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interviewCNEWS (sur YouTube)· 27 juin 2026 44 min

Face à Michel Onfray (Émission du 27/06/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, bonjour à toutes. Bienvenue dans FraMichel On sur ses news et sur Europain. Bonjour Michel.

Bonjour Laurence. J'espère que vous allez bien malgré la canicule. On va en parler un tout petit peu dans cette émission parce que cet épisode caniculaire que subit la France provoque de nombreux déblats euh notamment sur le réchauffement climatique, sur la façon de lutter contre la chaleur et pour ou contre la climatisation.

Évidemment, tout cela a pris une tournure politique. Les écologistes prôent la rénovation thermique [musique] des bâtiments, mais ils ont toutefois convenu que la climatisation était parfois indispensable. Vous allez nous donner votre point de vue non pas sur la climatisation mais sur le fait qu'on n'invite pas assez d'astrophysiciens sur nos plateaux et un peu trop de météorologue.

Vous nous expliquerez pourquoi. Cette semaine, Michel [musique] a été marqué également par le rapport d'inspection sur les dysfonctionnements de la justice et la gendarmerie dans le cadre de la mort de la petite Liana. Le système de protection [musique] a failli a affirmé le premier ministre Sébastien Lecorn.

On se posera la question de la notion de responsabilité qui est vraiment responsable aujourd'hui ? On a l'impression que plus personne ne prend ses responsabilités. Et puis la fronde des magistrats aussi.

Il s'insurge contre les sanctions prises par le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Nous y reviendrons. Les députés ont approuvé cette semaine une réforme constitutionnelle visant à accorder la Corse à la Corse des pouvoirs dérogatoires.

Au nom de ces spécificités, le texte doit être examiné [musique] maintenant au Sénat. Mais que pensez-vous de cette réforme ? Est-ce que c'est pour vous une menace pour l'unité nationale ou c'est le début d'une régionalisation ? [musique] C'est la fin du jacobinisme.

On vous entendra là aussi. Michel le Brexit 10 ans plus tard, les Britanniques semblent regretter cette décision qui les a fait sortir de l'Union européenne. Retrouver sa souveraineté pour faire la même politique.

Et bien selon vous, c'est une impasse [musique] qu'il n'est pas possible d'impliquer et d'imputer au Brexit lui-même, mais au dirigeants politiques qui se sont succédés à une cadence effrainée en Grande-Bretagne. Le peuple iranien grand oublié de l'accord passé entre les États-Unis et l'Iran, l'artiste iranienne Parasto Amadi a été condamné [musique] à 74 coup de fouet pour avoir chanté sans voile. Vous voulez que l'on pense à ce peuple iranien ?

Enfin le point philo Michel, aujourd'hui vous nous recommandez un livre de François Châtelet. C'est un éloge du 20e siècle écrasé par les vedettes de la déconstruction Platon. Il avait une façon simple et claire de penser son Platon.

Voilà, ce sera notre rendez-vous philo à la fin de l'émission. Vous êtes prêts ? On commence par la chaleur qui nous accent tous.

Température exceptionnelle, tous les départements concernés, tout la carte de France est rouge juif. La climatisation n'est pas la seule solution mais quand même on voit que c'est assez inégalitaire en fonction de vos moyens, de vos revenus. Les verts ont un tout petit peu changé de position politique là-dessus.

Je vous propose juste d'écouter d'abord la ministre de la transition écologique qui s'appelle madame Barbu qui estime qu'il y a devant nous un mur d'investissement pour mettre notre pays aux normes. Écoutonsla. L'État, on peut pas dire qu'il n'a rien fait.

Les plans nationaux d'adaptation au changement climatique qui ont été mis en œuvre, on en est à la version numéro 3 puisque les deux premiers ont été terminés. Le 3è est en cours d'application. Je rappelle que 185 mesures de ce plan ont déjà été exécutées doit nous amener aussi à réfléchir à la question des moyens.

C'est un mur d'investissement qu'il va falloir que nous acceptions de regarder collectivement. Ce mur d'investissement, il est tant pour l'État que pour les collectivités et les individus. pour la ministre de la transition écologique.

Sur ce sujet Michel, on parlera après des astrophysiciens, mais est-ce que vous pensez qu'on est à la hauteur que notre pays n'est pas un peu arriéré en matière de gestion de la chaleur alors d'autres pays européens le font beaucoup plus facilement ? D'abord en France, tout est idéologique. Donc vous avez les Jeux Olympiques, c'est idéologique.

Le climat c'est idéologique, il tombe de la neige, c'est idéologique. Enfin, tout est idéologique. Donc le mur d'investissement, le mur d'investissement, le mur d'investissement, on peut pas mieux dire.

Elle a dit plusieurs fois cette dame aussi peu de temps que l'écologie un business. C'est un business de business, c'est-à-dire pour faire de l'argent, pour faire des chantiers et récupérer de l'argent. Mais c'est aussi un business politique.

Ces gens qui pèsent pas grand-chose, ils pèsent beaucoup dans une élection présidentielle où vous avez besoin de 2 de 3 % et que tout pour supplémentaire et bien est bienvenu. Et on a vu comment Lionel Jospin avec sa majorité plurielle était obligé de de dire "Venez laissez venir à moi les petits enfants et je vais faire quelques concessions." Vous pouvez pas dire donnez-moi vos voix et puis je ne vous donne rien.

Donc on donne des choses et on donne l'énergie, on donne la suppression du nucléaire, on donne l'éolien et cetera et cetera. Personne ne dit que par exemple les capteurs solaires font la le bonheur de la Chine et le malheur des Français. Personne ne le dit.

Il y a pas un seul écologiste. F si ça commence à se dire. Moi, je dis depuis très longtemps mais maintenant je je suis injuste.

Il y a une littérature là-dessus mais personne ne peu de gens ont dit de bonheur la ce que ce que ça représentait une semelle de béton pour une seule éolienne éolienne la pollution, la destruction des sols. C'est-à-dire que on peut être contre la construction de d'une autoroute, mais quand quand vous voyez la bétonisation que ça a supposé sur la France entière avec la destruction que ça suppose pour les animaux, pour le pour le sol et cetera, enfin rien n'est dit sur sur ce terrainlà. Donc on a euh fait du climat un enjeu de politique politicienne et le philosophe que j'essaie d'être se dit "Mais le climat ça se pense philosophiquement et pas seulement sur le terrain de la petite politique politicienne où il s'agit de donner des de faire des appels du pied en étant dit don au prochaine présidentielle faudra vous souvenir de moi quand tu auras perdu au premier tour et que tu seras au second tour enfin que je serai au second tour il faudra que tu me portes des voix donc moi je te donnerai ceci tour évidemment ça prend la forme de sonante et trébuchchante de de secrétariat d'état de ministère de voiture d'avantage divers.

Et puis souvenez-vous jadis on parlait du po catalytique plus personne ne parle du peau catalytique. Jadis on parlait du trou dans la couche d'ozone plus personne ne parle de la couche de serstué. Oui, c'est ça.

