Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Figaro (sur YouTube)· 27 janvier 2017 25 min

Pierre Laurent: «La gauche est en train de retrouver des couleurs»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On connaîtra dimanche soir et bien le vainqueur de la primaire de la belle Alliance populaire du Parti socialiste puisque ils sont tous les deux socialistes maintenant. Et ben, on va envisager aussi les relations de ce vainqueur avec la gauche de la gauche, la France insoumise avec Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste français que nous sommes ce matin qui est également sénateur. [Musique] Pierre Laurent, bonjour.

Alors, avant de parler de l'avenir de la gauche, on va se pencher un peu sur François Fillon. Euh votre regard sur cette histoire d'attaché parlementaire de son épouse Pénélope ? Moi, je crois qu'il faut euh il faut renoncer à ces pratiques.

Il faut il faut changer le règlement puisque effectivement c'est légal aujourd'hui. On peut faire ça, on peut on peut employer librement quelqu'un de sa famille. Je crois qu'il faut il faut il faut aller sur le modèle européen, il faut il faut changer cette pratique et je crois qu'il faut il faut l'interdire.

Ça devrait être le bon sens qu'on ne le fasse pas comme manifestement ça n'est pas le cas. C'est assez courant quand même hein. C'est pas la majorité mais c'est c'est un peu trop c'est trop courant et je crois qu'il faut il faut le changer tout simplement parce que je pense qu'il y a il y a suffisamment d'attachés parlementaires qui peuvent travailler sans qu'on crée la suspicion de cette manière.

D'accord. sur ça peut ça peut avoir une incidence sur sa campagne électorale. Oui, je crois que ça il y a beaucoup de gens qui s'interrogent qui sont manifestement très surpris et d'autres très en colère de cela.

Donc je pense que ça dépendra aussi de la manière dont la justice évolue sur cette question. Je ne sais pas si elle va le faire rapidement. Et du jugement est davantage moral que judiciaire en l'occurrence.

Ouai je pense que c'est d'abord une question éthique et morale avant d'être une question juridique. D'accord. Alors, vous avez un favori pour dimanche soir à la Belle alliance populaire ?

Oh, je suis comme tout le monde. Je je pense que je pense que Benoît Amont a des a des chances de l'emporter. Et moi je je me réjouis de ce qui se passe parce que ça veut dire que ce que je pensais depuis toutes ces dernières années, c'est-à-dire que Manuel Vals gouvernait contre la majorité des femmes et des hommes de gauche de ce pays, y compris contre la majorité de ceux qui sont des électeurs socialistes, se confirment.

C'est un homme de droite en fait. Vals, c'est un homme qui a mené une politique libérale et qui a qui a endossé cette politique libérale et qui l'a encore fait dans le débat de mercredi soir en reprenant des thèmes de la compétitivité et en fait de la baisse du coût du travail tel qu'il les a porté dans comme premier ministre. Alors si Amon gagne dimanche soir, est-ce que on parle avec lui ?

Est-ce que c'est possible ? Mais moi, je n'ai jamais cessé de parler avec Benoît Amont donc je continuerai à le faire. Je pense que euh ça change le paysage pour une raison fondamentale, c'est qu'on on disait que la gauche était disqualifiée.

On annonçait euh quasiment tous les jours la disqualification de la gauche. Moi, je crois qu'avec le dynamisme de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, avec ce qui se passe dans la primaire socialiste, on voit qu'au contraire la gauche a des chances. Alors que que faire face à cette situation ?

Moi, j'ai envie surtout qu'on pousse le débat d'idée parce que c'est ça qui vient de réveiller la gauche, y compris quand mme il y a quand même des contingences électorales. Est-ce que vous pouvez faire cause commune avec Amon ? Je pense qu'il faut d'abord et continuer je pense qu'il faut continuer de développer le débat de proposition.

Euh je crois que la campagne de Jean-Luc Mélenchon doit s'amplifier pour euh porter des propositions. Elle est pas assez elle est pas assez dynamique. Si, elle est déjà dynamique.

Mais je pense qu'il faut pousser pousser cela et puis continuer le débat de convergence. Je sais pas. Parce que Mélange dit à quoi ils servent les socialistes ?

À quoi ils servent ? Mais ce qui compte ce qui compte dans une élection présidentielle, c'est c'est qu'il y a des électeurs qui se remobilisent parce que enfin un socialiste leur dit euh dans ce camp-là, dans cette partie là de la gauche, leur dit non, les politiques d'austérité qu'on a mené, il faut en changer. Tant mieux, c'est le constat que nous portons et le diagnostic que nous portons.

