Michel Boujenah nous fait rire - C à Vous l’Intégrale - 20/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - Vivons le Festival de Cannes avec France Télévisions. - A.-E.Lemoine: C'est déjà la 7e en direct de Cannes jusqu'à 21h avec Pierre, Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir! - A.-E.Lemoine: Et L.Ekland, qui est tous les soirs en direct des marches du palais des Festivals.
Priorité au tapis. - L.Ekland: Je suis sur les marches.
J'attends ce soir l'équipe du film "La Bataille de Gaulle" avec S.Abkarian, B.Magimel, M.Kassovitz, N.Schneider et j'en oublie.
Ca va être extraordinaire. Je vous retrouve dans quelques instants. Je suis au poste!
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Le tapis rouge de Cannes.
C.Jordana reprenait lundi du "Carmen", toujours au micro de Louise. - C.Jordana: L'amour est enfant de bohème.
Il n'a jamais, jamais connu de loi. Si tu ne m'aimes pas, je t'aime. Si je t'aime...
Prends garde à toi! Applaudissements. - A.-E.Lemoine: L'actrice, l'autrice, compositrice, interprète C.Jordana sur les marches du palais des Festivals de Cannes pour présenter "Carmen, l'oiseau rebelle". - Elle a une très belle voix.
Et ses yeux... - T'es gentil, toi. - Elle s'appelle Carmen. - Un matin, sur la route, on trouve l'amour.
Il est là. - Carmen, prends garde à toi, gitane. - Regarde là-bas! - Qu'est-ce que tu fais là, toi? - Carmen est en danger. - Je n'appartiens à personne. - Carmen! - C'est maintenant ou jamais. - Merci, petit bonhomme. - Que vive Carmen! - QUE CARMEN VIVE! - A.-E.Lemoine: On accueille C.Jordana, M.Machado Graner aux côtés de D.Foenkinos dont le dernier roman s'appelle "Je suis drôle".
Je vous dis la fin: ça se termine ici, à Cannes. ...
Bonsoir à tous les 3. Camélia, vous êtes là...
On est ravis de votre présence. David, vous m'en voulez pas si je viens de révéler la fin de votre livre? - D.Foenkinos: Je vous en veux à mort, Babeth.
Le monde entier voulait savoir la fin! - A.-E.Lemoine: J'ai juste dit que ça se terminait à Cannes sans dire ni pourquoi ni comment.
Cannes, c'est un festival que vous aimez car vous êtes aussi un réalisateur. 4 de vos 21 romans sont devenus des films de cinéma. Cannes, où vous êtes Carmen, chère Camélia, dans le film d'animation de S.Reichenbach, l'héroïne de l'opéra de Bizet.
Vous avez dans la peau cette Carmen. - C.Jordana: Littéralement.
J'ai un lien très privilégié à cette figure extraordinaire. Il se trouve que Carmen, c'est mon 1er souvenir de musique. Ma mère chantait "Carmen" en amatrice.
Il y a une photo d'elle le doigt en l'air en train de chanter "L'amour est un oiseau rebelle". Il y a le contrechamp à ce moment-là de moi à 4 ans, qui la regarde, qui devait me dire à quel point je rêvais de faire comme elle. Comme on dit, Carmen, c'est cette immense héroïne.
Il y a la nouvelle de Mérimée, la reine qu'elle est chez Bizet et elle est tristement sacrément banale car... - A.-E.Lemoine: Victime d'un féminicide. - C.Jordana: Exactement.
Comme on le sait, c'est une chose extrêmement courante et avec laquelle on ne sait pas encore comment dealer. - A.-E.Lemoine: Elle a dérangé, elle ne craignait pas de choquer, d'enfreindre les règles préétablies.
Un côté rebelle que vous avez en vous, Camélia? - C.Jordana: Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Elle est très libre, en effet. On a découvert le film hier avec Milo, pendant la projection à la Quinzaine. Il faut aller le voir. - A.-E.Lemoine: Dans l'opéra de Bizet, il y a un choeur d'enfant.
Ca a donné l'excellente idée au réalisateur de développer votre personnage, Milo, un jeune garçon totalement sous le charme de Carmen. Il est prêt à tout pour lui éviter cette issue fatale. Ce personnage est cabossé, a vécu dans la rue.
C'est ça aussi, son histoire? - M.Machado Graner: Pour moi, c'est un prétexte pour Sébastien de montrer les rues de Séville hyper colorées.
Avec la musique de Camélia, ça rend hyper bien. - A.-E.Lemoine: On se rend compte que le combat de Carmen, c'est celui de toutes les femmes, mais aussi celui de l'émancipation des enfants.
C'est un formidable message de solidarité et de sororité. - M.Machado Graner: Quels que soient les âges...
Franchement, ils sont trop mignons! - A.-E.Lemoine: C'était rigolo de doubler? - C.Jordana: C'était magnifique, comme expérience.
On n'a pas doublé, en fait. Il l'avait fait dans un autre film...
Ils ont eu l'intelligence, avec l'ingé son, qu'on embrasse au passage...
Les films d'animation, on a tendance, à partir d'un scénario à partir duquel on va créer des images, enregistrer ensuite en studio les répliques et doubler ce qui correspond à l'image qu'on a sous les yeux. Là, le réalisateur nous a fait enregistrer les répliques du scénario comme pour un film en prises de vue réelles. - M.Machado Graner: On était avec des accessoires en mousse.
On a tourné à fond pendant 15 jours. C'était limite plus intense qu'un tournage en prises de vue réelles. - A.-E.Lemoine: Vous vous plaignez, Milo? - M.Machado Graner: Non! - C.Jordana: Ensuite, les images ont été adaptées au son, ce qui donne ce rendu aussi organique et vibrant. - P.Lescure: C'est 13 rôles en 6 ans, M.Machado Graner, dont Daniel, le fils malvoyant de S.Huller dans "Anatomie d'une chute" qui a été récompensé par la Palme d'or en 2023.
Vous avez monté le tapis rouge, vous avez grimpé les marches. Votre mère vous a dit: "Demain, à l'école." - M.Machado Graner: Je suis encore étudiant.
Je suis en prépa littéraire. - P.Lescure: Vous avez failli rater la montée de J.Triet pour recevoir la Palme d'or. - M.Machado Graner: On a été prévenus assez tard. - P.Lescure: En revanche, malgré les études, vous avez pu aller aux Oscars.
C'était magique. - M.Machado Graner: Oui.
Ca fait relativiser. Un jour, on est avec les potes au lycée en train de passer un contrôle, et après, on passe une semaine aux Oscars, et on revient. - D.Foenkinos: Tu as hésité entre le bac blanc et les Oscars?
