«Bloquons tout» du 10 septembre : «Le cadre du dialogue n'est pas dans la rue mais à l'Assemblée nationale», explique Mathieu Lefevre, député EPR
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Comment faire face à cette journée de blocage et de grève générale ?
- 2:13RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous le rejoignez sur cette stratégie de bordélisation ?
- 3:20FerméeRéponse directe
Est-ce qu'on y est déjà avec ces émeutes à Aurillac ?
- 4:38RelanceRéponse directe
Y a-t-il un risque insurrectionnel avec le 10 septembre ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la condamnation d'un animateur en service civique pour menaces ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Plus de moyens policiers, c'est très bien, mais si la justice n'a pas de moyens, à quoi ça sert ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:22InvitéFait
« On voit bien qu'aujourd'hui, quand vous mettez tout bout à bout, il y a en ce moment des apôtres du désordre qui viennent de LFI, qui lancent des diatribes sur les policiers. »
- 2:32InvitéFait
« La dernière en date, c'est Alidioara qui dit que la police tue souvent les mêmes, elle tue par choix, racisme et nostalgie coloniale. »
- 3:30PrésentateurFait
« Louis Aliot évoquait ce matin une stratégie de bordélisation. »
- 6:43PrésentateurFait
« Un an de prison ferme, il n'y a pas quelque chose qui cloche, là, quand on entend ça ? »
- 6:55InvitéFait
« C'est un des seuls pays où, quand on vous est condamné à de la prison ferme, on vous aménage derrière une peine pour que vous soyez chez vous à jouer à la PlayStation. »
- 9:02InvitéChiffre
« Près de 23 morts violentes depuis le début de l'année. »
- 9:06InvitéChiffre
« Juste derrière la Guadeloupe avec 33 homicides. »
- 11:14InvitéChiffre
« Il nous manque 2000 OPJ en France sur le territoire national. »
- 13:42Locuteur 2Fait
« Louis Alliot et ses amis avaient un petit peu moins de pudeur vis-à-vis de l'extrême gauche quand ils ont voté la motion de censure de Mathilde Panot et des députés insoumis pour faire tomber Michel Barnier. »
- 13:57Locuteur 2Fait
« C'est le choix que fait le Premier ministre. »
- 17:22InvitéChiffre
« Dominique de Villepin coûte environ 200 000 euros à l'État par an. »
- 17:25InvitéChiffre
« François Fillon représente lui 150 000 euros. »
- 18:41Locuteur 2Fait
« Jean-Luc Mélenchon, c'est un professionnel du désordre. »
- 18:50Locuteur 2Fait
« Ce qu'il veut, c'est un changement de République et c'est le bazar dans la rue. »
Temps de parole
- Présentateur43 %
- Invité27 %
- Locuteur 216 %
- Locuteur 83 %
- Locuteur 73 %
- Locuteur 63 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle édition d'Europe 1 Midi Weekend. À la une aujourd'hui, plusieurs dizaines de personnes cagoulées, des affrontements avec les forces de l'ordre, nouvelles échauffourées cette nuit à Aurillac, elles sont moins graves que mercredi soir, mais posent tout de même question sur place. Il faut que le 10 septembre soit une journée de blocage et de grève générale. Voici l'appel de Jean-Luc Mélenchon en prévision du mouvement Bloquons-Tout. Alors, comment faire face à cette journée ? Comment la gérer ? Y a-t-il un risque sédicieux ? Faut-il s'attendre à une France à l'arrêt ?
On fera le point avec Jean-Christophe Couvie, secrétaire national du syndicat Unité de police. Rentrée à haut risque sur le plan social, rentrée qui sera tendue sur le plan politique pour François Bayrou, montée de l'antisémitisme, insécurité, spectre de la censure, chasse aux économies. J'accueillerai à ce titre Mathieu Lefebvre, député ensemble pour la République du Val-de-Marne. J'ajoute aussi que vu le contexte, François Bayrou donnera dès lundi une conférence de presse. Et puis le football, après le PG hier, victorieux face à Angers. Marseille affronte le Paris FC cet après-midi au Vélodrome. Rencontre dans un contexte tendu à l'OM à cause des tensions au sein du vestiaire.
