Matthieu Pigasse : "Je suis à la disposition de la gauche et donc du pays"
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Les Matins de France Culture Guillaume Erner Bonjour Mathieu Pigasse Bonjour Vous êtes président du groupe Combat Je l'ai dit Combat, c'est Radio Nova Ce sont les inreoccupables Vous êtes aussi banquier d'affaires On vous doit la lumière du chaos pour une société du possible Je vous propose tout d'abord de nous donner votre regard sur l'économie du monde On a parlé du chaos Alors le chaos en ce moment c'est la guerre Les industries de défense fonctionnent bien Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Ça m'inspire qu'effectivement le monde est en plein chaos Et ce chaos il se décline de différentes façons C'est le fracas du monde La guerre qu'elle soit en Ukraine, au Moyen-Orient ou ailleurs C'est évidemment le chaos climatique Avec le réchauffement de la planète Et c'est enfin et surtout ce à quoi vous faites allusion C'est-à-dire le chaos économique et social Celui que l'on connaît ici en Europe et en France particulièrement Celui d'un système capitaliste à bout de souffle Que j'avais déjà d'ailleurs qualifié à bout de souffle dans ce livre il y a quelques années Et qui se caractérise pour moi par une chose Qui est l'explosion des inégalités
Alors je crois qu'il est nécessaire que vous repreniez ce commentaire Qu'on vous a très souvent demandé Mathieu Pigasse Comment un banquier d'affaires peut considérer que le capitalisme est à bout de souffle ?
D'abord moi je m'amuse toujours et notamment ici à France Culture Qu'on cherche à mettre les gens dans les cases Je fais différentes choses et d'ailleurs vous l'avez dit Je suis un entrepreneur, j'ai confondé Media One avec Xavier Niel et puis Antoine Capeton J'organise des festivals de rock un peu partout en France De rap d'ailleurs, on a le plus grand festival de rap, Golden Coast J'investis aussi dans les médias et en effet je fais de la finance Moi j'y vois aucune contradiction, si vous en voyez une Je pense au contraire que ça me donne une compétence particulière sur ces sujets Je dirais, c'est parce que je connais ce système que je peux et que j'en fais partie Que je peux en parler comme je le fais Et puis j'ajoute quand même une chose Guillaume Merner On définit un homme par ce qu'il est et par ses actes Et moi mon engagement il est constant maintenant depuis des années Vous avez cité mon dernier livre mais j'en ai écrit 4 avant J'ai publié très nombreuses tribunes Et à chaque fois avec une cohérence je dirais idéologique très grande Qui est le refus de l'austérité systématique et les conséquences des inégalités Pourquoi ?
Attendez je continue parce que je voudrais répondre à votre question cher Guillaume Pourquoi ?
Parce que le métier de banquier qui est le mien En fait il consiste essentiellement à conseiller des pays en détresse financière C'est-à-dire des pays qui ont connu précisément les ravages de l'austérité Et ça m'a conduit à voyager un peu partout dans le monde Que ce soit en Amérique latine J'ai conseillé l'Argentine avant Miléi je précise En Europe j'ai conseillé la Grèce au moment de sa faillite L'Ukraine d'ailleurs Mais également en Afrique Et j'ai vu dans ce métier-là Effectivement les ravages de l'austérité Alors moi la compétence qui est la mienne Bien oui je veux la mettre au service de l'intérêt général Là où d'ailleurs un autre banquier l'avait probablement mise cette compétence au service des ultra-riches
Vous voulez parler d'Emmanuel Macron ? Vous êtes un peu en rivalité mimétique avec Emmanuel Macron ? Non pas du tout Si vous avez des destins semblables en tout cas Vous êtes tous deux banquiers d'affaires
Il n'a pas fait encore je crois de festival Enfin au sens produit ou organisé de festival de rap
Ou de rock à ma connaissance Laissez lui le temps Je lui laisse le temps Il aura quelques années après l'Elysée Mais non je ne voyais pas de contradiction Enfin c'est à vous et aux auditeurs de juger s'il y a une contradiction Ce qui m'intéressait en fait La finance est perçue comme étant à la base des inégalités aujourd'hui
Vous êtes d'accord ou pas ?
