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interviewLCI· 20 avril 2026 22 min

Les Partis Pris : "G. Attal, un homme (trop) pressé", "Oui, les patrons doivent rencontrer le RN"...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

En place au parti prix nous rejoignent Routel Crièv pour la politique, François l'anglais pour l'économie, Abdou Chalmani pour l'international. Bonsoir à vous trois. Bonsoir.

Et juste avant de vous donner la parole route, euh je voulais dire un mot d'hommage à Claire Chartier qu'on a beaucoup vu ici. Vous vous souvenez sans doute de Claire euh qui a été de longues années à l'Express au service société notamment, qui a été ensuite au magazine Pèlerin et qui comme vous se trouvait autour de cette table pour nous aider à comprendre l'actualité notamment en matière sociétale mais pas seulement. Claire nous a quitté prématurément et on se souviendra de sa curiosité, on se souviendra aussi de son sérieux et on se souviendra de son goût du débat, de son goût du point de vue qui n'était pas le sien et on l'entendait même parfois penser contre elle-même.

Donc voilà, on lui rend hommage au nom de toute l'équipe à Clair et on a une pensée aussi pour Vincent UGE qu'on retrouvera prochainement ici autour de cette table. Votre parti prix politique route ce soir. Donc vous revenez sur dans l'avant présidentiel la sortie de Gabriel Atal. un livre un livre confession assez personnel et puis une grande interview au point et vous dites Gabriel Atal vous mettiez le trop entre parenthèses un homme trop pressé est-ce que que voulez-vous dire tout simplement en fait c'est un outsider aujourd'hui et donc il se dit qu'il doit tenter sa chance et qui veut essayer évidemment d'y arriver à la présidentielle et du coup derrière l'image de l'homme pressé qu'il est évidemment hein euh il veut donner aussi et il veut apparaître comme l'homme blessé et moi je rajouterai l'homme contesté c'est-à-dire que l'homme pressé vous le connaissez c'est celui qui a été le plus jeune ministre sous la 5e à 29 ans, le plus jeune premier ministre à 34 ans.

Et là bah il veut sortir de sa traversée du désert et reprendre son ascension freinée par la dissolution. Du coup bah il peut oser dire qu'il pense savoir comment présider la France. Ça c'est un peu trop pressé dans la façon de faire.

Et il fait mine d'attendre avant d'officialiser sa décision pour apparaître moins impulsif. Mais moi je vais vous le dire, elle est prise sa décision. Et ce livre comme sa campagne de promotion, comme l'interview qu'il a donné à Audrey Crespomara hier soir euh est évidemment le point de départ de sa campagne.

Alors euh moi je je le sentiment que son vrai moteur c'est cette question. Pourquoi Jordan Bardella, vu qu'un comme un jeune prodige de la politique parce qu'il est très jeune avec lequel il a guéroyé si souvent serait un des favoris alors que lui qui a 8 ans d'expérience gouvernementale ne serait même pas dans la course. C'est pas possible.

Du coup, ce titre du livre de Paul Moran, vous vous en souvenez, l'homme pressé, on l'a appliqué à Jacques Chirac, puis après on l'a appliqué à Nicolas Sarkozi. Et moi, je dirais qu'entre les deux, évidemment Gabriel Attail a les méthodes et les recettes d'un Nicolas Sarkozy de 2026, euh du Nicolas Sarkozy de 2007 mais en 2026. Et d'ailleurs, est-ce qu'il cherche pas comme l'ancien président avec Jacques Chirac à se distancer de l'héritage de son parin Emmanuel Macron ?

Dans son livre, il s'en prend. au postulat de son champion en 2017. Quand l'économie tout va euh quand l'économie va, tout va.

Et là, il dit bah non, euh il faut aussi sur les questions de sécurité et d'autorité, il faut être présent et il peut pas y avoir deux d'en même temps. J'ai de vraies différences, dit-il dans le point avec la ligne du président. On ne gagnera pas en 2027 en copiant photocopiant 2017.