Reportage à suivre. Et puis la météo, bonjour Stéphanie Quinault. La tendance, oui, on détaillera ça dans quelques minutes, Charles, du soleil, même si parfois le ciel peut être voilé. C'est par contre plus nuageux vers le Nord-Pas-de-Calais. Les températures vont de 20 à 32 degrés cet après-midi. Merci beaucoup, à tout à l'heure. On pensait le calme revenu, mais on a eu à nouveau très peur. Hier soir à Aurillac, trois jours après les émeutes urbaines en marge d'un festival de théâtre de rue, cette réplique, cette nuit, réplique rapidement contenue par le gros dispositif sécuritaire sur place, mais reprise qui pose question. Plusieurs dizaines d'hommes cagoulés s'en sont pris au CRS.
Bonjour Jean-Christophe Couvi, en direct donc sur Europe 1, secrétaire du syndicat national Unité Police qu'on va accueillir tout de suite. Bonjour, vous êtes avec nous. Bonjour Jean-Christophe Couvi. J'imagine que ce second épisode à Aurillac, même s'il est plus léger, ne vous étonne pas vu le contexte en France.
Non, ça ne m'étonne pas. Et en fait, on voit bien qu'aujourd'hui, quand vous mettez tout bout à bout, il y a en ce moment des apôtres du désordre qui viennent de LFI, qui lancent des diatribes sur les policiers. La dernière en date, c'est Alidioara qui dit que la police tue souvent les mêmes, elle tue par choix, racisme et nostalgie coloniale. Alors vous voyez, c'est tous ces petits artefacts qu'on voit politiquement qui sont lancés, qui font monter un petit peu la mayonnaise. Là, il y a Aurillac qui cristallise un petit peu l'attention parce qu'encore une fois, on a un festival qui est plutôt festif. Même si chaque année, il y a des petits débordements, mais ça reste vraiment très léger.
Et puis d'un seul coup, on sent qu'il y a 200 à 300 black blocs qui viennent, qui sont là pour mettre la pagaille et qui veulent se faire du flic, entre guillemets. Voilà, on en est là. Donc on voit que petit à petit, la tension monte. Il y a 15 jours, par exemple, on n'entendait pas trop parler du 10 septembre. Et aujourd'hui, on entend parler. Ça y est, ça monte. On fait monter la mayonnaise.
Justement, Jean-Christophe Couville, cette journée du 10 septembre approche à grands pas. Jean-Luc Mélenchon, on le disait en préambule, appelle à un blocage, à une grève générale. Louis Aliot évoquait ce matin une stratégie de bordélisation. Est-ce que vous le rejoignez, Jean-Christophe Couville ?
Alors, c'est toujours compliqué, si vous voulez, parce qu'en fait, c'est quelque chose qui est très gazeux. C'est-à-dire que c'est une tendance qui est partie des réseaux sociaux. La dernière fois qu'il y a eu ça, c'était les Gilets jaunes, on s'en souvient tous. Plus ou moins spontanés. Ça a duré un an et demi, quand même. Donc, en fait, encore une fois, il n'y a qu'un jour, on n'en parlait plus. Et là, on voit que ça y est, il y a des signaux faibles. Tout est en train de monter. On ne sait pas trop d'où ça vient. Et c'est difficile, si vous voulez, de prévoir quelque chose quand c'est que sur des réseaux sociaux. En fait, ce n'est pas structuré.
Un syndicat, par exemple, qui annonce des grèves, c'est structuré. Il va y avoir des assemblées générales, il n'y aura pas de débordement, etc. Là, en fait, il y a aussi des manipulations qui pourraient venir d'autres pays étrangers. Parce qu'en fait, il y a des fermes de trolls, vous voyez ce que je veux dire, où on peut déstabiliser une société dans un monde démocratique.
Voilà, effectivement. Et on comprend tous de qui vous parlez. Alors, nous évoquions le risque insurrectionnel, Jean-Christophe Couvier, en prévoyant et en parlant de cette journée du 10 septembre prochain. L'insurrection, pardon de vous le dire, Jean-Christophe Couvier, avec ce qui se passe à Aurillac, on y est déjà. Pardon ? On y est déjà ?
Alors oui, heureusement, ce n'est pas dans toute la France. C'est purement, pour l'instant, centralisé dans un endroit.
Non, mais attendez, on a vécu un été extrêmement compliqué. Qui aurait dit, il y a quelques années, qu'à Limoges, il y aurait des émeutes urbaines. Enfin, voilà, je ne veux pas faire d'abus de langage.
