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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 6 octobre 2021 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileTravail & emploiSécurité

L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 06/10

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous avez pris votre décision ? Est-ce que vous soutiendrez clairement Emmanuel Macron pour la présidentielle ?

  • 0:40FerméeRéponse directe

    Vous voterez pour lui ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Mais pourquoi ? Vous ferez campagne pour lui ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Ça veut dire qu'Emmanuel Macron est à vos yeux le candidat de la droite et du centre ?

  • 3:06FerméeRéponse partielle

    Tous ces maires-là vont vous suivre ?

  • 3:43FerméeÉludée

    Est-ce qu'il vous a promis, je ne sais pas moi, d'être ministre, premier ministre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22PrésentateurFait
    « Le Code du Travail, la droite l'a voulu. Emmanuel Macron l'a fait. »
  • 1:28PrésentateurFait
    « Les régimes spéciaux, la droite l'a voulu. Emmanuel Macron l'a fait. »
  • 1:33PrésentateurFait
    « L'ouverture à la concurrence de la SNCF pour les transports express régionaux que j'ai réclamé à corps et à cri lorsque j'étais président de cette région et qui nous permet aujourd'hui d'avoir les premiers appels d'offres qui amènent des résultats probants. »
  • 1:54PrésentateurFait
    « L'ISF, la droite l'a voulu. Emmanuel Macron l'a fait. »
  • 2:07PrésentateurFait
    « il dit très clairement qu'il va restreindre les visas pour les pays du Maghreb qui n'acceptent pas de reprendre leurs ressortissants lorsqu'ils sont en situation irrégulière chez nous. »
  • 5:21PrésentateurFait
    « Quand vous voyez qu'à 23 000, dans un pays de 68 000 habitants, à 23 000 membres d'un appareil politique, on a décidé de choisir à huis clos celui qu'il pourrait porter et de dire aux centristes, mais vous n'avez pas le droit d'y participer. »
  • 13:02PrésentateurChiffre
    « la baisse de 55% des gaz à effet de serre d'ici 2030 et la neutralité carbone d'ici 2050. »
  • 15:33PrésentateurFait
    « nous allons, avec Emmanuel Macron et son gouvernement, faire le premier hôtel de police mutualisé entre police municipale et police nationale en France. »
  • 15:52PrésentateurChiffre
    « ils financeraient sur le plan de relance à 100% ce grand total de police mutualisé. »
  • 18:00PrésentateurFait
    « Le seul moyen que nous puissions avancer, c'est de pouvoir réformer dans ce domaine la Constitution. »
  • 18:33PrésentateurFait
    « la CNIL s'appuie sur une loi poussiéreuse de 1978 qui dit informatique et liberté. »

Temps de parole

  • Présentateur84 %
  • Invité politique16 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

0:08
Invité politique

Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Maire de Nice, président de la métropole Nice-Côte d'Azur et du mouvement La France Audacieuse. Christian Estrosi, je ne vais pas tourner autour du pot. J'aime bien être direct et poser des questions directes. Est-ce que vous avez pris votre décision ? Est-ce que vous soutiendrez clairement Emmanuel Macron pour la présidentielle ?

0:33
Présentateur

Si Emmanuel Macron est candidé à la présidence de la République, je le soutiendrai sans la moindre ambiguïté. Vous voterez pour lui ? Je voterai pour lui et je ferai tout pour convaincre autour de moi, notamment dans le cadre de ceux qui incarnent une politique de défense des territoires, d'une nouvelle vision de la décentralisation, la candidature d'Emmanuel Macron. Et pour moi, c'est un principe... Mais pourquoi ? Vous ferez campagne pour lui ? C'est un problème d'honnêteté intellectuelle. Je suis gaulliste. Je suis issu d'une filiation de la droite et du centre, voulue par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy.