Ça sera constitué. On nous a pourri la vie avec le trou puis d'un seul coup le trou il se réserve tout seul et puis un jour on dit ah non c'est plus le sujet. Donc on voit bien qu'il y a un enjeu idéologique à l'écologie et moi ça me fatigue de prendre qu'on comprenne les gens pour des imbéciles.

Jadis vous allez chez les chez les dans les vieilles maisons paysanes ou même en Martinique où vous avez des températures incroyables. Construction é différente avec les gros murs épais en pierre. Pas loin.

Il y a je vous assure que les constructions en bois en Martinique avec simplement une espèce de petite logique de de petit trou percé pour faire de la ventilation. Je vous assure qu'il y a des a il y a du génie par exemple dans le peuple entier dans la fabric dans la fabrication de choses extrêmement simples. On n'a pas besoin de savoir avec du bon sens de la tradition et de la tradition.

De la tradition. Oui, c'est vrai. Vous avez raison.

Jadis on avait ma mère elle habite toujours dans une maison et les murs font 1,50 d'épaisseur. C'est une très vieille maison. Et ben donc il fait il fait 25 dans sa maison alors qu'il fait 40 dehors.

Et donc oui, il y avait des stratégies de construction jadis avec les anciens. Il y avait des matériaux avec la terre, avec le bois, avec la paille, avec et cetera et cetera. Donc il y avait oui des des des logiques de construction ancienne.

Aujourd'hui, il est de bon ton quand on est architecte de travailler le vert. Ça c'est formidable et le métal c'est formidable. Tout ça accumule les chaleurs.

Et là vous dites il est beau mon bâtiment. Oui mais il est invivable. Il est juste invivable.

Et vous avez des écoles invivables. Vous avez des tribunaux invivables. Vous avez des hôpitaux invivables.

Juste on dit on a fait un geste comme disent les architectes. Ah ils en ont fait des gestes. Simplement j'ai l'architecte était au service de l'habitant.

Il fallait faire une maison pour que on puisse avoir chaud l'été, chaud l'hiver et froid l'été. Et et il y avait un génie populaire qui fonctionnait comme ça. Alors aujourd'hui, on fonctionne avec de la 3D, avec de l'intelligence artificielle, avec des ordinateurs et on fabrique des bâtiments impossibles à habiter.

Donc évidemment, il y a du business, elle le dit la dame là, le mur de des investissements. Il y a plein de gens qui se disent [raclement de gorge] continuons à raconter cette histoire du réchauffement. Je rappelle que Emmanuel le roi Ladri qui est un historien sérieux et pas complotiste, avait écrit un livre formidable qui s'appelait l'histoire du climat depuis l'an 1000 parce qu'il avait retrouvé des archives chez les viticulteurs qui eux papier crayon mettaient tous les jours ce qui se passait en terme de météo lev du soleil, coucher du soleil, hygrométrie, la la température tout ça.

Donc il y a des archives, on les connaît. Et lui il nous explique que effectivement alors il a eu peur sur la fin de son existence Emmanuel Lero la dur il a fini par faire un livre d'entretien pour dire qu'il voudrait surtout pas être le complice des complotistes qui et ce cera mais parce qu'il disait quoi ? C'était quoi ?

C mais lui il nous disait mais il y a simplement des cycles de refroidissement des cycles de réchauffement et vous avez des cycles par exemple au moment de XIV et des un cycle de refroidissement où les gens font du patin sur la glisse sur la sur la scène avec plusieurs centimètres d'épaisseur de de glace. Donc c'est c'est le mouvement des astres. Alors, je ne pas l'implication des hommes, disons-le, pour être très précis.

C'est-à-dire ce qu'on appelle la la part anthropique, anthropose l'homme, hein. Oui, il y a une part, de fait, euh notre comportement n'est pas terrible pour la planète, mais on est très euh très anthropocentré. On est très fier de nous-même dans la détestation de nous-même.

On a tout fait dans le pire. Et donc si le comportement de la planète est celui-ci, c'est de notre faute et c'est pas bien. Moi je rappelle que quand même la planète, elle est dans une configuration d'univers qui eux-mêmes sont dans des configurations de plurivers ou de multivers et que il y a des interactions qu'on ne connaît pas, un peu de modestie plutôt que de se battre la coulpe en permanence en disant c'est de notre faute.

À l'époque, il n'y avait ni mobylette, ni avion, ni train, il y avait une démographie minimale, il y avait pas grand-chose et il y avait des périodes de réchauffement de la [raclement de gorge] planète. Et je rappelle que l'étymologie de canicule, ça renvoie au chien, au petit chien et qui qui n'est pas le petit chien qui est à moi, mais qui est le chien des constellations. Parce que les Grecs et les Romains avaient compris que cette espèce de de puissance du soleil était en relation avec la l'interaction des astres.

Donc c'est pour ça que vous voulez des astrophysiciens sur notre voudrais des astrophysiciens, pas seulement des météorologues qui sont devenus des curés de la météo aujourd'hui parce que si vous commencez à à émettre vaguement un doute, vous vous faites virer du service public euh quand vous êtes un présentateur météo. Et j'ai vu à la météo des jeunes filles toujours très accortes qui sont en train de nous faire des grandes théories euh et qui sont des théories on sent bien que derrière on a peur de ne pas dire les choses qu'il faudrait dire. Pensons la question du climat plutôt que de dire c'est de notre faute, on aurait pas dû et on devrait.

Et alors euh madame euh Ausseau qui sont vient nous expliquer qu'il faut mettre des torchons trempés sur des ventilateurs pour passer de 40 à 37 et et on se dit mais c'est pitoyable dans tous les endroits du monde où il y a des températures caniculaires pour le coup des températures terribles, on a on on a de la de la climatisation donc climatison point la ligne et climatisons dans des endroits où il y a des malades où il y a des personnes âgées où il y a des enfants, enfin les gens les plus fragiles. et puis rendons possible la climatisation. Aujourd'hui quand vous avez un vague studio dans dans un arrondissement de Paris, il faut absolument solliciter l'architecte des bâtiment historique pour savoir si même si vous êtes à 10 km à vol d'oiseau de Notre Dame de Paris, ça va pas faire un trou dans le paysage parce que vous aurez une prise d'air qui sera qui fera 20 cm de diamètre.

Tout est compliqué effectivement. La France, c'est la France, bureaucratie, administration et puis les interdictions en eninterdiction. On adore interdire en France.

On est dans face à Michel Onfay sur cette news et sur Europe. Autre grand sujet de l'actualité Michel les dysfonctionnements de la justice. On en a déjà parlé mais il y a eu ce rapport de l'inspection à la fois demandé pour la justice et la gendarmerie.

Il a montré euh des défaillances. Euh le système de protection a failli a dit le premier ministre Sébastien Lecornu. On va se poser la question de la responsabilité he qui est responsable au fond.

On a l'impression que personne ne l'est. Euh, il y a la fronte des magistrats qui ont pas supporté que Gérald Darmanin prenne des sanctions contre un substitut euh du procureur. On va d'abord écouter le le ministre de la justice euh qui était l'invité de notre antenne cette semaine.