Oui elle peut Enfin il y a la bonne finance et la mauvaise finance La mauvaise finance c'est celle qui est la finance spéculative Qui en effet contribue par En fait elle tourne sur elle-même si vous voulez Donc elle contribue en effet à former les inégalités Et puis il y a quand même la bonne finance La bonne finance c'est le carburant ou l'électricité si vous voulez de l'économie Il faut de la finance pour faire tourner une économie Mais il faut distinguer entre les deux Alors oui pour répondre à votre question Et quand même venir sur le coeur du sujet A mon sens qui est le sujet d'aujourd'hui les inégalités On est dans une situation Que je trouve absolument mais insupportable et insoutenable Les inégalités elles ont explosé au cours des 20 ou 25 dernières années Et je voudrais dire moi Je le souligne de manière régulière depuis maintenant une vingtaine d'années Je vous donne juste quelques chiffres quand même Pour qu'on les ait tous en tête Au cours des 25 dernières années Les 1% les plus riches dans le monde Ont capté à peu près la moitié de la richesse créée dans le monde A l'inverse les 50% les plus pauvres ont pris seulement 1% Ont capté seulement 1% Ont bénéficié à hauteur de 1% seulement de la richesse dans le monde Ce qui est vrai dans le monde est vrai en France En France les 10% les plus riches contrôlent plus de 50% du patrimoine national La richesse, le patrimoine il est très largement hérité 60% du patrimoine détenu par les français aujourd'hui provient de l'héritage On a donc une société figée Le résultat de ça, au même moment plus exactement Vous avez 10 millions de français 15% de la population Qui vit sous le seuil de pauvreté C'est à dire avec 1200 euros par mois Et qui ont de plus en plus de difficultés C'est même pas à finir le mois C'est à franchir la moitié du mois Je dis juste, je dis une chose Ce système en effet il est à bout de souffle Il est intenable et il faut agir Et c'est d'autant plus vrai C'est d'autant plus vrai Je voudrais juste ajouter un point Qui est que les ultra riches Pour revenir sur eux La grande finance, appelons-la comme ça Ont fait sécession Il y a un séparatisme fiscal C'est à dire c'est inconcevable d'imaginer Que dans ce pays où 10 millions de français Vivent sous le seuil de pauvreté Vous avez des milliardaires Qui paient deux fois moins d'impôts relativement Que le français en moyenne
Maintenant qu'on a fait ce constat Quand vous dites Il faut en finir avec ce système à bout de souffle Donc votre ennemi c'est la finance Vous feriez quoi à la place des gouvernements Ou alors à votre place Si vous étiez conduit à gouverner ce pays
La première chose à faire L'urgence absolue C'est le partage des richesses C'est de dire que cette situation Et je ne vais pas revenir dessus Mais elle est inconnable Le partage des richesses Je partage d'abord les richesses Le partage des richesses C'est par exemple Mettre en place une taxation Des ultra riches C'est mettre en place un système Une taxe Zuckman Ou du type Zuckman C'est arriver à avoir À mettre en place Un système fiscal plus juste C'est pour moi Une des conditions essentielles De la démocratie Mais ça ne suffit pas Il va falloir dégager Des marges de manœuvre Budgétaires et financières Notamment pour remettre en état Les services publics Les services publics C'est le patrimoine De ceux qui n'en ont pas Il est inacceptable Que partout en France Et on le voit Et on le sait tous Les services publics Soient en déshérence Et qu'on ait ce sentiment De déclassement collectif C'est à dire qu'au déclassement individuel Dont j'ai parlé tout à l'heure S'ajoute un déclassement collectif Des services publics Qui ne répondent pas A ce qu'ils devraient être L'école La santé Le logement
Comment vous faites concrètement Je vous demande les solutions Parce que les problèmes Il se trouve qu'hier Nous avons fait une émission Sur ce thème Faisons ensemble
Une émission sur les solutions Mais par exemple C'est de refuser la fatalité De refuser le fatalisme De dire Ah on peut rien faire Je suis fasciné moi D'accord Alors vous faites quoi Mathieu Pigasse ?
J'y arrive Je suis fasciné Que ce gouvernement Le gouvernement de la France Septième puissance mondiale Et la peur de son nombre Sur les sujets budgétaires Et financiers Je dis par exemple Il est possible De dégager des marges De manœuvre budgétaires Je dis l'équilibre budgétaire Par exemple Ça doit être ni un totem Ni un tabou C'est pas une fin en soi Ça doit pas être fait Au détriment Des plus vulnérables Ou des plus fragiles Et donc Il est possible De dégager des marges De manœuvre Par exemple Pour mieux financer Les services Je suis prêt à vous faire confiance Mais concrètement On fait quoi ?
Je vais expliquer comment on fait Regardons les dépenses Et les recettes rapidement Les dépenses Vous donnez une priorité absolue Aux dépenses dites prioritaires Je l'ai dit Santé Logement Sécurité par exemple Et vous mettez Une zéro croissance Croissance zéro Sur les autres dépenses En matière de recettes Moi j'en ai marre D'entendre dire Il faut mettre en œuvre Des mesures d'austérité Je vous donne trois pistes Puisque vous voulez des pistes La première Les niches fiscales On est un pays Dans lequel Il y a 85 milliards d'euros Chaque année De niches fiscales C'est à dire De préférences fiscales Ils vont toujours d'ailleurs Au même Toujours les plus riches C'est ça que j'appelais tout à l'heure Le séparatisme fiscal On peut très certainement En supprimer une partie Deuxième piste Les aides publiques aux entreprises Il y a 210 milliards d'euros D'aides publiques aux entreprises Est-ce qu'elles sont toutes Certaines sont sûrement nécessaires Est-ce qu'elles sont toutes nécessaires ?
