BAYROU : LE MÉPRIS, LA NULLITÉ ET LA PERVERSION
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Le 8 septembre est presque là. Ce jour-là, Bairou devrait partir en portant avec lui son cortège de mimique pateline et de remarques paternalistes.
Bairou aura été un premier ministre complexe. D'un côté, il est apparu la mine souriante et maladroitement drôle comme un tonton qui s'est trompé de porte à la visite. De l'autre, il a su montrer un visage de féroce serviteur du président de la République prêt à tout pour sauver son quinquena.
Comme toujours, l'histoire est compliquée, en particulier quand il s'agit de politique. Alors pour y voir plus clair au milieu de cette merincertitude, on va dédier cet épisode à François Baï. Préparez-vous parce que ça va swinger comme diraient des des des boomers comme vous dites.
Mais promis, on vous garde une petite pépite pour le moral après tout ça. Le petit François est né le 25 mai 1951 à Border dans le Béarne. Ses parents, tous deux intéressés par la politique, se sont Oh là !
Mais Victor, pardon ! Mais là, les gens vont fuir. Non mais parce qu'on s'en fout de savoir si Bairou a pris la tête du modem pour se venger des cadres du MRP qui ont trahi son propre père qui lui-même s'était engagé dans le mouvement centriste pour emmerder le grand oncle de Bairou, entré en politique par l'action française.
Tout ça c'est vrai mais on s'en fout. On veut du vif, du concret et du percutant. OK.
Euh en augmentation, c'est qu'est-ce qui est en augmentation ? Et allez-y enfin merde ça démarre il seconde. Alors c'était qui Baou ?
Qu'est-ce qu'il a vraiment fait ? Qu'est-ce qu'il a vraiment dit ? Qu'est-ce que façon d'exercer le pouvoir révèle de lui ?
Autrement dit, mais qui fut notre premier ministre ? Pas de meilleure question quelques jours avant sa démission pour un programme qui continuera à s'appeler dissolution. Je dis sous donc ce soir l'Assemblée nationale.
Depuis presque un an maintenant Bairou n'a été que mépris, nullité et mensonge. En 9 mois, il a incarné l'identité profonde du macronisme. Un ramassi de perdants aigri par une défaite qu'ils se sont toujours refusés à digérer.
Pétri par un ressentiment dévorant, Bairou s'est révélé en moralisateur pervers voulant coller à sa bassesse les aspirations de grandeur du peuple français. Alors, d'abord, la première chose à remarquer, c'est qu'il est incroyablement nul. Il n'a aucune contenance personnelle et au fond, on n'est jamais bien sûr de savoir s'il sait lui-même où il en est et ce qu'il a à faire.
Ça s'est particulièrement vu lors de son grand entretien de la dernière chance du 31 août 2025. Ma question est donc relativement simple. À qui-vous parler ce soir ? aux députés pour tenter de renverser la vapeur ou aux Français pour leur dire au revoir.
Alors, sûrement pas au revoir. D'ailleurs, c'est pour ça que vous m'invitez. Si vous avez monté une émission aussi inédite, comme vous avez dit, aussi différente et aussi originale, c'est parce que le sujet est crucial.
Euh, à la veille de sa déchéance, il ne sait même pas répondre à une question simple. À qui parle-t-il ? S'adresse-t-il aux partis qui ont sa survie politique entre les mains ? directement au français qui le haïent et le méprise, nul ne le sait.
La stratégie politique est floue, elle manque de direction et de certitude. Pourtant, dans notre régime parlementaire, le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation et le Premier ministre dirige l'action du gouvernement. Mais depuis des mois, l'action publique patine.
Notre pays est toujours sans budget au mois de février. L'action publique est victime puisque nous serions incapables de faire face à ces obligations de recruter par exemple les magistrats et les fonctionnaires qui ont été prévus. Et c'est comme ça que Bairrou n'a pas hésité à s'ériger en modèle et à accuser les autres de partir en vacances alors que lui non.
Je n'ai dénigré personne. Vous étiez en vacances. Vous étiez en vacances.
Vous étiez en vacances. Pendu pendu pendu. Le seul qui n'était pas en vacances c'était moi.
Donc le seul adulte responsable de cette classe c'est vous. Mais j'ai pas dit adulte responsable. Essayez de ne pas caricaturer.
Mais il y a quelques mois souvenons-nous de ce que disait la présidente de l'Assemblée nationale pourtant issue de ses propres rangs. Vous savez il faut arrêter de considérer que les députés ne travaillent que quand ils sont dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Être député c'est d'être un élu, un élu de proximité.
