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Interviewyoutube.com· 28 janvier 2026 59 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Formation StreetPress - Gagner et tenir le terrain face à l'extrême droite avec Raphael Arnault.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 34 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Chiffre
    « il y a quatre députés RN sur cinq possibles »
  • Fait
    « il y a plus de locaux d'extrême droite dans la ville de Lyon par exemple alors qu'il existait cinq locaux d'extrême droite péténistes, royalistes, néofasciste, néonazi et cetera. »
  • Chiffre
    « il y a une quinzaine de villes euh ou presque une vingtaine »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes nombreus et nombreux sur le chat, ça me fait super plaisir. Je dis bonsoir à Groui qui nous a rejoint, bonsoir aussi à Zazzi, il y a Mathieu qui est là, il y a Mister White aussi qui nous dit "Bravo pour les 9001 donateurs mensuels." Merci Mister White, ça fait hyper plaisir.

Allez, on va accueillir Raphaël Arnaud qui va nous rejoindre. Je vais l'accueillir dans le chat, il est juste là. Raphaël, est-ce que tu es avec nous ?

J'ai vu que tu étais là. Oui, bien le bonsoir. Je vous entends bien en tout cas.

Est-ce que tu nous entends bien ? Oui. Et vous me voyez ou pas ?

On te voit plus. On te Je te voyais il y a une seconde et ça a disparu. Euh on voit juste marquer ra.

Ben je sais pas pourquoi. Donc euh voilà. Bon en tout cas, on t'entend.

C'est déjà le principal. S'il y a moyen de de régler ça rapidement, c'est top. Comme ça, on te voit.

C'est plus sympa quand même. C'est plus vivant. Euh tu nous entends bien ?

Tu es bien avec nous par la voix au moins ? Oui, tout à fait. Pourtant, ça a marché il y a quelques instants là.

Ouais vraiment j'ai appuyé sur le bouton pour que tu nous rejoignes et tu as disparu. Bon en tout cas Raphaël merci d'être là. Si voilà je je vous laisse voir de votre côté s'il y a moyen de d'avoir ton image.

Tu disais pardon. Oui oui on va essayer de de régler ça. C'est super gentil de ta part.

Euh alors je te présente Raphaël, on va se tourner vers notre sujet du soir maintenant. Euh au mois de décembre du coup on avait analysé le ressort du vote donc ces formations, je l'ai dit, elles sont disponibles toutes sur YouTube, sur la chaîne du club Street Press. On ouvre aujourd'hui avec Raphaël Arnaud ce second site qu'on le voit.

Salut. Ça y est. Salut.

Super. Merci d'être là. Je sais que tu sors juste de commission en plus parlementaire.

Donc ça c'est plus c'est toujours un peu la course et en ce moment je sais bien il paraît qu'il y a eu un 493 et cetera. Il paraît qu'il se passe des choses à Ouais. Et puis là en commission, c'était sur la question de l'antisémitisme parce que Caroline Yadan essaie de repasser à l'offensive d'instrumentaliser l'antisémitisme pour faire terre les voies de solidarité avec la Palestine.

Donc c'est c'est assez lourd ce qu'on entend en réunion en commission pardon. Ouais. sujet difficile.

L'idée notamment euh c'est de de d'augmenter la surface de ce qu'on appelle une apologie de terrorisme. Alors je m'étendrai pas sur le sujet aujourd'hui mais aller surveiller ce que fait Carolinead et cette proposition de loi. Il y a plusieurs articles qui sont sortis et effectivement ça ça pose question et c'est bien qu'on en discute en commission.

On t'a reperdu Raphaël, c'est dommage. Oui, j'ai toujours le son mais la caméra je sais pas ce qui se passe. Il y a des petits problèmes mais on essaie de régler ça une bonne fois pour toutes.

Ouais. Peut-être le fameux branche des branches he le fameux classique. Voilà voilà technique tu vois ça pendant ce temps.

Je je te présente un peu he grâce à toi. On ouvre aujourd'hui un second cycle de nos formations street press épisodes pour se demander un peu bah comment agir. On a un peu analysé qui étaient les électeurs électrices du RN et on s'est demandé maintenant comment agir ou réagir sur des territoires et ben qui sont tenus tout simplement par le RN. tenu ou dominé.

En tout cas, on peut choisir un peu ses mots. Et si j'ouvre le sujet ce soir avec toi, Raphaël, député militant qui a remporté en 2024 la première circonscription du VOClus. Alors, le VOCLU c'est un département où l'extrême droite est très implanté.

On y trouve notamment Orange, hein, c'est quand même une des villes passées à l'extrême droite, c'était en 1995. Ça commence à faire quelques années, ça fait 30 ans, un peu plus, même maintenant en 2026. Euh la voilà la dynastie Bonpard, hésitez pas à aller voir ça.

C'est une dynastie perfice et cetera qui continue actuellement et euh il y a quatre députés RN sur cinq possibles et ce 5e député euh voilà qui résiste encore et toujours tel ce Village Gaulois euh bah c'est toi c'est toi euh qui est avec nous euh 5e député euh député de la France insoumise Raphaël du Vaclus dans la première circonscription tu es aussi ancien condateur de la jeune garde. C'est un collectif antiasciste qui a été dissou par le gouvernement au mois de juin 2025. Alors, jusqu'à 20h, je donne un peu les infos.

Tu vas nous raconter comment tu as incarné cette campagne électorale victorieuse dans un département devenu quand même un bastion de l'extrême gauche de l'extrême droite pardon. Ça aurait été fait bien mais non, c'est dans l'autre sens. Et on se penchera aussi donc sur le travail de la jeune garde.

Mais d'abord Raphaël, si tu nous entends bien, une question que je voulais te poser. Tiens, je vais afficher le sujet que je voulais évoquer pour commencer. C'est un sujet un peu d'actualité.

Je vais le mettre pour celles et ceux qui nous suivent sur le chat. Voilà, je vois Élisabeth B notamment qui dit soutien au Palestinien. Voilà, je vois qu' ça ça touche ce sujet et on essaiera d'ailleurs d'en parler.

C'est vrai que cette question de l'extrême droite et de la Palestine, c'est un sujet que j'aimerais bien aborder prochainement. Mais Raphaël, d'abord il y a un sujet que je voulais évoquer avec toi si je le retrouve. Bah c'est la une de Street Press ce matin.

On a fait une enquête, on a sorti une enquête ce matin qui se passe en Ukraine sur un bataillon de néonazis français en Ukraine. Les ex-militaires français qui s'engagent pour se battre contre la Russie. Et c'est pas vraiment le sujet du jour, mais je voulais quand même avoir un peu ton retour sur cette révélation.

Une unité de Français qui combattent pour l'Ukraine qui structure autour d'un noyau néonazie. Euh elle est présente euh notamment euh on a révélé avec Sébastien Bourdon qui signe cet article que il s'était entraîné euh sur euh des cibles avec euh le nom notamment le sigle de la jeune garde, le sigle aussi du nouveau Front populaire avec euh le nom de Clément Mérique, militant antifasciste décédé, tué par des militants d'extrême droite. C'était en 2013 si je fais pas d'erreur si m souvenirs sont peut-être je fais une erreur mais voilà.

Comment tu as vécu ça ? Et pour toi, est-ce que c'est une forme de surprise ou tout simplement c'est la suite de cette radicalisation à l'extrême ? Euh alors non, c'était pas une surprise parce que j'avais déjà vu ces informations passer notamment les les personnes qui sont dans l'article.

Euh il y a déjà des choses qui avaient été sorties notamment par Street Press he déjà évidemment par contre j'ai relayé à nouveau parce que parce que déjà on apprend de nouvelles choses même si la base c'est-à-dire le fait que des militants d'extrême droite français font des allers-retours sur le front ukrainien euh dans des bataillons néonazies. Ça c'était quelque chose dont on en avait déjà connaissance et euh et notamment des militants bien identifiés que ça soit notamment des militants lyonnais, des militants parisiens, peu importe, mais des gens que potentiellement d'ailleurs on a croisé à plusieurs reprises dans diverses actions contre l'extrême droite et cetera. Donc c'est vrai que ça fait un drôle d'effet.

Par contre, c'est certain que ça vient démontrer de la radicalisation de ces militants qui aujourd'hui n'hésitent plus à prendre les armes, à s'afficher ouvertement nazi. Alors, pour certains on le faisaient déjà, mais pour d'autres c'est euh c'est euh euh encore plus affiché aujourd'hui maintenant qu'ils sont sur le front ukrainien. Euh et l'aisance avec laquelle ils ont de voilà euh cibler euh des personnalités ou des organisations de gauche avec des armes à feu, chose qui s'était d'ailleurs déjà répété euh précédemment.

Euh mais comment comment ne pas les comprendre entre guillemets malheureusement grâce à la légitimité qu'aujourd'hui offre euh des médias notamment comme ceux de Boloré ? qui nous crache toute la journée dessus, qui justifie même petit à petit les attaques contre nous, y compris des fois physiquement pour certains pour certaines personnalités politiques. Donc ouais, ils sont tout simplement dans la dans la ligne droite de ce en train de faire l'extrême droite, c'estàd radicaliser le débat, mettre toujours plus de violence et afficher ouvertement leur leur idéologie qui là pour le coup c'est assez clair, c'est-à-dire nazi quoi.

Ouais, là on est clairement sur des voilà, je montre un peu les photos hein qui accompagnent l'article euh qui ont été récupérées euh sur leur réseaux notamment souvent hein, les réseaux euh de ce groupement. Euh voilà, on voit notamment drapeau confédéré et cetera. On retrouve tout le on va dire le folklore classique euh de l'extrême droite et de l'ultradroite française.

