Matthieu Valet : "Face à la barbarie qui a tué Mélanie, qu’Emmanuel Macron se taise !" (Europe 1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Je pense à cette assistante d'éducation de 31 ans dans ce collège de Haute-Marne où on nous explique qu'il y a encore des territoires épargnés par l'ultra-violence aujourd'hui, on a encore une fois malheureusement la démonstration inverse.
- 1:14OuverteRéponse directe
Donc il y a des solutions, mais ce n'est pas le cas. Visiblement, il était inconnu des services de police.
- 2:05OuverteRéponse directe
On a eu ce week-end, ou ces derniers jours, Benoît, le père de Benoît, qui est mort à Dax, parce que c'est un jeune de 16 ans, arme blanche, qui l'a planté, tué.
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On n'a pas tout ce même constat, Pascal Praud, parce que la CGT ou certains personnels d'enseignants ou d'assistants d'éducation étaient contre ces fouilles aléatoires, ces contrôles aléatoires par les gendarmes et les policiers à la rentrée des abusants scolaires.
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Le laxisme judiciaire tue nos enfants, tue notre pays aujourd'hui. Et vous avez M. Rémi Hetz, le procureur général près d'un cours de cassation, Mme Laure Béciot, la procureure de Paris.
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J'ai cité beaucoup de réactions de Jordan Mardella, de Marine Le Pen. Je ne sais pas si à gauche, il y a aussi des réactions, et je le dis pour Laurent Tessier.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Et que moi je dis à Elisabeth Borne, le mineur de 2025 c'est plus le mineur de 1945. »
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« Ce qu'il faut faire, c'est les mettre dans des centres éducatifs fermés, dans des établissements pénitentiaires pour mineurs. Je rappelle qu'il y en a 600 en France. »
- 1:31PrésentateurFait
« Il aurait eu un rappel à la loi, un travaux d'intérêt général ou encore pire, une convocation dans le délégué du procureur qui lui dit ce n'est pas bien. »
- 4:56PrésentateurFait
« Depuis 20 ans, on nous bassine avec la culture de l'excuse, on a l'excuse sociale, l'excuse pénale, l'excuse de minorité qui fait que le petit Matisse de 15 ans, son meurtrier qui a été condamné, il est risqué 30 ans, 15 ans, trouble psychique, 8 ans. »
- 5:37PrésentateurFait
« On a encore l'extrême gauche qui va nous expliquer qu'il a atteint des troupes psychiatriques, qu'il vient d'un milieu modeste, qui avait bien une belle raison de faire ça. »
- 14:24Invité politiqueFait
« C'est la première fois d'ailleurs depuis 11 heures que j'apprends que cette dame était mère d'un petit garçon. »
- 14:33Invité politiqueFait
« « À sa famille, au sien et à toute la communauté éducative, la menace des armes blanches chez nos enfants est devenue critique. Comme décidée le 27 mars et le 29 avril, il nous revient de faire de ce fléau répandu partout un ennemi public. » »
- 18:55Invité politiqueFait
« Mme Borne, elle ne prend pas la mesure de ces faits de société. Elle a proposé que les élèves écoutent et regardent le film Adolescence. »
Temps de parole
- Présentateur40 %
- Matthieu Valet26 %
- Locuteur 923 %
- Locuteur 64 %
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Je pense à cette assistante d'éducation de 31 ans dans ce collège de Haute-Marne où on nous explique qu'il y a encore des territoires épargnés par l'ultra-violence aujourd'hui, on a encore une fois malheureusement la démonstration inverse. Et cette jeune femme de 31 ans, c'était un emploi jeune, c'était les premiers pas dans l'éducation nationale, qui débouche souvent sur des concours d'enseignants, professeurs des écoles ou professeurs des collèges en l'occurrence.
Et donc vous imaginez qu'elle ne regagnera pas sa famille, ses proches, ses amis, parce qu'on a un primo-délinquant de 15 ans qui a sorti un couteau et qui s'est acharné sur elle, puisqu'elle est décédée rapidement et que malgré l'intervention rapide des gendarmes qui procédaient à ces contrôles aléatoires, dont un a été légère emblaissé à la main, on en est dans cette situation-là. Et que moi je dis à Elisabeth Borne, le mineur de 2025 c'est plus le mineur de 1945. Et que dire parce qu'il y a un gamin qui va avoir un couteau ou une arme blanche ou une arme prohibée, on va faire un conseil de discipline.
