Bonjour chez vous ! du 16 septembre
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Questions et réponses
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- 8:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que cette audition a été utile selon vous ?
- 8:55RelanceRéponse directe
Vous ne l'avez pas senti sincère ?
- 11:00FerméeRéponse directe
Est-ce que c'est une faute politique de la part d'Anne Hidalgo ?
- 11:45FerméeRéponse directe
Il n'y a pas d'excuses ?
- 22:18OuverteRéponse directe
Que s'est-il passé ?
- 23:25OuverteRéponse directe
Quelles mesures en tant que maire pouvez-vous mettre en place ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:03Invité politiqueFait
« puis c'est une audition qui était très attendue. »
- 7:46PrésentateurChiffre
« Un des faits dont d'ailleurs s'est saisi la justice, 235 enquêtes pénales, 110 écoles concernées, soit une école sur 6. »
- 11:17Locuteur 6Fait
« Je ne les ai pas rencontrés, et je le regrette, en 2025. »
- 17:29PrésentateurFait
« La réforme des rythmes scolaires. »
- 18:56PrésentateurFait
« La France est le pays où les heures de classe sont les moins importantes en Europe. »
- 22:33Locuteur 5Fait
« Alors, très précisément, le 2 juillet dernier, nous avons reçu un coup d'appel de la gendarmerie qui nous a signalé qu'un animateur est effectivement mis en cause. »
- 26:47Locuteur 6Fait
« Ce que je propose c'est de faire en sorte que ce mémoire des signalements, ce fichier intègre toutes les personnes même celles pour lesquelles il y aurait eu un classement sans suite. »
- 33:57Invité politiqueFait
« Je sens dans les profondeurs du pays, dans ma circonscription, dans les circonscriptions de mes collègues, qu'il y a aussi une colère. »
- 37:26PrésentateurChiffre
« 30 milliards d'économies à trouver. »
- 38:46PrésentateurFait
« on ne peut pas continuer à regarder les Français dans les yeux en ayant un déficit structurel de notre protection sociale qui est aussi élevé. »
- 40:24PrésentateurChiffre
« Est-ce qu'il va reproposer un report de l'âge de départ à 65, 66, 67 ans ? »
- 43:34PrésentateurChiffre
« C'était 500 000 à l'époque de François Fillon. Sarah Knafou la propose 800 000. »
- 45:04PrésentateurFait
« une réforme de l'abattement fiscal de 10% sur les retraites, l'imposition sur l'héritage »
- 48:39PrésentateurChiffre
« le dernier sondage donne M. Attal en cas de triple candidature à 6% derrière Bruno Retailleau et Edouard Philippe fait le double des deux candidats »
- 51:58PrésentateurFait
« Sébastien le cornu ne veut pas généraliser les aides alors que le budget 2027 qui se prépare est déjà très serré »
Temps de parole
- Présentateur84 %
- ?6 %
- Anne Hidalgo2 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, on va faire le point sur le sujet qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce mercredi 16 septembre. Pêcheurs, agriculteurs, policiers, gaziers, les colères se multiplient dans le pays et font la une de vos quotidiens régionaux. On va regarder certaines des unes de ce matin. Vous le voyez, comment y répondre dans un contexte budgétaire ? Le gouvernement est-il sourd ? Ce sera le débat politique dans une heure entre Julien Oudoul pour le RN et Jadda pour Renaissance. Un contexte social qui télescope la campagne présidentielle.
Dans une demi-heure, nous recevrons un soutien d'Edouard Philippe, le président du groupe Horizon à l'Assemblée, Laurent Marcangeli. Il nous dira ce que propose son candidat.
Et
puis c'est une audition qui était très attendue. Celle d'Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris, qui a dû s'expliquer sur ses responsabilités et prise de décision face au scandale dans le
périscolaire. Des regrets, mais pas vraiment d'excuses. Le sénateur à l'air, Max Brisson, est notre invité. Bonjour, vous êtes le vice-président de cette commission d'enquête. On va évidemment longuement y revenir. Et puis à la une de nos régions à 11 jours maintenant des sénatoriales, nous poursuivons notre Tour de France. Des départements à enjeu sénatoriales aujourd'hui dans l'Aude. Vous verrez notre reportage.
Et
dans le Var, on sera avec Guilhem Rikavi de Var Matin. Deux départements où le
RN pourrait bien remporter des sénateurs. Voilà pour le programme. Nous sommes ensemble pendant une heure et demie. Bonjour Chib.
Et
d'abord le journal avec vous Stéphane Duguay. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. À la une de ce mercredi 16 septembre, la colère qui monte. Oui, et pour le moment, on ne sait pas comment elle pourrait se calmer cette colère. À deux semaines de présenter son budget, Le gouvernement est sous la pression des mobilisations. Plusieurs rassemblements ont eu lieu hier, organisés par différents secteurs, agriculture, pêche, police, des infirmiers aussi, mais des étudiants également. Des manifestations que nous raconte Clémentine Louise.
Une
cinquantaine d'organisations environnementales, d'infirmiers, d'étudiants, de pompiers volontaires, rassemblés hier soir devant le ministère de l'économie. Tous réclament des mesures en faveur du climat et de l'adaptation au dérèglement climatique après un été historiquement chaud.
On a envie en fait de marquer le coup pour dire qu'on ne peut pas construire ce budget 2027 comme celui qu'on a construit les années précédentes ou dans le passé à coup de coupes budgétaires sur les questions environnementales. Donc on demande par exemple une rehausse du fond vert qui permet aux villes et aux collectivités locales de s'adapter au réchauffement climatique.
Quelques heures plus tôt, au même endroit, les protestataires sont cette fois les électriciens et les gaziers.
Le
gouvernement envisage de revoir leurs tarifs préférentiels de l'énergie, un avantage qui fait partie de leur rémunération. De l'autre côté de la capitale, en fin de matinée, plus d'un millier de policiers descendent les Champs-Elysées. Les forces de l'ordre dénoncent le manque de moyens et de reconnaissance.
On connaît les contraintes budgétaires, mais quand on a besoin d'argent, le gouvernement sait le trouver et sait le donner. Je pense qu'assurer la sécurité des personnes et des biens me paraît essentiel dans ce pays, surtout dans le contexte dans lequel nous sommes.
Même requête pour ces autres manifestants du jour, des étudiants et des enseignants-chercheurs. Plus de moyens cette fois pour l'enseignement supérieur et la recherche et pour les aides au logement des étudiants. Cette journée de manifestation historique avait débuté dès l'aube par le blocage d'un dépôt pétrolier à fosse-sur-mer, une action montée par des pêcheurs pour protester contre la hausse des prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail. Ces derniers jours, de plus en plus d'internautes appellent à ressortir son gilet jaune. Un contexte tendu alors que le gouvernement doit trouver 30 milliards d'euros d'économie dans le budget 2027.
Après
l'affaire Liana, Sébastien Lecornu s'engage sur les moyens dans la lutte contre les violences sexuelles.
Oui, dans une tribune au journal Le Monde, le Premier ministre dit vouloir reconduire les 1,5 milliard d'euros mis sur la table en 2026 dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Dans le prochain budget, 2,6 milliards d'euros seront consacrés à la protection de l'enfance. De leur côté, les associations ont réagi. Elles estiment que ces montants sont insuffisants pour financer les mesures contenues dans la loi globale qui sera examinée à l'Assemblée nationale début octobre.
Emmanuel Macron a baptisé la première promotion du service militaire national. Oui,
le chef de l'État était hier sur la base aérienne, 115 à Orange. Il s'est exprimé devant une centaine des 3 000 membres de ce nouveau service militaire, baptisé du nom d'un résistant qui s'était engagé à l'âge de 16 ans. Écoutez le président de
la
République.
Ce
qui vous rassemble aujourd'hui,
c
'est ce désir
de
servir plus grand que soi
et
de se rendre utile à la France.
Il
faut désormais à votre promotion un nom.
Un
nom qui parle à votre génération.
Un
nom qui rappelle ce que la France doit à sa jeunesse.
Un
nom
qui
porte une certaine idée de l'engagement
et
de la liberté.
Ce
nom
sera
celui
d
'Henri Ferté.
Votre
époque n
'est
pas la sienne.
Votre
mission ne sera pas la sienne.
Mais
le choix qu'il fit,
celui
de servir la France
et
de défendre sa liberté,
fait
écho
à
votre engagement.
Ouverture aujourd'hui du procès de Rachida Dati.
L'ancienne ministre de la Culture et actuel maire du 7e arrondissement de Paris est jugée pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Renault-Nissan. Elle est suspectée d'avoir touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen alors qu'elle était à l'époque députée européenne Rachida Dati et jugée avec l'ex-PDG du groupe Renault, Carlos Ghosn qui ne sera pas présent au procès.
La
primaire de la gauche se jouera à 6 ?
Oui, pour savoir qui représentera le PS, place publique et la gauche républicaine et socialiste à l'élection présidentielle. Du côté du PS, Philippe Brun, Jérôme Gage, Olivier Faure et Ségolène Royal sont candidats. Raphaël Glucksmann représente lui son parti place publique et Emmanuel Morel concourt pour représenter la gauche républicaine et socialiste. Les candidatures doivent être validées aujourd'hui avant les deux tours de la primaire organisée le 17 et le 18 octobre. Avec un premier tour dès le 10-11 octobre. Tout à fait.
On termine avec ces images de l'hommage hier à Charlie Dallin.
Un hommage grandiose à Concarneau pour le navigateur vainqueur du Vendée Globe en 2024-2025 emporté par un cancer au mois de juin. Merci Charlie, affiché en mer avec au-dessus la parade de la patrouille de France. L'hommage a été présenté par la famille de Charlie Dallin comme une minute de bruit au contraire d'une minute de silence. Merci Stéphane.
On
se retrouve tout de suite. On va revenir sur les temps forts de l'audition d'Anne Hidalgo hier au Sénat, l'ancienne maire de Paris qui a dû s'expliquer sur le scandale du périscolaire.
Max
Risson, vous êtes sénateur à l
'air des Pyrénées-Atlantiques, vice-président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport et de cette commission d'enquête sur le scandale du périscolaire. On va commencer, pour bien comprendre, par poser les chiffres, pour comprendre
les raisons de votre commission d'enquête. Ce n
'est
pas seulement une question parisienne. Au niveau national, 587 témoignages ont été recueillis dans 73 départements répartis sur 16 régions. Mais le scandale qui a fait le plus de bruit et qui a d'ailleurs déclenché vos travaux, c'est ce qui s'est passé dans le périscolaire parisien. Un des faits dont d'ailleurs s'est saisi la justice, 235 enquêtes pénales, 110 écoles concernées, soit une école sur 6. On va revenir en détail sur cette audition, sur ces temps forts. Vous l'avez auditionné hier Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris. D'abord, est-ce que cette audition a été utile selon vous ? Est-ce que vous avez eu les réponses que vous attendiez
?
Certainement pas. Et pourtant, Anne-Séveraine, notre rapporteur, a posé des questions précises. Madame Hidalgo a
certes émis
des regrets, a certes reconnu des défaillances. Mais on voit que son souci, que son argumentaire, c'est d'ailleurs ce que je lui ai reproché en fin d'audition, consistait à essayer d'élargir,
d
'intégrer tout cela dans un vrai sujet, qui est dans toute la France, comme vous venez de le dire, le fait que le périscolaire est un lieu où les prédateurs se sont infiltrés massivement avec toutes les conséquences que l'on connaît. Mais il n'empêche,
pour
des raisons multiples, qu'il y a une problématique particulière à Paris et qu'il y
a
eu des défaillances parisiennes dans un système qui est particulier. Et l'ancienne maire de Paris a mis un certain temps à le reconnaître. Moi,
j
'ai auditionné Madame Hidalgo, j'ai aussi auditionné, je présidais à ce moment-là, d'ailleurs, la commission, son ancien premier adjoint, Patrice Bloch, qui était en charge de ces questions. J'ai ressenti, peut-être parce qu'il n'est plus dans l'arène politique, davantage de sincérité dans les remords qu'il a exprimés. Il a dit clairement
qu
'à un moment donné, il aurait pu faire différemment. On
n'a
pas entendu vraiment Madame Hidalgo dire qu'elle aurait pu faire différemment. –
Mais vous ne l'avez
pas senti sincère, vous ne
l
'avez pas senti sincère ?
– Je n
'osais
pas sonder les âmes, Aurélien Monsi dit. En revanche,
ce que je constate… – J'ai senti plus de sincérité chez Patrick Bloch.
– Hier, chez vos confrères de France Info, des parents étaient invités au plateau où j'étais.