On a des circonscriptions et donc il n'y a pas de vacances parlementaires, il y a une interruption de la session. Même pas capable de se coordonner avec ses propres troupes, mais en plus s'il travaillait temps cet été, qu'a-t-il fait pour préparer les négociations du budget ? À part h vidéos sur sa chaîne YouTube pour un total de 41 minutes ?
A-t-il répondu au parti et à leur contre-proposition budgétaire ? Non. Pendant des mois, le Premier ministre a fait de la poésie, discertant longuement sur l'Himalaya et les routes qui permettent son ascension.
C'est dans ce cadre que le gouvernement choisit les quatre orientations de son action qui seront pour reprendre l'image de l'Himalaya quatre voix d'ascension. À côté de ces escapades d'Alpine qui sont autant de mensonges sur son réel attrait pour l'effort, il se ventent d'aimer ce mot de compromis. Est-ce que vous prenez d'abord le mot compromis ?
Oui, moi je trouve que c'est beau le compromis. Mais plutôt que de nous parler de la longue marge du budget, qu'il les mène ces négociations, qu'il fasse des propositions concrètes parce qu'à part les fauteuils des personnes handicapées l'année blanche et les de jours fériers, le plan est très fumeux hein. Et cette nullité indécrotable lui-même s'en rend compte.
Le gouvernement n'a pas de majorité. Il arrive même que ses soutiens ne soient pas totalement convaincus. Ben évidemment, nous aussi, on n'est même pas sûr qu'il soit un si bon soldat tellement il est nul.
Il se plante copieusement sur les noms, même des gens de son propre gouvernement. par Christophe Parmentier Leco et par Amélie de Montchalin [Musique] Charlotte pardon Charlotte Parmentier Leco et Amélie de Montchalin. Ça m'apprendra à raccourcir l'écriture des prénoms.
Il écorche aussi le nom de la première ministre la plus éphémère de l'histoire britannique. Il y a 3 ans à peine au Royaume-Uni, un gouvernement pourtant conservateur dirigé par Lise Trous. Ce gouvernement a sauté en 42 jours.
Au passage, Lis Trus et donc pas Lis Trous a été viré par ses propres soutiens du parti conservateur parce qu'elle s'était trop inspirée de la politique macronienne. Elle avait projeté de réduire massivement les impôts sans compensation sérieuse et les agences de notation lui ont tout simplement dit non. Baou ne se rend sans doute pas compte de l'ironie de la situation, mais au fond peut-être n'est-ce pas tant de la nullité qu'un profond mépris pour ceux à qui il s'adresse.
Par exemple, lors de son audition pour l'affaire Betaram, il n'a cessé d'écorcher le nom de la lanceuse d'alerte. Vous avez dit qu'on signale des faits de violence sur madame Gulung. Or, c'est pas vrai.
Gulung, ce manque de considération est révélateur. Baou méprise les Français qu'il prend pour des courges sans considération de sa propre position. Euh si les Français le savaient, nous n'en serions pas là.
Ah bon ? François Baou méprise ceux qu'il jugent faible et s'attaque aux victimes sans problème. Ce mépris prend parfois des formes un peu stupides quand on écoute un peu.
Vous avez pas écouté, je vous assure que c'est intéressant. Enfin, j'ai l'impression stupidement que c'est intéressant. On l'a déjà oublié mais il a survécu à un premier budget en promettant quelques piècettes au PS notamment sur les retraites.
Alors bon, on le verra, rien de tout ça n'est arrivé. Mais en plus, à peine la censure évitée, Baou a montré ce qu'il pensait vraiment du PS. Si l'on peut dire une motion de censure à faux, une motion de censure à blanc, après avoir à juste titre refusé quatre motions de censure à balle réel.
Et voilà le parti de Bloom, de Jorè, le parti de François Mitteran et de Jacques Deor, dont j'imagine vous devez bien avoir dans vos locaux des portraits réduits à une motion de censure pour faire semblant. Bon, sur le fond, il a raison, hein. C'était une censure toute pourrie.
Mais la question n'est pas là. Sa bêtise contamine jusqu'à son propre mépris qu'il ne parvient pas à maîtriser. Trop content d'avoir pu tromper le PS, ce qui est pas difficile.