Oui. Alors, est-ce que vous pourriez rencontrer Benoît Amont que Mélenchon veut pas voir hein, il veut pas le rencontrer quel que soit le résultat de de dimanche. Si, il l'a dit plusieurs fois.

Regardez franchement à quoi ils servent, pourquoi faire ? Ils nous ont assez dit que la droite et l'extrême droite, il fallait se rassembler. Et bien que face à l'extrême droite, il fallait se rassembler et ben viendrez-vous euh viendez avec son vocabulaire, viendez-vous rassembler ?

Pas de problème. Non, mais il faut on peut mal poser le problème, c'est-à-dire dire il faut le désistement d'un des deux. voit bien Jean-Luc Mélenchon et la campagne que nous menons à côté est portée par une dynamique.

Jean-Luc Mélenchon ne va pas se retirer vient d'être vient d'être désigné. Donc moi je pense que si on veut faire avancer le problème, c'est ça que je dis poursuivons entre nous et poursuivons devant les Français, devant les électeurs de gauche, le débat de proposition en essayant de faire converger le maximum d'idées et nous verrons ce qui est possible aujourd'hui. Faire converger un homme mais d'abord mais je ne cesse de dire que si on veut résoudre ce problème là, il faut le résoudre par le débat d'idée.

Et c'est ce qui est en train de se passer. On entend bien. Est-ce que Pierre Laurent lundi matin va prendre son téléphone pour appeler ?

Enfin, maintenant on fait plus comme ça. En l'occurrence, on prend son portable pour appeler Benoît Amon. Mais je je peut-être je parlerai avec Benoît Amon, pourquoi pas ?

J'ai j'ai je répète, je n'ai jamais cessé de le faire, mais il vient d'être désigné par 1 million et demi de personnes ou 2 millions dimanches. S'il est désigné, il ne va pas lundi matin dire "J'arrête d'être candidat." Soyons soyons réalistes.

Donc essayons d'av aujourd'hui sur le plan des idées, puisque vous parlez des idées, qu'est-ce qui vous séparerait de monsieur Amon ? Bah par exemple dans la dans la dans le débat que j'ai entendu mercredi soir, il y a des choses qui m'intéressent mais j'ai entendu assez peu de choses sur le relèvement des salaires. Je pense que le revenu universel ne suffit pas à répondre à la question des bas salaires dans notre pay les deux.

Alors là, ça coûterait fortune hein. Non, je pense qu'il faut je pense qu'on peut pas résoudre tous les problch est contre d'ailleurs non je je crois que cette proposition elle pose beaucoup de problèmes et justement si elle n'est pas articulée au relèvement des bas salaires à la au fait de conforter un certain nombre de droits universels. C'est ce que dit c'est ce que dit Amon hein quand même hein.

Écoutez, il a été très discret sur cette question. je par exemple pour les jeunes de 18 à 25 non mais la le revenu universel c'est pas la la hausse des salaires c'est pas gagner 800 € par mois dans un premier temps il disent ça ça leur permet et bien en plus de leur salaire par de relever le SMIC de et de de réengager et de réengager des négociations et de réengager des négociations sur les grilles de qualifation pour vous entendre avec Marine Le Pen qui dit je veux augmenter elle ne dit pas ça elle dit je vais baisser elle reprend une vieille propos position de la droite qu' avait déjà fait Sarkozi, c'est on baisse les cotisations sociales et on fait mine d'augmenter les salaires en augmentant le salaire net. Mais en vérité, comme on baisse une autre partie du pouvoir d'achat des salariés, on augmente rien du tout.

Donc moi, je parle d'une augmentation franche des salaires prise sur les dividendes, sur les les trop gros salaires patronaux, sur les revenus financiers. C'est là qu'il faut aller chercher l'argent. Vous vous êtes France insoumise, c'est c'est à qui vous êtes derrière.

Je suis pas France insoumise, j'appelle à voter Jean-Luc Mélenchon comme secrétaire national du parti communist. Il y a un débat qui est fort en France et un sujet central qui vous sépare le nucléaire. Oui, c'est un sujet parmi beaucoup.

Vous vous réjouissez pas de la fermeture de Fenim, j'imagine. Non, je crois que sur le le nucléaire pour le moment, la position défendue par le gouvernement actuel est incohérente. D'un côté, on ferme Fonheim, de l'autre côté on va essayer de vendre des OPR.

