Automobile: Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne, présente le plan de l'UE
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bonjour à tous bonjour monsieur le vice-président de la Commission européenne monsieur le ministre euh Mesdames et Messieurs les élus messieurs les représentants de l'État euh messieurs les représentants de la Fédération des fédération monsieur le Président la PFA et Mesdames et Messieurs euh je veux d'abord vous souhaiter à toutes et à tous la bienvenue au sein d'électricity qui est notre pôle industriel dédié au véhicul électrique je veux vous remercier très chaleureusement euh monsieur le vice-président de la commission d'avoir choisi le site de Renault de Douet pour annoncer la stratégie automobile de la commission merci également à vous monsieur le ministre pour votre présence surtout je veux vous dire Monsieur le vice-président monsieur le ministre toute ma gratitude notre gratitude de l'équipe de Renault pour votre engagement très fort au service de l'industrie européenne au cours de ces derniers mois et je veux saluer aussi tout particulièrement Luc Chatel qui a dû nous quitter pour son activité assez remarquable le choix de doué et d'électricity nous fait évidemment très plaisir parce qu'ici c'est vraiment le le corp du combat qu'on mène depuis 5 ans pour recentrer Renault en Europe et surtout en France vous le savez il y a 5 ans la situation était très difficile pour nous euh on a fait un gros travail pour donner des perspectives à tous nos sites en France aujourd'hui on peut dire qu'on y est arrivé pour tous pour tous nos sites depuis Cléon je parle de diep avec alpine en passant pour Flin avec l'économie circulaire au man btilly Sandouville et jusqu'au pôleélectricité de dou de Doué ruit et M parce qu'il faut pas oublier que c'est un écosystème dont on a fait le premier pôle de production de voiture électrique en Europe et je remercie tous les collaborateurs de Renault pour leur engagement qui a rendu possible tout cela Renault Group a fait le choix de la France on a investi 14 milliards d'euros depuis 2020 on a créé en paè qui est un potentiel champion français et européen de l'électrique et du software en faisant un plan qui localise plus de voitures en France que jamais auparavant dont la Renault 5 vous avez vu elle est belle voiture de l'année avec elle on prouve ici que oui on peut réussir euh à faire des petites voitures électriques compétitive dans ce pays on réussi à le faire parce que on se bat tous les jours pour concentrer les 2 tiers de nos fournisseurs à moins de 300 km d'ici pour innover dans le développement technologique pour assembler une Renault 5 plus vite qu'une Tesla là je le dis et tout ça c'est aussi un travail d'équipe les pouvoirs publics on ont joué un rôle fondamental notamment à travers le programme France 2030 et je veux vous remercier Monsieur le Ministre pour le soutien acharné du gouvernement et on sait aussi que la bataille est encore loin d'être gagnée euh face à la transition je dirais majeur que qu' est cette industrie les constructeurs européens jouent le jeu je pense on investit 250 milliards dans l'électrique mais cela ne suffira pas sans une stratégie industrielle un peu globale qui met en place toutes les conditions nécessaires je parle d'une offre par exemple d'électricité décarboné compétitive je parle d'un dispositive stable la stabilité aussi importante du soutien à l'achat au déploiement de accélérer de des infrastructures de recharge et surtout surtout je pense une orchestration de tous les acteurs sur toute la nouvelle chaîne de valeur depuis le secteur minier jusqu'au recyclage c'est une question vitale pour une industrie qui a depuis 150 ans é un moteur de la du progrès européen de la puissance européenne cette industrie elle peut être aujourd'hui encore une fois un puissant diffuseur d'innovation et d'activité dans tout le système et ça va dépendre je pense de nous tous nous nous en premier c'est pour cela que l'annonce du plan automobile et votre présence aujourd'hui à nos côtés monsieur le vice-président et Monsieur le Ministre sont très très encourageant pour nous et je vous remercie pour ça et maintenant je pense que j'auraai l'honneur de passer la parole à notre bien-aimé ministre [Applaudissements] ferra merci beaucoup monsieur le monsieur le directeur général charlca monsieur le vice-président cher Stéphane Mesdames et Messieurs les élus mesdames et messieurs bon je suis heureux à plusieurs titres d'être ici d'abord parce que on est à Douet dans un territoire qui est parfaitement emblématique de l'industrialisation de l' réindustrialisation de la reconquête industrielle c'est un lieu idéal c'est un lieu idéal parce que c'est un lieu tourné vers l'avenir mais qui a aussi un très fort ancrage et qui laisse une empreinte qui doit être préservée qui doit être