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Discours / meetingOrdre national des pharmaciens - France· 28 novembre 2025 26 minAutoproduitFond programmatiqueSantéNumériqueTravail & emploiÉconomie & entreprises

Discours de clôture

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:15Invité politiquePromesse
    « Ce texte est très attendu par la profession. À l'issue de son récent passage au Conseil d'État, nous en attendons maintenant une publication rapide. »
  • 2:58Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, chaque français dispose encore d'une officine de proximité à un accès à un laboratoire de biologie médicale en moins de 20 minutes. »
  • 3:41Invité politiqueFait
    « Elle mettait à mal la viabilité de nombreuses officines ainsi que l'offre de soins dans notre pays. Je me réjouis que cette mesure a été retirée. »
  • 4:24Invité politiquePromesse
    « La première consiste à généraliser l'expérimentation osis de prise en charge de pathologie bénigne par le pharmacien en premier recours. »
  • 5:08Invité politiqueFait
    « Ce dispositif qui permet de maintenir un accès aux médicaments et aux produits de santé là où une officine a fermé. »
  • 5:53Invité politiqueChiffre
    « Ces projections ont montré une baisse significative jusqu'en 2030. »
  • 8:05Invité politiqueFait
    « L'ordre partage les inquiétudes des autorités et des professionnels sur ce point. »
  • 10:13Invité politiquePromesse
    « Nous proposons d'ailleurs la mise en place d'un biologiste référent qui pourrait accompagner les patients souffrant de pathologie chronique. »
  • 10:57Invité politiqueFait
    « Nous sommes très heureux de voir notre application dossier pharma entièrement fonctionnel et utilisé par des milliers d'utilisateurs. »
  • 11:41Invité politiqueFait
    « Ce raccordement est d'autant plus important aujourd'hui que l'arrivée de l'espace européen de données de santé va nécessiter de rendre accessible prochainement les données de dispensation de médicaments. »
  • 12:25Invité politiquePromesse
    « Nous sommes fermement attachés à une utilisation éthique de l'intelligence artificielle garantissant la souveraineté de l'hébergement des données, la qualité des données collectées et utilisées et la transparence des algorithmes. »
  • 13:09Invité politiqueFait
    « Les ruptures sont un sujet très préoccupant qui nous tient évidemment à cœur de résoudre ou au moins de participer à trouver des solutions malgré une situation mondiale complexe. »
  • 16:48Invité politiqueFait
    « La distribution pharmaceutique fait face à une recrudescence de vol et de détournement mettant en péril la sécurité des biens et des personnes. »

Temps de parole

  • Stéphanie Rist100 %

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Stéphanie Rist

Bien. Alors, vous l'avez compris, la ministre n'est pas là. Elle est au banc de l'assemblée, elle en est désolée mais elle a pris connaissance de mon discours, mon allocution et elle a préparé un petit message en retour que donc vous visionnerez tout de suite après mon intervention et je vais donc m'adresser à elle comme si elle était dans la salle. Madame la ministre, mesdames et messieurs les présidents, chers consœurs, chers confrères, mesdames et messieurs.

Madame la ministre, c'est un honneur de m'adresser à vous pour notre 37e journée de l'ordre, ce rendez-vous annuel où se rassemblent les présidents des différents conseils de l'ordre représentant l'ensemble des métiers de la pharmacie, de nombreux conseillers ordinaux également, des conseurs et confrères pharmaciens ainsi que nos homologues des pays francophones, je sais qu'ils sont dans la salle euh et des partenaires du secteur de la santé venus échanger sur les défis et les enjeux de nos métiers. Vous avez devant vous une équipe renouvelée de conseillers ordinaires ordinaux puisque certains d'entre eux ont entamé leur mission ordinale à l'issue des élections de juin dernier.

Pharmaciens d'officine, biologistes médicaux, hospitaliers, pharmacien de l'industrie et la distribution en gros exerçant dans l'hexagone ou en notre mer. Nous partageons tous le même engagement. contribuer à l'amélioration de la santé publique et répondre aux besoins des patients. Notre exercice professionnel est en mutation comme l'anté. Celui-ci doit constamment s'adapter face aux attentes et aux pathologies des patients qui évoluent et aux outils numériques qui bouleversent certaines pratiques. Cette évolution profonde de nos métiers doit s'accompagner d'une mise à jour du code de déontologie de notre profession.

