François Ruffin dénonce les nouveaux seigneurs sur France Inter !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59non_speechPromesse
« l'indexation des salaires sur l'inflation »
- 1:40non_speechFait
« des riches qui fait absolument pas ça et qui presque dans son budget vient aggraver une balance qui a déjà très déséquilibrée »
- 4:19non_speechChiffre
« le salaire d'un enseignant c'est 2,3 fois le SMIC aujourd'hui c'est une virgule deux fois le SMIC »
- 5:04non_speechFait
« les dividendes du CAC40 explosent dans tous les sens »
- 5:41non_speechPromesse
« on index peut-être jusqu'à un certain niveau de revenus mais ça me paraît aujourd'hui une nécessité »
- 6:23non_speechFait
« il s'agit justement pour maintenir l'unité de la nation que ça se fasse de manière nationale de manière harmonisée »
- 7:05non_speechPromesse
« il s'agit de le mettre dans un fond de péréquation par exemple dans une sécurité sociale économique »
- 7:45non_speechFait
« tout ce qui peut être constitué un pas en avant dans le bon sens même quand c'est un orteil en avant j'approuve »
- 8:29non_speechFait
« Amazon c'est un nouveau seigneur aujourd'hui ne paye pas d'impôts en France il ne paye pas d'impôts en Europe »
- 8:57non_speechFait
« Total ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France alors que le boulanger du coin va être taxé autour de 24% »
- 10:50non_speechFait
« on a au fond une démocratie sans démocratie »
- 13:31non_speechFait
« ils sont habités par une idéologie qui au fond est hérité de Regan cette chair highek Friedman dans les années 80 »
- 16:47non_speechPromesse
« on devrait être en économie de guerre thématique ça signifie pas de tout nationaliser mais ça signifie de canaliser l'énergie du pays »
- 22:10non_speechPromesse
« il faut embarquer les gens dans ce que j'appelle le faire ensemble »
- 24:04non_speechPromesse
« il est évident qu'il faut embarquer l'ensemble de la société dans une histoire faire face aux défis climatique »
- 25:21non_speechChiffre
« deux tiers des gens disent nous ce qu'on veut c'est ralentir le monde va trop vite »
- 27:13non_speechPromesse
« on a 5 ans pour construire ce récit ce qu'on a 5 ans pour dire comment on va diriger le pays »
- 28:54non_speechFait
« c'est la non prise en compte des raisons de fonds de cette montée du rassemblement national dans la durée »
- 30:23non_speechFait
« le Front national à l'époque et donc là on a une une proximité et donc c'est ça si on et donc si en même temps la gauche de l'époque elle dit halte fascisme et conquête continue à produire des causes qui produisent les mêmes effets »
- 31:32non_speechFait
« 5 ans de Hollande et 40 ans de socialisme qui est dans cet accompagnement là ça produit un rejet de la gauche »
- 33:37non_speechFait
« il y a pas que cette question là il y a la question effectivement de la laïcité j'y reviens il y a la question de la sécurité il y a la question de l'immigration »
- 34:47non_speechFait
« la retraite c'est le droit de vivre correctement parce qu'on a travaillé pendant 40 années »
- 35:28non_speechFait
« je vais au bas des tours d'immeubles et je demande aux gens à ce que vous voulez bien compter avec moi un deux trois dix mille euros pour Jeff Bezos le patron d'Amazon qui ne paye pas d'impôts en France »
- 36:12non_speechFait
« il y a des visibles ils étaient visibles ils étaient sous leurs yeux quand Whirlpool ferme »
- 36:55non_speechChiffre
« les dividendes de Total en extra c'est juste les extra c'est 2,6 milliards d'euros c'est l'équivalent de tout ce qu'il y a pour les rénovations thermiques »
- 37:36non_speechChiffre
« un tiers de la population française qui est à découvert permanent qui se restreint sur les activités des enfants »
- 39:00non_speechFait
« la rentrée est pas idéale »
- 40:21non_speechFait
« je reste disait un réformiste révolutionnaire »
- 41:50non_speechFait
« il y a aujourd'hui une souffrance spirituelle dans le pays »
- 43:17non_speechFait
« Jean-Luc Mélenchon n'est pas que un vociférateur »
- 43:59non_speechPromesse
« il faut porter de manière plus large le fait que la France insoumise veuille s'ouvrir »
- 44:43non_speechPromesse
« il faut par le haut une ouverture qu'il y a une diversité des opinions que la divergence ne soit pas traitée comme une nuisance »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et stupéfiant dans ce cadre là moi je pense que tu marches pour la fierté la fierté du travail du travail qui doit être reconnu donc la première chose que moi je viens réclamer c'est l'indexation des salaires sur l'inflation et je pense que c'est une marche pour la descente on est dans un temps d'essence quand il y a des dizaines de milliards d'euros qui s'accumulent là où et que en bas on a des salariés qui se sert 1 2 3 crans leur ceinture je pense qu'on est dans un temps d'indécence et simplement il y a et ça va je vais le marteler pendant cette émission il y a un rôle de l'État dans ce moment là qui est de maintenir l'unité de la nation d'empêcher l'indécence à la fois par le haut par le bas et de rééquilibrer tout ça et comme la dicarine Becquart on a un président des riches qui fait absolument pas ça et qui presque dans son budget vient aggraver une balance qui a déjà très déséquilibrée donc là il y a la nécessité de alors pour moi c'est une marche aussi contre la résignation je dis toujours mon adversaire c'est la finance mais c'est surtout l'indifférence vous vous avez dit que vous vouliez une certaine forme de fierté et une certaine forme de réjouissance dans cette marche c'est-à-dire que ça devait pas être quelque chose comme vous l'aviez déjà fait quel est le BUT précisément de faire peur au gouvernement de peser de le faire tomber l'objectif je pense qu'il faut pas être des matamores juste là c'est presque une remise en marche si ce terme ne nous est pas interdit aujourd'hui c'est une remise en route c'est à dire que on peut avoir des gens y compris les militants qui peuvent être découragés frappés de résignation et là il s'agit de remettre de l'ardeur dans les cœurs vous voyez pour que ensuite ça s'étende moi je serais bien sûr à la marge de mardi et que on se demande comment on va se bagarrer sur la réforme qui pour moi est une folie on y viendra peut-être mais d'Emmanuel Macron sur les retraites et donc moi je place cette marche là vous savez je dis c'est une marche comme dans un escalier on a une marche il faut la monter puis il y aura une deuxième marche à monter et simplement pour que y ait en effet un rapport de force qui se construisent et qu'on n'est pas une politique