consolidée on a un cap vous le savez c'est la fin du véhicule thermique en 2035 c'est un cap que nous considérons ambitieux et que nous considérons réaliste et surtout que nous considérons nécessaire on a une transition qui est est engagée elle est engagée d'abord par les premiers acteurs de la transition que sont les industriels et moi je veux saluer la dynamique qui est lancée on a ici l'exemple de chaînes de valeur qui se sont constitués dans des délais extrêmement brefs avec l'ensemble des composants électriques de voitures qui sont construit sur notre territoire et ça c'est aussi la conséquence d'un CAP qui a été fixé qui est celui de 2035 les prograyements sont été faits on a aujourd'hui 18 modèles électriques qui sont industrialisés en France et ce sont des efforts et des résultats qui sont d'autant plus remarquables que vous le savez la situation de la filière automobile et puis la situation de l'industrie européenne dans sa globalité c'est une situation difficile difficile du fait d'une concurrence vous l'avez dit monsieur le directeur qui est féroce qui est parfois déloyale qui oblige parfois à intervenir et à se comporter en européen avec l'idée de sortir d'une forme de naïveté c'est un contexte difficile aussi parce que la transition elle implique des investissements tout à fait massifs et et le résultat de ce contexte c'est que nous avons des entreprises en amont de la chaîne de valeur en aval de la chaîne de valeur qui sont parfois prises en tenaille entre les efforts de diversification et la baisse des volumes j'ai eu l'occasion d'alerter avec d'autres collègues du gouvernement agè panirunach et Benjamin Haddad sur la nécessité de donner à nos constructeurs de la flexibilité et nous avons plaidé pour un petit peu de flexibilité dans l'application des règlements européens sans changer le cap sans renoncer à ce CAP euh je suis très heureux euh que cette demande de flexibilité ait été entendue par la commission euh notamment au titre des adaptations du règlement café pour les années 2025 et suivantes je veux saluer véritablement euh monsieur le vice-président votre action l'action de la commission euh les annonces que vous allez détailler dans quelques instants et sur lesquels je ne vais pas euh euh m'étendre euh sont des annonces qui participent une logique d'ensemble très cohérente il s'agit euh d'agir sur les investissements d'agir sur l'innovation de soutenir la demande c'est un élément absolument essentiel dans le contexte actuel d'une demande qui est on le sait déprimée pour le véhicule automobile en général et puis pour le véhicule électrique en particulier donc je veux saluer votre action monsieur le vice-président dans un contexte difficile à la fois géopolitique économique et parfois politique également pour faire aboutir des mesures très concrètes vous allez en parler et dans des délais extrêmement brefs les délais brefs c'est vraiment peut-être l'élément le plus important de ce plan nous avons besoin d'agir vite nous avons besoin d'envoyer des signaux aujourd'hui nous avons de bonnes nouvelles nous avons des perspectives pour notre compétitivité pour la compétitivité de notre filière automobile et à travers ces mesures l'Union européenne fait la démonstration de sa capacité à être au rendez-vous de l'Histoire lorsque l'avenir de notre industrie l'avenir de nos territoires l'avenir de nos emplois est en jeu et c'est le sens de ma présence aujourd'hui à vos côtés c'est de montrer que le gouvernement français est au côté de l'Europe au côté de la Commission européenne pour soutenir la filièreut mobile euh c'est un combat c'est un combat que nous mènerons ensemble c'est un combat que nous gagnerons ensemble j'en ai la conviction et je vous remercie et je laisse désormais la parole à Monsieur le [Applaudissements] vice-président bon merci beaucoup monsieur le ministre cher Marc Mesdames et Messieurs chers élus chers parlementaires c'était très important pour moi d'être ici au cœur de de l'industrie automobile européenne l'industrie automobile européenne est une fierté pour notre continent c'est une fierté technologique c'est une fierté économique et c'est 13 millions d'emplois direct et indirect c'est une fierté pour des dizaines de territoires et je pense notamment ici dans ce de bassin territorial avec autour ses usines son tissu de PME qui fait aussi travailler l'ensemble des habitants de cette région et qui fournissent aussi des équipements à nos constructeurs comme toutes les industries l'automobile fait face à des défis nous avons évoqué l'ensemble de ces défis lors d'une table ronde à l'instant avec les élus je pense notamment au prix de l'énergie à la concurrence déloyale à l'instabilité du monde et puis des évolutions technologiques vous avait évoqué monsieur le ministre qui sont lourdes celles de la voiture propre des voitures connectées et