Ceci dit, ce mépris montre sa totale incapacité à comprendre les rapports de force qui jouent contre lui au point de choquer des membres de son propre camp. À ce moment, je vais m'écarter légèrement de mon discours original pour m'adresser à vous, monsieur le Premier ministre. Je vous l'avoue, je n'ai pas compris je n'ai pas compris vos saillis initiales à l'encontre d'un parti à qui votre gouvernement a tendu la main et qui a accepté à contrecœur certes de saisir la main tendue et c'est une constante de son mandat.
Considérer ses oppositions avec arrogance et mépris en ne leur répondant que quand il a besoin d'eux. Alors attention, c'est Sonia Mabrok. Voilà petit trigger warning.
Expliquez-nous ce paradoxe. Comment vous voulez rassembler le pays, les Français, sur un sujet aussi grave et en même temps vous dénigrez des oppositions que vous estimez je n'ai mais vous êtes formidable. Ce mépris fou n'a pas cessé.
Bairou a été particulièrement odieux dans l'affaire Betaram où il n'a cessé d'accuser les victimes et les lanceurs d'air de mentir. Donc je dis, j'affirme que cette dame, je veux pas, je veux pas utiliser le mot de mentir. Je déteste ce mot que vous utilisez tant.
Elle a affabulé devant la commission. Il a essayé de se placer lui-même en victime d'une cabale médiatico-politique, mais en vérité, il est le seul responsable de cette affaire. Ce sont ses réponses mensongères et ses dénégations fausses et contradictoires qui l'ont placé au centre de l'attention.
Pour s'en sortir, il a essayé donc de se placer en victime, ce qui a dévoilé son vrai visage. Il n'a eu aucune parole de compassion pour madame Gulung qui a eu le courage de s'élever contre les pratiques moyen-âgeuses de cette institution puissante et crainte quiétait Betaram. Enfin, et surtout Baou méprise profondément les Français.
J'ajoute que ces derniers jours sur ce débat s'est greffé un mouvement de contestation radicale dont LFI et monsieur Mélenchon ont maintenant pris la tête qui visent selon leur propre terme à bloquer tout et à la grève générale. Cette revendication de justice sociale est renvoyée à une radicalité informe et affreuse. Il n'a rien retenu des gilets jaunes.
Je voudrais m'arrêter un instant à un mouvement que nous avons tous connu et qu'à mon sens nous avons négligé, c'est le mouvement des gilets jaune. La promesse française suppose que nous puissions abattre le mur qui existe entre les uns et les autres. Et c'est la raison pour laquelle nous devrons reprendre l'étude des cahiers de doléances qui ont été présentés par les gilets jaunes.
Il n'a rien compris avec le mouvement du 10 septembre. Il répète les mêmes erreurs parce qu'il fonctionne avec le même logiciel qu'en 2018, le mépris et l'agression. Cette façon de parler, de prêcher les gilets jaunes au début de son mandat pour répéter les mêmes tactiques violentes sur leurs héritiers quelques mois après révèlent sa vision tout à fait instrumentale qu'il se fait de son pouvoir et de sa fonction.
Il n'est pas là pour réaliser quelque chose, pour faire de la France quelque chose de beau, de digne. Il est là pour le pouvoir qui le fascine et l'obsède. Tout est bon tant qu'il s'agit de préserver sa mamise et son héritage.
Quand il faut être gilet jaune, il devient gilet jaune et prend un visage de commisération. Mais quand un mouvement le menace, il traite ceux qui le composent comme des dégénérés radicaux. Tout ce qui importe, c'est de garder la main.
Peu importe les volteface, mensonges et autres perversités. Il faut se le dire, Bairou n'a fait que mentir. Il a menti pour Betaram.
Vous présentez tout cela comme si euh euh les déclarations qui sont faites en réponse à des questions au gouvernement était des déclarations sous serment euh devant un juge. Et quand il a été acculé, il a accusé tous les autres de mentir plutôt que de faire amend d'honorable. C'est extrêmement simple.
Le gendarme entend soit il ment, soit il a fabule. Je veux bien accepter l'idée qu'il affabule. Tous les autres mentent mais pasou.
Sur le front politique, ces mots non plus n'ont jamais eu de valeur à propos des discussions sur le budget notamment. La bonne foi et la bonne volonté ont été au rendez-vous. Ce sont des incantations mensongères, celles d'un mauvais sorcier parce que sur le fond, le peu de concessions promises qu'il a réalisé était exclusivement en faveur du RN.
Quand il s'est agit de réaliser les promesses faites à la gauche, il a tout fait pour tout bloquer avec les retraites, par exemple. Le gouvernement a d'abord affirmé qu'il fallait avant tout un régime équilibré. Nous pouvons, j'en ai la conviction, rechercher une voie de réforme nouvelle sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l'âge de la retraite à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée.
