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Podcast / conversationThotis· 16 mars 2025 51 minComplaisantPortrait personnelÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesNumérique

Valérie Pécresse - LE CV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Quel lycéenne étiez-vous ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous surmonté vos difficultés en mathématiques ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu la transition entre prépa et école de commerce ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Comment résumeriez-vous votre période d'orientation au lycée ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a aidé dans votre orientation ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    Quel est votre regard sur la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:40non_speechFait
    « si ce monde est codé que par des hommes il y aura un billet de genre dans le monde dans lequel on va vivre »
  • 5:40Valérie PécresseFait
    « le monde de demain sera le monde de l'intelligence artificielle le monde du codage et si ce monde est codé que par des hommes il y aura un biais de genre dans le monde dans lequel on va vivre »
  • 6:59Valérie PécresseFait
    « on a amélioré le système d'abord je pense que c'est bien euh que on réfléchisse à son orientation euh bien avant le bac »
  • 9:00Valérie PécresseFait
    « la région a une compétence en matière d'orientation alors c'est très complexe parce qu'avec l'État c'est toujours tout est toujours partagé donc personne sait vraiment bien qui fait quoi »
  • 9:42Valérie PécresseFait
    « les parents sont pas des très bons conseillers d'orientation parce que l'université d'aujourd'hui n'est pas celle qu'ils ont connu les prépas d'aujourd'hui sont pas celles qu'ils ont connu »
  • 10:20Valérie PécresseFait
    « l'autocensure elle est pas que féminine elle est aussi sociale »
  • 11:03Valérie PécresseFait
    « il faut des filières courtes très professionnalisante mais avec des passerelles donc il faut qu'on puisse commencer en DUT ou en BTF et ensuite poursuivre en licence pro ensuite poursuivre en master »
  • 12:30Valérie PécresseFait
    « la classe prépa c'était la liberté c'était de me dire je vais bosser 1 an comme une folle et au bout d'un an alors maintenant c'est 2 ans donc c'est plus dur c'est plus exigeant c'est plus long »
  • 13:11Valérie PécresseFait
    « si vous choisissez pas le système de la prépa il va vous falloir travailler de plus en plus pour réussir »
  • 13:54Valérie PécresseFait
    « le problème c'est que si vous choisissez pas le système de la prépa il va vous falloir travailler de plus en plus pour réussir »
  • 14:35Valérie PécresseFait
    « le côté bizutage au démarrage voilà et je pense que un certain nombre de prépas sont en train d'ailleurs de corriger ça »
  • 15:13Valérie PécresseFait
    « quand on fait une prépa et bien on soit sûr de pouvoir arriver dans une bonne double licence à l'université qui est vraiment une passerelle »
  • 15:53Valérie PécresseFait
    « il faut pas toujours casser ce qui marche »
  • 17:55Valérie PécresseFait
    « on était en petit groupe donc on se choisissait tro qure copains ou pas d'ailleurs des des élèves du de la classe et que on a les réviser ensemble qu'on s'entraidit »
  • 19:24Valérie PécresseFait
    « ce côté compagnonnage cordé de la réussite ça c'est quelque chose qu'il faut qu'on développe dans l'enseignement secondaire et supérieur »
  • 26:29Valérie PécresseFait
    « je me suis inscrite à Dauphine pour faire une prépenna à Dauphine euh toute petite prépéna qui n'intégrait jamais personne euh et et cette anné là on est on a intégré à deux »
  • 29:18Valérie PécresseFait
    « je me suis occupée du droit de l'Internet parce que c'était la naissance de l'Internet et personne connaissait l'Internet moi j'étais passionné de technologie de nouvelles technologies »
  • 30:39Valérie PécresseFait
    « j'ai envoyé mon cv et c'est à cause de l'Internet que j'ai été choisi parce que Jacques Chirac Claude Chirac avait théorisé dans cette période de cohabitation qui démarrait que un président de cohabitation il devait être en surplomb »
  • 31:18Valérie PécresseFait
    « j'ai candidaté pour être chargé des études et de la prospective à l'Élysée et c'est comme ça en fait toute ma carrière politique je la dois un peu à ce choix audacieux »
  • 32:43Valérie PécresseFait
    « Chirac à un moment donné m'a convoqué il m'a dit maintenant faut aller te faire élir on n pas de femme il faut que tu t'engages il faut que tu deviennes député »
  • 34:06Valérie PécresseFait
    « j'étais la petite jeune qui se présentait contre le grand monsieur j'étais pas la favorite du de l'élection c'est le moins qu'on puisse dire »
  • 34:51Valérie PécresseFait
    « j'ai été jeune député je me suis beaucoup occupé de tous les sujets internet modernité éducation recherche »
  • 36:13Valérie PécresseFait
    « il faut prendre des risques dans la vie si vous voulez beaucoup de gains il faut prendre beaucoup de risques »
  • 37:30Valérie PécresseFait
    « les syndicats étaient très hostiles et même les syndical les plus réformistes qui en théorie étaient plutôt favorable à la réforme dès qu'il sortaient de mon bureau bah il redevenaient hostile »
  • 39:29Valérie PécresseFait
    « la précarité étudiante a gagné du terrain depuis la crise sanitaire »
  • 40:58Valérie PécresseFait
    « un étudiant pouvait travailler en même temps que ses études mais que au-delà d'un mi-temps les études étaient en danger »
  • 42:22Valérie PécresseFait
    « nous on est favorable au repas à 1 € dans les CROUS »
  • 45:08Valérie PécresseChiffre
    « 200 lycées en Île-de-France étaient totalement vétus mais quand je dis totalement vêtu c'est véus 1 et 2 »
  • 46:36Valérie PécresseFait
    « la région avait la responsabilité du décrochage mais figurez-vous qu'on nous donnait pas le fichier des décrocheurs »
  • 47:16Valérie PécresseChiffre
    « notre objectif c'est d'avoir 100 % de jeunes appelés et évidemment 100 % de jeunes raccrochés aujourd'hui on est plutôt à 57 % mais quand je suis arrivé on était à 7 % »
  • 48:37Valérie PécresseFait
    « l'Île-de-France c'est la région de tous les possibles »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

si ce monde est codé que par des hommes il y aura un billet de genre dans le monde dans lequel on va vivre alors l'autocensure elle est pas que féminine elle est aussi sociale bah j'ai fait la fête parce que j'étais dans une école de commerce bienvenue dans le CV un nouveau format totis où l'on échange avec des personnalités publiques sous l'angle de leur parcours et de leurs études pour inaugurer ce nouveau format nous avons le plaisir d'accueillir Valérie pcrè qui est une femme politique française ancienne ministre et actuelle présidente de la région île-de-fance on parlera du parcours de valériie pcrè de son expérience en classe préparatoire à Lena ou à HC Paris mais aussi de sujets d'actualité comme la réforme du bac parcours SUP ou la précarité étudi bonjour Valérie pcress bonjour merci d'avoir accepté notre invitation merci à vous dans cette première partie on va se concentrer sur l'orientation postbac parcours sup et les souvenirs qu'il vous reste du lycée alors justement quel lycéenne étiez-vous étiez-vous une élève plutôt sérieuse alors j'ai été une élève plutôt euh très littéraire et puis euh aux alentours de la seconde j'ai décidé de me prendre en main parce que j'avais envie euh j'avais envie de faire une école de commerce j'avais envie d'aller plutôt vers des choses qui me feraient voyager et donc et donc j'ai j'ai j'ai pris mes livres de maths et mes livres de physique et je m'y suis mise et donc euh