des voitures autonomes et l'industrie a évidemment investi depuis maintenant 5 ans même plus pour certains qui se sont préparé pour prendre ses tournants et devra également dans ce cadre là investir probablement beaucoup plus dans les prochaines années dou ici on est en quelque sorte la preuve vivante c'est pour ça que nous avons proposé et vous avez accepté gentiment de de nous accueillir pour cette présentation de ce plan et je mesure ici même les efforts qui ont été faits en tant que en terme de formation en terme d'organisation du du personnel et personnellement également pour l'ensemble de vos salariés la transformation de ce modèle implique énormément pour à la fois l'organisation de l'usine et en même temps l'appareil productif des contraintes et puis des investissements la Commission européenne a donc présenté aujourd'hui son premier plan sectoriel de la mandature de la nouvelle Commission européenne et ce ce plan est dédié à l'automobile elle vient en tout cas il vient ce plan complémenter un certain nombre d'initiatives avec la décarbonation de notre économie comme objectif l'automobile est une question économique sociale climatique mais aussi une question de souveraineté pour l'Europe souveraineté pour les états-membr et l'Europe ne peut pas être une une puissance sans son industrie de l'automobile prospère autonome et diversifié nous n'avons pas vocation et c'est ce que je disais peut-être en introduction aux élus locaux tout à l'heure nous n'avons pas vocation à être l'usine d'assemblage du mononde nous avons vocation à être la chaîne de production probablement du monde en tout cas de l'Europe dans les productions ici qui sont faites dans la nouvelle gamme que vous vous avez sorti et c'est pour cela que la présidente de la commission Ursula van derl et avec mon collègue commissaire au transport monsieur Titi costas nous avons conçu ce plan qui est en réalité tant un plan d'urgence qu'un plan également sur le long terme et qui donne en quelque sorte la voie sur lequel la Commission souhaite s'engager dans les grandes réformes et les grandes tendances du de nos politiques industrielles il a été construit avec les industriels tous les industriels les constructeurs les équipemstiers la nouvelle industrie de la batterie la voiture évidemment comme les les les camions dont je rappelle le le leadership mondial pour ce qui est de l'Europe il est intégré on ne raisonne plus d'un côté avec les enjeux climatique et de l'autre côté avec les enjeux de compétitivité économique et on doit répondre à tous les enjeux ensemble car c'est ce que font en réalité les entreprises ce que doiv faire également les responsables politiques dans ce momentl prendre les contraintes à la fois du marché et à la fois de la compétitivité il est tourné vers l'avenir ce plan quand d'autres pays font le choix de des technologies du passé nous faisons le choix de l'électrification et de l'électrique durable et du made in Europe et il est financé puisque 1 milliard pour l'innovation 500 milliards d'euros pour les bornes de recharge 1,8 milliards pour les batteries ce sont des chiffres qui ont été annoncés ce matin par la Commission européenne sur lequel nous nous sommes battus pour réguiller un certain nombre de fonds et donc prioriser en quelque sorte nos politique publi sur d'autres priorités et donc c'est aussi notre capacité de pouvoir s'adapter à la donne économique aux urgences industrielles et à la géopolitique qui change en permanence là-dessus la Commission a réussi en tout cas son Paris de présenter un plan financé organisé je vais peut-être euh le vous dresser quelques propositions sans rentrer trop dans le détail mais je pense que il y a un peu près 10 mesures sur lesquelles je souhaitais juste évoquer la pertinence et et qui démontre également la robustesse de ce plan et notre volonté d'aller de l'avant nous créerons une alliance industrielle pour accélérer sur l'innovation les voitures connectées et autonomes et et nous ne devons pas être à la train dans ce domaine concrètement nous allons créer des règles communes européennes pour les voitures autonomes on ne peut pas avoir des règles différentes selon les pays c'est aussi la force du marché intérieur européen c'est 450 millions de consommateurs mais pour que ce marché intérieur européens soit une force pour les industriels et notamment les industriels de l'automobile il faut puission voir à peu près les mêmes réglementations les uns et les autres et c'est sur ce domaine là que la Commission se propose d'agir nous allons aussi à s'assurer de notre souveraineté sur les logiciels sur les semi-conducteurs et nous ne pouvons pas prendre aujourd'hui le risque que nos voitures puissent être contrôlées par la technologie extérieure soit depuis Austin soit depuis chenzen pour ce qui est des chinois mais le made in Europe de la voiture