qui viennent tout faire pour les riches et rien pour le monde du travail je le redis l'indexation des salaires sur l'inflation ça fait maintenant plus d'un an que je le réclame là-dessus que je voudrais rebondir parce qu'on a vu dans des années 1980 au fond la politique de désinflation compétitive de Jacques Delors et elle avait été menée parce que l'indexation dont vous parlez avait fini par ronger la compétitivité et favoriser la désindustrialisation du pays comment vous faites pour éviter cette fois-ci que ça se reproduise admettons si il y a 10 % de salaire et ensuite l'inflation et 20% de salaire et voilà comment fait-on en France tout à fait donc ils ont été exception en 19 jusqu'à 1983 je voudrais d'abord vous corriger sur un point si vous me permettez parce qu'on a eu la désinfilation qu'on faitive ça n'a pas pour autant produit une réindustrialisation au contraire pendant tout ce temps-là mais elle a été de menée au nom vous savez commencer c'était la chirurgie en tout cas en tout cas la désinflation compétitive c'est-à-dire de serrer la vis ça veut dire que ça fait quoi on va parler français des inflations compétitives ça veut dire quoi ça veut dire que 40 ans on dit que il faut modérer les salaires ça veut dire que ça fait 40 ans qu'on puisse réduit le travail à un coût et un coup à réduire c'est à dire il y a 40 ans en 1980 le salaire d'un enseignant c'est 2,3 fois le SMIC aujourd'hui c'est une virgule deux fois le SMIC en 2000 le salaire d'un ouvrier qualifié du bâtiment c'est 36% au dessus du SMIC aujourd'hui c'est 16 % dessus SMIC ça veut dire pour parler encore plus concrètement que moi j'ai une pompiste de chez Total enfin il y a marqué total sur son badge il y a le drapeau total à l'extérieur mais en vérité elle est infranchisée qui est payé 1313 euros pour se lever à 4h30 du matin arriver à 6h à la pompe à essence faire le nettoyage de l'extérieur de l'intérieur de enregistrer les commandes si effectivement les salaires sont plus élevés est-ce que la tentation ce sera pas d'augmenter globalement les prix vous avez vu les prix ont augmenté déjà vous avez eu combien ils augmentent les prix vous avez vu de combien ils augmentent dans les supermarchés mais comment on peut aujourd'hui oser parler parce que c'est comme ça qu'on en parle de spirale inflationniste quand il s'agit d'augmenter les salaires des agents d'entretien des accompagnants de une situation d'handicap de Cindy pompiste et que en revanche quand les dividendes du CAC40 explosent dans tous les sens il y a pas eu tout là de spirale il faut pas augmenter tous les salaires mais spécifiquement les plus basses à l'air pour éviter cette spirale que les économistes évoquent en permanence on peut imaginer que l'indexation des salaires sur l'inflation se fasse jusqu'à hauteur de 2000 euros jusqu'au niveau du salaire médian ou du salaire moyen tout ça j'ai proposé tous les amendements dans tous les sens pendant la loi qui était supposée est une loi de valorisation du travail et dans lequel il n'y avait pas du tout le mot salaire il y avait pas de valorisation et on parlait pas du travail donc moi je suis favorable parce que on index peut-être jusqu'à un certain niveau de revenus mais ça me paraît aujourd'hui une nécessité puissante dans le pays voilà quand on peut pas accepter qu'il y a des alors se pose la question des PME je veux la poser moyenne de 6% bah oui là moi je suis pour simplement on index extérieur sur l'inflation vous savez on sera pas seul à le faire la Belgique le fait le Luxembourg le fait et ça produit pas des effets qui sont mais ça a eu lieu dans beaucoup de PME il y a une augmentation moyenne de 6%.
c'est ce que dit la Confédération des PME non non l'augmentation moyenne des salaires dans le pays aux alentours de 3% vraisemblablement mais bon donc ça veut dire 6% moins 3%, il y a 3 % de perte en ligne bon on aura le droit à King on verra bien mais donc de il s'agit pas que ça se fasse au cas par dans une boîte ça se fait dans une boîte ça se fait pas Jeannette femme de ménage à l'Assemblée nationale n'avait pas vu sa feuille de paye augmenter de 6 % du tout donc il s'agit justement pour maintenir l'unité de la nation que ça se fasse de manière nationale de manière harmonisée je veux pas moi qu'on arrive à une situation on est en gros des firmes qui engrangent tous les bénéfices qui laissent des miettes à leur sous-traitants en dessous et avec des salariés des firmes qui sont bien payés et pour qu'il y a que des miettes pour les sous-traitants qu'est-ce que vous lui dire exactement par exemple moi je pense qu'il faut rafler là les dizaines de milliards de Total mais en général le smacgm enfin il y a il y a aujourd'hui aujourd'hui des surprofits qui se font je sais même pas les surprofis c'est des hyper profits des méga profits qui se font sur quoi sur la guerre en Ukraine tout bêtement sur une essence qui est passée à plus de 2 euros et bien je pense que ça il s'agit de le mettre dans un fond de péréquation par exemple dans une sécurité sociale économique qui fait que on homogénéise et que le patron de PME qui peut être pris à la gorge je l'entends très bien et une marge de manœuvre pour augmenter ses salaires alors il y a eu cette histoire de de taxation des super profits et une mutualisation mais au niveau européen vous n'y croyez pas du tout je crois qu'il y a eu un accord le 30 septembre de tous les pays de l'Union européenne pour surtaxer ces bénéfices indu dans la mesure où il dépendait de la guerre en Ukraine pourquoi vous n'approuvez pas cette démarche européenne vous savez bah tout ce qui peut être constitué un pas en avant dans le bon sens même quand c'est un orteil en avant j'approuve mais regardons le fossé entre ce qui nous est proposé là ça serait aux alentours de 300 millions d'euros par an et les seuls 10 de Total que Madame Bécart a évalué à la fin de l'année vraisemblablement à 36 milliards après quand on rentre dans le détail de taxer les super profits français ça ne rapporte pas autant que c'est dans le monde entier au total de trucs techniques vous savez non mais attendez là la réalité c'est que qu'est-ce qu'on a je veux le dire calmement mais on a des nouveaux seigneurs Amazon c'est un nouveau seigneur aujourd'hui ne paye pas d'impôts en France il ne paye pas d'impôts en Europe est-ce que c'est normal alors que le chiffre d'affaires de Amazon explose on sait comment si on était dans les temps féodaux ou finalement on a les nouveaux paysans qui sont les salariés de ces entreprises là dont on augmente presque