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interviewRMC — Face à Face· 15 octobre 2024 21 min

Face à Face : Olivier Faure - 15/10

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Locuteur 1

Vous écoutez

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Locuteur 3

RMC

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Locuteur 1

RMC jusqu'à 9h

0:05
Locuteur 3

Apolline Matin Face à face

0:11
Locuteur 1

Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV, bonjour Olivier Faure

0:19
Locuteur 3

Bonjour Apolline de Malherbe

0:20
Locuteur 1

Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes à la tête du parti socialiste Il y a une bataille politique qui s'engage autour du budget Vous faites partie de ceux qui ont déposé le plus d'amendements On y reviendra dans un instant On va parler aussi du Doliprane On va parler aussi, y compris des enjeux au sein de votre propre parti Puisqu'il y a un bras de fer qui s'engage Notamment avec François Hollande Beaucoup de questions à vous poser Mais je voudrais d'abord, parce que j'ai été extrêmement frappée ce matin Par un témoignage que j'ai reçu sur RMC Autour de la question du narcotrafic Partout en France On a reçu des appels de Rennes On a reçu des appels de Meurthe et Moselle Et on a reçu des appels de Marseille Vincent, il est chef d'entreprise à Marseille Et je voudrais que vous puissiez réagir à ce qu'il vit au quotidien Il est chef d'entreprise Il a donc appelé le 3216 pour témoigner Il est propriétaire d'un local commercial Dans le centre de Marseille Un point de deal s'est installé à cet endroit-là Il a voulu déloger ce point de deal Pour pouvoir à nouveau libérer l'accès à son local commercial Et voilà ce qui s'est passé

1:16
Locuteur 2

J'ai appelé les flics Ils m'ont dit Monsieur, je suis désolé, on ne peut rien faire Pour arriver à faire partir le point de deal Il a fallu que j'appelle un ami à moi Qui contacte quelqu'un qui était en prison à Paris Qui lui-même a contacté quelqu'un qui était en prison à Lune Et qui lui-même a réussi à contacter le mec qui tenait le point de deal Pour faire bouger les mecs qui dealaient devant le local Moi, je me suis élevé socialement Moi, j'ai commencé dans des quartiers D'accord ?

Je suis parti et mes parents ont vécu dans des quartiers On s'est élevé, je suis devenu chef d'entreprise Aujourd'hui, je suis copropriétaire d'une marque de sport internationale J'ai des revenus Et je n'ai pas de soucis à ce niveau-là Quelqu'un qui a des revenus modestes D'accord ? Qui a un petit appartement, une petite maison Comment ils font ces gens-là ?

1:59
Locuteur 1

Qu'est-ce que vous répondez à un témoignage comme celui-là De Français ? Et d'ailleurs, Vincent, un peu plus tard disait Le problème, c'est que les politiques ne savent pas Ce que l'on vit, nous, au quotidien

2:09
Locuteur 3

D'abord, je voulais dire que Je sais ce que vivent les gens au quotidien Et malheureusement, le narcotrafic N'attaque pas simplement Marseille Il attaque désormais les villes moyennes Les petites villes Et il n'y a plus aucun endroit en France Qui soit épargné par la question du narcotrafic Et c'est parfois totalement endémique Je pense, c'était il y a quelques semaines Quelques mois maintenant, en Martinique Et à Fort-de-France On me disait que C'était même un trafic qui était monstrueux Et qui gangrénait complètement la vie locale Et donc, évidemment, le narcotrafic Ça doit être une priorité absolue De n'importe quel gouvernement aujourd'hui

2:47
Locuteur 1

Mais avec quels outils ?

2:48
Locuteur 3

Avec des outils, d'abord En donnant plus de moyens à la police judiciaire Faire en sorte de pouvoir remonter les filières Faire en sorte que nous puissions Ne pas simplement s'attaquer A ceux qui tiennent le point de deal Parce que la réalité, c'est que Vous les enlevez Il y en a d'autres qui les remplacent Aussitôt, la main-d'oeuvre Est assez facile à trouver Mais à s'attaquer aux réseaux eux-mêmes Et faire en sorte, dans une coopération internationale De toucher les têtes de réseau Et donc de mettre véritablement les moyens Qui permettent d'avancer Et rétablir, là aussi C'est une question On va parler du budget La question, c'est aussi Comment est-ce qu'on n'a plus de moyens à la police Je disais la police judiciaire Comment est-ce qu'on fait pour que la douane Aie davantage de moyens Comment est-ce qu'on fait Pour que toutes celles et ceux Qui aujourd'hui sont en première ligne Sur ces sujets-là Puissent avoir la possibilité de travailler