Probablement non On est déjà à 300 milliards Rajouter ensuite des mesures fiscales Du type Zuckman 20 milliards Ou Dutreil Revenir sur le pacte Dutreil Qui coûte 5 milliards Entre 5 et 6 milliards
Mais qui n'est pas là pour rien Il n'est pas là pour rien non plus Il est là pour la transmission
Il y a beaucoup d'abus On voit d'ailleurs Que son montant a considérablement Augmenté au cours des dernières années Mais ce que je veux dire simplement L'idée que je veux faire passer C'est qu'il n'y a pas de fatalité Il est possible de changer les choses Rien n'est jamais figé C'est une question de volonté Et de vision Et donc on peut l'avoir On peut l'avoir en matière budgétaire On peut l'avoir en matière financière
C'est une question aussi De concurrence internationale Si vous faites ça Vous le savez bien Les entreprises iront ailleurs Il y aura un certain nombre De conséquences économiques A ces changements de politique
Mais pourquoi donc Pourquoi cette espèce de discours Comme ça fataliste On ne peut rien faire Je vais vous donner un exemple Que j'ai vécu En 1997 Le gouvernement Jospin Arrive au pouvoir Précisément parce que La droite Et sous le gouvernement D'Alain Juppé Considéraient que c'était impossible De se qualifier à l'euro Il n'y avait pas de croissance Les déficits budgétaires Et étaient trop importants On n'allait pas y arriver etc Bon voilà Typique de ce discours C'est fichu Pardon c'est foutu On ne peut rien faire Qu'est-ce qui a été fait à l'époque ?
A l'époque on a dit Bon allez On va se retrousser les manches Et on va y aller Et notamment on a mis en place Une surtaxe sur l'impôt Sur les sociétés Entre 15 et 25% de plus Payé par les entreprises Pour assurer la qualification à l'euro Avant de la mettre en place On a entendu exactement Le discours que vous venez tenir Non mais tout le monde va partir Etc Il ne s'est rien passé Aucune entreprise est partie Les profits des entreprises Ont été à peine diminués Et nous avons été qualifiés à l'euro Et d'ailleurs C'est la démonstration même Qu'on peut à la fois gérer Et réformer Et c'est ça que je trouve formidable Dans la gauche du gouvernement Et d'ailleurs L'enseignement de cette période C'est celui-ci On peut gérer Et réformer On a géré comme il fallait à l'époque Et on a réformé de manière profonde
Donc si je vous suis On peut changer la vie Oui c'est ça Exactement
Un Mathieu Pigasse président Ce serait un Mathieu Pigasse fiscaliste Non pas du tout Ce que je dis en effet sur ces sujets C'est là où la compétence financière peut servir C'est qu'à nouveau il n'y a pas de fatalité Il y en a marre de ces discours On ne peut rien faire Oui on peut agir Oui il est possible de faire Mais il y a plein d'autres sujets Dont il faut s'occuper Moi je pense qu'il faut d'abord apaiser Rassembler Fédérer La société française Il y a une polarisation On en parlera peut-être dans la deuxième partie Qui me paraît Évidemment excessive Il faut retrouver
Vous avez 118% d'endettement en France Vous avez 5% de déficit Donc on a compris Vous agissez sur les niches fiscales Mais sur la dette par exemple
Vous voyez Je suis désolé On dialogue Ce n'est pas une contradiction Mais là aussi c'est un discours Parce que vous êtes spécialiste Des dettes souveraines Exactement J'ai géré d'ailleurs dans le passé La dette de l'état français Tout le discours fataliste Fin du monde sur la dette française Je ne l'ai jamais compris Vous dites par exemple Il y a le ratio dette sur PIB Comme on l'appelle communément Et de 118% Oui et non en réalité Parce que quand vous faites ça Vous rapportez Pardon cette explication technique Mais un stock de dette A un flux Qui est la richesse créée chaque année Et le PIB En réalité Ça n'a pas de sens De comparer un stock à un flux Il faut comparer un stock à un stock Dans ce cas là Rapporter la dette C'est-à-dire le passif A l'actif C'est-à-dire l'ensemble De notre patrimoine national 20 000 milliards Et dans ce cas là Le ratio Le taux que vous avez donné Il n'est plus de 115% Il est de 15% La charge de la dette par exemple Dont on lui dit Ah là là On ne peut plus rien faire Parce qu'elle est trop importante Là encore Si au moins on peut chasser Les discours fatalistes C'est pas mal Vous truquez un peu les choses Je vous donne la réalité La dette à long terme
Vous m'avez dit que j'étais compétent Sur ces sujets Vous êtes compétent Mais je peux vous poser des questions Je peux vous poser des questions Avec bonheur Donc je voulais juste Vous signaler Et vous le savez aussi bien que moi Que la dette à long terme Elle sert à financer Des dépenses à court terme Et que ça C'est pas très orthodoxe
Non Moi je dis qu'évidemment Il faut mettre la dette sous contrôle Mais je dis Les discours sur la fin du monde Il faut arrêter D'ailleurs c'est typique C'est typique des gens Qui n'ont pas cette compétence Ou des politiques Pardon de le dire comme ça Cette compétence économique Est-ce qu'ils se soumettent A la loi du marché Enfin soyons objectifs ce matin Soyons réalistes Il n'y a aucun problème de liquidité Aucun problème de solvabilité Sur la dette française Non Mais il y a un problème Ce n'est pas vrai