pas le salaire les profits qui s'accumulent dans les châteaux de d'Amazon et compagnie et en plus comme autant la fiscalité indécence aujourd'hui ce qui se passe c'est une adolescence vous le savez toutes ici dire quand on dit que Total ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France alors que le boulanger du coin va être taxé autour de 24% que amazon ne paye pas d'impôt sur les sociétés en France ni en Europe donc moi ce qu'on dit qu'il y a un pas en avant qui est fait au niveau de l'Union européenne je dis très bien je le prends je dis c'est insuffisant nous avons un rôle à avoir juste simplement pour rétablir de la justice dans le pays vous savez moi je mesure je vous laisse à quel point le sentiment d'injustice ronge le cœur des gens c'est une injustice qui a installée dans la durée puisque ça fait 40 ans qu'on leur dit ça mais Dieu travailleur c'est pas juste vous voyez encore une fois j'avais une note pour piste parce que je me suis fait pompiste de chez Total qui me disait vraiment c'est pas juste nous on travaille c'est pas juste mais c'est injustice elle va donner vraiment aux gens l'envie d'aller défiler cet après-midi ou pas j'en sais rien vous savez moi c'est important je n'en sais rien je je mesure tous les jours tous les jours tous les jours qu'est-ce que signifie l'abattement qu'est-ce que signifie le découragement ça veut dire que sur ce thème là aujourd'hui nous sommes ultra majoritaires dans le pays quand on dit qu'il faut taxer c'est sur profit c'est une situation d'indécence qui fait que 70 80 90% des Français sont d'accord on vient dire que relever les salaires moi je viens dire une chose les Français doivent pouvoir vivre de leur salaire de leur travail quand on dit ça c'est 70 80 90 % des Français qui sont d'accord quand on vient dire que la réforme des retraites c'est pas juste de repousser encore pour des gens qui déjà sont à la peine l'âge de départ à la retraite c'est 70 à 80% des Français qui sont d'accord donc on sait qu'on a une masse là de gens qui sont d'accord avec nous est-ce que pour le temps elle est réveillée mais sont-ils tous d'accord entre eux considérant par exemple que dans les raffineries sont trop payées que tel ou tel a plus davantage que quand vous proposez la hausse du SMIC bah ça veut dire que celui qui est juste au dessus il va être attrapé par le SMIC hein vous comprenez ce que je veux dire c'est que 80 90% mais sont-ils d'accord entre eux mais je pense que sur ces thèmes là ils sont d'accord entre eux et qu'il y a une majorité qui existent mais vous savez je pense qu'il y a une majorité qui existe dans le pays depuis longtemps si vous prenez le traité constitutionnel européen qui a un grand moment politique là vous aviez 55% des Français qui étaient 2005 qui était pour le pour le long c'était 80% des ouvriers 71% des 67 % des employés donc un véritable vote de classe et vous savez tous ici et Monsieur Macron le sait que si on refaisait le même sondage aujourd'hui ou le même référendum aujourd'hui on serait pas à 55% mais à 60 ou 65 %.
ça veut dire que depuis en gros une vingtaine d'années on a au fond une démocratie sans démocratie c'est à dire que les dirigeants ils nous entraînent dans une direction croissance concurrence mondialisation mais ils savent que cette orientation là elle est massivement désavouée par le démos le regard sur l'Europe vous êtes pas certain qu'il a changé quand même après ce qu'on a connu sur le covid etc vous êtes certain que aujourd'hui encore en votre compte dans ce texte le texte il a été jugé concrètement et c'était pas sur l'Europe en général et je dis pas que sur l'Europe en général aujourd'hui il puisse pas y avoir parfois des avis positifs sur cette Europe là vous savez moi ce que je vois c'est que sur une série de textes le président de Macron il est allé à rebours d'une Europe qui se voulait plus progressiste je vais prendre trois exemples congés maternité parentale il y avait la volonté y compris de la cosmission européenne de mettre ça en œuvre qui s'y opposé la France d'Emmanuel Macron l'attaque sur les transactions financières le l'Union européenne était d'accord pour aller de l'avant qui s'y opposé la France d'Emmanuel Macron les travailleurs de uber des plateformes qui avaient la volonté il y a toujours du Parlement de l'Union européenne et de la Commission de dire il faut qu'il soit considéré a priori comme des travailleurs qui aient des droits à la retraite des droits à la sécurité sociale des droits au chômage qui s'y oppose la France d'Emmanuel Macron donc je je viens pas dire que le démon se trouve à Bruxelles je viens dire que ça dépend du contenu de ce qu'on met à l'intérieur le contenu de 2005 c'était quoi c'était libre circulation des capitaux et des marchandises y compris avec les pays tiers c'était la concurrence vous dites il font cela depuis des années ça fait 20 ans qu'il choisisse le marché de la mondialisation mais le font-ils par idéologie par pragmatisme parce qu'ils ont envie de détruire les classes populaires c'est quoi la motivation selon vous et puis surtout pour prolonger c'est au fond est-ce que vous restez dans le cadre européen ou est-ce que vous êtes dans le repli national pour avoir des droits sociaux français mais dans ce cas là comment vous faites par rapport à l'Europe c'est à dire est-ce que c'est le bras de fer comment vous voyez les choses alors ils sont habités par une idéologie qui au fond est hérité de Regan cette chair highek Friedman dans les années 80 et on voyait pour ce moment-là elle était triomphante et donc c'était concurrence croissance mondialisation qui à cette époque pouvait apparaître comme enthousiasmant c'était vive la crise c'était Bernard Tapie en France c'était tout ça ambition mondialisation heureuse de la main qui a changé beaucoup hein parce que ça te sert aujourd'hui Emmanuel Macron il y a quand même un petit je pense que depuis ce temps-là au fond ça n'a pas changé au fond il reste dans le même délire regardez ce qui se passe par exemple hier je reçois ma facture de gaz et qui me prévient qu'il va y avoir la fin des tarifs réglementer du gaz en juin 2023 ça veut dire qu'on a quand même une situation complètement absurde ou d'un côté on voit très bien que les prix de l'énergie ça va pas du tout et d'un autre côté une remise en cause en ce moment non on est dans une période charnière mais j'ai rien depuis 17 ans quand le peuple français a décidé ça quand les Hollandais ont décidé la même chose il y a une il y a une interrogation sur moi je pense que croissance