Ouais. pour des coûts astronomiques en mettant en difficulté financièrement EDF en Grande-Bretagne. Vous vous êtes en désaccord avec Mélenchon sur moi je pense que il faut la transition énergétique, il faut faire monter en charge les énergies renouvelables, mais il faut le faire dans un mixte où on conserve une part importante de nucléaire une part importante de nucléaire parce que c'est le seul manière dans les conditions actuelles d'assurer les droits.

Combien on garde. Oui, mais je pense que donc vous êtes sur la ligne du Parti socialiste là-dessus. la ligne du Parti socialisé laquelle le gouvernement fait n'importe quoi.

Il a fragilisé depuis 5 ans toute la filière toute la filière nucléaire. Mais sur cette questionlà, je suis probablement plus proche de ce que dit Benoît Amont que ce que dit Jean Pchon. Alors après la présidentielle, il y a des élections législatives puis sénatoriales.

Comment ça va se passer aux législatives ? Alors le Parti communiste, est-ce qu'il va être sûr il va être derrière des candidats d'une union avec le Parti socialiste ou derrière et bien avec la France ? Le le parti communiste veut présenter dans le maximum de circonscriptions des candidats avec des forces de gauche qui portent les mêmes objectifs que lui et des des communistes mais avec d'autres forces. souvent on a présenté d'ailleurs et on va le faire dans un certain nombre de circonscriptions des gens qui ne sont même pas encartés politiquement mais qui veulent travailler avec nous avec l'objectif d'avoir un groupe à l'Assemblée nationale qui soit un groupe communiste, Front de gauche, France insoumise, je crois qu'on peut le garder.

C'est 15 députés. Je pense que euh nous avons les forces de garder ça. Donc ce que nous disons y compris à la France insoumise t ça t mais ce que nous disons c'est que là où un député communiste peut l'emporter il ne faut pas de concurrence euh de France insoumise là où un candidat de France insoumise peut l'emporter nous pouvons faire le choix inverse. non non pour le moment nous n'avons pas trouvé d'accord sur ce point donc nous nous avançons sur le terrain nous construisons des candidatures crédibles à des candidats dans les 577 circonstruction non mais vous savez sur les législatives il y a beaucoup de déclarations d'intention j'entends tout le monde même ceux qui n'ont aucune organisation aucun parti dire que ils vont mettre des candidats partout la réalité ne sera pas celle-là et en plus au moment des élections législatives la présidentielle sera passée par là avec des rapports de force qui vont modifier les choses.

Il faut donc construire dès maintenant des candidatures partout. C'est ce que nous faisons. Et vous allez aboutir d'ici à combien de temps ?

Je ne sais pas. Nous nous nous nous avançons demain. Nous présentons à la presse tous les candidats aux législatifs que nous avons désigné.7 77 non pas encore dans 577 circonscriptions, dans à peu près 300 demain et nous et à cette occasion d'ailleurs je ferai un discours sur les questions de la République et les questions dont nous parlions au début de notre entreprise avec à propos des assistants parlementaires.

Mais est-ce que ça veut dire que dans ces 300 circonscriptions, il y a des circonscriptions où il y a déjà un candidat de la France insou ? Oui, il y en a où il y a des où il y a pour le moment des candidats qui sont déclarés des deux côtés. Donc il faut résoudre ce problème com sur combien ? sur 300, je sais pas dans dans dans la moitié à peu près probablement.

Mais mais on va résoudre ce problème en avançant. Oui, mais vous dites que vous savez pas quand. Mais mais nous vous savez les les communistes ont ont une force, c'est leur ancrage territorial et nous avons dans beaucoup de circonscript des candidats.

Oui, mais ça n'est pas d'abord cette questionlà qui nous motive. D'abord, ce que nous voulons faire et nous sommes un peu les seuls à vouloir faire ça, c'est nous menons la campagne législative dès maintenant en même temps que l'élection présidentielle et pas après pour des raisons d'abord politiques et démocratiques. Les finances du Parti communiste sont à flot.

Non, elles sont difficiles. Elles sont difficiles. Elles sont difficiles.

Nous ne sommes pas en déficit mais mais nous réduisons nos moyens de fonctionnement parce que nous avons perdu perdu des moyens et effectivement perdu des élus dans les élections intermédiaires. Et vous savez que nos élus contribuent, finance aussi cotise à la vie à la vie du parti à la vie du parti. À hauteur de combien d'ailleurs ?