Et aujourd'hui, c'est celui qui incarne cette véritable filiation, ne serait-ce que dans les réformes qui ont été faites. Le Code du Travail, la droite l'a voulu. Emmanuel Macron l'a fait. Les régimes spéciaux, la droite l'a voulu. Emmanuel Macron l'a fait. L'ouverture à la concurrence de la SNCF pour les transports express régionaux que j'ai réclamé à corps et à cri lorsque j'étais président de cette région et qui nous permet aujourd'hui d'avoir les premiers appels d'offres qui amènent des résultats probants. La droite l'a voulu. Emmanuel Macron l'a fait. L'ISF, la droite l'a voulu. Emmanuel Macron l'a fait.

Et puis lorsque je vois depuis quelque temps, notamment en matière d'immigration, cette inflexion qui est la sienne, où il dit très clairement qu'il va restreindre les visas pour les pays du Maghreb qui n'acceptent pas de reprendre leurs ressortissants lorsqu'ils sont en situation irrégulière chez nous. Lorsque je vois, pour moi qui suis très attaché au pied noir, au harki, aujourd'hui ce durcissement du ton vis-à-vis de l'Algérie pour cette forme de révisionnisme qu'il y a dans l'histoire de l'Algérie française, dans l'éducation algérienne, je commence à me sentir très à l'aise sur ces sujets qui pouvaient jusqu'à présent être des sujets de doute pour moi.

2:49
Invité politique

Ça veut dire qu'Emmanuel Macron est à vos yeux le candidat de la droite et du centre ?

2:53
Présentateur

En tout cas, c'est celui qui l'incarne le mieux lorsque je vois l'état de la droite et du centre aujourd'hui et que je vois le nombre de maires, de responsables de grandes collectivités qui sont autour de moi. Et qui vont vous suivre ?

3:08
Invité politique

Tous ces maires-là vont vous suivre ?

3:10
Présentateur

Tous ne me suivront sans doute pas. Mais en tout état de cause, nous partageons une même vision de la décentralisation et j'ai une relation de confiance avec Emmanuel Macron qui n'était pas forcément une relation de confiance qui impliquait mon soutien. Mais au fil de nos échanges sur ces dernières années où il m'a consulté et où il y a encore quelques jours, il était à Nice pour présider le forum de la mer. Nous avons échangé...

3:39
Invité politique

Est-ce qu'il vous a promis, je ne sais pas moi, d'être ministre, premier ministre ?

3:46
Présentateur

Combien de fois m'avez-vous posé cette question ? Mais je ne sais pas, mais je vous la poserai parce que... Et vous pensez sincèrement, maintenant vous commencez à me connaître un peu, que je pourrais me dédire sur quelque chose auquel je suis trop attaché. J'ai exercé ces responsabilités. Elles m'ont apporté certes sans doute une expérience sous Jacques Chirac, sous Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, je les mets au bénéfice pleinement de ma ville, de ma métropole, de mon territoire, de ma région et aussi de l'idée que je veux porter du rôle que les territoires doivent jouer dans notre pays pour un État plus fort. Voilà, c'est important. Et je ne me dédierai pas.

Des territoires forts pour un État fort. Vous savez, il n'y a rien de pire en politique que de mentir. Il n'y a rien de pire que de dire à ces électeurs « Faites-moi confiance, je me consacrerai à vous » et puis six mois après, de faire le contraire. J'en vois plein sur la scène politique aujourd'hui. Eh bien, moi, je ne fais pas partie de cela. J'ai décidé de servir ma ville, de la servir au mieux. Et au-delà de ça, je n'ai pas de parti comme vous le savez. Je placerai toujours l'intérêt général de mon pays au-dessus de tout parti politique.

4:55
Invité politique

Vous dites, le Congrès LR a enterré l'œuvre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. C'est clair.