Vous savez que jusqu'à 16 ans, l'âge à laquelle l'école est obligatoire, on va refourguer le gamin d'un établissement à l'autre. Donc en fait, on se balance la patate chaude d'un établissement à l'autre. Ce qu'il faut faire, c'est les mettre dans des centres éducatifs fermés, dans des établissements pénitentiaires pour mineurs. Je rappelle qu'il y en a 600 en France.
Et donc il faut absolument qu'ils soient isolés, qu'ils protègent en fait les établissements pénitentiaires pour mineurs ou ces centres éducatifs fermés, la société de ces fous furieux, qu'ils soient prêts au nélacaux aux mineurs, aux mineurs, aux récidivistes, à encore moins attendre qu'ils refassent plusieurs fois la même infraction.
Donc il y a des solutions, mais ce n'est pas le cas. Visiblement, il était inconnu des services de police.
Oui, mais là, je veux dire, là, ce que M. Borne disait, c'était qu'il y a une énorme découverte. Bon, là, évidemment, elle a été utilisée, il y a une enquête criminelle. Mais ce que je veux dire, c'est que si on avait découvert ce couteau, il aurait eu un usage fait. Il y aurait eu un conseil de discipline et un signalement procureur. Vous savez qu'aujourd'hui, moi, je vous dis ce qui serait passé si ce mineur de 15 ans n'avait pas utilisé le couteau dans lequel il était en possession. Il aurait eu un rappel à la loi, un travaux d'intérêt général ou encore pire, une convocation dans le délégué du procureur qui lui dit ce n'est pas bien.
Et ensuite, derrière, on l'aurait mis dans un autre établissement scolaire, puisqu'à 15 ans, vous êtes encore obligatoirement de ce que ça réalise. Donc, on aurait dit à notre établissement, on n'en veut plus, c'est une patate chaude. Il fout, en fait, le bronc chez nous ou il représente une âge chez nous. Et donc, du coup, on le donne chez vous. Donc, en fait, le problème, c'est qu'on attend le drame, on attend qu'il réitère, on attend qu'on ait un mort pour pouvoir, finalement, avoir des mesures fortes qu'on doit prendre dès le début du procureur.
J'entends ce que vous dites, mais au-delà, d'ailleurs, de ce qui peut se passer dans un lycée ou dans un collège, On a eu ce week-end, ou ces derniers jours, Benoît, le père de Benoît, qui est mort à Dax, parce que c'est un jeune de 16 ans, arme blanche, qui l'a planté, tué. On a eu à Nantes un lycéen qui a poignardé plusieurs élèves dans un établissement scolaire récemment. On a eu un adolescent de 17 ans qui a été placé en garde à vue, mardi, après avoir menacé une enseignante, toujours avec un couteau. L'arme blanche, le couteau, les jeunes. Et Gilbert Collard parlait tout à l'heure du mimétisme, et ça, on connaît en criminologie, le mimétisme, 1 plus 1 plus 1.
Qu'est-ce qu'on fait avec les armes blanches et les couteaux ? Au point où, dès que vous êtes dans la rue, vous, moi, imaginons aujourd'hui une forme de paranoïa que nous avons tous, lorsqu'on est dans un endroit où il y a beaucoup de monde, stade de football, un cinéma, les transports, etc. On a peur, on regarde les uns et les autres avec défiance.
On n'a pas tout ce même constat, Pascal Praud, parce que la CGT ou certains personnels d'enseignants ou d'assistants d'éducation étaient contre ces fouilles aléatoires, ces contrôles aléatoires par les gendarmes et les policiers à la rentrée des abusants scolaires. Et quand M. Macron nous dit, par un terme anglais, parce qu'évidemment, il n'aime pas la France, « brainwashing », comme quoi les faits divers qui sont pour moi des fouilles de société lavent le cerveau des gens, moi, je peux en rajouter.
Ce petit Hassan à nos gens sur Oise, qui a été tué sur le parking d'Anidle, ou à Crépol, Thomas qui a été massacré à coups de couteau, ou encore Elias, ce jeune de 14 ans dans le 14e arrondissement, parce qu'il a refusé de donner son téléphone portable et qu'il était sans histoire, et qu'il rentrait d'un entraînement de sport qui s'est fait massacrer aussi à coups de machettes. Sa mère l'a dit, elle l'a encore dit ce matin, sur une des antennes nationales, et qu'elle se retrouve bien seule, bien abandonnée, et bien sans nouvelles de la justice et des politiques. Tant qu'on n'est pas sur le même constat, on n'aura pas les mêmes solutions.