Et on trouve ce sujet, je le montre là, de coup des cibles avec le nom de Clément Mrique avec le logo de la jeune garde, on voit les trois flèches là qui descendent vers le bas, le logo aussi communiste. C'est un peu un grand mélange tout ça. La FA Paris banlieu aussi.

Est-ce que toi ça te fait craindre aussi pour ta sécurité et pour celle des gens qui militent avec toi ? sans individualiser la question parce qu'en réalité c'est quelque chose aujourd'hui qui touche toutes les personnes à un moment donné qui s'engagent contre l'extrême droite. C'est le cas aussi des journalistes par exemple de Street Press mais pas que document l'extrême droite qui révèlent justement ce type d'affair qui révèlent leurs violences leurs inquiétances politiqu idéologiqu peu importe sont la cible de ces mêmes militants d'extrême droite.

Ça c'est pas une nouvelle et c'est d'ailleurs ce pourquoi nous nous sommes engagés. parce que justement ils sont capables de telles erreurs que du coup bah on s'est mis à militer en prenant en compte le fait que oui, on allait faire face à une violence qui est extrême. Euh et c'est la réalité de de la période.

Euh oui, on a je pense qu'on a raison d'avoir peur. Enfin, je veux dire euh qui ne pourrait pas avoir peur lorsqu'on voit ces espèces de de Ouais. de bah des naazis qui s'entraînent à l'arme à feu à tirer sur des cibles et cetera.

On a déjà vu qu'ils ont qui sont qu'ils sont capables de tuer. Ils l'ont ils en ont encore fait la preuve il y a à peine quelques temps, notamment avec Martin Narambourou dans les rues de Paris à l'arme à feu, mais il y a plein d'autres exemples de projets d'attentat et cetera. Donc oui, on a raison d'avoir peur.

Maintenant, la question c'est est-ce que on se laisse euh totalement conquérir par cette peur et au point de ne plus agir ? Et c'est justement ça enfin c'est notre inaction qui causerait le fait qu'il serait de plus en plus en roue libre et que de plus en plus de gens seraient touchés par cette violence. Donc bien au contraire, on a tout intérêt à l'inverse à continuer à dénoncer, à euh à euh inverser la peur, j'ai envie de dire, en leur montrant que bah ce qui font des répercussions, qu'elle soit juridique, qu'elle soit politique, qu'elle soit peu importe quelle qu'elle soit et euh et c'est que comme ça enfin faire de l'antifascisme en fait hein, ni plus ni moins euh qui fait qu'on arrivera à les faire reculer.

Par ailleurs, moi avant d'être député, parce que souvent on a une visibilité très forte en tant que député qui a une double double répercussion, à la fois beaucoup de soutien et à la fois aussi beaucoup de haine qui s'accumulent. On est très visible. Voilà.

En tant que militant antifasciste en réalité, je l'étais déjà. C'est-à-dire que ils sont d'ailleurs déjà venus à mon domicile, ils sont déjà allés menacer les domiciles de mes parents et cetera. Euh donc je dire cette situation de violence d'Alexandrage, il est déjà vécu donc je ne l'apprends pas en étant député.

Par contre, ce qui est certain, c'est que ouais, c'est d'autant plus insupportable quand c'est des gens qui qui ont rien demandé entre guillemets, qui ne savent pas pourquoi est-ce que tout à coup, ils sont visés par ces groupes d'extrême droite. Et je peux comprendre que ça ça effrait. Euh maintenant avoir peur, oui, on a raison d'avoir peur et c'est humain et voilà, maintenant c'est combattre cette peur.

Il y a un un slogan en Italie que les antifascistes utilise beaucoup, c'est combattura, combattre la peur. Lorsqu'on parle de lutter contre le fascisme, je pense que ça joue beaucoup l'idée de se dire que euh c'est pas en baissant la tête, en faisant comme si on avait rien entendu, comme si on avait rien vu par exemple sur cet article de street press qu'on s'en sortira bien au-delà. Enfin bien tout le contraire, c'est si on les affronte pleine face euh de multiples manières qui soit queon arrivera à endiguer la problématique et limiter un maximum la casse voire même les dégager quoi.

Ouais. Bah justement on va rentrer un peu dans comment on fait, comment on s'organise et quelles sont un peu les recettes qu'on peut partager avec toi sur ce sujet. L'enquête est disponible he sur le site de Street Press.

Elle fait partie de la newsletter qui s'appelle FAF. Hésitez pas à vous abonner, c'est en gros une fois par mois. Voilà, on vous donne toutes les infos euh sur cette extrême droite française.

Mais on va passer plus à toi Raphaël et notamment je vais m'appuyer sur un article qu'on avait fait il y a quelques temps. C en 2024 Raphaël Arnaud un député antifasciste à l'Assemblée. C'est signé par Linarissi notamment et Patrick Gardus qui avait fait les photos.

H je vais revenir au début de de ce parcours que tu as. Donc tu étais tu l'as dit tout à l'heure déjà exposé puisque c'était porte-parole de la jeune garde créée en 2018. Euh, est-ce que tu peux nous commencer par nous parler de ton arrivée dans le Voclus puisque l'idée c'est un peu ça de parler un peu de ce territoire du VOClus.

On est en 2024, toi tu es porte-parole national de la jeune garde. Tu es pas du Vaclus, il faut le dire he tu viens de Lyon. Au départ, tu es ce qu'on appelle un peu en politique un parachuté, faut le dire.

Comment comment tu arrives et comment on fait pour arriver comme ça dans un territoire en plus le Voclus où on est comment dire assez fier de son appartenance ici. C'est un territoire d'identité. H bon déjà sur sur la l'aspect parachutage et cetera, oui, je pas nier.

J'ai jamais enfin je ne suis pas né à Avignon. Euh je n'y ai pas fait mes études, j'ai pas travaillé et cetera. Par contre, j'ai une attache territoriale là-bas qui est qui est très forte de par ma famille, hein, ni plus ni moins.

Euh donc c'est un territoire dans lequel j'allais très souvent, que je connaissais bien, y compris pour son aspect politique forcément qui me déplaisait pour sur plusieurs aspects, vous vous en doutez euh ces dernières années, face à une recrudescence de l'extrême droite et cetera. Bon là, on voit un tatouage, voilà, un vieux tatouage avec des des symboles de la Provence. Voilà.

Euh donc oui, oui, j'ai j'ai une très forte attache à ce territoire. Euh et ça me tenait à cœur aussi d'aller le défendre euh face à une extrême droite qui était de plus en plus euh forte, qui se pensait euh intouchable, y compris sur cette circonscription, je rappelle qu'elle a été remportée par le RN en 2022 et qu'on est venu déloger la députée Rennen. Je dois vous avouer que personne nous disait gagnant peu importe les sondages, peu importe même les pires turbo gauchis sur Twitter se disait que ça allait être très difficile et a raison du coup quand tu arrives c'est pas un cadeau on fait à Lfi en mode on le met là parce que c'est une circonscription gagnable c'est plutôt une circonscription un peu vue même comme un peu témoignage.

On va mettre quelqu'un qui va l'affronter et il va montrer une forme d'antifascisme mais bon ça sera très difficile à avoir. C'est ça. Voilà on partait du principe que ça allait être très difficile.

Nous avec la jeune garde, on a quand même cette mentalité de la gagne et aussi parce que on va pas se mentir, il y avait aussi des résultats électoraux qui me montraient que c'était possible en tout cas de faire quelque chose de très intéressant là-bas. Euh voilà et tout en gardant notre humilité, on avait quand même ce truc de se dire "Ouais, il faut l'arracher cette circonscription quoi. On n'est pas là pour faire juste une campagne comme ça à côté et cetera." Non non, on est là pour l'arracher et on y est allé plein pot.

Euh bon, il y a une dynamique évidemment nationale qui nous a dépassé hein. Encore une fois, le but c'est de rester le plus humble possible. Il y a une surmobilisation dans l'ensemble des circonscriptions, sur l'ensemble du territoire et ça a été une réussite pour l'ensemble euh de la France de dans cette lutte contre le RN.

Mais ici, c'est vrai que ça avait un sens un peu particulier parce que vous regardez en fait même au-delà de la question du voclus, même dans le gare juste à côté, c'est tout le RN. Il y a pas une circonscription qui n'appartient pas au RN. Dans les bouches du Rône à part Marseille, c'est tout le RN.

En fait, tout ce qui est autour le VLU, c'est tout le RN. Ou ouais. Voilà, exactement partout partout partout partout.

Et du coup on est c'est vrai un petit comme ça de résistance. D'ailleurs sur la circonscription, il y a pas Vignon, il y a aussi l'opté qui sont deux communes Renes. Euh et c'est vrai que tout le long de la campagne, on a eu un peu et des camarades des fois de vraiment qui sont pas de de ni de mauvaise foi, ni de mauvaise intention et cetera, mais qui venaient nous dire "Oui, ici c'est le RN, donc faut y aller doucement." en gros sur les thématiques qui seraiit jugé trop radicales, c'est-à-dire clairement antifasciste, clairement antiraciste et cetera, bah on a fait tout l'inverse, on a fait ce qu'on sait faire mais pas pour plaire électoralement, c'est parce qu'on déjà on en était convaincu.

Donc je pars du principe que quand on fait de la politique euh avec des convictions, ça ressemble quand même un peu à autre chose. Et les gens le ressentent et les gens demandaient ça aussi. On est dans une phase où les gens demandent d'autres rapports à la politique et tant mieux pour pour ce qui est de nos idées.

Et en vrai, ouais, ça a marché. Et quelque part aussi la surmédiatisation qui a pu avoir, je suis pas en train de dire que je l' souhaité hein. Je vous avoue que c'était pas forcément drôle tous les jours.