La seule exigence fixée est que nous ne pouvons pas laisser dégrader l'équilibre financier. Mais quand la gauche a proposé des pistes sérieuses qui permettaient une réduction de l'âge de départ à 62 ans, Baou a tout simplement bloqué la proposition. Il a utilisé tous les outils constitutionnels à la disposition du gouvernement pour bloquer une initiative parlementaire, pourtant majoritaire à l'Assemblée nationale.
Idem pour son conclave, il était censé garantir l'indépendance des partenaires sociaux pour négocier une sortie. Sauf que Bairou a bloqué dès le départ le contentieux principal, l'option des 62 ans. Ce conclave n'a donc servi qu'à gagner du temps et obtenir l'annoncensure du PS.
C'est la même tambouille pour le budget. D'abord, Byrou nous explique en long, en large et en travers que le budget est problématique parce qu'on aurait un déficit excessif. Nous sommes menacés par un mal auquel nous n'échapperons pas si nous ne sommes pas courageux.
Ce mal, c'est vous le connaissez dans toutes vos familles, c'est le surendettement. Mais d'autres pays sont beaucoup plus endettés que nous et là euh c'est pas pareil. Au Japon, h la dette, elle est beaucoup plus importante que la nôtre en pourcentage du PIB mais cette dette est détenue à 99 % par les Japonais. 3 % pas 3 % det française pas d' française les règles changent en fonction de ce qui arrange Bairou les mots n'ont plus de consistance Bairou est un faux soyur du sens les macronistes sont au pouvoir depuis 2017 ils ont eu le contrôle absolu sur la politique à mener mais rien n'est de leur faute.
Vous n'avez pas une part de responsabilité honnêtement en tout cas le camp présidentiel plus 1000 milliards de dettes depuis 2017 ça fait 8 ans. Les 1000 milliards de dettes Macron, c'est pas eux, c'est le Covid et l'inflation. Ces augmentations, elles s'expliquent simplement parce que les années précédentes ont été des années d'inflation.
Hm. Le euh le Covid, c'est quand même bien la première fois qu'un virus avec ses petites spicules est allé dans le projet de loi de finance pour écrire les lignes budgétaires qui ont autorisé l'État à emprunter autant d'argent, hein. Ce sont des gestes techniques précis.
Non, soyons sérieux. Ce sont les politiques publiques adoptées pour répondre au Covid et à l'inflation qui ont causé cet endettement massif. Parce qu'il faut regarder comment les macronistes ont financé tout ça par la dette.
Baou présente donc comme un fait naturel l'aboutissement de leur choix politique dont il veut faire payer les frais aujourd'hui aux Français. Mais la gauche a toujours montré qu'il était possible de financer ses politiques autrement. La dette n'est pas une fatalité.
La gauche a montré que la taxe Zucman était non seulement possible mais réaliste. Les parlementaires ont aussi montré comment le gouvernement avait aidé les banques à continuer à frauder le fisque dans l'affaire kumkum alors que la loi l'avait interdit. Et tout ça au moment où le gouvernement demandait des efforts aux Français et au même moment où le Sénat dévoilait les abus indicibles des entreprises françaises.
Rappelez-vous, on a appris qu'il y avait pour 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises dans la nature. Les entreprises n'ont pu ni préciser le montant ni l'utilité de ces aides à part quelques éléments de langage classique du patronat. C'est tellement un sujet épidermique euh voire polémique que c'est bien d'amener un tout petit peu de transparence et de clarification là-dedans parce qu'il y a tellement de fantasme autour des aides aux entreprises et des grandes entreprises qu'on pourrait croire que c'est des cadeaux aux entreprises et qu'elles font n'importe quoi avec cet argent.
Plutôt que de s'attaquer à ce gouffre financier en grande partie capté par les plus grosses multinationales, le gouvernement a préféré début septembre doubler le reste à charge des assurés sur les franchises médicales. Bref, faire payer les malades plutôt que les riches et les entreprises. Et tout ça pour Bairou, c'est très clair.
Il n'y a pas d'alternative. leur politique est la bonne et il ne faudrait en aucun cas en changer. Si le gouvernement tombe comme il le souhaite, comme il l'annonce, et bien ça veut dire que on changera de politique pour en prendre une autre plus euh euh laxiste, plus plus plus abandonné, plus à la dérive.
