, j'écoute l'émission là depuis 13h et euh bon et beaucoup de bonnes intentions hein, mais tout ça en fait ne pourra être efficace que si on sort définitivement de l'Union européenne parce qu'avec l'Union européenne, on ne maîtrise ni la politique commerciale, ni la monnaie, ni les frontières. Donc résultat, qu'est-ce qu'on a ?
Des des traités qui sont négociés avec le monde entier parce pourquoi ? Parce que les pays européens de l'Union européenne ont délégué tout pouvoir de négociation avec les pays étrangers hein. On n pas de monnaie, enfin on nous maîtrise pas la monnaie, donc on a aucune action là-dessus. et les frontières et ben n'importe quel produit peut rentrer, il n'y a aucun contrôle hein.
Les poulets ukrainiens, le bleu ukrainien, il peut rentrer gratos, il y a pas de problème. Mais par contre un agriculteur qui va mal tailler sa agriculteur français qui mal taillé saé alors lui par contre il va manger bonbon quoi. Vincent Lou, on vous laisse répondre à notre auditeur Patrick et puis répondre également à Philippe Royet.
Oui, moi je veux bien qu'on retourne qu'on se recroqueville sur nous-même et il y a un principe de réalité, il faut quand même pas euh nous la refaire à nous dire "C'était mieux avant." Je vous rappelle que les périodes où on dévalit le franc, vous aviez 30 % de votre monnaie et de votre portefeuille qui disparaissait dans la nuit et de votre compte bancaire qui disparaissait dans la nuit avec des taux d'inflation à 15 %. Ça c'est pour la monnaie.
Et puis monsieur, j'ai envie de vous dire, moi je vends à 60 % mon blé en Europe et à 30 % au à l'étranger. Sur les 60 %, il y en a 30 % à l'étranger. Alors, c'est bien beau de dire euh on va fermer les frontières, mais quand vous fermez les frontières, c'est pour les deux sens.
Les gens à qui vous fermez les frontières, ils vous disent quoi ? Ils vous ils vous disent poliment, va te faire Donc vous expliquerai aux viticulteurs dont la moitié de la production de vin est exporté de France. Vous irez expliquer aux producteurs laitiers dont 60 % de la production française est exportée en Europe et partout dans le monde.
Donc moi, les fausses solutions comme ça, on se recroquit sur nous-même, c'est pas du tout la bonne solution. Par contre, oui, là où vous avez raison, c'est que l'Europe c'est l'idot utile du commerce. L'Europe, c'est quoi ? 70 avions qui se posent tous les jours pour Shim et TMU sans en duty free sans taxe et parce que l'Europe qui a la politique commerciale, c'est la seule politique qui est commune en Europe, c'est la politique commerciale, ils n'ont jamais vu et qu'il fallait faire un un dossier unique de la des importations.
Et donc, on a des milliards d'importations non taxées face à nos artisans et nos commerçants. Et puis sur l'agriculture, les idiots utiles de l'Europe, c'est d'accepter tout ce qui vient de l'étranger parce que on veut vendre des rames de de train et qu'on est monnaie d'échange. Donc l'exception de l'agriculture au même titre que la culture va devenir une nécessité va devenir une nécessité dans les grands marchés.
Je suis désolé de le dire si l'Europe n'est pas en capacité de faire de faire quelque chose pour ces agriculteurs et les protéger avec des normes et la difficulté, je vais vous dire la grosse difficulté, c'est quand vous interdisez les OGM de rentrer en France, depuis 30 ans, les OGM sont autorisés dans d'autres pays et comme il n'y a pas d'incidence sur la santé humaine et sur la biodiversité, les autres pays nous mettent au tribunal et nous font payer des millions et des millions d'amendes parce queon ne peut pas prouver que ces nocifs pour la santé humaine. Et donc vous ne pouvez pas interdire dans la liberté de commerce mondial, c'est peut-être pas une règle qui vous plaît mais la liberté de commerce mondial c'est les mêmes règles pour tout le monde. Autrement plus personne vote de notre lait, de notre vin, de notre pain et on restera comme des cons au milieu de notre France.