Non, mais c'est le fantasme. Ça, c'est le fantasme de l'ultra-gauche, qui veut essayer de faire le grand soir en fédérant les anarchistes avec, j'allais dire, les racailles de certains quartiers. Et donc, en fait, ils veulent effectivement tout bordéliser. Maintenant, il faut faire attention. Encore une fois, ce sont deux écosystèmes complètement différents, qui ne se connaissent pas forcément et qui n'ont aucun intérêt à travailler l'un l'autre. Mais on voit très bien, effectivement, que l'ultra-gauche veut faire monter la sauce.
Et encore une fois, on a des hommes et des femmes, des pères de famille, qui sont policiers, gendarmes, etc., qui seront en première ligne pour justement garantir à tous les citoyens français de vivre dans la tranquillité et dans le respect de la loi. Donc, insurrection, non. Aller manifester ces endroits, oui. Vous pouvez, encore une fois, quand c'est bien encadré, et là, si c'est pour aller attaquer des préfectures, libérer des prisonniers, et mettre des incendies partout, et mettre la France à feu et à sang, non, là, forcément, la police et la gendarme Maurice sont toujours là, en rempart.
Vous faites, effectivement, référence à Richie Thibault, cet ex-collaborateur, donc, d'une députée de la France Insoumise, qui, donc, a relayé sur les réseaux sociaux des appels à envahir les préfectures, et il a même invité le préfet de police de Paris à, je cite, se barricader. J'aimerais, quand même, Jean-Christophe Couvy, vous faire réagir, parce que cette semaine, il s'est passé un incident, et le mot est faible, dans le Rhône, un animateur en service civique au Crous, donc, on parle des universités, a été condamné à un an de prison avec sursis, il avait menacé la préfète du Rhône, il a été condamné, donc, pour l'avoir menacé de la...
Pardon, les mots sont très durs, pour l'avoir menacé de la violer, et de l'égorger comme un mouton, je referme les guillemets, un an de prison ferme, Jean-Christophe Couvy, un an de prison ferme, il n'y a pas quelque chose qui cloche, là, quand on entend ça ?
Alors, déjà, j'espère qu'il les fera réellement, un an de prison, parce que vous savez qu'en France, c'est un des seuls pays où, quand on vous est condamné à de la prison ferme, on vous aménage derrière une peine pour que vous soyez chez vous à jouer à la PlayStation, c'est comme ça, nous, on demande vraiment des prisons fermes, maintenant, effectivement, on n'est jamais, j'allais dire, un an, c'est jamais assez, il n'y a pas eu forcément de passage à l'acte, donc, à un moment donné, est-ce que cette personne, ce n'est pas à moi de le dire, c'est plutôt au magistrat, est-ce que cette personne, c'est un primo délinquant, est-ce qu'il a déjà été, voilà, il a déjà subi, bien sûr, ça, ça, effectivement, ça sera à étudier.
C'est pris en charge, j'allais dire, par la magistrature, moi, je ne reviens pas là-dessus. Maintenant, pour moi, effectivement, c'est jamais assez, parce qu'en fait, si ces personnes-là ne vont pas réellement en prison, ça ne sert à rien, ils ne comprennent pas la sanction. La sanction, elle a aussi un but de compréhension, on enfreint les règles, et en France, on ne fait pas ce que l'on veut, on est obéi à la loi.
Jean-Christophe Couvier, restez avec nous, je vous inviterai à répondre à cette visite de Bruno Retailleau, qui se termine d'ailleurs aujourd'hui aux Antilles. Le ministre de l'Intérieur achève un séjour consacré à la lutte contre le narcotrafic. Il parle d'un tsunami blanc de cocaïne, là-bas, les mots sont forts. Bruno Retailleau a indiqué hier que des moyens supplémentaires de lutte allaient être déployés. C'est donc une explication de Jean-Baptiste Marty.
Oui, un véritable arsenal, à commencer par les gendarmes mobiles déployés sur place, un nombre qui va doubler, passant de 120 à 240. Une nouvelle brigade nautique doit également avoir le jour à Saint-Pierre. Saint-Pierre, un lieu stratégique qui donne sur la mer des Caraïbes, point de passage ou transit de nombreux stupéfiants. Enfin, un contrôle renforcé aussi dans les aéroports. Deux scanners millimétriques doivent être installés dans l'aéroport de Fort-de-France. Plus de contrôle donc, mais aussi plus d'investigation puisque Bruno Retailleux souhaite élargir les services spécialisés.