voilà une élève qui a eu des difficultés je dirais à l'adolescence et puis qui ensuite qui ensuite un peu par orgueil aussi parce qu'à l'époque les meilleurs faisaient des maths voilà c'est c'est'est mise à faire des maths et puis et puis ensuite j'ai je suis parti en pension je suis parti en pension pour faire une prépa et j'ai trouvé ça génial en tout cas la prépa à l'époque ça pouvait être très sympa euh c'était j'étais vraiment dans un environnement de travail très stimulant et ça m'a beaucoup pris et puis ensuite bah j'ai fait la fête parce que j'étais dans une école de commerce donc quand on a beaucoup travaillé on fait beaucoup la fête et je pense que c'est une c'est c'est c'est très bien d'avoir vécu les deux expériences à la fois l'expérience de laprépa où on travaillait vraiment énormément mais avec une ambiance quand même très solidaire et puis ensuite bah la fête la fête mais jusqu'au bout de la fête c'est-à-dire jusqu'au moment où on en a marre de faire la fête tellement on se dit qu'on fait rien et et là aussi quand vous avez touché le fond de la p iicine vous vous dites bon benah allez il va falloir se remettre au boulot falloir se retrouver une vocation une passion et et moi ça a été le service public donc j'ai tourné le dos à la finance tourné le dos au monde de l'entreprise je trouvais que c'était un peu vain de faire que gagner de l'argent et donc du coup ben j'ai complètement bifurqué et j'ai voulu trouver du sens et le sens ben je l'ai trouvé en préparant l'enat en préparant une école d'administration et et en devenant juge voilà si vous devz vous a résumé cette période d'orientation au lycée en quelques mots que dir bah je voudrais dire que personne ne sait ce qu'il va faire à la fin et c'est normal de se chercher et c'est normal d'essayer moi vous voyez au départ j'étais une littéraire j'aurais aimé faire peut-être une hippocagne mais je voyais bien que bah la seule issue c'était d'être professeur comme mon père et donc à un moment donné je me suis dit non je vais quand même faire autre chose et donc voilà j'étais une littéraire j'ai finalement bifurqué vers les maths et vers les langues donc l'école de commerce puis ensuite l'école commerce ben j'ai j'étais au bout de l'école de commerce j'ai fait la majeur finance j'ai été faire des stages dans des banques et je me suis dit mais non c'est pas moi et alors qu'est-ce qui m'a aidé dans mon orientation les lectures et les rencontres les lectures parce que je me suis projeté je me suis dit qu'est-ce que je veux être qu'est-ce que je veux devenir et les rencontres et notamment ma professeure de philo de terminal qui m'avait dit en terminale l'école de commerce ça vous suffira pas il vous faudra un supplément d'âme dans votre vie vous n'y arriverez pas je vous conna et il faudra que vous ayez un supplément d'âme et elle l'avait dit j'avais 17 ans elle me l'avait dit et elle a eu raison à la fin à la fin j'ai choisi d'être juge comment est-ce que vous percevez la réforme du bac initiée par Jean-Michel Blanquer 5 ans après sa mise en place sur le fond moi j'étais très favorable à cette réforme très favorable parce que je pense qu'il faut qu'on passe d'une école de la sanction tu as pas bon c'est pas bien tu as une mauvaise note à l'école de l'encouragement et de l' épanouissement donc faire des matières qu'on aime moi j'ai vu ça sur ma fille qui était la première année de la réforme du bac c'est quand même très épanouissant pour les pour les jeunes le risque de cette réforme c'est les maths et moi je je suis très inquiète parce que je vois bien que on perd les filles et on les perd parce que en terminal il faut choisir deux matières et comme les filles sont très attirées par la médecine et qu'elles savent pas si elles vont faire des sciences ou de la médecine bah elles prennent math et sciences du VI mais elles prennent plus physique donc on perd les filles on perd les filles et puis les filles bah elles se disent finalement je peux réussir en faisant des lettres et je suis bien placé pour savoir que certaines filles aiment beaucoup les lettres et donc elles font des matières littéraires elles s'autorisent à faire des matière littéraire et elles arrêtent mat expert donc en fait on les perd on les perd en seconde on les perd en première et on a une chute très importante du nombre de filles en école d'ingénieur mais même en école de commerce à cause de la sélection par les maths donc on a un vrai sujet sur les maths et c'est important parce que le monde de demain sera le monde de l'intelligence artificielle le monde du codage et si ce monde est codé que par des hommes il y aura un biais de genre dans le monde dans lequel on va vivre et donc et et et on s'en rend compte si vous essayez une application d'intelligence artificielle vous voyez tout de suite si elle a été codée par des littitéraires ou par des scientifiques vous voyez tout de suite qui a codé l'application donc en réalité il nous faut des femmes en science il nous faut des femmes femmes en algorithmie il nous faut des femmes dans le numérique et aujourd'hui je n'arrive pas à orienter les filles vers les sciences et beaucoup des actions qu'on fait avec la région servent à dire aux jeunes filles aller vers les sciences le problème c'est qu'elle n'y voit pas assez de sens elle n'y voit pas assez de lien et les filles sont plus mûs pardon que les garçons à 15 ans et donc elles se projettent déjà dans la vie future qu'elles vont avoir et elles veulent y avoir plus plus d'humains et pour elle les sciences ne sont pas humaines il faut qu'on arrive à à à détruire à détruire ce ce présupposé très genré effectivement on y reviendra juste après un mot rapidement sur parcours sup on est en plein dedans la phase des vœux quel est votre regard vous sur le fonctionnement est-ce que vous êtes satisfaite du fonctionnement de parcours sup en 2025 je pense qu'on a amélioré le système d'abord je pense que c'est bien euh que on réfléchisse à son orientation euh bien avant le bac avant enfin à une certaine époque que j'ai connu on passait le bac d'abord et puis le 30 juin on se disait mais où je vais m rire voyez et puis on allait faire la queue devant des devant des fac bon donc c'était totalement dysfonctionnel c'est bien d'avoir toute cette année de terminale et que les proviseurs se disent et les professeurs se disent je suis pas juste là pour préparer le bac je suis là pour préparer l'avenir de mes élèves et donc pour les orienter vers des métiers donc ça je pense que c'est parcours su à amener ça les élèves se rendent pas compte mais maintenant ils réfléchissent bien au-delà du bac et ça c'est très positif parc c'est aussi beaucoup amélioré parce qu'avant on avait que très peu de vœux et euh on n'ait pas la possibilité de présenter tout ce qu'on voulait maintenant on peut présenter tout ce qu'on veut donc c'est beaucoup plus large et euh et puis les universités et les prépas se sont mises à à regarder les lettres de motivation à à analyser les les candidatures donc on est en train de passer quand même un peu plus vers est-ce que l'élève est motivé pour faire ça à juste est-ce qu'il a les notes donc ça c'est plutôt positif maintenant ça reste un système très très lourd très trs complexe et puis le problème qu'on a toujours l'intelligence artificielle c'est que maintenant la plupart des jeunes font des CV en ligne font des les de motivation en ligne donc c'est bien très difficile de repérer celui qui est vraiment motivé de celui qui l''est pas et moi je pense que parcours supat terme il y aura forcément une phase où il faudra du face à faceace il y aura forcément un moment donné quand on sera vraiment au bout de parcours sub c'estàd que le le le système marchera bien que les universités