Il maintient qu'il a le droit de prendre des sanctions contre les magistrats du parquet. En ce qui concerne les magistrats du parquet, oui, du parquet. Je parle puisqu'il s'agit bien de magistrats du parquet, c'est-à-dire qu'ils sont sous l'autorité hiérarchique du procureur des procureurs généraux, donc du ministre de la justice, c'est la constitution et la loi organique.

Nous respectons l'état de droit. Oui, j'ai le droit de proposer des sanctions au CSM. Il me donne un avis et je suis ou je ne suis pas l'avis du conseil de la magistrature.

Voilà. Donc, il a pris ses sanctions et ça a provoqué euh une révolte des magistrats de certains magistrats qui proposent des manifestations, qui proposent une journée justice morte. C'est bien, c'est c'est bien pour faire progresser.

Voilà. Non parce que quand même il travaille mais vraiment alors qu'il y a tant d'urgence quand on sait qu'il a 600 est morte pour est morte j'ai cru oui mais c'est c'est vrai vous avez raison on va juste écouter la la magistrate Béatrice Bruger qui n'est pas d'accord pour ce mouvement de fronde et puis je vous passe la parole Michel moi je ne me reconnais pas dans cette démarche puisque je n'y participe pas et cette démarche me surprend un peu. En tout cas, elle n'est pas dans ma façon de voir les choses euh dans la mesure où euh euh je pense qu'elle est pas totalement adapté à la situation aujourd'hui.

Euh qu'on puisse réagir, c'est tout à fait normal. Ça fait partie d'ailleurs du débat public. Euh après, c'est la manière dont on le fait qui qui peut interroger.

Euh moi ce qui est sûr, c'est ce que je peux dire, c'est qu'aujourd'hui vous avez des milliers de magistrats euh qui sont à pied-dœuvre pour travailler euh notamment pour rendre justice et que euh ça ne représente pas nécessairement euh l'état d'esprit de tous les magistrats. Voilà pour le constat, il y a ce rapport, euh il y a ces sanctions et il y a la fronte des magistrats. Par quoi est-ce que vous voulez commencer Michel ?

L'état de la justice, c'est oui, c'est la même chose en même temps. Moi, j'ai beaucoup cité, je cite encore et je citerai encore la fontaine 17e siècle. Selon que vous serez puissant ou mis, les jugements de cours vous rendront blanc ou noir.

C'est une façon de dire si vous êtes puissant, si vous êtes du côté du du la noblesse et cetera, et bien vous savez bien que les juges vont rendre un certain type de justice. Et puis si vous êtes misérable, vous êtes un petit paysan, si vous êtes un petit un petit travailleur, si vous êtes quelqu'un de modeste, et bien vous allez vous en prendre plein de la figure. C'est toujours le cas.

Si la fontaine le disait, c'est qu'effectivement, il y avait toujours une idéologie derrière la justice. Oui, mais elle était aussi aux ordres du pouvoir. Là, on s'aperçoit qu'elle s'est autonomisé et désormais elle né qu'à elle-même.

Non, elle est aux ordres du pouvoir idéologique de notre civilisation. C'est-à-dire, vous savez aujourd'hui que les puissants, les misérables ne sont plus les mêmes. C'està-dire que paradoxalement, il y a des catégories sociales, il y a des catégories ethniques, il y a des catégories culturelles qui peuvent passer pour misérable dans notre société mais qui sont puissantes dans le logiciel. idéologique français.

Euh vous savez c'est quand il y a eu cette arangue de bodo qui est qui est une harangue que ce monsieur fait dans l'esprit de M 68 qui est un magistrat et il l'a fait à l'école de la magistrature en nous expliquant que la justice doit être injuste et qu'elle doit prendre le parti de ceci, de cela et cetera. Il nous fait une liste donc de la de la femme, prendre le parti de la femme sur l'homme. Et si si la femme a commis un crime, ça veut dire qu'il faut prendre le parti de du crime.

Et il dit exactement la même chose, partie de du migrant contre le blanc, du patron, du de l'ouvrier contre le patron de ça veut dire qu'on prend plus le parti de la justice. La justice, elle est inégalement répartie. Vous avez des gens qui font des choses bien, des choses qui font des choses pas bien et des gens qui font des choses pas bien.

Ils ne sont pas que blancs, ils ne sont pas que hommes, ils ne sont pas que et cetera. Donc cette façon de dire soyez injustes parce que aujourd'hui la justice doit être politique, c'était clairement dit et Béatrice Buger dont j'aime beaucoup le travail dit et elle a raison. Elle me modère d'une certaine manière en disant ce qu'elle dit, c'est-à-dire en disant il y a des gens très bien et c'est vrai mais simplement ce que j'ai toujours mon père, il suffit d'une pomme pourrie pourir la totalité du Copotier et vous avez des gens qui l'école de la magistrature à Bordeaux par exemple fabrique des cerveaux de jeunes garçons et de jeunes filles qui arrivent à 20 ans et à qui déjà on a mis des doses de palestinisme de haine du patron de détestation du capital de et cetera et cetera et à qui on dit mais maintenant vous allez avoir du pouvoir mettez ce pouvoir au service de cette idéologie et c'est ça le problème.

Je rappelle que le la justice n'est pas au service de l'idéologie voire de l'idéologie d'État. Ça reste quand même l'idéologie d'Emmanuel Macron qui était l'idéologie des précédents. Quelques-uns ont touché.

Bien mal leur en appris. Je rappelle que Nicolas Sarkozié ayant dit ce qu'il a dit sur la question des magistrats. Il a payé cher, il paye cher encore et il risque de le payer cher aujourd'hui.

On ne touche pas à la justice. Mais si je rappelle que la justice, elle elle émane du peuple. C'est au nom du peuple français que la justice est rendue.

Et donc il faudrait retrouver le contrat social avec le peuple. Comment est-ce qu'il y a des solutions ? Est-ce qu'il faut faire élire les procureurs ?

Oui. Oui, moi je le pense très précisément. On doit pouvoir plutôt que de dire moi je je rends la justice et puis on dit vous avez la justice, les yeux bandés, vous vous tenez la balance et la les plateaux de la balance sont équilibrés et cetera, on œil.

C'est-à-dire que on enlève le bandeau, on regarde à qui on a à affaire, on dit celui-là puissant, celui-là misérable, celui-là il est riche, allez hop, il va payer. Celui-là, il a été puissant, il était président de la République, il va payer [raclement de gorge] celui-là et cetera. Et donc, il faut retrouver un contrat social avec le peuple.

Il faut que le peuple puisse dire nous voulons ce genre de juge. Point la ligne. C'est pas compliqué.

Donc oui, comme aux États-Unis, c'est très compliqué, hein. Quand vous avez lu de la démocratie en Amérique, vous voyez que c'est une machine très complexe la démocratie américaine. Et encore aujourd'hui et encore, c'est un état fédéral dans lequel dans tel État ou dans tel autre état ou dans tel état, vous n'avez pas forcément le même fonctionnement.

Mais notre République nous dit que c'est le peuple qui est souverain devrait l'être et le peuple souverain devait l'être devrait l'être en matière de justice. Et on sait bien quand on interroge le peuple sur ces questions là, ce qu'il veut, ce qu'il souhaite. Alors, il y a les extrémistes qui disent "Revenons à la peine de mort".