Il y a un problème d'intérêt Il y a un problème d'intérêt Sur la dette française Le service de la dette augmente Les gens savent très bien Les financiers savent très bien Que nous sommes solvables Mais ils savent très bien Que les français devront payer plus Pour assurer cette solvabilité
Vous m'autorisez là encore A répondre Enfin c'est Il va falloir rester un peu plus longtemps Mais non C'est un sujet que je trouve passionnant La charge de la dette On nous dit C'est ce que je voulais dire tout à l'heure On nous dit Elle augmente Elle est très forte Etc C'est un peu plus de 2% du PIB Aujourd'hui Dans les années 90 Juste pour vous donner une idée Elle était de 6% du PIB Je ne sais pas si vous voyez l'écart Et pourtant vous savez quoi On est toujours là Regardez On est ici ce matin ensemble On a survécu Donc il faut Franchement l'idée Moi que je veux faire passer C'est oui c'est possible Il faut Tout est possible Mais il faut une ambition Un souffle Une vision Et au fond Un projet politique Donc en tout cas Alors je note une chose
C'est que depuis le début Je suis en train de vous dire Que vous construisez Une plateforme de gouvernement Ou en tout cas Un projet politique Et effectivement Vous vous acquiescez Vous êtes là Non seulement en tant que Banquier d'affaires Dirigeant du groupe combat Mais aussi en tant que
Vous aimez cette expression
Mais pour moi Ce n'est pas du tout
Je ne suis pas dirigeant du groupe combat Pardon je suis l'actionnaire Et le propriétaire Il y a un dirigeant Qui est manuel
Je trouve que c'est une belle expression La société Je ne suis pas anticapitaliste La société a besoin de banquiers Je suis heureux D'en recevoir un peu plus J'aimerais en recevoir J'aimerais en recevoir Beaucoup plus Mais par contre Mais par contre Vous voulez aujourd'hui Peser en politique
Absolument Absolument Oui tout à fait
Là j'aimerais que vous développiez
Non non Je vais développer en effet Je l'ai dit tout à l'heure J'ai un engagement Maintenant ancien Quatre livres De très nombreuses tribunes Une constance Enfin que vous avez entendu D'ailleurs je pense ce matin Il n'y a pas de fatalité Il n'y a pas de fatalisme L'austérité Exactement Toujours avec bonheur d'ailleurs Les inégalités Sont devenues insoutenables Et je dis Aujourd'hui On est arrivé à un moment de bascule Un moment de bascule Économique et sociale Je n'y reviens pas On en a parlé Mais pour moi C'est une bombe Placée au cœur de la société Les inégalités Et un moment de bascule Politique Parce que le rassemblement national L'extrême droite Est aux portes du pouvoir Et donc je pense que S'engager aujourd'hui C'est une question De devoir Et de responsabilité Et donc je considère Qu'en effet Il faut s'engager Dans cette bataille Et mener cette bataille A la fois J'allais dire Contre le rassemblement national Mais ça ne m'intéresse pas De mener un combat contre C'est plutôt un combat Pour la France En réalité
Bon on va évoquer cela En seconde partie Vous nous expliquerez Comment vous souhaitez Entamer ce combat Contre l'extrême droite On parlera également De votre rôle En tant qu'actionnaire Merci D'un groupe de médias Et ce que vous entendez faire Dans cette bataille culturelle Que vous menez Contre l'extrême droite 8h sur France Culture 6h30, 9h Les matins de France Culture Guillaume Erner Mathieu Pigasse Vous venez de dire Que vous étiez prêt Bonjour Je suis obligé De rappeler Que vous êtes Le dirigeant Ou plutôt l'actionnaire Du groupe Donc combat Qui possède Les médias Radio Nova Également Les inrogues Que vous êtes banquier d'affaires Vous avez soutenu le NFP Une réaction A ce que vient de dire Mon camarade Jean
Une réaction Ou deux réactions La première Je trouve que c'est une bonne chose Que le parti socialiste Et la gauche Travaillent sur le fond On leur a suffisamment reproché De ne pas le faire Donc je trouve Que ça va évidemment Dans la très bonne direction Mais maintenant Une réaction de fond Sur le thème De la liberté Dont on a dit J'ai entendu à l'instant Que c'est un concept Fourre-tout Je dois vous dire Je suis en désaccord Avec cette notion De concept fourre-tout Je pense qu'en réalité C'est un concept clé C'est en effet Un terme qui appartient A la gauche Et qui est profondément Lié aux inégalités Je vais prendre Juste quelques minutes Pour essayer d'expliquer Pourquoi La gauche Pour moi C'est le refus De ce qui est C'est le refus Des situations acquises Des rentes Et des privilèges C'est l'affirmation Qu'il est possible De changer les choses C'est l'affirmation Que rien N'est jamais figé Et au fond Pour moi d'ailleurs C'est la différence Entre De manière simple Entre la droite Et la gauche La droite Elle gère l'existant La gauche Elle considère Qu'on doit Et on peut Et on doit Changer cet ordre existant Et ce qui fonde Cet engagement Le mien Et ce rapport A la gauche C'est