Rires. - A.-E.Lemoine: Ce qui est fou, c'est que vous avez été choisi après des auditions.
Plus d'une centaine d'enfants ont été auditionnés pour ce rôle. On a récupéré les images de votre casting. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: C'est dingue.
Vous étiez déjà le personnage. - M.Machado Graner: Si vous le dites... - A.-E.Lemoine: Ce que j'aime aussi dans votre histoire, c'est que le cinéma vous est tombé dessus par hasard, à 10 ans.
Ca tombe pas sur tout le monde par hasard, mais vous oui. - M.Machado Graner: Je suis reconnaissant envers toutes les personnes, notamment à celle qui m'a fait participer au casting.
C'est celle qui m'a fait passer le casting de "Adieu monde cruel", le film qui clôt la Semaine de la critique. - A.-E.Lemoine: Le cinéma n'est pas venu à vous, cher David.
C'est vous qui êtes allé au cinéma avec en 2011, l'adaptation de votre 8e roman, "La Délicatesse". Devant votre caméra, A.Tautou et F.Damiens.
A.Tautou expliquait comment vous vous étiez mis d'accord pour que F.Damiens ne voie pas venir le baiser fougueux qu'allait lui faire A.Tautou. - A.Tautou: Je ne me souviens pas que ce baiser était aussi fougueux.
C'est vrai que... - A.-E.Lemoine: Vous rougissez vous-même de votre audace. - A.Tautou: Aujourd'hui, si je faisais un truc comme ça, je serais en prison. - A.-E.Lemoine: F.Damiens n'était vraiment pas au courant qu'elle allait lui foncer dessus et qu'elle allait l'embrasser. - D.Foenkinos: On lui faisait croire que c'était des essais caméra.
C'est une scène centrale. Il fallait qu'elle soit réussie. Au bout d'un moment, il comprend qu'on tourne et il y va à fond. - A.-E.Lemoine: Il a une tête de surprise absolue. - D.Foenkinos: Il fait un truc avec ses yeux, je ne sais pas...
Il roule ses yeux. On lui doit beaucoup. Si on n'a pas un duo d'acteurs comme ça, c'est impossible de faire ce film. - A.-E.Lemoine: Vous avez aussi demandé à C.Bouquet et M.Bellucci dans "Les Fantasmes", de former un couple.
C.Bouquet débriefait les coulisses de ce film. - C.Bouquet: Je l'ai accepté parce qu'on allait faire un couple.
C'est elle qui prenait les initiatives. Je me laisse faire. Et elle est très douée. - A.-E.Lemoine: C'est la 1re fois que vous embrassiez une femme au cinéma. - Avec la langue? - C.Bouquet: Oui... - D.Foenkinos: On avait les 2 James Bond girls. - A.-E.Lemoine: Camélia, je garde un bon souvenir du couple que vous formez avec V.Dedienne dans "Parents d'élèves".
V.Dedienne a dit que s'il n'avait pas eu un baiser de cinéma avec vous, il aurait fait un procès. - C.Jordana: Vous me l'apprenez!
Je suis très flattée. - B.Chameroy: David, vous avez reçu avec J.-P.Rouve pour l'adaptation de votre roman "Les Souvenirs".
Il racontait comment il avait choisi M.Blanc dans le rôle principal. - M.Blanc: Je suis très abordable.
N'hésitez pas. - J.-P.Rouve: Je voulais prendre Clavier, mais il est trop cher.
Alors que Blanc, ça va. - M.Blanc: Je ne vais pas à la cantine.
Une petite soupe... - B.Chameroy: M.Blanc avait ce côté drôle et sensible.
Ca faisait de lui un acteur merveilleux. - D.Foenkinos: On a tellement ri, avec M.Blanc.
Au dernier moment, il n'allait pas aux avant-premières. Il le faisait par téléphone. C'est un film dans le film.
Jean-Paul avait une très grande tendresse pour Michel. C'était l'un de ses amis les plus proches. Ce film, c'est aussi A.Cordy. "Je sais qui va jouer la grand-mère: A.Cordy." On s'est vraiment beaucoup amusés. - A.-E.Lemoine: Camélia, le cinéma est entré dans votre vie en 2012, dans "La Stratégie de la poussette".
En 2014, votre premier Cannes. En 2017, vous êtes à l'affiche du "Brio" avec D.Auteuil.
Vous chantez à la soirée anniversaire des 70 ans du Festival de Cannes. Un hommage aux bandes originales marquantes du cinéma. - C.Jordana: Il n'y a pas de cas où...
J'ai pas grandi avec des artistes professionnels autour de moi. Il n'y a pas de cas où on se dit que dans la vie, on sera musicienne professionnelle, comédienne, invitée par T.Frémaux au Festival de Cannes et je chanterai devant les plus grands artistes de l'histoire du cinéma...
Ca n'existe pas. C'est surréaliste. - A.-E.Lemoine: On a encore regardé les images cet après-midi.
C'était sublime, notamment quand vous avez repris le fameux "Chabada-bada" de C.Lelouch. "Un homme et une femme", Palme d'or 66. ... - Est-ce qu'on n'a pas trouvé mieux que 2 heures dans le noir pour apprendre à regarder et à écouter les autres en pleine lumière? - A.-E.Lemoine: Vous accepteriez de nous faire quelques notes de ce "Chabada-bada" mythique? - C.Jordana: Bien sûr, mais vous chantez avec moi.
Nos coeurs en joie, chabada-bada... - A.-E.Lemoine: On n'a pas envie de gâcher ça avec nos voix.
Un petit avant-goût pour votre prochain album prévu pour 2027. On les retrouvera un duo avec A.Bent.
Il y a aussi la chanson "On se quitte". - C.Jordana: Il n'y a pas de duo avec A.Bent.
On avait fait cet album avec Vitaa et Amel. Il y a un clip que j'ai co-réalisé avec Jordan Cardoso. On la filmait en pellicule, avec plein de femmes extraordinaires.
Amel y figure. - A.-E.Lemoine: D'où la confusion. - C.Jordana: Je pense que c'est cette piste. - A.-E.Lemoine: "On se quitte", c'est bien sur l'album? - C.Jordana: Oui, et j'en profite pour embrasser chaleureusement Gabriel, qui a monté les marches il y a quelques jours aux côtés de V.Efira notamment pour le dernier film de R.Hamaguchi.
C'est un immense acteur. J'adore la chanson "On se quitte". L'histoire d'amour où on s'aime tellement, où il reste intact mais où il faut arrêter... - A.-E.Lemoine: Il faut se quitter, quoi. - C.Jordana: Ton regard et ta vie sont figés dans mon coeur coule l'acide, mais ça passera.
Ton ego mange petit. L'appétit du malheur, tu le chasseras. On se quitte.