concurrence mondialisation se sont aujourd'hui des termes qui inquiète voire qui dégoûtent et pourtant regardez ce qui se passe sur le rail je prends le train tout le temps c'est une catastrophe absolue des gens qui renoncent dans les hauts de France à leur formation qui renonce à leur boulot parce qu'ils arrivent des heures et des heures en retard ça veut dire du ressentiment qui s'installe dans le cœur des gens quand ils sont la France qui se lève tôt et qui attend sur le bord d'un quai dans la nuit et le froid le matin qui quand il monte dans le train il y a pas de place assise on va s'asseoir sur les toilettes ou dans les escaliers c'est du c'est de l'Infra politique ça mais ça installe du ressentiment dans le coeur ce que vous dites aussi c'est qu'on a une maman charnière c'est à dire qu'on on les problèmes sont nommés ils sont peut-être pas résolus mais on les voit oui mais c'est pour ça que on est dans cette période charnière puisque regardez je prends le train je vais jusqu'au bout non raisonnement on a découpé à la demande de l'Union européenne le rail en petits morceaux SNCF réseau le rail les gars bon tout ça était découpé en morceaux sa communauté très mal entre on l'a dit bon bah maintenant c'est le problème des régions paf paf ça complique le truc maintenant on veut nous mettre de la concurrence à l'intérieur sur un machin où il y a que un tuyau donc on voit que en permanence on rend compliqué une situation où alors normalement là l'État devrait se dire je viens au réchauffement climatique en la matière en matière à la fois sociale et environnementale on devrait avoir un outil puissant entre les mains sur le terrain des transports c'est la SNCF et là c'est comme si on renonçait à voir cet outil pour le découper en morceaux dans tous les sens donc c'est pour ça que je pense que déjà je pensais que Emmanuel Macron finalement avait quelque part été élu à contretemps de l'histoire c'est à dire que en même temps il a été en 2017 en même temps 2017 en 2017 je considère j'ai lu quelque part à contretemps de l'histoire c'est-à-dire comme Mitterrand finalement en 80 mais Mitterrand il est élu en 81 la vague sociale socialiste c'est celle des années 70 elle est déjà sur le reculoir on a déjà Friedman Hayek pour les universités pour la pensée économique qui domine et on a satchers real sur le terrain politique le vent il y a l'Allemagne Macron oui mais aujourd'hui quelque part lui est un vraiment un libéral je dirais c'est la croissance ça passe par la mondialisation de quoi qu'il en coûte quand même un pragmatisme c'est pas libéré par exemple il est pris dans une contradiction le problème étant que il n'a pas pensé le rôle de l'État par temps de crise partant de crise successives c'est-à-dire là moi je considère pas qu'on est seulement dans une série de crises crises covid crise énergétique crise de l'inflation déjà avant la guerre en Ukraine au fond je crains qu'avec la crise climatique qui englobe tout ça on soit instal dans une crise durable et Emmanuel Macron n'a pas pensé le rôle de l'État c'est à dire que et c'est quoi le rôle de l'État en tant que crise permanent pour moi je suis Roosevelt 1942 qu'est-ce qui fait il entre en guerre mais il lui manque de Bombardier il lui manque de temps qui lui manque de porte-avion il décide de canaliser toutes l'énergie du pays tout le savoir faire de videogramme en une direction qui est l'économie de guerre et bien je pense que de la même manière aujourd'hui on devrait être en économie de guerre thématique ça signifie pas de tout nationaliser mais ça signifie de canaliser l'énergie du pays le savoir-faire la main d'oeuvre de tout le pays on une direction qui est le choc climatique comment on l'affronte et je le dis on l'affronte par du travail si je fais prendre un exemple allez-y le bâtiment l'an dernier c'est 2500 passoire thermique en moins il y en a 5 millions dans le pays ça veut dire qu'à ce rythme là on en a pour deux millénaires l'équivalent d'entre Jésus-Christ et aujourd'hui vous regardez dans le point de financement là du budget c'est augmente de 300 millions d'euros qu'est-ce qu'on va faire avec ça rien du tout moi je pense qu'il faut investir des dizaines de milliards d'euros là-dedans que on investissant des dizaines de milliards d'euros là-dedans ça sera gagnant gagnant gagnant-gagnant ça sera gagnant pour les factures des gens ça sera gagnant pour l'emploi ça sera gagnant évidemment pour la planète et ça sera gagnant pour l'indépendance du pays mais là il y a pas de mobilisation alors maintenant les macronistes ils m'ont il s'en fichier pendant 5 ans toute petite sur les passoires thermiques est-ce que vous considérez qu'il faut faire sauter les niveaux de revenus au delà duquel on n'y a pas droit parce que si vous voulez refaire les 5 millions ça veut dire qu'en gros on donnera le même argent aux gens qui en ont pas d'argent ou à ceux qui en ont déjà oui en tout cas je pense qu'il faut réfléchir à ce qui est pas des papiers dans tous les sens à remplir avec des fonds des machins des bidules on simplifie et on met en place un vrai plan on se dit notre objectif c'est que c'est 5 millions par soir on en finisse mais alors ça maintenant on me dit c'est un problème parce que même si on met l'argent on n'a pas la main d'oeuvre pas la main d'oeuvre ou alors pas la technologie ou alors pas suffisamment de d'entreprises qui puissent le faire d'accord la technologie on l'a hein la rénovation thermique on sait faire ça et on sait le faire bien si on veut maintenant la main d'oeuvre qu'est-ce qu'on fait on attend que le marché du travail ils nous envoient des travailleurs du bâtiment comme ça puisque tout c'est le marché qui doit tout guider donc on attend que ça lui fasse pleuvoir des maçons des couvreurs non non mais ou alors on se dit finalement vous savez moi je voudrais qu'on ait des publicités à la télé il y en a pour l'armée aller défendre votre pays engagez-vous bon voilà ben je voudrais que de la même manière on recrute des travailleurs du bâtiment et qu'on dise sauvez votre pays aidez la planète mais je termine je termine et que ensuite valorisation de ces métiers là ça c'est la valeur travail là que je décris c'est à dire la fierté du travail il faut donner une fierté là-dessus et que les jeunes qui s'engagent pour le client intelligence de la main je vais devenir couvreur mais il y a aussi la valeur du travail et là-dessus je pense que l'État devrait dire écouter un travailleur du bâtiment c'est utile et beaucoup d'efforts sur l'apprentissage c'est 2000 €.