Et puis d'autres qui disent "Mais si nous si nous en revenions simplement à une justice juste, c'est c'est aujourd'hui c'est même plus un pléonasme parce qu'il y a une justice injuste." Et je pense que si on pouvait effectivement faire de telle sorte que l'école de la magistrature ne produise pas que ces individus formatés qui eux-mêmes de bonne foi, je moi je me souviens qui j'étais quand j'avais 25 ou 30 ans, on est quand même perméable aux bêtises de l'époque, aux bêtises du moment, aux bêtises des enseignants, aux bêtises du milieu, aux bêtises et cetera et cetera. Il faut un certain temps pour devenir un un homme libre, une personne libre. et et j'en veux pas à ces gamins qui sortent de l'école de magistrature et qui ont une vision des choses.

Puis un jour, on leur amène 10 dossiers, ils ne peuvent en traiter que deux et et la machine s'emballe pour eux. Alors après, j'entends ce que dit la gauche en disant que nous manquons d'un personnel qui puisse faire correctement le travail. Les greffiers, enfin plein de gens, j'entends ça et et j'entends notamment sur les plateaux de ces news que effectivement la France ne s'illustre pas dans la meilleure des hypothèses sur le nombre de magistrats que nous avons.

Trop peu, c'est pas terrible. Et il y a la question de la responsabilité aussi. On a l'impression que plus personne n'est responsable.

Euh ça a un sens le mot responsabilité. Oui. Et là donc les magistrats sont pas responsables, les politiques sont évidents pas responsables.

Euh limite les coupables ne sont pas responsables. Ce sont les victimes qui sont les responsables. Oui, mais c'est là qu'il faut il faut prendre les choses d'un peu plus haut en se disant que dans les 1000 ans 1500 ans, enfin dans le disons de millénaires pour aller vite mais un millénaire et demi, il y a eu une une idéologie d'état qui était issue du christianisme.

Nous avons le choix. Dieu nous a créé libre et nous avions la possibilité de goûter ou de ne pas goûter du fruit de l'arbre de la connaissance. Ev a dit vas-y parce que le serpent lui avait dit et Adam ont commis le péché originel et il y avait effectivement cette faute.

Nous sommes libres, nous avons le choix, nous sommes coupables, nous sommes responsables. Donc on est susceptible d'être puni. On est susceptible d'être récompensé.

Susceptible d'être puni l'enfer, susceptible d'être récompensé le paradis. S'il y a un truc entre deux, il y a le purgatoire, peut-être qu'on peut encore prier pour faire de telle sorte que ça bascule et cetera. On a fonctionné très longtemps là-dessus jusqu'à jusque ce qu'on appelle le déisme en philosophie, c'est-à-dire les gens qui nous disent "Oui, Dieu existe mais il s'occupe pas du tout de ces choses-là." Et et puis après avec Rousseau Jean-Jacques, on a commencé cette idéologie de la faute à l'autre, la faute de l'autre.

C'est toujours c'est toujours l'autre. Et puis on a deux de personnages terribles qui sont Freud et Marx. Freud nous dit il y a pas de liberté, il y a qu'un inconscient donc on n'est pas coupable.

Si vous êtes pédophile, c'est que finalement il y a papa, maman, l'enfance, la libido, tout ça. Vous êtes devenus. Donc on va vous n'avez pas le choix.

Vous êtes déterminé. Il y a un déterminisme libidinal, il y a un déterminisme de l'inconscient. Et puis Marx qui de son côté dit "Mais il y a un déterminisme économique et donc si vous êtes prolétaire, si vous êtes bourgeois, c'est pas exactement la même chose.

Et le prolétaire est déterminé à être ce qu'il est. Le bourgeois est déterminé à être ce qu'il est." Et puis vous avez en 1068 un freud au marxisme.

Alors là pour le coup on ajoute et Marx et on dit "Ah mais il y a pas de liberté, il y a pas d'autonomie, il y a pas d'indépendance, tout est déterminé, tout est politique." On entend ça avec euh Manon Aubri qui nous dit "Bah tout est politique, la fête de la musique est politique et avec Marx on nous dit tout est politique mais 68 tout est politique." Et là on nous dit pas de responsabilité ou alors si vous cherchez une responsabilité, c'est la société, la société est coupable.

Donc les gens qui font fonction plus personne n'est responsable et plus personne n'est responsable et surtout pas le coupable, c'est-à-dire celui qui arrive et qui dit et à qui on dit bah il a violé les petites filles ce type là comment s'appelle-t-il ? J'oublie son j'oublie son nom et son prénom en fait. Bar.

Oui, voilà. Euh les États-Unis, voilà, les États-Unis savaient que c'était un un c'était un pédophile. Moi, je dis pas pédocriminel, c'est une façon, je vous l'ai dit déjà l'autre jour, c'est une façon de dire que pédophile ça passe.

Pédocriminel, c'est pas bien. Non, un pédophile est un pédocriminel. Et donc les États-Unis eux savent, nous on sait pas.

Et les États-Unis, sachant ils nous le disent et nous n'en faisons rien. C'est pour ça quand j'entends parler de dysfonctionnement, je dis il y a pas de dysfonctionnement, c'est le fonctionnement de la justice. On est effectivement très tolérant pour la pédophilie et on le sait parce que nombre d'intellectuels sont passés au travers des mailles du filet.

Il y en a encore aujourd'hui, ils existent, ils ont pignon sur eux. C'est pas mon boulot de donner leur nom. Mais je vous assure que si les gens mettaient un peu leur nez dans ce qui s'est dit dans les années 70, il y en a aujourd'hui qui ont presque 80 ans, je vous assure qu'ils sont bardés de diplôme de décoration et cetera.

Personne personne n'estime qu'on aurait des comptes à leur demander. Jeev par exemple, lui c'est pas lui qui a des diplômes et cetera, mais il est toujours dans les cocktails mondins. Il a écrit un livre qui s'appelait les moins de 16 ans pour expliquer.

Effectivement, il y a aucun problème. Donc non, non, il y a pas de dysfonctionnement de la justice, il y a un fonctionnement politique de la justice. Et Marx disait qu'il y avait des infrastructures économiques qui produisaient les superstructures idéologiques.

L'infrastructure économique, c'est le mode de production, le capital, le capitalisme. Et la superstructure illogique, c'est la pensée, l'art, la musique, la réflexion, la philosophie, la justice et cetera et cetera. Et donc si l'infrastructure conditionne la superstructure, changeons de société, plus de capitalisme et on aura plus de violeurs, on aura plus de pédophile et cetera.

C'est une pensée extrêmement simple, extrêmement courte et pourtant elle fait la loi à l'école de la magistrature. Pas chez les chez tous les magistrats, merci Briuger. Mais c'est une espèce de c'est c'est ce que Jean-Pierre Legof a appelé un gauchisme culturel qui est le l'idéologie d'État.

Écoutez, on va faire une petite pause Michel. En fait, c'était passionnant cette partie sur la justice. On va se retrouver dans un instant sur C News et sur Europe.