On se quitte. On se quitte dans l'amour et la douleur. On se quitte.
On se quitte. On se quitte. Seul mon coeur qui pleure.
Et si seulement les rancoeurs pouvaient s'oublier sans mépris. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Magnifique!
Quelle voix! Ce sera à retrouver dans le prochain album de C.Jordana. "Carmen, l'oiseau rebelle", ça sort le 16 décembre en salle.
Je rappelle "Adieu monde cruel". Ca fait la clôture de la Quinzaine des réalisateurs. - M.Machado Graner: La Semaine de la critique. - A.-E.Lemoine: Je me perds un peu. - C.Jordana: On comprend.
Il y a tellement de sélections, de trésors, de bijoux... - A.-E.Lemoine: Le Clin d'oeil de Pierre. ... - P.Lescure: C'est un Clin d'oeil affectueux que nous avions eu envie de partager pour un personnage qui est familier, quelle que soit votre génération, de vous, Milo, à moi, l'ancêtre.
L'idée nous est venue en lisant dans "Les Echos week-end" un très joli portrait qui avait été fait de Jean Mineur. Victor est alors parti dans les allées en terrasse du cimetière de Cannes. Il a croisé les tombes de Prosper Mérimée, l'auteur de la nouvelle Carmen, Martine Carol et d'une partie de la famille des Bourbon des Deux-Siciles.
Victor cherchait la tombe de Jean Mineur, celui qui a créé ce petit bonhomme armé d'une pioche et que moi, j'ai découvert en 57, à sa naissance, du haut de mes 12 ans. ... - Balzac, Balzac, 0001.
Jean Mineur publicité, 79 Champs-Elysées Paris. - P.Lescure: Jean Mineur avait plein de boulot dans le Nord.
En 1924, il travaillait pour un monsieur qui peignait dans les salles du cinéma muet. Ensuite, il s'est mis à son compte dans les années 30, quand est né le cinéma parlant. C'est à Jean Mineur qu'on doit toutes ces publicités avant les films, entre les films pendant un moment.
En 71, il s'est associé aux grands groupes Havas et Publicis. En 98, il a mis en place le nouveau générique que vous connaissez et que nous connaissons tous. Seul le numéro de téléphone a changé.
Sur la tombe de Jean Mineur, à Cannes, Victor a vu ces tombes discrètes du petit mineur et la fille de Jean Mineur a fait inscrire ce numéro de téléphone poétique qu'un chansonnier avait suggéré à Jean Mineur, "Eden 0001". - A.-E.Lemoine: Merci, cher Pierre.
Place au nouveau phénomène de la scène musicale française. Sa chanson est devenue la plus écoutée de ces 6 derniers mois, classée avec ses 7 milliards de vues dans le top 200 Spotify monde 2025. C'est le seul artiste français solo à réaliser cette performance, le tout premier à figurer sur le label d'A.Nakamura.
Bonsoir, RnBoi. Merci de votre présence. "Mon bébé", c'est le tube extrait de votre premier album, "My Eyes Only".
C'est à vous. ... - RnBoi: Guette la paire, j'tiens le truc, maintenant qu'est-ce qu'il y a?
Kichta plus grosse que ton PIB. J'ai baigné dans la zone, j'l'ai pas évitée. J'pull up, j'pull up, every day.
On s'connait à peine, elle veut fermer les volets. Dès l'premier date, elle fait déjà l'affolée. Faut pas s'attacher, elle sait qu'j'vais déconner.
Calme-toi, ma go, tout c'que tu veux, j'vais payer. P'tite Espagnole donc je parle en "hola". Bébé, t'es à moi.
Et là-ceux j'les connais, c'est des p'tits...
Bébé, t'inquiète pas. Story, faut éviter, faut pas s'afficher. Dans la zone, mes gars savent pas que Rn a déjà son bébé.
Dans ma tête, j'ai déjà mon bébé. Ca, c'est mon bébé. Y a que moi qui sait c'est qui mon bébé.
J'te l'ai dit, c'est mon bébé. J'aime pas trop qu'on parle de mon bébé. C'est la seule qui m'a aidé.
Y a que moi qui sait c'est qui mon bébé. J'te l'ai dit, c'est mon bébé. Elle m'dit: "Me laisse pas.
Sinon, qui va t'épauler ?" RS6 ABT, j'vais bientôt décoller. J'avoue, j'suis bête, quelques fois j'ai déconné.
Elle m'a dit: "Rn, faudrait qu't'arrêtes de zoner." Doucement, tu sais qu'on a tout le temps. J'ai quitté mon ex, elle est pas comme toi.
Elle sait qu'y en a d'autres, elle est pas contente. Full BBL mais c'est pas comme toi. J'ai échoué donc j'le referai une deuxième fois, même si faut claquer mes talles.
La nuit du resto, la copine elle veut un contre un, palace, hôtel cinq étoiles. Story faut éviter, faut pas s'afficher. Dans la zone, mes gars savent pas que Rn a déjà son bébé.
Dans ma tête, j'ai déjà mon bébé. Ca, c'est mon bébé. Y a que moi qui sait c'est qui mon bébé.
J'te l'ai dit, c'est mon bébé. J'aime pas trop qu'on parle de mon bébé. C'est la seule qui m'a aidé.
Y a que moi qui sait c'est qui mon bébé. J'te l'ai dit, c'est mon bébé. Dans ma tête, j'ai déjà mon bébé.
Ca, c'est mon bébé. Y a que moi qui sait c'est qui mon bébé. J'te l'ai dit, c'est mon bébé.
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: RnBoi, "Mon Bébé".
Bienvenue sur le plateau de "C à vous". Je vous présente Camélia, qui a adoré. Milo, David... - RnBoi: Bonsoir, tout le monde. - A.-E.Lemoine: Extrait de votre 1er album, disponible depuis le 27 mars.
On y trouve le single "Elle voulait", parti pour avoir le même destin incroyable que "Mon bébé". Un succès fou, fulgurant, bien au-delà des frontières françaises. En si peu de temps.
Même vous, vous êtes choqué. - RnBoi: Tous les jours. A chaque fois que je regarde les statistiques du son, je suis choqué.
Tous les jours, ça me choque. - A.-E.Lemoine: On est à combien, là? 7 milliards, j'ai dit, mais c'est plus? - RnBoi: Je sais pas.
Je sais que "Mon bébé", sur Spotify, doit avoir 750 millions de streams. - A.-E.Lemoine: Merci, Milo.
Bonne montée des marches. - D.Foenkinos: Maintenant que tu as fait "C à vous", c'est encore 10 millions de vues. - A.-E.Lemoine: Au moins!