onuront vraiment des des font vraiment du recrutement il y aura un recrutement sur dossier mais il y aura certainement besoin aussi d'entretien en face à face pour tester la motivation des élèves moi ce qui me frustre c'est dans des métiers comme par exemple la médecine ou dans des métiers enfin dans tous les métiers d'ailleurs parce que il y a une question aussi de motivation qui doit être vraiment prise en compte quand on a envie vraiment bah ça doit être pris en compte alors justement malgré toutes ces initiatives les jeunes restent encore un petit peu perdus dans leur orientation comment y remédier selon vous alors vous savez que la région a une compétence en matière d'orientation alors c'est très complexe parce qu'avec l'État c'est toujours tout est toujours partagé donc personne sait vraiment bien qui fait quoi mais nous on nous a donné la de compétences importantes la lutte contre le décrochage scolaire et l'orientation et les deux vont évidemment très ensemble et donc on a créé Orian qui est une agence de l'orientation avec des bus de l'orientation qui vont dans les lycées et sur orian.info vous avez plein d'infos et cette année on a même été un peu plus loin on a demandé à des professionnels de venir dialoguer avec les jeunes pour pouvoir leur permettre de de de de savoir si ce métier était fait pour eux ou pas et donc de demander queles étaient les qualités qu'il fallaent pour ce métier qu'elles étaient voilà et donc ça nous permet de d'ouvrir un peu l'horizon des jeunes parce que le problème c'est qu'on se projette vers les métiers qu'on connaît et très souvent et puis les métiers d'aujourd'hui bah ils existaient pas il y a 10 ans donc les parents sont pas des très bons conseillers d'orientation parce que l'université d'aujourd'hui n'est pas celle qu'ils ont connu les prépas d'aujourd'hui sont pas celles qu'ils ont connu euh les métiers d'aujourd'hui sont pas ceux qu'ils ont connu donc ils sont pas des bons orienteurs et et donc il faut qu'on ait cette agence de l'orientation c'est pour ça qu'on a créé ce site et cette plateforme et puis on fait aussi des rendez-vous des Meetup en bon français dans le texte des rendez-vous avec des des des professionnels on les fait au siège de la région à saint-tois mais on les fait aussi décentralisé dans les territoires quel message vous pourriez adresser aux jeunes femmes aux jeunes filles qui hésite à se lancer dans certains parcours exigeant et qui s'autocensure alors l'autocensure elle est pas que féminine elle est aussi sociale donc et dans les deux cas elle est préjudiciable moi je crois qu'il faut oser oser y compris les filières longues d'études alors les filles et les jeunes issus de milieux plus défavorisés ont un peu peur des études longues et donc il faut les aider pour les aider il faut des filières courtes très professionnalisante mais avec des passerelles donc il faut qu'on puisse commencer en DUT ou en BTF et ensuite poursuivre en licence pro ensuite poursuivre en master c'est pour ça qu'on a fait aussi des campus des métiers vous avez envie de travailler dans les métiers de l'art de l'artisan d'art bah vous avez un campus des métiers à Versailles vous avez envie de travailler dans les métiers du tourisme vous avez un campus à Marne laavallée et vous pouvez commencer même en en bac pro et puis si vous êtes très bon et bien on ira vous chercher on vous emmènera en BTS en licence pro et en master parce que la vérité moi ma ma conviction profonde à la fois comme comme comme comme citoyenne mais aussi comme mère de famille c'est que c'est que l'orientation c'est un chemin et on peut se découvrir en chemin voilà et moi je suis persuadé qu'un jeune motivé il peut se dépasser et faire des choses qu'on Nimagine pas qu'il pourrait faire et donc il y a pas de déterminisme ni social ni de genre et on doit tous les dépasser et pour les filles je dis osz les sciences vous y trouverez beaucoup de liens parce que moi j'ai découvert en étant ministre de la Recherche en étant ensuite présidente de région j'ai découvert que bah le monde des transports est un monde magique le monde de l'aéronautique est un monde magique le monde de l'espace c'est un monde magique le monde du numérique est un monde magique et il y a de la place vraiment pour le sens et les femmes après le lycée vous avez fait le choix de faire une classe préparatoire aux grandes écoles prépa HC quel regard portez-vous aujourd'hui sur cette période de 2 ans alors il faut quand même avouer les choses c'est que à l'époque j'étais comme souvent les jeunes un peu stratège et à époque à mon époque au bout d'un an de classe prépa si on était très bon on pouvait rentrer dans une grande école et je me suis dit c'est la liberté voilà pour moi la classe prépa c'était la liberté c'était de me dire je vais bosser 1 an comme une folle et au bout d'un an alors maintenant c'est 2 ans donc c'est plus dur c'est plus exigeant c'est plus long je je serai dans une grande école et quoi qu'il arrive une fois que je serai dans cette grande école bah je pourrai choisir ma vie et euh et ça c'est vrai que c'est c'est un c'est c'est c'est quelque chose d'inestimable qu'offre le parcours classe prépa grande école c'est de pouvoir choisir sa vie euh ensuite ensuite mais c'est vrai que il y a un côté très euh voilà parcours du combattant et aujourd'hui beaucoup de jeunes se disent mais pourquoi se mettre dans ce parcours du combattant euh alors que il y a tellement de passerelles intéressantes en faisant une bonne licence un bon Bachelor ou une double licence j'ai créé quand j'étais ministre de l'université les doubles licences justement pour essayer de de faire une alternative à la prépa euh plus douce et dans l'université donc il y a plein de possibilités pour réussir sa vie le problème c'est que si vous choisissez pas le système de la prépa il va vous falloir travailler de plus en plus pour réussir c'estàdire que c'est c'est pas du tout le même modèle le modèle universitaire modèle universitaire c'est un modèle où on commence doucement mais où petit à petit ça sélectionne et donc bah ça devient plus dur donc c'est un modèle où petit à petit il faut s'engager et il faut bosser voilà c'est pas le même modèle dans l'autre on démarre très très très fort très très dur et après bon bah voilà tout tous les possibles s'ouvrent en en université c'est on démarre un peu plus doucement et puis petit à petit les possibles on doit se les créer en bossant donc c'est pas le même modèle c'est deux tempéraments différents aussi la prépa est souvent perçue comme un parcours très exigeant vous l'avez dit quelles étaient les principales difficultés auxquelles vous avez dû faire face pendant votre prépa moi ce que j'ai pas aimé dans la prépa c'est le côté bizutage au démarrage voilà et je pense que un certain nombre de prépas sont en train d'ailleurs de corriger ça parce qu'elles se rendent compte que bah ça les vide d'un certain nombre d'étudiants parce que les étudiants qui sont des bons élèves ont plus envie d'être martyrisé c'est un peu le même problème que la première année de médecine le le la sélection par l'humiliation par les mauvaises notes par le bisuitage franchement c'est asbine voilà c'est pas comme ça qu'on doit élever les meilleurs élèves de notre pays donc ça mais je pense que beaucoup de prépas sont en train de changer parce qu'elles se rendent compte que c'est plus le bon modèle moi moi vous savez j'ai j'ai fait la réforme des hippocagnes pour permettre qu'à la fin des hippocagnes on puisse aller en école et commerce on puisse aller faire science pot et et et je pense que quand on fait un parcours exigeant comme une prépa on doit avoir une multiplicité de choix qui s'ouvr on doit pas juste avoir un seul concours