la conviction Et j'arrive A la notion de liberté Que les inégalités C'est pas un phénomène Naturel C'est un phénomène social C'est la société Qui crée les inégalités C'est au fond Le hasard De la naissance Qui fait qu'on discrimine Et qu'on trie Entre les gens Ou selon les gens En fonction Bah précisément Du hasard de la naissance C'est à dire Le genre Ou l'origine géographique Sociale Professionnelle Familiale Etc Ethnique Parfois Et donc Je pense que la mission Première De la gauche C'est précisément De refuser Cette fatalité De refuser Cette fatalité Et de corriger Ces inégalités Ça signifie quoi Concrètement Maintenant Ça signifie Qu'il faut Effectivement Travailler A donner la possibilité A chacun D'agir sur sa vie De pouvoir Changer sa vie Et c'est en changeant sa vie Qu'on peut changer la vie Il faut donner à chacun La possibilité De pouvoir agir De ne plus être Objet de sa propre vie Mais sujet de sa propre vie Au fond De ne plus subir Mais d'agir De redonner Du pouvoir de vivre Alors oui Cette notion de liberté En ce sens Elle me paraît essentielle Jean-Lémarie
Une réaction
Là-dessus Vous êtes tout à fait En phase Avec la conception Du parti socialiste Aujourd'hui C'est une conception Qui a été développée hier Lors de la présentation De ce projet Mais derrière ce mot Encore une fois Qui recouvre des centaines De propositions Dans le projet initial Est-ce qu'on n'est pas Très loin Du quotidien Mathieu Pigasse
Mais pas du tout On touche au contraire Au quotidien J'ai essayé d'expliquer Rapidement la différence Entre la droite Et la gauche Je vais prendre maintenant Une autre comparaison Et une autre image On voit bien On est à un moment de bascule Je l'ai dit tout à l'heure Avec une extrême droite Qui est aux portes du pouvoir Et au fond Il y a une autre grille De lecture Que celle Ancienne maintenant Droite-gauche Qui est ouverture-fermeture Et je dis Il y a deux conceptions De la société Qui s'affrontent aujourd'hui Dans le monde Et en France particulièrement Une conception fermée Qui est celle De la droite radicale Du repli sur soi De la fermeture Des frontières Des esprits Et une conception Beaucoup plus ouverte D'acceptation De l'autre De la différence Et en fait Ce qu'il faut comprendre C'est que ces deux Conceptions du monde Elles touchent A notre vie quotidienne Pour revenir sur votre point De la naissance A la mort Et ça c'est le rapport A la liberté La naissance C'est le rapport A l'avortement La mort C'est le rapport A la fin de vie Et entre les deux C'est tout l'exercice Des libertés Et notamment L'accès à des besoins Pour moi essentiels De services publics J'en ai cité tout à l'heure La santé Le logement La sécurité L'éducation Et il faut que vous compreniez Ici et ailleurs Que sans partage des richesses Sans à nouveau C'est une obsession Chez moi J'en suis désolé Lutter contre les inégalités Il ne peut pas y avoir D'exercice Des libertés On n'est pas libre Quand on ne peut pas se loger On n'est pas libre Quand on n'a pas d'éducation Vous comprenez ça On n'est pas libre Quand on ne peut pas se soigner Et donc il y a un rapport évident Très important Entre la liberté Et la vie quotidienne Alors donc vous
Quand vous entendez Ce programme du PS Vous vous dites quoi ? Vous dites
Il faut que je me calme un peu C'est sage
Non pas du tout Non non J'apprécie au contraire Votre dynamisme Mathieu Pigasse J'aimerais juste savoir Vous nous aviez dit Il y a quelques minutes Que vous envisagiez De vous présenter A la présidence de la République Non non Je n'ai pas dit ça moi
Je l'ai entendu Je l'ai entendu Je l'ai entendu
Dans votre voix Ah vous l'avez entendu Non je vais le dire différemment Pourquoi le dire différemment ? Pourquoi ne pas dire les choses ?
Parce que je dis les choses Telles qu'elles sont Surtout Guillaume Herner Je vais vous dire les choses Telles que moi je les vis Je les pense Et je les ressens Ce que je pense Je l'ai déjà dit Donc je me répète On est à un moment de bascule J'ai engagé Les forces qui sont les miennes Et moi-même dans un combat On va peut-être y revenir Qui est cette bataille culturelle On peut y revenir maintenant On va y revenir Mais je veux juste dire Et peut-être c'est ce à quoi Vous faites allusion Je n'exclus rien En effet Ce que je veux dire par là Ce que je veux dire par là C'est que je me mets à la disposition De la gauche Au sens la plus large possible Pour essayer d'être utile Et on verra Qu'elle forme sa part Le moment venu
Traduisez-nous Cette phrase de Mathieu Pigasse Cette phrase
Cette phrase Mathieu Pigasse Je n'exclus rien J'ai l'impression de l'entendre Absolument tous les jours A gauche Mais aussi à droite
Je ne suis pas sûr Vous entendiez mon discours Tous les jours Je ne parle pas De cette phrase
Je suis à la disposition du pays Combien de fois l'entend-on en ce moment ?
Alors ce n'est pas ce que j'ai dit là aussi Je suis à la disposition de la gauche Et donc derrière du pays en effet Mais est-ce que la politique fonctionne comme ça ?