connectée c'est aussi une mesure de sécurité pour les français pour les Européens vous retrouverez ça profondément ancré dans dans dans ce plan d'urgence aussi mais comme je vous l'ai dit qui dresse les perspectives pour l'avenir nous apportons également de la flexibilité monsieur le ministre l'évoquer un instant et la question des amendes nous mettons en place un mécanisme sur 3 ans pour ne pas pénaliser nos constructeurs qui ont besoin de plus de temps pour atteindre les objectifs de réduction de CO2 et c'est une question de bon sens et un signal qui est est donné fort à l'écosystème c'était paradoxal de dev vooir demander des amendes à des constructeurs et en même temps de devoir les aider et les accompagner dans cette transformation de l'autre ce qui avait pris de l'avance pourront d'ailleurs capitaliser leur avance puisque le mécanisme qui a été choisi intelligent et permet un bon mix justement en étalant ces trois années les amendes qui étaient requis la révision anticipée des standards CO2 est aussi une proposition de la Commission nous allons commencer la révision du texte sur les standards de CO2 plus tôt dès que possible et nous fournirons en 2026 un paquet complet garantissant notamment la neutralité technologique 4è point nous allons booster la demande sur sur le marché et c'est une mesure forte là encore puisque les flottes professionnelles représentent aujourd'hui 60 % des véhicules neuf vendu chaque année en Europe et nous allons présenter un plan d'ici la fin de l'année pour verdir les flottes professionnelles et donc à chaque renouvellement nous demanderons aux entreprises d'acheter en grande partie de l'électrique pour booster la demande le carnet de commande y compris des constructeurs et not permett également d'avoir un marché du véhicule électrique secondaire qui n'existe pas encore permettre simple pour avoir aussi une accessibilité d'un certain nombre de véhicules pour les classes moyennes et les classes défavorisées nous allons déployer 500 millions d'euros sur les infrastructurure de recharge facilitera également les permis et l'accès au réseau je pense notamment réseau électrique pour se faire et puis l'Europe a également décidé pour la première fois d'assumer le made in Europe je le disais c'est une révolution il y aura dans la loi des exigences de made in Europe sur les batteries sur les équipements et tous les pays le font je le disais également aux élus tout à l'heure l'Europe sort enfin de sa naïveté sur ce secteur je pense que c'est une bonne chose de retrouver ces cette question dans les plans européens 7e point l'Europe lance également par ce plan un paquet batterie pour couvrir tous les aspects de cette nouvelle filière cette nouvelle filière qui a à peu près 5 ans nous avons vu également un certain nombre de constructeurs faire des partenariats régionaux c'est le cas ici notamment avec constructeur de batterie leur capacité aussi pour les constructeurs automobiles de pouvoir les assembler et l'objectif est assez simple c'est de de passer de moins de 20 % de batterie européennes à à plus de 40 % dans les achats européens et donc les Fonds d'innovation et le fond d'innovation européen participera à hauteur de 1,8 milliards d'euros au renforcement des gigafactory européennes la question du soutien direct à la production est donc urgente notamment pour les gigafactory actuels et donc j'en ferai une question personnelle je dit à la présidente de pouvoir sauver ces gigafory qui aujourd'hui sont dans une difficulté à la fois sur les commandes et à la fois sur les technologies de production sur le le scaleup sur la mise à l'échelle de la de la production il demande encore un accompagnement et c'est aussi de la responsabilité de l'Union européenne qui a lancé ces filières de pouvoir venir dans cette question de production pourvoir les aider mais qui dit batterie dit aussi matières premières le lithium le cobalt le manganaise nous réouvrirons en tout cas probablement des mines en Europe d'ici quelques années et nous signerons de nouveaux accords pour diversifier l'approvisionnement en matièrees premières nous créerons des stock stratégique et nous garantirons également que la black mass euh la black mass étant le déchet de la batterie et la réutilisation de la de la batterie puisse être euh recyclé en Europe aujourd'hui nous envoyons l'ensemble de cette black mass à travers le monde elle est recyclée retraitée et souvent la matière première nous est renvoyée pour une nouvelle utilisation il y a une filière à construire il faut créer aussi les conditions de sa compétitivité et donc créer de la demande et nous avons dans notre responsabilité la responsabilité de créer cette filière du recyclage de la batterie avec toutes les conditions évidemment de sécurité mais aussi toutes les conditions de compétitivité qui sont du on aura l'occasion d'en