5:03
Présentateur

Pourquoi ? J'ai été un des membres fondateurs en 2002 aux côtés de Jacques Chirac, d'Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy, de l'UMP. Cette grande famille qui a permis de rassembler les gaullistes, les souverainistes, les libéraux, les centristes. Quand vous voyez qu'à 23 000, dans un pays de 68 000 habitants, à 23 000 membres d'un appareil politique, on a décidé de choisir à huis clos celui qu'il pourrait porter et de dire aux centristes, mais vous n'avez pas le droit d'y participer. Pour moi, la famille du centre, les héritiers de Giscard, de Raymond Barr, etc., ça compte beaucoup dans ce que nous avions réussi à rassembler avec Jacques Chirac et avec Nicolas Sarkozy.

Et je veux dire à tous ceux-là qu'ils ne sont pas orphelins, parce que nous sommes une immense majorité de responsables territoriaux, voire aussi de parlementaires, et sans doute de membres des Républicains qui exercent des responsabilités, qui sont en désaccord avec ceux-là et qui sont prêts à servir autrement ces électeurs. Et à servir Emmanuel Macron. Et naturellement à s'engager. À s'engager. Il y a celui qui aujourd'hui incarne au fond le mieux cet héritage.

6:15
Invité politique

Est-ce que LR est en train d'exploser entre d'un côté ceux qui pourraient vous suivre et ceux qui sont tentés par Zemmour ? Il y en a qui sont tentés par Zemmour.

6:23
Présentateur

Vous avez raison, mais... Oui. Moi, je n'ai pas envie de tirer sur une ambulance. Les LR, c'est l'affiliation de l'UMP, du RPR. Ça reste ma famille de cœur. Je suis malheureux, je suis triste de voir à quoi elle en est réduite aujourd'hui. Pour autant, je n'ai pas envie de la piétiner. J'ai juste envie de dire que les grandes idées que nous avons portées derrière, de grandes personnalités, Pompidou, Chirac, Giscard, Raymond Barr, Nicolas Sarkozy, et d'autres, aujourd'hui, je veux dire à tous ces électeurs qui peuvent se sentir orphelins, qu'on va continuer à porter ces idées.

Que naturellement, le soutien que j'apporte à Ray, si les candidats à Emmanuel Macron, n'est pas un soutien inconditionnel, mais c'est pour faire entendre cette voix. Si les candidats, est-ce qu'ils doivent se déclarer vite, selon vous ? Vous qui connaissez bien la vie politique. Je ne porterai pas de jugement, c'est à lui seul d'apprécier son calendrier.

Moi, j'ai le sentiment que, en tout cas, alors qu'il y a la présidence française de l'Union Européenne qui le prendra le 1er janvier prochain, il a à jauger, entre ce temps de la fin de l'année et le temps où il lui faudra aussi de la disponibilité pour montrer, et là aussi, l'esprit de la France qui va prendre la présidence de l'Union Européenne. C'est important, c'est un rendez-vous où nous devons privilégier le poids que la France va devoir prendre à la tête de l'Union Européenne. Avec de grosses échéances. Donc, naturellement, il est le mieux placé pour apprécier cela, et je ne veux pas porter un jugement personnel sur ce calendrier. Quelques mots de politique encore,

8:03
Invité politique

et ensuite, nous parlerons aux collectivités, au rôle que doivent jouer les collectivités territoriales dans la future majorité d'Emmanuel Macron et dans la politique de l'État. Mais, Christian Estrosi, j'ai entendu Éric Ciotti dire la droite ne doit pas prendre Zemmour pour cible. Vous êtes d'accord avec lui ?

8:24
Présentateur

Écoutez, je vais être très clair sur ce sujet. Oui. Moi, je suis attaché au droit du sol, je suis attaché au droit d'asile, je suis attaché au droit de prénommer son enfant comme ils veulent. Ma dernière fille s'appelle Bianca, mes petites filles qui s'appellent Nora et Zelda. Est-ce que ce sont des Françaises de second rang ? Est-ce que je suis un moins bon Français que M. Zemmour ? Parce qu'aujourd'hui, mes enfants se prénomment de cette manière. Et puis, sincèrement, sincèrement, oser se cacher derrière De Gaulle pour tenter de réhabiliter Pétain. Un gaulliste qui tente de réhabiliter Pétain, ça n'existe pas.