Voilà, je reprécise hein. Je rappelle notamment tu as été très mise en avant, on a mis en avant le fait que tu étais fiché S he qui est qui est donc un un fichage de sécurité et cetera, mais on l'a beaucoup vendu sur le fait que c'est la preuve que c'est quelqu'un de dangereux, on va le dire comme ça. Voilà.

Et il y a eu aussi cette altercation, je sais pas si le mot est bon mais en tout cas discussion verbale un peu vive avec Gabriel Atal qui était de passage et qui qui a un peu à chaque fois cassé le côté local de la chose. Ça a dépassé les médias euh locaux. J'en viens justement à à ça.

Euh tu disais euh c'est une campagne, il faut se rappeler qui est très très courte. Euh 3 semaines. Comment vous l'attaquez au départ et sur le terrain notamment qu'est-ce que vous aviez prévu comme stratégie pour vous dire il faut qu'on soit visible, en plus personne me connaît en ville, en tout cas assez peu.

Euh comment on va attaquer ça et comment on va être présent sur le terrain ? Bah déjà la la première des choses, c'est qu'on s'est dit qu'il fallait pas qu'on réponde à l'agenda euh médiatique. Euh ça, je pense c'est une erreur euh terrible de beaucoup d'organisations euh électorales, de personnalités politiques.

Je veux pas forcément les cibler ici. y compris à gauche, je pense que c'est une erreur assez terrible parce que du coup si on suit comme ça cet agenda médiatique, je dis pas qu'il faut pas être stratégique par rapport à cet agenda. Je dis pas qu'il faut pas le prendre en compte, c'est juste que faut pas rentrer dans une forme de tunnel qui ferait qu'on ne serait dépendant que de ce qui se raconte dans les médias.

À l'inverse, je pense qu'il faut aller sur le terrain. C'est la première chose qu'on a faite, c'est pendant 3 qu jours, on a décidé de ne pas répondre au médias d'aut d'autre part qu'en plus on avait tenté un petit peu et qu'on s'était rendu compte que peu importe ce qu'on racontait en fait, il s'en fichait, il racontait que des horreurs, il déformait les phrases et cetera. Donc il y avait aucun intérêt à le faire et on a cherché à créer du lien sur le terrain, à créer l'unité au bon sens du terme.

L'unité pas seulement décidé à Paris entre organisation électorale, pardon, je me mouche en 30 secondes. Ouais, vas-y, vas-y. Moi aussi je suis victime de ça.

Peut-être vous me verrez pareil faire ça. un petit rum euh pas seulement entre organisation électorale là-haut au siège à Paris, mais sur le terrain concrètement euh faire ce qu'on a toujours fait avec la jeune garde, c'est dans notre travail antifasciste essayer de faire du lien avec les forces actives. La France insoumise utiliserait le langage les forces insoumises qui ne sont pas forcément la France insoumise, peu importe comment on les appelle, en tout cas des forces qu'elles soient féministes, antiraciste, des syndicales qui sont sur le terrain et qui militent au sens noble du terme, c'est-à-dire pour nos idées au sens large et qui ont envie de mener bataille contre l'extrême droite.

Et ça pour le coup, c'est ce qu'on a fait directement et ce qui a parlé à plein de gens. A plein de gens qui étaient surpris que la première des première chose qu'on a fait, c'est d'aller rencontrer chacune de ces organisation, association, leur présenter déjà qui on était en dehors de des questions médiatiques et cetera. Et c'est sûr que bah voilà, il y a eu tout de suite un lien très fort parce que moi je viens de là, j'ai toujours été un militant de terrain avec un engagement conséquent sans faire des loges ou quoi que ce soit. c'est forcé de constater que quand on fait de l'antifascisme, bah oui, on fait face à des choses des fois qui sont pas forcément toujours évidentes.

Du coup, ça crée un lien tout de suite très fort et une confiance. Voilà que c'est Mais Raphaël, du coup, tu es tu as alors bien sûr, tu as pas caché ton ton appartenance à la mouvance antifasciste et à ce choix politique, mais tu as pas tout de suite été voir les gens en leur disant "Bon ben voilà, bonjour, mon sujet c'est l'antifascisme, il y a des sujets qui les concernent. Est-ce que vous aviez ciblé par exemple les jeunes, par exemple le logement, par exemple des choses comme ça pour parler aux gens de de leur quotidien quoi ?" Un truc comme ça ? du tout.

La première chose qu'on a fait, c'est qu'on a parlé de ce que nous on savait faire, c'està-dire l'antifisme voilà, présenter notre travail. Par contre, après, évidemment, enfin nous, on se concentre avec la jeune garde enfin on se concentrait parce que là actuellement, on est en mesure de dissolution mais espère on espère pouvoir parler au présent dans les dans les mois à venir après le Conseil d'État. Mais en tout cas, en tout cas, ouais, on avait effectivement ce côté antifasciste et cetera.

N'empêche que je partage depuis tes années évidemment plein d'autres réflexions politiques sur d'autres sujets. C'est je les mettais pas forcément en avant médiatiquement. Donc évidemment quand d'autres sujets politiques étaient posé, il fallait les poser.

La question du programme du NFP en fait ni plus ni moins parce qu'on en pensait oui non moi sur plein d'aspects je le trouvais pas assez radical parce que je viens pas de cette histoire là mais c'est pas grave. Je pense que dans la période c'était quand même des étapes nécessaires en tout cas de coupure nette aux politiques néolibérales qu'on affronte actuellement. Donc là aussi, évidemment, on avait beaucoup de choses à dire, mais effectivement la première chose euh qu'on a faite, c'est euh de démontrer de notre engagement antifasciste et ça a parlé à tout un tas de personnes.

Alors que médiatiquement, on nous disait qu'il allait avoir le front républicain contre l'extrême droite. À chaque échéance électorale, on refait le même circ. Alors a raison sur plein d'aspects, mais les gens restaient méfiants quand même en se disant "O là, les Lustiques qui nous ont dit ça la dernière fois, ils sont capables de voter la déchéance de nationalité, ils sont capables de reprendre les propos du RN et cetera." Là, il pouvait se douter.

Encore une fois, je suis pas dans la confiance absolue en politique, je suppose que les gens restent toujours vigilants lorsqu'on vote pour des gens et cetera. Forcé de constater que oui, il y avait une forme de confiance beaucoup plus forte en se disant que on allait confier entre guillemets cette tâche de lutte contexte à droite à des militants qui a été engagé depuis toujours. J'ai envie de dire.

Et justement, je profite, je reprends cet article de de Street Press, de Street Press, pardon, Media Parté par Cécile de feuille qui avait été sur le terrain à ce moment-là, on est le 9 juillet 2024. Euh elle part d'une impressionnante mobilisation et notamment euh de la présence de pas mal de jeunes dans ta campagne très très vite. Euh il y a même je crois un de tes opposants politiques qui avait dit "Ça sort de partout ou ils sortent de partout quelque chose comme ça." J'avais vu la citation.

Euh comment tu mobilises comme ça euh des jeunes sur une campagne très courte ? Est-ce que ça a juste été l'effet national de on a tous voulu se bouger et tous activer où il y a eu aussi un travail mené par vous notamment par la jeune garde pour dire bah voilà vous êtes jeune à Avignon nous on est là pour vous et vous pouvez faire quelque chose concrètement. Franchement il y a même pas eu besoin de travail particulier c'est après on on va pas se mentir on fonctionne aussi comme ça politiquement. moy à des personnalités politiques qui qui ont incarné quelque chose qui m'ont donné envie de de me bouger.

Je pense à Olivier Besno par exemple lorsque j'étais très jeune savoir qu'il y avait un postier comme ça qui venait affronter des des espèces de tartues politiques là qui sont là depuis des années qui vienent nous expliquer c'est comment la vie alors que là on a un travailleur qui vient les recadrer sur tous les plateaux. Moi ça me parlait. Bah là c'est un peu pareil dans la jeunesse.

Oui, il y a une surmobilisation. Je voulais faire le comparatif avec la dynamique nationale. Il y a des sociologues qui sont en train d'étudier la victoire là, qui travaillent depuis des années sur la question électorale sur Avignon et qui disent que par rapport à ce qui s'est passé au national, il y a eu des des des dynamiques à peu près similaires, mais sur la question de la jeunesse, il y en a eu plus quand même sur la circonscription que sur d'autres sur le plan national ici.

Une forme d'incarnation. Oui, tout à fait. Je pense c'est ça, c'est bah c'est c'est ni plus ni moins que je suis jeune, je suis travailleur au moment aussi où je me présente aux élections.

Ça parle à tout un tas de personnes. C'est une façon aussi de s'exprimer. On l'invente pas. on fait de la politique comme on l'a toujours appris entre guillemets et aussi évidemment l'incarnation encore une fois de de cette jeunesse militante forcément qui a entraîné tout un tas de de personnes dans la campagne et oui je pense que ça a été à un certain moment eu de sacrées forces de frappe.

Moi je me souvienne, ça a été le cas je pense sur l'ensemble du territoire mais peut-être aussi sur Avignon plus incarné par la jeunesse du coup mais je sais pas on faisait des portes à porte, on se rendait compte que l'immeuble avait été fait trois fois par des gens qu'on avait même pas capté qui avait qui avaient trouvé des tractes on ne sait pas où. Enfin en fait on s'est fait déborder. C'est une campagne on s'est fait complètement déborder et tant mieux.

C'est c'était fort de ce point de vue-là. Ouais justement c'est ça fait un an et demi maintenant euh il y a un travail sur le terrain qui est posé. Il y a un peu une enthousiasme qui est un peu retombé.