Et bien en général le principe chez nous est le suivant. pour éviter tout enrichissement personnel. Nous reversons nos indemnités mais nous gardons nous gardons ce qui était l'équivalent de notre salaire quand nous étions quand nous étions salariés puisque nous ne sommes pas des professionnels de la politique.

Euh donc nous continuons à garder les moyens de vivre que nous avions avant. Euh nous versons le reste à la pour la pour faire vivre le parti et et notre travail de par faire des emprunts bancaires et les emprunts bancaires. Vous êtes pas obligé de faire ça.

Non, nous nous mutualisons cet effort là. Nous mutualisons cet effort. D'accord.

Il y a des sénatoriales, vous êtes sénateur, il y a des sénatariales au mois de septembre. Le problème est un peu différent des législatives. Oui, bien sûr.

Là, vous êtes en position de force. Il y a euh au au Sén par rapport à la France insoumise. Oui, bien sûr.

Nous nous avons notre ancrage, bon c'est une élection indirecte, donc euh évidemment le tissu et la présence parmi euh les élus locaux comptent euh énormément et compte de manière euh euh privilégiée. Donc là, nous avons euh nous avons une force qui est qui est qui est reconnue et qui est aussi affaiblie par les élections intermédiaires, c'est vrai, qui se sont déroulées. Mais nous avons l'ambition là aussi de garder un groupe au Sénat.

Pierre Laurence un candidat aux législatives ? Au législative non. Mais vous vous représentez au sénatorial ?

Probablement je me représenterai aux élections sénatoriales. D'accord. Ça c'est quasiment certain.

Ça n'a pas été encore acté et c'est les c'est les c'est les militants qui vont le décider. Mais je crois que ce sera le cas. Alors le 5 février, c'est une date qui va faire date dans l' dans la dans l'histoire de de de la politique française parce qu'il y a des meetings à Lyon.

La capitale de la Gaulle sera vraiment la capitale de la France. Euh vous serez où vous puisque Jean-Luc Mélenchon sera à Lyon si j'ai bien compris et il fera un meeting par hologramme avec hologramme à Paris. Vous serez où ?

Vous serez à Lyon ou à Paris avec l'hologramme ? Non, si je suis quelque part, c'est c'est à Paris. Je ne sais pas encore parce que avant que tout cela soit annoncé, j'avais pris un engagement de nature électorale ailleurs.

Donc mais si je suis quelque part, je serai par Qu'est-ce que vous en pensez de cette technique là de l'hologramme ? Écoutez, moi je suis d'une manière générale, bon, il y a l'aspect euh il y a l'aspect technologique qui est qui est assez qui est assez marrant, mais d'une manière générale, vous connaissez ma réticence assez profonde sur la personnalisation extrême de la vie politique. Bon, donc je suis pas sûr que pour faire des meetings partout, on ait besoin de se reproduire.

Il suffit, on est suffisamment nombreux et il y a suffisamment de gens pour gagner. Oui, mais mais il y a des gens, d'autres dirigeants, d'autres responsables, d'autres porte-paroles qui peuvent parler. Nous ne sommes pas obligés de nous reproduire de cette manière-là.

Bon, le côté technologique est ludique. Bon, après, je suis pas sûr que ce soit la reproduction du même partout qui soit l'avenir de la politique. Petite question, un deuxième tour à la présidentielle, un second tour Fillon Macron, vous votez pour qui ?

Écoutez, pour je je nous n'en sommes pas là et et chaque jour qui passe montre nous réserve beaucoup de surprises. Donc je pense que ce qui est en train de devenir intéressant et je le disais tout à l'heure et qui n'était pas prévu il y a quelques semaines, c'est que la gauche est en train de retrouver des couleurs et et nous en portons une part conséquente. Donc moi, je crois toujours à la possibilité de qualifier un candidat de la gauche au deuxème tour et je ne mets pas Macron dans ces candidats là.

La gauche. Macron n'est pas de gauche. Bah le programme qu'il porte n'est pas de gauche.

D'ailleurs, même même lui-même n'arrête pas de dire qu'il n'est pas de gauche, pas de droite, qu'il veut euh voilà naviguer entre tout cela. Donc c'est lui-même qui ne se définit pas de gauche, c'est pas moi qui le dit. Et un second tour, Macron Le Pen par exemple.

Non mais vous n'arrêtez pas de me présenter des alternatives qui ne me conviennent pas. Je moi je travaille et je vais continuer à travailler pour une alternative où il y a un candidat de gauche au deuxème tour. La gauche reprend des couleurs.