On serait aussi un renfort significatif notamment pour la filière d'investigation de l'OFAST de 26 personnes et un tiers
sera destiné à la Martinique. La Martinique, troisième département le plus touché par les homicides en France. Près de 23 morts violentes depuis le début de l'année. C'était 29 en 2024, juste derrière la Guadeloupe avec 33 homicides, des violences qui ont explosé ces dernières années, notamment en raison de la circulation de plus en plus importante des armes sur fond de narcotrafic.
Voilà pour les explications de Jean-Baptiste Marty. Jean-Christophe Couvry, vous êtes toujours avec nous. Les Antilles, et on va entendre dans un instant le procureur général de Bastère, Éric Morel, car les Antilles sont devenues une véritable plaque tournante de la drogue et ces annonces de Bruno Retailleau ont été plutôt bien accueillies par ce procureur Éric Morel. On l'écoute.
Ça va dans le bon sens. Plus de policiers, plus de moyens logistiques. La Guadeloupe a besoin d'un drone maritime. La Guadeloupe a besoin de radars, notamment dans le canal des Saintes. La Guadeloupe a besoin aussi de moyens nautiques pour intercepter les vecteurs très rapides qui viennent depuis la Dominique pour amener la drogue, les armes et les prostituées. Mais si on met plus de gendarmes, de douaniers et de policiers sur le terrain, à un moment ou l'autre, il faudra aussi se poser la question d'avoir plus de juges et de procureurs pour traiter les dossiers.
Voilà. Éric Morel, procureur général de Bastère en Guadeloupe, nous dit tout dans ce sonore de Jean-Baptiste Marti. Jean-Christophe Couvi, plus de moyens policiers, c'est très bien, mais si la justice n'a pas de moyens, à quoi ça sert ?
Il faut penser toute la chaîne pénale, en fait. Effectivement, on peut rajouter des policiers. D'ailleurs, on le demande depuis notre syndicat le demande depuis très longtemps, a alerté aussi le ministre et même récemment, tiens, vous savez quoi, j'ai même saisi Christine Kelly qui était en Guadeloupe pour lui faire état justement de, j'allais dire, de l'État de ce qui se passe aujourd'hui en Martinique et Guadeloupe. Effectivement, c'est un tsunami blanc, nos collègues crient au secours et souvent, vous savez, quand vous êtes au fin fond des Caraïbes, on n'entend pas trop vos cris au secours à Paris. Et donc, nous, on fait le relais de tout ça.
Et en fait, effectivement, il faut des officiers de politique judiciaire, mais ça veut dire que vous allez les prendre, j'allais dire, sur l'État de l'Hexagone pour les envoyer là-bas en renfort. Est-ce qu'ils vont être pérennisés ? Est-ce qu'ils vont juste être là pendant quelque temps ? Tout ça, ça va être aussi des questions à affiner après. Et comment on fait ? Nous, il nous manque 2000 OPJ en France sur le territoire national. Donc, en fait, voilà, c'est, j'allais dire...
Merci Jean-Christophe Couvie. Oui.
Voilà. Il ne faut pas les laisser tomber nos collègues là-bas. Ils ont vraiment besoin et les narcos font une grosse offensive.
Et cela fera partie, en tout cas, des axes de discussion puisque Bruno Retailleau achève aujourd'hui sa visite aux Antilles. Merci beaucoup Jean-Christophe Couvie. Je rappelle que vous êtes secrétaire national du syndicat Unité Police. Et donc, vous l'avez compris, un contexte incandescent en France. La rentrée, tant sur le plan social que politique, s'annonce très tendue la journée du 10 septembre en tête est là pour nous le rappeler puis le spectre de la censure du gouvernement Bayrou avec le Premier ministre qui tiendra d'ailleurs une conférence de presse dès lundi. Bonjour Mathieu Lefebvre. Bonjour. Et merci d'être avec nous sur Europe 1 ce midi.
Vous êtes députés donc ensemble pour la République du Val-de-Marne. Vous restez avec nous Mathieu Lefebvre puisque j'aimerais vous faire réagir sur cette intervention de Louis Alliot ce matin en direct sur Europe 1. Le maire Rassemblement national de Perpignan réagissait sur la journée du 10 septembre le mouvement Bloquons Tout et sur la stratégie de la France Insoumise je rappelle que Jean-Luc Mélenchon a appelé donc ces derniers jours à un blocage général et à une grève générale écoutons Louis Alliot.