Ils
ont eu des mots beaucoup plus durs que moi. Ils ont parlé de langue de bois. Ils ont parlé d'incompréhension en parlant de l'audition de Madame Hidalgo. Donc, je n'ai pas ces mots-là.
Mais
ce que je constate, c'est qu'elle a voulu… Elle nous a dit quelque chose d'extraordinairement choquant. Elle a dit que les décisions politiques avaient été prises,
mais
que l'administration n'avait pas suivi.
C
'est s'appeler la défense. Et elle n'a pas établi pour autant la chaîne des responsabilités dans l'administration municipale,
qui
fait
que
l'on aurait pu prendre des sanctions.
Et
puis, ce que M. Bloch nous a dit, et qu'elle a eu du mal à accepter dans l'audition précédente, c'est que l'inspection générale avait déjà fait des recommandations. Et si ces recommandations étaient entrées en œuvre, et M. Bloch a parlé
d
'un comité de suivi qui a été défaillant, il ne s'agit pas d'un équipement pour les jardiniers de la ville, ici. Donc, il y a eu défaillance sur des recommandations faites à l'intérieur de l'administration municipale, et si elles avaient été suivies, on n'aurait pas eu autant de drame ensuite. Donc, oui, il y
a
eu des regrets,
on
en prend acte.
–
Mais vous
attendez des
excuses. – Non, nous ne sommes pas ici un tribunal. Chacun s'exprime comme il l'entend par rapport au drame. Je prends acte de ce qu'a dit Mme Hidalgo. Je constate que pour les parents, tels que je les ai entendus hier sur les antennes de vos confrères, l'apaisement n'est pas là. – Et justement, évidemment, Anne Hidalgo était très attendue, notamment par les familles de victimes. Stéphane, et pour débuter, on va voir ce qu'elle leur a répondu. – Oui, parce que vous avez parlé des regrets exprimés par Anne Hidalgo en tout début d'audition, et elle s'est également adressée directement aux enfants victimes et à leur famille, on l'écoute.
– Je
ne les ai pas rencontrés, et je le regrette, en 2025. J'ai toujours rencontré les victimes de tous les actes faits, les parents des enfants morts dans des rixes. J'ai toujours rencontré les victimes, et j'ai toujours eu ce travail-là. Là, je ne l'ai pas fait, et je le regrette. Il
n
'y
a
pas d'excuses. Je ne
veux
pas chercher des excuses devant les parents et face à leur douleur.
–
Il n
'y a
pas d'excuses ? Est-ce que c'est une faute politique de la part d'Anne Hidalgo
? –
Ça signifie qu'il n'y a pas eu véritablement la prise en considération au plus haut niveau de l'exécutif
parisien,
de l'ampleur systémique sur laquelle on peut revenir, parce qu'il
y
a des causes particulières. Et Mme Hidalgo n'est pas responsable de tout. Mais il n'y a certainement pas eu, au niveau politique, la prise de conscience. Il n
'y
a pas eu la pression sur l'administration,
qui
est nécessaire quand on est devant un sujet. L'inertie administrative, elle existe partout, à la ville de Paris comme ailleurs. Mais lorsque la volonté politique est forte, les choses se mettent en œuvre. On a une administration, Dieu merci, dans notre démocratie, qui sait servir lorsque la volonté politique est forte. Il n
'y a
pas eu la prise de conscience à l'aune de ce que nous découvrons aujourd'hui, c'est-à-dire
une
crise systémique purement parisienne, même si c'est vrai, comme on l'avait répété, 73 départements sont concernés. Mon département parmi eux, le département voisin des Landes parmi eux.
On va y aller dans
quelques
-uns. Je
comprends que le système est plus global et qu'il faut l'aborder globalement. Et c'est ce que fait Agnès Évren, c'est ce que fait la Commission. Mais il
y
a un cas parisien.
Nous
avons avancé sur le cas parisien. On en voit bien les causes. On aurait peut-être aimé davantage
d
'acceptation qu'il y
a
eu des faillances politiques
et
pas simplement des faillances administratives. Mais vous comprenez les familles qui portent plainte contre Anne Hidalgo, contre Emmanuel Grégoire, l'actuel maire
? Vous
savez, les maires sont responsables aujourd'hui pour des choses, pour tout. C'est la grandeur de cette fonction. Comme l'a dit d'ailleurs Mme Hidalgo, quand un panneau de basket tombe et provoque des pressions très graves, voire la mort, le maire est responsable. Donc ça fait partie des difficultés de la fonction. Et moi, je ne juge pas les parents parce que les parents ont subi quoi ? Ce qu'ils ont appelé l'OMERTA.
Ils
ont subi ce qu'on peut appeler le pas de vague. Moi, ce qui m'a choqué dans ce qu'on a entendu,
c
'est quand on
a
l'administration d'éducation nationale
et
l'administration municipale parisienne. On assistait à un jeu qui est absolument insupportable.
On
regardait la première information que demandait le responsable,
soit
parisien, soit éducation nationale. À quelle heure ça s'est passé ? L'éventuel délit, l'éventuel crime. À quelle heure
?
Et selon l'heure, l'heure était soulagée et pas l'autre. Ça veut dire que c'est la défausse. Mais les parents qui mettent leurs enfants
à
l'école publique, sur le toit de l'école publique, sur le frontispice duquel il y
a
marqué liberté, égalité, fraternité, ils ne cherchent pas à savoir qui fait la cuisine. Ils ne cherchent pas à savoir qui est responsable. Il met ses enfants, il a confiance à l'école publique. Et c'est cette confiance qui est aujourd'hui trahie. Et qu'importe si on est avant 15h ou après 15h, et si l'enfant est sous la responsabilité du maire ou du ministre de l'éducation nationale. Ça pose un sujet
que
notre commission va travailler aujourd'hui dans les écoles de France. Et particulièrement à Paris,
un
enfant est plus longtemps parfois sous la responsabilité du maire que sous la responsabilité du ministre. À Paris, c'est 26h dans une semaine sous la responsabilité du maire et 24h sous la responsabilité du ministre de l'éducation nationale. Mais tout ça sous le même toit
et
dans un déficit qui est appelé école publique de la République. Stéphane, on va poursuivre avec les temps forts de l'audition. Qu'a dit Anne Hidalgo sur ce qu'Emmanuel Grégoire, l'actuel maire, a qualifié de problème systémique ? Oui, vous en touchez un mot. Anne Hidalgo a d'abord rappelé tout ce qu'elle avait fait depuis qu'elle est arrivée à l'hôtel de ville en 2014. Ses mots à elle, c'est que tout ce qui a été mis en place, le processus a failli. Voilà ce qu'elle a dit. Elle a aussi parlé d'une faillite collective des institutions. Et ça a donné lieu à un échange plutôt tendu entre la rapporteure Agnès Sévren et Anne Hidalgo. On écoute.
Je ne sais pas ce que vous entendez par systémique. C'est un sujet national. La
violence contre nos enfants... Attendez, je réponds, madame. Je parle à l
'échelle de Paris. Je réponds.
Quand on a un tiers des écoles
concernées
par
des enquêtes, c'était
ça ma question tout à fait concrète. Ce qui est systémique, c'est la
violence globale, les agressions contre nos enfants. 80% de ces agressions ont lieu dans les familles. Et le reste, effectivement, dans tous les endroits où les enfants sont accueillis, que ce soit les centres de loisirs, les écoles, le périscolaire.
Sur ce sujet, Anne Sévren, elle est aussi élue au Conseil de Paris. Elle est élue d'opposition.
Elle
avait fait la campagne de Rachida Dati. Est-ce que dans cette joute-là, il n
'y
a pas aussi un peu de politique, tout simplement, entre la gauche et la droite ? Il
faut
l'éviter le plus possible. J'ai eu d'ailleurs des discussions avec Anne Sévren sur le sujet parce qu'Anne Sévren a bien conscience qu'il ne faut pas transformer cette commission en procès particulier parisien. Nous avons reçu d'autres maires, d'autres communes. Nous avons reçu des collectifs de parents, d'autres communes dans lesquels se sont passés ces actes inacceptables, insupportables. Donc, on élargit bien le sujet. Mais ce matin-là, la commission recevait l'ancienne maire de Paris. La semaine dernière, nous recevions le maire de Colombes, par exemple. Donc, on est bien dans une approche globale.
Mais quand j'entends, Mme Hidalgo, c'est l'explication que nous avions au début de cette émission, quand j'entends Mme Hidalgo, on voit bien la défense
sur
l'administration municipale et on voit bien aussi sa volonté d'élargir à tout prix. Oui, le sujet est national, mais il y a aussi un sujet parisien. – Pourquoi pointer du doigt spécifiquement Paris ? – Parce que par le nombre,
tout
simplement par le nombre des actes signalés, par le nombre des plaintes au pénal, par le côté systémique qui s'explique à Paris, parce que les conditions de vie parisiennes
et
le système mis en place par la municipalité de Paris qui a tenu, c'était son choix politique, je ne conteste pas, à ce que la réforme payant se poursuive alors que la plupart des communes l'avaient abandonné. Tout cela a
créé… – La
réforme des rythmes scolaires.
– La réforme, excusez
-moi, des rythmes scolaires. Cela a conduit la municipalité de Paris à mettre en place un système et
elle
n'en a pas eu les moyens et c'est là le cœur du sujet. Pourquoi les prédateurs se sont infiltrés
dans
le périscolaire ? Parce que la filière n
'est
pas structurée. Parce qu'aujourd'hui, un enfant passe beaucoup plus de temps sur la responsabilité du maire sans qu'on ait la même organisation que l'éducation nationale avec des recrutements qui sont organisés, avec des recrutements qui sont contrôlés, les concours de l'éducation nationale, la formation des professeurs. Et face à cela, on a un système qui gère la pénurie parce que ces activités ne sont pas attractives.
Donc
il y a peu de candidats et donc les responsables, c'est vrai, font du recrutement. Alain va vite. Vous avez certains de vos confrères qui se sont infiltrés dans le système, qui se sont fait embaucher alors qu'ils étaient journalistes avec des effets, des CV qu'ils n'avaient pas même maquillés à part peut-être le fait d'être passés par une école de journalistes et qui ont été recrutés en 13 minutes, bonjour, bonsoir, compris et qui sont retrouvés devant des enfants quasiment 10 minutes après le recrutement. On ne recrute pas dans une municipalité, un jardinier dans ces conditions-là. On ne recrute pas un cadre administratif dans ces conditions-là.
Il y a pénurie et il y a des responsables qui font du sauf qui peut. Il est grand temps de penser une filière. Après, ça interroge aussi autre chose. La France, et M. Payon le disait, la France est le pays où les heures de classe sont les moins importantes en Europe. Ça explique peut-être aussi nos résultats. Et que la réforme Payon visait à augmenter le temps de classe
et
le résultat, c'est que ça a augmenté le temps périscolaire sans qu'on organise un système périscolaire.
Et
donc, dans les réponses à apporter, il y a peut-être aussi que sous le toit de l'école, il faut peut-être que les enfants passent plus de temps en classe qu'à l'école. Parce que le temps de l'école n'est plus le temps de classe. Et c'est le temps de l'école qui n
'est
pas organisé. Le temps de classe, il est dans le cadre de l'éducation nationale. Il y a aussi des moments quelque peu surprenants. Anne Hidalgo qui a découvert à posteriori que les règles ont changé. Oui, c'est ce que vous disiez pareil d'un mot entre l'administration et la mairie de Paris. La rapporteure, Agnès Évren, a expliqué en audition qu'Anne Hidalgo, la maire de Paris, a découvert, en préparant cette audition, que son service juridique avait changé la doctrine des signalements au titre de l'article 40 lorsque des faits
de
violences sexuelles remontaient à la ville de Paris. Ça a changé et elle ne le savait pas. Écoutez.
La
direction des affaires juridiques avait considéré sans validation politique, sans validation ni par moi-même, ni par mon cabinet, ni par une quelconque autorité politique de la ville, que lorsque les enquêtes judiciaires étaient en cours, le signalement au titre de l'article 40 était redondant.
Pour
vous,
c
'est entendable quand même ? Parce qu'elle dit « je suis à la tête d'une administration qui compte 55 000 fonctionnaires, 30 directions ». Est-ce qu'à l'échelle de la ville de Paris, ces explications ne sont pas compréhensibles ? Le maire d'une ville de cette importance ne peut pas tout savoir. à tout moment, on est bien d'accord,
comme
dans un grand ministère.
