The Big Interview: Rachida Dati
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews Europe 1, c'est Rachida Dati. Bonjour à vous. Bonjour.
Candidate à la mairie de Paris, il y a deux mots avant de parler des municipales de ce qui se passe au Moyen-Orient, puisque derrière la guerre qui fait rage, il y a la crise énergétique qui se profile. Que faut-il faire pour amortir le choc pour le pouvoir d'achat des Français, notamment sur le prix des carburants ? Qu'est-ce que vous proposez ?
Baisse des TVA, comme le propose l'ERN, plafonnement des prix à la pompe, comme le demande la France Insoumise, puiser dans les stocks stratégiques. Est-ce qu'il y a une solution miracle, Rachida Dati ? Il n'y a pas de solution miracle, mais c'est vrai que cette guerre impacte fortement le quotidien des Français, notamment ceux qui travaillent et qui utilisent leur voiture avec le prix du carburant.
Alors j'ai vu que des mesures provisoires avaient été prises. Le président de la République a annoncé, évidemment, utiliser les réserves stratégiques. Si la guerre dure, il faudra évidemment penser à d'autres mécanismes.
Mais tout ça, évidemment, est pris en compte au jour le jour. Il y a une grande inquiétude des Français par rapport à ce conflit. À Paris notamment, on peut penser à une déclinaison d'attentats terroristes.
L'Iran a menacé tous les pays qui s'engageraient dans le conflit. C'est un risque qui est présent dans votre pays ? On a toujours été un pays ciblé par des risques terroristes, et Paris en particulier.
Et donc des mesures ont été prises et des mesures accrues et de vigilance accrue ont été aussi prises par les autorités. Et donc moi, je fais totalement confiance à nos autorités. Bien sûr, notamment pour sécuriser les lieux de culte juifs qui sont particulièrement visés, évidemment.
Et d'ailleurs, c'est vrai que nos compatriotes de confession juive sont évidemment toujours très inquiets. Les actes antisémites, comme vous le savez, ont fortement augmenté, notamment, et se sont amplifiés depuis le 7 octobre. Ne serait-ce que pour l'année 2024-2025, les actes antisémites à Paris ont été multipliés entre 4 et 8 à Paris.
Et donc ça veut dire que nos compatriotes juifs sont une cible particulière. Et donc il faut avoir une vigilance très particulière à leur égard, et notamment sécuriser les lieux de culte. 4 à 8%, c'est ça, ça a doublé.
Oui, mais ça a été multiplié par 4 en 2024, et la hausse a augmenté en 2025. Mais vous savez, je veux dire, moi, quand j'étais garde des Sceaux, j'avais mis des magistrats en charge de la lutte contre l'antisémitisme dans tous les parquets de France. L'antisémitisme est une réalité en France, et elle s'est amplifiée depuis le 7 octobre.
Et d'ailleurs, la gauche, et cette gauche radicale, il contribue sur son amplification. C'est pour ça que, moi, je le dis bien aux Parisiens et aux Parisiennes qui veulent le changement à Paris, de bien regarder, parce qu'on scanne tous les colistiers de tout le monde, sauf celle d'Emmanuel Grégoire. Regardez sur sa liste, Daniel Simonnet, qui est soutenu activement par des antisémites notoires, Laurent Sorel, il y a des élus sur la liste du 19e arrondissement qui sont les colistiers de M.
Grégoire, qui sont des antisémites, qui sont des racistes. Laurent Sorel, qui est colistier d'Emmanuel Grégoire, considère que la police tue. Yann Brossat considère que la plupart des gens qui ont des propos antisémites notoires, des élus, ils considèrent qu'ils ne sont pas antisémites.
Voilà avec qui veut gouverner Paris Emmanuel Grégoire. Lui-même renvoie à certains de vos candidats, il dit que vous avez une candidate zémoriste sur votre liste et un candidat qui validerait une comparaison entre les chiens et les musulmans. Je n'ai pas...
Moi, je vais vous dire...
Est-ce que vous répondez que vous défendriez des idées racistes ? M. Grégoire, le premier des racistes, ce sont eux, et ils le font très régulièrement.