De toute façon on voit bien qu'il n'y a que dans ce camp-là qu'on critique systématiquement les forces de l'ordre que l'on dit que les policiers tuent que l'on dit que les policiers sont racistes on monte des communautés les unes contre les autres on voit bien que ces gens-là ont une stratégie globale qui vise à fracturer la société à bordéliser le débat public pour le jour du chaos tenter de prendre le pouvoir et on connaît cette idéologie trotskiste depuis longtemps mais ce qui est inquiétant aujourd'hui c'est la passivité des réactions et bien je trouve que le débat public aujourd'hui est particulièrement passif et c'est inquiétant pour la suite.
Voilà Louis Alliot ce matin sur Europe 1 Mathieu Lefebvre donc je le rappelle un député ensemble pour la République du Val-de-Marne quand vous entendez Louis Alliot qui clairement met votre famille politique en cause lorsqu'il dit qu'il n'y a pas de réaction face à cette stratégie de bordélisation de la France insoumise que lui répondez-vous ?
Louis Alliot et ses amis avaient un petit peu moins de pudeur vis-à-vis de l'extrême gauche quand ils ont voté la motion de censure de Mathilde Panot et des députés insoumis pour faire tomber Michel Barnier et précipiter le pays dans l'impasse budgétaire on voit bien aujourd'hui les solutions qui se présentent au pays soit on accepte qu'il faille faire un effort budgétaire de redressement qui est un effort important c'est le choix que fait le Premier ministre soit on se dit qu'on ne va pas faire l'effort qu'on peut passer outre et que le pays peut s'en relever c'est manifestement ce que fait le Rassemblement National et ce que fait la France insoumise François Bayrou a présenté un plan cohérent lucide détaillé il peut évidemment ne pas convenir on peut formuler des contre-propositions mais être dans une posture de principe consistant à dire soit on censure qui est la posture de la France insoumise Non mais là
ce que dit Louis Alliot pardon Mathieu Lefebvre c'est qu'il y a non-assistance à France en danger pardonnez-moi l'expression pas de réaction face à une stratégie de bordélisation de la France insoumise
c'est ce que dit Louis Alliot Non mais c'est totalement faux toutes les mesures et toutes les dispositions seront prises par le ministre de l'Intérieur pour faire en sorte que cette journée c'est pas bien Donc vous n'avez pas peur Mais le cadre le cadre de dialogue c'est pas la rue c'est l'Assemblée Nationale c'est à Marine Le Pen de formuler des contre-propositions Les manifestations
n'ont jamais rempli un frigo disait Gabriel Attal vous le rejoignez
Moi je pense que ça ne fait pas progresser la vie d'un seul de nos compatriotes les Français ils attendent de la stabilité ils attendent un gouvernement et des parlementaires qui bossent Si par exemple il y a des mesures qui ne vont pas c'est à Marine Le Pen d'en proposer des contre-mesures des contre-propositions Si la France insoumise a de bien meilleures idées pour le pays qu'elle l'est formée
Mais n'avez-vous pas l'impression que vous êtes un peu comptable de cette surchauffe sociale vous les macronistes ?