Est-ce qu'il est pas aussi comme Nicolas Sarkozy très réactif proposant chaque jour de nouvelles mesures adaptées à l'actualité ? et sa technique c'est la même créer le débat et même la polémique autour de ses propositions. Par exemple, son entourage estime qu'il a cranté, je cite, le thème de la liberté et du travail avec bah l'ouverture du 1er mai, ce débat qui à l'Assemblée nationale n'a pas abouti, mais en réalité, il s'est posé, c'est comme ça que ils veulent le voir, comme un défenseur de la liberté et du travail.

C'est lui qui a mis en avant cette proposition de loi. Exactement. Alors, c'est pour ça que honnêtement il croit et ne s'en cache pas qu'il sera bien meilleur en campagne qu'Edouard Philippe, son principal rival dans le bloc central, dans ce qu'on appelle le bloc central.

Alors, il est réactif, il est médiatique, on l'a dit, et comme Nicolas Sarkozi, il est affectif et c'est d'ailleurs un homme blessé en homme blessé qui veut casser l'image trollisse de l'enfant des beau quartiers qui se présente aussi dans cette début de ces débuts de campagne. Et comme l'ancien président, vous souvenez qui se présentait en métec de sans mêlé mal aimé de son père, Gabriel Atal se livre ouvertement sur son père brillant, adoré mais sujet à des addictions écoutées. Le problème c'était la drogue.

H on voyait que notre père allait pas bien à certains moments et ça nous est arrivé le matin de pas réussir à le réveiller en tout cas pendant un certain temps. Et puis ensuite il y a eu après le divorce de mes parents des moments où il était pas là et où ma mère nous expliquait qu'il était qu'il allait se reposer. Et en fait j'ai su ensuite que c'était des cures de désintoxication. sa mère justement c'est son héroïne.

Ça a été très dur pour elle du fait aussi des addictions de mon père. Donc elle a dit c'est plus possible, il faut que je m'en aille. [raclement de gorge] Mais elle était sans diplôme.

Elle n'avait jamais travaillé. Le soir, on l'entendait pleurer avec mes sœurs dans sa chambre. Voilà.

Alors il parle aussi de son homosexualité affichée mais quotidiennement insulté. Il se livre sur son couple stabilisé sur son désir d'enfant. euh des cicatrices personnelles mais aussi politiques parce qu'en fait il a été et c'est comme ça qu'il le sent et ça doit être un des moteurs de cette candidature évidemment méprisé par le président Macron qui le laisse à l'écart de cette décision fatidique de la dissolution alors qu'il est premier ministre et écoutez comment il décrit ses relations.

Évidemment qu'il y a un sentiment de trahison. Il y a eu un avant et un après. Ouais.

Je peux pas dire autre chose. Forcément. Avec Emmanuel Macron. vous êtes reparlé depuis la dernière fois que j'ai eu un entretien avec le président de la République, c'est en novembre 2024 et depuis non.

Depuis on n pas eu de nouvel entretien. Non. Voilà ces relations polaires donc qui sont un des moteurs de cette candidature à mon avis.

Mais je veux finir par cette idée que c'est aussi un homme contesté. Il n'est pas le favori aujourd'hui. Il est devancé par Édard Philippe dans les sondages.

Il veut occuper l'espace du centre gauche. Le maire du Havre s'installe au centre droit. Bruno Rota s'installe clairement à la droite de l'échiqué depuis hier, c'est officiel.

Il y aura donc une apre bataille et comment se dérouleront les prochaines semaines ? Il y aura le match des meetings et je peux vous annoncer donc dès le 30 mai pour Gabriel Atal, le 20 juin à Paris pour Bruno Retaillot et début juillet pour Édouard Philippe. C'est là qu'il va y avoir la vraie le vrai début de campagne.

Des ralliments, il voudrait essayer de d'avoir des contacts avec des personnalités de la société civile. Alors, il y a des noms qui sont lancés. Je sais pas si c'est vrai ou si ça va aboutir.