C'est à cet effet que nous avons travaillé depuis plusieurs années sur sa révision, je dirais une dizaine. Vous le savez madame la ministre, ce texte est très attendu par la profession. À l'issue de son récent passage au Conseil d'État, nous en attendons maintenant une publication rapide. Madame la ministre, les discussions sur le financement de la sécurité sociale se font cette année encore dans un contexte inédit en raison des enjeux de restriction budgétaire. Mais plus que jamais, nous voyons combien l'accès aux soins court le risque d'être fragilisé. Pour le garantir, il est primordial de maintenir une présence de proximité des pharmaciens dans les territoires.

Elle est gage d'un accès équitable aux soins. Aujourd'hui, chaque français dispose encore d'une officine de proximité à un accès à un laboratoire de biologie médicale en moins de 20 minutes. Ce maillage territorial est soutenu entre autres par une chaîne de distribution en gros solide. et indispensable. Alors l'été dernier, la mesure sur les remises applicables au médicaments générique a suscité une forte préoccupation et a mobilisé l'ordre et la profession. Elle mettait à mal la viabilité de nombreuses officines ainsi que l'offre de soins dans notre pays. Je me réjouis que cette mesure a été retirée.

Alors si à ce jour notre alerte a été entendue, nous restons pleinement attentifs aux décisions qui pourront être adoptées dans le courant de l'année 2026. Afin de soutenir l'accès aux soins, nous avons proposé des solutions que nous portons avec conviction. La première consiste à généraliser l'expérimentation osis de prise en charge de pathologie bénigne par le pharmacien en premier recours. S'appuyant sur des arbres décisionnels solides, elle a déjà fait ses preuves. Nous nous réjouissons que le gouvernement propose cette généralisation dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

La seconde serait de déployer plus largement les antennes de pharmacie pour les étendre à la France entière. Ce dispositif qui permet de maintenir un accès aux médicaments et aux produits de santé là où une officine a fermé. Je souhaite maintenant aborder un enjeu majeur pour pour permettre l'évolution de nos métiers en faveur de l'accès aux soins, leur attractivité. Nos métiers n'échappent pas aux difficultés de recrutement auxquelles l'ensemble des professions de santé est confrontée. Nos travaux prospectifs publiés en janvier dernier sont d'ailleurs éclairants à ce sujet. Ces projections ont montré une baisse significative jusqu'en 2030.

Alors l'enjeu est désormais d'engager des travaux plus approfondis avec les autorités pour quantifier les besoins actuel et futur de la population. Dans cette perspective, l'ordre à travers l'engagement de ces conseillers ordinaux agit pour préserver et renforcer l'attractivité de la profession. Nous venons d'ailleurs de lancer la nouvelle édition de notre campagne pharmacien, le moins connu des métiers connus. Un nouveau format qui poursuit toujours le même objectif, sensibiliser les jeunes collégiens, lycéens, étudiants à la richesse des parcours en pharmacie. Il est primordial de donner envie aux jeunes de s'orienter vers nos vers nos nombreux métiers au service de la santé publique.

Cette problématique est particulièrement sensible enem. Ces territoires ne disposent pas encore de facultés de pharmacie permettant de réaliser un cursus complet. Les étudiants doivent se rendre dans l'hexagone entraînant des obje des obstacles financiers et familiaux significatifs. Mais des signaux positifs existent. La faculté des Antilles qui pour le moment ne propose que la première année des études de pharmacie a été accrédité pour accueillir des internes dès la prochaine rentrée universitaire et je m'en réjouis. Nous attendons maintenant l'accréditation de la faculté de l'océan Indien, ce qui permettrait également l'accueil d'internes en pharmacie à la Réunion.

Le sujet de la réforme des études de pharmacie et notamment le 3e cycle constitue précisément un facteur d'attractivité pour les territoires. Nous comptons sur vous, madame la ministre pour permettre une parution rapide des textes tenant compte des contributions de l'ordre. Je tiens également à évoquer un autre sujet préoccupant en lien avec l'accès aux soins auquels nous faisons face de manière accrue celui de la financiarisation de l'offre de soins. L'ordre partage les inquiétudes des autorités et des professionnels sur ce point.

De nombreux travaux ont été menés depuis un an par différents acteurs : Sénat, Cour des comptes, inspection générale des affaires social, inspection générale des finances, atelier de la direction générale des entreprises. Nous y contribuons activement ce sujet faisant par ailleurs l'objet des réflexions partagées avec les autres ordres. Nous sommes pleinement mobilisés et continuerons à être force de proposition pour instaurer de nouveaux gardes-defous et permettre d'effectuer un contrôle adapté pour préserver l'indépendance professionnelle au bénéfices des patients. Au-delà de ces différents défis, la pharmacie évolue profondément et l'ordre accompagne ce mouvement.