Non mais moi vous savez j'ai vu beaucoup de personnes de responsables publics qui nous disaient pendant la crise allez-y dépensez dépensez toujours plus il le faut pour le pays et je pense que c'était nécessaire à l'époque et les mêmes qui demandaient plus d'argent public sont aujourd'hui en train de nous dire qu'on a trop dépensé pendant le quinquennat d'Emmanuel Macron Je rappelle par ailleurs que l'augmentation de l'endettement sous le quinquennat d'Emmanuel Macron elle y est d'abord à la question des retraites réformes qu'ont refusées de concert le Rassemblement National
Il y a le quoi qu'il en coûte aussi
Et le quoi qu'il en coûte mais que nous ne regrettons pas mais que personne dans le pays ne regrette Donc cette responsabilité-là elle est évidemment partagée Maintenant l'effort est indispensable
Bon je rappelle que François Bayrou pardon tiendra dès lundi 16h une conférence de presse vu le contexte incandescent sur le plan politique et social Le ministre du Travail va d'ailleurs réunir les partenaires sociaux ce lundi L'objectif c'est d'accorder les violents dans un contexte de chasse aux économies retraites jours fériés en moins réformes de l'assurance chômage François Bayrou a même communiqué via un live sur Youtube hier et répondu aux internautes le Premier ministre évoquait la possibilité de supprimer plusieurs avantages pour les élus Charles Bouchin
Oui François Bayrou poursuit son exercice de communication pour convaincre les français de la légitimité de son plan d'économie budgétaire le Premier ministre avait lancé un appel aux suggestions la semaine dernière et de très nombreux internautons alors estimer qu'il fallait toucher aux privilèges selon eux des parlementaires des ministres et des élus la réponse de François Bayrou
tout le monde tout le monde croit que ministre ou premier ministre on reçoit une retraite à vie il n'y a jamais eu de retraite de ministre et de retraite de premier ministre est-ce que les responsables politiques français sont mieux traités que les autres responsables politiques européens quel est le niveau de leur traitement par rapport au monde du privé tout ça sont des questions qui doivent trouver une réponse d'une absolue transparence
et pour ce faire le chef du gouvernement explique vouloir identifier et supprimer d'éventuels avantages induux, excessifs ou inacceptables la mission va être confiée à René Dozière l'ancien député socialiste a consacré une grande partie de sa vie à scruter les dépenses publiques dans le viseur des internautes notamment les dépenses liées aux avantages d'anciens premiers ministres voiture, assistant un ou plusieurs gardes du corps Dominique de Villepin coûte environ 200 000 euros à l'état par an François Fillon représente lui 150 000 euros et pour mener à bien cette mission René Dozière sera entouré par un représentant de l'Assemblée nationale et du Sénat
Voilà pour les explications de Charles Bouchin Nous sommes toujours avec Mathieu Lefebvre député Renaissance du Val-de-Marne Merci encore d'être parmi nous Mathieu Lefebvre Alors lorsqu'on entend quand même François Bayrou expliquer qu'on va peut-être revoir certains avantages pour les élus n'étons pas un peu dans la démagogie parce que ce que ne comprend pas forcément le grand public c'est que les avantages en fait pardonnez-moi l'expression c'est peanuts par rapport à la dette abyssale de notre pays
Oui mais le Premier Ministre est dans une démarche de dialogue avec les Français les Français ont le sentiment que l'effort n'est pas tout à fait partagé par le responsable public Non mais c'est pas symbolique s'il y a des mesures et des choix qui doivent être faits qu'il le soit il n'y a pas de tabou et pour que l'effort puisse être consenti il faut aussi qu'il soit partagé moi j'y suis évidemment tout à fait prêt maintenant vous avez raison de le dire c'est pas quand on aura supprimé tous les officiers de sécurité des anciens premiers ministres qu'on aura résolu le déficit et la dette de ce pays il faut aller évidemment plus loin mais l'exemplarité c'est indispensable Bon
vous craignez cette menace ce spectre de la censure brandi d'ailleurs par Jean-Luc Mélenchon il y a quelques jours il y a un risque quand même
Oui bien sûr Jean-Luc Mélenchon c'est un professionnel du désordre lui ce qu'il veut c'est pas faire chuter le gouvernement c'est la destitution du président de la République c'est de nouvelles élections
C'est pas le seul à demander ça
Non mais ce qu'il veut c'est un changement de République et c'est le bazar dans la rue le bazar partout à l'Assemblée nationale moi je pense que la censure c'est pas gratuit regardez par exemple sur la question militaire si on censure le gouvernement on pourra pas investir autant que nécessaire sur la question du financement des collectivités
Vous nous avez fait le même coup il y a plusieurs mois Sauf que c'était vrai
c'était pas gratuit ça a coûté des milliards d'euros il a fallu s'endetter des milliards d'euros alors oui les cartes vitales ont fonctionné oui bien sûr C'est à ça que vous avez référence Vous avez raison c'était pas le shutdown à la française mais c'est pas gratuit en matière d'investissement militaire par exemple on a pris du retard sur la loi de programmation militaire est-ce qu'on peut se le permettre à un moment où le monde est à feu et à sang je ne le crois pas
Alors on a vécu un été extrêmement tendu sur le plan des actes antisémites Mathieu Lefebvre l'arbre en mémoire d'Ilan Halimi a été coupé on évoque également les nombreuses violences envers les français de confession juive partout en France dans la rue lorsqu'Emmanuel Macron annonce vouloir reconnaître la Palestine ne pensez-vous pas que cela met de l'huile sur le feu et qu'on donne finalement un blanc-seing à tous ces délinquants ?