On évoquera la question de la liberté d'expression, très importante, pilier de notre démocratie, le Brexit aussi. Et puis notre point philo, et bien on va redécouvrir un Platon mais à la lumière d'un auteur qui s'appelle François Chatle. À tout de suite.

On se retrouve pour la seconde partie de face à Michel. On ferait sur ces news et sur Europain Michel la liberté d'expression. On va l'évoquer.

Maxime Sada, le patron de Canal Plus, notre patron donc dénonce dans une tribune publiée cette semaine dans le Figaro une décision rendu par l'ARCOM qui est l'autorité de régulation des médias. L'Arcom qui s'inquiète d'un soi-disant manque de pluralisme sur nos antennes et qui émet une mise en donneur contre la chaîne C News notamment, écoutez bien parce qu'il s'y émet des critiques répétées de l'action de l'exécutif. Ainsi donc, une autorité dite indépendante range la critique du pouvoir au rang des manquements.

Est-ce que c'est normal pour vous Michel Enfet ? Dans un régime dictatorial, oui, dans un régime dictatorial, il y a une télévision d'État, il y a des médias d'État et on estime que toute critique du pouvoir d'État mérite une punition. Alors, jadis, c'était le goulag, ça a pu être aussi l'exécution d'une balle dans la tête.

Ça c'était les régimes franchement totalitaire. Et puis aujourd'hui, vous avez la possibilité de faire travailler des des des haqueurs d'état, je dirais des gens qui sur le net vous pourrissent la vie en disant que vous êtes un fasciste, que vous êtes un nazi, que vous êtes d'extrême droite, que et cetera et cetera. Et donc ça fonctionne aujourd'hui comme ça.

Mais là là pour le coup, on fait pas mieux en matière de télévision d'état, de télévision autocratique. On lui dit "Vous n'avez pas le droit de critiquer le pouvoir." Alors, peut-être que dans ces cas-là, on va fermer aussi le canard enchaîné.

Puis Charlie Hebdo, moi je trouverais ça tout à fait normal qu'on puisse dans la lignée hein quand je dis tout d'autres antennes aussi oui dans la lignée de ces gens-là de dire mais on ne touche pas au chef de l'État mais qu'est-ce que c'est que ça mais qu'est-ce que c'est que ça même le général de Gaul accepté que qu'on puisse le caricaturer dans dans le canard enchaîné et et ça s'appelle la liberté d'expression. Moi je je pense que les Américains sont excellents sur ce sujet-là. Ils nous disent liberté totale y compris dans le pire.

Par exemple, une loi guesso ne serait pas possible aux États-Unis parce que ils estiment que c'est la liberté point la ligne et que soit il y a la liberté, soit il n'y a pas la liberté. Donc quand vous commencez à dire oui, on a le droit de dire tout, sauf pas ceci, pas cela et cetera. Et vous voyez comment on juridicise, c'est dire comme aujourd'hui il y a plein de choses que vous ne pouvez plus dire sur un certain nombre de sujets.

Vous vous retrouvez au tribunal simplement parce que il y a ce qu'il faut dire et ce qu'il ne faut pas dire. Si vous voulez faire votre travail de philosophe, ça devient difficile. Vous dites "Mon problème c'est la vérité.

Moi, c'est pas de savoir si elle est de droite ou si elle est de gauche. C'est vrai ou c'est pas vrai ? C'est juste ou c'est pas juste ?

Peut-on le dire ou et cetera ? Et là, on dit "Ah mais pas du tout. Il faut dire que en gros Emmanuel Macron est formidable, que tout ce qu'il fait est formidable, que son gouvernement est formidable.

Si on le fait pas, c'est qu'on est fasciste. Si on est fasciste, il faut chercher, faut fermer cette chaîne. D'abord des procès, d'abord, c'est ce que dit Maxim Sada, il dit il y aura il y a la mise en humur, il y aura sans doute des sanctions financières et le but c'est la fermeture de la chaîne C News comme ça a été le fait pour C8.

Mais il a raison. C'est-à-dire que le problème ça n'est même pas le futur, c'est déjà le passé, ça a déjà été fermé ces H8. Et je rappelle qu'ils ont fait de même avec Ren Todday et puis [raclement de gorge] Spoutnik qui était de radio.

Oui, franchement russe, prusse. Oui. Et alors les gens sont assez intelligents pour regarder une émission de télévision et se faire un avis, se faire un jugement, se dire ils exagèrent, c'est pas vrai, c'est faux, c'est pas et cetera.

Je rappelle qu'Algzira est toujours disponible et que on peut moi je prends ma ma ma télécommande et je peux accéder à Algezira et personne n'estime que des chaînes sur lesquelles on fait les loges du Esbola du Hamas et cetera, ça devrait être fermé. Et je ne suis pas pour le fait qu'on ferme cette chaîne-là. Pas plus que je n'étais pour le fait qu'on ferme Ran Today, pas plus que je n'étais pour C8 et laissez faire les gens.

Je dire d'abord cette chaîne elle appartient à à un homme privé et et l'idée de c'est que de l'argent privé donc ça contre et avec de l'argent privé il fait fonctionner une chaîne privée qui a effectivement des options mais je veux dire il y a des options et qui respecte alors je tiens je tiens à dire à la seconde prê l'équilibre des temps de parole à la seconde prê ce qui n'est pas le cas du service public ou moi je le rappelle interdiction depuis 10 ans et puis parfois on fait on fait même de telle sorte qu'on me consacre une émission pour me vomir dessus pendant 1 heure sur le service public et et et sans que j'ai la possibilité moi-même de pouvoir dire quoi que ce soit sur ce sujet. Là, je parle des temps de parole politique. En fait, chaque chaîne est obligée de respecter la seconde brè les équilibres entre la gauche, la droite, le gouvernement, l'exist c'est c'est prendre les gens pour des imbéciles.

C'est pas parce que Jordan Bardella aura parlé 4 secondes de plus que Jean-Luc Mélenchon que une élection va se faire, c'est prendre les gens pour des imbéciles. Les gens, moi je je je confiance dans le bon sens populaire. Les gens il ils écoutent, ils regardent, ils jugent si on ferme une chaîne, qu'est-ce que regarder c'est H8 ? pas manif ça déjà bah bien sûr mais de toute façon dès que vous n'êtes pas d'accord dans un régime totalitaire vous sortez dans la rue pour le dire on vous arrache un œil on vous on vous arrache une main vous avez bien vu que quand les gilets jaunes sont descendus dans la rue eux il y avait aucun problème pour leur arracher l'œil et la main ça a été exactement la même chose avec les paysans.

Ça a été exactement la même chose avec les marins pêcheurs. C'est pas la même chose quand il y a les racailles de du de la victoire du PSG là. PSG ça et là il y a des gens selon vous serez puissant misérable souvenez-vous on avait démarré là-dessus donc [raclement de gorge] les paysans, les pêcheurs, les gilets jaunes et cetera, ceuxlà on peut leur en mettre plein de la figure.