Toi, quel souvenir tu' gardes de cette victoire et quelle leçon tu en as tiré pour bah les prochaines campagnes, les prochaines mobilisations, même les prochaines campagnes militantes ? Ouais. Euh bah en fait, c'est pas retombé.

Euh alors c'est retombé dans le sens c'est sûr qu'il y a une dynamique de campagne. Voilà, on va pas se mentir, il y a quelque chose qui s'est passé que qu'on retrouve pas comme ça tous les jours. C'est une évidence.

Par contre, sur Avignon, il y a vraiment un truc quand même fort. C'estàd qu'il y a une organisation antifasciste de jeunesse qui s'est montée. Il y avait déjà un collectif antifasciste qui s'appelait Nopasaran.

Là aujourd'hui, c'est une structure de jeunesse qui s'appelle Nopassaran jeune, hein, qui émane de l'idée de du collectif Nopassaran euh qui est euh très actif sur Avignon. C'est une organisation de jeunesse les plus actives. Euh on a euh voilà des mobilisations de jeunesse qui ont qui ont qui ont notamment au moment du vous savez du du 10 septembre et du 17 derrière et cetera où il y a énormément de jeunes dans la rue avec notamment des des cortègienes très forts, très puissants et cetera.

Bon voilà, on retrouve des images là je vois sur le live euh en vrai. Enfin au fur et à mesure. Oui oui.

Bah évidemment l'élection n n'a pas inventé quelque chose à Avignon de de de font encomble et cetera. Mais en tout cas, il y a une dynamique qui s'est créée, c'est certain. Il y a plein de choses qui sont intéressantes.

Il y a aussi a un collectif euh de femmes racisées, notamment en l'occurrence musulmane qui s structuré qui s'appelle le collectif des résilientes. Alors, c'est pas moi qui l'ai inventé, c'est pas mon élection qui a créé ça. Il y avait déjà les prémises de tout ça, mais ça indique quelque chose.

C'estàd que toutes ces choses-là se sont pour moi rentrent dans une dynamique enfin ouais en qui sont en corrélation et qui produisent quelque chose du contenu politique. Et évidemment, ça crée encore une fois du Ouais. du de l'espoir tout ce qui est en train de se passer sur Avignon et dans le Foclus de façon générale, c'est très bête mais genre enfin juste le fait de savoir que le RN colle de partout, fait des tractages de partout pour nous ça nous était insupportable et on a recréé ce truc de bah non en fait ça marche pas comme ça et les fascistes ne peuvent pas comme ça avoir pignon sur rue et faire comme si leurs idées étaient comme les autres quoi.

On va en parler un peu des projets concrets qui se montent sur ta circonscription pour installer euh bah une lutte antifasciste pérenne aussi. Soit pas juste un un one shot une fois. Euh d'abord, j'ai une ou deux questions du chat là, je les vois euh passer euh devant moi.

Il y a Groui notamment qui alors qui est qui pose un peu la question à 1000 dollars mais elle est toujours intéressante. Il demande comment faire changer la peur de camp et il se demande est-ce qu'il faut être aussi violent que l'extrême droite ? OK.

Donc c'est une question que la jeune garde s'est beaucoup posée que les mouvements antifascistes s'est posé. comment toi tu te situes pas par rapport à la violence, je vais pas te demander si tu connes la violence ou pas, je m'en fous, mais euh plutôt sur comment on fait changer cette peur de camp. Bah, je pense déjà en ne reculant jamais sur les idées.

Ça peut paraître bête dit comme ça. Ça peut paraître juste un truc de militant un peu aguéri en mode "Ouais, on reste fort sur les idées parce que vraiment politiquement je pense que ça fonctionne et ça a été le cas lors de cette campagne. Je pense que tous ceux à gauche qui nous ont expliqué que fallait pas trop parler du racisme lorsqu'on parle lorsqu'on est dans des circonscription où il y a le RN qui est fort, fallait faire attention à pas paraître trop radical et cetera, bah c'est tout l'inverse.

Moi je pense au contraire faut l'affronter pleine face et que si jamais on nit ces questionsl politiquement en fait on est on on on est dans une impasse politique. C'estd que le temps d'un instant le temps d'un scrutin oui effectivement on peut gagner une certaine sympathie de la part d'un électorat un peu mou et cetera et cetera, mais sur le long terme en fait on fait que reculer. Et c'est cette erreur dans laquelle je pense se sont plongés énormément de de gens qui sont strictement électoralistes.

C'est pour ça que moi j'ai un gros problème avec l'électoralisme. Ça peut paraître étrange parce que d'un côté j'ai été élu et que on a choisi stratégiquement cette voix là aussi pour exister politiquement. Je dis pas qu'il y a que du mauvais là-dedans, bien au-delà, mais les gens qui réfléchissent que comme ça, que par stratégie électorale.

Donc l'électoralisme, c'est une impasse politique. C'est une impasse politique et c'est pas là-dedans que la gauche doit puiser ses idées. C'est pas là-dedans que la gauche doit puiser son projet politique et cetera et cetera.

Donc voilà cette ce combat, tu où est-ce que tu le puis ? C'est c'est dans le combat militant quotidien, c'est dans les petits collectifs, c'est dans les assauts. Ouais.

Par la par la résistance de dire non à la résignation, peu importe à travers et l'antifascisme peut prendre plein de formes. Il peut prendre un antifascisme de militantisme de rue comme on a beaucoup été avec la jeun garde. On n pas été que ça.

On a été aussi très présent sur les réseaux sociaux dans le travail d'information et cetera. Ça peut être à travers, je sais pas moi, a des il y a des gens qui sont sur Twitch qui tous les jours font du contenu assez incroyable pour contrer les idées d'extrême h et cetera. Peu importe, l'antifascisme a 1000 formes et tant mieux.

Et après juste sur cette question de la violence euh est-ce que bon on pourrait en débattre comme ça pendant des heures et c'est un vrai sujet qui est intéressant. Je pars du principe que de toute façon l'extrême droite nous impose une violence. Enfin je veux dire la nier c'est un peu comme nier le racisme à l'extrême droite c'est une impasse politique.

Ner la question de la violence à gauche quand on fait face à l'extrême droite ce serait aussi une impasse politique. Donc on doit la penser cette questionlà on doit l'interroger avec comme objectif certains qui doit qu'on est intransigent là-dessus de viser à une société la plus possible émanciper de la violence. Ça c'est notre objectif commun à toutes et tous à gauche et c'est ce vers quoi on doit tendre maintenant.

C'est comment se donner les possibilités de résister enfin dans une situation où l'extrême droite est ultra violente. Ça a été le cas à Lyon. Comment se doter euh ouais d'une certaine autodéfense lorsqu'ils attaquent des rassemblements des locaux euh des manifestations, des quartiers, des gens pour leur couleur de peau, des gens pour leur orientation sexuelle et cetera.

Tout ça doit être pensé, doit être à chaque fois reréfléchi stratégiquement dans une situation donnée avec toujours l'objectif de baisser la cadence de cette violence. Et si ça doit passer par se défendre à des moments par nous-même, oui, ça doit passer par là. On a jamais nié avec la jeune garde.

On a déjà d'ailleurs fait la preuve que il y avait une certaine efficacité à cette question-là. Euh preuve en est, c'est qu'aujourd'hui il y a plus de locaux d'extrême droite dans la ville de Lyon par exemple alors qu'il existait cinq locaux d'extrême droite péténistes, royalistes, néofasciste, néonazi et cetera. Aujourd'hui, il y en a plus.

Et il y a quand même une baisse. Je suis pas en train de dire qu'il y a plus de violence à à l'extrême droite à Lyon. Très loin de là du prené, il y a eu une nouvelle agression raciste il y a à peine un jour ou de jours, je sais plus.

Euh donc on n'est pas du tout euh épargné malheureusement par ces violences, mais en tout cas il y a une chute drastique de ces violences. Donc quand on a commencé à militer, il y en avait des fois trois fois par semaine quoi. Don des coups de couteau, des choses extrêmement violentes.

Euh donc voilà, donc preuve en est, c'est que pour le coup, on a un bilan de ce point de vue-là et ça a fonctionné. Donc non pas esquiver la question du racisme, non pas esquiver la question de la violence lorsqu'on parle d'androit, mais au contraire prendre ces données-là, les affronter pleinement et avoir toujours l'objectif de les faire reculer tout simplement. Voilà.

Je prends une autre question là du chat, c'est Rosalie qui nous pose cette question de l'impact sur la population quand une ville tombe dans les mains Eren. Toi, tu as deux villes, il y a le Pontis et cetera. On vote principalement Eren dans ta circonscription.

Comment tu les as découvert ces villes et quel effet ça a pour toi cette forte présence de l'extrême droite dans ces villes qui sont des villes, comment les décrire très simplement ? Plutôt périurbaine de d'Avignon. On est sur de la grande d'Avignon.

Ouais, exactement. C'est des zones périurbaines. D'ailleurs, sociologiquement, c'est là que le le RN fait ses plus gros scors.

Contrairement à ce qu'on pense, la division entre ville campagne, en réalité, c'est un peu un fantasme de l'extrême droite qui est très alimenté. Vous savez, la France des tours et des bourgs et cetera. D'ailleurs, que je me refuse de de tenir parce que c'est faux.

En plus, d'un point de vue scientifique, sociologique et cetera. Ce qu'on observe, c'est que là où le RN pète les scores, c'est dans les zones périurbaines euh souvent déclassé en déclassement en tout cas dû à la crise et cetera et cetera. Mais bref, on va pas s'étendre sur la sociologie.

Tout à fait exactement. Voilà les zones un peu entr et on a en plein dedans. C'est deux communes.