Un gaulliste qui insulte la mémoire des enfants juifs tués dans l'école Hortora à Toulouse parce qu'ils ont été enterrés en Israël, ça n'existe pas. Un gaulliste qui décide de respecter les djihadistes parce qu'ils défendraient bec et ongle leurs idées avec conviction, pardon, Jean-Jacques Bourdin, pour moi, ça n'existe pas. Tout simplement, Zemmour ne peut pas être l'appel du 18 juin, mais plutôt l'esprit de l'entrevue de Montoir.

9:40
Invité politique

De l'entrevue de Montoir, oui. Les historiens apprécieront, et ceux qui connaissent l'histoire aussi. Christian Estrosi, parlons de ce qui vous tient à cœur, le rôle joué par les collectivités territoriales, dans un état fort, vous dites. D'abord, est-ce que vous allez composer une nouvelle majorité présidentielle ? Il y a aujourd'hui, quand même, d'un côté, la République En Marche et le Modem qui sont en train de se réunir sous l'égide de François Bayrou. Il y a Édouard Philippe qui va réunir tous ses soutiens et qui va annoncer le lancement d'un mouvement et même d'un parti politique, peut-être, pour préparer peut-être 2027, le week-end prochain. Et il y a vous.

Alors, est-ce que vous êtes en train tous ensemble de préparer une nouvelle majorité présidentielle ? Naturellement, la majorité présidentielle de demain

10:33
Présentateur

ne peut pas être celle d'aujourd'hui. J'ai parlé de réformes qu'Emmanuel Macron a menées à bien avec une majorité un peu hétéroclite. Il y a des réformes qui n'ont pas réussi à aller jusqu'au bout et à leur terme et dont nous avons besoin. Je parle notamment de celles des retraites dont tout le monde a conscience qu'il est important qu'on avance vite sur ce sujet. Il y a celle de la décentralisation où c'est sans doute un mandat pour rien sur la décentralisation. Donc, les choses sont très claires.

Qu'il y ait un parti démocrate pour lequel François Bayrou, pour lequel j'ai de la sympathie, avec lequel nous échangeons beaucoup, qu'il y ait En Marche de l'autre côté et qu'il décide de faire un parti démocrate, c'est une chose. Mais ça ne peut pas incarner la future majorité présidentielle ou le pivot. Nous voyons bien qu'il y a une droitisation de la France.

11:33
Invité politique

Quel sera le pivot de cette future majorité ?

11:36
Présentateur

Et qu'aujourd'hui, j'ai fait ma rentrée politique il y a quatre jours maintenant, plus de 3000 personnes, citoyens et grands élus locaux de notre pays, Arnaud Robinet, le maire de Reims, Caroline Cailleux, le maire de Beauvais, Jean-Luc Moudin, qui est intervenu en visio avec nous, et bien d'autres encore. Il est clair aujourd'hui que nous avons un espace à occuper pour la droite et pour le centre. Nous sommes des élus territoriaux, depuis le maire du Havre jusqu'à moi.

12:11
Invité politique

Donc l'une des composantes de la future majorité d'Emmanuel Macron.

12:14
Présentateur

Et nous avons vocation à être cette composante non négligeable qui doit peser dans cette majorité parlementaire et en plus à veiller naturellement à ce que sur les territoires où nous avons autorité parce que nous avons la légitimité que nous ont donnée nos électeurs. Il n'est pas question qu'on se retrouve avec des parlementaires qui iraient à l'encontre des choix que nous faisons au plan territorial. Vous aurez remarqué que désormais, au Parlement, il n'y a plus un seul maire depuis l'interdiction du cumul de mandats qui s'exprime et qui défend la voix des citoyens, des acteurs économiques, des territoires. Et pourtant, d'où vient la croissance ?