Et c'est plus perfide que ça, c'est du racisme social. Ils se bouchent le nez avec des gens comme moi. Je vous le dis, j'incarne leur échec à gauche.
Et la gauche, c'est tellement...
Non mais la gauche, c'est tellement...
Cette assignation, c'est ça ? Bien sûr ! Et puis cette essentialisation systématique.
D'ailleurs, la gauche s'est tellement affaiblie qu'elle a tous aidé à la gauche radicale. Regardez la liste d'Emmanuel Grégoire. Moi, je le dis aux Parisiennes et aux Parisiens, c'est toute la question aujourd'hui.
Nous sommes sur un enjeu historique. Depuis 2001, c'est la première fois que la majorité des Parisiens souhaitent le changement et l'alternance. Donc la question, c'est de faire barrage à cette gauche radicale.
Je le dis, s'ils repassent, c'est la même équipe. En pire, en pire, ils ont pris des éléments les plus radicaux sur leur liste. C'est pour ça qu'ils ont beau jeu de dire, on ne s'alliera pas à Elifi.
Mais ils n'ont pas besoin de Elifi. Ils ont cette extrême gauche antisémite et raciste sur leur liste. On va parler de l'union des gauches dans un instant.
On voit que c'est votre adversaire numéro un, M. Grégoire. Il multiplie les attaques contre vous.
C'est normal, on est dans le finish de cette campagne. Il vous accuse même de vouloir augmenter les loyers et de chasser certains locataires du social. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
D'abord, ça démontre quoi, cette fébrilité ? La gauche est tellement fébrile parce qu'elle se rend compte que la droite peut gagner Paris pour la première fois. Et donc, ils sentent que leur siège et leur mandat sont en danger.
Ils ne sont pas dans l'intérêt des Parisiens et des Parisiennes. Et donc, aujourd'hui, ils sont dans le mensonge et dans l'outrance permanente. D'ailleurs, j'ai déposé plainte contre Emmanuel Grégoire.
Mes avocats ont déposé plainte contre ce clip de campagne qui est outrancier, mensonger et diffamatoire. Pourquoi ? Parce qu'ils ont tellement un bilan désastreux qu'ils ne peuvent pas défendre, dont ils ne peuvent pas se prévaloir.
Regardez le scandale sexuel, des agressions sexuelles et des viols des enfants dans le périscolaire. Aujourd'hui, nous avons 100 000 enfants dans le périscolaire qui sont exposés à des prédateurs sexuels que M. Grégoire, en tant qu'adjoint en charge des ressources humaines, il a lui-même recruté.
En 2015, nous l'avons alerté. Il n'a pas directement recruté lui-même, il nous l'a dit sur ce plateau. En 2015, nous l'avons alerté.
Il y a une séance au Conseil de Paris que j'invite vos auditeurs, vos téléspectateurs de regarder. C'est le 14 avril 2015. Nous avons Jean-Pierre Lecoq qui l'interpelle en Conseil de Paris.
Mes élus l'interpellent pour des dysfonctionnements dans le périscolaire. En 2015, il dit « circulez, il n'y a rien à voir ». Madame Ferrari, il y a des animateurs qui sont suspendus.
On ne sait pas ce qu'ils sont devenus et pourquoi sont-ils suspendus. Des animateurs qui sont déplacés d'un établissement à un autre. Et vous avez vu quelle a été la réponse de la mairie de Paris aux parents.
Quelle a été la réponse ? De donner une nouvelle chance à ces prédateurs sexuels. C'est une honte et un scandale absolument choquant.
Et donc voilà leur bilan désastreux. S'agissant du logement...
Il dit qu'il va prendre ce sujet extrêmement à cœur, que c'est une cause très personnelle pour lui et qu'il ne fallait pas s'en occuper. Il ne fallait pas se gêner depuis 10 ans. Et là, ils sont encore en poste.
Ils n'ont rien changé. Ils ne reçoivent pas les parents. Ils ne reçoivent pas les parents.
On ne connaît pas le nombre d'enfants victimes dans ces 100 000 enfants. Vous imaginez la détresse des parents que nous, on aide. Que nous avons facilité l'accès au procureur de la République.
