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interviewPS - Parti socialiste· 14 janvier 2025 18 min

"Nous sommes peut-être à quelques encablures d'un accord possible." - O Faure sur BFMTV/RMC ce 14/01

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Olivier fort merci d'être dans ce studio ça vous fait rêver c'est une autre forme d'aventure quand même le le vent des globes oui c'est vrai enfin y a une comparaison possible en fait la politique c'est aussi savoir prendre les vents c'est aussi savoir que quand le vent est de face il faut tirer des bords et toujours garder le cap et là en l'occurrence le cap pour vous c'est notamment la suspension de la réforme des retraites Olivier fort est-ce que vous l'avez obtenu écoutez au moment où nous nous parlons nous n'avons pas encore conclu mais vous savez que dans une négociation il y a ce qu'on appelle le monetime et nous sommes dans ce fameux monetime ce moment où tout se joue et ce que je vois c'est qu'entre hier 14h et hier soir minuit les choses ont beaucoup avancé et que nous sommes peut-être je dis bien peut-être à quelques encablure à quelques heures d'un accord possible non pas sur l'ensemble de l'œuvre de ce ouvernement je rappelle je suis dans l'opposition et je vais y rester mais je suis dans une opposition qui cherche des compromis pour permettre aux Français et aux Français d'obtenir des concessions qui ne verrai pas le jour sans nous et donc nous allons chercher jusqu'au bout à obtenir ce que nous cherchons à obtenir qui ne se limite pas à la question des retraites parce que je sais bien qu'on a beaucoup focalisé sur cette question et je veux bien y revenir je cherche pas à écarter le sujet mais je dis que il y a aussi pour les Françaises et les Français beaucoup d'avancé à obtenir je prends un exemple simple sur la question de la santé il est prévu normalement de faire en sorte que les médicaments soit pour partie déremboursé que quand on va chez le médecin la consultation médicale soit aussi moins remboursée parce que le ticket modérateur sera ré sera réduit donc on a là aujourd'hui des enjeux qui sont de taille je pense à l'éducation est-ce qu'il y aura vraiment 4000 postes d'enseignants supprimé'estce qu'on fait pour les on a bien compris que tout le reste vous l'espérez mais qu'il y a un point sur lequel véritablement vous avez joué votre bras de fer avec François Baayou avec ce qu'on peut appeler un deal c'est-à-dire si il s'engage à suspendre suspendre quoi immédiatement la réforme des retraites alors vous vous engagezvous à ne pas censurer on est bien d'accord on est d'accord que c'est notre proposition effectivement et nous avons fait une proposition et c'est là-dessus qu'au moment où l'on se parle vous n'avez pas conclu cet accord vous ne vous êtes pas tapé dans la main pourquoi est-ce que nous avons demandé une suspension parce que c'est la garantie que nous avons derrière une négociation qui n'est pas un enfumage et ce que je veux c'est qu'on puisse remettre à plat cette réforme des retraites qui a été adoptée dans les conditions que l'on sait qu est d'une brutalité inouie avec des Français qui étaient dans leur immense majorité hostile à cette réforme des retraites et donc il faut maintenant la garanti que effectivement tout sera reposé y compris la question de l'âge légal quand vous dites quand vous dites c'est ça qui fra on est pas dans l'enfumage ça veut bien dire que quand même vous êtes en train vous vous demandez toujours un petit peu à cette heure-ci si vous êtes pas en train de vous faire enfumer non ça veut dire que c'est une vraie négociation dans une vraie négociation on a des gens qui argumentent d'autres qui contreargumentent on revient et on se dit vous êtes vu encore hier à 18h30 vous avez été reçu à nouveau pour une réunion d'urgence à Matignon pour les toutes dernières tractations il y avait autour de la table si j'ai bien compris non seulement vous avec Patrick canner et Boris Vallot qui sont à la tête des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat et il y avait face à vous le Premier ministre le ministre de l'Économie la ministre du Budget ça veut dire qu'il prennent extrêmement au sérieux votre demande pour autant qu'est-ce qui continue à bloquer pourquoi ils vous ont pas dit oui hier soir mais pour tout vous raconter au moment où nous nous sommes quittés à 20h il n'y avait toujours pas d'accord et nous leur avons dit que si ça restait en l'état nous serions obligés de sens ça veut dire quoi ça pas d'accord cétait flou ça veut dire ça veut dire que nous n'avions pas d'accord ça veut dire que nous n'étions pas encore d'accord sur les sujets que je viens d'évoquer sur la question aussi desités journalières sur la façon dont on organise les jour de carence sur ce qu'on fait sur l'outreem sur ce qu'on fait sur la taxe sur l'électricité ce qu'on fait sur la fiscalité il y avait