Mais
quand ça devient un sujet politique majeur,
il
n
'y a
pas un cadre de haut niveau, ou alors il doit être sanctionné, qui ne va pas alerter l'échelon politique. Tout dépend de la priorité. Parce que l'administration municipale avait bien ressenti qu'il n'y avait pas de priorité affichée, contrairement à ce qui peut être dit par la municipalité, que ce type de défaillance inacceptable peut se produire. Après, moi, ce que j'ai demandé à Mme Hidalgo, est-ce que lorsqu'elle était maire, il y a eu une chaîne des responsabilités ? Est-ce que des actions ont été prises ? Elle nous a dit
que
des mutations avaient eu lieu, mais pas sur ce sujet-là. Pas sur ce sujet-là. On t
'en
dit, et c'est ça qui est grave aussi, parce que c'est ce que nos compatriotes ressentent sur l'idée qu'il y a une technostructure, une haute administration et des politiques peut-être,
qui
sont dans l'impunité.
Et
l'impunité, ça peut générer des réactions électorales que l'on connaît. Et c'est cette impunité qui, pour moi, aujourd'hui, est aussi importante. La chaîne des responsabilités n'a pas été établie, les sanctions n
'ont
pas été établies et les mutations internes à l'administration municipale n'ont pas porté sur ces sujets. Précisons quand même que ça n'a pas conduit à une baisse des signalements, c'est ce qu
'elle
expliquait aussi en audition. Mais ça a conduit aujourd'hui à une baisse de la fréquentation
des
centres, du périscolaire parisière, à partir dans les départements, dans les arrondissements les plus favorisés où les gens ont d'autres possibilités de formes de garde, ce qui veut dire quelque part que c'est le service public
qui
est aujourd'hui attaqué par la perte de confiance. Et pas que parisien, Max Brisson, parce qu'on le disait en début d'émission, les problèmes dans le périscolaire, ça ne concerne pas que Paris. On ne va aller pas très loin de chez vous dans les Landes. Bonjour Emmanuel Sobiette, Merci beaucoup d'être
avec nous,
premier adjoint au maire de Tarnos, chargé de l'éducation et de la jeunesse. Vous avez eu, vous, un signalement d'animateur pour des faits d'attouchement. Que s'est-il passé
?
Alors, très précisément, le 2
juillet dernier, nous avons reçu un coup d'appel de la gendarmerie qui nous a signalé qu'un animateur est effectivement mis en cause. Un premier dépôt de plainte a été déposé par une famille et cet animateur travaille dans le centre de loisirs. C'est une association qui est en délégation de services publics à laquelle nous avons délégué donc l'accueil péri et extra-scolaire. Que s'est-il passé ? Nous avons rapidement souhaité tous les élus pouvoir répondre en toute transparence et communiquer en toute transparence auprès des familles
que
nous avons reçues. Et finalement, ce sont elles qui nous ont appris au fil de l'eau, petit à petit, quelle était la nature des faits qui étaient reprochés
et
l'ampleur de cette crise. Voilà. Vous le dites, vous avez reçu les familles, vous les avez écoutées, mais quelles mesures en tant que maire vous pouvez mettre en place ? Quel est le pouvoir du maire dans ces cas-là ? Est-ce que vous demandez-vous plus d'informations, un plan d'action global ? Est-ce qu'il faut vous donner plus de marge de manœuvre
?
C'est une vraie question parce qu'effectivement, vous savez, lorsqu'on est un élu de proximité, nous sommes toujours en première ligne avec les services municipaux pour gérer une véritable crise. Et je pense qu'aujourd'hui, chaque maire de chaque village en France devrait se préparer pour mettre en place un protocole bien établi. Donc, notre difficulté, c'est que nous avons dû inventer au quotidien nos réponses.
Il
s'agissait bien sûr de protéger les enfants, il s'agissait d'accompagner les familles, de les écouter, de les orienter et de continuer surtout également la continuité de notre service public. Alors, ce que nous pouvons reprocher, mais sans que ce soit vraiment un reproche, c'est un état de fait, c'est que tout élu, comme tout citoyen, ne peut pas interférer dans une procédure judiciaire et n'a pas d'informations particulières à communiquer aux familles. Nous laissons le travail des enquêteurs se faire, nous laissons le travail du procureur, nous laissons le travail, bien sûr, de la justice se dérouler et finalement, nous avons peu d'informations à communiquer.
Nous avons souhaité vraiment communiquer en toute transparence auprès des familles, mais nous ne pouvons pas dire ce que nous ne savons pas, nous ne pouvons pas inventer et peut-être qu'il y a certaines choses à réfléchir dans les liens qui
sont
entre la justice et les élus en temps de crise. Je voudrais réagir d'abord parce que Tarnos est une commune limitrophe de mon département et
de la
période et puis Tarnos est la commune où j'étais à l'école et où j'ai vécu longtemps et moi je voudrais saluer la réaction et la municipalité de Tarnos n'est pas proche de mes convictions politiques mais
je
voudrais saluer la réaction, la manière dont la municipalité de M. Bavillier a pris les choses en main. Mais on a un exemple important, Tarnos a recruté par l'absence de transparence de l'information un animateur
qui
avait eu déjà des difficultés à Bayonne, ville voisine. Donc on est, je ne dis pas de bêtises je crois, et je n
'ai
pas un reproche de faire la municipalité de Tarnos parce que ça pointe la difficulté de transparence de l'information mais l'adjoint en maire de Tarnos a aussi raison, les maires n'ont pas à interférer non plus dans les procédures de justice, les procédures de justice nécessitent aussi des informations qui ne sont pas divulguées.
Ce que les parents d'ailleurs ont beaucoup de mal à comprendre et cela est bien compréhensible quand on se met de leur point de vue, quand on ressent ce qu'ils sont en train de vivre mais on a là un vrai sujet qu'on va essayer d'aborder en respectant si vous le voulez bien aussi quand même les règles des procédures de la justice dans le pays et le principe de la présomption d'innocence. Mais justement ce manque de transparence et difficulté pour les maires à avoir accès à l'information Anne Hidalgo en a parlé hier. Oui, elle proposait la création d'un fichier national qui recense à la fois accusée de violences sexuelles sur mineurs mais aussi les signalements.
Elle a expliqué que dans la capitale elle avait mis en place un tel fichier et qu'il était illégal.
Ce
que je propose c'est de faire en sorte que ce mémoire des signalements, ce fichier intègre toutes les personnes même celles pour lesquelles il y aurait eu un classement sans suite. Je sais que ça va très loin. Aujourd'hui cela contredit évidemment le droit de la fonction publique mais je l'ai appliqué.
Comment ? Pardon.
Juste Téphane parce
qu
'elle a appliqué elle le dit de manière illégale. Je précise juste que ce fichier national qui regroupe le nom des personnels qui sont visés par des signalements et c'est une mesure qui figure dans le projet de loi protection de l'enfance que vous allez examiner au mois d'octobre Max Vrisson. Juste M. le maire et Max Vrisson est-ce que pour vous c'est la bonne mesure ? Ça va vous aider
?
Je pense que c'est tout un ensemble de mesures qu'il faut prendre. Aujourd'hui nous avons fait nous avons manqué de la mise en place d'un véritable protocole national et nous attendons beaucoup du travail notamment de M. Max Vrisson que je salue ici pour son engagement. Il s'agit de savoir qui coordonne, qui informe les familles, qui c'est qui déclenche l'accompagnement psychologique, la détresse des familles est absolument énorme. Nous avons passé beaucoup de temps parce que nous sommes des élus de proximité à essayer de les écouter, à porter, mais je vais vous donner un exemple très
précis.
L'ARS par exemple n'a pas souhaité mettre en place une cellule d'accompagnement psychologique.
C'est la mairie qui l'a mise en place et qui est d'ailleurs toujours en cours à ce jour. C'est la mairie qui finance cet accompagnement mais nous avons dû improviser, je dis bien improviser chaque jour pour apporter les réponses que nous pensions les plus adéquates à cette immense détresse des familles. Voilà. Donc il faut un plan véritablement national qui puisse mettre en place tout ce qui est absolument nécessaire dans la coordination, dans l'information des familles, dans tout ce qui s'articule entre gendarmerie, justice, santé, l'aide aux victimes.
On
ne peut plus improviser en fait. Merci beaucoup. Merci Emmanuel Sobiat. Vous êtes d'accord ? Oui, je suis tout à fait d'accord et par rapport à la formule de Madame Hidalgo, il y a là un effet d'annonce qui me gêne tout étant la mise en place de procédures très précises chacun dans son rôle municipalité, justice, éducation nationale.
C
'est plus dans ce travail-là que nous allons essayer d'établir avant le texte sur la protection de l'enfance. Le rapport devrait être prêt et présenté par Agnès Évren de manière à
ce
qu'il soit utile au moment où le législateur va travailler sur la protection de l'enfance. Prévu pour quand le rapport ? Certement à
la
mi-octobre pour être en phase avec le calendrier législatif. On termine cette émission avec les unes de la presse régionale. Je vous propose de regarder la une de Sud-Ouest. Max Brisson menace à l'école la tolérance zéro. Ces derniers jours, plusieurs profs, directeurs d'établissement menacés de mort par des parents d'élèves. A Essine, en Gironde, c'est ce dont il est question dans le journal. Le père d'une élève de troisième menacée de mort, un surveillant est la principale. Dans un village de Lyon, une institutrice et directrice d'école qui a déposé plainte contre la mère d'une élève qu'elle accuse de l'avoir menacée en mimant un geste d'égorgement.
Jeudi dernier, un père de famille condamné à six mois de prison ferme pour avoir menacé de couper la tête d'une enseignante de l'école de son fils en Haute-Garonne.
Comment vous réagissez face à ces cas ? Et vous qui soutenez Bruno Retailleau à la présidentielle, quelles mesures il faut prendre
?
Il y
a
d'abord des mesures urgentes qui font que lorsqu'on touche à un professeur,
on
touche à quelqu'un qui est dépositaire de l'autorité de la République. Il faut donc que l'échelle des peines soit beaucoup plus forte, comme elle le l'est pour des magistrats, comme elle le l
'est
pour des policiers. Il faut que chef d'établissement, directeur et professeur soient
assurés
que les peines en cas d'agression soient celles que l'on déclenche lorsque l'on atteint à quelqu'un qui représente la République. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui dans notre droit. Nous avions essayé au Sénat, mais nous n'étions pas parvenus. Deuxièmement, il faut changer, il faut une rupture complète. Bruno Retailleau parle de révolution culturelle.
À force d'avoir abaissé l'autorité, d'avoir enlevé l'estrade symbolique de l'autorité, à force d'avoir considéré que le professeur n'était pas celui qui savait et qui enseignait, que c'était devenu une sorte d'animateur sans vouloir que ce soit un mot péjoratif dans ma bouche, on a abaissé la responsabilité, l'image du professeur, l'image de l'école sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres. Il faut renverser les logiciels qui sont ceux de la France malheureusement depuis 50 ans. Merci Max Vrisson. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Les auditions qui se poursuivent, c
'est
Emmanuel Grégoire, le maire de Paris qui sera devant notre commission d'enquête aujourd'hui. Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes. Avec la presse régionale qui nous parle encore de la hausse des carburants mais aussi possiblement de la hausse des prix dans les rayons au printemps.
Allez, Laurent Marc-Angeli nous rejoint.
Bonjour, les colères qui montent dans le pays et viennent percuter la campagne présidentielle et peut-être rappel de mauvais souvenirs à Edouard Philippe, Premier ministre à l'époque des Gilets jaunes. Comment va-t-il y répondre en tant que candidat, lui le boxeur ? T'a-t-il
trop
à monter sur le ring ? Est-il encore dans un round d'observation ? Pour en parler, nous recevons Laurent Marc-Angeli. Bonjour.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, député de Corse du Sud, président du groupe Horizon et indépendant à l'Assemblée nationale. Une interview en partenariat avec la presse régionale représentée ce matin par Julien Lécuier
de La Voix du Nord. Bonjour Julien.
Bonjour Riane. Bonjour M. Marc-Angeli. Bonjour. On le disait, Laurent Marc-Angeli, la colère qui
monte dans le pays. Mobilisation annoncée le 17 octobre pour protester contre les prix des carburants, la vie chère, mobilisation des pêcheurs en Méditerranée. On l'a vu à 7 et à 4. On le voit ce matin à Frontignon, action coup de poing des policiers hier et le silence
d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu. Sont-ils trop passifs
? Je
ne
sais
pas s'ils sont trop passifs mais il va falloir apporter des réponses. Ça me semble nécessaire du moins que nous fassions le point de la situation. D'abord,
il
faut dire à celles et ceux qui nous écoutent ce matin que la France n'est pas la seule nation du monde à faire face
à
ces difficultés. Le prix du litre à la pompe en Allemagne ce week-end,
c
'était 2,9 euros. Il y a une crise qui est systémique, qui touche profondément les Européens. C'est lié à la situation internationale. Je pense d'ailleurs, je le dis, puisque nous sommes à l'amorce d'une campagne présidentielle, que celles et ceux qui sont candidats à cette élection devraient et devront, à mon avis, s'exprimer vis-à-vis des Français et des Français avec respect en leur disant le monde dans lequel nous vivons, en leur expliquant le monde dans lequel nous vivons et en arrêtant de faire des polémiques
à
2 francs 6 sous en faisant croire que la France seule peut être amenée à changer notamment
le cours
des prix du pétrole. M. Marcangéli, vous avez raison de rappeler qu'il y
a
des raisons internationales à cette crise, mais est-ce que, pour vous, il y a une inquiétude, un retour possible du spectre des Gilets jaunes ?