Je souhaite ici insister sur quatre sujets clés qui me paraissent fondamentaux. l'interprofessionnalité, les évolutions numériques, les enjeux relatifs à la dispensation des médicaments et enfin la question de sécurité, de refus de soin discriminatoire et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Pour répondre au défi d'une population vieillissante et d'une désertification médicale, la coordination interprofessionnelle est essentiel. Prenons l'exemple du pharmacien hospitalier.

Il est un acteur clé de la prise en charge thérapeutique du patient par ses actions de pharmacie clinique, tout en garantissant la disponibilité et la sécurité des produits de santé dans les étapissements de santé. Il agit en permanence en collaboration avec les autres professionnels de santé en tant que spécialiste du médicament. Autre exemple, les pharmaciens biologistes médicaux qui par leur haut niveau d'expertise ont un rôle majeur dans l'aide au diagnostic et à et à l'orientation dans le parcours de soins des patients.

Nous proposons d'ailleurs la mise en place d'un biologiste référent qui pourrait accompagner les patients souffrant de pathologie chronique par des entretiens de prévention, une coordination du parcours de soins en lien avec le médecin traitant et le et le renouvellement des prescriptions d'examen de biologie médicale. Deuxème enjeu fondamental qui impacte nos métiers, la transformation numérique de notre système de santé. Pour les pharmaciens, elle se concrétise par de nouveaux outils tels que la prescription électronique, l'application de l'intelligence artificielle en entier ou encore de nouvelles fonctionnalités de de du dossier pharmaceutique.

Alors, nous sommes très heureux de voir notre application dossier pharma entièrement fonctionnel et utilisé par des milliers d'utilisateurs, véritable outil de suivi. Elle a été récemment référencée sur le le catalogue mon espace santé et vous avez pu la retrouver à la sortie de cet amphithéâtre sur le stand de notre direction des technologies en santé. Nous aspirons toutefois à aller encore plus loin. Le dossier pharmaceutique lui-même doit être pleinement intégré à mon espace santé. Pour se faire, il convient de réaliser le raccordement du DP au DMP prévu dans la loi depuis 2007.

Ce raccordement est d'autant plus important aujourd'hui que l'arrivée de l'espace européen de données de santé va nécessiter de rendre accessible prochainement les données de dispensation de médicaments. Parallèlement, nous devons accompagner l'intégration de l'intelligence artificielle dans les pratiques professionnelles, porteuses à la fois d'espoir mais aussi d'incertitude. Nous sommes fermement attachés à une utilisation éthique de l'intelligence artificielle garantissant la souveraineté de l'hébergement des données, la qualité des données collectées et utilisées et la transparence des algorithmes.

Nous étudions actuellement les opportunités de l'intelligence artificielle peut offrir aux professionnels de santé et en particulier bien sûr aux pharmaciens. 3è axe d'évolution, plusieurs enjeux vont vont susciter des modifications importante sur la dispensation des produits de santé. Je pense en particulier aux ruptures, aux travaux au niveau européen dont la révision du paquet pharmaceutique et à l'analyse récente de la cour des comptes sur la dispensation à l'unité et la préparation des doses à administrer. Les ruptures sont un sujet très préoccupant qui nous tient évidemment à cœur de résoudre ou au moins de participer à trouver des solutions malgré une situation mondiale complexe.

Suite à la mesure adoptée dans le la dernière loi de finance de la sécurité sociale, le dossier pharmaceutique en entier apparaît à ce titre comme un levier efficace pour optimiser les échanges d'information entre les différents acteurs de la chaîne et les autorités. Madame la ministre, nous nous collaborons nous collaborons aussi activement avec vos services pour rendre effectif le système d'information de suivi de disponibilité des des médicaments d'intérêt thérapeutique majeur MITM.

Ce système dont la mise en œuvre est confiée au Conseil national de l'ordre des pharmaciens sous la responsabilité de la direction générale de la santé a pour finalité la collecte et le partage des données relatives à la disponibilité des MITM par les acteurs de la chaîne pharmaceutique ainsi que l'exploitation de ces données par les autorités sanitaires afin d'anticiper les ruptures ou les risques de rupture. au bénéfice des patients. Ce travail est déjà engagé sur le projet de décret et nous attendons le projet de convention cadrite prévu à cet effet. Nous suivons également avec attention les évolutions du cadre européen. De nouveaux textes fondamentaux se construisent.