La planète vous regarde! C'est fou, parce qu'une chanson et vous devenez un phénomène, même le symbole de la génération TikTok. Ca devient la génération RnBoi, celle des réseaux sociaux, celle de YouTube, là où vous avez appris seul comme un grand à jouer de la musique? - RnBoi: J'ai commencé à composer l'instrumentale tout seul dans ma chambre.
Je regardais des tutoriels sur YouTube. J'étais intrigué par la musique. J'écoutais beaucoup de musique.
J'ai commencé comme ça. Après, j'ai rencontré mes producteurs. - A.-E.Lemoine: Les 1ers sons que vous avez composé, c'était pour les envoyer à des filles, c'est ça?
Ca marchait? - RnBoi: Pas toujours. - A.-E.Lemoine: L'idée, c'était de dire en musique ce que vous n'aviez pas le courage de dire en face-à-face. - RnBoi: C'est ça.
Je suis plus à l'aise de parler de sujets en musique. - A.-E.Lemoine: Vous avez 19 ans.
Il y a 3 ou 4 ans, vous étiez encore au lycée. Vous avez arrêté l'école en première. Votre maman grinçait un peu des dents.
Je la comprends. - RnBoi: Ronchon! - A.-E.Lemoine: Elle vous a donné un an pour voir ce qui se passait.
Ca vous a pris moins d'un an. - RnBoi: On a pris rendez-vous avec mes producteurs chez moi. On a bien mangé, en plus.
Au final, elle m'a dit: "Je te laisse un an. Si dans un an, je vois que tu ne bosses pas, tu reprends les cours." Au final, un an après, on en est là.
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Depuis que vous êtes hyper connu, votre frère est très occupé. ...
Votre père. Il est trop mignon. S'il y a jamais des haters sur les réseaux sociaux, ils ont affaire à votre père. - RnBoi: Dès qu'il y a un commentaire, je vois une réponse, et je sais que c'est mon père. - B.Chameroy: Vous êtes devenu le 1er artiste à signer sur le label d'A.Nakamura.
Vous partagez une chanson "J'pense à toi", sur votre album. Elle est comment, Aya, en marraine? Quel genre de conseils elle donne? - RnBoi: Elle me dit qu'il faut garder les pieds sur terre, qu'il ne faut écouter que soi dans le monde de la musique.
Dans la vraie vie, elle est très gentille avec moi. Elle donne de bons conseils. - A.-E.Lemoine: Vous êtes son premier artiste.
Et pas le dernier, j'imagine. On était ravis de vous accueillir à Cannes. Pendant les répétitions, il y avait des hurlements.
Vos fans étaient en folie. Est-ce que vous êtes en folie, ce soir, sur le plateau? Acclamations.
Merci d'être venu ce soir. Je rappelle "My Eyes Only - Flashback", le nouveau single disponible. C.Jordana, en salle le 16 décembre avec "Carmen, l'oiseau rebelle", un album à venir.
Mille mercis. Vous étiez lumineuse, ce soir. - C.Jordana: C'était un plaisir.
Merci. Cannes vous va très bien. - A.-E.Lemoine: Je vous renvoie le compliment.
Cannes va très bien à Louise, qui est aux côtés de Niels Schneider sur le tapis rouge pour la montée des marches du film "De Gaulle". - L.Ekland: On est en direct avec Niels depuis le tapis rouge.
En 3 mots, décrivez le film pour les téléspectateurs de "C à vous". - N.Schneider: C'est comment un homme seul réussit à résister, à fédérer autour de lui et comment on apprend plein de choses et comment on a réussi à créer cette résistance française jusqu'à la Libération. - L.Ekland: Merci.
Bonne soirée. Simon, bonsoir. On est ravis de vous voir.
Comment c'est, de jouer le personnage de De Gaulle? Pourquoi vous avez accepté ce rôle? - S.Abkarian: Pourquoi je ne l'aurais pas fait...
Faire ce rôle, ça se présente une fois tous les 10 ans. - L.Ekland: C'est le rôle d'une vie, pour vous? - S.Abkarian: Il y aura un avant et un après, c'est sûr. - L.Ekland: Merci beaucoup et le meilleur pour vous ce soir.
Merci. - B.Chameroy: Il n'y a qu'à Cannes qu'on peut entendre parler le général de Gaulle avec la "Macarena" en fond. - A.-E.Lemoine: S.Abkarian sera avec nous sur le plateau.
Jamais un film de cinéma n'avait réuni sur une même affiche autant de comédiens de la Comédie-Française. G.Gallienne, B.Lavernhe, P.Clément...
La crème de la crème d'une troupe qu'on retrouve 3 heures avant le lever de rideau d'une représentation de "Macbeth" sauf que rien ne se passe comme prévu. La comédienne principale est absente, Macbeth est un chieur et sa femme le trompe avec un autre en coulisses. Le régisseur est lent.
La représentation aura-t-elle lieu? Rien n'est moins sûr. - Salut, Nina. - C'est la merde, je suis en retard. - Merde, pour ce soir, je veux dire. - J'ai pas mon badge. - Aïe...
Pour rentrer, il faut un badge. Tu l'as pas perdu? Il faut faire une déclaration.
Si quelqu'un le trouve et badge à ta place, tu imagines? Tous les membres de la Comédie-Française ont un badge. Sinon, ça retombe sur qui, après?
Sur Bibi. Si tu décides de faire un attentat? Qu'est-ce qui se passe si tu fais un attentat? - Je vais pas faire un attentat. - Qu'est-ce qui me le prouve? - On se connaît... - Reculez, madame. - Qu'est-ce qui se passe? - Il y a une dame qui veut rentrer dans la Comédie-Française. - C'est moi.
Tu peux m'ouvrir, s'il te plaît? - Je suis pas habilité. - Dans 2h30, vous levez ce rideau. - Tu me casses les couilles! - On avait dit une brume! - Ca va être génial. - Je l'ai!
Il était dans mon pantalon! - Ah bah super! Voilà!
Bonne première. Applaudissements. Et pas d'attentat! - A.-E.Lemoine: C'est en salle le 22 juillet prochain.
Peut-être l'une des comédies les plus inventives et originales de ces dernières années. Portée par la formidable P.Clément.
Elle est ce soir notre invitée aux côtés de B.Usclat et M.Darondeau, les créateurs de "Broute", cette parodie de Brut.
Ils signent ensemble leur premier long métrage. Acclamations. - B.Usclat: Ca va? - A.-E.Lemoine: Bonsoir!
Comment allez-vous? Bienvenue. ...
On est ravis de vous accueillir. Vous allez monter les marches tout à l'heure, à minuit. L'occasion de parler de ce film réjouissant, à moins que vous ne tombiez sur un agent de sécurité aussi pointilleux que G.Gallienne. - B.Usclat: C'est vrai qu'il est assez tendu sur cette première séquence, mais tout se passe bien après. - A.-E.Lemoine: Ca ne se passe pas comme ça en vrai?