qui sélectionne 4 % des élèves VO ça c'est c'est pas possible si on fait ça les prépas mourront et par ailleurs ce que je souhaite c'est rapprocher beaucoup plus les prépa de l'université c'est-à-dire que quand on fait une prépa et bien on soit sûr de pouvoir arriver dans une bonne double licence à l'université qui est vraiment une passerelle parce que je ne supporte pas la sélection par l'échec voilà ni en l'université ni en prépa on doit sélectionner par l'échec on doit vraiment faire de l'orientation c'est aussi pour ça qu'on a fait la réforme de la première année de médecine pour permettre à tous ceux qui échoueraiit en médecine d'avoir vraiment une palette de choix importants ensuite pour pouvoir poursuivre vers les métiers du soin il avait été question il y a quelques mois de la fermeture de plusieurs prépas à Paris notamment vous en tant que présidente de la région est-ce que vous êtes attaché au modèle prépa encore aujourd'hui c'est un modèle qui est très français mais il faut pas toujours casser ce qui marche moi je pense que ce qui est intéressant aujourd'hui c'est de voir que les doubles licences les Bachelor les universités qui se transformment en grand établissement sont aussi très attractives et moi ça me fait plaisir que les universités soient attractives j'étais la ministre des universités et beaucoup d'élèves à une certaine époque faisaient des prépas pour éviter les premers cycles universel itire parce que il y avait trop de monde parce que les cours étaient faits par les plus jeunes profs donc il y avait pas une grande attractivité de ces premier cycles universitaires il y a eu un gros travail qui a été fait par les universités sur les premiers cycles universitaires et maintenant il y a des passerelles entre ces premiers cycles universitaires et les grandes école que je trouve très intéressant toujours dans la même logique d'un élève qui serait moyen au niveau du bac et puis petit à petit prendrait goût à ce qu'il apprend et deviendrait meilleur et dans cette processus de sélection parenton noir pourrait aller dans dans une grande école moi je pense qu'il faut les deux systèmes alors fermer des classes prépa bah quand elles sont vides à un moment faut rationaliser ça ser c'est très coûteux une classe prépa donc je comprends que le ministère il doivent aussi faire des arbitrages c'est toujours douloureux de fermer quelque chose mais si on veut ne pas fermer les classes prépa il faut que les classes prépa attirent et donc c'est aussi leur travail à elle de se rendre plus humaine ce qui est intéressant dans la classe prépa c'est la méthode de travail qu'on apprend c'est c'est l'autonomie de travail qu'on y apprend ce qui est un peu dommage dans l'université c'est qu'il faut encore qu'il y ait plus de travail sur comment accompagner les élèves vers la réussite et enfin est-ce que vous auriez une anecdote personnelle marquante à partager sur votre passage en prépa sur mon passage en prépa euh moi ce que j'ai le plus aimé ce que j'ai le plus aimé en prépa c'est qu'on était en petit groupe donc on se choisissait tro qure copains ou pas d'ailleurs des des élèves du de la classe et que on a les réviser ensemble qu'on s'entraidit et c'est ça que j'ai aimé et c'était pas dans toutes les prépas il y avait des prépas qui fonctionnaient sur un modèle faut tuer le voisin et cetera moi ce que j'aime d'une manière générale dans l'éducation c'est quand on crée des petits groupes d'entraide et je trouve que d'ailleurs on le fait pas encore assez au lycée je trouve que on a inventé un un un un un logiciel avec avec des lycéens parce que chaque année on fait une une opération qui s'appelle code ton lycée et on demande au lycéens de coder des applications qui serait utile pour les lycéens et les lycéens de Rambouillet nous avveent codé une une application que je trouve super mais bon j'ai du mal encore à la à la faire à la faire généraliser dans les lycées qui s'appelait qui s'appelait aïe euh ah comment elle s'appelait déjà Schol Touring Schol Touring c'était que chaque élève de terminal tutora un élève de secondes et pourrait l'aider dans ses devoirs et pourrait l'aider dans son orientation et pourrait l'aider pour pour tout et je trouvais que l'idée de d'organiser du tutor c'était ce qu'on faisait en prépare était vraiment quelque chose d'important et il faut le faire aussi à l'université de plus en plus d'universités le font aussi et je trouve que vraiment cette côté ce côté compagnonnage cordé de la réussite ça c'est quelque chose qu'il faut qu'on développe dans l'enseignement secondaire et supérieur après votre Pr pas vous intégrer HC Paris comment s'est passé cette intégration euh bah j'ai pas tellement aimé la gestion pour tout vous dire la première année quand on a étudié la littérature l'histoire la géopolitique quand on a fait une prépa la philosophie et qu'on arrive et qu'on arrive et qu'on doit faire du contrôle de gestion de la contat et les statistiques bon voilà donc je me suis un peu réfugié dans le monde associatif les fêtes les vacances les voyages je me suis mis à apprendre le japonais enfin parce que HC offrait un voyage au Japon à tous ceux qui apprenaient le japonais donc bon c'était un peu tantant donc voilà donc j'ai j'ai fait beaucoup de parascolaire à HC mais mais j'ai trouvé ça très intéressant aussi parce que àc ce qu'on apprenait dans une école de commerce qu'on apprend c'est on apprend d'abord qu'un s est un S donc il faut aller gagner l'argent pour après le dép P ce qui m'a beaucoup servi dans ma vie politique et ce qui fait aussi que je suis de droite c'est parce que la générosité ben ça a un cout et qu'il faut créer de la richesse pour pouvoir la redistribuer avant donc voilà donc ça c'est resté très ma formation d'chc m'a beaucoup façonné pour ça mais aussi ce qu'achc vous apprend c'est à vous valoriser c'est que vous avez de la valeur et que vous devez vous vendre vous devez pas seulement vendre le produit mais vous devez vous vendre aussi et ça c'est un apprentissage qui est très utile pour les jeunes pour la jeunesse donc j'ai beaucoup appris à chuser c'est certainement l'école qui m'a le plus façonné Lena après a été une école très importante pour moi parce que je voulais être juge je voulais je voulais servir le public je voulais aller au service de l'État c'était ma vocation mais mais là où j'ai le plus appris à me débrouiller dans la vie c'est à HC là où j'ai le plus découvert le monde c'est à HC les grandes écoles de management comme HC Paris sont parfois critiqués pour leur manque de diversité est-ce que selon vous c'est encore le cas auj aujourd'hui en 2025 absolument et c'est pour ça que je j'ai beaucoup soutenu la question de l'ouverture sociale des prépas et nous nous avions un objectif qui était d'avoir 30 % de boursiers en prépa on a 30 % de boursiers dans les lycées francilien on voulait avoir 30 % de boursiers en prépa c'est compliqué c'est compliqué parce qu' il y a cette incertitude pour les parents d'une d'une formation où il y a pas de diplôme à la fin voilà donc ça reste compliqué et puis par ailleurs on voit bien que dans la prépa il y a des biaiss culturels forts euh qui sont des biiaiss sociaux exemple les langues étrangères les langues étrangères vous parlez bien les langues étrangères si vos parents vous ont tout petit envoyé à l'étranger voilà et donc l'anglais par exemple est une barrière très forte pour un jeune qui est de milieu défavorisé donc ça reste compliqué d'avoir 30 % d'élèves boursiers en prépa il faut essayer d'y arriver c'est pour ça qu'on a créé aussi des prépas à la prépa mais là aussi il faut être sacrément motivé parce que ça veut dire que c'est 3 ans de prépas et pas pas deux donc on arrivera à faire de l'amicité