Mais en revanche les autres au contraire, allez-y, détruisez. Ça s'appelle une fête ce que dit effectivement passé globalement bien passé. On dit voilà c'est l'écriture post violence après la victoire du PSG.

Ça c'est la décision de l'ARCOM, mais il faut pas oublier qu'elle elle procède d'une décision du Conseil d'État. L'origine de cette mise en dem, c'est le Conseil d'État. Donc là aussi, il y a un sujet.

Oui, il y a tellement de sujets que moi, je pense qu'il y a un tas de choses à détruire aujourd'hui qui sont des choses qui sont installées pour contrôler le pouvoir du peuple. C'estàd vous avez un pouvoir du peuple, ça fait des années de toute façon que la totalité des chefs de l'État depuis Mastrich font de telle sorte que le pouvoir du peuple soit mis à la poubelle. Et au fur et à mesure, on a dit le pouvoir du peuple n'est pas au Sénat.

Le pouvoir du peuple n'est pas à l'Assemblée nationale. Le pouvoir du peuple n'est pas dans les élections présidentielles. Le pouvoir du peuple n'est pas dans les élections législatives.

Le pouvoir du peuple n'est pas dans dans quelques élection que ce soit. Le pouvoir du peuple, il est dans des endroits où les chefs, les chefs mastrichiens, une fois c'est la gauche, une fois c'est la droite ont nommé machin bidu l'intel. Vous savez, vous avez des Jupés, vous avez des Fabius, je sais même plus lequel est de droite, lequel est de gauche qui sont là et qui disent le peuple n'est pas très intelligent.

Le peuple se trompe beaucoup, le trompe est le peuple le peuple è et puis on a toujours cet argument du c'est d'ailleurs le peuple qui a mis euh Adolphe Hitler au pouvoir. Ça c'est le truc qu'on entend permanence. Ce qui est faux.

Je rappelle que ce sont les partis qui ont mis Adolphitler au pouvoir parce qu'ils n'ont pas été capables de s'entendre et que Nindenburg euh a nommé quelqu'un en fonction des des des des enjeux de des jeux de parti et pas du tout le peuple. Laissez le peuple tranquille. Laissez le peuple tranquille.

Et c'est-le choisir, décider et vouloir. S'il veut regarder ces news, il regarde. S'il veut pas, il regarde pas.

Et si ces gens ne veulent pas regarder ces news, ils n'ont qu'à regarder euh les chaînes publiques et et c'est avec l'argent de l'État. C'est moi je trouve absolument immoral qu'on puisse faire la leçon à des gens qui disent "Nous avons de l'argent, nous créons une chaîne et nous avons un média libre. Et et puis en face on dise à des alors que c'est c'est une entreprise privée et alors qu'en face on a de l'argent public. que France Interre devienneent totalement privé et qu'il puisse continuer à vomir sur les mêmes et encenser les mêmes, il y aurait aucun problème.

Mais moi je le dis, j'ai écris un livre qui s'appelle théorie de la dictature pour montrer comment ce que Orwell a annoncé était déjà réalisé et pas seulement dans la dans la presse, dans les médias, c'est la même chose à l'université. On a aujourd'hui euh monsieur Boucheron, espèce de de piti de la gauche qui est qui est professeur au collège de France et qui semble-t-il l'autre jour sur France Interne, n'a pas voulu du tout qualifier la question du la résurgence de l'antisémitisme. Absolument. quand on a aujourd'hui de l'antisémitisme, il est bien sûr de Marine Le Pen puisque son arrière- grand-père est vafanesses.

Mais mais mais voilà, l'affaire marc Block dont nous allons parler, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire, on nous dit mais pas de Marine Le Pen euh à cette euh à cette panthéonisation. En revanche, euh monsieur monsieur Mélenchon, il le peut lui parce que effectivement il y avait des élus et les filles qui ont été pris en photo avec la petite fille Mélenchon himself, il était là.

Donc on se dit là, il y a aucun problème avec l'antisémitisme quand l'antisémitisme est porté par des gens de gauche. Il y a d'ailleurs eu, je crois dans dans le monde un article signé par deux personnes dont j'ai hélas oublié le nom mais qui nous faisait savoir qu'il y avait un bon antisémitisme, celui qui était de gauche et un mauvais antisémitisme qui était celui qui était de droite. Si vous ne pouvez pas sur sur un plateau comme ce de C News car on peut dire ces choses-là ici et pas ailleurs et et bien euh si on ne le dit pas, l'antisémitisme peut continuer, il y a aucun problème.

Il y aura des pogromes, il y aura effectivement des on pourra laisser Mélenchon continuer à voir du crif partout, avoir des juifs partout et sans que ce monsieur aille au tribunal et sans que ce monsieur on lui cherche quelques noise que ce soit. Je ne sache pas qu'il soit se soit retrouvé dans un tribunal pour avoir tenu des propos en permanence anti prétendument antisioniste, donc pas antisémite. Et on a bien compris que c'était son cit le cache sexe aujourd'hui le l'antisionisme et le cache sexe.

L'étrange défaite de Mark Block. Oui. Nous y sommes.

Nous y sommes exactement. Euh Michel Onfit, on va évoquer le Brexit. Vous vouliez parler des 10 ans du Brexit.

Euh 10 ans plus tard, il semblerait que les Britanniques regrettent regrettent ce choix de sortir de l'Union européenne. En même temps, vous nous dites "Oui, mais OK, mais c'est la politique qu'on mène en réalité, Brexit ou pas Brexit ?" Et là, on continue sur la même politique en réalité.

Puis qui le dit ? C'est c'est Libération qui dit ça. Moi, j'ai lu un papier encore.

J'aurais dû h ce monsieur parce que j'ai lu un papier dans le Figaro qui était très bien. Et ce monsieur disait "Mais c'est pas la catastrophe qu'on nous annonce." et il donnit des chiffres.

Moi, j'ai pas la mémoire des chiffres, mais il disait "Mais économiquement, il y a ceci, il y a cela, il y a ceci, il y a cela et cetera." Moi, je dis depuis très longtemps que évidemment il y a tous les antis souverainistes qui estime que pouvoir faire la politique du peuple, ça c'est être fasciste. Quand on a créé Franc Populaire, on était fasciste parce que justement on en appelé au souverinisme.

Tous ces gens qui disent "Écartons le peuple, évitons le peuple et fabriquons des conseils d'état, des conseils de ceci, des conseils de cela qui vont décider à la place du peuple." Donc on n'est plus dans une démocratie au sens étymologique. Demos le peuple le pouvoir le pouvoir du peuple reste public la chose publique.

Nous ne sommes plus en démocratie, nous ne sommes plus en République. On est dans un dans une espèce de de régime illibéral de de d'aristocratie. Donc je pense qu'aujourd'hui on devrait pouvoir mettre des gens dans la rue sur une question comme celle-ci en disant mais vos libertés sont tellement en péril que ça suffit.