A Cannes, sans badge, on peut rien faire. - P.Clément: Il vaut mieux quand même avoir son badge.
Pendant des années, on ne me reconnaissait pas à l'entrée. J'avais mon badge "visiteuse". - A.-E.Lemoine: Alors que ça fait 15 ans que vous êtes à la Comédie-Française. - M.Darondeau: 10 ans! - A.-E.Lemoine: Se voir refuser l'entrée du théâtre à 3 heures d'un lever de rideau, c'est la 1re partie des péripéties que va vivre votre personnage.
Un concentré d'emmerdes. Ca fait penser à J.Chirac: "Les emmerdes, ça vole en escadrille." - P.Clément: C'est à peine exagéré.
Toutes les merdes qui arrivent n'arrivent pas le même soir. Après, il y a des trucs qui se passent...
Ca se passe même à l'intérieur de la Comédie-Française. Ca fait quand même 400 ans que ça existe. Il se passe des trucs incroyables... - A.-E.Lemoine: Par exemple? - P.Clément: L.Stocker a beaucoup d'exemples.
Il me racontait "Le Mariage de Figaro". Il y avait une dame qui dormait pendant toute la pièce...
On s'est rendu compte qu'elle était morte. Il jouait "la forêt". L'un des comédiens se casse le coude contre un tronc d'arbre qui faisait partie du décor.
On l'emmène en coulisses. Un médecin essaie de réparer le coude. L'habilleuse Tombe dans les pommes et avale sa propre langue. - M.Darondeau: Mais ça se finit bien!
Personne n'est décédé dans la 2e anecdote! - A.-E.Lemoine: La règle d'or, à la Comédie-Française, c'est: "Quoi qu'il arrive, on est sur scène". - M.Darondeau: Pauline peut le dire mieux que moi.
Mais c'est ce qu'on a compris en rentrant dans ce lieu incroyable. Quoi qu'il arrive, ils jouent. - A.-E.Lemoine: Molière, incarné par B.Lavernhe, le rappelle. "Même moi, j'ai joué avant de mourir." - M.Darondeau: "Le jour de ma mort." - P.Clément: C'est l'endroit le plus récent du théâtre.
Déjà, jouer ça, j'imagine que c'est stressant. Mais avec tous les enjeux qu'il y a...
C'est une institution, la crème des comédiens en France. Il y a même des politiques qui viennent. C'est un terrain de jeu et de stress extraordinaire pour nous.
Jouer avec une institution aussi grande que celle-là...
Ils nous ont donné les clés pour dépoussiérer cette image, pour montrer que le théâtre, c'est marrant. C'est des rois de la comédie. On va les voir souvent.
Ils sont extraordinaires, Pauline en tête. - M.Darondeau: Surtout, ils nous ont fait confiance.
On a fait ce qu'on a voulu, sur le scénario, le montage. Ils ont tout vu et ont tout validé. - P.Lescure: Votre scénario est une merveille.
C'est sans arrêt des hauts et des bas, des nuances partout...
On rit énormément. Pour Pauline, ça doit être extraordinaire d'être entouré de toute la troupe...
On a parlé de G.Gallienne. Mais de voir D.Lebrun fumer des joints gros comme mon bras...
C'est une pure merveille de voir cette femme, et tous les autres. Vous, vous êtes un metteur en scène trop gentil. Tout est à contre-emploi ou faux-emploi.
Ca doit vous faire sourire de travailler au milieu de cette troupe que vous connaissez si bien. - P.Clément: J'étais hyper contente, mais j'étais un peu...
A un moment, le personnage est rentré en moi. J'étais hyper stressée pour tout le monde. "J'espère que leur rôle leur va, que ça va..." Il fallait cohabiter.
La Comédie-Française n'était pas fermée. C'était un peu comme on faisait avant, les vidéos sur Internet... - P.Lescure: Vous tourniez dans la journée et vous jouiez le soir. - P.Clément: C'est ça.
Il y a toujours des gens qui passent, qui travaillent, l'administration...
Il y a 400 personnes. Il fallait cohabiter. C'était joyeux, aussi. - B.Chameroy: Le film est construit comme une course contre-la-montre.
Il y a la première de "Macbeth", mais le tournage est aussi une course contre la montre. Deux mois d'écriture, 3 semaines de tournage, avec la salle Richelieu qui n'était disponible que 5 jours en juin. Et pas un jour de plus?
C'était non négociable? - M.Darondeau: Comme la Comédie-Française est en travaux en ce moment, on avait 15 jours pour tourner à ce moment. "Si vous le voulez faire, c'est maintenant ou jamais, et ce sera 15 jours, pas plus." Il fallait donc écrire le scénario en 2 mois et le tourner en 15 jours. - P.Clément: Ca désinhibe, de ne pas avoir beaucoup de temps.
On ne se pose pas de questions. Là, on est obligé de se dire qu'on fonce car on n'a pas le temps de trop réfléchir. On est partis comme des marathoniens. - A.-E.Lemoine: Tout ça a été possible grâce à vous, Pauline, car vous appartenez à cette grande maison depuis 10 ans.
La Comédie-Française, que vous représentiez sur la scène des César lors de la dernière cérémonie pour remettre le César du meilleur costume. ... - Ce soir, il nous paraissait important de célébrer les costumières et costumiers d'aujourd'hui, mais aussi d'hier, en vous présentant 2 pièces de collection fabriquées par les ateliers de la Comédie-Française.
Rires. Pour ma part, une création récente de Christian Lacroix. Pour P.Clément, une pièce centenaire...
Rires du public. Portée par S.Bernhardt elle-même, puis par I.Adjani, véritable bijou de précision dont l'agencement à la main a demandé plus de 7000 heures de travail.
Déchirement. - P.Clément: Putain! - A.-E.Lemoine: Ca ressemble à une catastrophe du film. - P.Clément: On l'a réfléchi avec Martin et Bertrand.
C'est nos personnages du film. - A.-E.Lemoine: Cette robe est une véritable robe empruntée au staff de la Comédie-Française? - P.Clément: J'avais pris une robe plus sobre, à la base.
B.Lavernhe m'a laissé un message. Il me dit le soir: "Ca va pas, ta robe!
C'est pas assez grandiloquent. Prends la robe de la reine d'Angleterre, de C.Lacroix." On a vu la salle des César, la grande scène.
On s'est dit qu'on allait prendre cette robe. - P.Lescure: Le mot, c'est toujours comme ça qu'on vous a découvert, Bertrand, notamment dans "Broute".