Giron B, je vous propose de répondre juste après cette toute petite pause. On se retrouve dans un tout petit instant et puis si vous souhaitez réagir 0826 300 300 à tout de suite. Midi 14h, la parole au français.
Alexandre Jardin. Lundi matin, j'étais à la conférence de presse à Paris euh de la coordination rurale et il y avait une proposition et je voudrais savoir ce que ce que vous en pensez euh qui qui était de repartir sur le modèle de l'exception agricole, sur le modèle de l'exception culturelle française. Comment on a maintenu notre cinéma, nos industries culturelles ?
On les a sortis, on les a protégé. Ça nous empêche pas de faire partie d'accords généraux de libre échange, mais on a sorti ce qui était vital parce que notre culture, notre cinéma a semblait quelque chose d'absolument vital pour défendre notre culture. Et et la coordination rurale faisait cette proposition de d'appliquer ce modèle-là et et de décréter que c'est vital pour nous cette histoire euh d'agriculture.
Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous en pensez Jérôme ? Qu'est-ce que vous en pensez Vincent Philippe Royet ? Mais qu'est-ce que j'en pense ?
Oui, il faut qu'on protège il faut qu'on protège l'agriculture française qui reste quand même la base de notre patrimoine et de notre monde rural et de l'économie rurale. Mais aujourd'hui, il faut arrêter de se leurer. Euh l'agriculture française comme comme tout simplement tous les corps de métier et comme l'économie française, on est trop taxé.
Tout ce qui est tout moi je le vois. Alors je vais revenir comme disait Vincent euh sortir de l'Europe c'est pas une solution. Moi je suis du Sud-Ouest.
Euh 90 % de notre céréal est exporté en Espagne, 90 % de nos broutards, de nos veau sont envoyés en Italie ou en Espagne. Mais moi, ce qui me ce qui me choque le plus là-dedans et quand je parle des charges, c'est que nous, on envoie notre maïs, notre blé en Espagne et les Espagnols quand ils viennent chercher la céréale dans nos fermes et juste avant ils arrivent, ils ont livré de l'aliment. Donc ça veut dire qu'il prennent notre céréales chez eux, il la transforme chez eux, il fabrique d'aliments chez eux et il nous le relivre en France moins cher, moins cher que les fabricants d'aliments just à côté de nous tout simplement parce que la France est trop chargée, on a trop de charges, on paye trop des pour de moins en moins de gens qui veulent travailler, on paye beaucoup pour des gens qui sont dans des bureaux, on l'a vu, hein.
Euh c'est 50 % d'agriculteurs à moins sur les 20 dernières années et c'est 70 % de fonctionnaires de plus. Donc c'est tout ça. Oui, il faut qu'on protège l'agriculture.
Il faut qu'on remette du protectionnisme. Euh quand on voit qu'avec l'argent, notre argent, l'argent des impôts des français dans nos écoles, on n'est même pas capable de manger français. C'est quand même qu'il y a une honte.
Voilà. Oui, il faut reprotéger l'agriculture et les gens qui vivent sur le territoire français. Vincent Louau, moi je voulais, c'est une proposition que j'ai fait et j'avais j'en avais discuté avec la coordination rurale et j'en ai parlé aussi avec avec Rousseau de la FNSEA.
L'échec de notre incapacité de réformer l'Europe et pour plus d'Europe ce que demandent les agriculteurs, c'est l'obligation de passer l'agriculture au même titre que la culture en exception. Ça sera un échec parce que bien sûr d'autres pays veulent nous vendre des produits agricoles et c'est pas que notre monopole de dire les autres n'ont pas le droit de vendre et nous on est obligé de de de rien accepter. Donc la difficulté, c'est de faire comprendre à l'Europe que les idiots utiles de la mondialisation ne peuvent pas être que les Européens avec des surnormes et du laver plus blanc que blanc. les Européens et la Commission européenne doit sortir du monde des bisounours du Green Deal, de toutes ces conneries qu'on nous a mis des boulets au pied de nos entreprises.