ouais mais c'est 2000 euros par mois c'est une semaine de congés supplémentaire parce que son métier dur c'est comme pour les militaires à 50 ans dans certains métiers comme la restauration vous me direz que c'est moins efficace peut-être ou les salaires ont été modifiés en fonction de la du besoin de main d'oeuvre je refuse moi qu'on laisse ça aux branches qui négocie vous ne faites pas confiance vous ne faites pas confiance vous dites l'État mais ça ça se comprend en transition écologique un état planificateur sauf que l'État dont vous parlez il est totalement surendetté et quel est son pouvoir d'impulsion sachant qu'il y a plus de 100% de dettes publiques et les marchés financiers qui sont de retour parce que voilà attention parce que vous dites comme Jean-Luc Mélenchon la dette ça se rembourse pas non non l'état il est en été pour ce qu'il veut hein là il y a pas de problème pour enlever 8 milliards d'euros de contribution sur la valeur ajoutée les entreprises qui bénéficieront aux deux tiers au plus grandes boîtes de ce pays il y a pas de difficulté là-dessus quand il s'échadie de faire le crédit un peu compétitivité emploi 20 milliards d'euros c'est considérable il y a pas eu de difficultés là-dessus il est il est permanent il est là il est toujours là moi votre plan il est pas 20 milliards d'euros hein et il a 500 milliards d'euros mettez-moi mettez-moi un plan à 20 milliards d'euros par an déjà je prendrai d'accord parce que là on est à 2 milliards 6 c'est-à-dire faut se rendre compte qu'on met dans la transition énergétique des bâtiments dans la rénovation thermique ce que Total a donné à ses actionnaires comme petit cadeau la semaine dernière 2 milliards 600 millions d'euros c'est dérisoire donc moi vous me dites 20 milliards vous savez si déjà ça a été multiplié par 10 je vous assure que ce petit pas là je le prendrai et je signerai donc aujourd'hui le crédit un peu compétitivité emploi moi j'étais pas compte qu'on aide les entreprises mais par contre on cible on se demande qu'est-ce qu'on veut aider là les principaux bénéficiaires c'est au champ casino et Carrefour est-ce que vous pensez que ces stratégique ils sont même pas en compétition à l'international donc non je dis si on veut cibler on cible sur le métier du bâtiment et on permet aux salariés de bien vivre de leur travail et de d'avoir à la fois des conditions de travail statuts revenu plutôt que d'être dans la décalification des métiers je vous considérais qu'il faut négocier vous parlez tout à l'heure d'une espèce d'économie de guerre comme sous Roosevelt à partir de 42 pour gagner est-ce que vous considérez que ça nécessite une énorme concertation et que tous les gens mettent leurs arrières pensées au vestiaire et viennent négocier je vous parle notamment de la CGT je parle normalement d'un certain nombre de syndicats qui comme dans l'exemple total eh ben finalement il y a un accord mal qui a été signé par les syndicats majoritaires et qui refusent de le suivre non mais est-ce que vous entraînez les gens en disant maintenant on va tout remettre à plat oui il faut embarquer les gens dans ce que j'appelle le faire ensemble vous savez le vivre ensemble dont on nous parle en fait j'ai jamais compris pourquoi j'adorais pas complètement à ce truc là mais vivre ensemble c'est demander aux gens de vivre ensemble de manière statique moi je pense qu'il faut porter le faire ensemble le faire ensemble ce se fasse à ce grand défi climatique je l'ai dit sur le bâtiment je le dis sur le terrain des déplacements avec le rail je le dis par exemple il faudrait penser qu'il y a un atelier de préparation d'électronique d'informatique de mécanique par quartier ou par canton enfin il y a un développement de d'une autre économie face à au choc climatique qui est à faire qui n'est pas fait du tout aujourd'hui qui est pas organisé là-dedans je veux pas qu'on pense que c'est tout national que c'est que des services publics non non pas du tout non pas du tout je veux en revanche que il y a que ça soit canalisé par l'État le rôle de l'État est de canaliser ça de le stimuler mais moi je pense qu'il faut une énorme place à l'initiative privée l'initiative privée des entrepreneurs l'initiative privée des associations c'était vous tapez beaucoup sur Emmanuel Macron mais il y a pas que lui sur terre ni dans le pays est-ce qu'ils font taper sur Emmanuel Macron là vous savez une main tendue dans un contexte où il y a des gens qui pensent pas comme vous que le travail c'est essentiel mais qui pense que c'est différent quand on voit la position des verres est-ce que vous tendez une main à toute la population de gauche et de droite en leur disant travaillant là-dessus et ne n’étons pas simplement dans une logique du tout ou rien il est évident qu'il faut embarquer l'ensemble de la société dans une histoire faire face aux défis climatique ce n'est pas des petits fragments de la société qui font ça il faut avoir une vision pour moi de l'unité nationale vous savez je prenais Roosevelt ça ne peut se faire que avec un sentiment de justice pourquoi vous êtes mais un impôt sur les revenus à hauteur de 90% pourquoi il développe un impôt sur les profits des entreprises parce que il sait que oui mais ça se fait aussi dans un contexte où les États-Unis on a l'impression que leur enjeu leur existence même est à venir est-ce que vous pensez qu'il y a un problème de récit aussi dans la dans la narration de la crise et que peut-être qu'il faut aller maintenant jusqu'à dire aux gens c'est l'existence même de notre mode de vie de notre nation qui est en jeu parce que c'est ça qui peut-être vous avez je pense que chez les gens c'est déjà très perceptible moi je suis convaincu que dans la masse de la population française il y a déjà une très forte conscience de ça je vous donne trois sondages qui moi sont marquants qui sont de l'ordre de l'infrapolitique quand on demande aux gens quelle maison vous voulez ils veulent une maison avec un terrain où il puisse cocooner leurs enfants voilà bon et pour et qu'est ce qu'ils veulent pas ils veulent ils veulent pas une maison high-tech pourtant vers quoi va le système avec la 5G compagnie vers de Lightech tous les objets connectés et ainsi de suite quand on demande aux gens est-ce que vous pensez qu'il faut ralentir ou accélérer les deux tiers des gens disent nous ce qu'on veut c'est ralentir le monde va trop vite ça leur empêche pas d'acheter des SUV par exemple c'est-à-dire que là ce que vous opposez madame Becquart c'est un comportement individuel avec un choix qui doit être collectif de la société oui mais est-ce que est-ce que les gens sont prêts à un choix collectif qui a la possibilité de faire des choix collectifs vous savez même dans l'histoire du mouvement ouvrier auquel je me rattache qui est comment le travail des enfants a été éliminé pas parce que tel est-elle fabrique ont décidé d'en finir avec le travail des enfants parce qu'il y a eu des lois qui ont décidé qu'au niveau national on en finissait avec le travail des enfants quand on a décidé d'instaurer les congés payés ça n'a pas été boîte par boîte ou branches par