Non je ne crois pas qu'une position diplomatique soit à l'origine de la flambée de l'antisémitisme dans notre pays ça n'arrange rien je pense que l'antisémitisme il est d'abord importé par une frange politique très claire de gens qui ne font que tweeter sur ce sujet et alimenter le feu depuis des mois qui s'appelle la France insoumise et leurs alliés écologistes voilà ce que je pense je pense qu'Emmanuel Macron tient une position diplomatique et que de chercher à faire un amalgame entre une position diplomatique et la haine que subissent nos compatriotes de confession juive c'est une faute maintenant disons les choses l'antisémitisme est en train en effet de ravager notre pays on a vu ce qui s'est passé dans les Pyrénées-Orientales ce qui s'est passé sur le vol voling c'était en Europe évidemment l'arbre en l'hommage d'Ilan Halimi il faut que tous les hommes et toutes les femmes politiques se ressaisissent sur cette affaire des Pyrénées-Orientales moi j'ai entendu très peu de femmes et d'hommes politiques nous dire que ce qui était en train de se passer c'est qu'on bannissait les juifs de l'espace public aujourd'hui en France en 2025 et dans le fond il y a une petite musique qui commence à s'instiller c'est que les juifs français ou les Israéliens seraient un petit peu coupables parce que leur gouvernement fait n'importe quoi à Gaza et bien ça cette chose là est absolument insupportable et inadmissible et on doit prendre des sanctions extrêmement fermes vis-à-vis de ceux qui s'y disent
c'était important de le rappeler merci beaucoup Mathieu Lefebvre d'avoir fait un détour par Europe 1 ce midi je rappelle que vous êtes député renaissance du Val-de-Marne allez restez avec nous sur Europe 1 dans la troisième partie de cette émission nous évoquerons les nombreux signalements concernant les freinages intempestifs oui phénomène qui inquiète le gouvernement beaucoup de voitures sont en cause nous parlerons aussi du début de saison très compliqué pour l'Olympique de Marseille confronté à une situation tendue à la fois sur le terrain mais aussi dans les vestiaires on parle évidemment d'Adrien Rabiot à tout de suite merci à tous de nous rejoindre sur Europe 1 je suis très heureux de passer cette mi-journée en votre compagnie vous l'avez appris cette semaine l'Union Européenne n'a pas pu épargner le secteur du vin des droits de douane américain le vin notre vin sera donc taxé à 15% dès son entrée aux Etats-Unis gros coup dur pour les producteurs et pendant ce temps de nombreux vignobles ont démarré leur vendange de plus en plus d'outils sont mis à leur disposition surveillance des sols des raisins des vignes et plusieurs start-up développent des technologies pour gagner en temps et en qualité et cela grâce à l'IA Aurélien Fleureau
C'est un appareil qui scanne chaque palette de raisins pour une analyse minutieuse rapide et à grande échelle explique Alexis Comar cofondateur de la start-up Iphone qui travaille notamment avec Mouette et Chandon
On va mesurer le raisin après la récolte
en entrée de pressoir dans laquelle on va prendre des images des images avec un filtre polarisé pour essayer d'enlever les reflets de la lumière et de pouvoir avoir
une vision juste du raisin et des défauts du raisin qui permettent d'en évaluer sa qualité
Résultat, le raisin est trié et peut être défini comme excellent bon ou passable Iphone adapte son procédé au maïs aux pommes de terre ou encore aux fruits rouges Autre pépite tech française Genesys Là, c'est la qualité des sols qui est examinée pour anticiper au mieux les phénomènes qui peuvent impacter un vignoble détaille sa présidente Adrienne de Malray
On sait qu'on rentre en fait dans un monde de risques les risques climatiques on a de fortes sécheresses on a des inondations L'idée, c'est de diminuer la volatilité des rendements être capable de mieux se prévenir contre le risque
Genesys effectue des prélèvements puis compulse les données d'une trentaine d'indicateurs et permet aux viticulteurs de prendre les bonnes décisions Un besoin réel puisque selon une étude de la start-up seuls 10% des vignes françaises sont en bonne santé
Aurélien Fleureau du service politique et surtout du service économie d'Europe C'est un phénomène qui reste étrange et inexpliqué Les freinages fantômes des voitures lancées à pleine vitesse qui s'arrêtent brusquement toutes seules La défaillance pourrait venir du système de freinage d'urgence automatique système obligatoire sur tous les véhicules neufs depuis un an et comme les victimes sont nombreuses elles se regroupent Noémie Loisel a rencontré l'une d'entre elles dans le Rhône