beaucoup de sujets sur lesquels nous n'étions pas encorey là avant 15h et donc nous avons continué à discuter y compris après ce rendez-vous alors cette fois-ci plus en visuel nous étions au téléphone nous avons cherché et nous avons fait une proposition que je ne peux pas dévoler parce que je sais que c'est c'est frustrant pour tout le monde mais d'abord si le premier ministre l'accepte définitivement et bien c'est à lui de l'annoncer et parce que il y a aussi au moment où je vous parle la volonté d'avoir cet accord non pas simplement avec les partis politiques mais que nous puissions aussi avoir l'accord des partenaires sociaux matin c'est que vous avez fait une dernière proposition hier soir que vous avez en quelque sorte tendu la main une dernière fois à à François baayrou cette proposition c'est ça qui signera l'accord oui ou non absolument dans cette proposition est-ce qu'il y a le mot suspension non je ne vous répondrai à aucune rien de venir dans ces cas mais peut-être que c'est très frustrant pour vous j'en conviens mais ce que je vous dis vous savez quoi quand vous voudrez reparler vous revi parce que là on va d'abord mais vous restez évidemment je vous redonne la parole dans un instant mais il a charein qui s extraordinaire c'est mythique et c'est très beau cela dit la politique c'est une aventure aussi Olivier fort j'ai pas oublié que juste avant que Charlie Dalin lui ne dise son émotion sa fierté vous faisiez peut-être des cachoteries vous dites j'ai fait une proposition je peux pas vous dire ce qu'il y a dedans moi ce que je voudrais savoir Olivier fort c'est est-ce que vous allez conclure vous avez dit au moment où on se parle on n pas conclu mais est-ce que vous vous dites que ce sera fait je pense que nous pouvons conclure mais je suis comme charein moi je vend pas la polourse avant de l'avoir tué et j'attends que la ligne d'arrivée soit franchie pour dire victoire mais au moment où on se parle on le sent bien vous êtes quand même relativement confiant je suis serein parce que d'abord nous avons fait ce que nous devions faire nous avons cherché tout au long de ces semaines un compromis et faire en sorte que le pays puisse avancer que nous ne bloquions pas les institutions tout en étant chacun dans son rôle nous sommes dans l'opposition nous y restons mais nous sommes une opposition qui est utile voustes pas en train quand même un peu de vous de jouer les uns avec les autres c'est que vous l'avez dit je veux pas me faire enfumer vous c'est votre mot est-ce que à l'inverse vous êtes pas en train vous aussi de tenter de les enfumer c'està-dire quand même on sent bien que derrière les mots vous vous écoutez chacun ce que vous avez envie d'entendre quand eux ils diront suspension peut-être qu'ils voudront simplement dire pause et que vous vous entendrez suppression est-ce qu'il y a pas ce risque là non il y a moi je veux une vraie discussion une vraie négociation là aussi sur les retraites j'entends bien que il y a aujourd'hui de forts enjeux il ne s'agit pas de dégrader les comptes publics on voit bien la dette qui est aujourd'hui habysale et d'ailleurs au passage qui est d'abord du fait de ces gouvernements précédents et qui sont tous issus de la même famille politique mais donc nous sommes bien conscients de l'enjeu et du risque que qu'il y aurait à simplement dire que on abroge sans avoir de solution de remplacement donc l'idée est bien de remplacer enfin si si votre solution de remplacement c'est d'aller chercher de l'argent dans les fonds de dans dans le fond de réserve des des retraites ça c'est une sol long terme ça c'est une blague ça c'est effectivement d'accord vous n c'est pas la solution que vous proposez bien sûr que non nous avons toujours dit améie euh non ass panociant ministre du Travail a chiffré le prix d'une suspension sur l'année 2025 à 500 millions d'euros et c'est là que nous avons dit que ce soit entre 500 millions et même 3 milliards au d'autres estimations pent plutôt sur 3 milliards effectivement sur la première année mais donc peu importe il y a 20 milliards dans le fond de réserve des retraites et donc nous disions simplement que sur l'année 2025 la question ne se pose pas mais au-delà de 2025 évidemment que la question se pose on ne va pas piocher pendant toute notre existence sur ces petits 20 milliards qui de toute façon s'pisont très vite quand on dit petits 20 milliards c'est quand même que il faut pas oublier que c'était Lionel Jospin socialiste qui à l'époque avait créé ce fond de réserve avec l'idée d'y mettre 150 milliards on en est déjà très loin il y en a plus que 20 milliardsouoné par Nicolas Sarkozi non mais c'est pas parce que ce fond a été réutilisé sur à d'autres fin exaement en fait à chaque fois qu'on a pas de solution on se dit bah tiens au fait il nous reste des milliards dans le fond de résve oui sauf que le fond de réserve il a été