branche c'était une décision nationale de faire des congés payés quand tout à fait la sécurité sociale ça pas été entreprise par entreprise c'était une décision nationale de faire ça maintenant vous parler d'un élan global donc ça veut dire quand même qu'il faut que les gens globalement aient envie de suivre cet élan les gens sont attachés à leur SUV pour différents exemples à des rythmes différents mais je suis persuadé qu'on a aujourd'hui dans la masse de la population française il y a un désir de notre chose il y a un désir de déclencheur parce que vous vous décrivez bien l'aspiration mais en même temps on voit une société très émettée très individualiste c'est quoi le déclencheur de ça je pense qu'il y a une responsabilité politique d'incarner ça dans des moments clés de la vie politique française et là ça veut dire moi je me place pas dans un au jour le jour c'est pour ça que vous me demandiez si on allait faire tomber le gouvernement ainsi de suite je je pense que ce qu'on peut prendre aujourd'hui à un Emmanuel Macron qui reste le président des riches on doit le prendre aujourd'hui pour les salariés de ce pays maintenant le changement de société va pas venir de ce côté-là ça veut dire qu'on a 5 ans pour moi je me place pas dans une dissolution qui va se dérouler sous 48 heures sous 6 mois ou celui d'un an si ça devient si advient une révolte de nouveaux gilets jaunes dans le pays croyez moi que j'en serais mais là on a 5 ans devant nous ça veut dire qu'on a 5 ans pour construire ce récit ce qu'on a 5 ans pour dire comment on va diriger le pays et qu'on a 5 ans pour proposer un autre plan pour pour la France et puis pour l'Europe France Inter
[Musique]
un camp aussi vous écoutez à vous lire pour éviter l'arrivée au pouvoir du rassemblement national tout à l'heure vous évoquez le ressentiment des voyageurs sur le quai de la gare le de petit matin au petit matin vers chez vous dans la Somme mais ça peut marcher ailleurs on l'a lu le beau papier de Luc Brunner sur les TER en haut de France est-ce que c'est toujours au cœur de votre engagement politique et est-ce que vous le placez au dessus de tout la lutte contre le rassemblement national en fait je pense qu'on peut pas lutter contre la rationnement national en disant qu'on lutte contre le rassemblement national c'est pas le combat frontal qui va porter ses fruits c'est la possibilité de transformer ce ressentiment en une espérance nous avons à des alchimistes de l'espérance et à montrer que il y a moyen de faire autrement sur ces petits ressentiments quotidiens vous savez c'est des choses bêtes c'est par exemple une personne qui part à la retraite qui fait sa demande à la Carsat mais il y a plus de guichets de CARSAT et donc qu'est-ce qui se passe et ben il faut envoyer des trucs en ligne avec des mots de passe des codes des et ça ça produit quoi ça prenne juste le sentiment éloignement de la République il faut le dire en parler c'est déjà résoudre un peu le problème que de le montrer vous voyez mais la même manière une personne qui a mal aux dents qui arrive pas à avoir un rendez-vous de dentiste avant 3 mois 6 mois 9 mois 1 an c'est quoi c'est la République qui est éloigné dans dans cette souffrance quotidienne est-ce que vous pensez que les grands discours contre le rassemblement national alto fascisme on produit précisément ce qui est en train de se passer à savoir un seul mot national à 89 députés non je pense pas que ça soit ça par contre c'est la non prise en compte des raisons de fonds de cette montée du rassemblement national dans la durée je vois dans mon coin vous voulez pas que je réponde à ceci bien sûr [Rires] on ne comprend pas ce qui se passe dans mon coin et le fait que on est 8 députés sur 17 du rassemblement national en Picardie si on ne mesure pas le choc de l'amiandisation dans les années 80 qui fait que à l'époque en une dizaine d'années quinzaine d'années on a le testing qui disparaît quasiment complètement mais derrière on a la métallurgie on a l'ameublement on a y compris les chips Flodor qui ont quitté la Picardie or à cette époque là la gauche et la droite de gouvernement elles ont accompagné la mondialisation elles ont les accords du Gat elles ont approuvé le traités de l'Organisation mondiale du commerce elles ont approuvé l'élargissement européen tout ça a été approuvé du coup ces gens qui subissaient ça de plein fouet d'une part ils se sont retournés contre d'autres cibles ça a été les émigrés dans avec le discours les discours de Jean-Marie Le Pen et d'autre part le rassemblement national avait produit une bascule en 1989 jusqu'à 1989 on a un rassemblement national qui est pro européen à fond parce que c'est la protection contre le bolchevisme et l'Union soviétique qui est ultra libéral plus que régal et ils opèrent un mouvement de bascule et ils se mettent à être contre les importations sauvages pour du protectionnisme qui fait que là il y a une adéquation entre un sentiment populaire qui nous faut des taxes frontières qui nous font des barrières douanières qui vont nous faut des quotas d'importation que c'est plus possible et le rassemblement national qui le dit enfin le Front national à l'époque et donc là on a une une proximité et donc c'est ça si on et donc si en même temps la gauche de l'époque elle dit halte fascisme et conquête continue à produire des causes qui produisent les mêmes effets on s'en sort pas aujourd'hui quand on voit le sondage de libération sondage Viavoice 41% des personnes interrogées considèrent que Marine Le Pen est une meilleure la meilleure opposante au gouvernement et il y en a que 20% pour Jean-Luc Mélenchon qu'est-ce qui ne marche pas parce que là vous en étiez au discours non pas Saran dans le temps de la gauche aujourd'hui on aujourd'hui pourquoi ça pourquoi ça marche pas pourquoi c'est elle qui deux choses d'une part je veux pas faire pour toi Jean-Luc Mélenchon non mais voilà 5 ans de Hollande et 40 ans de socialisme qui est dans cet accompagnement là ça produit un rejet de la gauche et de la gauche elle pourrait être morte dans notre pays on pourrait en parler au passé comme en Italie elle existe encore et on le doit aux trois campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon donc voilà maintenant ça c'est limite ça c'est limite aussi parce que de mon point de vue la dernière campagne présidentielle n'a pas cherché on a voulu aller chercher les voies des quartiers populaires et on les a eu et c'est une très bonne chose que la gauche retrouve droit de citer dans les cités on a voulu avec un coup beaucoup beaucoup d'abstention avec beaucoup d'abstention mais quand même c'est quand même positif on a voulu avoir viendra plus tard mais en tout cas terminé quand même parce que c'est important les jeunes des métropoles on a voulu les avoir et très largement Jean-Luc Mélenchon a permis d'avoir ça donc on a même eu les DOM-TOM qui était visé je pense qu'on a pas visé la France de gilets jaunes la France préfecture parce que c'était extrêmement difficile parce que vous l'expliquez aussi dans votre lit où en disant la gauche elle est associée à l'assistanat euh ceux