La France lance un immense exercice militaire, explications
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La France s'apprête à lancer l'un de ses plus grands exercices militaires des dernières décennies. Son nom, Orion 26. Pendant près de 3 mois, des dizaines de milliers de militaires français et étrangers vont être mobilisés sur tout le territoire mais aussi en mer et dans les airs.
Mais alors, à quoi sert cet exercice ? Pourquoi maintenant ? Et est-ce que ça fait débat ?
Salut, c'est Blanche, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une de ces actu, c'est donc un exercice militaire de très grande ampleur piloté par les armées françaises. Il y a déjà eu une première édition en 2023, baptisé logiquement Orion 23.
C'était le tout premier exercice militaire interarmé de haute intensité organisé par la France à cette échelle. Orion 26, lui s'inspire d'un scénario élaboré par l'OTAN, cette alliance politico-militaire de pays occidentaux mené par les États-Unis qui imagine des phases allant de tactiques hybrides, donc des cyberattaques, de la désinformation, des perturbations, à un engagement de haute intensité, par exemple face à un adversaire puissant à l'est de l'alliance. Alors, en quoi consiste-t-il exactement ?
Et bien, cet exercice qui aura lieu du 8 février au 30 avril mobilise plus de 12000 militaires en tout. Il y aura des militaires français donc évidemment, mais aussi des militaires venus de 24 pays partenaires comme l'Allemagne, l'Australie, le Canada, la Corée du Sud, l'Estonie, les Émirats arabes-unis, les États-Unis ou encore le Royaume-Uni. L'objectif, c'est de travailler ensemble sur des opérations coordonnées.
Côté matériel, cet exercice va mobiliser plus de 1200 drones, environ 140 avions et hélicoptères, des blindés, des navires de guerre et même le porte-avion Charles de Gaul qui sera engagé dans certaines phases. Cet exercice, il se déroule en conditions quasi réelles, c'est-à-dire qu'il y aura des combats simulés, des attaques cyberes, des frappes aériennes, des opérations navales, de la logistique, l'évacuation de civil. Bref, le but c'est de tester toute la chaîne militaire du soldat sur le terrain jusqu'au commandement stratégique.
Il sera divisé en deux grandes phases. Du 8 février au 1er mars. L'exercice consistera en un déploiement des troupes depuis la façade atlantique.
Donc il y aura des opérations par la mer et par les airs pour venir en aide à un état allié fictif nommé Arlande attaqué par un voisin Mercure. L'idée c'est de tester la capacité de la France à entrer rapidement sur un théâtre d'opération et à s'allier avec d'autres forces internationales. Ensuite, du 7 au 30 avril, il consistera en une opération intégrée à la chaîne de commandement de l'OTAN dans les camps de Champagne.
En gros, ici, c'est comme si les forces françaises n'obéissaient plus uniquement à leur propre hiérarchie nationale, mais était placé sous un commandement commun au côté d'armées d'autres pays alliés. L'enjeu ici, c'est de montrer que les armées européennes peuvent être totalement capables de fonctionner ensemble dans le cadre de l'alliance Atlantique. En fait, avec cet exercice, l'armée militaire veut vérifier des éléments que les scénarios classiques ne testent pas toujours, à savoir la logistique en conditions difficiles, la communication sécurisée entre alliés et la réaction face à des perturbations hybrides simultanées.
En tout cas, pendant toute la durée de l'exercice, 12 ministères seront mobilisés pour tester la coordination entre les acteurs civils et militaires. Et alors, pourquoi la France organise un exercice militaire aussi massif ? Premièrement, l'idée ici, c'est de se préparer à une guerre, je cite, de haute intensité.
En fait, depuis le début de l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie en février 2022, les armées occidentales considèrent qu'un conflit majeur entre État est de nouveau possible. Orion 26 sert donc à tester la capacité de la France à tenir dans un conflit long, complexe et technologiquement avancé, même si les autorités insistent sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un scénario prévu à court terme et d'une préparation au cas où. Le deuxième objectif, c'est de travailler avec les alliés.
Aujourd'hui, aucune armée ne combat seule. Oyon 26 va donc permettre de vérifier que les forces françaises peuvent communiquer, coopérer et agir efficacement avec d'autres pays, notamment dans le cadre de l'OTAN. Le troisième enjeu, c'est de moderniser la guerre.
Je vous le disais, l'exercice militaire intègre des éléments très actuels comme l'usage massif des drones, des cyberattaques et de la désinformation. Toutes ces menaces sont devenues centrales dans les conflits récents. Alors, une fois qu'on a dit ça, est-ce que les civils seront concernés ?
Oui, mais de manière encadrée. En effet, certaines manœuvres auront lieu près de zones habitées avec des mouvements de troupes visibles, des avions ou hélicoptères en vol convois militaires. Les autorités assurent que tout est coordonné avec les élus locaux et que la sécurité des civils reste une priorité.