Nous les aidons dans les procédures. Nous les aidons à trouver des avocats. Parce que la mairie de Paris est totalement déficiente sur ce sujet très grave.
Et M. Grégoire s'en lave les mains. Il n'en parle pas.
Il en est responsable. D'ailleurs, la procédure judiciaire, il sera entendu après les municipales. Mais c'est un scandale absolument grave.
Sur le logement, que font-ils avec M. Brossat ? Le logement social.
Qu'est-ce que vous proposez ? Sur le logement social, M. Brossat, qui est complice des tétournements de fonds publics à Paris Habitat.
Pourquoi ? Parce que le logement social à Paris est très dégradé, voire insalubre. Parce que cet argent qui devait servir aux travaux a été détourné.
Et là, que font-ils ? Ils vont dans le logement social. Ils font du porte-à-porte.
Ils disent aux locataires, attention, si Rachida Dati est élu, vous serez expulsés. Ils vont même dire à des locataires qu'ils seront expulsés de France. Quelle honte !
Et donc, moi, ces gens m'écrivent. Ça démontre quoi ? Que le logement social, pour cette gauche, c'est des réserves électorales.
Ça n'est pas de bien loger des gens qui travaillent à Paris ou qui travaillent pour des Parisiens. Il est là, le scandale. Mais qu'est-ce que vous proposez sur le logement social ?
Sur le logement social, d'abord, ça va être le chantier du siècle. Je dis aux locataires, moi, je dis au respect pour vous. Voilà.
Je respecte votre dignité. Je respecte parce que vous payez votre loyer et vos charges. Je vais rénover l'ensemble du parc social.
Il y aura des travaux de rénovation thermique, mais aussi remettre tout, tout à neuf. Et remettre de la végétalisation. Et plus de logement social ou pas ?
Et plus de sécurité. Là, la gauche, elle est d'accord sur un seul point. Ils sont contre la police, ils sont contre la voiture, ils sont contre tout.
Contre l'armement de la police. Non, M. Brossat et M.
Béliard sont contre la police municipale, tout court. Tout court, Mme Ferrari. Elle est là.
Parce que dit Emmanuel Devoir. Oui, mais lui, il dit à titre personnel, cette élection, il y a un enjeu. La sécurité des Parisiens.
L'insécurité a explosé à Paris. Le narcotrafic a explosé de 218%. Les agressions sexuelles, Mme Ferrari, de 60%.
Uniquement sur la dernière mandature. Les Parisiens veulent de la sécurité. Et notamment les plus vulnérables et les plus fragiles.
Dans le parc social, c'est là où ils sont les plus fragilisés et les plus victimes de cette insécurité et cette délinquance. Je leur mettrai de la sécurité. Je rénoverai tout le parc social.
Et je leur dis, pour moi, ça n'est pas de la réserve électorale. J'ai du respect pour ces gens-là. Ils s'en servent comme réserve électorale.
Voilà ce que fait la gauche. Et je vous dis, elle s'est tellement affaiblie. Elle a tout cédé.
Elle a tout cédé à cette gauche radicale qui est dans une dérive antisémite. Elle est là, la réalité. C'est la même équipe, en pire.
Donc là, tout l'enjeu, je le dis à tous ceux qui veulent l'alternance, à tous ceux qui veulent le changement à Paris. La question, elle est, stop ou encore avec cette gauche radicale ? C'est de faire barrage à cette gauche radicale.
Voilà, c'est tout l'enjeu de cette campagne. Tout l'enjeu du premier tour. Dès le premier tour, il faut voter utile pour ce changement à Paris.
Je suis la seule à le porter et à porter ce changement qui sera radical à Paris. On ne peut pas continuer. On va parler des autres candidats dans un instant.
Juste sur cette union des gauches, est-ce que vous ne redoutez pas qu'elle se fasse malgré tout ? Emmanuel Grégoire a dit qu'il n'y aurait pas d'alliance avec la France insoumise. Mais on voit que déjà au plan national, Olivier Faure est par le terrain pour un rapprochement des listes socialistes et France insoumise.