Michel Leclerc ou bien ou bien Jean-Louis Borlôme. Enfin bon, vous savez comment c'est on lance et on voit. Je pense que Gabriel Atal ira le plus loin possible et le plus tard possible.

H jusqu'en février au moins. En février, il s'il n'est pas en tête, c'est sans doute les sondages qui détermineront la suite, il il se retirera. Exactement.

Je pense qu'il espérera sortir gagnant de la sélection naturelle qui s'opère dans une campagne électorale et sinon, il transformera en événement son ralliment au favoris. Mais d'ici là, la principale faille selon moi, c'est de rassembler son propre parti et plus seulement fonctionner sur son clan. Parce que c'est une grande faiblesse à mes yeux que le chef qui prétend être ne soit pas parvenu à raller des personnalités aussi importantes que Yel El Brun Pivet, Aurore Berger ou Ellisabeth Borne.

Trois femmes qui partagent les mêmes combats et qui pourtant contestent son leadership. H vous dites trop pressé donc he vous assumez le trop route je pense que vous interrogez je pense qu'en fait il aurait pu faire tout à fait autre chose. Il aurait pu être candidat à la mairie de Paris et et se projeter dans 2032.

C'était l'autre plan. Il a décidé qu'il irait cette fois-ci. En fait il est plus jeune on se demande s'il est trop jeune mais c'est quelque chose savez qui colle à la peau une envie de d'être candidat.

C'est quelque chose qui est un peu iné peut-être. Alors peut-être trop pressé, on verra. C'est aussi une manière d'avoir un statut que d'être candidat.

François, c'est un homme qui a beaucoup de talent politique. Moi ça m'a Je me souviens quand il est arrivé au ministère de l'éducation, il a tout de suite trouvé le sujet, la Baya et cetera. C'était pareil à Ber avec la fraude.

Enfin, il a ce ses radars pour comprendre ce qu'il porte. Mais je pense que le surplomb de Macron lui cause un double problème. D'abord, il faut qu'il s'en départisse mais c'est la tunique de Nessus.

Vous la gardez, elle vous brûle, vous l'arrachez, elle vous brûle aussi. Dès qu'il s'en éloigne, il fait figure de traître. Ce qui ce qui est un peu le cas aussi pour Édouard Philippe, mais moins parce que lui-même a une base au moins au Havre qui manque à Gabriel Tal.

Et la deuxième chose, mais c'est le point évoqué par route, c'est la hâte. Au fond, cette hâte, elle est légitimée par le fait qu'un autre avant lui s'est hâté et réussi, mais il avait un talent hors du commun et des circonstances hors du commun. Sans tout cela, la hâte ça semble justement être celle d'un ambitieux qui n'a pas encore tous les moyens d'arriver au poste qu'il souhaite.

Ça peut sembler-el en tout cas et il me semble que c'est le principal danger qui le guettete aujourd'hui. En tout cas à Paris Hus, pas mieux. Moi je je suis hyper inquiète pour 2027, je vous dis.

C'est ce que vous allez m'entendre dire jusqu'en 2027. Je suis hyper inquiète. [rires] François, alors vous euh prenez la parole sur un grand débat et un grand mouvement de contestation.

Les patrons et les grands patrons rencontrent le Rassemblement national. Il rencontre Marine Le Pen, c'est il y a quelques jours avec des très grands noms mais vous allez nous en parler. Il rencontre aujourd'hui Jordan Bardella.

C'est le carrément le MEDEF qui le rencontrait et c'est très contesté. Vous vous dites "Oui, les patrons doivent rencontrer le RN." Évidemment qu'il faut parler au RN.

Il y a aucun doute là-dessus, tout simplement parce que c'est un parti républicain, hein, élu démocratiquement, la principale force de l'Assemblée premier dans les sondages. Aujourd'hui, c'est la seule formation politique qui a l'espoir d'être au second tour. La seule, hein.