Le couteau, ce n'est pas simplement une arme par décennation, une arme blanche, c'est une arme pour laquelle on doit être poursuivi comme tel, comme un délit, devant un tribunal, avec une condamnation pénale. Et que lorsqu'on me dit qu'il y a de la superpopulation carcérale, on n'intègre pas les bons. Et d'une certaine manière, ce n'est pas parce qu'il y a plus de gens en prison qu'il ne faut pas les mettre en prison, c'est bien parce qu'il y a un ensauvagement. Donc le mimétisme, certainement, mais moi je vous dis, tant qu'on n'est pas sur le même constat, et qu'on derrière, on ne va pas du coup vers les mêmes solutions, il n'y aura pas d'amélioration.
Il n'y a pas de concorde sur ça, Pascal Proy. On a encore l'extrême gauche qui va nous expliquer qu'il a atteint des troupes psychiatriques, qu'il vient d'un milieu modeste, qui avait bien une belle raison de faire ça. Mais de toute façon, pour tuer quelqu'un à coup de couteau sans raison, à l'entrée d'un établissement, sur une assistante d'éducation de 31 ans, c'est que vous n'êtes pas un grand clair, ou que vous n'avez pas les idées claires. Mais pour moi, ça doit motiver d'autant plus à mettre ces gens-là derrière les barreaux. Il faut absolument protéger la société avant de parler de réinsertion.
Je vous parle de ça parce que moi, en tant que policier, pendant 20 ans, c'est les discours qui ont tué mon pays, qui ont tué la France. Depuis 20 ans, on nous bassine avec la culture de l'excuse, on a l'excuse sociale, l'excuse pénale, l'excuse de minorité qui fait que le petit Matisse de 15 ans, son meurtrier qui a été condamné, il est risqué 30 ans, 15 ans, trouble psychique, 8 ans. On fait des divisions par 4. Donc tout ça, les gens ne supportent plus. Et pardon de le dire, je suis venu chez vous la semaine dernière, je termine là, excusez-moi d'être long. Le laxisme judiciaire tue nos enfants, tue notre pays aujourd'hui. Et vous avez M.
Rémi Hetz, le procureur général près d'un cours de cassation, Mme Laure Béciot, la procureure de Paris. Tout le monde est monté au créneau, non pas pour s'offusquer, alors qu'ils représentent les intérêts d'associés, ce ne sont pas des juges du siège. Ils viennent sur les antennes pour nous expliquer que le problème, c'est le populisme anti-juge et que ce n'est pas le laxisme de certains juges qui font les morts dans notre pays. Donc tant qu'il y aura cet entre-soi qui se protège et qui en fait a l'impression d'être seul contre tous les Français, on n'y arrivera pas sur CNews. Et Europe 1, vous expliquez souvent que 80% des Français estiment que la justice est laxiste.
Aujourd'hui, on a tout ce cocktail explosif qui nous saute à la figure et dont on est en train de le payer, mais au prix de mort, de vies innocentes, de victimes innocentes, de gens qui finalement n'ont rien demandé, qui sont honnêtes, qui sont des Français honnêtes et qui aujourd'hui ne peuvent ni compter ni sur la justice, ni sur des restes très politiques comme M. Macron qui nous explique qu'il y a des faits divers. Il y a un coup de gueule parce qu'au bout d'un moment, c'est bon. Les tweets, les recueillements, les réunions, les soucis, les fleurs, ça va.
Moi, je n'ai pas envie que demain ma petite sœur et mes deux neveux se fassent fracas à coup de couteau parce qu'on m'explique qu'il y a des troubles psychiques, parce qu'on m'explique qu'il a croisé la route d'un fou furieux qui ne devait pas être dehors, parce que comme Elias, c'était des gamins qui habitaient au même endroit mais qui ne devaient pas se fréquenter, il faut arrêter de nous prendre pour des cons. Ça devient... Il y a des morts, il y a des victimes.
J'ai cité beaucoup de réactions de Jordan Mardella, de Marine Le Pen. Je ne sais pas si à gauche, il y a aussi des réactions, et je le dis pour Laurent Tessier.
Le député et les filles Antoine Léomant, pour le moment.