3:33
Locuteur 1

Au-delà de Vincent On avait eu aussi le témoignage ce matin de Cécilia Elle est maman solo Elle est prof de français Elle est en arrêt maladie Parce qu'elle n'arrive plus à faire face Mais elle dit également Elle a dû quitter son propre logement Elle vivait à la Belle de Mai à Marseille Parce que trop dangereux Parce que trop menaçant Y compris pour sa petite fille de 5 ans Mais elle dit Le problème, il est beaucoup plus global C'est que moi, je n'ai pas les moyens Avec mon salaire de prof De pouvoir me loger dans un quartier Où il y aurait plus de sécurité Et donc, c'est un cercle vicieux Est-ce que là aussi Vous le voyez comme un problème global ?

4:02
Locuteur 3

Bien sûr Mais ce qui est terrible C'est que les premières victimes du narcotrafic Ne sont pas des gens qui sont dans les beaux quartiers Ceux qui sont les premières Celles et ceux qui sont les premières victimes Ce sont les gens qui vivent dans des quartiers modestes Dans des quartiers HLM Où s'installent les points de deal Et qui d'ailleurs viennent souvent fournir Les beaux quartiers Qui eux viennent chercher simplement à s'approvisionner Donc on a là un problème Qui est un problème extrêmement douloureux Pour des populations Qui ne peuvent pas entrer dans leurs immeubles Je suis dans une commune Où on cherche à éradiquer aussi La drogue Sous toutes ses formes Et c'est vrai que c'est un mal endémique Qu'on a besoin de travailler Qu'on a besoin aussi de faire coopérer les services Parce qu'il faut s'attaquer au portefeuille Comme s'attaquer aussi à ceux qui sont

4:45
Locuteur 1

Vous ne faites pas partie de ceux Qui seraient pour une légalisation du cannabis ?

4:50
Locuteur 3

Mais aujourd'hui, on n'en est plus au cannabis En réalité

4:52
Locuteur 1

Non mais sur cette question-là Je sais que ça a été longtemps un débat au Parti Socialiste C'est quoi votre position aujourd'hui Sur la question de la légalisation du cannabis ?

4:59
Locuteur 3

La position du Parti Socialiste C'est qu'on doit expérimenter La question de la légalisation du cannabis Pour pouvoir soulager les services de police Sur cette question-là Sur une drogue Qui n'entraîne pas forcément Une forme de passage A d'autres drogues plus dures

5:15
Locuteur 1

C'est dans quoi une expérimentation ? C'est-à-dire que vous expérimentez sur la durée ? Sur un certain espace ?

5:22
Locuteur 3

Sur des territoires Et voir ce qu'il se passe Et arriver à démanteler

5:26
Locuteur 1

Ça voudrait dire que potentiellement Certains départements de France Auraient une drogue légalisée Et d'autres départements non ?

5:33
Locuteur 3

On pourrait regarder effectivement Si on ne peut pas Dans certains départements Dans certaines villes Faire ce que d'autres pays en Europe font Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui Le narcotrafic gangrène complètement La vie des cafés

5:44
Locuteur 1

Et vous feriez ça à Marseille par exemple ? Vous tenteriez à Marseille De légaliser le cannabis ?

5:48
Locuteur 3

Mais je ne sais pas Ce n'est pas moi qui décide

5:50
Locuteur 1

Non mais vous dites On pourrait l'expérimenter dans certaines villes Moi j'essaie de comprendre Ce que ça veut dire concrètement

5:54
Locuteur 3

Ça veut dire que vous avez aujourd'hui Des pays en Europe Où le cannabis est en réalité légalisé Et où on consomme moins qu'en France En France On est dans un paradoxe incroyable C'est que nous avons à la fois Le pays le plus prohibitif Et en même temps Le pays où il y a le plus grand nombre De consommateurs Et donc il y a un moment On est en train de poser des questions Aujourd'hui On mobilise la police Sur des sujets Qui sont parfois Des sujets moins importants Et donc moi je préférais Qu'on s'intéresse Au trafic de drogue Notamment Cocarine Cocarine Mais Olivier Faure

6:23
Locuteur 1

Ça veut dire qu'à titre personnel Vous êtes favorable A la légalisation du cannabis Et vous aimeriez commencer Par l'expérimenter Sur certains territoires de France Si vous étiez vous Au pouvoir aujourd'hui Vous verriez quoi ?