Je
ne le sais pas pour une bonne et simple raison parce que personne n'a vu venir le phénomène la première fois. Personne ne
l
'a vu venir. Justement, initié de cette expérience... Je ne sais
pas
si
les choses
se passeront de la même manière, même si parfois l'histoire bégaie, comme on dit. Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que je sens dans les profondeurs du pays, dans ma circonscription, dans les circonscriptions de mes collègues, qu'il y a aussi une colère. Tous les instituts de sondage sont en train de montrer de toute manière qu'il y
a
même une forme de rage dans la population française alors que nous avons un vote très important.
Une
rage,
et
Auriane le disait, on a l'impression d'une certaine passivité du gouvernement. Les autres candidats à la présidentielle sont en train de s'exprimer dessus. On parle de blocage des prix, de baisse de la TVA. Est-ce que vous voulez que le gouvernement aille plus loin et sous quelle forme
? Moi,
j'attends d'abord justement que le gouvernement s'exprime pour pouvoir juger sur pièce.
Il
me semble nécessaire de s'exprimer rapidement sur cette question. Ça a été le cas lors des précédentes flambées de prix.
Il
y
a
eu des réponses qui avaient été apportées. Donc,
qu
'un considérait qu'elles étaient insuffisantes mais elles avaient au moins le mérite d'exister notamment pour les gros rouleurs, pour celles et ceux qui avaient la nécessité. Il y a encore des aides pour
les gros
rouleurs,
pour les pêcheurs, pour les agilaires.
Je vous remercie de le préciser. Il y a également des aides qui sont toujours d'actualité.
Mais est-ce qu'il faut aller plus
loin ? Est-ce qu'il faut
aller plus loin pour les aides ?
Encore une fois, je pense que nous allons commencer un débat présidentiel,
Je
pense que personne aujourd'hui, je me réjouis d'ailleurs de voir que les Françaises et les Français commencent à en prendre conscience, n'ignore que la France est dans des difficultés financières majeures, notamment par rapport à son endettement et à sa capacité aujourd'hui à pouvoir... Mais ça
veut dire qu'il n'y a pas
de solution ?
La question se pose.
Il y a toujours des solutions. Mais par contre, ceux qui vont dire qu'ils ont la baguette magique et j'en vois beaucoup, c'est à peu près les mêmes que Donald Trump aux Etats-Unis. On voit avec le résultat qui est le sien, celui qui disait en trois jours, on va régler le problème en Iran.
Voilà
où on en est aujourd'hui. Le problème des prix du carburant, il est lié
à
l'action de Donald Trump. Alors faisons attention à ne pas élire en France au mois de mai prochain des gens qui ressemblent à Donald Trump.
C
'est ce que je dis aujourd'hui. Et ensuite, essayons d'avoir une action qui ne soit pas une action coup de poing. Demain, la baisse des prix décidées depuis le gouvernement, ça peut avoir des conséquences, vous le savez très bien, sur l'économie qui peuvent être très compliquées dans le contexte actuel. Ceux qui vous disent on va baisser les taxes, on va raser gratis, d'abord, j'aimerais bien qu
'ils
nous expliquent où ils vont aller chercher l'argent correspondant à ces baisses.
j
'avoue être encore un peu sur ma faim concernant les propositions de recettes d'un certain nombre de partis politiques, notamment le Rassemblement National qui nous dit oui, on ne
va
pas payer l'Union Européenne, on va tout miser sur la baisse des dépenses liées à l'immigration avec des chiffres farfelus. Je vois des donneurs de leçons sur les plateaux de télé matin, midi et soir qui ne sont pas sérieux dans le cadre de ce que les Françaises et les Français méritent qu'on leur dise et méritent qu'on fasse pour eux. Donc encore une fois, j'attends que le gouvernement fasse des propositions, il y a une urgence, disons-le très clairement. Mais vous demandez à Sébastien Lecornu de s'exprimer rapidement.
Mais moi, je ne vais pas être, je vous le dis, je pense que les Français attendent de la vérité de la part de leurs responsables politiques, celui qui va vous dire qu'il faut dépenser des sous alors
qu'à l'Assemblée Nationale… Non, mais vous vous dites de
parler,
d'arrêter ce terre.
Alors qu'à l'Assemblée Nationale, dans quelques semaines, je serai président d'un groupe parlementaire qui va essayer de diminuer les déficits publics, qui va essayer de contenir les dépenses de l'État, les dépenses sociales pour faire en sorte que la France ne parte pas dans le décor budgétaire. Alors justement, on va en parler du budget. Vous l'avez dit au début, dans quelques semaines des discussions budgétaires, 30 milliards d'économies à trouver. Est-ce que le soutien du groupe Horizon est acquis à Sébastien Lecornu ou est-ce qu'en fonction du texte, vous pourriez ne pas voter ce budget
?
Écoutez, dans la vie politique, normalement, lorsqu'on fait les choses correctement,
on
se positionne par rapport à des actes, pas par rapport à des paroles. Nous, nous avons une position qui est la suivante.
Nous
ne voulons pas d'augmentation des impôts, ni pour les entreprises, ni pour les ménages. Ça,
c
'est la première chose.
Nous
voulons réduire les déficits.
Nous
voulons contribuer dans ce budget à réduire les déficits. Le groupe Horizon indépendant ne déposera pas d'amendement venant augmenter les dépenses de l'État. On n'est pas parti là-dessus, au niveau du gouvernement. On ne réduit pas le déficit. Je ne suis pas membre du gouvernement. Je suis président d'un groupe parlementaire. Je réponds à la question qui m
'a évoquée. Non, mais donc, ça veut dire... Et comme
je
n
'ai pas terminé, je vous dirai également que nous serons particulièrement soucieux d'engager, à mon avis, un certain nombre de réflexions autour de réformes structurelles. Il y
a
encore une année budgétaire. Il ne
faut
pas dire que c'est parce que c'est terminé qu'on
ne peut pas réfléchir.
En tout cas, nous, nous sommes en capacité peut-être d'en proposer. Nous sommes en train d'y réfléchir. Elles seront conformes à ce que dit Édouard Philippe de toute manière. Mais nous n'avons pas encore aujourd'hui décidé de ce que nous allons faire. Et surtout, je le dis aujourd'hui, nous ne pouvons pas puisqu'il y a le projet de loi de finances et il
y a
le projet de loi de financement de la sécurité sociale. On ne peut pas continuer à regarder les Français dans les yeux en ayant un déficit structurel de notre protection sociale qui est aussi élevé. Il va falloir, je le crois, avoir
une véritable action pour diminuer nos dépenses. Donc il y a des
conditions, Laurent Marcandier. Le vote du groupe Horizon n'est pas acquis à Sébastien Le
Grand.
Je pense avoir répondu à la question qui vous était posée. Nous ne pouvons pas. Je vais vous dire, j'ai très mal vécu l'année dernière la suspension de la réforme des retraites. Très mal vécu. Voilà.
Très
mal vécu.
On
sait très bien ce qu'elle a coûté l'année dernière.
Et donc on la
remet... Est-ce que vous parlez de réforme structurelle M. Marcangeli ? Mais donc sur cette question justement des retraites, est-ce que vous comptez remettre au débat une réforme, une nouvelle réforme qui serait aussi portée par Edouard Philippe lors de la présidentielle ? Le candidat à la présidentielle qui est Edouard Philippe va s'exprimer sur les retraites cet annoncé. Il l'a dit. Il le fera.
Il
le fera.
Oui, mais
quand ? À quel échange ? Il ne
va
pas le faire après le 5 mai.
Ah
merci.
Il va le faire avant. L'enquête à vous de préciser. Et à mon avis, il le fera à
la fin de l'année. Et peut-être même qu
'il
le fera d'ici deux, trois semaines. C'est une possibilité. Je ne suis pas le directeur de campagne d'Edouard Philippe. Je suis son soutien. Je suis le président du groupe qu'il soutient principalement à l'Assemblée nationale. Et je pense qu'on n'a jamais été dans une forme d'obscurité par rapport à ce que nous pensons sur le sujet. Mais
c'est sur
les précisions qu'on vous attend. Oui, mais la campagne, nous sommes, vous savez, nous avons quand même, je le pense, au cours des dernières semaines et derniers mois, eu l'occasion de nous exprimer de manière assez régulière. On reprochait à Edouard Philippe de ne rien dire. Je pense qu'il est assez présent dans l'espace public depuis quelques semaines, quelques mois. Il débat avec certains de ses adversaires.
Il débat avec un ancien président. Est-ce qu'il va reproposer
un report de l'âge de départ
à 65,
66, 67 ans
?
C'est
ce qu'il a dit
un temps. On va stopper directement ça. Ce n'est pas moi qui vais vous faire des annonces aujourd'hui. C'est au
candidat
de
le faire. Et
les arbitrages ne sont peut-être pas totalement rendus parce que c'est quelque chose de suffisamment grave,
de
suffisamment important, de suffisamment engageant pour la France, pour les prochaines décennies, pour bien préparer une réforme et surtout bien préparer l'annonce alors qu'on est candidat à la présidence de la République. C'est sérieux, cette histoire. C'est pour ça que, moi, je vous le dis, cette année, nous n'allons pas improviser dans le cadre du débat budgétaire une réforme des retraites au Parlement dans le contexte...
Vous parlez de réformes
structurelles, M. Marc-Angeli, est-ce qu'on peut au moins avoir une idée des thèmes sur lesquels vous voulez proposer des réformes structurelles au sein du débat budgétaire ? Les annonces viendront. Vous savez, j'ai réuni hier les députés du groupe Horizon. C'était notre réunion de rentrée à Annières pour nos journées parlementaires. Nous avons évoqué un certain nombre de pistes. Elles ne sont pas encore arrêtées.
Et
puis, je vous assure
une chose, c'est que
vous avez des tas de choses.
Par exemple, sur
la question des fonctionnaires, vous avez été ministre de la fonction... Vous avez les baisses. Allez, je vais vous faire plaisir. L'année dernière, vous avez quand même quelques indices.
Il y a
déjà des amendements qui avaient été déposés sur la réduction des dépenses ministère par ministère. Horizon avait déposé des amendements. Edouard Philippe a annoncé un certain nombre de choses, notamment en matière de fiscalité des entreprises. Baisse des aides contre baisse des charges. Vous avez... Ce sont quand même des réformes structurelles dont je parle. Vous avez également le périmètre d'action de l'État sur un certain nombre de sujets. Vous avez également notre protection sociale. Peut-être un certain nombre de réformes structurelles peuvent exister. Vous avez notre mantra
sur
le travail doit payer plus que l
'aide
sociale. C'est par exemple la réduction de la durée de chômage, de l'allocation chômage.
Il
y a des
propositions... Ça, ça a été proposé... Des propositions structurelles
peuvent être faites par le groupe. Elles seront soumises à la sagacité du Parlement parce que ce
n
'est pas le gouvernement qui les proposera.
On
verra ce que le gouvernement
aura. Ça ne t'attendra pas
la présidentielle. C'est ce que vous nous dites. C'est une possibilité. C'est une possibilité. Je vous
dis,
les arbitrages n'ont pas encore été rendus. Je ne
suis
pas un président de droit divin autocratique. J'en discute de tout ça avec mes collègues qui sont 35. Sur les fonctionnaires, c'est dans le débat lors de cette présidentielle. Vous avez été ministre de la fonction publique. Laurent Marcangille, quelles seront les propositions dans ce domaine ? Est-ce qu'il faut baisser aujourd'hui le nombre de fonctionnaires
? Il
y a des secteurs dans lesquels ça doit être baissé.
Et
il y a une réflexion, comme je l'avais dit lorsque j'étais au banc du gouvernement, à mener sur les agences et opérateurs de l'État.
Aujourd
'hui, on constate qu'il y a un certain nombre de moyens alloués qui ne correspondent pas aux capacités que la France a aujourd'hui de mobiliser de l'argent public et aussi à une exigence d'efficacité. Par contre, si vous voulez me faire dire aujourd'hui qu'on va passer sur des découpes à la serpe de type 1 sur 2, 1 sur 3 de manière uniforme quels que soient les services publics, en tant qu'ancien membre du gouvernement en charge de la fonction publique, je vous dis que c'est une erreur.