Regardez l'industrie automobile, on va la tuer. On aura tout tué dans dans dans ce monde. Donc on on doit à tout prix avoir un virage à 180° européen.
Et là la moi, j'appelle de mes vœux vraiment un réveil européen et la Commission européenne est en capacité d'être agile. Ils l'ont prouvé après les les les manifestations agricoles. Ils ont fait beaucoup de simplifications.
Donc les rectifications de trajectoire pour interdire les importations de produits qui sont pas sanitairement compatibles avec l'Europe peuvent être fait très rapidement. Ils suivi d'une volonté. Je vous rappelle, les douaniers sont sous les ordres de règlement européen.
C'est pas chaque pays qui décide, c'est bien des règlements européens qui s'appliquent pour nos douers. Ils ne prennent pas d'ordre des ministères, ils appliquent des réglementations européennes. Donc encore une fois, il faut que tout ça ça se réveille parce que vous savez, on est en train de tout perdre.
Notre industrie et l'agriculture en fait est en avance de phase sur tous les problèmes qu'on va avoir dans l'industrie et dans le restant de notre économie. J'ai envie de dire à Alexandre une chose, c'est que le réveil ce qui est en train d'arriver pour les agriculteurs est en avance de phase d'un ou 2 ans sur tout ce qu'on va perdre pour le notre économie française. Merci.
Moi, je voudrais rebondir en disant que je suis je partage sur la Ouais. la nécessité du réveil. Évidemment, ce que je constate, c'est qu'il n'est pas opéré.
Il est opéré sur des détails par rapport à ça. Il faut changer les fondements. Pour moi, il faut quitter l'idéal d'Europe fédérale.
Euh il faut retrouver une Europe des nations. Moi, je suis profondément européen, mais je suis pour une Europe dans lequelle la France sera forte. Euh et le problème aujourd'hui, c'est que on n'est pas dans le bon système d'Europe.
Il faut revenir en Europe des nations avec la coopération. Je pense qu'il faut retrouver l'esprit des pères fondateurs de l'Europe euh donc des des Schuman des Monko. Et je pense qu'il faut vraiment revenir ça et il faut surtout qu'on fasse le job en France parce que regardez on se moquait de l'Italie et de pays du sud il y a quelques années.
Euh dans le même contexte européen, ils ont pu améliorer la donne. Nous commençons par balayer devant notre porte en France et il faut faire le il faut faire le job et plus on fera le job en France, plus on aura du crédit pour porter une réforme européenne des nations qui pour moi sera nécessaire et dans lequel bien sûr l'agriculture devra trouver son positionnement. Merci Philippe Roy merci Vincent Louau, merci Jérôme Baile d'être intervenu sur ce sujet si grave.
En tout cas le mot de la fin c'est le changement en fait il faut changer de modèle. Il faut un sursaut européen, un réveil français. On aura l'occasion certainement d'en reparler.
Dans un instant, votre rendez-vous avec Brigitte La puis Alexandre, merci pour ces émissions. Je vous laisse conclure. C'était c'était un privilège de vous écouter tous parce que parce que vous croyez en votre pays, vous croyez en notre pays et je n'arrive pas à croire que au final ne s'en sorte pas.
Euh on va très probablement s'engueuler énormément en France dans l'année qui vient, mais il y a quelque chose qui est en train d'accoucher parce qu'on est tous conscients qu'on est en train de taper le fond d'un système, qu'on va devoir réinventer tous nos modèles et et les élites nouvelles sont en train d'arriver lorsque je vous écoute. Voilà. Merci.
Merci Alexandre Jardin. On vous retrouvera en tant qu'invité à notre antenne. Vous partez pour d'autres projets.
Merci pour ces émissions.
Vincent Louault