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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 10 juillet 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & famille

LES RICHES SONT LES PREMIERS ASSISTÉS DE FRANCE

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Chiffre
    « Le budget de la sécurité sociale dans notre pays, c'est 650 milliards d'euros et il y a 22 milliards de déficit. »
  • 0:30Fait
    « Le comité d'alerte considère qu'il existe un risque sérieux que les dépenses d'assurance maladie dépassent l'ondame fixé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. »
  • 1:00Chiffre
    « 211 milliards les 211 milliards de l'aide discor parce que c'est l'argent que donnerait l'État français aux entreprises sous forme d'aide de subvention. »
  • 1:30Chiffre
    « Faut certainement ajouter les exonérations de charge. Donc là, on va être autour de 88 + 80 qu'on va arrondir à 170. »
  • 2:30Chiffre
    « Cette taxe, elle rapporterait 25 milliards pour prendre cet exemple là. »
  • 3:30Chiffre
    « Le montant total des 500 plus importantes fortune du pays est passé de 200 à 1200 milliards d'euros depuis 2010. »
  • 4:30Fait
    « Taxer 2 % du patrimoine des ultra riches de notre pays. Au gouvernement, la majorité dit c'est pas possible. »
  • 5:30Fait
    « 1,3 milliards d'euros, ça peut impressionner, mais il ne faut jamais oublier que c'est une somme qui serait extrêmement facile à réunir si le gouvernement voulait bien se décider à demander un minuscule effort à la minuscule minorité des Français les plus riches. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le budget de la sécurité sociale dans notre pays, c'est 650 milliards d'euros et il y a 22 milliards de déficit. À ce stade, effectivement, le comité d'alerte considère qu'il existe un risque sérieux que les dépenses d'assurance, maladie, dépassent l'ondame fixé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Le comité a donc tiré la sonnette d'alarme et donc l'idée c'est évidemment d'aller chercher tout ce qui fraudent. 211 milliards les 211 milliards de l'aide discor parce que c'est l'argent que donnerait l'État français aux entreprises sous forme d'aide de subvention.

Vous estimez quand on dit entre 200 et 250 milliards, c'est c'est quelque chose qui vous est parfaitement plausible. Faut certainement ajouter les exonérations de charge. Donc là, on va être autour de 88 + 80 qu'on va arrondir à 170.

Euh, on en oublie hein, mais ce n'est pas au peuple de payer pour les cadeaux fait aux plus riches et au multinational. Temps il y a une discussion au Parlement en ce moment sur une taxe qui s'appelle la taxe Zucman. Cette taxe Zucman, elle suppose de taxer 2 % du patrimoine des ultra riches de notre pays.

Au gouvernement, la majorité dit c'est pas possible. Ben non, c'est possible justement et c'est vraiment un problème parce que cette taxe, elle rapporterait 25 milliards pour prendre cet exemple là. Et moi, je crois que il y a des solutions simplement à un moment quand on ne veut pas les trouver, on ne les trouve pas. [Musique] [Musique] Le 18 juin dernier, les membres du comité d'alerte sur les dépenses d'assurance maladie ont prévenu en se fondant sur leur évolution durant les quatre premiers mois de l'année que ces dépenses de santé risquaient de dépasser d' 1,3 milliards d'euros le montant total prévu pour l'année 2025. 1,3 milliards d'euros, ça peut impressionner, mais il ne faut jamais oublier que c'est une somme qui serait extrêmement facile à réunir si le gouvernement voulait bien se décider à demander un minuscule effort à la minuscule minorité des Français les plus riches.

Au mois d'octobre 2024, l'économiste Thomas Piquetti avait par exemple rappelé dans le journal Le Monde qu'en France, le montant total des 500 plus importantes fortune du pays est passé de 200 à 1200 milliards d'euros depuis 2010 et qu'il a donc progressé de 1000 milliards d'euros en un peu moins de 15 ans. En 20 ans, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur capital progresser de 844 %. Picketti proposait une taxe exceptionnelle de 10 % sur ses 1000 milliards.