Vous parodiez un nombre incalculable de personnages et de métiers. A Cannes, on s'est ressorti le critique de cinéma. ...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Excellent! - P.Lescure: La chute résume tout sur les critiques. - P.Clément: C'est ça.
Et le bronzage de B.Chameroy aussi, peut-être. - B.Chameroy: Ah non! - A.-E.Lemoine: C'est vrai que c'est dingue. - B.Chameroy: Je tourne des magnétos la journée et il fait très beau... - A.-E.Lemoine: Bien sûr.
C'est moche. Faire rire, c'est le nouvel eldorado de la réussite. C'est ce qu'on comprend en lisant votre tout nouveau roman, cher David.
Aujourd'hui, on ne veut plus devenir écrivain, businessman ou footballeur. On veut devenir Bertrand! - D.Foenkinos: Il y a toute une génération, avec des comedy clubs qui s'ouvrent...
C'est assez excitant. C'est le nouvel eldorado du rire. Après, sur scène, il y a quelque chose d'immédiat dans l'humour.
On voit tout de suite si ça marche ou pas. Il y a beaucoup de désillusions et de difficultés. - A.-E.Lemoine: C'est un peu le problème de Gustave Bonsoir.
Pourquoi s'appelle-t-il comme ça? Parce que tous les stand-uppeurs disent "Gustave, bonsoir!" - D.Foenkinos: C'est un jeune homme qui fait rire tout le monde dans son entourage.
Il a le sentiment qu'il va être drôle. Mais il va monter sur scène et se rendre compte qu'à part lui, personne ne le trouve très drôle. Mais il va continuer coûte que coûte, jusqu'au bout.
C'est un film sur le destin, le fait de ne jamais abandonner et avoir cette obsession d'avoir quelque chose à donner au monde. - A.-E.Lemoine: Il est persuadé qu'il n'existe que s'il fait rire.
En ça, il vous ressemble. - D.Foenkinos: Oui.
Il y a quelque chose...
D'un coup, Bertrand s'est inquiété. Il y a quelque chose comme ça dans le désir de faire rire. On parle souvent de la politesse du désespoir.
Il y a quelque chose de l'ordre du pas de côté, de la pudeur. Je rencontre plein de comiques. En coulisses, ils sont drôles.
Mais je connais plein de comiques tristes, timides...
Vous devez en recevoir! - A.-E.Lemoine: Je ne dirai rien, même sous la torture.
Rires. Ils sont bronzés! Vous êtes sinistre, dans la vie, Bertrand? - M.Darondeau: Non, ça va.
Il est plutôt rigolo. - P.Clément: Il a ses angoisses...
C'est une espèce de pansement qu'on met quelque part. Pourquoi, quand on fait une blague, quand on entend des rires dans la salle, il y a un moment où on est compris, comme un câlin... - D.Foenkinos: M.Boujenah est derrière.
On va pouvoir en parler avec lui! - A.-E.Lemoine: Exactement.
David, pourquoi vous pensez qu'on a invité Michel? - D.Foenkinos: Vous êtes bien préparés! - A.-E.Lemoine: Parce que votre livre s'appelle "Je suis drôle".
Et comment s'appelle votre futur seul en scène? - B.Usclat: "Bertrand Usclat-Drôle (titre non contractuel). - A.-E.Lemoine: C'est mis en scène par Martin.
Le 22 juillet, allez au cinéma! Ca dure 1 heure 10. Il y a un suspense fou.
Ca va à 1000 à l'heure. - P.Lescure: C'est une perfection d'humour qui nous fait sourire du début à la fin, et pour toute la journée. - A.-E.Lemoine: Eh bien voilà!
Vous restez avec nous pour accueillir...
Il m'a foutu en l'air ma surprise! - D.Foenkinos: Vous, vous avez dit la fin de mon livre! - D.Foenkinos: Restez jusqu'au bout! - A.-E.Lemoine: "Il faut regarder le monde et en rire".
Qui a dit ça? - B.Usclat: De Gaulle? - A.-E.Lemoine: Non, M.Boujenah!
Applaudissements. B.Menez, M.Boujenah...
Il nous fait rire depuis plus de 40 ans sur scène et au cinéma. Vous ne l'avez pas oublié dans "Trois hommes et un couffin", en 1985. Pleurs de bébé. - Première! ... - A.-E.Lemoine: M.Boujenah est ici à Cannes, membre du jury de la 6e édition d'un prix qui récompense les jeunes techniciennes.
Il n'y en a pas assez dans le cinéma. Il est ce soir notre invité. ...
Applaudissements. Petites foulées, Michel! Bonsoir, cher Michel.
Bertrand vous a confondu avec B.Menez... ...
Oui, qu'est-ce qu'il y a? - MICHEL! MICHEL! - M.Boujenah: J'ai rien fait! - A.-E.Lemoine: Justement, on sait que ça va être bien!
C'est des applaudissements avant la représentation! - M.Boujenah: C'est angoissant!
Cela dit, c'était agréable de vous entendre parler de moi avant que j'arrive. J'ai adoré. - A.-E.Lemoine: Ca fait du bien? - M.Boujenah: Toujours! - A.-E.Lemoine: On a revu des images de "Trois hommes et un couffin", le plus gros succès du cinéma des années 80, carrément de la décennie.
Le film a été nommé aux Oscars. Votre performance vous avait valu le César du meilleur acteur dans un second rôle, notamment grâce à la démarche un peu pataude de votre personnage. Ce n'était pas complètement voulu. - M.Boujenah: Pas du tout.
Ce n'était pas juste que je sois seul à avoir un César. C'était encore moins juste parce que j'ai un César parce que je marchais en canard. C'est juste parce que j'avais été opéré la veille du premier jour de tournage dans un endroit particulier qui, heureusement, me sert encore.
Rires. - A.-E.Lemoine: Merci au chirurgien! - M.Boujenah: On a eu peur. - A.-E.Lemoine: Un an après l'incroyable succès de ce film, vous montrez pour la 1re fois sur les marches de Cannes.
Prêtez attention aux commentaires qui accompagnent votre montée des marches... - C'est Paul Boujenah qui s'avance...
Il regarde à droite et à gauche...
Il dit bonjour. Ca y est...
Ouais...
Merde. C'est Michel Boujenah qui s'avance! Très cool, très tranquille, très "j'ai réussi et pas vous".
Il recule, il avance et il recule...
C'est pour se montrer plus longtemps. - A.-E.Lemoine: "J'ai réussi et pas vous." - M.Boujenah: Mon élégance naturelle, ma beauté, mon magnétisme ont toujours attisé la jalousie.
C'est comme ça. - A.-E.Lemoine: En réalité, vous étiez comme un gosse.
Vous ne pouviez pas faire un pas sur la Croisette à cause de votre succès. - M.Boujenah: Surtout, ce n'était pas prévisible.