Alors le ponté Morrière et c'est alors il y a des choses similaires. Ce que j'ai observé c'est de la résignation. Ça c'est le truc qui m'a le plus choqué y compris à Avignon parce qu'Avignon n'était pas une commune tombée dans les mains du RN mais forcément l'influence aussi du RN est aussi très forte et cetera.

C'est beaucoup de résignation. C'est des gens qui à la fois ont pleinement conscience de ce qu'estce parti qu'il est raciste, qu'il est violent qui fait peur et cetera mais à la fois ce truc de façon peut rien y faire c'est comme ça c'est trop tard. Et les gens qui ont dit qu' qui allaient nous défendre, il y a aussi ça, il y a aussi cette réalité ne l'ont pas fait.

Je vais pas citer d'autres partis euh mais euh voilà, la déception, non mais du quinqu François Hollande et cetera qui a vraiment euh créé de la déception et du coup bah de du désengagement tout simplement. Tout à fait. Voilà.

Et et beaucoup de résignation, il y a c espèce de truc de Ouais, on est un peu cuit. Alors alors du coup ça c'est vrai que c'est difficile à combattre. Je pense que je fais partie des personnes mais évidemment il y en a 1000 autres qui participent à redonner un peu de force parce qu'on arrive avec une une combativité qui est très forte, une capacité à se sortir de situation où les gens nous diraient déjà vaincus entre guillemets.

Donc c'est sûr que ça redonne de la force à pas mal de personnes et aussi la particularité de ces deux communes c'est que en fait elles sont différentes dans leur gestion de la ville. Euh pour ce qui est du ponté, c'est un maire qui historiquement est de droite, qui est passé ren euh pas tant d'un point de vue euh de conviction idéologique mais vraiment euh d'un point de vue voilà électoral, il a senti qu'il y avait une place à apprendre là-bas. Du coup, il a une gestion de la ville très clientéliste euh donc peu idéologique, j'ai envie de dire.

Euh du coup à la fois il y a de la peur sur ce que ça pourrait être si l'examenade prenait le pouvoir au niveau national, lui appliquerait de toute façon les thématiques nationales. Mais dans un premier temps, c'est vrai qu'il gère sa ville un peu comme Ouais. comme donc sur un truc très gestionnaire, très clientéliste et cetera.

Donc c'est vrai qu'on voit pas beaucoup cette empreinte très idéologique euh du RN dans cette commune. Euh même si encore une fois si le RN venait à prendre le pouvoir, ce serait ce genre de commune qui se mettrait en activité forcément très forte avec ce qui se passe au niveau national. À l'inverse, Morrière, c'est beaucoup plus idéologique.

On a d'ailleurs dans le cabinet du maire, on retrouve un un gars très très proche des royalistes, très très proche de l'action française, moracien et cetera. Euh et là pour le coup, c'est plus idéologique, beaucoup plus un peu ambiance OAS euh ancienne colonie française et cetera. C'est c'est assez là pour le coup c'est plus costaud idéologiquement.

On est allé faire des tractages sur ces deux communes même après l'élection et on s'est tapé notamment une fois on est allé tracter là-bas à Morrière, on avait la gendarmerie, la police municipale, toute l'équipe du RN local sur nos côtes. Après nous on tractait, on en rigolait, on a on a pas peur. En tout cas, le but évidemment, il y avait une question un peu d'intimidation à ce moment-là.

Ben nous, on y va. Euh il y a pas de problème. On est encore une fois on est on a fait face à des situations encore bien pires.

Donc euh donc voilà. Mais c'est sûr qu'il y a beaucoup de peur notamment dans cette commune là. Ils ont sucré les subventions euh enfin ils ont viré pardon les subventions d'une d'une juste une d'une association qui qui faisait de la culture à l'adresse de la jeunesse et cetera parce qu'ils avaient pris position au moment du NFP en disant il faut battre l'exit et cetera.

Donc tout simplement ils les ont dégagé. Donc ouais, il y a beaucoup de peur. Euh les gens ont peur et d'ailleurs sur le marché, il y avait des gens qui nous disaient qui venaient dans l'oreille nous dire "Merci, merci pour ce que vous faites mais je peux pas prendre le tracte" et il se barrait.

C'est un truc de ouf quand même. C'est dire que enfin les gens ils ont peur quoi. Quelque chose de l'ambiance.

Ouais. Euh et nous on arrive en mode avec nos gros sabot en mode on est antifasciste, il y a quoi ? Tu vois ?

Je vais pas encore une fois dire les élus qui sont liés à ça ou les gens politiques. Moi, j'ai discuté avec des personnalités de gauche qui me disaient "Oui, on a négocié avec le maire de la ville pour pas qu'on se recolle nos affiches, tout ça, tout ça." Mais vous êtes des fous ou quoi ?

On parle du RN là, on n pas là à négocier, espérer qu'il nous repasse pas trop et tout parce qu'en fait c'est les menaces quand on vient coller des affiches là-bas, ça a déjà été le cas à plusieurs reprises. Il y a des colères du RN qui sont très agressifs, y compris physiquement mais on est en mode bah non en fait on y va. Et voilà.

Donc nous petit à petit, on ramène un peu cette cette histoire là militante antifasciste radicale au bon sens du terme. C'està-dire qu'on se laisse pas faire contexte à droite. Voilà.

Mais j'évoque, je j'en profite, je rebondis sur cet article de la Provence là que j'ai un peu montré, il date du mois de novembre. Euh tuévoques une dynamique sur la montée de l'antifascisme à Avignon. Concrètement, comment vous avez travaillé à mettre en place cette dynamique ?

Comment vous faites pour dépasser la campagne et que ce soit quelque chose du quotidien ? Pardon, tu peux répéter juste le début de la la question ? Vas-y.

Je disais dans dans cet article, tu évoques une dynamique aux articles de la Provence. Comment vous avez travaillé à mettre en place au quotidien cette dynamique et à dépasser du coup le côté classique juste de la campagne quoi. Ouais.

Ouais. Ben encore une fois, il y avait quelque chose qui qui est bien antécédent à à l'élection. À Vignon quand même, il y avait des choses très intéressantes d'un point de vue politique, notamment dans la jeunesse, mais pas que.

Après, on est persuadé que ouais, cette cette élection, elle a elle a permis en tout cas ouais de de créer cette dynamique. Évidemment, c'est beaucoup de lien euh avec ces différentes organisations, associations, beaucoup de soutien. Euh on est on est présent dans la manifestation ensemble, on combat les mêmes choses, on parle avec les mêmes mots, pas parce qu'on se coordonne forcément, quoi que des fois ça peut arriver, mais c'est parce que parce que on partage en fait les mêmes le même carcan politique, la même histoire et cetera et surtout on fait face à la même situation.

Je pense que la situation politique aussi lorsqu'on a des possibilités de résister fait que on agrège encore d'autres forces et qu'on ça crée cette dynamique. C'est qu' on a une situation malheureusement euh aujourd'hui bah l'antifascisme ça va devenir à la mode. Et là je dis pas ça euh avec le sourire mais plutôt euh c'est un peu triste de se dire que l'antifascisme doit revenir à la mode.

Ça veut dire qu'ussi on a une problématique, c'est que le fascisme revient et du coup forcément bah ça chose en résistance. Tout à fait. bataille culturelle, enfin en fait sur tous les aspects euh bataille culturelle, électorale, euh bataille de terrain, nous on dissocie pas toutes ces questions-là, on met ça euh dans un dans un paquet euh et il faut euh combattre sur tous les plans et à chaque fois qu'on obtient des petites victoires, ça a forcément des répercussions positives sur l'ensemble de ces de ces ps juste que je dépenche le micro et je voulais donner un exemple concret.

Il y a un projet de barre antifasciste qui cherche à s'organiser à Avignon euh qui est encore en cours de d'organisation. C'est un collectif local nommé Nopassaran. Euh ça c'est le genre d'exemple quand on essaie d'installer des lieux précis.

Euh c'est aussi ça que vous cherchez à faire. Vas-y, je te laisse te réinstaller. Je crois que tu as coupé ton micro.

Allez, je vois de la la technique du direct. Vas-y, on ne t'entend plus. Je vois que le micro.

Voilà, vas-y. Le micro était coupé. On a perdu Rapha Arnaud.

Pour l'instant, je je te laisse Raphaël essayer de de remettre le son. Voilà. Alors, qu'est-ce que ça peut donner ?

Non, de notre côté, c'est pas ça marche bien. Euh, tac tac tac. Voilà, ils essayent de résoudre ça.

Il y a eu un petit problème de leur côté. Je vous parle de de ce bar hein, c'est un territoire donc un un projet antifasciste de barre à Avignon. Tiens, j'en profite pendant que Raphaël est en train de faire ça.

Je vous rappelle la campagne de don, hein, puisque j'ai un petit peu le temps, je vous en reparle. Euh on est en plein dedans. Euh on est en train de de de d'arriver dans les dernières 24 heures de cette campagne de don.

Euh vous pouvez euh la rejoindre et euh ne pas hésiter. On est arrivé à 9000 9006 et bah voilà, grâce à vous, on peut encore monter. Vous avez vu j'ai mis un petit QR code là aussi.

Vous faites la photo du QR code, ça vous amène aussi sur la page de don. Donc euh hésitez pas. Est-ce que on t'a retrouvé Raphaël ?

Ah non, tu as perdu. Alors on ne t'entend plus. Pourtant de notre côté, on a bien tout le son.

Voilà. Ben je continue à raconter. Vous m'entendez bien ou pas ?

Ah c'est bon, parfait. Oui, du coup, il y a un projet de bar antifasciste sur Ravignon. C'est ça la Vas-y.