sociale en prépa avec des élèves qui sont des élèves très brillants mais l'autre l'autre option qu'on doit absolument avoir c'est les passerelles et moi je pense qu'il faut faire beaucoup beaucoup de passerelles pour pouvoir faire rentrer les meilleurs élèves qui vont se se découvrir au fur et à mesure de leur IG de leur de leur enseignement à l'université il faut leur offrir cette passerelle vers la grande école et c'est ce que les grandes écoles font de plus en plus et moi je trouve ça vraiment très très bien et là c'est pour pour le coup ça marche ça marche fort et souvent on voit que les élèves qui arrivent en ce qu'on appelle en admission directe en admission parallèle B sont souvent plus dégourdis que les élèves de prépa qui sortent de prépa parce que eux ils ont bah ils ont vu le monde ils ont fait plein de choses avant d'arriver dans l'école vous terminez HC Paris en tant que major de promotion non non ça ça c'était je ne sais pas pourquoi c'est sur Chat j'ai pété je bat en brèche totalement je je bat en brèche je sais parce que j'étais dans université il y a il y a 2 semaines ils m'ont dit vous étiez major de promo je n'ai jamais été major de promo à HC d'abord parce qu'il y a pas de major de promo à HC mais mais à l'entrée j' nétais pas majure non plus donc enfin surtout que j'étais en première année donc voilà donc je je vraiment je bat en breche cette histoire je je je j'ai fait beaucoup la fête à CH j'ai fait la majeur finance in extremist sur le fil mais en me réveillant un petit peu en 2e année voilà mais non je peux pas vraiment dire que mon parcours à HC été exceptionnellement brillant il a été exceptionnellement festif en tout cas après vous vous intégrez quelques années plus tard Lena devenue l'INSP et alors lena est souvent perçu comme un carrefour pour les carrières dans la fonction publique euh pour vous a-t-elle été une évidence ou un choix clé dans votre parcours alors ça a été pas du tout une évidence parce que parce que j'avais fait cette majeur finance qui était la majeure des des des voilà un peu un peu Phard d'achess et que à l'époque on était quand même au moment des golden boys donc tout le monde voulait faire faire de la finance tout le monde voulait faire des fusions acquisition tout le monde voulait faire des marchés enfin c'était vraiment c cette époque- là et quand j'ai tourné le dos à ça tous mes amis alors d'abord je l'ai caché pour pas qu'on me dissuade parce que tous mes personne n'aurait compris personne n'aurait compris que je j'abandonne voilà la la la carrière la carrière Ren d'achcer pour aller au service de l'État donc donc ne pas gagner d'argent et puis et puis et puis faire du service public donc le service public à l'époque c'était pas à la mode bon et mais pourquoi j'ai j'ai changé de de d'orientation c'est parce que bah d'abord j'ai fait un stage en banque d'affaires euh et puis j'ai vu ce monde de la banque d'affaires qui n'était obsédé pardon à l'époque que je pense que c'est encore le cas que par bah par le retour sur l'investissement l'argent et cetera un monde extrêmement masculin extrêmement matchiste on imagine pas mais par exemple quand je prés faisais une présentation j'avais le bord des des des des jeunes managers qui j'étais stagiaire je faisais ma présentation et il disait on la viole avant ou on la viole après la présentation c'était c'était l'ambiance bon et donc mais c'était c'était une forme de bisutage stagiaire quoi donc c'est bon alors j'avais déjà eu des bisutages en prépa j'étais un peu habitué mais enfin quand même c'était ce mondelà et donc donc j'étais préparé pour faire de la politique après et et donc quand j'ai vu ce monde là je me suis dit bah c'est pas le monde dans lequel j'ai envie de vivre et et j'ai j'ai commencé à lire et j'ai lu des livres et et j'ai lu notamment les Antimémoires de malero cet été-là et et je me suis dit non en fait ce que j'ai envie de faire c'est ça j'ai envie de changer le monde j'ai envie de changer la vie et où est-ce qu'on change le monde où est-ce qu'on change la vie dans le service public alors donc je complètement bifurqué alors c'était un choix un peu audacieux parce que je ne pouvais plus prétendre aller à sciencep puisque sciencep il fallait passer le concours en juin et donc c'était en septembre et donc je me suis inscrite à Dauphine pour faire une prépenna à Dauphine euh toute petite prépéna qui n'intégrait jamais personne euh et et cette anné là on est on a intégré à deux voilà donc c'était une grande année et et puis j'ai j'ai j'étais j'allais à à sciencep en auditeur libre et on s'est terriblement motivé avec là encore on a repris le même modèle j'ai pris un groupe de copains qui était avec moi et on a fait une on a fait un groupe de révision pour donc il y en a un qui est devenu secrétaire des débats au Sénat et les deux autres qui ont qui ont qui ont intégré l'ENA et un autre qui a été admissible et qui malheureusement a raté mais on on a vraiment préparé ensemble et et on a fait un pack de rugby et on a réussi et tout le monde pensait qu'on allait échouer à daupphhine il mettait jamais personne à Lena donc voilà tout le monde pensait qu'on aait échouer et on a réussi quelques années plus tard en 2007 vous devenez ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche alors Valérie pcrè comment devient-t-on ministre quelles sont les grandes étapes qui mènent à ce rôle stratégique alors d'abord ben je vous l'ai dit j'ai fait Lena alors en revanche là je suis sortie seconde euh et c'était important parce que le classement de l'ENA déterminer l'endroit où vous alliez et moi ma vocation la vocation que je m'étais trouvée c'était deê d'être juge de dire le droit de de de de de rendre la justice je trouvais que c'était magnifique je trouvais que c'était le plus beau métier euh donc voilà donc j'avais cette vocation d'être juge et donc je suis sortie au Conseil d'État et euh et et j'ai j'ai eu 8 ans absolument magnifique au Conseil d'État où j'étais juge ensuite j'aiété commissaire du gouvernement alors le commissaire du gouvernement au Conseil d'État c'est c'est c'est le nom ça s'appelait comme ça à l'époque c'est c'est le procureur en fait c'est celui qui dit le droit donc j'ai j'ai j'ai dit le droit j'ai changé le droit notamment par exemple pour faire reconnaître la valeur de la vie d'un d'une personne handicapée parce que la Cour de cassation avait jugé que un jeune handicapé pouvait se retourner contre ses par parents s'il n'avait pas avorté enfin c'était quand même un un sujet très douloureux c'estàdire qu'en fait on pouvait demander une indemnisation ou un hôpital ou à éventuellement à ses parents on pouvait demander une indemnisation pour avoir laissé naître un enfant handicapé alors même qu'on aurait pu on aurait pu ne pas le faire naître et cette cette jurisprudence était épouvantablement choquante mais c'était la logique de la Compass l'enfant est né handicapé il faut l'indemniser et en fait ils avaient pas réfléchi que derrière il y avait quelque chose de terrible qui était de dire que la vie d'un handicapé ne valait pas d'être vécu et et donc moi j'ai changé cette jurisprudence enfin en Conseil d'État j'ai fait juger l'inverse et c'est un arrêt qui qui a été un arrêt de principe et qui a tellement été un arrêt de principe que le législateur après a changer la loi pour dire que la vie d'une personne même handicapée valait toujours d'être vécu et qu'on ne pouvait jamais reprocher quoi que ce soit quelque institution que ce soit sur la naissance d'un enfant handicapé donc c'était une jurisprudence très importante enfin voilà je me suis beaucoup occupé de la responsabilité des hôpitaux je me suis occupée du droit de l'Internet parce que c'était la naissance de