Donc c'est aussi intéressant parce qu'on voit bien dans ces cas-là les réactions des uns et des autres. De la même manière que les médias, on en avait parlé, c'était Laurent Tessier la semaine dernière qui avait fait une chronique assez remarquable où on s'était aperçu que sur France Inter, je crois que c'était lundi au lendemain de ce qui s'était passé au Paris Saint-Germain, sur les Champs-Elysées, après la victoire du Paris Saint-Germain, 3 minutes.
3 minutes et 5 secondes entre 7h et 10h. 3h de matinale, 3 minutes et 5 secondes sur les violences.
Et vous aviez fait effectivement une chronique extrêmement intéressante. Il est 12h42, on est avec Mathieu Vallée. Vous êtes sur Europe 1, Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement National. A tout de suite.
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Et la suite de Pascal Preu, c'est dans un instant avec notre invité, Mathieu Vallet. Nous revenons sur cette actualité dramatique. Une surveillante a été poignardée mortellement par un collégien ce matin. Un collégien de 5, de 15 ans. C'était à nos gens en Haute-Marne. A tout de suite sur Europe 1.
Bonjour, c'est Stéphane Berne. Aujourd'hui est un jour important pour environ 2200 personnes qui fêtent leurs 65 ans en France métropolitaine et en Outre-mer. A tous ceux qui ont déjà franchi le cap des 65 ans et à ceux qui célèbrent cet anniversaire, vous entrez dans la zone à risque. Ça y est, j'ai toute votre attention ? Il faut savoir que plus de 90% des personnes de 65 ans et plus sont déjà porteuses du virus responsable du zona. Et le principal facteur de risque, c'est tout simplement l'âge. Alors, si vous avez 65 ans ou plus, c'est le bon moment pour en parler avec votre médecin ou votre pharmacien. N'attendez pas, faites-le dès aujourd'hui.
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On va être Isabelle, mais je vous lis ce que je découvre parfois de propositions qui seraient formidables, d'ailleurs extrêmement efficaces, mais que personne ne fera. Il faut créer des centres de rééducation fermés avec l'armée du sport à outrance, des corvées, de la discipline. Pas de portable, pas d'écran. Couper ces jeunes gens du reste du monde pour les réadapter. Il faut remettre l'apprentissage à 14 ans. Bon, tout ça, moi je ne suis pas contre, mais je sais que ça ne se fera pas. Isabelle est avec nous. Bonjour Isabelle, vous habitez la Belgique.
Oui, bonjour. Oui, voilà, bonjour M. Provo. Vous êtes gentil de me donner la parole.
Je vous en prie, madame.
C'est évidemment plus que dramatique et les mots que l'on pourrait donner ne sont rien par rapport à ce qui s'est passé. On a enlevé la vie d'une personne et d'une personne qui avait un avenir. On lui a enlevé son avenir et on a enlevé l'avenir des parents aussi. Et c'est quelque chose de terrible. Donc, voilà, la politique, je n'en fais pas, mais je pense qu'aujourd'hui c'est très grave et je pense que ce soit en Belgique ou ailleurs, il faut mettre un stop, mais un stop fort à ce qui se passe. Parce que comme vous l'avez dit tout à l'heure, je vous écoutais, ce type-là est probablement un cinglé, on verra bien. Mais dans notre société, il y a tous les enfants qui vont très bien.
Et à cela, il faut montrer que quand un acte est fait et que cet acte est répréhensible, il y a une conséquence à un acte. Et on ne peut pas dire, ben c'est rien, ben voilà, il va aller en prison, il va faire ci, il va faire là. C'est trop léger pour tous ceux qui vont bien. Et aujourd'hui, c'est à ceux qui vont bien que je pense. Parce qu'il y a des cinglés, il y en a partout dans tous les pays du monde. Mais c'est à ceux qui vont bien auxquels on doit penser. Et il faut une démarche forte, il faut une punition terrible pour qu'il y ait un stop, un stop par rapport à tout ça.
Laquelle, je ne sais pas, moi je suis une mère et une grand-mère, je ne sais punir s'il le faut mes enfants, mes petits-enfants quand c'est nécessaire. Mais je ne sais pas donner pour un pays. Mais quelqu'un doit avoir le courage de trouver quelque chose de fort. Et je pense que le débat politique n'est pas nécessaire. Aujourd'hui, c'est au-delà d'un débat politique. C'est un stop qu'il faut mettre. Un gros, grand stop.