Et alors les gens se disent "Bon, on va on va voter contre et puis tout est fait pour que de toute façon leur vote contre aille à la poubelle." Je rappelle que quand Hollande était au pouvoir et que Emmanuel Vals était son premier ministre, ils avaient travaillé à l'hypothèse d'une élection de Marine Le Pen pour la rendre pour la rendre impossible, pour la rendre illégale. C'est quand un chef de l'État et son premier ministre disent "Si elle arrive au pouvoir avec le peuple qui qui qui porte légalement cette femme au pouvoir, il faudra qu'on fasse de telle sorte que c'était ce résultat d'élection ne soit pas validé." Ils sont toujours sur ce logiciel là.

Donc évidemment, il faut détruire des télévisions qui ne font pas leur jeu. Leur jeu consiste à dire tout se passe bien. Il y a pas de délinquence, il y a pas de misère, il y a pas de pauvreté, il y a pas de chômage, euh il y a pas de problème avec l'immigration.

C'est tout ça est inventé. C'est le fameux sentiment d'insécurité. Là euh avec euh avec ces news, on dit c'est pas un sentiment, c'est une réalité.

C'est la réalité de l'insécurité. C'est pas le sentiment d'insécurité. Ces gens ne veulent pas du réel.

Ils savent que le le réel vote contre eux. On est dans face à Michel On sur ses news et sur Europain. Michel Lacorse, les députés ont approuvé cette semaine une réforme constitutionnelle qui vise à accorder à l'île des pouvoirs dérogatoires au nom de ses spécificités.

Le texte doit aller devant le Sénat et vous voulez nous parler évidemment de ça, de ce statut d'autonomie partielle et aussi de des de l'attitude et du Rassemblement national et de la France insoumise sur ce sujet. On va juste écouter un court extrait de ce que disait Marine Le Pen il y a quelques semaines sur ça et puis vous nous expliquerez votre point de vue. Le mot autonomie ne nous fait pas peur.

Il correspond non seulement à une demande démocratique mais aussi à la nécessité technique et politique de prendre en compte la singularité insulaire, les problèmes spécifiques, mais aussi l'âme corse que des siècles d'histoire. L'attachement à la terre des valeurs et une identité propre ont façonné. Si l'autonomie c'est au nom d'un nationalisme tiermondiste des années 70 le sésame pour ouvrir la Corse à la submersion extraeuropéenne, c'est non.

Si c'est pour abandonner nos compatriotes Corse à des logiques féodales ou mafieuses, c'est non. Si c'est un cadeau d'adieu d'un régime aux abois à la division antinationale, ce sera encore non. Alors Michel, on vient de Marine Le Pen.

Qu'est-ce que vous pensez de ce statut d'autonom nuit et puis de l'attitude de Marine Le Pen et de la France assoumise ? D'abord, une première chose sur Marine Le Pen, tous ces gens qui nous disent Marine Le Pen c'est son père et son père c'est la vafanesses. Je rappelle que son père était très jacobin, très opposé à l'autonomie de la Corse et que elle sur ce sujet comme sur la question des juifs, comme sur la question des homosexuels, comme sur la question, c'est pas du tout le même logiciel.

Ça c'est donc la première chose et on découvre deuxième chose une Marine Le Pen qui est très Girondine et moi je suis girondin. Donc si c'est porté par elle, c'est très bien. Si c'est porté par Mélenchon, c'est bien aussi.

Et si c'est porté par d'autres, c'est très bien aussi. Je trouve simplement que chez Macron, c'est toujours il y a toujours une arrière-pensée de politique politicienne. C'est il me reste 10 mois, il faut que je laisse une trace dans l'histoire et j'utilise cette chose-là.

Tant mieux pour les Corse mais tant pis pour les autres. Et et moi, j'aurais aimé que on puisse faire l'occasion d'un vrai alors ça peut être aussi un vrai programme de chef de l'État. Il reste 10 mois à ces gens-là les uns et les autres pour pefiner en disant passons à ce que le général de Gaul voulait, c'est-à-dire une vraie régionalisation.

Et cette véritableisation régionalisation, elle suppose qu'on retourne à la révolution française. C'est-à-dire que quand les Jacobins disent le pouvoir c'est Paris et c'est nous et nous, c'est-à-dire un comité avec 10 personnes, comme ça se passe actuellement en France déjà avec des petits comités qui font la politique française et eux disaient élément de langage contre les Girondins. Les Girondins disaient, il y avait 83 départements à l'époque, il disait Paris doit peser 1,3e de la représentation nationale.

Formidable. Et donc je je je suis toujours girondain en disant mais faisons de telle sorte que les régions, toutes les régions, toutes les provinces parce qu'il y a pas que l'âme corse, il y a pas que le peuple corse, il y a pas que et cetera. Oui, d'accord.

Mais il y en a plein d'autres des des âmes régionales. Il y a des âmes bretonnes, il y a des âmes alsiennes, des âmes [rires] normandes, occitan et quelques autres. Et il y avait la possibilité d'aller contre Robespierre qui nous disait "Tous ceux qui sont pour les régions sont contre la nation." C'est pas vrai.

C'est une autre modalité de la nation. La nation jacobine s'en est une. C'est le pouvoir d'un seul à Paris pour tout le monde, quel que soit le tout le monde.

C'est la Nouvelle-Calédonie, la Martinique, la banlieu de Paris ou le finfond de d'un village de Creuse et il y avait la matière à faire vraiment une colonne vertébrale pour refaire un contrat social avec les Français. Mais comme de toute façon, on est tellement jacobin que c'est Mastrich qui dirige, c'est le que c'est madame Ursula Van der Lyen qui fait la loi en France, donc laissez croire aux Corse et qu'ils vont décider. Non, on leur laisse de trois miettes parce que c mais c'est toujours l'Europe qui va faire la loi.

Michel Boulier aussi ne pas terminer cette émission sans parler du peuple iranien qui continue à souffrir malgré un accord fragile entre les États-Unis et l'Iran. Vous avez noté le fait que une artiste iranienne qui s'appelle Parasto Amadi a été condamné à 74 coups de fouet pour avoir chanté sans voile. C'est la répression du peuple iranien se poursuit et le régime est toujours en place.

Oui, ça ne gêne pas Mélenchon. Les mélanchonistes, les mélanchoniens, je ne sache pas que lors de leur fête de la musique, il y ait eu une minute de silence pour cette femme. Euh, c'était l'occasion de célébrer effectivement la cause des femmes, la cause de la liberté et la cause du peuple iranien.

Mené, il y a plus personne dans dans dans cette gauche là. C'est pourquoi je souhaitais qu'on parle de cette femme qui a eu un courage extraordinaire. Ils ont un courage extraordinaire les iraniens, le peuple iranien.

Nous, on descend dans la rue euh on craint rien du tout quand on nous dit cette manifestation est interdit. les gens descendent, il se passe rien du tout. Vous allez avoir une une amende et si l'amende vous ne la payez pas, ça se passera sans problème.

Regardez ce qui se passe avec les les rêves partis ou ce genre de choses. Là, les les Iraniens quand ils descendent dans la rue, ils savent que le soir, ils peuvent ne pas rentrer chez eux et qui peuvent dans dans l'heure qui suit être dans un dans un lince, dans un dans un cercueil. Et je trouve que mérite la haute cour l'équivalent d'une haute cour Trump quand il a dit tenez bon nous arrivons.