Et oui, c'est normal que la politique change quand on perd des élections parce qu'à y regarder de plus près, les macronistes n'ont pas vraiment gagné une élection depuis 2017. Ils n'ont pas perdu la présidentielle de 2022 parce que la gauche a fait barrage. Mais Emmanuel Macron savait déjà qu'il n'y avait pas d'adhésion à sa personne ni à son projet.
Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, on est là, mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite. Oui. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblige aux législative, les macronistes n'ont remporté qu'une majorité relative en 2022 qui les a obligé à s'appuyer sur les LR.
En 2024, ils n'ont eu que la deuxème place qui a achevé de lier leur camp à celui de leurs homologues de droite. Ces défaites successives, la Macronie ne veut pas en faire le deuil et leur aigreur et leur rage sont palpables. Tout sera bon pour s'en épargner les conséquences.
La séquence budgétaire est éclairante. Un mot est omniprésent, la dette. Ce n'est pas cette dette que nous avons privilégié.
Nous aurions dû investir dans la recherche et dans l'innovation. Nous avons préféré la dette de facilité. La dette.
La dette. La dette comme une chape de plomb dont les macronistes recouvrent peu à peu le paysage politique. François Baou s'est muté un moine fanatique du capitalisme les yeux bandés et rend dans les rues de France en assaénant ses invectives morales.
Je crois que cette questionlà, déficit et dettes, c'est une question qui pose un problème moral, pas un problème financier seulement. [Musique] Ornitz a travaillé cette notion de dette morale dans plusieurs de ses écrits comme la généalogie de la morale ainsi par les aratusra ou encore le gay savoir. Il a montré comment le faible transformait sa faiblesse en élucubration morale pour contraindre le fort à s'affaiblir pour lui.
Et la dette est un outil formidablement puissant. Regardons à quoi elle sert cette dette morale financière fabriquée de toute pièces par le conservatisme macroniste. Votre formule laisse entendre que c'est les gouvernements qui dépensent l'argent.
C'est pas vrai ? C'est l'État là. C'est l'État.
Ici c'est l'État. Oui. Non, ce sont les Français h à qui on a mis à disposition pour les retraites et immense somme.
Peu importe que les retraites soient payées par le salaire, peu importe aussi l'aller-retour en jet pour présider le conseil municipal de peau. Ce qui compte, c'est de faire payer les Français. Ce culte de la dette est une idole qui sonne creux et qui sent l'air vicsiée du ressentiment.
C'est une idéologie faible et laide qui sert à inverser les positions de pouvoir. Le peuple fait perdre les Macronistes depuis des années. Élection après élection, le peuple les a privé des victoires qu'ils estimaient mérité.
Consumé par leur ressentiment et dans un esprit vengeur, les macronistes fabriquent une dette qu'ils collent aux français qu'ils rendent responsable comme Nietzsche nous permet de le voir. Nous sommes devenus accros à la dépense publique. L'inversion des valeurs est stupéfiante.
Les macronistes se partent des habits du moraliste pour juger et condamner les Français devant lesquels ils sont pourtant responsables. Ils ne font que parler de vérité aux Français allant même jusqu'à citer Anna Harent. Anna Harent disait qu'un peuple qui on a cessé de dire la vérité ne peut plus rien croire.
Il est privé, disait-elle, non seulement de sa capacité d'agir, mais de sa capacité de penser et de juger. Cette inversion industrielle des valeurs, c'est autant de stratagem que la Macronie utilise pour se faire plus forte qu'elle n'est. Elle veut voler au français la vérité.
Elle veut voler au français la morale et infiner leur voler le pouvoir. Comme Nietzsche nous l'enseigne, cette dette morale dont ils se font les apôtres aés est l'immense signe de leur défaite. Ils n'ont plus la force avec eux.
Alors, ils se mettent en scène pour masquer qu'ils sont contraints par leurs échecs. Macron n'a pas fait campagne en 2022 et n'a pas eu de majorité. Mais ça, il est hors de question d'en parler.
La réalité leur échappe et la panique gagne les troupes et ils ne peuvent rien y faire à part se mettre en scène avec l'illusion de la puissance. Les européennes sont un nouveau camouflé pour le président qui n'a pas fait campagne non plus tant il est devenu inaudible même pour ses propres électeurs qui ont massivement ignorer le scrutin. Le ressentiment macronien contre le peuple qui est omniprésent aujourd'hui dans leur conduite de la politique de la nation né de cette blessure narcissique et du sentiment d'impuissance.