François Bayrou vient d'écrire à l'instant à nouveau l'horreur. Cette fois, c'est un collège de nos gens où une assistante d'éducation a été poignardée, tuée par un élève de 14 ans. Nos pensées vont à son petit garçon. C'est la première fois d'ailleurs depuis 11 heures que j'apprends que cette dame était mère d'un petit garçon. Donc vous avez un enfant aujourd'hui qui est orphelin. « A sa famille, au sien et à toute la communauté éducative, la menace des armes blanches chez nos enfants est devenue critique. Comme décidée le 27 mars et le 29 avril, il nous revient de faire de ce fléau répandu partout un ennemi public. » Voilà ce qu'a écrit François Bayrou il y a quelques instants.
Une fois que vous avez dit, Isabelle, qu'il faut dire stop, c'est toujours pareil. Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous faites ? Si vous avez une solution, proposez-la-moi, dites-la-moi très vite.
Non, non, non, mais oui, bien sûr. La solution, elle doit être radicale.
Oui, mais quoi ? Quoi ? Quoi ? Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce que vous faites ?
Mais moi, je vous dirais, en fait, ce qui me vient à l'esprit, c'était ce fameux père Gilbert qui avait ouvert cette maison pour les jeunes, parce que tous ceux-là sont des exclus de la société. C'est un homme qu'on devrait interroger, en fait, qui s'est beaucoup occupé des gens qui étaient en marge de société, qui n'ont fait que des bêtises.
Oui, mais là, on est sur autre chose. On est sur autre chose. Si, depuis un an, j'égrenais tous les jeunes gens qui ont tué avec un couteau, on arrive à une liste extrêmement importante. Et cette affaire de mimétisme, moi qui m'inquiète beaucoup, ce que disait Gilbert Collard, parce qu'il connaît très bien ça, Gilbert Collard, la criminologie, le mimétisme. C'est-à-dire que dans une société, quand tu as commencé à faire des choses, d'autres le font. C'est vrai également pour ce qui se passe sur les Champs-Elysées après les matchs de football. C'est pour ça que Tolérance Zéro, d'ailleurs, est une philosophie.
C'est-à-dire qu'il a arrêté dès la première fois, parce que pour qu'il n'y ait pas cet aspect de mimétisme, et qui interroge évidemment sur la société, Isabelle.
Oui, mais c'est ce que je vous dis. Il faut qu'il y ait ça, mais je ne suis pas amenée à vous donner la solution que je ne l'ai pas. Mais il le faut pour les autres enfants, pour que les enfants sachent. Je fais ça, il y aura telle punition. Je fais ça, il y aura la conséquence. Et aujourd'hui, il n'y a pas de conséquence.
Pas plus chez vous, mais il y a des conséquences. J'entends ce que vous dites. Mathieu Vallée, votre sentiment est...
Non, mais j'ai pensé pour ce choc, quand je suis dans le Nord, ce gamin, qui ne reverra pas à ce moment, rentrer ce soir à la maison. Vous savez, je pensais à Stécie, cette compagne de policière de Paul. Vous savez, ces trois policiers de Paul et Steven à 24 et 25 ans qui ont été tués par un criminel de la route, drogue et alcoolisée. À la dernière fois, on était à leur rendre hommage deux ans après le drame. Et je la voyais s'occuper de ce petit gamin qui grandissait sans son père, sans le visage de son père, sans l'amour d'un père, sans qu'un père puisse coucher ses enfants, enfin son fils.
Et là, malheureusement, ce petit gamin, ce petit enfant, je souhaite que le président de la République le fasse pupille de la nation. Il faut que tous ces gamins qui perdent leur papa, leur maman, les deux, vendredi, vous aurez pardon de faire une disgression, mais vous aurez Jean-Baptiste Saval et Jessica Schneider, ces deux policiers de même en ville qui ont été assassinés à leur domicile par un couteau, par la Russie Abba, un terroriste islamiste. Et pareil, Mathieu, ce petit gamin à l'époque, j'ai trois ans et demi, aujourd'hui, grandit sans ses deux parents, ses grands-parents, et Orphéopolis, l'association qui gère les trois milliers Orphéopolis, le gère.