Non mais écoutez Moi je suis pour l'instant Et pardon de cette expression triviale Mais dans mon couloir de nage Vous l'avez dit Je suis un propriétaire d'un groupe de médias Engagé dans une bataille Qui est cette bataille culturelle Moi d'ailleurs Je n'ai pas découvert cette bataille culturelle Il y a une semaine Ou il y a six mois Je me rappelle avoir donné une interview En 2015 Il y a 11 ans Au journal GQ D'ailleurs c'était Léa Salamé Qui m'avait donné cette interview Et j'avais mis comme le titre de l'interview Où était Vincent Bolloré est un prédateur J'ai aucune obsession avec Bolloré J'en ai marre Elle me fatigue cette comparaison Mais j'ai dit juste Voilà mon couloir de nage Aujourd'hui c'est la bataille culturelle Cette bataille culturelle Elle est essentielle Pour gagner la bataille électorale C'est ma conviction profonde Et donc il faut aller la mener C'est la bataille des thèmes Des expressions Des idées Des valeurs On est en train d'ailleurs D'une certaine façon De la gagner Quand je vois Non alors Radio Nova
Les auditeurs ne peuvent pas voir Le visage de Guillaume Verner Non parce que je suis étonné
Radio Nova A d'excellents résultats Les audiences radio Témoignent d'une montée Significative De votre radio Mais à l'échelle du pays Dans les sondages
Mais vous voyez C'est un peu comme tout à l'heure C'est pour ça que je trouve Cette discussion très intéressante Sur l'économie La finance etc Je disais Il n'y a pas de fatalité En matière Disons politique Et par exemple Dans cette bataille culturelle Il n'y a pas de fatalité non plus Moi je suis Vous pouvez dire Que Radio Nova est petit C'est vrai On a 30 émetteurs en France Non non Je ne vous fais pas ce français Mais je dis On a 30 émetteurs en France France Inter En a 600 RTL Europe 1 En non 300 Mais ce que je trouve Très intéressant Et révélateur C'est ce sur quoi Je veux insister C'est quand même On est une petite radio Et on a aujourd'hui 1 600 000 auditeurs Chaque jour On fait plus 400% d'audience En deux ans Je ne cherche pas A faire la publicité De Radio Nova Ce qui m'intéresse Au fond C'est ce que ça dit Que dit ce succès D'audience Pour moi Il dit la chose suivante C'est d'abord Et avant tout Un symbole Celui du positionnement de Nova Qui a toujours été A contre-courant A la marge C'est une radio Qui ne ressemble A aucune autre Mais c'est aussi autre chose C'est autre chose Et cette autre chose C'est la liberté de ton L'impertinence L'insolence L'ouverture La diversité Et on voit bien Que ce ton là Fonctionne Et qu'il y a Une envie Un besoin Un désir Je pourrais dire La même chose D'un autre média Qu'on a lancé Avec l'humanité Blast et Street Press Il s'appelle Combat Qui est un hors-série Pour combattre l'extrême droite On l'a tiré A 10 000 exemplaires Au début De manière modeste On en est à 80 000 exemplaires On en vendra peut-être 100 000 exemplaires Ça montre Que ouais Il n'y a pas de fatalité Et que quand on se bat Quand on combat On peut gagner Bon
Et justement Vous parlez de La diversité De la liberté de ton Je vais vous faire Entendre une chronique D'Akim Omiri Vous vous la connaissez bien Moi Je vous avoue Que cette chronique Me pose problème On écoute un extrait De cet humoriste Qui anime l'émission La riposte Sur Radio Nova
Comment ? Qu'est-ce que j'apprends ? Que vous voulez Vous ne voulez pas Qu'il y ait d'enquête Parlementaire Sur les pédocriminels Complices de l'Etat ?
Bah après c'est un métier Donc Donc Pour Yael Qui Je le rappelle Au passage A annoncé son soutien Inconditionnel à Israël Pour elle L'affaire Eif Stein Agent du Mossad C'est pas important Non mais je le rappelle Comme ça Au cas où Parce que voilà Après ça n'a peut-être Aucun lien J'en sais rien Je suis humoriste Perché Voilà Perché La droite C'est les premiers A dire Si t'as rien à te reprocher Je vois pas de quoi t'as peur Faut coopérer Accepter les caméras Les contrôles Les fouilles Et là non Bah alors Yael Si t'as rien à te reprocher De quoi t'as peur ?
Quand c'était Pour enquêter Sur les liens Entre LFI Et les islamistes Ça Ça ça l'a pas dérangé Enquête Qui a juste ridiculisé La droite Et gaspillé notre oseille Mais là non On inquiète pas Yael a la plus peur Des musulmans Que des pédocriminels Apparemment
Je vous avoue Je comprends pas du tout Le début de cette chronique Où je le comprends trop bien Et c'est à dire Lorsqu'il y a une association Entre Yael Braun-Pivet Le Mossad Et Epstein Quel est le sens De cette association ?