Devenu faible et incapable de répondre directement à l'offense ou à la domination infligée par le peuple. Les Macronistes ont transformé leur hostilité de perdant en nouveau jugement de valeur moralisant. Cette impuissance tortueuse se ressent encore dans cette dernière séquence du vote de confiance provoqué par François Baïou.
Sans surprise, il s'en sert encore pour essayer de contraindre les oppositions à se soumettre à ses désirs. La crise ne viendrait pas de lui, de ses choix ou de son incurie, mais des oppositions qui s'opposent. Parce que vous pensez que la crise, elle vient parce que je demande la confiance ou parce qu'on me la refuse ?
C'est comme si on la lui devait la confiance spontanément, naturellement, évidemment. Les macronistes fabriquent ce monstre immonde de la dette dont ils rendent les Français responsables. La vocation de puissance, de grandeur, de vie et d'autonomie du peuple français qui se veut voir reconnu dans sa dignité est présenté comme une force affreuse et un mouvement de radicaux sauvages.
Les macronistes avilissent la force populaire parce qu'ils sentent le pouvoir leur échapper et qu'elle les terrifie. En se plaçant en victime des désidérat populaires, les macronistes veulent faire culpabiliser les Français pour les affaiblir et les faire douter. Ces valeurs de ressentiment et de dettes sont une vengeance morale des macronistes dirigée contre la vie, contre la joie et contre l'affirmation de la puissance populaire.
Affaiblie et aux abois, les macronistes ne trouvent de compensation que dans cette vengeance imaginaire. Ils voudraient faire de leur propre impuissance la réalité des Français. Bon, on va pas vous laisser sur une note déprimante.
Oui, Bairrou et la Macronie soinent l'échec, la haine et le ressentiment qui abîme cruellement notre pays. Mais mercredi dernier, le 3 septembre, la Cour administrative d'appel de Paris a rendu un arrêt historique qui ouvre une lueur d'espoir pour le camp de la vie et de la raison. La cour a reconnu que les produits phytopharmaceutiques, les pesticides engrais et autres intrants ont causé, je cite, une contamination généralisée, diffuse, chronique et durable des eaux et des sols.
Cette contamination a entraîné une diminution de la biodiversité de la biomasse et une atteinte non négligeable au bénéfices tiré par l'homme de son environnement. Bref, la cour admet que ces produits détruisent notre planète. En conséquence, elle oblige l'État à réévaluer les autorisations de mise sur le marché, c'est-à-dire les autorisations de vente des produits phytopharmaceutiques dans un délai de 2 ans.
La Cour a constaté en effet que les procédures d'autorisation actuelle ne permettent pas d'exclure que ces produits puissent avoir, je cite, un effet nocif immédiat ou différé sur la santé humaine ou animale, ni des effets inacceptables sur les végétaux ou sur l'environnement. Bref, on ne contrôle pas assez ces produits qui sont scientifiquement tenus pour responsable d'une grande partie des dérèglements écologiques contemporains. C'est une immense victoire de la raison, de la science et du bon sens sur cet aveuglement collectif auquel le macronisme a apporté sa piergeve.
C'est l'aboutissement d'un combat de longue haleine et qui montre qu'il est toujours utile de se battre pour l'écologie. Comme on le voit tous les jours, le macronisme porte en lui des valeurs faibles. La valeur sociale est réduite à une dimension financière morbide et délicentcante.
Au contraire de l'écologie qui elle porte un système fort, puissant et de grandeur. Elle veut réaliser la vie, se battre pour notre mieux vivre et pour notre dignité collective. Ce combat est bon parce qu'il nous rend plus fort et il nous rend plus fort parce qu'il est magnifique.
Et parfois, comme aujourd'hui, alors qu'on se croit enfoui dans un adhèire sans fin, quelques rayons d'espoir point leur nez. Voilà pour cette fois. On se retrouve très bientôt pour commenter la chute de Bairou avec Salomé.
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Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un été invincible. Albert Camu, l'été retour à Tipassin puisque nous avons réussi à surmonter quelque chose qui paraissait très lourd, le nazisme, le fascisme, ça paraissait extraordinairement lourd. Vichi n'était qu'une façon de travailler avec.
Et bien nous avons réussi à faire la libération et la 4e République et la République française. Et bien ça veut dire qu'on peut surmonter et que s'il y a aujourd'hui des obstacles de même nature, peut-être plus lourds, même quelques-uns d'entre eux, il y a aucune raison qu'on narrive pas à les surmonter à absolument. [Musique]
François Bayrou