Et et ça serait quand même la 4e fois pour la 5e République. On pas dire que le RN c'est la France, c'est une partie de la France. 35 % des Français disent vouloir voter pour le patron du Rassemblement national. ne pas les rencontrer de la part du patronat, ça aurait été reproduire ce piteux front républicain de l'été 24 où on a vu les parti traditionnel se contorsionner pour essayer de barrer la route enfin avec des justement des des disons des contorsions précisément idéologiques complètement incompréhensibles et au mépris des choix les plus fondamentaux de ces partis.

Je pense que on peut très bien à la fois considérer que c'est un parti républicain comme je le fais et contester ces principales options et et je de surcroise sur le fond, il n'y a aucune raison d'éviter les thèmes du Rassemblement national. La politique de l'immigration c'est un sujet noble dont les partis traditionnels doivent se saisir qui concerne évidemment le patronat les entreprises parce que ça touche au fonctionnement du marché du travail. L'Europe, c'est exactement la même chose.

La politique vis-à-vis de l'Europe, on peut tout à la fois être européen et considérer que la cotisation est excessive, que Bruxelles ne fait pas ce qu'il faut dans tel et tel domaine. C'est un sujet politique noble. Il n'y a pas de tabou là-dessus.

Euh je dirais même plus au fond, si on combat le RN et ses options, il faut le faire à ciel ouvert, de façon démocratique, avec le débat, avec les arguments, avec des arguments qui peuvent s'exprimer dans un déjeuner et non pas avec les cris d'or fraf inutile comme bon nombre de de politiques le font notamment à gauche. Il est du reste assez amusant de constater que les plus indignés par cette rencontre, ce sont aussi ceux qui font de l'entreprise un pouvoir maléfique soumis à l'argent. Il faut choisir les amis.

Si les entreprises sont pas respectables, comment peuvent-elles respectabiliser le RN ? Juste pour conclure, entrons entrons dans le détail un instant. En examinant des deux parties justement qui avaient à perdre et à gagner. côté patronat, bon, il fait valoir sa vision économique, il agit en tant qu'acteur du débat public et il aura donc eu l'occasion ce midi entre la por et le fromage de critiquer les projets du RN en matière de temps de travail hein, la durée de la carrière avec cette retraite anticipée de de critiquer aussi le programme de dépenses publiques à fond les ballons qui est celui du RN et de critiquer aussi la politique de restriction de l'immigration qui pourrait compromettre le marché du travail.

Quoi qu'en dise Jordan Bardella, ils sont assez loin et il y a peu de chance qu'il n'y ait pas eu de discussion vive. Côté RN et je termine là-dessus, on pourrait évidemment penser que le parti profite de la responsabilité de la de la respectabilité pardon, et grimpe une nouvelle marche vers le pouvoir. Euh honnêtement, c'est un peu court.

Le carburant du RN, c'est la contestation du système. C'est la contestation de l'ordre politique, de l'ordre économique des élites. Du coup, pactiser avec le MDF au fond, est-ce que ça n'est pas renoncé à ces fondamentaux ?

La quête de respectabilité n'est-elle pas une impasse ? existentiel pour un parti comme le RN. La question est d'autant plus justifiée aujourd'hui qu'elle se pose quelques jours seulement après la parution dans Paris Match d'une d'une série de photos sur une idal entre Jordan Bardella et sa fiancée semble-t-il une princesse.

Se fiancer avec la descendant d'une vieille famille noble et déjeuner avec le patron des patrons la même semaine est-ce que c'est pas un peu beaucoup ? C'est rentré dans le système. C'est ce que [rires] vous dites.

Il est bien possible que ce déjeuner du du MEDF, le coup de fourchette au MEDF, non seulement n'est pas rendu à service au jeune homme de son de son propre intérêt, mais qu'il est un peu éloigné du pouvoir. Et il y a le patron de la MAIF par exemple, Yve Péicier je crois qui dit "Chez nos confrères de Libération, en gros je résume à très gros trait le RN il faut pas il y a un risque de le banaliser. Il faut se contenter de le combattre, il faut y aller sous-entendu aller au combat rouge." Il y a il y a d'autres patrons mais qui sont plutôt de mutuel et de structure je dirais plus associative, pas de grandes entreprises mais qui ont qui ont des adhérents et qui représentent une partie de l'économie hein.