qui distribuent des subventions donc est-ce que ça veut pas dire qu'il faut revoir toute votre projet social et pour repartir en conquête de le revoir en revanche il y a une nécessité de montrer vraiment ce qu'on veut je veux dire les Français doivent vivre de leur travail nous sommes la gauche du travail alors je veux pas produire de fausses oppositions vous savez moi je pense qu'il y a un dépassement dialectique des contradictions qui existent c'est à dire que le mouvement ouvrier c'est quoi c'est la fierté du travail c'est la valeur du travail si on travaille oui mais en même temps on arrache du droit au repos aujourd'hui j'espère que la plupart des Français se repose ils ont le droit au repos le dimanche vous voyez c'est Manuel Macron qui est revenu sur le dimanche chômé mais je souhaite et on voit que la part des Français qui aujourd'hui travaillent dans la grande distribution dans les industries et tout ça a été en augmentant je pense que c'est pas une bonne chose donc je suis tour à droit à la paresse mais faut aussi pour un droit au travail et les deux ne se ne s'opposent pas ils se conjugue on doit avoir la fierté du travail et en même temps on a le droit au repos mais là depuis quelques semaines on voit la gauche se réveiller effectivement sur la question du travail mais il y a pas que cette question là il y a la question effectivement de la laïcité j'y reviens il y a la question de la sécurité il y a la question de l'immigration c'est quoi votre discours c'est quoi le logiciel de la gauche sur tous ces sujets là qui font effectivement qu'une partie des Français sont allés voir du côté du rassemblement national les couches populaires en particulier je vous dis ma conviction sinon je vois pas écrire un bouquin là-dessus que le travail est un moteur de ce qui se passe aujourd'hui dans le pays le fait que dépend entier des classes populaires soient précarisées s'interrogent sur que vont devenir nos enfants c'est une inquiétude permanente qui mine les classes populaires dans la durée donc je suis vraiment convaincu que si on doit centraliser sur quelque chose c'est au fond sur ce qu'on fait depuis la rentrée c'est à dire sur la valeur du travail et sur le gavage en haut et je pense qu'il y a la nécessité de reconstruire ce conflit là de manière pacifique bien sûr mais nécessité de centraliser là dessus ça veut pas dire que sur le reste il faut pas avoir un discours clair mais je pense que vraiment ce sur quoi on gagnera c'est sur le dire que les Français doivent dire de leur travail à la fois de leur travail présent de leur travail passé c'est la retraite La retraite c'est le droit de vivre correctement parce qu'on a travaillé pendant 40 années enfin plus maintenant et c'est le sur le travail à venir c'est à dire que je considère qu'aujourd'hui la situation de la jeunesse elle devrait être gardée comme étant une jeunesse en formation et à qui on permet de sortir de la pauvreté le gavage d'en haut quand vous comme vous dites il est moins c'est moins une revendication chez les travailleurs qui ont moins le sentiment qu'avant d'aller mettre en cause le patron peut-être parce qu'il est mondialisé et qui va plutôt regarder à côté en disant il est il a plus de droit que moi ou pas ça comment vous le résolvez c'est mon travail quotidien j'ai fait campagne là-dessus j'ai gagné là-dessus c'est à dire je vais au bas des tours d'immeubles et je demande aux gens à ce que vous voulez bien compter avec moi un deux trois dix mille euros pour Jeff Bezos le patron d'Amazon qui ne paye pas d'impôts en France maintenant que ces trois secondes il a gagné autant que Hayat ma supplémente accompagnante d'enfants en situation de handicap pendant un an je pense que cette injustice là en effet elle est devenue invisible vous savez dans mon coin afflique ce cours les gens quand ils sortaient de l'usine textile il voyait les châteaux la famille c'est un frère autour de quand ils allaient au cimetière ils voyaient les chapelles des frères saint bon tout ça a disparu parce que il y a une il y avait des châteaux donc oui oui mais quelle différence il y a des visibles ils étaient visibles ils étaient sous leurs yeux quand Whirlpool ferme que je commence à entendre des discours sur les vrais sujets les immigrés les assister je demande aux gars mais est-ce que c'est eux qui ont fait fermer votre usine non c'est qui Jeff fetig le PDG d'Amazon dont ils ignorent le nom je leur ramène une photo de Google Maps vous savez de du nouveau château de du patron de Whirlpool installé près de la mer avec accès direct à la plage des terrains une émission d'extérieur 26 salles de bains et ils se disent bon sang c'est vrai que si la baraque elle était à la séance c'est vraiment à cette échelle là que ça se joue pour vous entre les hyper riches les 0,001 et l'ensemble de la population non il y a de la symbolique mais quand même vous savez les sommes dont on parle quand on dit quand je vous dis que les dividendes de Total en extra c'est juste les extra c'est 2,6 milliards d'euros c'est l'équivalent de tout ce qu'il y a pour les rénovations thermiques quand on dit que les total va peut-être avoir 36 milliards d'euros à la fin de l'année quand on dit que le le taux de marge des entreprises n'a jamais été aussi élevé depuis 1949 tout ça n'est pas l'ordre de l'anecdotique quand même après se pose la question aussi de des 10% des 20% d'une classe supérieure qu'on représente autour de cette table vous regardez le sondage du Secours populaire il est frappant puisque vous avez en gros un tiers de la population qui sent pas du tout qui a l'inflation qui sent pas du tout qui a de la crise je veux dire moi j'ai fait mon plein d'essentiel à 8 oh j'ai la chance d'en avoir trouvé j'ai trouvé une pompe oui j'ai fait la queue hein mais euh à 84 euros est-ce que c'est c'est une douleur pour moi non c'est la vérité et et et il y a un tiers de la population française qui est à découvert permanent qui se restreint sur les activités des enfants donc là il y a on a un tiers peut-être pas mais qui va aller acheter des résidences secondaires qui peut se permettre mais déjà dès les années 80 on a quelque part cette fracture entre les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation et donc aussi c'est une difficulté pour la gauche parce que en gros c'est le bloc de gauche qui se trouve coupé en deux bouts maintenant dans ce bloc de gauche il y a les profs qui quand même sont en voie de smicardisation de prolétarisation je l'ai dit par le revenu mais aussi par le sentiment de ne plus avoir la maîtrise de leur travail la crise d'évocation dans l'éducation nationale le le recrutement job dating donc là ça veut dire qu'il y a la possibilité d'une réunification de ce bloc de gauche parce que aussi il y a le les conditions de travail deviennent presque le bloc de gauche vous avez dit on a 5 ans sauf à imaginer qu'il me dit solution préalable est-ce que vous considérez par exemple que la gauche est suffisamment organisée au sein de la nups pour pouvoir se battre et est-ce ou alors est-ce que vous considérez qu'il y a eu une rentrée qui devrait être en or