Et j'ai pensé à tout ça parce que, moi, je me bats pour eux. Mon combat, c'est pour eux. C'est pour qu'on n'ait plus de gamines et de gamins qui grandissent sans leurs parents. Et vous avez raison, la tolérance zéro. Mais moi, c'est des drames humains, ce n'est pas des faits divers. Et quel irrespect du président de la République que de considérer ces gens-là comme des choses, comme des objets, comme des matricules, comme des numéros, comme des êtres inhumains, en fait. Et je suis profondément ému par le fait de savoir que le petit gamin ne fait pas sa maman.
Elle consacrait sa vie à l'éducation, à un collège, à accompagner nos enfants, à être dans un emploi jeune de l'éducation nationale que sont les assistants d'éducation. Et donc, on vient sur un drame absolu par un coup de couteau, des coups de couteau qui ont été portés à cet assistant d'éducation. Je pense qu'il faut que ça nous fasse vraiment tout se réfléchir. Et votre auditrice a raison de la dérégation politique. Il faut que la société se réveille. Parce que pour l'instant, on s'endort et on excuse tout. Et malheureusement, notre société prend l'eau.
Et la police, la gendarmerie, toutes les institutions, en fait, épongent avec des petites éponges toute notre société qui est en train de prendre l'eau.
La difficulté, évidemment, c'est les réactions des politiques qui reviennent comme des boumangues. Quand Mme Borne a dit l'autre jour « Il ne faut pas légiférer à chaud », la mère d'Elias lui a répondu ce matin. Et elle a égréné précisément le nombre de jeunes gens qui sont morts, tués par un couteau. « Il ne s'agit plus d'être à chaud », disait la mère d'Elias. Il s'agit effectivement de prendre la mesure de ces faits de société. Mais Mme Borne, elle ne prend pas la mesure de ces faits de société. Elle a proposé que les élèves écoutent et regardent le film Adolescence. Je vous assure, je trouve ça dérisoire.
Tout le monde, je pense que vous l'avez vu d'ailleurs, c'est un document de Netflix, une série de Netflix en quatre épisodes. C'est évidemment une série extrêmement intéressante. mais vous pensez que c'est en voyant, en cours, à l'école, on se souvient comment ça se passait quand on regardait les films qu'on nous proposait. Vous pensez que c'est ça qui va changer la société française ? C'est de la com' et c'est de la mauvaise com'.
C'est de la mauvaise com'. Stéphanie, la mère d'Elias, à 14 ans, je l'ai entendu. Quelle dignité, quel courage, parce que vous vous rendez compte que ce matin, elle explique que quelques minutes après le drame, elle vient sur place, elle prend son enfant dans les bras, qui est en train de mourir, elle l'apaise, elle le tranquillise, elle lui explique que son père, sa famille, vont arriver à son chemin pour lui donner toutes les forces nécessaires pour qu'ils aient encore un espoir qui reste parmi eux. Mais malgré l'engagement et la détermination du SMUR et des sapeurs-pompiers de la préfecture de police de Paris, de la brigade des sapeurs-pompiers, elle va perdre son enfant.
Elle nous explique que les deux suspects, que la brigade anticriminalité que l'extrême gauche le supprimait a interpellé, parce qu'elle connaît ses clients, c'est toujours les mêmes clients, qui sont fidèlement connus de la police et de la justice, ont déjà fait l'objet d'un passage devant le juge pour enfants pour des faits similaires, et qu'ils ne seront pas jugés plusieurs mois après, et que derrière, ils ne devaient pas se côtoyer alors qu'ils habitent dans la même résidence, c'est pire, on lui explique que l'AFP, puisque vous parlez de la France Inter, explique que c'est un coup de colère, que c'est un coup de machette et que ça la brise, parce qu'elle estime qu'on sous-estime et sous-considère son enfant, et que derrière, parce qu'il s'est défendu et qu'il n'a pas baissé le regard et la garde, et qu'il ne s'est pas laissé soumettre à ses agresseurs, on explique que s'il n'avait pas résisté, il ne serait pas mort.
Donc vous voyez, c'est tout ce combat de culturel qu'il faudra mener, et quand vous avez Laurent, votre collaborateur, qui nous fait en trois minutes ce que font trois heures ce France Inter et qu'ils y consacrent quelques minutes, honnêtement, je vous dis qu'il y a encore beaucoup de chemin à accomplir, et politiquement, et judiciairement, et culturellement, et je pense que vos ondes qui donnent la parole aux gens contribuent à ce que ce combat culturel pour nos victimes, pour nos Françaises et Français innocentes puissent avoir la parole. Merci Mathieu Lade. Merci à vous de votre invitation.
Matthieu Valet