l'Internet et personne connaissait l'Internet moi j'étais passionné de technologie de nouvelles technologies je le suis toujours et donc je me suis occupé de ce du droit de l'Internet et c'est comme ça que tout a commencé parce que il y a eu vous savez une dissolution calamiteuse il y en a pas eu qu'une dans l'histoire de la France il y en a eu deux la première c'était sous Jacques Chirac Jacques Chirac venait de faire une dissolution venait est de de le RN était déjà à 15 % il avait empêché la droite d'avoir une majorité et donc on était dans une période où Jacques shirac était tout seul et moi j'étais j'étais goliste j'étais du très grande j'avais une grande admiration pour le Chirac de la fracture sociale et il était tout seul et donc j'ai candidaté à l'Élysée j'ai candidaté à l'Élysée quand Jacques shirac était au fond du fond du fond du trou puisqu'il venait de perdre des élections et tout le monde disait bon ben c'est la fin de sa carrière voilà on va inaugurer des crises en thème c'est la cohabitation avec le Jospin la gauche est là pour pour pour 20 ans bon et moi je me suis dit bah je vais aller m'occuper euh pas m'occuper de Jack shirac c'est prétentieux mais je vais m'engager auprès de Jack shirac parce que je c'était le moment de s'engager en politique j'avais jamais fait de politique avant et j'ai envoyé mon cv et c'est à cause de l'Internet que j'ai été choisi parce que Jacques Chirac Claude Chirac avait théorisé dans cette période de cohabitation qui démarrait que un président de cohabitation il devait être en surplomb donc il devait euh il devait se projeter dans le monde de demain et elle voulait que son père se projette et puis elle voulait que son père euh voit des jeunes elle voulait que son père euh bah aussi se change les idées parce que là vraiment c'était très très très horrible hein c'était vraiment une défaite massive pour lui il venait de passer de président à à président de cohabitation donc euh elle cherchait un profil et euh et donc j'ai candidaté pour être chargé des études et de la prospective à l'Élysée et c'est comme ça en fait toute ma carrière politique je la dois un peu à ce choix audacieux parce que enfin ses choix audacieux à à venir faire lesena à à rejoindre Chirac après après la défaite parce que quand vous revenez après la défaite ben forcément vous avez beaucoup plus de prix que quand vous venez après la victoire moi j'ai j'ai voilà j'ai connu Alain Jupé il avait un bureau il avait un tréteau enfin un bureau avec des tréteaux dans 30 m² rue Royale voilà il me créait ça son petit sing tank il avait plus rien Jacques Chirac il était à l'Élysée tous les conseillers s'en allaient et moi je suis arrivé et donc je lui ai je l'ai initié à Internet il est devenu le le le gourou de la de de ce qu'on appelait pas la start-up nation à à l'époque on appelait le le le le les les la société de l'information les jeunes l'adoraient en plus lui ça l'a beaucoup plu parce que comme il adorait le sumo il adorait les arts premiers ça lui a permis d'aller voir les aborigènes en Australie voir les matchs de sumo en direct sur Internet enfin bon on avit installer un ordinateur dans son bureau donc c'était très drôle ça a commencé comme ça et puis ensite Jérôme Mono est arrivé et Jacques Chirac s'est mis en tête de regagner les élections de 2002 et donc en tant que chargé des études évidemment j'étais j'étais là pour aider sur le programme du du futur président donc j'ai commencé à faire vraiment de la politique et puis et puis Chirac à un moment donné m'a convoqué il m'a dit maintenant faut aller te faire élir on n pas de femme il faut que tu t'engages il faut que tu deviennes député et donc bah j'ai j'ai j'ai j'ai hésité et puis je me suis dit en fait j'avais une petite frustration parce qu'au bout de 8 ans juge juge c'est quand même un métier de dossier et conseiller c'est aussi un métier où on écrit des discours on on réfléchit j'avais beaucoup réfléchi pendant plus de 12 12 ou 13 ans j'ai beaucoup réfléchi et puis je sentais un peu dé fourmis dans les jambes j'étais au fond une femme d'action et donc donc je suis allée à l'élection dans les Yvelines dans la circonscription d'HC justement joui en Josas véisy et et là j'ai commencé la politique avec une une victoire une victoire assez assez à l'arrachée qui a fait toute ma carrière parce que évidemment c'est quand on vous donne une circonscription qui est facile c'est bon vous avez pas beaucoup de mérite là j'ai François Baayou c'était lui qui m'a envoyer contre moi le général Morillon alors on ne se souvient plus de aujourd'hui de qui était le général Morillon mais c'était un héros à l'époque parce que c'était le héros de la guerre de Bosnie et c'était aussi l'homme qui avait organisé les Journées Mondiales de la Jeunesse pour le pape Jean-Paul II c'est-à-dire que Jean-Paul II était venu en France 6 mois plus tôt et c'était les Journées Mondiales de la Jeunesse donc il avait sur son tracte à la fois le commandant Massou en Afghanistan il était sur un char il avait le pape bon heureusement ils ne sont pas venus le soutenir mais enfin quand même c'était un grand monsieur et donc moi j'étais la petite jeune qui se présentait contre le grand monsieur j'étais pas la favorite du de l'élection c'est le moins qu'on puisse dire c'était le duel Chirac baayrou et et puis et Ben et puis j'ai gagné voilà j'ai gagné parce que j'ai je l'ai joué un peu différent je l'ai joué je l'ai joué moi je viens vous servir je viens m'occuper de vous je viens régler vos problèmes et cetera et j'ai gagné donc ça a été le l'acte fondateur parce que j'avais gagné contre bairou et le général maillon et et ensuite j'ai été jeune député je me suis beaucoup occupé de tous les sujets internet modernité éducation recherche et et et voilà et c'est comme ça qu'après j'ai fait la campagne de Sarkozy en tant que Ch en j'étais la chiraken embarqué dans l'équipe Sarco et donc il se méfiait un peu de moi quand même mais mais à un moment il a fallu la parité quand même au gouvernement les amis il a fallu la parité donc il a cherché les femmes talentueuses moi j'étais à l'époque porte-parole de l'UMP il m'avait choisi comme porte-parole chirakienne de l'UMP et et et il se trouve qu'il m'a proposé un ministère dont personne ne voulait le ministère de l'université alors pourquoi personne ne voulait du ministère c'est parce qu'il avait promis de faire la réforme et personne voulait aller faire la réforme parce que tous les ministres qui avaient essayé de faire la réforme devak Savari ben avait avait été viré et il y avait eu des manif av été virés et donc il m'a demandé si je voulais ce ministère et j'ai dit oui parce que mon père était professeur parce que j'étais élu de du territoire de saclcly et que je voulais en faire un cluster magnifique et puis ça me passionnait j'avais rapporté la loi recherche donc c'était des sujets qui me passionnaient et il m'a dit mais c'est très risqué Valérie j'ai dit bah oui c'est très risqué on y va voilà en fait il faut prendre des risques dans la vie si vous voulez beaucoup de gains il faut prendre beaucoup de risques c'est vraiment une leçon de vie moi j'ai pris beaucoup de risques en préparant Lena à Dauphine j'ai pris beaucoup de risqu en en allant chez Chirac quand il était en pleine défaite j'ai pris beaucoup de risque en acceptant le ministère des universités j'ai pris toujours beaucoup de risque dans ma vie alors quelque fois ça rate hein la première fois où je me suis présenté à la régionale j'ai raté euh et la foisù je suis présentée à la à la présidentielle je me suis mêl mais si on prend pas de risque on réussit jamais en tant que ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche vous avez porté une réforme importante