C
'est une erreur. Ceci étant dit, dans les réformes structurelles, vous avez naturellement la redéfinition du périmètre d'action
de l'État. Il n'y aura pas affiché au programme d'Edouard
Philippe un nombre de fonctionnaires. C'était 500 000 à l'époque de François Fillon. Sarah Knafou la propose 800 000. Il n'y aura pas ce chiffre ? Oui,
mais
d'autres ont proposé 200 000 et on en a plus. Il n
'y
aura pas ce
chiffre ?
Donc,
c'est Emmanuel Macron.
Je pense sincèrement, c'est à titre personnel que je m'exprime, que ce n
'est
pas comme ça qu'il faut annoncer les choses. Je crois qu'il faut être dans le détail, précis et ne pas dire qu
'on
va en faire 200 000 en moins.
Bruno Le Maire, qui était à votre place hier, dit qu
'il
faut geler le
point d'indice, il faut geler l'avancement des fonctionnaires.
Est
-ce que ça, ce sont des mesures auxquelles vous adhérez
? Je
pense que
la
question doit se poser. Nous sommes dans une année particulièrement importante pour les fonctionnaires puisque vous avez des élections professionnelles qui ont lieu à la fin de l'année. J'ai discuté avec les organisations syndicales pendant neuf mois de présence au gouvernement.
Vous
parliez tout à
l
'heure de la colère suscitée par l'augmentation des prix à la pompe. Attention,
nous
sommes dans une année préélectorale, nous sommes dans des conflits géopolitiques d'une très très forte intensité.
Je
veux dire que
tout ça, c'est
le cadre d'un débat
présidentiel.
Je pense qu'il faut faire attention aux justes mesures qui seront prises dans le cadre du budget. Ce
n
'est donc pas que je sois totalement opposé pour le principe d'être opposé, mais pour faire passer un certain nombre de choses, je pense qu'il va falloir être dans la concertation et la discussion. Et c'est la même chose pour les mesures qui pourraient être considérées comme des initiateurs d'incendies, une réforme de l'abattement fiscal de 10% sur les retraites, l'imposition sur l'héritage
? Je
ne
vous dis
pas de nouveaux impôts,
ni
pour les ménages, ni pour les entreprises. Ça, c'est une position sur laquelle nous demeurerons cramponnés, si je puis me permettre l'expression. Diminution des dépenses, notamment au niveau de nos dépenses sociales. Et si nous le pouvons engager, ne serait-ce qu'un commencement de débat,
parce
que le débat parlementaire, il ne compte pas que pour LFI et la gauche qui dit toujours qu
'il
faut débattre, compte aussi pour nous sur des réformes structurelles. Nous serons présents pour en parler, voire même pour proposer.
La
campagne d'Edouard Philippe critiquée depuis plusieurs jours en raison notamment d'une vidéo sur les réseaux sociaux. Alors qui tronque son raisonnement qui était beaucoup plus long que ça pour faire ressortir une phrase « J'adorais un système dans lequel le président est élu en mai et prend ses fonctions en septembre ». Édouard Leflémar, c'est la campagne qu'a lancée le Rassemblement National mais la réponse elle vient aussi de votre camp,
Gabriel Attal qui dit «
J
'ai pas vu la vidéo mais si je deviens président de la République dès la première minute je serai dans l'action il n
'y a
pas une minute à perdre, il n
'y
a pas de repos on ira tout de suite ». Qu'est-ce que vous leur répondez
?
Bon d'abord que c'est désastreux parce que vous avez une manière de tronquer les déclarations qui me semblent encore une fois particulièrement malhonnêtes d'un point de vue intellectuel mais ça c'est pas le sujet vous savez j'ai pas de leçon je pense pas qu'Edouard Philippe
qui
a je pense pas mal travaillé pour arriver là où il est arrivé c
'est
un enfant d'un méritocratie républicaine
fils
de professeur
qui
a fait Sciences Po l'ENA qui a beaucoup travaillé pour obtenir ça qui a été premier ministre pendant trois ans qui est maire du Havre pendant des années on n'a pas de leçon à recevoir de ceux qui partent en vacances à Porto de Chervaux voilà ni de ceux qui prennent des vacances pendant deux mois comme Madame Le Pen parce qu'elle n
'a
pas dit un mot pendant l'été parce qu'elle était en vacances
très
certainement pour s'occuper de ses petits chatons
qui
a hérité d'une belle situation politique puisque
on
me dit que Madame Le Pen a été brièvement avocate avant d'être collaboratrice dès son plus jeune âge de son père qui était président d'une grande formation politique auquel elle a succédé donc franchement les flémards ne sont pas forcément là où
on croit qu'ils sont Le problème
M. Marc-Angeli c'est que comme le rappelait Orian les critiques ne vont pas ne viennent pas seulement de vos adversaires et ça à la rigueur on peut l'entendre même si on ne l
'a
pas justifié mais elles viennent de Gabriel Attal qui fait pleuvoir les coups sur Edouard Philippe est-ce que vous
lui dites
à Gabriel
Attal
attention vous menacez
le rassemblement futur je lui dis rien je lui
dis ce qu
'on
fait vous savez ce qu'on fait nous depuis le début on essaye de rassembler et on ne critique pas ceux qui sont dans le même camp que nous qui ont vocation à gouverner le pays avec nous et qui l'ont déjà
est
-ce qu'il mine selon vous
le terrain
du rassemblement Gabriel Attal ? je ne sais pas encore une fois je ne suis pas avec Gabriel Attal dans cette campagne électorale je suis avec Edouard Philippe et depuis plusieurs semaines il y
a
quand même une tendance qui est en train de se dessiner je veux bien croire qu'il y a une volonté forte chez Gabriel Attal de participer au débat et il en a le droit et il en a les qualités mais aujourd'hui Gabriel Attal au niveau des enquêtes d'opinion que nous avons à notre disposition n'est pas dans le match on crée une opposition vous voyez lorsque vous
avez il y en a une opposition une opposition de
style une opposition de programme
il y a une rivalité et il y a des débuts
de réponse qui sont apportés quand les trois candidats Bruno Retailleau Gabriel Attal et Edouard Philippe sont testés
il y
en a un qui fait 6 c
'est
Gabriel Attal il
y
en a un qui fait 7 c'est Bruno Retailleau et il y en a un qui a 15 c'est Edouard Philippe je pense que c'est substantiel on ne parle pas d'un point ou d
'un
demi-point
le dernier
sondage donne M. Attal en cas de triple candidature à 6% derrière Bruno Retailleau et Edouard Philippe fait le double des deux candidats donc je crois aujourd'hui qu'il y a un candidat qui est capable de rassembler
c
'est Edouard Philippe et nous avons pris la décision de
ne pas
critiquer et de
ne
pas alimenter rassembler de quelle manière M. Marc-Angeli la proposition d'union ou de confédération a été rejetée totalement par Bruno Retailleau et Gabriel Attal comment on fait pour que ces gens-là se disent ralliez-vous à Montagnage
Blanc en maintenant
toujours la main tendue on savait très bien franchement
on
ne
va
pas se raconter d'histoire ce matin on ne va pas prendre celles et ceux qui nous écoutent pour ce qu'ils ne sont pas en faisant une proposition de rencontre à la Toussaint on avait quand même évalué la possibilité de refus à ce stade comme très forte
comme
très probable parce que vous avez pour le moment deux candidats
qui
sont sur le terrain qui veulent faire des propositions qui veulent participer à la présidentielle ceci étant dit je le dis aujourd'hui quand c'est l'heure c'est l'heure quand c'est plus l'heure c'est plus l'heure parce que si on prend trop de temps avant de se rassembler on va s'en mordre les doigts ça
c'est ce que je suis en train de dire c
'est ce
que je dis
depuis en octobre est-ce que c'est pour un ralliement dès novembre
? mais
là encore je ne
suis pas
rentré dans un jeu de prédiction moi je vous dis que
c'est trop mais là votre volonté
c'est quoi ? si c'est non pour la Toussaint le
plus
tôt serait le mieux pour éclairer
la vision des Françaises
le plus tôt serait le mieux pour éclairer les Françaises et les Français et pour permettre à une offre que nous appelons de nos voeux à savoir le rassemblement de la droite parce que nous sommes un parti de droite avec un candidat de droite et du centre nous le voulons dès maintenant même si c'est possible mais pour
vous
ça ne peut se faire qu'autour d'Edouard Philippe ? est-ce que vous envisagez qu'Edouard Philippe se désigne pour Gabriel Attal ?
je ne
vais pas débuter aujourd'hui devant vous une carrière de lâcheur et puis j'ai aucune raison de le faire je suis très satisfait par la campagne qui est menée même si on a toujours mieux à faire et puis surtout on
imagine
que Gabriel Attal est satisfait de sa campagne
oui mais je pense
aujourd'hui que s'il y a bien un homme qui a la stature de l'homme d'Etat
qui
a l'expérience qui a la possibilité aujourd'hui de par ce qu'il est d'être le président de la République dont la France a besoin en regard des difficultés qu'elle rencontre et que le monde rencontre c'est Edouard Philippe ensuite voilà je ne
vais
pas changer d'avis vous le savez bien maintenant merci Laurent Marcantin
merci à vous merci
beaucoup d'avoir été notre invité la une de la voix du Nord Julien pris des carburants ça dérape
et
bien voilà on continue le débat et on va continuer à en parler ça fait la une de nombreux quotidiens régionaux ce matin merci beaucoup
et
Stéphane on regarde ce qui fait la une de nos quotidiens régionaux et on commence avec le pouvoir d'achat évidemment sujet inflammable de cette rentrée
oui
un signe de l'importance de ce sujet la presse quotidienne continue de porter ce sujet en une la dépêche du midi insiste ce matin essence le cornu sous forte pression la voix du Nord nous parle des prix des carburants qui dérapent et la Charente Libre se demande si l'essence et le gaz vont rallumer la flamme des Gilets jaunes alors pour le moment Sébastien le cornu ne veut pas généraliser les aides alors que le budget 2027 qui se prépare est déjà très serré la colère est pourtant bien là les pêcheurs de 7 continuent de bloquer des ferries explique midi libre et la voix du Nord nous raconte dans ses pages des stations essence à vandaliser un écran numérique à la pompe fracassé et un mot peint sur cette station service voleur
cette
colère qui pourrait être amplifiée par l
'augmentation des prix dans les rayons des supermarchés
oui
c'est ce dont nous parlent les journaux du groupe Ebra ce matin qui donc nous parlent d'un coup dur pour le portefeuille ça c'est le titre de l'Est républicain et puis des turbulences en vue sur le pouvoir d'achat ça c'est le titre du républicain Lorrain parce que les courses eh bien pourraient coûter 2 à 3% plus cher au printemps alors que certains produits ont déjà augmenté notamment à cause de la sécheresse de cet été l'Est républicain a ouvert ses pages aux clients d'un supermarché de l'agglomération de Mulhouse Chaynez qui est mère célibataire de 3 enfants dit déjà qu'elle se serre la ceinture avec un ticket de caisse qui est passé de 80 à 130 euros en moyenne on ne vit pas que pour se nourrir regrette-t-elle
la
presse régionale qui revient aussi ce matin sur le nouveau service national qui a été baptisé hier par Emmanuel Macron
c'est à la une du Dauphiné libéré et du Télégramme ce matin cette nouvelle promotion du service militaire national s'appelle Henri Ferté un hommage à ce lycéen jeune lycéen engagé dans la résistance à l'âge de 16 ans le chef de l'état a également indiqué que chaque promotion future portera le nom d'un compagnon de la libération cette année 3000 jeunes se sont engagés dans ce service national le gouvernement vise 10 000 inscrits en 2030
les
hommages ce matin de la presse régionale à Catherine Ranger
la chanteuse des Rita Mitsuko est décédée hier à l'âge de 68 ans le Parisien la célèbre dans ses pages le Parisien célèbre la Diva Rock le quotidien explique qu'elle est donc décédée d'un cancer foudroyant comme son alter ego et compagnon Fred Chichin avec qui elle avait fondé les Rita Mitsuko un groupe qui a révolutionné la chanson nous dit le Parisien et dont les tubes Andy les histoires d'amour finissent mal ou encore Marsa Bayla resteront
allez
comme tous les jours on ouvre notre page consacrée aux élections sénatoriales J-11 avant le scrutin on vous le rappelle ce sera le dimanche 27 septembre avant de voir le tour de nos départements en jeu reportage duplex
on
va parler de Gérard Larcher qui mouille la chemise en campagne c'est raconté par le populaire du centre le président du Sénat est venu soutenir les candidats de droite aux élections sénatoriales en Haute-Vienne où les deux sièges sont actuellement occupés par les socialistes deux sièges qui sont donc remis en jeu et nos confrères écrivent que Gérard Larcher ne se déplace pas s'il n'y a rien à gagner il espère en effet ramener au moins un siège du département avec une campagne très active notamment auprès des maires sans étiquette Merci Stéphane on se retrouve demain on poursuit notre tour des départements de cette campagne sénatoriale on va aller dans le Var Bonjour Guillaume Ricavi merci beaucoup d'être avec nous Guillaume on est ravis de vous retrouver pour cette saison directeur éditorial de Var Matin Guillaume dans le Var le scrutin est plus que jamais incertain
venu
dans le Var sous couvert d'anonymat il y a plus de chances de gagner au casino que de dire qui pourra remporter les élections sénatoriales c'est dire à quel point le scrutin est ouvert cette fois-ci dans le département il y a quatre sièges de sénateurs et effectivement la compétition n'a jamais été aussi ouverte puisqu'il n
'y