6:34
Locuteur 3

Ce que je cherche à faire C'est à dire Et ce que je cherche C'est que Je souhaite que nous puissions démanteler Aujourd'hui une économie Qui est une économie de la drogue Et que cette économie Elle tient des quartiers entiers Vous avez Ceux qui sont les goffas Qui transportent Vous avez les guetteurs Vous avez les nourrices Qui conservent la drogue Dans leurs appartements Vous avez les vendeurs Donc vous avez tout un système Qui s'est installé Mais j'essaie de comprendre Ce que ça veut dire

6:56
Locuteur 1

Expérimenter sur certains territoires J'essaie d'imaginer Comment on se retrouve en France Avec une ville Où ce serait légal Et une ville où ce serait pas légal

7:03
Locuteur 3

C'est compliqué quand même C'est compliqué Et je n'ai pas Aujourd'hui Les moyens de vous raconter Comment ça se passerait réellement C'est pas à moi De l'indiquer Je ne suis pas expert en la matière Simplement ce que je vous dis C'est que Philosophiquement Je suis

7:16
Locuteur 1

En la matière Simplement vous êtes responsable politique Donc vous avez réfléchi à cette question

7:20
Locuteur 3

J'ai réfléchi à cette question Je vois ce qui se passe ailleurs Je vois que nous avons aujourd'hui Trop de moyens consacrés au cannabis Alors qu'il faut s'attaquer A des grands réseaux Et faire en sorte que nous puissions Nous mobiliser pleinement Et faire en sorte que nous puissions Avancer sur ce sujet Qui est un sujet Qui mine La vie de nos concitoyens Et qui est un sujet Qui est aujourd'hui Un sujet central Sur lequel nous devons porter des réponses

7:41
Locuteur 1

Et vous parliez Olivier Faure A l'instant de la question aussi Des ressources Du budget La bataille elle commence A partir de ce soir Et de demain Il y a 1900 amendements Qui ont été déposés Et plus de la moitié Par le nouveau fonds populaire Dont la majeure partie Par le parti socialiste Les mesures phares Par lesquelles vous aimeriez-vous Augmenter les recettes de l'Etat Ce serait Si j'en crois Les amendements Le retour d'un impôt Sur la fortune renforcé Le durciment De l'exit tax Contre l'exit L'exil fiscal La taxation des héritages dorés Des super dividendes D'abord c'est quoi Un impôt sur la fortune renforcé ?

8:19
Locuteur 3

C'est-à-dire qu'il ne rapporte plus 3 ou 4 milliards Il en rapporte 15

8:22
Locuteur 1

C'est-à-dire que vous baissez La limite d'arrivée ? Non

8:25
Locuteur 3

Ça veut dire qu'il est progressif Ça veut dire que Plus vous êtes riche Et plus vous payez Ce qui paraît assez logique Et quand on dit Plus vous payez On ne parle pas de On n'est pas en train de Spolier les gens Pour quelqu'un qui aurait Par exemple Un patrimoine de 10 millions d'euros On lui prendrait 1% Donc voyez que On n'est pas non plus En train d'arriver Avec le couteau entre les dents Et de chercher A étouffer des gens Qui auraient eu la chance De gagner de l'argent Ce que je dis simplement C'est que nous avons aujourd'hui Et c'est simple à vérifier Vous savez 500 familles Les plus riches de France Qui en 7 ans Pendant la durée du mandat D'Emmanuel Macron Ont vu leur fortune Doubler Pas simplement augmenter Je dis bien Doubler Et on parle de quoi ?