La future directive médicament ou paquet pharmaceutique en est un exemple. L'ordre s'y prépare activement, anticipe les évolutions réglementaires à venir et ses impacts sur la profession, notamment sur l'industrie pharmaceutique. Dans ce cadre, nous sommes très vigilants à la préservation de l'organisation de la chaîne pharmaceutique à la française et aux mesures structurantes prévues en matière de rupture. Enfin, ces dernières années, la question de la généralisation de la dispensation à l'unité des médicaments s'est posé de manière récurrente. L'ordre a répondu aux sollicitations sur celle-ci et a contribué au débats public.

La Cour des comptes a publié récemment son rapport sur la dispensation à l'unité. Il a le mérite d'apporter une analyse factuelle sur ce sujet qui interroge à juste titre nos concitoyens dans le contexte actuel de lutte contre les ruptures, le gaspillage et la surconsommation de médicaments. l'ordre salut la recommandation faite par cette dernière d'établir un cadre juridique pour la préparation des doses à administrer comme méthode de délivrance à l'unité. Nous soutenons pleinement cette mesure et sommes à votre disposition pour travailler sur sa mise en œuvre.

Autre défi auquel nos professionnels sont confrontés de manière croissante, la sécurité des professionnels de santé et des produits de santé dont ils ont la charge. Malgré notre mobilisation collective sur le sujet, ce phénomène reste préoccupant. Je voudrais à ce propos mettre en lumière un sujet que peu connu. La distribution pharmaceutique fait face à une recrudescence de vol et de détournement mettant en péril la sécurité des biens et des personnes. Ces actes favorisent la circulation de médicaments hors du circuit légal avec des risques graves pour la santé publique. La sécurisation des sites et des transports devient un enjeu stratégique.

Il nous semble donc essentiel d'identifier des dispositions pour renforcer la prise de conscience des acteurs, la prévention des acte de délinquence et guider les acteurs face aux difficultés. L'ordre poursuit sa réflexion sur ce sujet et fera des propositions pour mieux quantifier ce phénomène, renforcer la prévention et guider les acteurs face aux difficultés. Il est un domaine dans lequel l'ordre est également engagé avec le ministère et auprès des patients, les refus de soins discriminatoires. Nous agissons afin de prévenir ces situations tant en diffusant les outils élaborés par votre ministère et la défenseur des droits qu'en sensibilisant nos élus sur cette notion.

L'ordre continuera à contribuer à ces travaux. et à accompagner la profession. De même, la lutte contre les violences sexiste et sexuelle constitue un sujet de mobilisation pour notre institution. Nous signerons prochainement avec l'ami Profant sujet visant tout à la fois à mieux repérer, orienter, accompagner les victimes de violence sex et sexuelles et à prévenir ces violences subies ou commises par les pharmaciens. Par ailleurs, je vous annonce, madame la ministre, le lancement d'une enquête pour évaluer l'ampleur de ces violences au sein même de la profession, tout métier confondu.

Cette enquête permettra également d'évaluer notre niveau de connaissance des recours existants et à son issue, je souhaite que nous puissions proposer des solutions concrètes. J'arrive maintenant au terme de mon propos. L'ordre qui fête cette année ces 80 ans est plus que jamais engagé dans le maintien d'un système de santé sécurisé, juste et accessible à tous. avec les différents présidents, nous aurons à cœur au travers de nos différentes feuilles de route d'accompagner toutes les évolutions nécessaires pour faire face au défis de notre temps, toujours au bénéfice de la santé publique et dans le champ de nos missions.

Nous venons de le voir madame la ministre, les sujets sont nombreux et le système de santé a plus que jamais besoin de professionnels du soin soudés, engagés et complémentaires dans leur action auprès de la population et des patients. Dans la diversité de leur métier, les pharmaciens apportent des réponses adaptées et concrètes aux attentes des Français. C'est dans cette dynamique d'amélioration permanente de l'exercice pharmaceutique et tourner vers le futur que l'ordre entend continuer à peser dans les débats, à donner sa vision de l'avenir de la profession et faire entendre sa voix.

Je vous remercie, madame la présidente, chère Karine, mesdames et messieurs, c'est un plaisir pour moi de clore cette journée à vos côtés bien que retenue par les travaux parlementaires. Je souhaite commencer en félicitant chaleureusement l'ensemble des nouveaux conseillers ordinaux élus en juin dernier. Vous le savez, j'en suis convaincu depuis longtemps, les pharmaciens occupent une place essentielle dans notre système de santé parce que vous couvrez tout le cycle du médicament, parce que vous êtes un repère de proximité pour les usagers et parce que vous êtes présent sur tous les territoires au service de l'accompagnement des patients.