a pas moins de onze listes un record engagé dans le département il y a bien sûr la liste portée par Françoise Dumont la seule sénatrice qui se représente à sa succession mais il y a aussi beaucoup de listes dissidentes notamment à droite il n'y a pas eu de consigne de vote donné par les autorités politiques dans le Var c'est ce qu'analysent pas mal d'élus qu'on a pu rencontrer que l'on cite dans notre édition du jour et il n'y a plus non plus Hubert Falco qui était le père en quelque sorte politique un élu nous dit que l'élection sera moins caporalisée pas de consigne de vote pas de grandes consignes des grands décideurs varois il y a peut-être d'ailleurs un problème de management à droite ça souligne un élu qui nous parle là aussi sous couvert d'anonymat donc il y a bien sûr la droite républicaine portée par Françoise Dumont il y a des listes dissidentes il y a la patronne notamment de l'union patronale du Var qui s'est lancée dans la compétition et puis
il
y a la maire de la Roquesse-Lapon associée à Marc L'Oriol qui là aussi lance une liste qui se situe entre la droite traditionnelle et le rassemblement national vous voyez donc la complexité qui se présente dans ce département où le RN espère bien là aussi profiter des bons résultats des élections municipales pour emporter un ou deux sièges au palais du Luxembourg un mot Guilhem vous nous l'avez un peu dit mais quel est le poids du RN dans cette élection
? Alors
il est effectivement très fort parce que les cartes ont un peu été rebattues au mois de mars dernier il y a bien sûr la ville de Fréjus qui est restée rassemblement national avec David Rachline David Rachline qui d'ailleurs avait siégé au Sénat entre 2014 et 2017 mais il y a des villes qui ont basculé dans l'escarcelle du parti de Marine Le Pen c'est le cas de Sifour-les-Plages c'est le cas de la Seine-sur-Mer deuxième ville du Var juste à côté de Toulon et puis il y a des villes qui ont pris qui ont basculé pardon à l'UDR c'est le cas de Lavalette notamment et bien ces communes-là pourraient peser dans le scrutin les observateurs prédisent au moins un siège pour Franck Giletti le député Franck Giletti qui porte la liste du RN aussi des incertitudes mais très clairement le RN a beaucoup à gagner dans ce scrutin avec un paysage politique redessiné un paysage politique qui a très clairement montré que les les idées de Marine Le Pen sont particulièrement appréciées dans le Var Merci Guillaume pour ce point très complet très clair de l'enjeu des sénatoriales dans le Var pour en savoir plus les détails c'est à lire ce matin dans Var Matin cahier spécial les forces en présence et les coulisses de la grande bataille à lire ce matin dans votre journal merci Guillaume allez on vous emmène maintenant au cœur de cette campagne des sénatoriales dans l'Aude deux sénateurs socialistes sortant l'un se représente l'autre pas en 2020 l'élection s'était jouée dès le premier tour la donne pourrait être plus compliquée cette fois-ci dans ce département rural le RN grappille des
voix à chaque élection à remporter la ville de Carcassonne aux dernières municipales on regarde ce reportage de Flora Sauvage
c
'est sur les terres de Léon Blum un fief socialiste que ce député RN va tenter de ravir le 27 septembre l'un des deux sièges de sénateur actuellement aux mains du PS
dans
l'Aude le Rassemblement National détient déjà les trois postes de député
Julien
Rancoule fait campagne auprès des grands électeurs
j
'ai 33 ans je suis papa de deux filles j'ai travaillé neuf ans dans le domaine de la sécurité privée avant d'être élu député en 2022
depuis
les dernières élections municipales un tiers des grands électeurs de l'Aude composé à 95% de conseillers municipaux sont nouveaux le RN espère ainsi s'offrir une place au Sénat avec la présidentielle en ligne de mire
on
a pris la mairie de Carcassonne qui est un point important depuis 2022 nous avons trois députés donc nous tissons des liens avec les mairies bien sûr les mairies importantes comme Narbonne les Ignans mais aussi et peut-être davantage encore avec des maires ruraux qui rencontrent beaucoup de difficultés l'année prochaine il y aura une alternance politique au niveau national et je crois que pour le département ce sera utile qu'on ait un sénateur RN qui pourra potentiellement faire le pont avec le futur gouvernement
une candidature RN que le sénateur socialiste sortant Sébastien Plat accueille avec sérénité
à
la rencontre des grands électeurs il met en avant sa proximité d'élus de terrain et refuse les étiquettes
moi je suis un homme libre je ne veux absolument pas politiser ce genre d'élection et je politise encore moins mon action publique j'ai une action au service des élus locaux il ne
faut
pas se tromper de combat il vient d'être élu un an il veut partir au Sénat et donc donner son poste comme l'a fait le maire de Carcassonne à son suppléant donc son suppléant ne sera pas légitime et il se retrouvera député donc je trouve que c'est le travers de la démocratie tout ça de se passer des postes Sébastien Plat dénonce les méthodes du RN j'ai l'impression qu'aujourd'hui le Rassemblement National fonctionne un peu comme les anciens partis communistes et socialistes de l'époque avec des professionnels de la politique qui n'ont aucune liberté d'action qui sont là en service commandé pour un parti et une idéologie je n
'ai
pas envie que des députés ou quel que soit leur parti d'ailleurs viennent au Sénat pourrir les débats en se comportant comme ils le sont à l'Assemblée Nationale
Pour
la vice-présidente socialiste de la région Occitanie candidate au sénatorial aux côtés de Sébastien Plat
il
y a urgence à recentrer le
débat autour des enjeux locaux
La
présidentielle elle vient dans un second temps moi dans cette campagne ce que je constate c'est que les maires les élus locaux ont besoin de porte-parole ont besoin d'être entendus
la
défense de la
ruralité est aussi au coeur de la campagne de la candidate du centre Marie-Josée Aparicio Nous restons quand même le troisième
département
le plus pauvre de France je pense qu'on peut essayer de faire mieux je crois dans le dialogue je crois dans la construction et même dans la co-construction lorsque le dialogue est au milieu de tout ça
Pour gagner les deux postes de sénateur de l'Aude le 27 septembre huit candidats sont en lice de la France insoumise aux écologistes en passant par un candidat d'hiver droite et un autre de la droite souverainiste
dans
cette élection où l'URN espère percer avant les départementales et les régionales
le
PS va tout faire pour conserver ces deux sièges à la chambre haute
A
ce moment notre débat politique les
mécontentements feront-ils dévier le budget et la campagne
? Et
les colères qui montent face à la flambée des prix du carburant qui étranglent les français on a vu la mobilisation des pêcheurs hier en Méditerranée mais colère aussi et pour d'autres raisons chez les agriculteurs les policiers les énergéticiens les infirmiers jusqu'où iront ces mécontentements qui vous le voyez font la une de vos journaux régionaux ce matin va tout y avoir un retour des gilets jaunes et que peut faire le gouvernement dans un contexte budgétaire contraint et en pleine campagne pour la présidentielle on va en parler débat politique avec vous Julien Oudoul merci beaucoup d'être la députée de Lyon porte-parole du Rassemblement National Jadzab merci également d'être avec nous secrétaire national de Renaissance et porte-parole de Gabriel Attal et Sylvain Bersinger est également avec nous économiste et fondateur du cabinet Bersinger Co première question pour commencer je commence par vous Jadzab on voit la colère qui monte et dans tous les secteurs et c'est multifactoriel est-ce que le gouvernement prend vraiment la mesure de ce que ressentent aujourd'hui les français écoutez j'ai le sentiment que la classe politique tout entière doit être capable de mettre de côté en tout cas au moment de
l
'examen du projet de loi de finances la prochaine élection présidentielle pour adresser le sujet d'urgence qui est celui du pouvoir d'achat et notamment du prix du carburant il faut expliquer d'où ça vient en tout cas évidemment on est en soutien et on entend la colère aussi il ne faut pas la nier c'est une réalité dans le pays il faut aussi expliquer d'où ça vient la situation internationale et notamment la reprise des hostilités du président américain dans le détroit d'Hormuz donc je pense qu'il faut qu'on soit capable de dire quelle est la stratégie c'est-à-dire aider celles et ceux qui en ont le plus besoin continuer à adresser les ménages les entreprises qui ont besoin d'être aidées de manière ciblée mais pardon de dire aussi que les françaises et les français savent que quand il y
a
une aide quelque part en réalité soit on la rembourse par la dette soit on la rembourse par l'impôt donc nous sommes dans une situation budgétaire qui ne permet hélas pas tout et le débat budgétaire sera l'occasion de faire
des choix
importants mais sur le silence pour le moment d'Emmanuel Macron du premier ministre est-ce que vous les comprenez ? Alors moi je ne
suis
pas porte-parole du gouvernement mais pour le coup il y a un
examen vous avez
le ministre de l'économie des finances qui s'est exprimé l'examen du texte budgétaire va commencer dans les prochains jours donc ça va être l'occasion d'un débat j'espère vu la gravité du moment que toutes les familles politiques seront capables de se parler indépendamment de l'élection présidentielle qui on le voit commence là depuis quelques jours véritablement mais là il y
a
un enjeu d'urgence et j'espère qu'on sera en capacité d'apporter des solutions raisonnables aux françaises et aux français Et tirer tous dans le même sens Julien Audeau ?
Malheureusement non et j'entends effectivement que le gouvernement parle beaucoup de la crise en Iran qui a fait exploser les prix des carburants c'est incontestable et personne ne peut le nier sauf que le gouvernement a sa responsabilité depuis des années depuis qu'Emmanuel Macron est à l'Elysée il a participé à l'aggravation du pouvoir d'achat notamment avec la fiscalité sur les carburants c'est le gouvernement d'Edouard Philippe notamment en 2017-2018 qui a augmenté la TICPE la taxe sur les carburants qui avait généré la crise des gilets jaunes c'est le gouvernement de M.
Lecornu qui a alourdi les certificats d'économie d'énergie par décret au début de l'année 2026 c'est le gouvernement qui refuse de baisser la fiscalité sur les carburants on a une fiscalité qui a 20% qui pèse à plus de 50% 50% de taxes sur un litre d'essence ou de diesel quand on regarde nos voisins étrangers européens hier à la frontière espagnole à une station-service d'Iroun vous aviez le litre de diesel à 1,76€ le litre d'essence à 1,80€ chez nous c'est 2,30€ le litre de diesel 2,20€ le litre d'essence il y a vraiment un problème et vous avez un gouvernement en fait qui ne réagit pas qui ne répond pas à la souffrance des français vous avez également le gaz qui va encore augmenter au 1er octobre au prochain augmentation de 6,3% l'électricité qui a augmenté en août donc tout ça fait que nos compatriotes ne peuvent plus à un moment donné tenir face à cette inflation et surtout face à cette absence de réponse politique et nous nous le disons avec Marine Le Pen Jordan Bardella ça passe essentiellement et principalement par la baisse des taxes baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur toutes les énergies
ça coûte
combien votre mesure
de baisse de la TVA ? environ 12 milliards
d'euros qui sont largement compensés d'une part par les économies que nous voulons faire à la fois sur le train de vie de l'Etat sur la fraude sociale sur l'immigration de guichets sociaux mais surtout en baissant la TVA et on a un exemple en Espagne en baissant la TVA sur les carburants on permet aux français de se déplacer là aujourd'hui vous avez une étude assez intéressante des labs qui montrent qu'il
y
a un français sur deux qui renonce à se déplacer qui renonce même à travailler considérant que mettre de l'essence du diesel dans son réservoir aujourd'hui c'est une charge beaucoup trop importante par rapport au salaire qu'il va recevoir Juste Sylvain Bercerger pour qu'on comprenne bien aujourd'hui parce que c'est un débat faut-il baisser les taxes combien ça représente les taxes sur le carburant et est-ce que dans le contexte budgétaire actuel c'est financièrement tonable de baisser les
taxes Alors
les taxes sur les carburants vous avez raison le carburant est très taxé grosso modo un peu plus de la moitié du prix à la pompe c'est des taxes moi je suis
très
sceptique sur la baisse des taxes parce que le problème de la baisse des taxes c'est ça que ça concerne tout le monde vous l'avez dit il
y
a des français effectivement qui sont étranglés et qui ne se déplacent pas au moins parce qu'ils vivent en milieu rural ils n
'ont
pas beaucoup de revenus donc qu'on élargisse les aides ciblées qui ont été décidées par le gouvernement et qui sont c'est vrai assez ciblées pour l'instant qu'on les élargisse à d'autres ménages pourquoi pas mais si vous baissez les taxes vous les baissez pour tout le monde y compris pour des gens on est au Sénat on voit dans les rues de Paris des gens très aisés qui ont des SUV qui peuvent très bien payer un peu plus cher leur plein d'essence le problème quand vous baissez la taxe c'est que vous la baissez absolument pour tout le monde et quand vous baissez cette taxe l'État s'endette actuellement à 4,5% les 12 ou un peu plus 12 ou 15 milliards selon les chiffres qu'on entend du Rassemblement National de cette mesure de baisse de taxe ça coûterait 600 millions d'euros par an juste en intérêt donc juste qu'on paierait aux créanciers ce serait 600 millions d'euros qui n'iraient pas dans l'école dans l'hôpital ou dans autre chose donc je trouve que c'est très cher pour une mesure qui n'est pas ciblée donc plus d'aides pour les ménages étranglés d'accord mais des aides ciblées le ménage rural à faible revenu on élargit les aides d'accord mais des baisses de taxes pour tout le monde ça coûte beaucoup d'argent et de l'argent qui...