Et ceux-là ils sont plus réservés mais évidemment qu'il faut rencontrer le RN pour un c'est normal, il faut discuter et tenir ses positions. C'est comme nous quand on l'interview, on on travaille, on on pose les questions les plus dérangeantes, c'est notre travail. Bah les chefs d'entreprise, ils doivent poser leurs questions et doivent et doivent essayer d'aller au fond et creuser face à la personne qui est en face d'elle.

C'est c'est c'est tout à fait ça. C'est ça la démocratie. Abnous.

Ah oui, complètement d'accord. Mais c'est pareil que des banques françaises ne prêtent pas au Rassemblant national qui a donc emprunté à Russie ou à la Hongrie. Ce qui dit aussi quelque chose hein de son positionnement très ambigu sur à l'international mais je trouve ça pas normal à partir du moment où c'est un parti qui est considéré comme républicain puisqu'il a le droit de siéger à l'Assemblée nationale au Sénat et de se présenter aux élections.

Je trouve ça pas normal. Donc oui, il faut aller et moi j'ai toujours pensé qu'il fallait aller au CASPIP quoi. Faut y aller, faut pas au CASPIP, faut y aller.

Faut y aller quoi, faut y aller, faut pas. C'est la capitulation ou le refus ou le refus du débat, ça a toujours donné des perdants en soit. Non, finalement c'est c'est patron route évocation de la MAIF, je crois enfin du rutuel et je pense qu'il leurs protestations sont arrangées dans ce que j'appelais les critor frais, c'est-à-dire qui finalement servent le RN.

Ouais, en plus c'est pas sérieux, je pense, de se de de d'entrer dans le débat politique en disant "Pardonnez-moi, ça sent trop mauvais pour moi et je retourne à mes petites affaires, je fais ma vie d'entreprise, mes profits et cetera." Je je c'est pas responsable. H Abnous, votre parti prix international.

La semaine dernière, vous vous félicitiez de la défaite d'Orbane. Est-on en train d'assister à la naissance d'un nouveau urban en Bulgarie cette fois ? Mais oui, c'était amusant la semaine dernière.

Alors Victor Orban battu dans les urnes, avalanche de commentaires triomphants. Le Trump Poutine s'effonde, le national popalisme agonise, l'Europe se réveille, on a sorti les confettis sans aucune exagération, c'était un peu l'ambiance et je fus particulièrement émis de constater que bah la démocratie était encore la plus forte et que l'alternance en était la plus belle des preuves. Et une semaine plus tard, Pat à traque.

La Bulgarie 6,5 millions d'habitants vient délire roumaine radev 62 ans avec 44,7 % des voix. C'est une majorité absolue au Parlement. Ce n'était pas arrivé depuis 1997 et rajoutant que c'est la 8e élection qui se tient en Bulgarie en 5 ans et ce chiffre dit tout d'un pays épuisé, lessivé par l'instabilité, par la corruption et par des coalitions qui se succèdent sans succès.

Et c'est ce pays qui vient d'élire massivement un homme que Moscou salue avec un sourire à peine dissimulé et c'est le créelin à travers Dimitri Peskov qui salue cette victoire. Конечно же, импонируют слова и господина Радева, который выиграл на выборах и других некоторых европейских лидеров [raclement de gorge] о готовности о готовности решать проблемы. France Macron a décidé de reparler avec la Russie.

Alors qui est Ren Rade ? Vous allez me dire est-ce qu'il est prusse ? Bah, c'est un ancien officer de l'armler.

Il a été président de la Bulgarie de 2017 à 2026. Il est issu de la gauche et pourtant très proche de Victor Orban et il s'est démis lui-même de ses fonctions de président en janvier dernier pour se lancer dans les courses législatives au nom de la lutte contre la corruption et l'oligarchie. Je rappelle qu'en décembre 2025, ce sont des manifestations monstres qui ont mis fin au gouvernement euh sortant qui était conservateur justement au nom de la lutte contre le contre la corruption.