Mais l'objectif est aussi de tester la capacité du pays à fonctionner en situation de crise, y compris sur le territoire national. En tout cas, globalement, il y a plutôt un consensus politique et militaire sur l'utilité de cet exercice. La plupart des responsables politiques estiment qu'il est nécessaire de préparer l'armée française à un monde plus instable.
Cependant, certains pointent aussi le coût d'un exercice d'une telle ampleur. Certains élus, situés souvent à gauche de l'échiquier politique, comme le député la France insoumise, Aurélien Saint-oule, dénonce un double standard. À la fois, on demande des sacrifices aux services publics, par exemple dans les secteurs de la santé ou de l'éducation, alors que le budget des armées est en hausse constante.
D'autres critiquent le message symbolique envoyé par un exercice explicitement tourné vers la guerre de haute intensité. Selon eux, se préparer à ce type de conflit est nécessaire, mais le mettre autant en scène peut aussi contribuer à banaliser l'idée d'une grande guerre en Europe ou alimenter une logique d'escalade entre blocs. Sur le terrain, certains habitants pourraient aussi s'inquiéter de voir se multiplier les survols, les convois et les manœuvres en conditions réelles près de chez eux.
Tout ça peut nourrir un sentiment de militarisation de l'espace public. Un rapport d'information de l'Assemblée nationale présenté par les députés Jean-Charles Larsonneur et Michaell Taverne en 2024 alertez déjà sur ça. Ces critiques, c'étaient plutôt des critiques qui avaient eu lieu avant l'annonce d'Orient 26.
Pour l'instant, il n'y a pas eu de critique frontale sur cet exercice en particulier, mais ce type d'opération ne fait pas toujours l'unanimité. En tout cas, si vous voulez en savoir plus, je vous mets des liens en description et je vous laisse avec Léa pour les actualités en bref. Merci Blanche et bonjour à tous.
On commence avec cette actu. Le président ukrainien Volodimir Zelenski a annoncé ce jeudi un accord avec Donald Trump prévoyant qu'après un éventuel cesser le feu avec la Russie, les États-Unis s'engageraient à défendre l'Ukraine. Cette annonce, elle a été faite lors du forum économique mondial de Davos en Suisse.
La question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiquée par la Russie n'est, je cite pas encore résolu selon Volodimir Zelenski. De son côté, le porte-parole de la présidence russe, Dimitri Peskov, a déclaré que je cite, "Sans règlement de la question territoriale, il est inutile d'espérer la conclusion d'un accord de long terme." La Russie a d'ailleurs exigé ce vendredi le retrait des troupes ukrainiennes dans la région du Donbas à l'est de l'Ukraine après une rencontre entre Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff.
Il s'agit d'une condition nécessaire pour régler le conflit selon la Russie. À noter que la Russie, l'Ukraine et les États-Unis participaient ce vendredi à une réunion pour évoquer ses sujets à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Deuxème actu, l'administration Trump a dévoilé ce jeudi à Davos son plan pour un nouveau Gaza.
L'objectif est de faire de la bande de Gaza en complexe luxueux de gradeciel en bord de mer alors que Donald Trump a comparé le territoire palestinien en ruine à je cite un superbe lot foncier. C'est Jard Kouchner, le gendre du président américain qui sera à la tête du projet. Ce dernier a précisé qu'il devrait coûter environ 25 milliards de dollars et devrait voir le jour dans 3 ans.
Il aurait d'ailleurs déjà reçu une offre d'un promoteur israélien pour participer aux travaux. En 2025, Donald Trump avait déjà évoqué son ambition de transformer la bande de Gaza en, je cite, une French Riviera. En février dernier, il avait notamment diffusé sur ses réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on pouvait voir des plages paradisiaques et des terrasses bondées dans la future bande de Gaza.
Mais ce projet est controversé. La situation humanitaire dans la bande de Gaza étant catastrophique. Ettant qu'on parle de Gaza, le passage de Rafa situé au sud de l'enclave palestinienne va rouvrir dans les deux sens la semaine prochaine.
C'est ce qu'a déclaré ce jeudi l'administrateur du territoire palestinien, nouvellement nommé par le conseil de paix du président américain Donald Trump. Sa réouverture fait partie du plan de trève pour Gaza annoncé par Donald Trump en octobre mais il était resté fermé jusqu'à présent. 3è actu.
En Syrie, le nombre de personnes déplacées dans la province de Asqué, dans le nord-est du pays, est passé de 5725 personnes ce dimanche à plus de 134000 personnes ce jeudi selon l'Agence de l'ONU pour les migrations. La raison de ces déplacements, ce sont les affrontements entre les Kurdes et l'armée syrienne. Alors, les Kurdes, c'est un peuple qui vit entre la Syrie, la Turquie, l'Irak et l'Iran et qui réclame son autodétermination depuis plus de 10 ans.