Le ciblage
ne
marche pas regardez ce qui se passe vous avez près de 2,9 millions de Français qui sont éligibles aux aides ciblées vous n'en avez même pas la moitié qui est au courant ou qui les touche avec un retard c'est
automatique donc le
ciblage c'est d'abord l'exclusion
non
mais c'est un autre sujet on l'a dit il y
a
eu un sujet de non-recours à cette aide parce qu'effectivement c'était très complexe et qu'il y avait beaucoup encore de formulaires etc. pour y aller et donc il faut qu'on améliore et qu'on fasse en sorte que ça soit beaucoup plus que les Français soient beaucoup plus facilement éligibles mais moi je partage l'analyse c'est-à-dire que je me mets à la place qui nous regardent qui doivent se dire mais oui bien sûr c'est très alléchant baissons les taxes ça semble évident en réalité ce que propose le Rassemblement National c'est un mirage parce que précisément pour plusieurs choses non seulement ça n
'est
pas ciblé donc vous allez aider autant le milliardaire que l'aide soignante qui touche 2000 euros et puis surtout vous n'avez pas la certitude que ça allait être efficace prenons un exemple l'allié du Rassemblement National Madame Mélanie en Italie en est revenu de cette baisse des taxes parce qu'en réalité ça a coûté entre 11 et 20 milliards d'euros à l'État et vous n'avez pas la certitude et je parle sous le contrôle d'un économiste vous n'avez pas la certitude qu'en baissant les taxes ça va effectivement être répercuté sur le prix donc si vous voulez je me mets à la place des gens qui écoutent et qui se disent bah oui évidemment c'est du bon sens que propose le RN en réalité c'est un mensonge parce que non seulement vous n'avez pas la certitude que ça va baisser les prix par contre la seule certitude que vous avez c'est que ça va coûter à l'État et dans la situation actuelle vu ce que nous propose le Rassemblement National dans son plan pardon de dire qu'il propose encore la retraite à 60 ans donc
c'est impossible de se désendetter dans cette situation là je pense que c'est irresponsable je vous en remercie je
termine mon propos donc
je pense qu'on ne peut pas regarder les français droit
dans les yeux en disant on va continuer à dépenser sans fin en réalité nous avons une situation budgétaire je parle même pas de ceux qui disent qu'on peut geler la dette ça c'est pas possible non plus en fait il faut être raisonnable et regarder la situation comme elle est nous on dit continuons à aider celles et ceux qui en ont le plus besoin ceux qui travaillent qui ont besoin de la voiture parce que c'est pas un luxe je vous laisse répondre après en Méditerranée voir la colère des pêcheurs être raisonnable aujourd'hui c'est rendre de l'argent aux français qui n'en peuvent plus et moi je le vois dans mon département de Lyon qui est un département rural où la charge du carburant la charge de l'énergie est aujourd'hui insupportable avec des familles qui demandent aujourd'hui une mesure urgente une mesure urgente pour aller emmener leurs enfants à l'école pour aller travailler pour aller chez le médecin et Dieu sait si dans mon département les médecins sont de plus en plus rares et de plus en plus loin du domicile donc la baisse des taxes c'est effectivement baisser le prix immédiatement et moi je le dis il faut aujourd'hui que nos responsables politiques et notamment que les macronistes arrêtent d'alourdir la fiscalité quand vous voyez qu'hier il y
a eu
un vote très important et très grave au Parlement européen où vos députés ont voté pour un mécanisme un
mécanisme c'est un vote qui a eu lieu il y a bien longtemps M. Bardella comme il ne va pas au Parlement européen il découvre les votes trois ans après je vais aller au ministre je sais
que ça gêne les macronistes
les députés européens ont voté
le mécanisme ETS2 qui vise à décarboner notre économie et l'énergie qui va conduire à alourdir la facture du carburant avec une augmentation du prix du litre de 15 centimes en 2028 comme si les carburants n'étaient pas assez chers vous alourdissez de 15 centimes en 2020 tout cela est indécent et inqualifiable au regard de ce que vivent nos constituants est-ce que les 36 milliards d'euros de taxes et d'impôts supplémentaires que vous avez voté l'année dernière lors du projet de loi de finances
sur les entreprises sur les PME et les ETI est-ce qu'elles sont acceptables ? En réalité vous avez voté avec
la
France insoumise l'année dernière
36
milliards
d'euros d'impôts et de taxes supplémentaires sur les ménages et sur les entreprises c'est un fait aussi donc si vous voulez sortons des bilans c'est vous qui m'amène dessus
donc je vous réponds on n'a pas été au
gouvernement
alors si alors vous avez un bilan monsieur Oudou c'est intéressant ce que vous dites parce que il y a des votes au parlement ça fait 10 ans mais on assume notamment nos votes
qui sont pour le coup responsables et qui encouragent à des économies drastiques vous n'assumez
pas votre bilan et vous êtes comptable aussi vous êtes comptable
de la situation vous n'avez par exemple
pas voté contre la
réforme des retraites pas voté contre la réforme de l'assurance
chômage pas voté sur le conditionnement du
RSA à 15 heures d'activité vous êtes aussi comptable par vos votes de la situation dans laquelle nous sommes vous êtes le premier groupe à l'Assemblée les françaises et les français
vous ont choisi mais ne disons pas
que vous arriveriez comme ça comme des nouvelles personnes vous
avez un bilan on va parler de la colère
des pêcheurs en Méditerranée dans l'Hérault à 7 à Frontignon ce matin hier c'était à Fosse-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône à côté de Marseille bonjour Léo Purgat merci beaucoup d'être avec
nous
président et directeur éditorial de la Marseillaise des pêcheurs qui ont bloqué quelques heures le dépôt pétrolier de Fosse-sur-Mer avec des images
qui nous ont interpellés images d'affrontement entre CRS et pêcheurs quelle était la situation Léo
?
une situation très tendue qui témoignait de la colère et du désarroi de ces pêcheurs de Méditerranée qui sont venus bloquer le dépôt pétrolier de Fosse pour protester contre l'explosion du prix du gasoil
et
expliquer que dans ces conditions ils travaillent finalement pour rien donc beaucoup de colère de leur côté beaucoup de colère aussi lorsque les CRS les ont chargés pour les disperser ils estimaient qu'ils étaient là pour représenter le monde du travail et qu'il n'y avait pas lieu de les traiter comme des voyous
donc
effectivement beaucoup de colère autour du dépôt de pétrolier de Fosse et puis beaucoup de colère dans toute notre région dont nous rendons compte dans notre édition du jour puisque en plus de ces pêcheurs il y avait aussi des mobilisations des énergéticiens et des gaziers des enseignants du supérieur des étudiants et aussi une convergence des personnels de santé à Marseille de toute notre région Merci Léo Merci beaucoup Léo Purguette président et directeur éditorial de la Marseillaise qui fait sa une évidemment sur le sujet énergéticien, infirmière, chercheur ce qui les met vraiment en colère c'est-à-dire dans votre journal qu'est-ce qu'on répond à ces pêcheurs Jadzab ?
Il y a déjà des aides sectorielles pour la pêche mais vous l'entendez cette colère notamment en ce moment dans les ports de Méditerranée il en faut plus
? Écoutez
je suis né à Montpellier donc je connais bien aussi dans les rôles la situation des pêcheurs en réalité il y
a
plusieurs sujets et j'ai entendu ce que disent les pêcheurs ils ne demandent pas que des compensations et des aides financières ils demandent aussi qu'on les libère des normes ils demandent qu'on taille dans toutes ces normes qui les rendent comment dire qui compliquent au quotidien leur vie donc pour le coup quand Gabriel Attal était Premier ministre il avait géré en tout cas il était aux responsabilités quand il avait eu le pic de la crise des agriculteurs avec une volonté de simplifier de permettre la transmission beaucoup plus facile des exploitations sur les pêcheurs la question aussi de leur quotidien de leur capacité à embaucher donc si vous voulez encore une fois c'est toujours le cas quand il y
a
des crises il y a le sujet de l'urgence avec évidemment comment on peut faire en sorte pour les aider pour les accompagner parce que derrière ça c'est aussi un enjeu de souveraineté alimentaire puisqu'ils nous nourrissent donc on doit aussi être en capacité de les protéger et puis il y a la question au long terme sur la simplification et donc nous on dit effectivement qu'il faut tout repenser et qu'on doit réécrire de fond en comble aussi toutes ces normes en évidemment protégeant encore les consommateurs mais en simplifiant la vie pour ces gens dont l'objectif est de nous nourrir c'est normal qu'ils vivent dignement et ça n'est clairement pas le cas aujourd'hui
Là
encore moi j'entends les beaux discours mais quand après 10 ans d'un seul et même pouvoir l'inflation normative n'a cessé de paralyser des secteurs entiers de fragiliser des entreprises de plomber des aériculteurs et des pêcheurs effectivement ils veulent moins de normes mais ils n'ont pas envie d'avoir des discours les discours ils les ont entendus ils veulent à un moment donné que quelqu'un excusez-moi passe la tronçonneuse et arrête avec ces contraintes qui sont insupportables et surtout que non pas nos concurrents et partenaires étrangers parce que ce que reprochent en fait les agriculteurs et les pêcheurs c'est de ne pas être logés à la même enseigne ils n'ont pas les mêmes règles ils ont une tonne de contraintes ils doivent laver plus blanc que blanc ils doivent être irréprochables sur tous les sujets sauf que les pêcheurs européens et les agriculteurs européens en fait ne sont pas plombés par les mêmes normes et les mêmes contraintes c'est ça le véritable problème et moi je reproche sur
le
Mercosur
on a quand même obtenu en l'occurrence par exemple des clauses miroirs etc on a fait ce qu'on a pu pour aller au bout et on s'est opposé d'ailleurs nous à ce Mercosur Emmanuel
Macron n'a pas été très clair sur le sujet du Mercosur comme sur tous les sujets des traités de libre-échange nous c'est très clair avec Marine Le Pen et Jordan Bardella on sort l'agriculture on sort l'agriculture des traités de libre-échange on fait l'exception agriculturelle française comme il y
a
une exception culturelle qui protège un certain nombre d'artistes donc
vous privez les agriculteurs de la
PAC
de la politique agricole commune en réalité
pas du tout pas du tout pas du tout en
réalité c'est ça que vous dites mais
pas du tout par ailleurs quand vous dites on
va baisser la contribution de la France à l'Union Européenne
ça équivaut aussi à une forme de Frexit qui ne dit pas son nom les
premières victimes vont être les agriculteurs et les
pêcheurs vous qui êtes un farouche défenseur et partisan de l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne l'entrée de l'Ukraine
dans l'Union
Européenne c'est
la mort de la
PAC c'est la mort de la PAC
il n'est
pas question de ça
aujourd'hui c'est le dernier clou de cercueil
sur l'agriculture française puis cette concurrence déloyale de ce pays qui encore une fois ne respecte aucune des normes aucune des contraintes
aucune des règles sanitaires qui sont
respectées par les agriculteurs français je le dis ce serait le cauchemar terminal pour les agriculteurs français de voir l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne il n'en est pas question pour le
monde
Sylvain Versinger juste puisqu'on parle aussi des conséquences de ces mécontentements sur le budget là on est sur des aides sectorielles des aides ciblées pour les gros rouleurs pour les agriculteurs pour les pêcheurs est-ce qu'on a les moyens de faire plus de ressortir le carnet de tchèque et de refaire un quoi qu'il en
coûte ?