Il dit que les électeurs de gauche ne sont pas réconciliables. De toute façon, il se produira cette union de la gauche, selon vous ? Oui, madame Ferrari, elle l'est déjà.
Lucie Castel, soutenue par la jeune garde. Laurent Sorel, la police tue. Daniel Simonnet, soutenu par Corbyn.
Monsieur Brossat, monsieur Béliard. Monsieur Béliard veut loger des sans-papiers dans le parc social. Madame Simonnet veut réquisitionner le logement privé.
Elle veut exproprier des Parisiens qui, pour beaucoup, ils ont économisé toute leur vie pour avoir un petit appartement qu'ils mettent souvent en location. Ou quand ils ne le mettent pas, c'est parce qu'ils sont entravés ou ils sont évidemment sous pression et vraiment avec beaucoup de contraintes. Donc voilà la réalité de Paris.
Voilà la réalité de cette équipe. C'est pour ça que moi j'en appelle à la responsabilité des Parisiennes et des Parisiens de voter utile pour le changement dès le premier tour. Je le redis, c'est la même équipe en pire avec les éléments que je viens de vous indiquer.
Donc la fusion avec la gauche radicale, anti-sémite, raciste, anti-police, elle est déjà sur la liste de monsieur Grégoire. Rachida Detti, on est dans votre grande interview sur CNews et Europe 1. Il y a un risque de quadrangulaire pour le second tour, c'est-à-dire quatre candidats qui se maintiendraient.
Est-ce que c'est un risque pour vous ? Est-ce que ça vous empêcherait d'incarner l'alternance ? Est-ce que vous tendez la main à M.
Bournazel, candidat de droite, à Mme Knafo aussi, qui hier sur l'antenne disait « je lui propose une alliance, Rachida Detti, faisons une alliance ». La réalité, M. Bournazel ne souhaite pas du tout nous rallier.
Ces électeurs nous le disent. Les colistiers de M. Bournazel nous appellent encore hier, j'étais avec certains colistiers de M.
Bournazel en réunion d'appartement, et ils nous ont tous dit qu'ils souhaitent cette alternance et ils veulent nous rejoindre. Donc c'est une réalité. Donc j'appelle ces électeurs à voter pour nous pour avoir cette alternance, pour faire barrage à cette gauche radicale.
Et sur les électeurs de Mme Knafo, que veulent-ils d'abord ? Ils veulent faire barrage à cette gauche radicale, ils veulent le changement. Simplement, il y a une réalité à Paris, 25 ans de gauche à Paris.
Cette ville, évidemment, il y a des choses qui ne sont pas aussi simples que ça. Et des alliances, ça ne fait pas la victoire. Et donc moi j'appelle ces électeurs, évidemment, s'ils veulent le changement, à voter pour moi dès le premier tour.
Mais une alliance, c'est une addition de voix, Rachida. Non, non, c'est pas comme ça. C'est une addition de voix, c'est celle de Mme Knafo, la droite gagne.
Parce que le programme de reconquête, pour une majorité de Parisiens, y compris chez nos électeurs, ça n'est pas compatible, je vous le dis. C'est un programme de quoi ? Je vous le dis, le programme de reconquête n'est pas...
Comment vous le qualifiez ? Non, mais attendez Mme Ferrari, ce n'est pas une histoire de qualifier. Moi je sais que ces électeurs, ils veulent le changement.
Ils veulent qu'on fasse barrage à cette gauche radicale. Donc moi je le dis, pour ceux qui veulent voter pour moi comme choix de cœur, je les remercie, les Parisiens. Et pour ceux pour lesquels je ne suis pas un choix de cœur, je les appelle à un choix de raison.
Le choix de la raison, c'est de faire battre cette gauche radicale et changer Paris, avoir cette alternance à Paris. J'ai l'équipe, j'ai le projet. Ça fait six ans que je travaille ce projet avec des élus implantés, expérimentés, un projet cohérent, réalisable, qui redonnera du rayonnement, de l'attractivité à Paris.
Ça sera une ville sûre à 100%. Je m'y engage. Ça sera une ville propre à 100%.
Je m'y engage. Ça sera une ville où on pourra respirer. Je revégétaliserai.