Taxe qui rapporterait 100 milliards d'euros. Une somme qui permettrait de financer l'ensemble des efforts budgétaires annoncés par le gouvernement pour les trois prochaines années en comblant au passage le prétendu déficit de l'assurance maladie, le prétendu déficit des retraites et le prétendu trou de la SQ. Moins radical, l'économiste Gabriel Zucman propose de son côté l'instauration d'un impôt de 2 % sur le patrimoine des 1800 français les plus riches, ceux dont la fortune personnelle s'élève à plus de 100 millions d'euros et parmi lesquels se trouvent nombre des chefs de grandes entreprises dont nous reparlerons tout à l'heure. 1800 contribuables serait selon Gabriel Zucman concerné par cet impôt qui est un impôt différentiel pour les personnes dont le patrimoine, c'est-à-dire patrimoine immobilier, professionnel et financier, dépasse les 100 millions d'euros.

Et bien, on ajouterait la somme de tous les impôts qu'il pai. Impôt sur le revenu, contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, CSG, CRDS, impôt sur la fortune immobilière. Et si le total est inférieur à 2 % de leur patrimoine, cet impôt différentiel s'applique.

Pour ces ultra riches, cet impôt serait presque un dollar, explique l'économiste, puisque leur capital leur apporte en moyenne 5 à 6 % d'intérêt chaque année. Franchement, je ne vois pas qu'il peut souffrir ici de cette nouvelle taxe. Mais ce nouveau prélèvement rapporterait 20 milliards d'euros par an à l'État.

De quoi boucher bien des trous réels ou imaginaires dans les budgets sociaux. Il serait donc très facile pour le gouvernement de trouver de quoi financer par quelque hausses d'impôts ciblés, d'éventuels dérapages des comptes de l'assurance maladie et de quoi sécuriser beaucoup plus largement et durablement l'ensemble des budgets dédiés à la protection sociale des Français. Mais le 25 juin dernier, ce gouvernement a annoncé par la voix de la ministre du travail et de la santé Catherine Vautrin que pour couvrir le dépassement d' 1,3 milliards d'euros prévus par le comité d'alerte sur les dépenses d'assurance maladie, il allait plutôt planifier 1,7 milliards d'euros d'économie sur ses dépenses en faisant notamment porter cet effort sur les indemnités journalières versé aux salariés malades en cas d'arrêt de travail.

Le gouvernement prend ses responsabilités et je vais maintenant vous présenter les mesures importantes qui représentent 1,7 milliards d'euros d'économie. Je vous redonne les chiffres parce que je pense que c'est important que chacun les ait. 1 milliard 3, c'est le montant de l'alerte.

Le montant de la réponse, c'est 1 milliard7. Pour le dire autrement et plus nettement, lorsqu'il s'agit de combler un déficit réel ou supposé de l'assurance maladie, ce sont les malades qui sont immédiatement mis à contribution et plus particulièrement les plus pauvres d'entre eux, puisque les plus riches évidemment arriveront très bien à s'en sortir, même en cas de réduction de leurs indemnités journalières pour arrêt de travail. Est-ce que ce principe fonctionne de la même façon pour tout le monde ?

Moi, je pense pas. Le 2 juillet dernier, le monde a consacré un très long et très édifiant article aux travaux de la commission d'enquête sénatoriale sur les aides publiques aux grandes entreprises qui devait rendre son rapport mardi dernier 8 juillet après l'enregistrement de cette chronique. J'ai considéré de mener cette question dans le débat d'intérêt général et dans ce que je considère comme la dispute organisée.

Je leur pose des questions, ils ont le droit de m'y répondre, ils ont le droit de me contredire et le 8 juillet, nous rendrons public le rapport. Cette commission dirigée par le sénateur républicain Olivier Ritman et le sénateur communiste Fabien Guayet s'était donné pour mission de répondre à ces deux questions extrêmement simple. Petit 1, quel est le montant exact des aides accordées par l'État français aux plus grandes entreprises du pays ?

Celle de plus de 1000 salariés et dont le chiffre d'affaires nette mondiale est supérieur à 450 millions d'euros et petit de À quoi servent ces aides ? et les réponses ou les non réponses qu'elle a obtenu assez stupéfiantes. Ses membres ont ainsi appris qu'il existait quelques 2200 dispositifs distinctes permettant aux entreprises d'obtenir différentes formes d'aide allant des subventions et des avances remboursables aux allègements de cotisation sociale en passant par les allègements fiscaux mais que personne au sein de l'administration française ne cesse repérer dans ce véritable labyrinthe.