C'est le le sentiment de Pierre Laurent ce matin, le secrétaire national du parti communiste qui s'exprimera demain à propos de beaucoup de choses mais notamment aussi des législatives. Et maintenant chers internautes, on va poser vos questions avec Mathilde Sirot. [Musique] Bonjour Mathilde, bonjour Yve.

Bonjour Pierre Laurent, bonjour. Nos internautes ont bien compris une chose, c'est que à partir de dimanche soir, après la victoire ou du vainqueur, la victoire du candidat qui sera sortira adhésion dimanche soir lors de la primaire de la gauche, le mois de février va être consacré essentiellement à des discussions entre vous, entre avec le gagnant, avec aussi Jean-Luc Mélenchon, peut-être les écologistes et ils en ont marre. Ils disent la gauche en fait va continuer ses manœuvres politiques.

Vous n'avez pas peur que ce soit encore un boulevard pour Emmanuel Macron ? Non mais justement je pense qu'il ne faut pas rentrer dans un cycle de manœuvre comme vous dites moi. Je je je le choix que je fais au contraire que je propose c'est qu'on intensifie le débat d'idée.

Regardez comment Benoît Amont a créé la surprise parce que personne ne le voyait candidat. Vous non plus vous pas gagné. il il a créé la surprise parce qu'il a parlé du fond avec sa proposition que je discute par ailleurs mais de revenus universels.

Et bien moi je pense que nous nous devons créer la surprise sur comment refonder la République sur notre proposition de sécurité d'emploi et de formation que nous allons présenter avec André Chassigne mercredi à l'Assemblée nationale sur des sujets de fond. Plus nous allons intensifier ce débat de fond, plus les gens ça les intéressera et pas les manœuvres des uns et des autres et les discussions de courir donc vous allez parler du fond, essayer de d'amender certaines mesures que lui propose mais surtout en parler avec les avec les citoyens, c'est eux qui doivent arbitrer ça et qui doivent faire sentir aux uns et aux autres ce qu'ils souhaitent vraiment mettre en avant. J'ai parlé tout à l'heure de la question des salaires, je trouve que assez peu de gens en parlent. la question du renouveau industriel du pays de la transition écologique parlons de ces gr parlé du chômage d'ailleurs hein à la primaire de la gauche hein ils ont parlé du travail mais pas du parlait Arnaud Monbour Arnaud Mondbourg on parlait mais d'ailleurs il y a des idées que Arnaud Monbourg a aussi avancé dans le débat qui mérite d'être continué de discuter.

C'est pas parce qu'on a pas de candidat à la présidentielle qu'on a aucune idée. Il y a des millions de gens qui ont beaucoup d'idées. Donc moi, je crois que si on redonne du goût à au débat politique par le débat de fond, et bien on créera les conditions d'améliorer le paysage présidentiel.

Depuis, on prend trop le problème à l'envers. Je sais bien qu'on arrête pas de m'y pousser, mais je pense que c'est la bonne manière de déverrouiller la situation politique. Et avec les écologistes, on en a pas beaucoup parlé.

Est-ce qu'il y a des discussions avec Yannick Jadeau ? Est-ce que vous voyez aussi Cécile Duflot qui continue à faire des choses ? Elle a lancé une association politique mais de la même manière.

Je moi je continue de parler avec les écologistes parce que David David Cormand le secrétaire national du d'Europe écologie les Verts et Cécile Duflot étaient présent à la cérémonie des vœux que j'ai fait en janvier au siège du Parti communiste. Donc nous continuons bien évidemment à dialoguer d'autant que les questions qu'il de fond qu'il pose là j'en reviens au fond sont des questions qui nous intéressent. Donc euh c'est je crois que c'est sur ces questions-là qu'il faut faire progresser les convergences et que c'est comme ça que peut-être nous arriverons à lever euh les obstacles de dispersion actuelle à la présidentielle et puis aussi en vue des élections législatives parce que les deux élections comptent autant pour nous.

Une question d'Éric qui nous écoute en direct sur Facebook. Quel score pensez-vous obtenir cette année à l'élection présidentielle ? Je crois qu'avec nous avec Jean-Luc Mélenchon, nous visons un score qui euh qui euh qui nous qualifierait nous qualifierait au second tour au second tour de l'élection présidentielle.

Vous pouvez vous vous y songez ? Bah écoutez, c'est quand on se lance dans une campagne de cette de cette nature là, c'est pour c'est pour jouer les premiers maischon peut être au deuxème tour. Moi, je travaille à cela.

