Interview "Découverte" : Quel est le style de Jean Castex, maire de Prades ? - 08/07
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse partielle
Vous êtes fier que le maire de Prades soit devenu Premier ministre ?
- 1:05OuverteRéponse partielle
Pourquoi, selon vous, Jean Castex a-t-il été élu à 75% ?
- 1:38RelanceRéponse partielle
Ça veut dire quoi, habile socialement ?
- 2:42FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'à Prades, la municipalité aide les plus démunis ?
- 3:53OuverteRéponse partielle
Sur le terrain écologique, Jean Castex est-il attendu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59PrésentateurChiffre
« Jean Castex, élu très largement à Prades au premier tour, 75%. »
- 3:04InvitéFait
« Prade, c'est un vieux de la France périphérique, un peu maintenant. »
- 3:13InvitéFait
« Prades, c'est une ville où il y a notamment beaucoup de retraités qui viennent rechercher un certain calme. »
- 4:02InvitéFait
« Jean Castex, ce n'est pas quelqu'un qui a la fibre écologique. »
Temps de parole
- Invité48 %
- Présentateur31 %
- Auditeur21 %
≈ 6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. RMC, 6h-9h. Vos en direct. Il est 6h44, je suis en direct avec Nicolas Bergeau en tête de la liste battue à Prades dans les Pyrénées-Orientales, battue par Jean Castex au municipal. Prades en collectif, c'était la liste de Nicolas, conduite par Nicolas Bergeau en qui est écologiste. Nicolas Bergeau en bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Prades, entre 6 et 7000 habitants au pied du Canigou. C'est bien cela. Je ne dis pas de bêtises. Bon, Nicolas Bergeau en, vous êtes fier que le maire de Prades soit devenu Premier ministre ?
Les Pradéens le sont. Ils seront contents que leur ville soit mise en lumière de la sorte. Pour moi, je prends ça pour un événement politique. Oui, pour les Pradéens, c'est une fierté.
Pour les Pradiens, c'est une fierté. Jean Castex, élu très largement à Prades au premier tour, 75%. Pourquoi, selon vous ?
Les ressorts de la victoire de Jean Castex, ils sont multiples. D'abord, notre liste était une liste un peu tendre, de gens qui déjà ont eu le courage de venir le défier, mais qui n'avaient pas la notoriété qu'il avait élu. Ensuite, cette liste un peu tendre, quand même, l'a bousculé, je crois. Elle a fait une bonne campagne. Et donc, il a été obligé de resserrer un peu les boulons de son système. Et puis, par ailleurs, Jean Castex, c'est quelqu'un qui est extrêmement habile socialement.
Ça veut dire quoi, habile socialement ? Parce que j'ai besoin d'en savoir un peu plus, Nicolas Bergeon.
Eh bien, ça veut dire que Jean Castex, c'est quelqu'un qui comprend très bien comment marchent les communautés humaines, je dirais, de toutes sortes, petites, grandes, et qui sait très bien repérer dans ces communautés la manière dont on peut les tenir, en quelque sorte, et dont il peut installer son pouvoir dessus.
C'est-à-dire ? Allez au fond de ce que vous pensez.
Jean Castex, d'une part, il sait très bien flatter les pradéens, j'ai envie de dire, par son statut, en quelque sorte, et par la manière dont il se conduit. C'est quelqu'un qui sait être remarquablement affable avec les gens qu'il faut et avec les gens en général. Et puis, c'est quelqu'un qui, encore une fois, sait se mettre en bon terme, je dirais, avec les gens qui ont de l'entrejambe et du pouvoir localement. C'est quelqu'un qui comprend bien les situations sociales. et, encore une fois, s'installer au centre des sociétés qu'il fréquente.
Bon, alors, on va être très concret, Nicolas Bergeau. Est-ce qu'à Prade, il y a la municipalité, aide les plus démunis ? Socialement, est-ce que la municipalité est très active, aide les plus démunis, travaille beaucoup sur le logement social ? Est-ce qu'à Prade, il fait bon vivre ? Soyons clairs, oui ou non ?