reparler puisque la Commission européenne se propose de faire une grande révision des marchés publics et donc d'introduire dans les clauses des marchés publics également des dimensions de recyclage made in Europe notamment sur la batterie électrique et sont recyclage pour pouvoir justement apporter à cette nouvelle filière que nous souhaitons voir naître en Europe les conditions de la demande concernant la concurrence déloyales l'Europe a déjà agi avec vigueur contre les subvention d'État chinoise qui ont artificiellement favorisé en quelque sorte les constructeurs chinois l'Europe doit aussi en finir avec sa naïveté sur les investissements et oui l'Europe a besoin d'investissement mais surtout d'investissement de qualité et nous ferons désormais des conditions à ces investissements nous donnerons des conditions notamment en terme de transfert de technologie de transfert de propriétés donc il faut que ces investissements a de la valeur ajoutée et nous européens nous sommes un tissu industriel cette valeur ajouté elle doit à un moment donné être discuté dans la capacité des entreprises étrangères à venir opérer sur le territoire européen soit en transfert de technologie soit en propriété intellectuelle nos concurrents le font États-Unis Chine Inde tous demandent ces conditions pour voir produire et opérer les entreprises européennes sur leur territoire propose et nous proposons avec la commission de sortir également de cette naïveté et de mettre ses clauses nous aurons besoin des États-membres pour consolider cette proposition mais je sais que la France est très alignée et depuis longtemps partage cette cette position enfin car cette transition doit être aussi juste pour les travailleurs la commission modifiera le Fond européen d'ajustement à la mondialisation pour qu'il bénéficie à plus d'entreprises notamment les les entreprise dans le secteur de l'automobile et toute sa filière pour protéger au mieux les travailleurs et surtout pour garantir les formations qui sont nécessaire dans le le cadre de cette transformation à à l'électrique voilà mesames et messieurs nous sommes sommes tous mobilisés nous le devons à la fois à notre filière à la fierté que que j'évoqué en introduction nous le devons également aux travailleurs nous le devons à notre histoire industrielle à l'Europe qui sera toujours là pour construire les fondements de son industrie puisque c'est les fondements de sa constitution politique également et je suis convaincu qu'avec cette période que nous Vions vivons qui est difficile en tout cas il y aura un certain nombre d'opportunités encore une fois le marché intérieur est est un formidable levier de croissance encore faut-il afficher les mêmes ambitions l'objectif des États-membres a été euh incroyablement ambitieux en choisissant de de d'appliquer presque en en intégralité le rapport dragi et le rapport l'État et les propositions qui ont été faites pendant la campagne des européennes je souhaite qu'elle puisse se concrétiser y compris pour cette filière les propositions sont sur la table je m'engage également et nous nous engageons également en terme de rapidité d'effectivité puisqu'il y a urgence pour la filière et j'espère pouvoir aussi compter sur l'ensemble des institutions européennes conseil mais également Parlement européen pour porter ces sujets au Parlement et d'en faire en quelque sorte un sujet d'intérêt général européen nous avons moins besoin de débat Politi et de polémique autour de l'électrification et de notre modèle et plus de pragmatique économique c'est ce que propose la commission avec un business plan qui accompagnera l'industrie d'avenir et celle qui permettra également à nos enfants d'être fi des voitures électriques de demain merci beaucoup j'invite maintenant monsieur le ministre à rejoindre le vice-président pour la séance de question avec la presse c'est bon je crois que ça marche de mon côté ça marche aussi ici ben on peut partir on peut y aller bonjour taas de la FP une question sur la clause de revoyure en 2026 est-ce que c'est ces mesures qui sont annoncées en tout cas cette réouverture du Green Deal ça veut dire que 2026 la revoyure ce sera l'occasion de de faire entrer les biocarburants de de d'accéder peut-être aux demandes d'autres pays que ce que la France oui on propose d'accélérer la clause de revoyure pour une raison principale c'est qu'il faut donne un cadre réglementaire solide robuste et avec de la prévisibilité à l'ensemble des constructeurs et à l'ensemble de la filière et donc ce que j'ai proposé au collège des commissaires c'est avec le commissaire tisticostas c'est qu'on puisse commencer dès 2025 à élaborer les les règles et donc revoir l'ensemble des paramètres qui sont prévus dans la loi qui nous oblige pour pouvoir prendre des décisions assez rapidement en 2026 dans ce cadre- là la question des IFU du des