pour vous mais qui était totalement pollué ou pas ou sainement aménagé autour des histoires 4 nains Bayou tous les attitudes de Jean-Luc Mélenchon qui s'effondrent dans les sondages que vous êtes en ordre de marche il est évidemment que la rentrée est pas idéale ah non mais pas l'idéal est-ce que vous trouvez que ces sujets ont pris trop d'importance qui s'est construit donc bon non donc est-ce que on a été déporté en dehors du terrain qui était note c'est-à-dire celui des salaires celui du travail celui de l'injustice sociale celui du gavage en haut et du rationnement en bas oui on a été vous avez pas été déportés vous vous êtes auto déportés je pense qu'on aurait pu traiter sur le ton sur le fond la question autrement mais moi je vais pas me laisser déporter dans cette interview est en ordre de bataille considérons quand même que c'est beaucoup mieux que il y ait une union de la gauche qui en est pas maintenant ça n'est pas un argument électoral je vous le dis tiens vous pouvez pas aller voir les gens en disant regardez on est unis les gens ils s'en fiche il faut mettre du contenu on va les soigner comment les travaux vont arriver à l'heure comment il va y avoir du boulot comment on va pas avoir de l'angoisse pour ses enfants comment on va résoudre des problèmes très concrètement voilà la question c'est de la théâtralité c'est lavocifération c'est au fond on fait un peu comme avant la grève générale le grand le grand soir vous vous n'y croyez plus en fait c'est une reconquête de terrain opiniâtre vous avez c'est pas que j'y crois plus et que j'ai jamais été enfin je suis alors je reste disait un réformiste révolutionnaire donc déferlantes l'utilité et vous savez ça sera pas je veux dire nous sommes des représent la nation elle est traversée par des conflits nous devons les incarner voilà donc est-ce que je regrette pour le dire les choses comme ça d'avoir porté un maillot de foot à la tribune de l'Assemblée nationale non non non non madame béca énormément rendez-vous compte qu'à ce moment-là ce sont des centaines de billets de bénévoles des clubs de foot qui se sentent représentés mais de la même manière à quoi servir les gens disent ah bah au rassemblement national ils ont le costume et l'accès je n'ai pas de regret là dessus je dis que aujourd'hui vous voulez de la respectabilité vous ne voulez plus bordéliser une chose c'est pas hurler je pense que c'est inutile en revanche sur un mot ou l'autre mais dire que il y a la nécessité de représenter les gens en soi ça fait du bien comprendre que les gens sont c'est pas à la fois une souffrance matérielle comment remplir le frigo comment faire son plein et disons la vérité c'est que tant qu'on a pas les clés du pouvoir changer ça on peut arracher des miettes mais c'est bien compliqué on peut aller soutenir ceux qui dans une clinique dans un veulent des meilleurs conditions de travail ou des salaires mais c'est bien compliqué en revanche c'est doublé d'une souffrance spirituelle il y a oui oui oui il y a aujourd'hui une souffrance spirituelle dans le pays quand je parle de ces gens qui sont sur le quai c'est pas seulement qu'ils attendent qu'ils ont un sentiment d'humiliation c'est les gens qui ne sont rien dans par le Macron dans une gare justement une auxiliaire de vie sociale qui fait son boulot maison après maison chez les personnes âgées non seulement le fait d'être à 843 euros en moyenne par mois c'est difficile dans sa vie quotidienne mais c'est aussi mais pour qui on prend et bien le fait qu'il y ait des élus qui viennent porter leurs paroles en soi qu'est-ce qu'elle me disent ça m'a fait du bien ça nous fait respirer ça nous apporte de l'air c'est-à-dire qu'on allèche une souffrance qui est une souffrance spirituelle mais qui est profonde aussi dans le pays ok mais donc du coup il faut voter ou pas non un peu je dis non je dis non du coup le style Mélenchon il est c'est la fin aussi j'ai la page Jean-Luc Mélenchon n'est pas que un vociferateur quand même je veux dire qui a porté la gauche sur ces deux jambes une jambe rouge et une jambe verte c'est lui qui l'a remis sur ces deux pieds c'est lui donc voilà un petit encore la portée demain on verra bien votre point de vue parce que il a encore à apporter évidemment à la gauche française et il s'agit d'écouter ce que ce qu'il aura à nous dire elle est fait est en train de se réorganiser en train de voir comment le fonctionnement interne peut peut-être être un peu moins monolithique qu'est-ce que vous préconisez-vous dans la refonte du mouvement est-ce que vous voulez des courants est-ce que vous voulez un courant Rufin et et vous portez un combat visiblement à l'horizon 5 ans comment vous voyez Ruffin dans d'abord vous dire que moi j'étais élu en 2017 avec les communistes les Verts et les insoumis donc je me sens de gauche en général voilà j'embrasse tout le fait que la nuque existe maintenant j'en suis bien content parce que moi je pense je pense que il faut porter de manière plus large le fait que la France insoumise veuille s'ouvrir faire respirer le mouvement si ça se produit ça sera une bonne chose donc voilà c'est à dire c'est un mouvement qui aujourd'hui a un pouvoir extrêmement centralisé ah oui on peut dire ça voilà donc c'est clair donc il y a la nécessité de je préconise deux choses de changer les choses par le bas c'est à dire que quand on va dans des groupes d'actions et que les gens ont pas les moyens d'acheter des cacahuètes ou de réserver une salle et que c'est presque sur leur argent qu'ils le font il faut un financement pour que dans des coins comme le mien mais ailleurs dans le pays on puisse faire vivre la démocratie stimuler par le bas et puis il faut par le haut une ouverture qu'il y a une diversité des opinions que la divergence ne soit pas traitée comme une nuisance enfin voilà on peut voter ça pourrait même exister ou pas vous savez je cherche pas en tout cas ce qui soit vous avez en tout cas vous avez quelque chose je veux dire moi c'est pas grave il est tout petit ou vous savez je vais à Bédarieux il y a 500 personnes je vais au bigan il y a 400 personnes je voilà cherche pas à faire une compétition de chiffres est-ce que non je suis pas si je regarde ce qui se passe dans les sondages je suis pas tout c'est pas tout petit maintenant il y a une base autour de vous je pense qu'il y a quelque chose d'un peu collectif est-ce que les 84 communes de votre circonscription pourrait devenir la France ce qu'on réussit à l'échelon local il faut pas avoir la prétention de dire que c'est facile de le faire au niveau national maintenant je suis très fier de ce que j'ai réussi dans ma campagne mais c'est à dire quoi c'est à dire faire 55% au premier tour d'une législative dans un coin donc à flixe ce cours ou Mélenchon faisait 15% et Marine Le Pen 45 donc d'avoir et de faire de même à Amiens Nord donc d'abord réussi le temps d'un vote attention il faut pas être prétentieux le temps d'en vote à avoir à la fois les campagnes populaires et les quartiers populaires merci François Ruffin d'avoir été notre invité merci à dimanche prochain pour un nouveau numéro de question politique