On parle d'un passage De 600 milliards A 1200 milliards Donc quand on reprend 15 milliards là-dessus Je pense que ces gens-là Vont pouvoir continuer À partir en vacances À pouvoir s'acheter Le 8ème yacht Le 9ème hôtel particulier Ça va bien se passer pour eux Donc il y a un moment Où plutôt que d'aller chercher À taxer Les retraités Les malades Les handicapés Etc Le mieux ce serait De faire en sorte Qu'on taxe

9:29
Locuteur 1

Les retraités Certains rapports Y compris au sein De la Cour des Comptes Disent de réduire Une forme de niche fiscale Pour les retraités Qui sont donc Et qui ont 10% d'abattement Sur leurs impôts De la réduire Pour les retraités Les plus aisés Est-ce que vous y êtes favorable ?

9:47
Locuteur 3

A contrario Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui La mesure gouvernementale Elle touche Tous les retraités C'est-à-dire que Tous les retraités Vont y passer Et vont perdre De leur moyenne 150 euros Dans cette opération C'est un scandale absolu Les retraités Ce sont des gens Qui ont travaillé Toute leur vie À qui nous avons Devant une reconnaissance Et qui n'ont pas D'autres moyens Ils ne peuvent pas se refaire Ils ne vont pas changer de travail Ils ne vont pas avoir D'autres revenus Ils ne vont pas se remettre à bosser Ça veut dire que

10:13
Locuteur 1

Cet abattement de 10% Vous voudriez Ne le supprimer Que pour les plus aisés On est d'accord ?

10:20
Locuteur 3

Je ne sais pas A combien on chiffre Puisque ce que j'ai lu ce matin Ne fixe pas Le niveau Auquel serait astreint Donc Les retraités Qui perdraient L'abattement de 10% Donc je veux voir Quel est ce niveau-là Mais il y a une évidence Au fait Qu'il faut protéger Les retraites Les petites retraites Évidemment Les retraites moyennes Parce que quand on est retraité On n'est pas forcément riche Voilà Maintenant ce que je veux dire C'est que ça ne s'arrête pas là Cette histoire Parce qu'on nous parle En fait De mesures On nous a dit C'est 20 milliards Sur les plus riches Et puis c'est 40 milliards D'économies Simplement ce qu'on découvre Au fur et à mesure C'est que ces économies Elles visent d'abord Les Français Dans leur immense majorité On l'a vu Que ça va être Le ticket modérateur Donc on paiera La visite chez le médecin Et quand on n'a pas de mutuelle Ce sera 12 euros de plus 12 euros Alors imaginez Le nombre de gens Qui vont renoncer aux soins Parce qu'ils n'ont pas En fait de mutuelle Et ceux qui ont une mutuelle Ils vont voir Les cotisations augmenter Mais on peut continuer Avec les chômeurs Qui vont se prendre Une nouvelle réforme De l'assurance chômage Moins d'indemnité Moins longtemps Vous pouvez continuer Avec aussi désormais Ce qu'on voit apparaître C'est-à-dire La perte pour les collectivités locales Alors évidemment Ça fait pleurer personne

11:32
Locuteur 1

On parle de 5 milliards Pour les collectivités locales

11:33
Locuteur 3

Ce sera plutôt 10 en réalité 10 milliards Et c'est entre 8 et 10 milliards Et bien Ces 10 milliards Ce n'est pas simplement Des collectivités Qui vont perdre de l'argent C'est l'argent Pour les cantines scolaires C'est l'argent Pour le transport scolaire C'est l'argent Pour les EHPAD A but non lucratif C'est l'argent Pour l'aide à domicile C'est l'argent Pour l'aide A l'enfance en danger Voilà ce que cela Menace aujourd'hui Et donc ces économies Elles se font bien Sur le dos des Français Et les Français C'est leurs services publics Qui vont être Évidemment À nouveau Abaissés C'est ce qui se passe Avec les 4000 suppressions d'emplois Dans l'éducation nationale On voit bien que cette histoire-là Elle a un impact direct Et même si ce n'est pas Un impôt Au sens où on l'entend Ce n'est pas quelque chose Qu'on verra sur sa feuille d'imposition La réalité c'est que c'est Un prélèvement Sur d'autres formes Pour les Français C'est un impôt sur leur vie Sur la maladie Sur la retraite C'est un impôt Qui est un impôt généralisé Sur les Français Malheureusement Les plus modestes C'est les classes moyennes

12:28
Locuteur 1

Olivier Faure Le Doliprane Qui va donc passer Sous pavillon américain Puisque la moitié De la filière Qui produit le Doliprane Va être vendue À un fonds de pension américain Hier Emmanuel Macron Et Bercy Ont dit exiger des gages Pour accepter la vente Au fonds d'investissement Américain CDER Est-ce que ça vous rassure ?