Elle vient des initiatives, de la compétitivité, la transition écologique et la baisse de 55% des gaz à effet de serre d'ici 2030 et la neutralité carbone d'ici 2050. C'est avec les territoires qu'on la réussira. La sécurité, ce n'est plus la responsabilité exclusivement régalienne de l'État, mais c'est un partage des responsabilités entre l'État et les territoires.

13:26
Invité politique

Donc, ce quinquennat futur doit être le quinquennat des territoires, si je puis dire, Christian Estrosi. Le gaulliste que je suis,

13:33
Présentateur

je voudrais juste dire ça, Jean-Jacques Bourdin, le gaulliste que je suis ne peut pas être pour un État plus faible à cause des territoires. Je veux un État plus fort. Et naturellement, si mon soutien est un soutien de raison à Emmanuel Macron, je voudrais qu'il se transforme en soutien aussi de passion. Et que cette passion pour la France, elle se traduise pour les territoires de France en faisant confiance aux territoires de France. Et que l'État français sera plus fort avec des territoires plus forts. Nous avons vu avec la crise du Covid que s'il y a eu de bonnes décisions et tout le monde en convient aujourd'hui. Reconnaissons-le.

Le pass sanitaire, la reprise économique, la gestion sanitaire, ça n'a pu réussir à partir de bonnes décisions au niveau de l'État et du président de la République et de son gouvernement que parce qu'il y a eu l'agilité des collectivités pour l'accompagner.

14:29
Invité politique

Et concertation avec les collectivités.

14:30
Présentateur

Donc la politique de santé, par exemple, qui est une priorité des Français désormais, elle doit être partagée entre les ARS qui représentent l'État et les collectivités. Codiriger avec les collectivités et les ARS. Totalement. La direction de Pôle emploi, elle doit être assurée par les régions et pas centralisée ici à Paris où on voit bien qu'il y a un décalage ne serait-ce que sur les formations et les qualifications professionnelles. Vous demandez aussi

14:52
Invité politique

le renforcement de la police, du pouvoir de police

14:57
Présentateur

pour les maires. Absolument. Emmanuel Macron, parce que, vous savez, en matière de bilan local, si aujourd'hui on regarde Nice, rentrer au patrimoine de l'UNESCO avec des mesures en matière de sécurité aussi, en matière de santé, en matière d'innovation. Nous sortons d'un grand forum transition qui est une des grandes capitales régionales françaises reconnue parce qu'elle est montée en puissance et parce que l'État m'a accompagné. Nous allons, avec Emmanuel Macron et son gouvernement, faire le premier hôtel de police mutualisé entre police municipale et police nationale en France.

Et là où j'ai acheté un ancien hôpital qui était désaffecté au ministère de la Santé, la semaine dernière, le président de la République et le ministre de l'Intérieur ont confirmé qu'ils financeraient sur le plan de relance à 100% ce grand total de police mutualisé. Bon, autant vous dire que quand l'État, cette relation de confiance avec les territoires s'installe, vous vous dites on va vers une loi de décentralisation où on commence vraiment à se comprendre et que ce n'est pas maintenant qu'il faut ralentir un train qui est en marche et qui va dans la bonne direction. Bien, c'est du donnant-donnant avec Emmanuel Macron

16:19
Invité politique

si j'ai bien compris. Non,

16:20
Présentateur

c'est du respect.

16:21
Invité politique

C'est du respect. C'est du respect,

16:23
Présentateur

c'est de l'écoute et c'est de la confiance.

16:25
Invité politique

Et vous voulez aussi permettre, vous voulez permettre au président de la République de réformer la Constitution. Vous voulez constituer une majorité solide pour réformer la Constitution. Mais réformer la Constitution, je ne sais pas moi, sur la durée du mandat présidentiel, sur revenir sur le cumul entre mandat parlementaire et présidence

16:43
Présentateur

d'une grande collectivité ? Ce que nos concitoyens ont besoin de savoir et qui n'est pas suffisamment expliqué, c'est que naturellement on a besoin de la force d'un président qui soit un chef, qui porte l'image de notre pays dans le monde. Et aujourd'hui, j'ai l'impression que l'Emmanuel Macron est de toute l'offre qui nous est proposée, celui qui est le mieux placé pour faire respecter cette image de notre pays, mais en même temps qu'il a besoin d'une majorité qualifiée. On voit bien que depuis un certain temps, il n'y a plus une majorité qualifiée au Congrès, assemblée plus Sénat.