Je pense qu'il y a plusieurs Prades. Prade, c'est un vieux de la France périphérique, un peu maintenant. Il y a plusieurs Prades. Il y a des gens pour qui, à Prades, il fait bon vivre. Prades, c'est une ville où il y a notamment beaucoup de retraités qui viennent rechercher un certain calme et qui sont la clientèle politique en partie de Jean Castex. Et pour cela, je crois que tout va bien. Et puis, il y a eu deux Prades de gens qui sont presque en marge de la société, je dirais. C'est une Prade avec un chômage endémique, un tiers de la population poche du seuil de pauvreté. Et pour cela, c'est autre chose.
Jean Castex, vous diriez, oui, qu'il fait le maximum parce qu'il essaie de lutter contre l'habitat insalubre, parce qu'il essaie de créer des DHLN. Mais enfin, tout cela est insuffisant à notre goût. Parce que ce qui manque à cette ville, c'est de la dynamique économique et sociale. Et cela, il n'a pas su le faire pour nous à Prades.
Bien. Nicolas Berger, et sur le terrain écologique ? Parce que c'est un terrain où il est très attendu.
Non, Jean Castex, ce n'est pas quelqu'un qui a la fibre écologique. Cela, c'est certain. C'est quelqu'un qui s'est mis à l'écologie, en quelque sorte, ou au localisme, un peu sur le tard. Notamment en essayant de provisionner les cantines par des projets locaux depuis quelques années. Mais tous les pas qui sont faits dans ce sens manquent de franchise et sont faits avec beaucoup de retard.
Le circuit court, c'est une bonne idée, ça, quand même, Nicolas Berger, vous le savez. Enfin, c'est indispensable, d'ailleurs.
Tout à fait. Nous ne sommes pas des opposants stériles, hostiles et complètement butés. Mais, force est de constater, il le reconnaît lui-même. Il est devenu en discussion avec des maires de petites communes alentour, dans le cadre de la communauté de communes. Et, pour nous, écologistes, très tard, il y a quelques années à peine.
Bien. Merci beaucoup, Nicolas Berger. Merci, dans tous les cas, d'avoir accepté. Vous en prie. Merci d'avoir accepté. Vous habitez Prades. Vous habitez la région. Vous connaissez Jean Castex. N'hésitez pas, 3216RMC.fr. André est à Avignon. André, Avignon, dans le Vaucluse. Ça va, André ?
Jean-Jacques, bonjour. Jean-Jacques, j'ai le cœur serré.
Ah bon.
Je vais essayer de tenir le coup. Merci, Jean-Jacques. Merci, Jean-Jacques, parce qu'il y a 15 ans, grâce à vous, grâce à vous, j'ai passé une annonce, j'avais plus de travail, j'avais plus rien. Dans la même journée, j'ai trouvé un travail. J'ai retrouvé un travail. Depuis, ça va très, très bien. Ça va très, très bien. J'avais un restaurant en Châteauneuf-du-Pape. Je viens de changer de vie. Tout va bien. Mais quelle émotion a l'idée de se réveiller le matin avec vous. Vraiment. J'ai l'impression de ne pas d'un grand frère. Ça va dire. Voilà. Merci, Jean-Jacques. On est là. On est tous tristes. Moi, ça fait... Voilà. On est tous comme ça.
J'ai envie de vous dire, j'ai envie de dire, on vous adore, on vous aime. Merci de votre humanité, de votre professionnalisme, de ces interviews, de ces matinales. Sincèrement, je ne pense pas que je pourrais écouter R.M.C.
Mais si, mais si, mais si, mais si, André.
En tout cas, Jean-Jacques, vraiment...
Oui.
J'espère qu'on se verra. On s'est déjà croisés. Moi, je n'ai pas eu de truc sur la personnalité. Donc, c'est un petit bonjour comme ça. Mais là, c'est vraiment l'émotion qui parle.
Bon, ben merci, André. Merci, ça me touche beaucoup. Merci, André.
Par contre, Jean-Jacques, j'ai une chose. J'aurais tellement de plaisir à vous offrir une goûte et de châte à l'invitable de chez mes amis. Dites-moi au standard, comment je peux le faire. De façon discrète, sans retour, sans rien, mais avec vraiment pour qu'un jour, on puisse boire quelque chose, pour sentir qu'il y a des gens derrière qui pensent à vous, qui vous aiment.
Bien.
Merci beaucoup, André.