12:49
Locuteur 3

Ça vous rassure vous ?

12:51
Locuteur 1

Je demande des gages En effet

12:52
Locuteur 3

Et quand on regarde

12:54
Locuteur 1

Effectivement Ce qui s'est passé J'imagine que c'est là Que vous voulez en venir Et un certain nombre De pavillons américains Qui étaient passés Pendant les premières années En général ça se passe bien La question c'est de savoir Effectivement à long terme

13:03
Locuteur 3

Même à Groutard Ça ne s'est pas très bien passé Général Electric Quand ils reprennent Alstom Ils promettent 1000 emplois Ils en créent 28 30 ouais 30 allez Passons à 30 On est loin du compte

13:14
Locuteur 1

C'est ridicule Par rapport aux promesses De 1000 emplois

13:17
Locuteur 3

Quand Alcatel est cédé A Nokia Qu'est-ce qui s'est passé ? Rien Aucun engagement n'a été tenu Et je vois que En fait Le fonds américain Dont on parle Ce n'est pas un fonds inconnu C'est un fonds Qui détient en France Butte et Conforama

13:30
Locuteur 1

Butte et Conforama

13:31
Locuteur 3

Qu'est-ce qui s'est passé Depuis qu'ils ont repris ?

13:32
Locuteur 1

Il n'y a pas eu de revente Et il n'y a pas eu de perte d'emploi

13:35
Locuteur 3

Si 3000 emplois perdus

13:37
Locuteur 1

3000 emplois perdus ? Oui absolument

13:38
Locuteur 3

Alors Butte ? 3000 emplois perdus Butte Conforama Moins 3000 emplois En Grande-Bretagne Pardon Ils ont repris Un distributeur C'était moins 9000 emplois Donc on voit bien Que

13:51
Locuteur 1

Donc vous ne leur faites pas confiance

13:53
Locuteur 3

Ce fonds de pension N'est pas En fait Un fonds Altruiste Qu'il a pour sauver l'emploi Quand Emmanuel Macron

13:58
Locuteur 1

Et Bercy Disent qu'ils vont exiger Des gages Ça ne vous rassure pas du tout

14:03
Locuteur 3

Mais je ne crois pas Un seul instant

14:05
Locuteur 1

Vous feriez quoi ? Vous diriez quoi à Sanofi ? Mais aujourd'hui T'as interdiction de vendre ?

14:09
Locuteur 3

Mais d'abord Cette histoire Vous la connaissez Il y avait deux fonds Qui étaient en fait Face à face Il y avait un fonds français Qui présentait une offre Exactement comparable Et un fonds américain Pourquoi a-t-on choisi ? Pourquoi Sanofi a choisi Le fonds américain ?

14:25
Locuteur 1

Donc vous A la tête de l'Etat Vous auriez exigé Que ce soit le fonds français ?

14:29
Locuteur 3

Alors je ne peux pas En tant qu'Etat Exiger que ce soit Tel ou tel Qui soit pris En revanche Ce que je peux dire C'est que je m'oppose A la vente Au fonds américain Parce qu'il y a là Un problème de souveraineté Mais pardon

14:40
Locuteur 1

Mais imaginons En effet Que ce soit ce scénario Qui ait été choisi C'est-à-dire le fonds PAI Qui est un fonds français Je vous aurais eu Face à moi ce matin Et je vous aurais dit Est-ce que franchement Vous pensez qu'il est français ? Parce que quand on regarde La composition de ce fonds PAI français Entre guillemets Il est domicilié au Luxembourg Et il est soutenu par deux fonds L'un d'Abu Dhabi Et l'autre de Singapour

15:00
Locuteur 3

Oui mais je ne suis pas En train de vous dire C'est pour ça que je vous ai dit A l'instant Que je n'étais pas là Pour faire la promotion De tel ou tel Non mais donc en fait