Alors, attends, je finis mon histoire de campagne de don. Voilà, hésitez pas à rejoindre comme ça il y a ça 9000 9000 personnes. Plus vous serez nombreux, mieux c'est.

Voilà, j'ai eu le temps de vous en reparler un petit coup. Et du coup, oui, je voulais parler de ce projet de bar antifasciste à Avignon, je vais rebasculer dessus. Euh je le trouve hyper intéressant parce qu'il montre cette idée de OK, on parle de l'idée, on parle d'être présent, de tracter et tout mais là le but c'est d'installer concrètement un lieu un lieu de mobilisation et de rencontres.

Tout à fait. Euh alors ça c'est pas du tout à notre initiative. Ni moi, ni le cabinet, ni les camarades euh antifasciste avec qui euh je me dis depuis des années notamment la côté ça te dépasse ce que tu évoqué.

Ouais, totalement. Voilà, c'est en fait le collectif c'est des gens issus du collectif Nopa Saran qui avait cette idée-là. Alors après, on peut toujours faire est-ce que s'il y avait eu l'élection, est-ce que il y aurait eu la mise en place, je sais pas.

Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que voilà, il y a cette dynamique quoi qu'il arrive dans le Veclus et en particulier sur Avignon. Et ouais, en vrai, c'est c'est un méchant symbole en vrai le fait d'avoir alors évidemment moi dès qu'on m' en parlait, j'étais content et j'en ai fait la pub. D'ailleurs, il y avait forcément aussi besoin de don.

Alors, pas que street press parce qu'à gauche, on est fort sur plein de choses, mais c'est vrai qu'on a pas de forcément de milliardaires à notre disposition. Euh ça s'appelle le Louise le bar. Le bar Louise.

D'accord. Louise. Voilà.

Donc c'est ce projet là. Donc ouais peut-être il y a une cagnotte qui qui qu'on peut trouver de la trouver pendant que je te parle comme ça ça permettra de la montrer. Mais du coup ouais c'est archi symbolique en vrai.

Ça ça donne ça donne de la force quoi. Se dire dans des endroits comme ça on on serait en capacité de tenir un bar et cetera. Quand je dis on c'est pas moi, mais c'est les antifascistes de façon générale.

Euh ouais, c'est c'est très fort. Et du coup euh ça sert à quoi ? C'est un peu bête comme question, mais concrètement d'avoir un vrai lieu, à quoi ça sert pour des militants ?

Bah, je pense à se retrouver euh à donner de la force aussi parce que c'est un lieu, je crois qu'ils ont prévu de faire des soirées par exemple. Je sais pas moi s'il y a le collectif LGBTI qui s'est fait attaquer euh le collectif local LGBT qui se fait attaquer par l'extrême droite, bah de faire une campagne de don par exemple autour d'une soirée musicale, peu importe. En fait, c'est des choses comme ça très pratiqu et aussi Ouais, une façon de pour des gens qui se reconnaissent dans l'antifascisme par exemple, qui ont jamais milité particulièrement, de se retrouver autour d'une soirée plus détente et cetera, de d'avoir un pied euh un premier pied en tout cas dans dans ces milieux, dans ces dans ces idées-là, ça peut être très intéressant de ce point de vue-là.

Voilà. Alors, encore une fois, un bar ça tout seul ça sert à rien, j'ai envie de dire. Comme un live Twitch tout seul, ça sert à rien.

Comme un collage tout seul, ça sert à rien. Comme une élection toute seule, ça sert à rien. Encore une fois, c'est quelque chose de global la lutte antifasciste et que c'est le conglomérat de toutes ces choses qui font qu'on arrivera à créer des espaces de résistance et ouais une capacité à endiguer le phénomène aujourd'hui que de fascisation de la société.

Hm. Question de Simru là du du chat que je trouve intéressante. Il se demande un peu c'est vrai qu'Avignon on le connaît tous pour le festival, le festival de théâtre.

Euh comment ce festival il joue sur euh la tenue, il appelle ça de la vie, je pense, la bonne tenue, il pense à ça. Euh est-ce que c'est quelque chose qui est important pour toi euh à te prendre en compte lorsque tu es à Avignon ? J'ai pas tout à fait compris la question, mais en gros est-ce que la le festival participe à enfin la bonne tenue du festival participe à la lutte un peu ?

Ouais, je pense c'est ça qu'il essaie de de poser effectivement. Je l'ai avec lui. Mais c'est une vraie question.

Tout à fait. Oui, parce que Alexandro de toute façon s'attaque à la culture, encore plus lorsqu'il s'agit d'art vivant, encore plus lorsque la culture vient questionner justement euh la société et cetera, peu importe la façon dont elle le fait. Et la culture euh vivante au bon sens du terme euh généralement c'est ça, elle vient questionner justement euh les rapports sociaux dans la société et cetera et cetera, les rapports de domination, peu importe.

Et du coup ça effectivement c'est c'est un sacré antidote la culture. Et d'ailleurs, on a un un président al je sais pas si on l'appelle président, un porte-parole, un directeur ou directeur directeur du festival d'Avignon, pardon, qui s'appelle Thiago Rodriguez qui se revendique antifasciste. Euh donc pour nous forcément, c'est un appui extrêmement fort.

Quand je dis nous encore une fois, c'est pas ni la jeune garde ni nous en tant que députation et cetera, mais pour nous qui se revendiquons euh de voilà de bataille cultur contre, d'ailleurs, il a annoncé à plusieurs reprises que si jamais le RN venait à prendre la ville d'Avignon et donc à venir à intergérer euh interférer pardon sur la question du festival de l'Avignon, et ben il se retirerait de son poste de directeur et démissionnerait en fait. Donc ça c'est des choses très fortes. Euh ça c'est précieux ça parce que c'est vrai que souvent on a des fois des responsables qui ménagent la chèvre et le chou qui veulent pas perdre des subventions.

C'est des fois d'ailleurs ils ont aussi des gens derrière eux he qui sont des salariés et cetera, ils veulent les protéger et là avoir des prises de position fortes comme ça de notamment lui c'est un mteur en scène assez connu ti et cetera. C'est précieux d'avoir ça des gens qui disent cachent ce qui leur position. Ouais absolument.

Ben comme je parlais de combativité tout à l'heure, peu importe d'où qu'elle vienne, à travers un bar, à travers un live Twitch, à travers là un directeur de festival dans dans un des plus grands euh enfin dans le plus grand festival de théâtre de France et un des plus grands du monde. Euh donc euh donc oui oui, c'est sûr que c'est ça donne énormément de force, ça redonne de la combativité pour tout. Euh donc euh ouais, c'est très louable.

OK. Je voulais passer à une dernière partie de notre discussion parce que je vois que le temps passe, il est déjà 19h51. Je voulais évoquer la jeune garde.

Euh forcément euh c'est un sujet que des fois euh est connu par celles et ceux qui nous suivent parce que forcément en tant que militant d'extrême gauche ou personne sensible à ces questions de gauche et ben on connaît la jeune garde, on le voit aussi sur les réseaux sociaux et cetera. Euh la jeune garde c'est euh notamment euh on l'a bien retenu parce que euh au mois de juin dernier euh et bien vous avez saisi le Conseil d'État car vous aviez été dissous administrativement par le gouvernement. H d'abord peut-être un mot rapidement ensuite on va évoquer euh où est-ce qu'on en est. de cette procédure euh est-ce que c'est entériné ça y est dissous ou est-ce qu'on est encore dans les affres du la vie judiciaire ?

Ben on est encore dans la bataille judiciaire euh normalement euh l'audience devant le Conseil d'État devrait se dérouler euh d'ici février mars donc assez prochainement. C'était très long. Euh ça fait plus d'un an aujourd'hui qu'on est dissous parce que on est quand même dissous par directement par le gouvernement mais on voilà c'est pas suspensif.

Par contre, on est on est en bataille contre la dissolution. Donc en ce sens-là, on a le droit d'exister contre cette dissolution. Et la bataille effectivement devant le Conseil d'État s'annonce forte et on a quand même de sacrés atouts derrière nous, c'est-à-dire notre bilan antifasciste non pas fantasmé par les médias, mais véritablement ce qu'on a fait sur le terrain et cetera avec beaucoup de soutien aussi d'autres organisations de gauche avec qui on a toujours milité, qu'elle soit syndicale, associative, politique, peu importe.

Donc donc voilà donc cette bataille s'annonce intense évidemment on est on a bien conscience que c'est pas qu'une affaire juridique, c'est évidemment une affaire aussi éminemment politique et que le climat ambiant fait que ça aura aussi des répercussions sur sur cette audience euh qu'on espère à la fin victorieuse. On pense qu'on a tous les app pour l'emporter. Pas de date précise, non ?

D'accord. pas de date précise, mais euh mais euh voilà, normalement d'ici février, mars, évidemment le gouvernement a tout fait pour retarder un maximum euh cette audience devant le Conseil d'État parce que ça les arrange tout simplement qu'on soit pas en capacité de dérouler ce qu'on a l'habitude de dérouler, c'est-à-dire de bataille forte contre l'extendroite. D'autant plus que comme vous le savez, il y a des échéances électorales qui arrivent, que ça soit les municipales, que ça soit la présidentielle et forcément ça leur foutrait un peu les chocotes qu'on soit en capacité d'être d'être très actif durant cette période là parce que on a été en sans encore une fois en gardant toute l'humilité et on change pas la donne de A à Z, mais forcément ça c'est un plus d'avoir euh bah cette capacité organisationnelle sur le terrain parce que la jeune garde n'est ni plus ni moins qu'un outil organisationnel antifasciste qu'on juge évidemment intéressant sinon pas et pour celles et ceux qui la connaissent pas trop, j'ai retrouvé cart de rapport de force là qui est un média qui vient de rejoindre notre partenaire Basta, il vient de fusionner ensemble, il raconter ce que la jeune garde avait changé depuis 2018.