Ils ont minéralisé cette ville. C'est une ville qui effectivement n'a pas lutté contre le dérèglement climatique. Elle l'a favorisé.
C'est une ville qui est dans le top 5 des villes les plus mortelles en cas de canicule. Je dis aux Parisiennes et aux Parisiens, faites-moi confiance. Le changement est à portée de bulletin de vote.
C'est pour ça que je compte sur eux dès dimanche, dès le premier tour. Ça veut dire, pour être très clair, qu'au second tour, s'il y avait plusieurs candidats, ce qui ne serait pas la meilleure nouvelle pour vous, évidemment, vu que vous êtes au coup d'écoute avec Emmanuel Grégoire, vous refuseriez toute alliance. Ça n'est pas, je veux dire, les meilleurs alliés de la gauche et de M.
Grégoire, ça sera le maintien de Mme Knafou et de M. Bournazel. Celle qui porterait la responsabilité d'une victoire de la gauche.
Alors qu'elle vous propose une alliance ? Je suis en tête. Est-ce que Mme Knafou peut devenir maire de Paris ?
Non. Est-ce que M. Bournazel peut devenir maire de Paris ?
Non. Est-ce que je peux incarner ce changement avec les élus expérimentés que j'ai ? Oui.
Donc j'en appelle à la responsabilité des électeurs. Je le dis, je les implore d'entendre qu'ils fassent le choix de la raison. Je comprends, certains veulent qu'on renverse la table, ils n'en peuvent plus de ça.
Ils veulent que la droite gagne à Paris. Oui, justement, c'est pour ça que je les appelle à voter pour moi. La droite gagnera s'ils me font confiance.
Je leur demande de leur faire confiance. Je leur demande de faire le choix de la raison, de la raison pour Paris, pour une ville sûre, une ville propre, une ville qui rayonne, une ville où on respire, une ville où nos enfants ne sont pas en danger, où le logement social est fait, que ce soit un lieu de mixité, que ce ne soit pas une ville de ghetto. Le seul point où ils sont d'accord, à gauche, ils veulent transformer cette ville en ghetto.
Et pourquoi ? Parce qu'ils veulent mettre 40% de logements sociaux. Voilà ce que va devenir Paris.
Une ville paupérisée et ghettoisée. Ça n'est pas mon projet. Ça n'est pas le projet des élus qui m'accompagnent aujourd'hui.
Les électeurs aussi, peut-être de droite, qui veulent l'alternance à Paris, qui est depuis 25 ans au main de la gauche, peut-être que vous vous entendiez, il y a des points communs entre M. Bournazel, et ce qu'ils proposent, entre ce que propose Mme Bonafour. Mais bien sûr.
Vous entendez sur des points programmatiques et vous présentez avec un franc unique. Je n'attaque pas les personnes, je dis simplement qu'ils ne sont pas capables de rassembler. Il faut aller au-delà des clivages.
Ma liste est y compris sur cette volonté de changement. Sur cette volonté de changement, pour la première fois depuis 2001, c'est quoi ? C'est qu'on est allé au-delà des clivages.
Et je porte ce dépassement des clivages. Donc je dis à tous ces électeurs, vous voulez le changement, vous voulez qu'on fasse barrage à cette gauche radicale qui a détruit Paris, qui a ruiné l'école publique, qui veut ruiner l'école privée. Le bilan est désastreux.
Le bilan de la gauche est désastreux. Donc j'en appelle à tous les électeurs, en raison et en cœur aussi, s'ils le souhaitent, de voter pour moi dès le 15 mars. Je vous le dis, j'en appelle à eux pour me donner cette dynamique, cette dynamique de la victoire.
Faites-moi confiance. Avec moi, Paris changera. Et changera en mieux.
Leur vie s'améliorera. Et s'améliorera en mieux. Je le dis, faites-moi confiance.
Je porte et j'incarne ce changement. Et je le ferai. Je tiendrai mes engagements.
Rachida Dati, à vous entendre, à entendre M. Larcher, ou encore M. Bertrand, qui font partie des LR, cette union de la droite n'existera pas.