15:07
Locuteur 1

Ce que je veux dire C'est que honnêtement Même vous Vous auriez dit quoi ? Vous auriez préféré Oui vous auriez pu dire Il est français Mais quand on grattait un peu Il est pas français

15:14
Locuteur 3

Il a aussi des salariés en France Et ce que je sais C'est que Enfin ce que je me souviens Très bien De ce qu'avait dit Le PDG de Sanofi Déjà à l'époque Du vaccin Où il avait dit En fait Si le vaccin Est découvert par Sanofi On fixera un privilège D'attribution Aux américains Avant même les français Et donc moi ce que je dis C'est qu'à un moment Vous redoutez au fond

15:37
Locuteur 1

Qu'un jour Les français eux-mêmes Ne soient pas prioritaires Sur le Doliprane

15:39
Locuteur 3

Mais absolument Et je sais que Nous avons eu Des pénuries de Doliprane Et de paracétamol Que nous ne pouvons pas Nous priver De ce médicament Qui est le plus vendu en France Et qu'à un moment Il faut effectivement Faire des choix Et donc Considérer Que la souveraineté

15:55
Locuteur 1

Vous auriez arbitré Mais vous voyez bien Que les choses sont quand même Plus compliquées Qu'elles n'en ont l'air Y compris sur le fond français

16:00
Locuteur 3

Je dis simplement Qu'il y a là Quand même matière à choix Et qu'il y a la possibilité Pour le gouvernement De s'opposer à cette vente Qui ne se justifie pas rien Si ce n'est Par la volonté de Sanofi De se recentrer Sur les activités Qui font beaucoup de profit Et de Pardon mais De se laisser dépecer du reste Et donc il y a là Un dépeçage Industriel Qui a des conséquences Sanitaires Qui n'est pas supportable Par la France

16:24
Locuteur 1

Olivier Faure Augmenter la durée De détention En centre de rétention Administratif Y êtes-vous favorable ?

16:30
Locuteur 3

Non je ne suis pas favorable A cela Pour une raison simple C'est que la question Ce n'est pas d'augmenter La durée de rétention C'est de faire en sorte Que les laissés-passés consulaires Arrivent plus vite Et là-dessus

16:42
Locuteur 1

Vous n'aurez pas de marge Parce qu'en fait C'est les pays Qui décident La seule chose Sur laquelle vous Vous avez une marge En France C'est la durée de rétention

16:48
Locuteur 3

Au niveau de l'Union Européenne Avec les pays Qui sont les pays originaires Et qu'on puisse Avoir une politique Qui soit Une politique de fermeté Mais aussi De compensation Pour ces pays Je pense qu'il y a Une matière là A avancer Je vais préciser Les chiffres

17:03
Locuteur 1

Aujourd'hui C'est 90 jours En France En Allemagne C'est 210 Et l'Europe autorise A ce que ces durées De détention En centre de rétention Administratif A jusqu'à 500 Donc on fait partie Des plus restrictifs La France

17:15
Locuteur 3

Oui absolument Et parce qu'on est un pays Qui est aussi celui Des droits de l'homme Et qu'on ne maintient pas Dans le centre de rétention Des enfants Des femmes Des individus Qui sont Je ne sais pas Si vous avez déjà Visité un centre de rétention Administrative Mais franchement C'est des conditions D'accueil Et de maintien Qui sont Complètement Donc on maintient

17:34
Locuteur 1

Ce chiffre De 90 jours

17:37
Locuteur 3

Ce que je voulais vous dire C'est qu'aujourd'hui Ce dont on se rend compte C'est que soit Les laissés-passés consulaires Arrivent dans ces délais Soit ils n'arrivent jamais Et donc Ce maintien en rétention C'est simplement

17:49
Locuteur 1

On a mis évidemment Le drame De Philippines Avec un laissé-passé Qui est arrivé Quelques jours après Mais effectivement C'était aussi un problème De procédure

17:59
Locuteur 3

Mais là en l'occurrence Il y avait la possibilité D'un recours supplémentaire On pouvait encore rallonger Et c'est en réalité Parce que les autorités N'ont pas souhaité Prolonger ce délai De rétention Qu'il n'a pas été prolongé Mais c'était possible Avec la loi actuelle Donc on n'a pas besoin D'aller jusqu'à 210 jours Jusqu'à 500 jours Si on va jusqu'aux exemples Que vous donnez Quel est l'intérêt ?