On était surpris, dépassés. Je ne m'attendais pas à ça. Ce n'est pas ça que je cherchais.
Je cherchais juste à faire mon métier, à jouer. - A.-E.Lemoine: Louise nous a rejoints.
Merci pour les marches ce soir! - L.Ekland: Michel, une petite question.
On adore vos fous rires et tout ça, mais on adore aussi vos coups de gueule. Vous avez poussé un coup de gueule mémorable contre le Festival de Cannes. - M.Boujenah: Il y a une chose que je n'aime pas du tout à Cannes.
C'est comment le public est traité là-bas. Par exemple, les marches...
Je suis spectateur. Ca me fait plaisir d'aller voir les vedettes monter les marches. Au lieu de me parquer, pourquoi ils ne font pas des gradins?
Pourquoi nous avons le droit aux Gardes républicains et pas le public? S'il n'a plus de public pour aller au cinéma, il n'y aura plus de cinéma! Je ne vois pas pourquoi on ne les respecterait pas.
Acclamations. - A.-E.Lemoine: C'est un super coup de gueule.
On adore. - M.Boujenah: C'est pas du tout démago! - L.Ekland: Vous est un homme engagé.
Vous êtes engagé aussi en tant que membre du jury du prix CST. Il met en lumière les jeunes techniciennes. Il n'y en a pas assez aujourd'hui. - M.Boujenah: Pas du tout.
La question n'est pas de dire qu'il faut absolument autant de femmes que d'hommes. Il y a énormément de femmes qui ont beaucoup de talent et pour elles, c'est encore plus difficile d'arriver au même poste que les hommes, notamment des techniciens et des techniciennes magnifiques que j'appelle les "invisibles indispensables". Quand on fait du cinéma, il y a énormément de gens qui travaillent.
On les adore, quand on tourne. On en a besoin. Ils nous soutiennent.
Et puis, ils disparaissent. Ils sont invisibles pour le public. Or, je ne peux pas vous dire à quel point c'est important, ces gens.
C'est magnifique. Ils portent les films. Je me souviens toujours du premier film que j'ai fait.
Il y avait un grand chef machiniste. C'était une famille de machinistes, un peu disparue depuis. Ils étaient machinistes de père en fils.
Il m'a dit: "Tu es très mauvais, mais si tu travailles, peut-être qu'un jour, tu travailleras." Rires. Ils connaissent le cinéma!
Sur un plateau, quand vous avez des gens qui se mettent à lire le journal à côté, à boire un Ricard, vous êtes sûr que vous êtes en train de faire un film qui va intéresser très peu de monde! - A.-E.Lemoine: Nous aussi, tous les soirs, on a une formidable équipe technique.
Ca roule exceptionnellement. On les remercie et on les applaudit. Etre juré à Cannes, c'est être soumis au devoir de réserve, avec l'interdiction de s'exprimer, de partager son opinion, son ressenti sur les films en sélection.
En 2003, J.Rochefort était membre du jury. C'était sous la présidence de P.Chéreau.
Il avait trouvé la parade pour s'exprimer sans parler. - Vous êtes toujours par monts et par vaux à exercer votre métier. - Vous n'avez pas le droit de parler des films puisque vous êtes membre du jury, donc on va faire une interview muette.
Vous lisez dans mes yeux. Ma question...
Votre réponse? ... - Mon Dieu, quel travail... - A.-E.Lemoine: Génial, J.Rochefort.
Votre meilleur souvenir à Cannes, c'est lorsque vous avez monté les marches avec P.Noiret. Il avait trouvé une sorte de mise en scène. - M.Boujenah: Il jouait le rôle principal de mon 1er film.
C'est un souvenir magnifique. C'est encore émouvant de voir cette photo, son visage. Il avait fait ce panneau en montant les marches.
Il avait mis "Philippe Noiret", comme si personne ne le connaissait. C'était d'une élégance... - A.-E.Lemoine: Le film, c'était "Père et fils". - M.Boujenah: Il m'était arrivé...
On n'a pas le temps? - A.-E.Lemoine: Rapidos? - M.Boujenah: Rapidos, chez vous? - A.-E.Lemoine: Je crois aux miracles! - M.Boujenah: J'étais invité dans un comedy club il y a pas longtemps.
Je fais pas ces trucs-là. Le mec m'a dit "tu fais 10 minutes". Moi, je suis parti! - A.-E.Lemoine: Intenable! - P.Lescure: Tiens, regarde...
On a ressorti une archive de G.Jugnot qui détourne, lui aussi, le Festival de Cannes. - G.Jugnot: Venez.
Il fait un très beau temps. Pour l'Allemagne de l'Est, c'est un très beau temps. Pour Cannes, c'est pas très beau.
Il n'y a personne sur la plage pour une fois. On me demande de faire des conneries. C'est fait.
Pas de photos! Pas d'autographes! Laissez-moi tranquille.
Je suis là pour me détendre. Pas de photos, merci. J'ai déjà donné, les autographes, tout à l'heure.
Arrêtez! - P.Lescure: Ca fera plaisir à tout le monde de retrouver les images de Coluche avec Denisot dans la piscine, mais aussi Coluche jouant aux starlettes, quand Michel le rejoint sur son transat. - A.-E.Lemoine: Coluche, que vous avez vu peu de temps avant sa disparition. - M.Boujenah: Absolument.
C'est...
C'était une merveille. Il nous manque beaucoup. - P.Lescure: Il était venu te voir et il avait dit: "Salut.
Michel Colucci, ancien comique." - M.Boujenah: De temps en temps, il m'appelait quand je sortais de scène.
Il me disait: "Tu as travaillé. Tu dois venir manger." - A.-E.Lemoine: Et ça se finissait tard. - M.Boujenah: On se racontait des histoires drôles toute la nuit! - A.-E.Lemoine: 20 secondes pour nous rappeler l'histoire rapidos... - M.Boujenah: Vous voulez une histoire? - A.-E.Lemoine: En 20 secondes. - M.Boujenah: Bon...
Mon Dieu, c'est les JO, ici! Rires. Demandez à un Méditerranéen de raconter ça!
Déjà, je les ai faites, les 20 secondes! - A.-E.Lemoine: Eh bien bravo! - M.Boujenah: J'en ai une jolie et pas longue.
C'est des nouveaux riches, des gens qui ont réussi dans la vie. Ils se sont battus pour gagner beaucoup d'argent. Maintenant, ils ont un hôtel particulier, tout ça.
Ils vont à une fête. Le mari dit à sa femme: "Regarde la femme là-bas. C'est la maîtresse, celle-là, c'est sa femme.