Notre responsabilité collective, c'est de consolider cette chaîne de compétence, de la soutenir et de la projeter vers l'avenir. Je veux donc débuter mon propos par un sujet majeur, le maillage territorial et l'accès aux soins. Vous le savez, le premier ministre a annoncé la création de France Santé. C'est un projet d'ampleur qui valorise l'engagement de tous les professionnels de santé dans l'interprofessionnalité. Les pharmacies y contribueront pleinement, notamment pour les territoires les plus isolés. France Santé doit devenir à la fois une identité visible pour les usagers et un label de valorisation pour les professionnels mobilisé pour améliorer l'accès aux soins.

L'objectif est clair, rendre lisible l'offre de premier recours sur les territoires et rendre visibles les solutions construites par les professionnels. Avec France Santé, votre engagement sera accompagné, soutenu et reconnu. Dans le même sens, je veux vous dire que je souhaite développer l'expérimentation des antennes pharmaceutiques menées notamment dans ma région. Nous le voyons, certains freins persistent et nous devons collectivement arriver à l'élever. L'accès aux soins, c'est aussi la formation et les compétences qui doivent faire évoluer les métiers. Je veux donc ici réaffirmer mes engagements sur la généralisation du dispositif OSIS.

En tant que ministre, j'assume d'accompagner ces évolutions toujours concertées. Je sais qu'il y a par ailleurs plusieurs questions brûlante pour la profession et je veux prendre quelques minutes ici pour n'éluder aucun sujet. D'abord, les remises. Vous le savez, ce dossier nous a tous mobilisé. Gouvernement, parlementaire, professionnel. La position du gouvernement est claire. J'ai annoncé le lancement d'une mission sur les remises. Dans les prochains mois, elle devra proposer des pistes concrètes et apporter davantages de transparence pour préserver les équilibres et rendre la chaîne du médicament plus juste. Deuxème sujet, la vaccination obligatoire.

Depuis 2016, vos compétences vaccinales ont évolué. Grâce au travail conjoint des pharmaciens, médecins, sages-femmes et infirmiers, la couverture vaccinale progresse, mais elle augmente trop lentement chez les professionnels eux-mêmes. C'est pourquoi le gouvernement souhaite rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour les professionnels de santé et ce en contact avec les patients. Je sais pouvoir compter sur vous car à la fin, c'est avant tout un sujet pour la santé des patients. 3è sujet, l'attractivité et la formation. Je veux saluer le travail de toute la profession et de l'ordre en particulier pour mieux informer sur vos métiers et votre formation.

Vous l'avez rappelé dans votre campagne, le pharmacien est le moins connu des métiers connus. Les évolutions successives de la formation ont entamé l'attractivité et conduit à des places non pourvues. Je n'ente que les tendances s'améliorent et c'est encourageant. Mais d'autres chantiers doivent encore avancer. Je pense notamment à la réforme du 3e cycle cours de pharmacie initié en 2016, plusieurs fois annoncé puis plusieurs fois repoussé. Je vous annonce ici qu'elle sera validée cette année. Les textes finaux sont prêts, transmis aux instances consultatives et ils seront publiés avant la fin de l'année pour une application à la rentrée 2026.

Cette réforme très attendue permettra aux étudiants de 6e année devenant pharmacien junior d'être mieux formé, mieux gratifié et mieux préparé à tous les modes d'exercice, en particulier aux zones rurales. Comme je l'ai indiqué au Sénat avec mon collègue Philippe Baptiste, je souhaite également avancer sur le statut des maîtres de stage universitaire. Enfin, deux mots. Le premier sur le numérique en santé. Le gouvernement vient de lancer la nouvelle stratégie nationale sur l'IA en santé. Les pharmaciens doivent y prendre toute leur place.

Demain, avec un DMP réellement utilisé par tous, enrichi par l'intelligence artificiel, nous pourrons mieux exploiter les données, mieux prédire, mieux accompagner et donc mieux soigner. Un deuxième mot sur la réforme du code de déontologie, elle touche à son terme, c'est le fruit d'un travail étroit entre l'ordre et mon ministère. Je vous annonce ici que la Commission européenne vient d'être saisie pour la dernière étape. La publication interviendront donc d'ici 3 mois. Mesdames et messieurs, votre profession a toujours su évoluer, s'adapter, innover. Aujourd'hui encore, vous êtes au cœur des transformations de notre système de santé.

Notre responsabilité collective est de vous accompagner, de soutenir votre engagement et de préparer ensemble l'avenir. Je sais pouvoir compter sur vous et vous pouvez compter sur ma détermination. Je vous remercie.