créé précisément pour ce que je vous dis donc il y avait là la matière à effectivement financement pour l'année 2025 mais ensuite évidemment il faut qu'il y ait une vraie négociation avec les partenaires sociaux que il y ait la possibilité de se dire est-ce que la seule façon de financer nos retraites c'est le recul de l'âge légale notre réponse à nous c'est non et donc nous voulons que le débat ait lieu qu'on puisse ce que vous voulez t plus cette référence à l'âge oui absolument ce que vous voulez c'est que de manière immédiate les 70000000 personnes pour qu' çaavait un impact là dans les 2 ans ne subissent pas cette loi absolument et ce que vous voulez c'est une conférence sociale pour justement trouver des alternatives c'estàdire vous dites il faut réforme vous dites pas il faut pas réformer les retraite vous dites pas on revient à 62 ans mais c'est pas c'est pas ça que vous dites moi ce que je souhaite c'est effectivement le 62 ans mais maintenant c'est la discussion qui permettra de dire comment est-ce qu'on fait comment est-ce qu'on avance mais c'est pas 62 ans ou rien moi ce que je vous ai dit depuis le début c'est que je souhaitais au départ l'abrogation de la réforme des retraites je n'ai pas changé d'avis sur le fond je suis toujours persuadé que il y a d'autres moyens de financer nos retraites et que ce qui a été fait en 2023 par Emmanuel Macron et Olivier du sopt doit maintenant être corrigé et donc pour le corriger il faut malgré tout ne pas simplement se limiter à dire on voilà on abroge et c'est tout il faut trouver des solutions de financement puisqu'on sait que c'est 3 milliards vraisemblablement donc à un horizon bref et c'est à horizon à moyen terme c'est 15 milliards à trouver par an donc on ne peut pas dire aux Français voilà on se limite à vous dire que on balaye et cetera donc on ne fait pas que ça on discute on montre qu'il existe d'autres modes de financement et là de mon point de vue on passe par la loi pour changer et donc on arrive à une nouvelle loi sur les retraites vous l'avez vu Olivier fort bien sûr les propos de Jean-Luc Mélenchon qui estime que cet accord que vous cherchez euh ne le concernera jamais il dit même que c'est une façon de négocier dans le dos du nouveau front populaire contre son programme mais nous dormirons tranquille la petite gauche traditionnelle n rien n'a rien à offrir c'estes négociateurs c'est de vous qu'il parle sont juste ridicule de servilité comment vous avez pris cette phrase écoutez je je ne lis plus les insultes quotidiennes désormais de Jean-Luc Mélenchon moi ce que je vois c'est que il y a une gauche qui braille et une gauche qui travaille et moi celle qui m'intéresse c'est celle qui rapporte des concessions qui permet d'avancer et je le dis par exemple sur la taxe sur l'électricité moi je ne veux pas qu'elle puisse intervenir je ne veux pas que les outres mèes soient oublié je ne veux pas que l'éducation soit abandonné je veux que l'hôpital puisse retrouver des moyens pour fonctionner et donc cette discussion elle a permis d'aner de nombreux sujets et tout à l'heure j'espère que le premier ministre confirmera ce que nous avons obtenu et donc à partir de là et bien on verra ce que les Français jugentutille on peut très bien dire moi la seule chose qui m'intéresse dans la vie c'est l'élection présidentielle et tant qu'il y a pas d'élection présidentielle je m'en fous d'obtenir quoi que ce soit ce n'est pas mon cas l'élection présidentielle elle l'élection présidentielle elle aura lieu seulement le jour où en 2027 le mandat du président voustime une Obs soit S l'missionne mais nous n'avons aucune prise cette décision donc on ne va pas dire pendant les 2 ans et demi qui viennent écoutez les amis nous on est en vacances pendant ce temps-là on se prépare on starting block et cetera mais pour les Français il a rien à demander rien à faire et cetera on ne bouge pas on ne parle pas avec le gouvernement mais si on parle avec le gouvernement parce que si on ne parle pas avec le gouvernement qu'est-ce qui se passe et ben il se passe qui se passe depuis 7 ans c'estàd que en fait il déroule il déroule il déroule la chance que nous avons c'est qu'ils n'ont pas de majorité absolu à l'Assemblée et donc ils sont obligés de compter sur nous aussi pour avancer non pas pour que nous avancions ensemble dans un gouvernement nous avons refusé j'ai refusé d'entrer dans le gouvernement de François Beyrou si c'était vraiment ça l'intérêt si c'était ça de se dire voilà enfin on a le girophare et la voiture avec le chauffeur mais c'est pas ce que nous avons demandé nous avons demandé à être entendu et à faire entendre les Françaises et les Français qui se sont exprimés clairement à plusieurs reprises notamment le 7 juillet donc voilà ce que nous obtenons nousous sommes en train d'obtenir un certain nombre de session que je trouve remarquable parce