biocarburants se posera évidemment la question de la neutralité technologique sur un certain nombre de points sera au cœur de des discussions et je chhais qu'on puisse engager ce débat puisque ça nous permettra également de faire un point sur la concurrence sur l'état du marché international mais également sur l'état d'avancement de des usines et de l'appareil industriel euh je pense que les constructeurs sont prêts en tout cas sont demandeur la Commission est prête à avancer sur ce sujet et donc nous aurons l'occasion d'en discuter moi je veux pas préanter un débat et une discussion avec les constructeurs et l'ensemble de la filière maintenant mais comme le droit et la loi européenne nous l'oblige d'ailleurs c'était mon prédécesseur Thierry Breton qui s avait poussé cette clause de revoyure euh elle s'appliquera et on commencera plut tôt que prévu puisque la géopolitique les questions économiques et la demande unanime de la filière et d'accélérer sur ce sujetl et et Monsieur Deo que pensez-vous de cette clause de revoyure que va demander Renault que va demander Renault dans le cadre de cette clause de revoyure nous on va être plutôt plutôt aligné avec ce que ce que disent nos concurrents je pense qu'on a toujours parlé on a toujours dit que c'était pas la peine de rediscuter les objectifs qu' fallait y aller d'ailleurs la preuve regardez les choses les choses qu'on a fait ici c'est la meilleure démonstration qu'on est convaincu qu'il faut y aller mais en même temps comme industrie on a toujours parlé de de neutralité technologique dans la dans l'espoir que les ingénieurs puissent toujours trouver une une une solution il faut que les régulateurs nous disent où il où il veulent qu'on qu'on aille mais pas exactement comment et et c'est ça un peu dans l'esprit mais ça ça fait des années qu'on le dit et je je je je salue le fait qu'il y a une ouverture au dialogue parce que le dialogue c'est important c'est on met les problèmes sur la table on essaie de trouver des solutions il faut il faut que l'industrie européenne redevienne compétitive dans tous les domaines même les domaines du futur c'est très important et on est là pour travailler pour investir et je pense que douer est plutôt un symbole de voilà de accélération de reconversion Albertina torsoli de Blomberg la question est un peu pour tous les trois même si le point de vue est différente vous avez cité les risques géopolitiques et le fait que c'est très important pour l'Europe pour être fort d'une industrie automobile très forte mais je dirais que le monde a un peu changé depuis vendredi dernier avec des inquiétude au niveau de la défense et donc un grand effort qui y aura pour la défense en Europe avec euh probablement est-ce qu'il va rester à l'Union européenne de l'argent et à la France de l'argent pour le secteur automobile vu euh les autres inquiétudes qu'on a aujourd'hui j'imagine que c'est quelque chose que vous vous demandez aussi mais comment faut-il réfléchir à ce problème-là et peut-être le cas de votre côté comment allez-vous continuer à dire que l'urgence c'est aussi des incentives pour l'électrification et tout ça quand euh le champ des possible c'est un peu élargi dernièrement merci bonjour à tous alors évidemment il y a des décisions qui seront prises dans les T prochains jours sur l'enjeu du financement de notre effort de défense notre base industrielle et technologique de défense puisqu'il y a Conseil européen exceptionnel qui a lieu demain dire que en réalité ce que nous cherchons à faire depuis un certain nombre d'années est-ce que la Commission essaie de faire avec les plans sectoriels au fond c'est de soutenir l'ensemble des chaînes de valeurs lorsqu'on prépare comme c'est le cas un dialogue stratégique sur l'acier on se donne les moyens de renforcer la chaîne de valeur de notre industrie automobile en Europe comme de l'industrie de défense donc il y a une certaine cohérence dans tout ça il faut raisonner à l'échelle de filières entières il faut raisonner à l'échelle de chaîne de valeurs entières il faut se donner les moyens de retrouver de l'autonomie stratégique avec des principes qui sont assez similaires le vice-président l'a dit sortir de la naïveté en imposant des clauses de contenu local en imposant un principe de fabriquer en Europe et de fabriquer en France pour ce qui me concerne euh faire en sorte de miser sur l'innovation soutenir la demande tout ça ce sont des principes transversaux au soutien à beaucoup de filières différentes et en particulier les filières qui sont qui sont confronté à une compétition très dur les industries de base l'automobile et qui sont aussi confrontés à des transitions donc il y a pas il y a pas au fond de d'arbitrage ou de choix cornélien à faire entre entre l'automobile et d'autres filières comme la défense de mon point de ouais juste en complément moi je je