Est-ce que tu peux nous raconter un peu c'est quoi l'action concrète de la jeune garde pendant 8 ans ? Ça a été quoi le le fil conducteur de votre action ? Ouais, ben c'est je pense euh enfin moi je je refais le bilan comme ça, mais la plus grosse force de la jeune garde, ça a été la capacité d'adaptation de réadaptation à chaque fois face à face à une situation.

En fait, on n' pas créé la jeune garde en se disant absolument, on va être dans telle ou telle ville, on va avoir un porte-parole. D'ailleurs, on n'avait même pas pensé à tout ça. C'est petit à petit qu'on s'est réadapté face à notre ennemi et on y allait par étape.

Dans un premier temps, on était même pas Ouais. une dizaine, une quinzaine sur des bandes là à discuter, à savoir ce qu'on allait faire et cetera. Euh notre premier objectif, ça a été d'endiguer euh le basson social qui était une organisation néofasciste en pleine en pleine expansion, on va dire ça comme ça, qui venait rivaliser avec Génération qui avait réussi à faire hégémonie dans l'extrêmement radical avec une ouverture, il y avait six locaux dans toute la France.

On a commencé comme ça, d'abord à Lyon puis petit à petit en ouvrant d'autres d'autres jeunes gardes à travers différentes villes, Strasbourg, Paris, Lille, Montpellier, ex-Marseille plus tard. Euh donc voilà, donc on a vraiment euh mis un focus d'abord sur handiguer le baston social, puis une fois qu'on a gagné contre le baston social, ça a été ensuite Génération identitaire. Vu que génération identitaire était très impliquée sur la question médiatique, alors on a proposé la question du porte-parola.

Euh enfin vraiment à chaque fois, on s'est réadapté comme à l'époque on aurait jamais imaginé avoir un député. on aurait jamais imaginé euh se positionner aussi fermement sur la question euh des élections euh enfin des échéances électoral et puis on a pris conscience du risque qu'il y avait avec le RN. Donc on s'est réadapté systématiquement à une situation donnée et je pense c'est la plus grosse faculté de la jeune garde, c'est d'être en capacité de mutation très rapidement à la fois en gardant de ces fondamentaux évidemment antifasciste et cetera et à la fin adaptant face à de nouveaux ennemis et donc à de nouvelles pratiques.

Euh voilà. Et justement l'adaptation là, elle est mise à rue d'épreuv parce que avec la dissolution, je rappelle, vous avez même pas le droit d'utiliser le nom, le logo de la jeune garde et cetera, sauf pour communiquer sur l'affaire qui vous concerne. C'est aussi énormément d'énergie.

Ça pompe énormément d'énergie de se défendre construire cette dissolution. Comment on fait pour continuer à travailler ? à exister, on n pas le droit mais à travailler lorsqu'on est disso.

Ben, c'est bien dommage pour pour le pour le gouvernement de Macron et notamment en l'occurrence Bruno Rota c'est que aujourd'hui on est à l'Assemblée nationale. Enfin, le fait est c'est qu'aujourd'hui je suis député donc je mène ce travail antifasciste. Encore une fois, je disais je revenais de commission là parce qu'il y avait des horreurs racistes qui se racontaient là-bas.

Je dis je mène aussi bataille sur la question d'une nouvelle loi islamophobe proposée par par les LR notamment Lauren VO et cetera, par le RN évidemment. Bref, donc en fait on y est, on mène bataille donc c'est trop tard, j'ai envie de dire. On peut on peut pas nous dissoudre de ce point de vue-là.

Après, d'un point de vue organisationnel, forcément, oui, pour la jeune garde, c'est un sacré handicap si on venait à être dissou, mais en fait euh euh penser que en dissolvant la jeune garde, vous allez dissou de l'antifachisme, déjà il existe de multiples autres façons de faire de l'antifachisme, de multiples autres organisations antifascistes on a une jeunesse qui est prête à faire plein de trucs. Euh là, je sais pas moi, il y a eu un rassemblement antifasciste à Paris euh samedi dernier contre la Saint-Jean Viève. Euh voilà.

Euh, évidemment, c'est pas la jeune garde qui a la tête de ce truc-là, mais c'est pas grave, ça vit quand même. Je sais pas moi, on a euh là aussi récemment euh euh j'ai tout de suite apportter mon soutien et je vais euh euh plus que soutenir euh cette campagne là qui s'est montée Génération antifasciste était non la flamme. Euh il y a beaucoup de de jeunes là, on notamment il y a une nouvelle porte-parole là, Césaria euh que par ailleurs j'avais rencontré dans d'autres manifestations euh j'avais aperçu dans d'autres manifestations qui tout à coup s'engagent contre l'extrême droite et cetera.

Enfin, en vrai, ça met la chauve de fou là. Je crois qu'il y a une quinzaine de villes euh ou presque une vingtaine, je sais plus là qui qui souhaitent participer à la campagne. Euh donc ça y est, ça bouge quoi.

Il y a une effervescence antifaschiste dans ce pays. Et bien évidemment, au-delà de la jeune garde, au-delà de la question des organisations respectives qui s'autoproclam antifasciste, il va se passer des choses et tant mieux. Euh ouais, d'ailleurs on voit que j'ai liké cette publication.

Ouais, moi je repartage, j'ai vu. Tu m'as fait la passe décisive parfaite parce que je voulais terminer là-dessus sur cette campagne étaignon la flamme. Il y a eu un weekend he avec les militants très récemment.

Il y a des images bien sûr foutées mais en tout cas qui permettent de de voir ça. Euh est-ce que ce type d'action, l'idée étant vraiment d'être actif sur plein de villes, on voit Paris, Nancy, Lyon, on voit Vignon notamment et cetera, c'est dans la droite lignée de ce que vous meniez avec la jeune garde et ça tu dis ça c'est pas la suite de la jeune garde, c'est quelque chose qui vous dépasse un peu et vous vous êtes heureux de suivre ça. Ouais, parce qu'en fait nous on a jamais fait ça avec la jeune garde.

On on alors oui, on s'était monté dans différentes villes mais là cette espèce de de campagne comme ça encore une fois il y a plein de groupes qui soient ouvertement antifasciste ou non qui se mettent à militer, à tracter, à à faire des campagnes d'affichage dans tout un tas de villes où on n jamais été présent et cetera, où il pouvait exister d'ailleurs des expériences antifascistes. Mais en fait, c'est quelque chose encore une fois qui nous dépasse. Comme je disais sur la campagne des des législatives, on s'est fait dépasser.

Bah c'est exactement la même chose. Alors évidemment, il y a beaucoup de de camarades là par exemple à Rouan forcément alors il y avait pas de Jeunard à Rouan, mais des camarades à Rouan qui qui voilà qui montre que ils sont attachés quand même à à l'histoire que représente la jeune garde et cetera mais c'est autre chose. C'est autre chose.

C'est une nouvelle campagne avec une autre dynamique encore plus forte que ce qui était la jeune garde. Donc en vrai moi enfin ouais en vrai je suis ravi. Je pense ça répond peut-être encore mieux à ce qu'on pouvait faire avec la jeune garde c'est que la jeune garde est un outil extrêmement intéressant qui qu'on veut défendre devant le Conseil d'État et qu'on souhaite conserver qui a été extrêmement efficace notamment dans la lutte contre les groupes d'extrême droite très structuré très organisé et cetera, mais peut-être un peu moins sur la question plus électorale du RN et cetera et que là typiquement cette campagne vient ouais vient faire autre chose qu'on faisait pas avec la garde et qui met une sacré chauffe en vrai.

Moi ça me fait archi plaisir voir ça. Voilà. Ouais, j'ai l'impression que ça on sent que tuen parles que ça ça te porte et que c'est en vrai quand on observe les autres pays.

Enfin vraiment moi je me déplace partout en Italie, en Allemagne, en Angleterre et c il y a une forme d'apathie. Il y a plein de camarades qui essaient de faire des choses mais c'est difficile. Là faut bien dire qu'une campagne comme ça nationale sur tout le territoire où il y a des jeunes comme ça qui se structurent un peu partout enfin en vrai je vous je vous assure c'est c'est un bien immense dans la période et il y a pas beaucoup de pays qui peuvent se targuer d'avoir ce type de de capacité Ouais. de de campagne et antifasciste.

Ouais, on voit que ça fait plaisir dans le chat d'ailleurs, ça fait réagir. Il y a Ellisabeth qui dit qu'il est grand temps que ça bouge et qui dit bravo pour la campagne. Il y a Mayè aussi qui dit bravo.

Il y a Groui qui dit Nancy s'est mobilisé aussi contre un défi de LD. Il y a pas mal de choses et l'idée aussi pour nous à street de press, c'est de faire se rencontrer tous ces gens qui se mobilisent et d'échanger dans ces webinaires. Donc hésitez pas à venir dans le chat et on passe les infos à chaque fois.

On arrive au bout de la discussion un peu. Raphaël, dernière question. justement tu tu étais là en train de de faire un peu l'ancien regarder un peu c'est cette campagne.

Quelle leçon toi tu tires de la de l'épopée de la jeune garde qui est peut-être pas du tout terminé qui pour l'instant à chope sur la question de la dissolution. Qu'est-ce qui serait réplicable pour toi dans ton parcours et dans ce parcours-là que tu pourrais conseiller à des militants qui auraient envie de de se jeter à leur tour dans cette question antifasciste ? Euh les choses que je retiens, c'est déjà allez-y euh plein fer.