18:18
Locuteur 1

Donc évidemment Pas besoin d'une nouvelle loi Puisque c'est pour rallonger C'est pour rallonger ce délai Que le gouvernement Justifie une nouvelle loi Immigration

18:25
Locuteur 3

Je ne veux pas non plus Qu'on laisse penser Qu'il y aurait de ma part Une forme de laxisme Ce que je dis C'est que par exemple Dans l'affaire Philippine Il fallait de toute façon Faire en sorte De ne pas laisser sortir De prison Et non pas du centre De rétention De prison L'assassin Avant même d'avoir Reçu le laissé-passer Consulaire Là il y a eu Un dysfonctionnement Mais ne laissons pas penser Que le fait de délargir Les délais En rétention Centre de rétention Garantirait quoi que ce soit Ça n'est malheureusement Pas le cas

18:50
Locuteur 1

Dans votre programme Du nouveau front populaire Il y avait l'abrogation De la loi immigration Donc non seulement Pas une nouvelle loi Mais l'abrogation De la loi qui existait Jusqu'à présent Vous maintenez ?

19:00
Locuteur 3

Je maintiens Et est-ce que vous savez Là on voit On nous parle désormais D'une nouvelle loi Immigration Au fond Ce qui se passe Dans ce pays C'est que Quand Marine Le Pen Tous Tout le gouvernement S'enrume Et on a Une nouvelle loi Qui va venir Où on nous dit Qu'elle Reprendrait Les articles Qui ont été censurés Par le conseil constitutionnel Vous vous souvenez Il y a eu 35 articles Sur 89 Qui ont été censurés Par le conseil constitutionnel 35 sur 89 Et parmi les horreurs

19:29
Locuteur 1

C'est une loi Marine Le Pen Pour vous C'est une loi C'est une loi

19:32
Locuteur 3

Pour Marine Le Pen C'est une loi Qui est faite Pour donner des gages A l'extrême droite Permettre à l'extrême droite De voter le budget Parce que Évidemment Le deal Explicite Maintenant Entre Michel Barnier Emmanuel Macron Et Marine Le Pen C'est pétrole Contre nourriture Et donc Là en l'occurrence C'est loi immigration Contre budget Et qu'est-ce qu'on va retrouver Dans cette loi Si vraiment Ce que dit M.

Rotaillot Est ce qu'il a l'intention De faire Parce que dans les articles censurés Il y avait quoi Il y avait la caution Demandée pour les étudiants étrangers Pour être sûrs Qu'ils repartent Mais tout le monde avait dit Même dans le gouvernement De l'époque C'était une aberration Ils veulent le remettre Alors que nous avons besoin Des étudiants étrangers Parce qu'ils sont Partis pour rayonnement Et attractivité de la France Il y avait la fin Du droit du sol Pour les enfants nés en France Donc on va fabriquer Des étrangers Sur notre propre territoire Il y avait la préférence nationale Ce vieux principe Porté par Jean-Marie Le Pen Et qui est aujourd'hui Officialisé Alors on n'a pas le temps D'y revenir Mais ce n'est pas exactement

20:30
Locuteur 1

La préférence nationale C'est aussi le fait D'avoir 5 ans Justifié de travailler Pour pouvoir y avoir accès

20:37
Locuteur 3

Ça s'appelle La préférence nationale C'est ce qu'a porté En très longtemps Jean-Marie Le Pen Aujourd'hui d'ailleurs

20:42
Locuteur 1

C'est le cas du RSA Par exemple en France

20:43
Locuteur 3

C'est le cas du RSA C'est le cas aussi Pour les allocations familiales Vous ne pouvez pas les toucher Si vous n'avez pas d'enfants Résidant en France Si vous avez Moins de Je crois que c'est Deux ans et demi Si vous travaillez Et cinq ans Si vous ne travaillez pas Donc vous vous opposerez

20:59
Locuteur 1

A cette nouvelle loi Comme vous vous étiez Opposé à la précédente Merci Olivier Faure D'être venu dans ce studio Ce matin Premier secrétaire Du parti socialiste

Face à Face : Olivier Faure - 15/10 — Olivier Faure · Pourquijevote