C'est quoi les conditions conditions pour qu'il pour qu'il y soit et bien justement il faut mener un débat un débat ouvert un débat qui s'adresse à l'ensemble des femmes et des hommes de gauche à l'ensemble de ceux qui dans les milieux populaires se tiennent un peu à distance du débat politique parce que ça voilà la la nature du débat politique ne leur donne pas envie aujourd'hui. Oui. des ouvriers des chemine des salariés que moi je croise sur le terrain et qui en ont un peu assez justement de toute ce débat politique très éloigné de leurs préoccupations.

Donc et Cécile Duflot, vous lui parlez ? Oui, bien sûr. Moi, vous savez, je je suis probablement celui qui à gauche aujourd'hui parle euh de la manière la plus ouverte possible à l'ensemble des familles de la gauche.

Et je pense que c'est nécessaire parce que il faut reconstruire une majorité de gauche après le désastre du quinqual vous y invite. Il a il a son idée lui. Il a peut-être pas tort si on regarde le la masse.

Il faut fusionner Mélenchon, Amon, Macron pour une gauche forte. Bah moi je crois que Macron n'est pas ne fait pas partie de cette gauche forte. Ah oui mais alors là vous allez vous vous mettez une épine Non mais mais il faut parler avec ceux qui sont tentés par le vote Macron en pensant que c'est le renouveau de la politique et et et ce débat ne fait que commencer parce que n'oubliez pas que même si nous les responsables politiques, vous les journalistes politiques, nous parlons de ces de ces questions depuis des mois, il y a des millions et des millions de gens qui sont en train d'entrer dans le débat maintenant. s e qui vont changer la donne.

Et une question sur les législatives, comment va se passer la campagne vraiment sur le le terrain avec donc vous le PC et France insoumise ? Mais nous, je je l'ai dit, nous nous nous présentons nous travaillons à présenter des candidatures dans chaque circonscription, mais ces candidatures, nous essayons de le construire avec le plus de forces possible. Donc partout sur le terrain, nous allons voir par exemple les militants de France insoumise pour leur dire faisons cause commune aux élections législatives.

Pour le moment, la situation, il faut le dire, elle est un peu figée, elle est un peu bloquée. Mais nous ne désespérons pas de de lever de lever ces obstacles qui sont qui sont le bon sens et d'autant plus qu'aux élections législes, il faut non seulement rassembler les forces du Parti communiste de la France insoumise, mais très au-delà si on veut avoir des députés. Vous avez encore cette énergie pour le rassemblement des gauches.

Vous aviez d'ailleurs plaidé pour une large primaire et en fait on voit que c'est indispensable parce qu'aujourd'hui parce qu'aujourd'hui on voit bien que la menace demeure d'un deuxème tour de l'élection présidentielle qui ne qualifie que la droite et l'extrême droite. Et pourtant, moi ce que je sens en ce moment monter dans le pays, c'est un certain réveil des électeurs de gauche qui sont en train de se libérer de se libérer de ceux qui les ont conduit à la catastrophe. Donc Hollande a renoncé et Vals, je l'espère ne va être éliminé par la primaire socialiste.

Ça veut donc dire que le peuple de gauche est en train de reprendre la main et donc il y a des choses nouvelles qui sont en train de se passer. C'est dans ce sens-là que nous allons pousser. Dernière question.

Dernière question de qui revient assez fréquemment. Combien il reste d'adhérents au Parti communiste ? Nous avons euh 120000 euh adhérents qui ont une carte du Parti communiste qui est une carte euh qui est une carte euh triannuelle tous les qui est remise tous les 3 ans.

Euh et il y en a euh un peu moins de de la moitié euh un peu moins de 60000 qui sont des cotisants réguliers à jour de leur cotisation au parti communiste et qui participent et qui ont donc ont le droit de vote dans toutes nos consultation la moitié d'entre eux ne sont pas à jour de cotisation. Voilà, parce que ce sont parce que ce sont des des adhérents de cœur qui veulent continuer d'affirmer notre soutien mais qui sont moins militants que les autres et moins compliqué. Voilà, c'était les réponses à vos questions chers internautes de Pierre- Laurent et puis merci à Pierre Laurent donc de s'être prêté à cet exercice et puis on vous donne rendez-vous dès 20h dimanche avec Mathilde Sirot, n'oubliez pas pour commenter, analyser et vous présenter les résultats de la du deuxième tour de la primaire de la gauche entre Benoît Amont et Emmanuel Vals.

À dimanche. [Musique]