En Syrie, il représente près de 2 millions de personnes. En fait, depuis près d'une semaine, de violents combats ont lieu entre l'armée syrienne et les forces kurdes. Des bombardements des autorités syriennes visant la province de Raka sous contrôle kurde ont été recensés.
L'armée syrienne a également repris le contrôle de plusieurs localités du nord évacuées par les Kurdes qui se sont donc repliés dans la province de Hsake. À noter qu'un cessé le feu de 4 jours a été décrété par le président syrien mardi soir pour permettre au Kurdes de présenter un plan d'intégration pacifique de cette province à majorité Kurde au sein de l'État syrien. On suivra ça.
Et d'ailleurs, vu qu'on parle de la Syrie, 4e actu, six personnes ont été blessées ce jeudi en Belgique dont deux grièvement dans une attaque au couteau lors d'une manifestation curde dans la ville d'envers. L'attaque a eu lieu en début de soirée devant l'Opéra d'enverse où une manifestation rassemblant une cinquantaine de personnes avaient lieu. Les Kurdes manifestent depuis plusieurs jours dans différentes villes de Belgique pour protester contre les violences qui ont actuellement lieu en Syrie.
Sauf que lorsque le rassemblement de personnes s'est dispersé, un groupe d'hommes qui s'étaient infiltrés dans la manifestation, je cite, a soudainement sorti des couteaux. Puis ils se sont mis à poignarder les manifestants sans distinction. Selon le conseil des communautés kurdes de Belgique, Nafbel, les victimes ont tout été hospitalisé et quatre individus ont été arrêtés.
Une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre. Elle permettra notamment de vérifier le nombre total d'assaillants et de retrouver d'éventuels autres suspects. De son côté, Nafbell dénonce une attaque à caractère terroriste visant la communauté kurde d'enverse, menée par des assaillants animés de motivation extrémistes et djihadistes.
Une autre manifestation qui devait avoir lieu vendredi à Enverse a été annulée par respect pour les victimes et afin de préserver la sérénité. 5e actu. En France, deux enquêtes ont été ouvertes à Anger et Bordeaux après la mort de deux nourrissons qui avaient consommé un lait infantile rappelé par Nesley pour possible contamination bactériennes.
Les deux bébés âgés de moins d'un mois avaient été nourris entre fin décembre et début janvier avec du lait de la marque Guigose selon les parents. Sauf que le 5 janvier Nesle a lancé un rappel massif de l'eau-deléit infantile des marques Gigose et Nidal en raison d'un risque de présence de céréulide. C'est un composant toxique produit par la bactérie Basilus Creéous qui peut provoquer de violents vomissements quelques heures après l'avoir ingéré.
Cependant, les ministères de l'agriculture et de la santé ont déclaré ce jeudi dans un communiqué, je cite, qu'il n'a pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des lait infantiles concernés et la survenue de symptômes chez les nourrons. En effet, des premières analyses menées dans le cadre de l'enquête ont confirmé l'absence de la bactérie, mais des examens supplémentaires ont été demandés pour déterminer la présence éventuelle de céréules. Le patron de Nesley a présenté ses excuses à la mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d'avoir tardé à prendre des mesures.
Et on termine avec cette actu. Bidens, la maison mère du réseau social d'origine chinoise TikTok, a vendu ses activités aux États-Unis à une alliance de plusieurs investisseurs dont certains sont américains. Le prix de la vente n'a pas été révélé.
En fait, en 2024, une loi a été votée et validée par la Cour suprême américaine, donc la plus haute autorité judiciaire aux États-Unis, qui imposait au réseau social d'être détenu par une majorité d'entreprises américaines. La raison, c'est que les États-Unis soupçonnent le réseau social d'être lié au gouvernement chinois et estiment que TikTok représente une menace pour leur sécurité nationale. Biden Dance a donc été obligé de diviser et de vendre ses activités américaines.
Parmi les nouveaux propriétaires du réseau social aux États-Unis, on retrouve des investisseurs américains comme Oracle, Silverlake, la société Emmirati MGX, ou encore le français Xavier Niel, le fondateur de Free et qui fait donc partie des actionnaires de la nouvelle entreprise. Bance conserve quant à elle 19,9 % du capital et la gestion de l'algorithme. C'est Oracle un groupe spécialisé dans la conception de logiciel qui conservera les données des 200 millions d'utilisateurs américains.
Alors, on ne sait pas encore ce que cette vente va changer pour les utilisateurs américains, mais Oracle a déjà annoncé la mise en œuvre d'un programme complet de protection des données et de cybersécurité dans le respect de la loi américaine. Merci Léa pour ces actualités et merci à vous d'avoir suivi ce format aujourd'hui. Hugo revient demain.
Je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.
Charles de Gaulle