je vais quand même battre puisque dans votre question il y a une il y a une partie de risque réel de faire du zigzag sur l'agenda de compétitivité européen parce que les priorités seraient différent parce que il faudrait aller d'un côté ou un autre donc moi je vais me battre pour que on puisse garder cet agenda je pense que c'est l'intention de la Commission européenne faut pas céder euh sur sur les objectifs et euh vous avez besoin de prévisibilité par ailleurs notre modèle économique c'est aussi une forme de réponse à ce qui est en train de se passer au niveau international et donc la force de notre modèle économique le marché intérieur que j'évoqué de 450 millions de consommateurs est un élément du dialogue stratégique que nous avons avec nos partenaires ou nos concurrents la Chine les États-Unis l'Inde il nous respecte parce que nous pouvons consommer parce que nous produisons parce que nous avons des industriels qui sont capables également de de faire de l'international donc il y a pas d'incompatibilité à renforcer son modèle quand votre modèle est attaqué en quelque sorte et puis trè point j'ai envie de dire l'argent qui sera probablement dépensé et nous avons ouvert et nous proposons en tout cas au Conseil européen à la Commission de décloisonner un certain nombre de fonds pour pouvoir acheter du matériel militaire c'est l'annonce de la présidente euh ces 24 dernières heures n'est pas incompatible non plus avec une partie de la filière qui peut euh sur euh du sous-traitant des fournisseurs de l'automobile même peut-être même des constructeurs eux-mêmes participerai à certaines commandes dans le domaine de l'industrie de défense en tout cas l'Allemagne a décidé de casser toutes les règles et de de mettre 500 milliards d'euros supplémentaires dans son réarmement et il faudra des industries également pour pouvoir faire de la logistique produire des camions des voitures organiser les sous-traitants de manière différente répondre à des appels d'offre de l'armée qui en tout cas demanderont à renforcer ces points précis et tout ça participe au renforcement également de la filière automobile donc faut pas voir je pense de position nette la la boussole elle est CLA agenda de compétitivité européenne il faut qu'on gagne en compétitivité faut qu'on fasse baisser le prix des matières premières on a décidé et on a proposé de faire de l'achat en commun de matières premières pour faire baisser le prix comme ce qu'on avait fait sur les vaccins à un moment donné lors du covid Commission propose un certain nombre d'outils pour faire descendre le prix des manièes gagner en compétitivité aussi et puis il va falloir profiter dans ce moment de complexité des synergies des priorités lié aux tensions géopolitiques et tout ça reste à coordonner et en tout cas on sera à la commission là pour coordonner les choses et pour que l'industrie européenne aussi ne soit pas laésé dans les priorités qui sont faites budgétaires bon tout a été déjà dit par le viceprésident et le ministre peut-être je peux ajouter euh une chose c'est que on pense que tout se fait parce que on peut se faire simplement parce qu'on peut injecter de l'argent public euh dans le système euh il y a pas que ça en fait il y a beaucoup de CH de situations où euh en fait ça coûte pas ça coûte pas de l'argent mais en fait ça crée du business euh quand on parle du verdissement de des flottes c'est ça coûte pas de l'argent quand on parle de peut-être nous permettre deinaller un un chargeur au lieu d'y mettre 2 ou 3 ans comme c'est le cas pour des thèmes d'administration locale et cetera et de le faire en 6 mois ça ça coûte pas de l'argent donc il y a plein de choses qui peuvent se faire nous ce ce qu'on recherche c'est les conditions pour faire pour pouvoir faire du business donc je pense que une le rôle que peut avoir la communauté le gouvernement c'est justement de de coordonner de nous aider à trouver un business case comme le disait le ministre sur toute la filière ça c'est un travail d'équipe ok entre le public et le privé et dans le privé entre les secteur et et des et je pense que le rôle des autorités c'est justement de de nous mettre tous dans les conditions de pouvoir être compétitif et de chacun de retrouver dans son morceau de la chaîne de la valeur un business case et puis on va y aller je ve dire une chose comme ça on l'a pas décidé parce que il y avait des subventions publiques faut être clair je veux pas vous donner les chiffres comme ça mais je pense que c'est une fraction de l'investissement qui a été fait ça a créé autour du Nord de la France on a estimé que ça a entraîné quelque chose comme 20 milliards d'investissements dans cette région c'est pas de l'argent public c'est en a une partie qui até a été donné donc la chose la plus importante c'est qu'on se met d'accord on parle business on parle plan parce qu'on