la loi de l'autonomie des universités comment est-ce que vous avez géré cette situation sensible avec les syndicats les universités les possibilités de blocus alors ce qui est intéressant c'est que pourquoi on a réussi la réforme de l'autonomie des universités sous Sarco alors qu'elle avait échoué sous miteran elle avait échoué elle avait échoué sous Chirac c'est parce que c'est parce que je me suis appuyé sur les étudiants euh j'ai négocié évidemment avec les syndicats j'avais l'appui des présidents d'université qui voulaient l'autonomie j'avais mais les syndicats étaient très hostiles et même les syndical les plus réformistes qui en théorie étaient plutôt favorable à la réforme dès qu'il sortaient de mon bureau bah il redevenaient hostile parce qu'ils étaient dépassé par la base qui ne voulait pas de cette réforme une base qui avait peur de l'autonomie parce que l'autonomie ça voulait dire des résultats l'autonomie ça voulait dire des responsabilités vous savez c'est difficile la liberté parce que la liberté ça veut dire qu'à la fin ben vous êtes comptable si votre formation il y a pas beaucoup d'élèves c'est que votre formation est pas bonne c'est pas que l'État vous a pas donné assez d'argent pour voilà donc il y avait beaucoup de peur sur cette réforme mais qui était nécessaire pour que l'université puisse créer des choses nouvelles puisse avoir des projets d'établissement que ce soit pas toujours l'État qui lui dicte ce qu'il fallait qu'elle fasse c'était important et les syndicats de de de d'enseignants j'ai pas pu m'appuyer dessus et donc j'ai trouvé un autre allié et c'était les étudiants et je l'ai trouvé j'ai trouvé cet allié contre euh Nicolas Sarkozi et François Fillon qui étitent très dubitatif à l'époque parce qu'il considérait pas les étudiants comme des adultes et peut-être parce que j'étais la plus jeune ministre du gouvernement Sarco peut-être à cause de ça moi je me suis dit c'est les étudiants qui ont le plus à gagner parce que les étudiants on va leur faire une université de qualité et donc j'ai négocié avec à l'époque il s'appelait Juliard le le le président de l'Unef et puis avec la présidente d'un syndicat qui était très proche de de la de la CFDT qui venait de se créer on a négocié ensemble qu'est-ce que je leur ai donné je leur ai donné deux choses qui auquel il tenaient beaucoup la première c'était mettre en troè mission de l'université l'insertion professionnelle c'est les étudiants qui m'ont dit la mission de l'université c'est pas seulement la formation et la recherche c'est aussi l'insertion professionnelle des jeunes il faut qu'il y ait des bureaux d'insertion professionnelle dans l' Université on a besoin de ça c'est l'étudiants qui m demander donc ça je l'ai mis dans la loi et la deuxième chose que je leur ai donné qui voulait et ils avaient raison c'est le 10e mois de bourse parce que les bourses étudiantes étaient sur 9 mois et eux m'ont demandé un diè mois parce qu'ils ont dit de plus en plus université c'est de septembre à juin on a besoin de 10 mois et donc et enfin la troisième chose qu'on a construit ensemble c'est le plan réussite en licence parce qu'ils sont venus me voir on me disant il y a trop d'erreurs d'orientation il y a trop d'échecs en licence 33 % des jeunes échouent en première année donc il faut qu'on fasse un plan de réussite en licence avec du tutorat avec des aides et on a fait ce planlà donc c'est les étudiants et à la fin les étudiants ont appelé au calme c'est les organisations étudiantes qui ont ramené le calme à la fin et pas du tout les syndicat d'enseignants je dois le dire malheureusement pour eux les plus adultes n'étaient pas ce qu'on pensait aujourd'hui la précarité étudiante a gagné du terrain depuis la crise sanitaire notamment certains présidents d'université souhaitent une allocation d'études il tes-vous favorable ainsi que le le repas du cru à 1 € alors c'est vrai que on a aujourd'hui vrai précarité des jeunes en France et en île-de-fance et et c'est ce sujet il faut qu'on trouve des moyens de l'adresser alors nous à la région on on a décidé de faire quelque chose en euh d'un peu nouveau c'est le contrat mentor étudiant mentor c'est quoi le contrat étudiant mentor c'est un contrat de travail pour des étudiants qui décideraient de mentorer des jeunes des jeunes en situation de handicap des jeunes en difficultés Scola des étrangers des étudiants étrangers et l'idée pour moi c'était que l'étudiant puisse gagner sa vie mais dans l'univers de l'université qui soit pas forcément obligé d'aller gagner sa vie à l'extérieur parce que gagner sa vie à l'extérieur bah ça veut dire ça veut dire potentiellement mettre en péril ses études nous on avait calculé que un étudiant pouvait travailler en même temps que ses études mais que au-delà d'un mi-temps les études étaient en danger donc l'objectif c'est que l'étudiant puisse aussi gagner de l'argent en faisant une une activité de d'utilité publique le mentorat on a 1000 étudiants mentors dans toutes les universités qui sont financés par la Région Île-de-France ça je pense que c'est important parce que je pense qu'il faut pas non plus que l'étudiant attende tout de la société à partir du moment où on s'engage dans un processus d'étude on devient aussi un adulte on est aussi responsable c'est pas abérrant qu'un étudiant puisse aussi aller un peu travailler on a aussi augmenter les bourses moi vous le savez pour les les jeunes bacheliier mention très bien en île-de-fance je donne une bourse de 1000 € alors vous allez dire pourquoi au bel mention très bien parce que je veux rompre l'autocensure ils ont bement son très bien ils sont très bons ils ne peuvent pas se priver d'aller faire des très bonnes filières y compris les filières qui sont un peu un peu compliqué comme la médecine comme le droit ou comme ou comme ou comme ou comme la prépa qui sont un peu compliqué parce qu'elles sont très sélectives et qu' il y a un aléa à à les faire donc je veux les pousser et y compris à faire des filières universitaires longue pas seulement des BTS et des dut donc j'ai mis 1000 € de bourse donc oui il faut augmenter les bourses oui il faut travailler sur le le l'emploi étudiant en lien avec l'université un emploi étudiant qui les fait réussir nous on est favorable au repas à 1 € dans les CROUS là où je suis en train de travailler c'est c'est sur la question des CROUS sur roues parce que vous avez des étudiants je pense par exemple aux élèves infiermier les IFC ne sont pas dans les universités ils sont un peu réparti partout donc on a des élèves qui n'ont pas forcément toujours accès au repas à 1 € moi je pense que le repas à 1 € est un pilier de l'Aide Sociale à l'étudiants en revanche je suis pas favorable à un revenu à un revenu universel pour les étudiants parce que je pense quand même que l'étudiant il est là pour chercher un boulot donc commencer à le mettre dans une logique qui serait une logique d'assistana c'est pas c'est pas mon trip parce que le vrai sujet dans les villes universitaires c'est la chireté du logement et donc on a besoin aussi de d'offrir plus de logement étudiants et moi je me suis un peu battu avec l'État là-dessus parce que l'État ne voulait pas considérer le logement étudiant comme du logement social parce qu'ils doivaent loger des familles mais dans une ville enfin dans une région aussi universitaire que l'Île-de-France où on accueille 300000 étudiants on a besoin que les étudiants puissent se loger et il y a une décision qui a été prise qui est une très mauvaise décision cette année elle a été prise pour des bonnes intentions mais est une très mauvaise décision c'est d'arrêter de louer les logements classés g euh pour le leur leurs propriétaires devant faire des