L'autre, c'est ça maîtresse aussi." "Mais ils ont tous une maîtresse?" "Oui, quand on est riche, il faut en avoir une.
Et celle-là, là-bas, c'est la nôtre!" La femme répond: "C'est la plus belle!" - A.-E.Lemoine: On a juste le temps de vous remercier tous les 5 d'avoir accepté notre invitation. "Je suis drôle", c'est disponible dans toutes les bonnes librairies.
Le festival de Ramatuelle, c'est tous les ans, et Michel en est le président. Dans un instant, "La Grande Librairie" spécial Cannes. D'ici là, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: C'est pas une question...
Je suis pas colérique. Simplement, je trouve qu'il y a un Bertrand de trop en plateau ce soir. C'est ma chronique?
Je la ferai pas! Il y a même pas eu d'applaudissements! ...
Si vous me prenez par les sentiments...
Qui est cette personne dans le retour? Là, c'est moi. Pardon.
Bonsoir, Cannes. 10e jour de festival. Il bat son plein.
Les cinéphiles se retrouvent en bas des marches. Je suis allé à leur rencontre. ...
Bonne chance à celui qui veut ma place...
Vivre D'amour...
Rock'n'roll! Ca bouge pas trop, là? On danse un peu?
Vous vous appelez comment? - Jeannine! ... - B.Chameroy: D'accord. ... - B.Chameroy: Il n'est jamais trop tard!
Madame repart demain. ...
Non, samedi! - B.Chameroy: Cannes, c'est aussi des histoires qu'on n'avait pas vu venir.
C'est pour un plan de coupe. Excusez-moi. Là, on est bons.
Babeth, on a déjà Louise en bas des marches. Ca ne sert à rien. Boulette.
C'est pas du tout elle. Applaudissements. Chou blanc.
Désolé. Ces images en attestent: je suis proche du public de "C à vous". Sans plus attendre, je vais donner la parole à un membre du public choisi au hasard.
Je décide de donner la parole à madame, avec la chemise blanche. Posez votre question. Monsieur...
Vous êtes? - Extrêmement impoli. - B.Chameroy: Quelle est votre question? - C'est bien sympa, vos bêtises, mais avez-vous des nouvelles de Marie-France et Marie-France? - B.Chameroy: C'est 2 Cannoises que j'ai croisées sur la Croisette.
J'ai lancé une adresse mail pour les retrouver. A ce jour, un seul message reçu, un message d'insultes. En revanche, j'ai fait la connaissance d'Yvette, qui est physionomiste. ... - Il lui ressemble!
Celui qui est avec la blonde. - B.Chameroy: Il vient tout le temps? - Pas tout le temps.
C'est pas vous? Oh, mais non! C'est pas vous!
Oh, ben si! Applaudissements. - B.Chameroy: C'était moi! ... - C'est trop...
On se trouve beaux, par rapport à ceux qu'on voit! On est tous les jours là. - B.Chameroy: C'est vos chaises? - Elles sont au fond.
Vous connaissez Marie-France? Non, mais attends! - B.Chameroy: Il y en a deux. - Moi, j'en connais qu'une.
Elle a 75 ans. Elle est blonde. Elle s'habille comme une jeune de 18 ans. - B.Chameroy: Ah non, c'est pas la même... - Bonjour à la blonde qu'on aime bien à la télé, là...
Comment elle s'appelle? Babeth! - B.Chameroy: Merci, Yvette! - A.-E.Lemoine: Merci! - B.Chameroy: On file sur le tapis rouge pour le point moquette.
Magnéto numéro 5! Ca picole carrément sur le tapis rouge. On a vu un paon, mais également un pigeon...
Choix audacieux de montée des marches. Et un problème capillaire...
A Cannes, on ne fait pas tout ce qu'on veut. Le monde continue de tourner. Votre film, Pauline, Martin et Clément... - A.-E.Lemoine: P.Clément... - B.Chameroy: On est allés demander leur avis à des gens qui n'ont pas vu le film. - On reçoit ce soir le casting de "De la Comédie-Française".
Vous pouvez nous dire que vous avez bien aimé, que c'était super? ...
Est-ce que vous avez aimé ce film? - J'ai adoré. - C'était super. - Quel est votre acteur favori dans ce film? - J'en ai plusieurs.
Mon coeur balance. Je ne vais pas vous en citer un. - Vous n'avez pas vu le film? - Du tout! - Votre acteur préféré? - Tom Cruise! - Il joue pas dans le film.
Arrêtez de rigoler. Denis Podalydès... - Denis Podaly... - Qu'est-ce que vous avez pensé de la prestation de P.Clément? - C'est pas mon actrice préférée... - Vous en faites pas, il y a plein de gens qui le font! - B.Chameroy: Ils sont géniaux. - A.-E.Lemoine: Il y en a une honnête!
Le film a déjà remporté Plusieurs prix... - B.Chameroy: Comme le festival de l'Alpe-d'Huez.
Il fait des émules avant sa sortie. Outre la Comédie-Française, une autre troupe va sortir son film. Bande-annonce. - Moi, j'adore les festivaux.
Ce qui est génial, ici, c'est que les gens voyent plein de films. - Non, "festival"! - Moi, je sors tous les soirs, malgré que je sois fatigué... - Malgré la fatigue! - "De l'Académie française", le film sort aujourd'hui. ... - Tout le plateau de "C à vous" vous a adoré dans "Le Règne animal". - J'ai pas joué dans "Le Règne animal". - Vous êtes pas P.Kircher? - Non! ... - Un jour j'irai à Tahiti... - Qu'est-ce que vous pensez de l'équipe de France de rugby en ce moment? - L'équipe de France de rugby?
C'est quoi, votre question? - Vous auriez aimé pouvoir l'entraîner? - Etre entraîneur? - Entraîner l'équipe de rugby? - Non. - Vous n'êtes pas B.Laporte? - Non. ... - "Est-ce que vous êtes E.Grégoire..." *-Vous avez commis une erreur. - B.Chameroy: On a appris pendant le magnéto que vous connaissiez le faux B.Laporte! - B.Usclat: Il s'appelle Eric et il nous a accompagnés sur la tournée de l'avant-première.
On finit la tournée le 1er juin au Grand Rex, à Paris. - A.-E.Lemoine: C'est le sosie de B.Laporte. - B.Usclat: On l'embrasse. - B.Chameroy: Fin de cette édition.
Le Festival continue demain! - A.-E.Lemoine: Merci à nos invités, merci à tous les 5!
Dans un instant, "La Grande Librairie". Ensuite, L.Ekland et K.Rissouli pour "Cannes ce soir".
Si vous voulez bien vous tourner vers Momo...
Ah, mince! Saluez nos téléspectateurs. Merci au public.
Excellente soirée. ...
Xavier Bertrand