a besoin d'un plan industriel et on va y arriver et la preuve c'est que c'est possible bonjour fintimes Merci beaucoup une question sur le dissement de la réglementation vernemental il a été retardé mais menace reste en place d'ici 3 ans n'est-il pas toujours une menace à la compétitivité est-ce que vous êtes confiant de pouvoir y arriver à temps mais sur de meilleur particulièrement merci il y aura pas de de retour en ariade et de 180°gr sur les objectifs d'abord parce que la décarbonation de l'économie est devenue une stratégie économique et macroéconomique pour le l'Union européenne on importe euh jusqu'à je crois 600 milliards d'euros de d'hydrocarbure en Europe c'est autant qui dans la balance commerciale est totalement déficitaire et c'est ces 600 milliards d'euros qu'on ne retrouve ni en emploi indirect ni en impôt pour l'État ni en TVA ni en consommation ni en production ni en commande c'est 600 milliards d'euros nets qui sont achetés pour du gaz du pétrole pour faire de l'essence donc oui il est urgent de pouvoir réutiliser ces 600 milliards d'euros pour la compétitivité de nos entreprises pour l'éducation pour la santé euh parce que nous ne produisons pas de pétrole sur le territoire européen contrairement à nos concurrents notamment américains et nous avons besoin donc de produire de l'énergie sur le territoire européen qui est décarboné et donc d'où notre stratégie de décarbonation et aussi de de transformation de ce secteur automobile donc au-delà même pour ceux qui ne croient pas même si je pense qu'ils font erreur mais pour ceux qui ne croient pas aux vertus climatiqu de notre stratégie sur la biodiversité sur la question du changement climatique au moins qui puisse croire à l'argument économique qui est rationnel donc il y aura pas de 180 degr sur ce sujet là les objectifs resteront ce qu'on propose c'est d'adapter le chemin et donc de faire gagner en flexibilité les entreprises pour éviter de se retrouver avec une une application du Green Deal qui ne n'aille pas avec la compétitivité des entreprises donc le chemin sera adapté les flexib don mais les objectifs resteront comme la question m' était posée ou monsieur le ministre merci d'être venu c'était un grand plaisir et vous êtes toujours bienvenu évidemment non comme la question métait posée c'est clair nous on part toujours même cette année on était parti pour faire le comment dire le café come on dit la question c'est à quel prix et que les les deadlines nous donnaient comme j'ai eu occasion de de de dire plusieurs fois mtait un risque de 15 plus de 15 milliards d'amendes potentiellement sur l'industrie alors que c'est justement le moment où il fallait mettre l'argent ici ok donc je pense moi je salue cette comment dire cette flexibilité qui nous a été donné par la Communauté européenne je pense que c'est un signe de pragmatisme et je ne vois pas pourquoi on on en fait une un discours un peu politique un peu dogmatique parce que regardez moi je viens de l'entreprise dans les entreprises on fait des plans à 10 ans puis on fait un plan en moyen terme 3 5 ans et puis on fait le budget toutes les années vous savez pourquoi parce que la parce que la moitié des choses qu'on a écrit dans le plan à 10 ans ça ne marche pas donc il faut avoir la capacité de adapter de ne pas perdre l'objectif et d'adap adapter tout le plan et c'est exactement ce que la Commission européenne fait donc moi je ne peux que dire merci euh pour ça parce que je pense que ça nous enlève comment dire des un poids totalement inutile alors que les ressources et l'énergie il faut qu'on la mette non dans les investissements dans l'innovation euh dans la formation des gens et cetera donc donc voilà voilà ma réponse nous on est parti pour le faire le faire en 3 ans euh au lieu de le faire en un an c'est c'est plus facile notamment on va lancer encore trois voitures c'est C année à Doué on a je viens d'annoncer la Twingo on va faire les véhicules utilitaires en électrique donc et ça ça va arriver 26 27 donc évidemment ça sera plus facile la plus grand la la plus grande condition je pense que c'est la montée en en cadence dans la demande des voitures à basse émission que ce soit hybride électrique parce que les hybrides ça nous donne la possibilité de générer de la marge qu'on peut réinvestir sur l'électrique et et l'électrique dans le système européen c'est très important parce que dans le calcul de la moyenne ça faut ça vaut quatre voitures à combustion donc il faut que la la les les voitures électriques elles baissent de prix et mais de l'autre côté ils vont il faut qu'on voit les Européens qui sont aussi convaincus de toute cette idée ils commencent à acheter de plus en plus de voiturees électriques voilà un peu l'histoire mais nous on est parti pour gagner on descend pas sur le terrain de jeu pour perdre ça c'est clair
Stéphane Séjourné