C'est toute la difficulté Avec l'humour C'est qu'on peut trouver Une blague drôle Pas drôle On peut rire Ou ne pas rire Et c'est pas moi Qu'il faut interroger Sur le sens De cette chronique C'est Hakim Omiri Mais je voudrais dire La chose suivante Parce que j'entends Ce qui est derrière Votre propos Bien évidemment
Pour moi
C'est un propos antisémite Voilà exactement Je l'entends Et je voudrais dire La chose suivante D'abord le principe Qui prévaut chez nous Et je tiens à dire Dans le respect de la loi C'est la liberté d'expression Elle est totale En interne Et en externe Dans le respect de la loi Ce qui compte Ce sont les faits objectifs Nous n'avons eu Aucun signalement Et je tiens à le dire En tant que propriétaire De ce groupe combat Aucune action judiciaire Aucune plainte Aucun commentaire De l'ARCOM Mais surtout Vous me permettez D'apporter une précision Enfin une précision Ça ne l'est pas De faire une clarification Très importante Rien Moi En tout cas Ne m'est plus étranger Que l'antisémitisme Je suis Je voudrais juste Quand même Permettez-moi Sur ce sujet Sensible Et important D'apporter Cette précision Je suis un républicain Laïc Et universaliste J'ai toujours condamné L'antisémitisme Et toute forme D'oppression De discrimination J'en suis
J'en suis Absolument Je vous en remercie J'en suis absolument Convaincu Mais je suis obligé D'apporter les correctifs Suivants Libé a fait Une enquête Sur votre radio Sur Radio Nova Et je lis par exemple Qu'Hakim Omiri Dans son émission Dit qu'il n'est pas Charlie Alors Qu'est-ce que ça veut dire De dire Chez nous La liberté d'expression Règne Dans une émission Où l'animateur principal Dit qu'il n'est pas Charlie Pour moi Pas Charlie Ça veut dire Pas liberté d'expression
Non La liberté d'expression Je le redis Elle est totale La meilleure preuve D'ailleurs C'est qu'on en discute là Elle est totale en interne D'ailleurs C'est ce que dit Et au fond C'est ce que montre Cet article de Libération Et elle est totale En externe A nouveau Dans le respect de la loi On peut y passer des heures On peut trouver à nouveau Une chronique De l'humour drôle Ou pas drôle C'est pas que l'humour Est drôle ou pas drôle
Ça je m'en fiche Je ne fais pas de casting D'humoriste Mais si vous voulez Dans On voit très bien Que cet humoriste Joue avec la ligne jaune Et apparemment La rédaction de Radio Nova S'est émue De cette chronique Et explique Qu'il a des propos Antisémites Homophobes C'est dans l'article De Libé Donc je ne suis pas le seul A trouver ça Mathieu Pigasse Mais ce qui est étonnant Si vous voulez C'est qu'il sait lui-même Qu'il est humoriste Et qu'il a une sorte De protection par ça Il dit Je suis perché Il le dit dans cette chronique
Écoutez J'ai été je pense D'une clarté totale Sur l'antisémitisme A titre personnel Mais vous en êtes convaincu Et sur notre antenne Je n'en suis pas convaincu Pour Akim Omiri Eh bien d'abord C'est à lui Qu'il faut poser la question Je le connais bien Je le connais bien Akim Omiri Je peux vous garantir Qu'il n'est pas Antisémite Vous comprenez cette association
Entre Epstein Le Mossad Epstein n'a jamais fait partie Du Mossad
En revanche il est juif Mais il faut aussi Il faut aussi accepter Parfois l'humour A nouveau qu'on trouve ça drôle Ou pas drôle Moi je peux ne pas trouver ça drôle Mais j'accepte La liberté d'expression Écoutez n'y passons pas Des heures
Même si c'est un sujet Qui chez moi C'est un sujet qui m'est moi aussi Très sensible Au delà de ça Je vous connais un peu Mathieu Pigasse Je sais qu'on a une référence commune Et cette référence commune Ce sont les Clash Joe Stromer Pour les plus jeunes Qui nous écoutent Était le chanteur des Clash Et dans une nébuleuse punk Qui était souvent assez bordélique Assez nidiste Qui disait des conneries Pour provoquer etc Qui portait des croix gammées Comme Sid Vichius Stromer était quelqu'un Qui avait une ligne politique Extrêmement cohérente Et je suis sûr Que vous avez une ligne politique Très cohérente Est-ce que c'est raisonnable D'avoir ce genre de type Sur une radio Ma ligne politique
Sur ce sujet Et je vais vous en donner Une illustration C'est la liberté d'expression Dans le respect de la loi Je vais vous donner Je vais vous proposer
D'embaucher Gaspard Proust
Vous voulez Gaspard Proust ? Je ne suis pas sûr Non Je ne suis pas sûr Qu'il accepte de venir chez nous Je ne suis pas sûr Moi je peux vous trouver Un Gaspard Proust D'extrêmement Il faut que vous l'embaucherez Il faut que vous acceptiez Qu'un média A une ligne éditoriale Je ne l'accepte évidemment Mais alors Ce n'est pas la liberté d'expression C'est votre ligne
Vous ne voulez pas embaucher Un humoriste séfarade Qui fasse des blagues Parce que ça tape toujours Sur les mêmes J'ai aussi un son Absolument odieux Sur Sophia Aram Je veux dire C'est une radio Qui Vous avez le droit D'avoir une ligne éditoriale Je vous en remercie Non Je veux dire C'est évident On a tous des lignes éditoriales Et donc vous Vous en avez une Mais elle tape toujours Sur les mêmes