Alors avec beaucoup de stratégies parce que je vous avoue que sinon on a'urait pas survécu longtemps au vu de la menace qui pesait sur nos tronches à partir du moment où on a décidé de faire de l'antifascisme notamment dans une ville comme Lyon. C'était quand même sujet à beaucoup de risque et ça l'a été. Parfois, on a eu de la chance, je vous le cache pas, on a eu de la chance de passer pas loin de pas de camarades qui auraient pu y passer à plusieurs reprises et cetera.

Ça a été mon cas, ça a été le cas de beaucoup d'autres camarades. Donc c'est vrai que c'est pas toujours drôle la lutte antifasciste, mais faut y aller avec stratégie, avec beaucoup de force, euh de dignité, faut y aller plein fer, ne pas reculer, même se dire dans les situations où tout le monde croit que c'est perdu, bah c'est pas vrai. À partir du moment où on commence à résister, rien n'est perdu.

Épreuve, on est à Lyon, on a un bilan plutôt intéressant de ce point de vue-là. Pareil sur la pour la dernière campagne, par exemple électorale à Avignon et cetera. Euh et surtout aussi ne soyez pas dogmatique.

En vrai, ça peut paraître bête mais moi j'ai j'ai commencé l'antifascisme dans d'autres organisations que la jeune garde et c'est vrai que ça c'est quelque chose qui qui était très handicapant. C'est des gens qui se calaient seulement sur des modèles historiques et qu'il fallait absolument copier et cetera et cetera ou des codes qu'il fallait absolument pas euh briser. Ben en fait, on est venu péter un peu tous ces codes que ça soit à travers euh notre apparition manifestation, que ça soit à travers le porte-parola, que ça soit à travers nos prises de position politique et cetera qui ne dérogaient pas de notre carcan politique, de notre histoire politique et cetera mais en tout cas qui ne qui ne qui ne s'enfermait pas dans des dogmes qui soient d'un point de vue de la pratique politique ou de l'idéologie.

C'est très important de se réadapter systématiquement les amis, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Que ça soit dans votre localité, que ça soit dans votre Ouais. dans une situation donnée où là par exemple, il y a une accélération de l'impérialisme des États-Unis et cetera, bah faut être en capacité de proposer des réponses, des nouvelles alliances.

C'est pas parce qu'on s'entendait très bien avec une organisation pendant 5 ans que toute la vie, on va être en alliance privilégiée avec cette organisation. Faut jamais rentrer dans ce type de fonctionnement. Faut rentrer dans des fonctionnements de pratique.

Comment est-ce qu'on indique l'extrême droite ? C'est toujours ce qui doit nous trotter à l'esprit. Voilà. non pas faire plaisir à nos camarades dans telle ou telle organisation mais endiguer l'extrême droite, c'est la seule chose, la seule ligne qui doit nous apporter lorsqu'on est antifasciste.

Et ben merci beaucoup Raphaël. Je crois que c'est une un bon un bon texte de fin, une bonne explication de fin. Je crois que ça donne des choses aussi très très claires dans cette idée que ces formations street press donnent des outils concrets pour se mobiliser.

Il y a plein de choses là-dessus et je crois qu'on a évoqué plein plein de choses. Merci d'avoir pris le temps de bah voilà de faire ce tour sur ton parcours. Euh c'est quoi les prochains rendez-vous ?

Là il y a eu le 493. Voilà, on te suit à l'assemblée et sur le plan des mobilisations antifasciste. Ouais, tout à fait.

Bah voilà, donc les prochains rendez-vous à l'Assemblée, il y en aura beaucoup malheureusement. Là, il y a la niche DLR ce jeudi. Donc on va mener bataille.

Ça va être en fait sur tous les plans. Là, je voulais parler du plan vraiment raciste, mais il y a plein de plans où c'est absolument abominable près d'un point de vue des libertés en manifestation. Bref, vraiment, il y a il y a plein de trucs absolument affreux.

Donc on va mener bataille euh et après moi je vous invite à suivre la campagne génération encore une fois antifasciste étion la flamme. Moi pour l'instant j'ai pas été particulièrement sollicité si ce n'est au lancement pour donner un peu des éléments antifascistes et cetera, mais voilà, on m'a pas encore sollicité par exemple sur telle ou tel action pour je sais pas pour une conférence ou quoi. Mais mais en tout cas, j'ai proposé mon aide donc évidemment que je m'y emploirais pleinement mais c'est très bien qu'il y ait plein d'autres portees-paroles, plein d'autres personnes qui s'engagent dans cette campagne.

Donc en vrai, hésitez pas à la rejoindre dans vos villes et euh et voilà. Et euh on va on va on va tout retourner, j'ai envie de dire collectivement. Et elle est là cette campagne.

Vous pouvez être notamment le compte Instagram qui est très actif et hésitez pas aller vous renseigner. Merci encore Raphaël. Je rappelle euh les prof Merci beaucoup à Street Press aussi surtout merci à Street Press voilà pour tout le travail franchement à soutenir.

On a besoin de médias indépendants comme ça et puis le travail contre l'extrême droite au top toujours carré. D'ailleurs sur la bou des députés, on se les on se les partage beaucoup. Il y a le côté public et le côté interne et à chaque fois on félicite vraiment le travail qui nous aide beaucoup.

Voilà. Et ben je je ferai tourner ça auprès de mes confrères et consciœurs notamment qui travaillent sur l'extrême droite au quotidien, que ce soit Christophe Silgarni ou Dapné Deschamps. Euh et bien sûr la campagne, elle dure encore 24 heures, donc faut pas hésiter.

Euh c'est comme ça notre meilleure récompense c'est celle-là. Vous voyez, pendant qu'on a parlé, on est on a déjà gagné quasiment une vingtaine de donateurs. C'est la preuve que ça va les cou parler.

C'était cool et c'était Je te donne mon dernier rendez-vous, Raphaël. Peut-être je je vais te laisser partir tranquillement comme ça je vais te saluer. Merci d'avoir été avec nous.

À très bientôt. Merci pour l'invitation et force à stre press. Merci.

Salut, à bientôt. Voilà, je laisse partir tranquillement un Raphaël comme ça je vous donne les derniers rendez-vous. J'espère que c'était cool pour vous.

Moi, j'ai passé un super moment à discuter avec Raphaël Arnaud. Euh je crois qu'on a bien fait le tour de son parcours et on a bien parlé de comment agir sur des territoires dominés par l'extrême droite. Et si ça vous est intéressé, on propose un tout autre point de vue, bah ce sera vendredi ce vendredi et cette fois c'est en public depuis la Geté Lyrique.

On sera depuis l'auditorium de la GT lyrique. Euh on aura donc Marine Tondelier et avec lui avec elle bien sûr. Donc Marine Tond c'est pas tout à fait la même ligne politique que Raphaël.

Mais c'est intéressant aussi parce que bien sûr elle a grandi à Enin Baumont, ville du nord du Pas de Calac qui est euh symbole de l'ancrage du Rassemblement national puisqu'elle est passée en 2014 aux mains de Steve Briwais qui est toujours maire aujourd'hui et donc du coup elle va venir nous parler de ça Marine Tondelier en tant que secrétaire national des écologistes. On sera aussi avec le média Cala euh la sociale. C'est un média qui se mobilise du côté de Calais qui propose vraiment plein plein de choses et notamment un docu qui sort maintenant là on va vous en parler, on vous montrera notamment la bandeannonce qui s'appelle des nimbes au monde et qui va parler la résistance du théâtre des nimbaumont face à la mairie d'extrême droite et on sera donc avec Terre de lutte.

Terut c'est un collectif français qui au départ créé pour soutenir des luttes écologistes et bah il se retrouve à travailler beaucoup sur les questions sur les questions antifascistes et du coup on va en parler avec elle et eux. Euh, il y a Maè le chat qui me demande s'il y a encore des places. Non, malheureusement, il y a plus de place dans l'auditorium.

Mais mais puisqu'on avait plein de demandes, on a ouvert le forum. C'est vraiment la pièce juste à côté où il y a notamment le bar hein du de la GT lyrique. Et si vous venez, vous pourrez voir sur grand écran euh du coup euh une retransmission euh de ce qui se passera dans la salle, une retransmission du stream.

Donc n'hésitez pas et bien sûr le stream aura lieu ici et vous retrouvez tous les épisodes aussi en replay. Vous avez vu, je vous ai mis un petit truc un peu en mode BFM premier sur l'info. Retrouver tous les épisodes en replay sur la chaîne YouTube.

Euh hésitez pas. Et bien sûr, vous pouvez faire un don. Il y a le petit euh au-dessus de moi là, il y a le petit QR code et vous avez la page que je vous ai déjà montré pas mal de fois.

Ça a été un plaisir d'être avec vous. J'espère que c'était cool. Hésitez pas à faire des retours.

Vous m'envoyez un mail d'ailleurs hein, si vous avez des questions martin@streetpress.com tout simplement. Je prends toutes vos questions.

Vous pouvez même m'engueuler et si vous avez des idées d'invités, on est hyperpreneur aussi. Ça se construit avec vous ces formations et ça a été top de passer du temps avec vous et j'espère avoir relié un maximum de vos questions. Je vous souhaite une très très bonne soirée et tiens je vous laisse sur une dernière petite phrase.

Vous savez que j'aime bien finir avec une phrase qui se la pète un peu d'Antonio Gramchi. Vous savez c'est le militant italien qui mène la bataille culturelle. Il dit que chaque chaque action est une pensée qui se matérialise.

Voilà. Alors passez de la pensée à l'action. Rejoignez collectif association et soutenez Street Press.

Merci encore à Raphaël Arnaud. Merci à vous et à très vite. Salut.