Et lorsque vous voyez, par exemple, en matière de sécurité, le président de la République, le gouvernement, une majorité parlementaire issue à la fois de la majorité gouvernementale et des Républicains a voté une loi sur la sécurité globale où nous demandions des avancées qui nous ont été accordées à nous les maires, que ce soit dans la chasse aux rodéos, la lutte contre le trafic de drogue, pouvoir raccorder des drones sur nos centres de supervision urbain pour mieux poursuivre les délinquants et mieux les identifier. Eh bien, tout ça a été voté 15 jours après le Conseil constitutionnel a cassé ses dispositions.

Le seul moyen que nous puissions avancer, c'est de pouvoir réformer dans ce domaine la Constitution. Quand vous pensez que la CNIL, alors que j'ai les moyens de mettre de la reconnaissance faciale pour les fichiers S, pour les personnes identifiées comme extrêmement dangereuses, les pédophiles déjà condamnées à des peines lourdes, etc., je ne peux pas mettre leur fiche génétique dans le logiciel déjà adapté pour identifier leur parcours dans la cité parce que la CNIL s'appuie sur une loi poussiéreuse de 1978 qui dit informatique et liberté. Non, vous n'avez pas le droit de faire cela. Est-ce que même le portable, le smartphone existait en 78 alors qu'aujourd'hui M. Xi Jinping ou M.

Joe Biden selon le modèle que j'achète puisse me suivre en reconnaissance faciale ? En France, on ne peut pas le faire pour protéger les Françaises et les Français. Il faut dans ces domaines réformer la Constitution. Voilà pourquoi il faut donner aussi une majorité qualifiée des deux tiers au Congrès au nouveau président de la République.

19:09
Invité politique

Christian Estrosi, je vais pour terminer changer de sujet. Vous avez examiné de près le rapport rendu sur les agressions sexuelles dans l'Église catholique de France. Oui. Alors j'ai une question toute simple. Est-ce qu'il faut remettre en cause à la fois le célibat des prêtres, c'est une première question qui est posée, et le secret de la confession ?

19:34
Présentateur

Moi, je ne me permettrai pas de juger à la place ni du pape, ni des plus hautes autorités, et je ne ferai pas d'ingérence dans la pratique des religions. Mais le pape François, nous le voyons bien, s'est exprimé déjà de nombreuses reprises sur le sujet, il est révolté, il est ému, et a le courage de prendre des décisions et elles sont sans doute difficiles à prendre face à des oppositions qui existent au sein de l'Église catholique à l'égard de tout cela. Au-delà de ça, ce sont des crimes, et ces crimes doivent être poursuivis par la justice française et ailleurs par les justices des autres pays, et elles ne sont pas que dans l'Église catholique, malheureusement.

20:22
Invité politique

Mais il faut remettre en cause le secret de la confession. Il faut lever le secret de la confession.

20:29
Présentateur

Je pense que dès lors qu'il y aurait des révélations de ce type, vous savez, lorsque j'ai importé à connaissance sur une infraction commise par mon administration, par un de mes élus, par quelque chose de grave qui se passe dans ma cité, j'ai le devoir, c'est une obligation, même si on vient me le confier en secret, de déposer un article 40, c'est-à-dire donner connaissance au procureur de la République de ce qui s'est passé. J'estime que ce qui dans la vie publique est une exigence dans n'importe quelle organisation humaine, quelle qu'elle soit, doit y être une réalité aussi.

21:08
Invité politique

Merci Christian Estrosi d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV 8h55.

L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 06/10 · Pourquijevote