qu'ell permettent de rompre avec ce que nous avons censuré nous-mêmes les uns et les autres c'est-à-dire le budget Barnier je remarque qu'entre 8h35 quand on a pris l'antenne et maintenant vous êtes passé de on n pas conclu à on a obtenu des concessions on espère juste qu'il va les confirmer mais bien sûr mais je vous ai dit que nous étions dans le monetime dans ce monetime il y a des choses qui continuent à être discuté il y a des réglages à avoir et je l'ai dit aussi parce que on est passé un peu vite parce que c'était le moment où comprends parfaitement mais nous cherchons un accord qui non seulement mêle des partis politiques mais aussi que les syndicat soit consulté ça veut dire quoi ça Oliv for ça veut dire que vous considérez que là dans les tous prochains jours ça doit pas se jouer uniquement comme ça s'est fait dans les dernières heures des des discussions entre vous et le gouvernement vous voulez que la CGT la CFDT soit associé dès dès maintenant oui je souhaite que les contacts soient pris et que tout soit véf le sont-ils ils le sont pris en réalité il y a déjà des contacts il y a déjà des contacts entre les uns et les autres et je souhaite que pas uniquement les pas uniquement les contacts officiels ce que vous voulez dire c'est qu'en réalité la discussion en coulisse elle avance déjà oui il y a une discussion qui avance déjà et moi je souhaite parce que c'est sérieux parce que on n'est pas simplement en train de faire une espèce de grande mise en scène pour laisser penser aux français qu'on s'occupe d'eux mais qu'en réalité on fait autre chose et donc je veux que effectivement tout le monde soit dans cette négociation autour de la table et que on puisse conclure dans des conditions qui font que demain on aura la garantie que tout est effectivement remis à plat et qu'on peut avancer et qu'on peut travailler dans des conditions de sincérité et de lucidité j'ai encore deux questions une sur la méthode et et et une sur les autres points que vous voulez négocier avec le gouvernement sur la méthode quand on dit accord de non censure ça dure jusqu'à quand est-ce que ça veut dire accord de non censure pour la censure dans 3 jours qui sera déposée par LFI ou est-ce que ça veut dire accord de non censure à plus long terme c'est-à-dire vous vous engager à ne pas censurer y compris dans 3 semaines dans un mois sur le sur le budget bah ça concerne à la fois le budget de la SC et le budget de l'État est-ce que ça concerne toute l'œuvre à venir de ce gouvernement non en fait on avait proposé des MOS au moins pour le budget qui est quand même la la part la plus importante au départ de ce gouvernement vous vous engagerez encore une fois si c'est confirmé cet après-midi à ne pas censurer absolument Olivier allez-y non et après nous ce que nous ferons c'est que évidemment si à un moment il revenait dans l'idée de ce gouvernement de lier son avenir à celui de l'extrême droite alors la sensure serait immédiate ça peut se manifester comment ça ben à partir du moment où il chercherait à complaire à l'extrême droite sur le fond par exemple mais là vous savez bien cet après-midi il y aura toute une partie sur les retraites qui vous fera semble-t-il plaisir au sens où vous aurez obtenu effectivement un certain nombre d'avancé mais il y aura sans doute une autre partie sur l'immigration porté plutôt par un géralde Darmanin et un Bruno reetaillot qui sera plutôt du côté de la droite et de l'extrême droite mais s'il reviennent sur les dispositions qui étaient censurées par le Conseil constitutionnel il y a 1 an alors ils nous trouveront face à eux l'État de droit ça n'est pas négociable nous n'avons pas aujourd'hui changé d'avis sur cette question parler d'immigration c'est votre ligne rouge mais parler d'immigration moi j'y suis favorable je n'ai aucun problème pour parler d'immigration c'est un sujet les Français sont aujourd'hui à la demande de solution sur la question migratoire mais pas à n'importe quel prix pas au prix de sacrifier des femmes des hommes qui s'exilent qui sont qui fuit la misère qui fuit le climat qui fuit la guerre et je ne suis pas d'accord pour qu'on en fasse désormais les bous émissaires de tous nos mots donc oui c'est absolument une ligne rouge dire que dès lors qu'ils chercheront leur survie avec les voix de l'extrême droite alors ils nous trouveront face à eux et ce sera non négociable merci Olivier fort d'être venu ce matin à quelques heures donc de cette déclaration de politique générale Olivier fort qui est premier secrétaire du Parti socialiste bien sûr et on l'a compris vous êtes à deux doigts de conclure comme on dit puisque c'est le mot que vous avez utilisé à quelques heures en tout cas et vous avez plutôt bon espoir qu'il ne qu'il ne sent part de la proposition que vous les avez fait il y a quelques heures merci en tout cas de nous l'avoir révélé ce matin sur RMC et BFM TV