M. Larcher appelle à l'exclusion de tous les LR qui pourraient soutenir des listes RNEDR ou reconquête. Mme Ferrari, la désunion.
Mme Ferrari, Paris, il y a une réalité. Quand Paris a été dirigée par 25 ans de gauche, il y a une réalité. C'est pour ça que j'en appelle à la raison des électeurs.
S'ils voulaient qu'on change, il faut qu'on vote pour ma liste et mes candidats dès le premier tour. Il faut que nous ayons cette dynamique pour le changement à Paris. Qu'ils me fassent confiance.
Le périscolaire sera revu. Les enfants seront protégés. Le logement sera de meilleure qualité.
Les gens qui sont évidemment dans le logement social seront respectés. Ceux qui travaillent à Paris et qui travaillent pour les Parisiens auront la priorité dans le logement. La ville sera sécurisée.
La ville sera propre. Je redonnerai du rayonnement et de l'attractivité pour cette ville qui s'est paupérisée et fortement dégradée. Anne Hidalgo soutient évidemment Emmanuel Grégoire, quoique le rapport ait été très compliqué.
Elle dit lui il ne brutalisera pas la capitale. Parce que la gauche elle se rassemble toujours pour sauver des mandats ou des sièges. Ce que ne se fait jamais la droite.
Ce que ne s'est pas fait à la droite la droite c'est vrai on se divise. C'est pour ça que là j'en appelle aux électeurs. Je demande aux électeurs d'être finalement plus intelligents que nous.
Mais ils ont le droit au combien de temps de choisir qui ils veulent Madame Dati ? Madame Ferrari je leur dis il faut qu'ils aient un choix de cœur à défaut un choix de la raison. Vous voulez le changement il faut nous donner la dynamique dès le premier tour.
Je le dis celui qui arrive en tête au deuxième tour sera maire de Paris. Donc il faut faire très attention. La réélection de la gauche ne sera possible qu'avec la dispersion des voies à droite et du centre.
Je le dis très solennellement et avec beaucoup de gravité. Et si la gauche est réélu on n'en aura pas pour six ans de plus. On en aura pour une vingtaine d'années de plus.
Parce qu'ils vont paupériser Paris ils vont faire comme ils ont fait dans le logement social ils ont utilisé ces locataires ces gens qu'ils ont logés très mal et de manière indigne comme une réserve électorale. Ça n'est pas mon projet. Il y a beaucoup de communes neuf communes sur dix Madame Dati où on aura les résultats des dimanche soir parce qu'il n'y a que deux listes.
Est-ce qu'au fond le mandat de maire n'attire plus nos concitoyens ? C'est une mission difficile ? La vie est difficile mais on l'a choisie.
Moi c'est vrai regardez je concentre toutes les attaques toutes les outrances C'est pour ça que vous n'avez pas voulu débattre ? Non pas du tout Vous n'avez pas voulu débattre ? C'est un exercice démocratique ?
Moi j'en ai toujours fait vous le savez Vous n'avez pas peur des débats je le sais Je n'ai pas peur des débats Mais là vous avez dit non ? Quand vous faites deux heures ou trois heures de débat vous avez dix minutes utiles Comme je suis la cible de tous les autres candidats je n'ai pas pu défendre mon projet Et là entre les deux jours ? Et je ne suis pas là pour répondre à des attaques ou des outrances je suis là pour défendre les parisiennes et les parisiens et leur dire comment je vais changer leur vie Il est là l'enjeu Et donc l'enjeu de dimanche c'est de faire barrage à cette gauche Et si nous vous proposons un débat entre les deux tours avec Emmanuel Gréboire vous diriez oui ?
Dimanche soir C'est démocratique ? Bien sûr Mais bien sûr Madame Ferrari je ne suis pas contre les débats et vous le savez bien Je dis simplement l'enjeu la priorité c'est la mobilisation des électeurs pour le changement et l'alternance à Paris Je compte sur eux et j'en appelle à eux le changement n'est possible qu'avec eux et grâce à eux Rachida Tati merci beaucoup d'être venu ce matin sur CNews et Europe 1 C'était votre grande interview Bonne journée à vous
Rachida Dati