Le peuple iranien a dû se dire quel bonheur, nous allons recouvrir la liberté perdue depuis euh depuis tant d'années. Et après il dit bon euh j'arrive et puis il continue à entretenir et puis après il dit j'ai rien à faire de tout ça. Moi je fais du business avec ma famille et si je peux faire du business avec l'Iran, il y aura aucun problème.

Et si le peuple iranien doit mourir, doit périr, il périra. Je trouve ça terrible. C c'est il a fait exactement la même chose avec le peuple israélien.

Cette façon de dire bon maintenant c'est plus votre problème, c'est le mien et le mien c'est de faire du business. Je rappelle quand même que quand les gens cherchent un fil d'Arian dans le labyrinthe qui est le cerveau de de monsieur Trump, on trouve les intérêts personnels, on trouve le le le lucre, le goût de l'argent, la passion pour l'argent pour avoir pour accumuler avec une espèce de de fantasme de de toute puissance, des Arbes de Triomphe, des choses comme ça. Allez, hommage à cette artiste iranienne.

Le point Philo Michel, un livre de François Châtely et c'est un philosophe du 20e siè, c'est que ça et qui parle de Platon dans cette édition Folio Racontez-nous un petit peu ce que ce dit ce que dit ce livre d'abord qui qui est François Châely parce qu'il est oublié. C'estàd il y a des espèces de monstres là qui sont deuses, qui sont fou, qui sont Guatari, Bart et cetera, tous les tous les philosophes du structuralisme. Et puis il y a ce monsieur modeste, il est né en 1925 et il est mort en 85 donc 60 ans, il a pas eu le temps de faire vraiment son œuvre et moi je l'ai découvert comme un coup de foudre. chez Bernard Pivot dans une émission où il présentait chronique des perdu et qui était son un genre de journal. il avait ses demi-lunes, il il était chauve mais les cheveux blancs très joli, très bel homme et qui qui était marié avec Noël Châtelety, une philosophe extrêmement intéressante aussi qui avait écrit un très beau livre qui s'appelle Cor à corps culinaire qui était qui a été la enfin je dis parce qu'il a il est décédé mais la sœur de Lionel Josmain et il a fait François Châtelet des petits livres d'intervention pour expliquer qui était Platon, qui était Hegel par exemple et c'est moi je le je l'enseignais toujours à mes élèves en disant lisez ça parce que c'est compliqué Platon d'aller directement au texte et lui a une synthèse de professeur formidable, pas de verbiage, pas de jargon, rien de tout ça, y compris avec qui est un philosophe pas facile à lire et il faisait des livres de de d'initiation et en même temps, il réussissait à philosopher avec l'histoire de la philosophie.

C'est ça qui extrêmement intéressant. L'histoire de la philo, c'est bien de dire "Machin a dit que, Bidule a dit que, il y a ça dans la critique de raison pure." Bon, très bien.

Mais l'intérêt, c'est de dire qu'est-ce que ça peut produire comme effet dans votre propre quotidien ? Platon, la question du désir, la question de des idées, la question du pouvoir, la question de la sagesse et et il raconte tout ça très bien et je trouve que euh bon, d'abord il a été il a été fauché évidemment beaucoup trop tôt, mais qu'il y a il y a chez lui un philosophe à redécouvrir et pour les gens qui ne savent pas comment rentrer dans la forteresse Platon ou dans la forteresse il y a ces deux petits livres et puis un très beau petit livre aussi qui s'appelle la philosophie des professeurs et moi qui évidemment emballé quand j'étais jeune prof où il expliquait que le prof de philo il est pris dans les textes administratifs et en gros il faut qu'il reproduise une espèce d'idéologie d'état et que évidemment enseigner Platon c'est pas exactement la même chose qu'enseigner Diogène de Synople philosophe cynique enseigner Descartes par exemple c'est pas enseigné Gasendi qui est un curé matérialiste épicurien et cetera et que choisir un philosophe pour l'enseigner c'est dire beaucoup de choses et tout ce travail il le faisait modestement discrètement gentiment avec un un vocabulaire très très choisi, très lisible très pédagogue et et on souffre de de de ces vedettes qui ont été, je vous disais tout à l'heure les philosophes de la déconstruction, il y avait chez lui une pensée critique très lisible avec un vrai goût du des gens simples et des gens modestes. H et on oublie un peu ça effectivement ces gens simples et ces gens modestes au profit des superstars de la philosophie en réalité Michel.

Oui et et je pense que des livres comme mil plateau, l'antié di de de Leé Guatari que d'ailleurs peu [raclement de gorge] de gens ont lu parce qu'ils étaient difficiles à comprendre et que aujourd'hui encore moins de gens euh lisent alors que le la la pensée de la pensée modeste et et claire et lumineuse de de François Châtelet mériterait d'être remise au goût du jour en disant "lisez cet homme et et voyez tout ce qu'il a pu dire parce que on peut on peut conseiller ça à n'importe qui". Et pour moi c'est un c'est une qualité que de vous pas obligé de faire le singe en répétant 10 mots que personne ne comprend pour laisser croire que vous êtes philosophe sujet complément et cetera sujet ver complément un paragraphe vous aimez bien quand ça su verbe complément vous l'écriture synthétique on n pas le droit d'emmerder son lecteur disait mon vieux maître Gerfagon donc il faut enlever toutes les scories dans le texte c son c'était son c'était pas l'escories mais c'est juste de dire arrêtez de faire le malin leçon de mon père c'est si on dit un truc incompréhensible il jouait pas le truc en disant oui je suis impression Il dit c'est pas clair que tu dis c'est ça dans ces cas-là vous vous débrouillez pour être clair et donc la clarté n'est pas quelque chose enfin on a pas beaucoup de temps mais je dire la clarté française dans la philosophie ça a été longtemps la la ligne directrice chez montagne chez Descart ils sont tous lisibles 18e siècle tous lisibles. Vous pouvez lire d'Hydro Voltaire d'Allambert ils sont tous très clairs ça se complique en 43 avec la la passion d'ailleurs j'en parle dans le dernier numéro de Front populaire mais la passion qu'ont les Français pour l'Allemagne et et la passion qu' a un certain Jean-Paul Sartre pour Heidegger qui était nazi et cette espèce de langue allemande totalement incompréhensible [raclement de gorge] sauf pour les Allemands c'estàd si vous faites une traduction parfois vous avez une langue agglutinative vous avez trois mots dans un même mot allemand et nous pour traduire ça on a des êtres le là avec des traits d'unision entre là vous pouvez faire le malin et Puis il y a aucun problème.

Berkson écrivait très bien et la parenthèse elle est c'est même pas qu'elle est fermée. C'estàd elle est évité par François Châtelet qui lui apportait haut la clarté de la philosophie française et de la langue française en fait philosophie. Donc ce qui se pense clairement s'énonce clairement.

C'est quoi la formule Michel ? Ce qu'on soit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrive tes aimants. C'est dans l'art politique de Boilot.

Magnifique. Merci beaucoup. C'était passionnant nous entendre sur cette émission Michel.

On fera une bonne journée à vous sur ce news rep.