De sorte expliquait le monde sans trop dissimuler sa stupéfaction, que même si le ministre de l'économie et des finances, Éric Lombard soutient avec beaucoup d'applons que leur montant annuel total est de 150 milliards d'euros, il est semble-t-il impossible de chiffrer précisément ce montant qui représente pourtant le principal poste budgétaire de l'État, mais qui varie en fonction des interlocuteurs de la commission d'enquête sénatoriale de 88 milliards d'euros selon l'estimation basse fournie par l'inspection générale des finances à 200 ou 250 milliards d'euros par an selon d'autres interlocuteurs entendus par la commission. En somme, alors même que cette dépense est la plus importante dans le budget annuel du pays, personne en France ne semble connaître exactement le montant global des aides publiques accordées aux grandes entreprises privées dont les patrons comptent pour la plupart au nombre des 1800 français les plus riches dont Gabriel Zucman voudrait qu'ils acquittent un impôt correspondant à 2 % d'un patrimoine qui leur apporte 5 à 6 % d'intérêt par an. La directrice adjointe du trésor qui est l'une des plus hautes fonctionnaires du ministère de l'économie et des finances a d'ailleurs fini par faire devant les sénateurs qui l'uditionné cet ave àu quelque peu sidérant.

Il n'y a pas de tableau qui recense toutes les aides de l'État aux entreprises. Il serait très bien d'avoir un tel tableau pour le suivi des aides, mais il n'existe pas. Fin de citation.

De la même façon, les sénateurs ont découvert au fil d'une enquête qui aura duré 6 mois que l'utilisation que font les entreprises des milliards d'euros d'argent public qui leur sont distribués ne faisait l'objet d'aucun contrôle précis et qu'il n'existait pas non plus de véritable évaluation de l'utilité de ces aides car il n'existe tout simplement pas déplore le sénateur Fabien Guayet d'outils pour les réaliser. Le réel c'est que on est très loin du conditionnement. Pourquoi ?

Parce qu'il y a peu ou pas de suivi et d'évaluation. On a demandé un certain nombre de documents avec une impossibilité pour l'administration de nous les fournir parce qu'elle en elle ne les avait pas. Donc euh peu de suivi, peu d'évaluation, 2200 dispositifs, 170 à 250 milliards.

Maintenant c'est le premier poste de dépense hein euh de l'État. Cela signifie très concrètement que personne au gouvernement n'est en mesure de dire si cet argent est utilisé à boncient ou s'il est dans le meilleur des cas, inutilement gaspillé puisque personne n'a de vision globale de ce qui se passe ni sait précisément où on en est, aide par aide. comme le résume l'économiste Maxime Combe, également cité par le monde, qui ajoute que personne ne s'y intéresse et que si le même constat était fait sur les aides sociales, cela ferait scandale depuis des années.

Car en effet, à chaque fois que des budgets sociaux sont présentés comme déficitaires, ce sont les aides consenties à leurs bénéficiaires qui sont réduites pour mettre fin à une situation systématiquement présentée comme intolérable et dont le gouvernement nous explique à chaque fois avec gravité qu'elle menace très directement l'équilibre économique du pays. Cela se vérifie à chaque nouvelle réforme des retraites durcissant les conditions de départ en retraite des salariés et à chaque nouvelle réforme de l'assurance chômage durcissant le contrôle et l'indemnisation des chômeurs. Et cela vient encore une fois de se vérifier quand Catherine Vautrin a annoncé le 25 juin dernier que pour éviter un éventuel trou d' 1,3 milliards d'euros dans les caisses de l'assurance maladie, le gouvernement allait de nouveau s'attaquer à l'indemnisation journalière des travailleurs ayant les fronteries tombé malades.

Mais lorsqu'il s'agit de distribuer des centaines de milliards d'euros aux plus grandes entreprises du secteur privé, tout s'inverse tout d'un coup. Voilà, comme par hasard quoi. Ça arrive à tout le monde.

Non, pas tout à fait. Non, c'est pas c'est pas pas tout à fait. Sous le couvert d'une opacité dont il est absolument évident qu'elle est très soigneusement organisée, il n'est soudain plus question de renforcer les contrôles ni de réduire les aides, mais au contraire de n'effectuer aucune vérification et de continuer le gavage sans que jamais cette horreur économique et politique ne fasse le moindre scandale.

Merci d'avoir suivi cette chronique. À la semaine prochaine et vivement les vacances. On ne peut pas à chaque fois que l'on taxe un peu plus les ultra riches dire ne le faisons pas parce qu'ils risquent de partir.

Ça c'est juste c'est juste quelque part insupportable pour un républicain. Les personnes dont nous parlons en 20 ans, ils ont accumulé 1000 milliards de plus de patrimoine. 20 ans. [Musique] [Musique]