gros travaux très souvent ces logements classg c'est toutes les chambres de bonnes à Paris parce qu'elles sont sous les toits et donc elles sont classé g parce qu'elles sont sous les toits les propriétaires ne peuvent pas les isoler parce que c'est la toiture entière qui qui qui qui est en cause et donc en réalité on on est en train d'enlever à la location des logements classé G qui sont aussi ça peut être aussi les logements dans des dans des bâtiments anciens qui sont classé g alors que les bâtiments sont magnifiques d'extérieur donc c'est très paradoxal cette cette cette classification et là en ce moment alors qu'on est en pénurie de petite surface et que les étudiants cherchent du logement enlever des centaines de milliers de logements classés g de la location c'est une faute c'est une faute alors je comprends il y a des bonnes intentions derrière he c'est de dire il faut plus de passoir termique ok mais il vaut mieux une passoire thermique que pas de toi donc le sujet aujourd'hui il est mal pris par par le gouvernement en ce moment on a besoin de logement pour les étudiants et c'est vraiment le sujet c'est le sujet beaucoup plus encore que l'alimentation ou ou ou ou le coût de la scolarité c'est vraiment le sujet c'est le logement en 2015 vous devenez la Présidente de la Région Île-de-France depuis 10 ans maintenant quelle est la chose dont vous êtes la plus fière en tant que présidente d'île-de-fance ouf il y en a beaucoup euh c'est quand même c'est mon plan de rénovation des lycées quand je suis arrivée 200 lycées en Île-de-France étaient totalement vétus mais quand je dis totalement vêtu c'est véus 1 et 2 donc la première chose qui m'est arrivée c'est que j'ai vu arriver les trois recteurs d'académie le préfet me dire il faut un plan d'urgence pour les lycées je leur ai dit vous auriez pu dire ça à mon prédécesseur avant quoi mais bon bref donc ils sont venus me voir ils m'ont dit il faut faire quelque chose on a mis 1 an un an à faire leudit des lycées on navait pas un document on avait rien voilà c'était pas géré et on a fait un plan de 5 milliards d'euros 6 milillard 6 après la guerre en Ukraine parce que les coups ont explosé et on gère aujourd'hui 1000 chantiers en même temps 5000 entreprises en même temps pour rénover petit à petit tous les lycées l'î-defance et moi il y a un truc qui m'a qui qui qui me qui me remplit de joie c'est quand j'inaugure des lycées neuf dans des territoires parfois très défavorisés et que les élèves viennent me voir et ils me disent on avait un bailli pourri et maintenant vous nous avez redonné envie d'étudier vous savez quand à champign le lycée Gabriel Perry était surnommé Gabriel pourri et que les jeunes les jeunes c'est lycée professionnel l'appelle maintenant le lycée Christian Dior voyez ça je me dis j'ai été utile j'ai servi à quelque chose et ça va pas s'arrêter parce qu'on en a encore en 70 en chantier à lancer voilà quelles initiatives avez-vous mis en place concernant l'orientation et l'amélioration de l'orientation des étudiants dans votre région alors je vous l'ai dit on a lancé cette plateforme Oriane cette mission Orian avec un site orian.info l'objectif d'orian c'est d'aider sur toute la chaîne les les décrocheurs je me suis rendu compte que la région avait la responsabilité du décrochage mais figurez-vous qu'on nous donnait pas le fichier des décrocheurs alors c'était bien on ouvrait des écoles de la deuxième chance elles étaient vides et on ne savait pas comment contacter les décrocheurs donc je me suis battu avec le ministère de l'Éducation nationale qui voulait pas me donner les noms pour pas les stigmatiser j'ai dit oui mais enfin en me donnant pas les noms vous vous vous m'empêchez de les raccrocher donc là on est dans Orian un volet agence du raccrochage on appelle les jeunes et on les raccroche et notre objectif c'est d'avoir 100 % de jeunes appelés et évidemment 100 % de jeunes raccrochés aujourd'hui on est plutôt à 57 % mais quand je suis arrivé on était à 7 % donc ça c'est énorme et c'est très important parce que le décrochage c'est souvent une mauvaise orientation ensuite il y a la question de préparer parcours sup préparer l'orientation des jeunes l'orientation métier euh donc ça c'est le rôle d'orian aussi orian.info et puis dialoguer avec les différentes personnes qui font les métiers c'est la nouvelle plateforme qu'on a mise en place pour parler à un professionnel donc on multiplie les initiatives pour aider à l'orientation des jeunes à travers Orian et puis aussi trouver les stages parce que l'un des gros problèmes c'est que beaucoup de jeunes voudraient faire des formations en alternance toujours pour cette logique d'insertion professionnel et puis de de de de de de pourvoir à ses besoins quotidiens mais les alternances faut les trouver et aujourd'hui le stage malheureusement c'est souvent du piston et qu'est-ce qu'on fait quand on n' pas de carnet d'adresse la Région a mis 9000 St stage sur une plateforme trouver un stage en Île-de-France et cette plateforme elle est embarquée sur tous les ordinateurs qu'on donne vous savez au lycéen en classe de seconde pour les aider à avoir une idée de où ils peuvent trouver les stages et toutes les personnes qui sont financées par la région doivent proposer des stages sur la plateforme la SNCF la RATP les entreprises du bâtiment les start-ups tout ce que nous finançons je nous aidons à se développer les communes doivent mettre des stages sur la plateforme on arrive au terme de cette vidéo de cet entretien est-ce que vous auriez un dernier message pour tous les jeunes qui regarderont cette vidéo ce que je crois c'est que l'Île-de-France c'est la région de tous les possibles et moi je veux vraiment faire en sorte que l'Île-de-France soit une région où quand on est jeune on puisse réaliser la promesse de sa vie voilà et qu'on puisse trouver un endroit qui vous convienne mais et je le répète l'orientation c'est quelque chose de très personnel il faut trouver sa voix et il faut trouver son sens sa direction donc faut pas faire une formation on peut faire des formations initiale d'abord pour se former d'abord pour apprendre mais à un moment donné il faut trouver un sens à sa vie moi aujourd'hui je vois beaucoup de jeunes qui ont fait des études des études tout à fait universitaires de l'IDE de Scien et puis qui à un moment donné s'arrêent et disent ben moi la passion de ma vie c'est la cuisine la passion de ma vie c'est les belles choses la passion de ma vie c'est c'est le design et qui et qui repartent faire un CAP donc ce que je pense c'est que il faut redonner ces lettes de l'ambulesse à l'enseignement professionnel parce que l'enseignement professionnel c'est juste des métiers et donc ça ne doit pas être séparé comme ça a été de l'enseignement général et donc moi je vais faire des lycées de plus en plus polyvalents pour qu'on puisse passer de l'un à l'autre et se et et changer de de de de voix je ne veux plus que tout soit décidé à 17 ans en fonction du bac qu'on a fait et en fonction des de la première année d'université qu'on a fait parce que la vie est pleine de surprises et il y a plein de choses qu'on peut faire et des choses auxquelles on n même pas pensé même pas rêvé voilà et le covid a été une période où beaucoup de Franciliens ont ré réinterrogé leur choix de vie et ont changé de ont changé de de de filière et je trouve ça très sain je trouve ça très sain de pas faire toujours le même métier dans la vie je trouve ça très sain de se réinventer tout au long de la vie et puis j'ai aussi un petit message pour les filles euh voilà vous pouvez tout oser apprenez à oser c'était la devise merci beaucoup Valérie PC d'avoir répondu à toutes nos questions

50:32
Non speech

[Musique]