Alors un quoi qu'il en coûte ça dépend ce qu'on entend par là mais je crois qu'on a les moyens de faire plus cela dit il faudra raboter plus ailleurs aussi parce qu'aujourd'hui avec les taux qui augmentent et on s'endette aujourd'hui la France à 4,5% il
y a
des taux qui ne sont pas tenables à long terme parce qu'en
fait
le taux qu
'on
paye sur notre dette est plus élevé que la croissance nominale c'est-à
-dire
qu'en fait c'est une situation qui n'est pas tenable à long terme je ne
dis
pas que ce sera la faillite demain mais sur plusieurs années ou décennies donc oui on peut faire un peu plus après il faudra aussi s'engager à faire peut-être plus de coupes ailleurs à augmenter peut-être plus tel ou tel autre impôt ailleurs mais l'idée que moi j'ai envie de porter et qui peut rassembler tous les partis politiques je pense du RN à LFI c'est qu'en fait on est dépendant depuis des décennies de nos importations d'hydrocarbures et régulièrement tous les 5, 10, 15 ans selon les crises on se prend un choc pétrolier une crise gazière pétrolière mais la solution c'est de sortir de cette dépendance et on commence à avoir les technologies pour le faire et les 12 ou 15 milliards d'euros que vous voulez mettre en baisse de taxes mettons-les pour électrifier les voitures je sais que c'est encore trop cher pour beaucoup de ménages dans Lyon etc ou
ailleurs il n'y a pas encore les
bornes mais cet argent mettons-le pour sortir de cette dépendance pour construire des bornes pour augmenter les aides pour acheter une voiture électrique et demain dans 5, 10 ans quand tu yeras ce nouveau type de crise et bien c'est pas qu'on s'en fichera mais en fait on sera beaucoup moins dépendant on sera dépendant des Chinois
on sera dépendant des Chinois
on
peut construire des gigafactories dans le Nord il y
en
a qui sont en train de construire on
a pris un retard colossal
mettons l'argent pour rattraper ce retard je
suis d'accord avec vous mais il ne
faut
pas mentir aux gens le gouvernement avait dit effectivement on va électrifier le parc automobile vous allez voir il y
aura
des millions de véhicules on va remplacer très rapidement les véhicules thermiques force est de constater que c'est un échec on peut le déplorer aujourd'hui il ne
faut
pas mettre tous les oeufs dans le même panier on a encore besoin notamment dans la ruralité de véhicules thermiques on a besoin de véhicules diesel on a besoin de véhicules qui vont rouler et qui vont avoir encore une fois une autonomie supérieure aux véhicules électriques c'est une réalité qu'il y ait des véhicules électriques qui soient plus adaptés à l'environnement urbain périphérique très bien mais là aujourd'hui on a besoin de baisser les taxes pour permettre à l'essentiel de nos concitoyens dans la ruralité de pouvoir circuler de pouvoir travailler j'ajoute que quand même c'est important pour nos compatriotes qui nous écoutent la baisse de la TVA sur le diesel et l'essence pour un plein de 40 litres c'est 14 euros en moins 14 euros en moins c'est énorme enfin il faut se
rendre
vous
êtes en train vous êtes en train de vendre un mirage évidemment que ça donne envie mais évidemment
que ça donne envie mais c'est pas possible enfin pardon je
souscris avec on va le
faire mais non c'est là qu'en réalité vous trompez les gens et moi j'entends la colère et j'entends qu'il faut qu'on aille beaucoup plus loin mais pardon de dire que dans la situation actuelle une nation endettée elle subit son avenir une nation désendettée elle le choisit la raison pour laquelle si on le voulait on ne pourrait pas donner autant qu'on le souhaiterait pour aider ceux qui en ont le plus besoin c'est que nous sommes dans une situation budgétaire très contrainte donc nous ce que nous disons avec Gabriel Attal c'est une trajectoire qu'il faut qu
'on
tienne mais dans 10 ans nous devons être revenus à 0% du déficit et oui il faut aussi qu'on regarde les dépenses de l'Etat nous disons nous devons faire des réformes sociales la réforme des retraites pardon de dire que le Rassemblement National ne fait pas de réforme des retraites voire revient à 60 ans il ment aux Françaises et aux Français nous
disons nous voulons faire je termine juste mon propos nous voulons faire une réforme de l'assurance
chômage nous assumons de dire que nous devons aussi discuter, négocier le départ de 100 000 fonctionnaires sauf police, justice, Etat, armée nous disons aussi qu'il faut faire une grande réforme de l'Etat parce que nous avons eu tendance à avoir un millefeuille administratif on le connait au Sénat il y a beaucoup de rapports sur la question nous disons qu'il faut aussi faire les réformes qui vont en face mais donc pourquoi est-ce qu'aujourd'hui on n'a pas entre guillemets les mains libres pardon de le dire comme ça c'est parce que nos dettes elles sont détenues par l'étranger que nous devons honorer nos créances et sur la question de l'électrification oui, entièrement d'accord au
long terme nous devons
investir il
a
été Premier ministre six mois vous êtes parlementaire vous savez nulleusement qu'en six mois on
ne peut pas tout
révolutionner
il a été ministre quelques années avant bien sûr
mais précisément sur cette question-là l'électrification oui, nous nous proposons avec Gabriel Attal d'étendre le leasing social aux voitures électriques d'occasion typiquement ça c'est aussi une mesure importante sur le nucléaire nous défendons nous le mix énergétique je vous précise que le Rassemblement National est contre les énergies renouvelables donc en
réalité
nous sommes
contre
les énergies faussement renouvelables
donc vous nous mettez donc vous nous mettez en situation de dépendance
vis-à-vis de vos alliés que sont M. Poutine et M. Trump donc précisément
avec le mix énergétique
on retrouve
notre souveraineté donc le Rassemblement National qui est patriote sur les plateaux en réalité nous vend à la Russie
de Poutine et aux Etats-Unis de Trump CQFD là c
'est
la grande bouillabaisse je ne
sais
pas s'il y
a
de la bouillabaisse à Montpellier je ne pense pas non ça c'est plutôt Marseille mais très clairement nous nous sommes les farouches défenseurs du secteur nucléaire nous souhaitons effectivement arrêter le subventionnement pas des énergies renouvelables il faut défendre les énergies renouvelables la biomasse la géothermie l'hydrogène et d'autres mais pour autant vous avez aujourd'hui des énergies qui sont intermittentes l'éolien et le solaire qui nous viennent d'ailleurs de l'étranger quand vous subventionnez l'éolien vous êtes comment dire vous subventionnez des promoteurs qui sont des promoteurs étrangers
essentiellement
pour une énergie qui nous coûte extrêmement cher et qui fait augmenter la facture d'électricité j'aimerais revenir un peu sur la réforme des retraites oui
alors clarissez clarissez une bonne fois pour toutes après il y a Sylvain Bersinger qui a fait un peu
la
mousse sur vos propos je vais lui donner la parole
les caricatures sont faciles quelqu'un un français qui a commencé à travailler à 16 ans il faut qu'il parte à quel âge
selon
vous il n'a
jamais
il faut qu'il parte à quel âge il
y a
un
métier
difficile il
faut qu'il parte à quel âge nous
avec Gabriel Attal on est très clair c'est la durée de cotisation qui compte pas l'âge de départ très bien donc nous c'est 40 annuités 40 annuités travaillées voilà et il partira à
60 ans
à taux plein parce que
vous avez encore une mesure d'âge dans votre système
à 60 ans quand vous avez commencé à travailler avant 20 ans quand vous avez commencé à travailler après 20 ans jusqu'à 24 ans et demi 42 annuités c'est
à
dire que vous commencez à 24 ans vous terminez à 66 ans avec une retraite à taux plein et surtout nous voulons inciter les français à travailler plus longtemps ceux qui veulent dépasser l'âge légal qui le peuvent et qui le souhaitent ils bénéficieront d'une augmentation de 15% de salaire l'entreprise d'une baisse de 15% de cotisation chômage donc on incite aussi les gens à travailler plus
longtemps voilà ça c'est clarifié
un mot Sylvain Bersinger sur la question des énergies en nouvelle
non
je pense que je comprends tout à fait votre point de vue il y a des gens en milieu rural qui sont étranglés qui ne peuvent pas passer tout de suite à l'électrique donc qu
'on
élargisse un peu les aides et qu
'on
les rende automatiques parce qu'on sait très bien qu'il
y a
des gens qui n'ont pas recours aux aides très bien après je pense que le pétrole quoi qu'il arrive au-delà des considérations écologiques strictement économiques il est importé il sera toujours importé l'électricité qu'elle soit il peut être français dans des toutes petites mesures
peut-être un peu
en Guyane
en
Guyane mais justement on aimerait bien pouvoir prospecter
alors qu'on nous l'interdit à cause de plus Nicolas Hulot
il n
'y a
pas de possibilité de prospecter
pour voir si on a du pétrole en Lyon on peut la produire aussi dans Lyon on peut
aussi les mettre dans Lyon et des
emplois dans Lyon
il y en a trop alors pas d'éoliennes dans Lyon le sud du département est infesté ça pourrit les paysages donc stop quelle réponse apportée à ces colères on va voir ce qu'ont dit la candidate à la primaire de la gauche c
'est
Colère Royal c'était ce matin sur LCI
vous
avez déclaré c'était hier le gouvernement veut le chaos veut la révolte quel serait l'intérêt du gouvernement à chercher le chaos et la révolte
je ne
sais
pas brouiller les élections on a bien vu Emmanuel
Macron brouiller les élections mais avec quel objectif on a
bien vu Emmanuel Macron dissoudre dans des conditions aberrantes donc aujourd'hui la question il faut la retourner pourquoi ce gouvernement ne baisse-t-il pas les taxes sur les sens pourquoi ne reconnaît-il pas même dans la parole politique la souffrance des français qui sont confrontés à ces problèmes vous n'avez même pas une parole politique qui dit cela
qu
'est-ce que vous répondez Jadab ?
écoutez Madame Royal elle a été je crois ministre de l'environnement au moment où il y avait eu les bonnets rouges en Bretagne donc elle connaît la question je crois encore une fois que c'est une solution de facilité que de baisser les taxes encore une fois c'est alléchant ça donne envie et si c'était réaliste on le ferait mais en réalité ça coûte très cher sans résultat quant au fait que le gouvernement instrumentaliserait les souffrances des gens en vue de brouiller comme le dit Madame Royal les élections je pense que de la part de quelqu'un qui prétend à la fonction suprême c'est pas très responsable de dire ça le gouvernement il a beaucoup de mérite chacun sait qu'il n
'y
a pas de majorité à l'Assemblée nationale que là on entre dans un débat budgétaire et rendez-vous compte on n'en est plus à souhaiter le meilleur budget on en est à espérer pardon l'expression moins pire des budgets donc le gouvernement on ne
va
pas lui rajouter en plus la suspicion d'instrumentaliser les élections ceux qui essaient d'instrumentaliser les élections en l'occurrence sont les alliés de monsieur Oudoul c'est la Russie de Vladimir Poutine avec ses ingérences voilà le gouvernement défend les français et je ne
suis
pas certain que ce soit très responsable ce que vient
de dire
30
secondes
pour une fois Ségolène Royal a raison effectivement ça passe par la baisse des taxes je vous explique rapidement comment compenser ces 12 milliards vous avez les 6 milliards d'augmentation du budget de l'Union Européenne sur lesquels nous voulons revenir parce que nous sommes contributeurs perdants vous avez ensuite des agences et comités théodules qui nous coûtent un pognon de dingue je pense à l'ADEME 4 milliards d'euros qu'on va récupérer donc là vous avez déjà 10 et je rajoute 2 milliards sur l'entretien des fonds mineurs isolés par les départements 2 milliards d'euros vous avez les 12
milliards je ne peux pas vous répondre c'est dommage 12
milliards qui nous permettent de baisser les taxes sur les carburants non mais vous nous réinviterez et je répondrai à monsieur
la réalité
c
'est alléchant oh mais
je vous réinvite on aura le temps la campagne va être longue encore 7 mois merci beaucoup merci
à tous les 3
pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée
retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Merci à
tous Merci à tous
Anne Hidalgo