Et pendant sa présidence, là on arrive sur le sujet est-ce qu'il est prorusse le pendant qu'il était président RADEV s'est systématiquement opposé à l'envoi d'aide militaire à l'Ukraine et à critiquer les politiques de l'Union européenne mieux ou pire on l'écoute право aчем част от rusja to fakti realism laisme c'est un peu le mot préféré des capitular donc moi ça ne m'inspire rien de donc la grande question est-ce que la Bulgarie est la nouvelle Hongrie ? Alors, Reddef, ce n'est pas Orbane. Orban, on l'a assez dit, c'est un idéologue, c'est un architecte de l'illibéralisme.

C'est vraiment lui qui l'a mis en place et c'est quelqu'un qui pendant quand même 16 ans a méthodiquement détricoté tous les contrepouvoirs qui pouvaient s'opposer à lui. RADEF, c'est un général, c'est un militaire anticorruption dès le début et il a capté la colère d'un peuple. Et c'est peut-être ça qui est le plus inquiétant, c'est qu'il a grignoté et dans l'électorat pro Kremelin et dans l'électorat pro occidentau.

Et pourquoi je dis que c'est le plus inquiétant ? Parce que c'est un signal démocratique. Parce que la Bulgarie est le pays le plus pauvre de l'Union européenne.

Et ça ce n'est pas rien. Les discours sur les valeurs européennes forcément elles sonnent un peu plus cru quand on a le ventre fin, le ventre vide. RADEF le dit lui-même, il ne voit pas l'intérêt pour un pays pauvre de payer, dit-il, pour une guerre.

Alors, c'est faux puisque la sécurité de l'Europe tout entière, dont fait partie la Bulgarie depuis 2007 se joue en Ukraine. Mais c'est audit pour quelqu'un qui doute que Bruxelles soit capable de le protéger et de mettre un bout de viande dans son assiette. Et c'est ça euh que nous dit je pense cette élection bulgare, c'est sous le poids de la fatigue démocratique, de la corruption épidémique et de la misère, l'Union européenne n'arrive pas à convaincre les Bulgares qu'elle existe vraiment pour eux et qu'elle peuvent vraiment faire quelque chose.

Alors Redf, vous allez me dire "Mais qu'a-t-il dit après son élection hier soir ?" Voilà, quand on dit pragmatique, c'est ce que vient de dire est pragmatique. Pragmatique, c'est souvent complaisant et c'est des proe européens qui le disent aussi.

Oui, je sais. Et c'est ça qui a raisonné concrètement dans les urnes. Ce qui veut dire que l'Europe a un problème de communication, de conviction et d'incarnation.

Alors en résumé, on ne gagne pas contre Poutine en regardant la Hongrie, mais on le gagne en ne perdant pas Sopia, la capitale de la Bulgarie. Hm hm. Merci à route.

Non mais c'est vrai que c'est qui est intéressant, c'est vrai que et et moi-même j'en ai parlé sur ce plateau, la défaite de Urban ne signifie pas et de loin la défaite de son école de pensée et de ce qui représente évidemment. Donc l'Europe doit avoir une réponse et notamment il y a quatre élections fondamentales dans le en Europe l'année prochaine. Oui François.

Non c'est la démocratie. Voilà c'est la démocratie. Et si ce nouveau président a la même attitude qu'orbane quand il perd les élections, c'est-à-dire une attitude normale, démocratique, de reconnaître le verdict du peuple, voilà, les Bulgares ont choisi, m'inquiète un peu pour eux qui veulent entrer dans l'euro, mais c'est leur sujet.

À leur place, je le ferai pas. Merci à vous trois pour ces parties prix et merci à vous de nous avoir suivi.

Les Partis Pris : "G. Attal, un homme (trop) pressé", "Oui, les patrons doivent rencontrer le RN"... — Gabriel Attal · Pourquijevote