En avril dernier Johanna roule entre 110 et 130 km heure sur l'autoroute A40 quand sa Peugeot 208 freine brutalement Ça a dû durer moins de 3 secondes entre 110 et 130 et 0 Le véhicule qui était derrière moi a percuté ma voiture Par chance Johanna et l'autre conducteur ne souffrent que d'entors cervicales Selon elle la défaillance proviendrait du système de freinage d'urgence automatique Depuis la conductrice a lancé un appel à témoignage et en a recueilli plus de 600 similaires En fait ça concerne toutes les marques globalement Le point commun c'est que ce sont des véhicules récents qui sont donc équipés de systèmes d'aide à la conduite et de systèmes d'aide au freinage Désormais Johanna et les autres victimes demandent des expertises complètes de leur véhicule souvent difficile à obtenir Dans la plupart des cas il n'y a pas d'expertise sur le véhicule et les quelques fois où il y en a très souvent ce sont des expertises qui sont extrêmement superficielles qui sont réalisées justement en garage automobile mais les outils ne sont pas du tout adaptés pour étudier ce type de problématique là Ce qu'il en ressort c'est que le véhicule n'a pas de défaut et donc les gens doivent repartir avec leur voiture dont ils savent qu'elle a dysfonctionné Le ministère des transports a missionné le service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs qui doit désormais interroger les constructeurs automobiles avant de procéder à des essais
Merci beaucoup Noémie Loisel correspondante d'Europe 1 dans le Rhône Même si tout n'a pas été parfait le PSG a battu Angers hier soir victoire 1 but à 0 au Parc des Princes début de saison en revanche un peu plus compliqué pour l'Olympique de Marseille battu il y a une semaine par Rennes et obligé de gagner cet après-midi 17h face au Paris FC sauf qu'en plus de ses soucis sur le terrain le club doit faire face à des tensions au sein même du vestiaire Adrien Rabiot et Jonathan Rau en sont venus aux mains cette semaine les deux ont été placés sur la liste des transferts le climat n'est donc pas au beau fixe et les supporters là-bas s'inquiètent le reportage de Stéphane Burgat à Marseille
des nuages noirs au-dessus de leur tête depuis une semaine maintenant les supporters comme Thierry tombent de haut
à l'OM on a le don de se mettre le feu tout seul ça peut partir en cacahuète il s'est passé ce qui s'est passé maintenant de toute manière on ne peut plus revenir en arrière et nous le club les supporters on en subit les conséquences l'épisode de Rennes j'espère qu'il n'aura pas laissé de traces sans parler
des blessures de joueurs comme Medina ou encore un mercato inachevé la réception du Paris FC ressemble déjà à un match de tous les dangers pour Mathieu couperé couperé total
ils perdent deux arbitres et derrière c'est la Chim qui suit c'est Longoria et Benassia et tout ce qui va avec un cataclysme et attention en cas de contre-performance en fait je ne sais pas où on va imaginons qu'on perd là je pense qu'ils ne sont pas prêts de voir c'est quoi une vraie bagarre parce que les supporters on n'est pas des pitres à un moment donné on paye des abonnements on renasciera en fait ce qui se passe les histoires à l'interne ça reste à l'interne Rabiot il doit jouer il va jouer à un moment donné
ils vont prendre qui d'autre Olympien Roberto de Zerbi acte lui aussi le divorce avec le clan Rabiot et tente de ramener un peu de sérénité dans son vestiaire à l'approche de grosses échéances comme le retour de la Ligue des Champions Marseille Stéphane Burgatte Europe
voilà pour cette édition j'ai été ravi de la passer en votre compagnie tout de suite la météo Stéphanie Quinault rebonjour Stéphanie rebonjour Charles et bonjour aux auditeurs d'Europe sous quels cieux allons-nous finir cet été ma chère Stéphanie et bien c'est un samedi 23 août qui est plutôt pas mal ma foi si ce n'est qu'on déplore un ciel assez nuageux dans le nord Pas-de-Calais et les températures vont varier de 20 degrés à Dunkerque jusqu'à 32 degrés à Perpignan merci Stéphanie tout de suite c'est le flash le journal et juste après ce sera les après-midi crime sur Europe 1 1
2 1 1 1 1 1 2 1 1 2 2 2