Non Et puis Sophia Aram Ne nous fait pas de cadeaux Non plus Il faut que vous le reconnaissiez J'ai vu Lu un certain nombre De déclarations Que je trouve Je ne vais pas Discuser son Ni drôle Ni drôle Non Ce n'est pas la peine Ni drôle Ni agréable La bataille culturelle Ce n'est pas celle-là Celle qu'on mène Il ne faut pas se tromper de combat Vous l'avez dit Je ne peux pas être accusé Suspecté D'un quelconque antisémitisme A aucun moment D'accord A aucun moment Bon J'ai une tolérance zéro Moi ce qui m'intéresse Ce sont les faits Et à ce stade A ce stade Il n'y a eu aucun signalement Je le redis Et je ne laisserai jamais passer De propos antisémites Mais la bataille culturelle C'est celle que nous menons Contre la droite radicale Et contre l'extrême droite C'est quand même ça Si vous voulez Les antisémites Ils sont à l'extrême droite Il ne faut quand même pas se tromper Très largement Non Ils sont très largement J'ai dit Oui Enfin c'est quand même un parti
Mais vous en pensez quoi au fond De cette question israélo-palestinienne Qui enflamme les choses Vous entendez
J'ai été d'une clarté totale Guillaume Merner Là encore Je me souviens être venu Au micro de France Inter Au lendemain du 7 octobre Parce que figurez-vous Que c'était Il se trouve C'est le hasard Mais que quelques jours après Le 7 octobre Sortait mon livre La lumière du chaos J'ai été d'une clarté totale Sur les attentats Lâches Odieux Terroristes Du 7 octobre J'ai dit Et je me souviens Parce que je passais après Mathilde Panot au micro Elle qui refusait De qualifier le Hamas D'organisation terroriste J'ai qualifié le Hamas D'organisation terroriste Et je le fais encore aujourd'hui Mais je dis juste Vous voyez C'est la complexité De ces situations Il faut que vous l'acceptiez aussi Qu'on peut dire Que le 7 octobre Est un attentat terroriste Odieux Que le Hamas Est une organisation terroriste Tout en Dénonçant Le génocide Qui s'est produit à Gaza Et en dénonçant La politique De ce gouvernement D'extrême droite Qui est le gouvernement D'Etan Yaou Vous voyez On peut être pro-palestinien Sans être antisémite J'en suis évidemment convaincu Et donc Un peu de nuance Ça fait du bien
Dernière chose Libé publie aujourd'hui Un papier de Paul Quignot Justement Mathieu Pigasse Se trompe de combat Libé a fait Une enquête Sur votre compagne Qui a un rôle Dans le groupe Combat Et qui semble-t-il Et voit ce rôle Controversé Et Libé dit Que vous avez tenté De faire De faire amender L'article D'éviter que celui-ci Soit publié Jamais Vous avez publié Des SMS Vous avez envoyé Pardon Des SMS A la direction de Libé Etc Enfin je renvoie Les auditeurs A ce papier
D'abord C'est une polémique Là aussi Qui me fatigue Je vais être D'une clarté totale Je n'ai jamais Envoyé de SMS Avant la parution De l'article A aucun moment J'ai eu aucun échange Je vais vous le répéter Lentement Aucun échange Avec la direction de Libération Ou le journaliste D'ailleurs Avant la parution De l'article Après la parution De l'article J'ai envoyé des SMS Au directeur De la rédaction Pour dire C'est quand même étrange Qu'un journal comme Libération Fasse du mauvais voici Première chose D'accord Donc il n'y a eu Aucune pression Tous les SMS Que j'ai envoyés Enfin il y en a deux Ont été envoyés Après parution Le deuxième point Ce journaliste Ne m'a jamais contacté Personnellement Il a écrit Comme il devait le faire D'ailleurs Au directeur général Du groupe Emmanuel Og Avec un certain nombre De questions Il a mis en copie La personne en charge De la communication Du groupe Mais à aucun moment Il s'est adressé à moi Ou m'a adressé des questions Directement Paul Quignot-Lenis Paul Quignot le nie Non mais attendez C'est moi qui le nie Donc je vous le redis Et d'ailleurs Je leur ai dit Donc je vous le redis Vous m'entendez Il faut me regarder
Je vous entends Je vous redis A aucun moment Ce journaliste Je suis en train de relire le papier Oui oui
Mais peut-être C'est important ce que je vous dis C'est à aucun moment Ce journaliste Ne m'a contacté directement A aucun moment Il a adressé des questions A la direction générale Mais pas à l'actionnaire Que je suis Vous voyez probablement La différence entre actionnaire Et direction générale Le troisième point Que je voudrais faire C'est que je trouve Bon d'abord Il est normal Que dans toute entreprise Ou direction Il y ait des débats Des échanges Je suis convaincu Qu'il y en a ici Il y a eu des débats A France Inter Il y en a eu à Quotidien Il y en a eu d'ailleurs Chez Media One A C'est à vous Des éclats de voix Etc Il y en a d'ailleurs Il n'y a pas d'affaires Il y en a eu à Libération Libération est un journal en crise C'est tout à fait normal Moi je dis Quand il y a Ce type de discussion Il faut écouter Avec bienveillance D'ailleurs c'est ce qu'on fait Avec respect Sérénité Etc Maintenant sur le fond De l'article lui-même Je suis très étonné Et d'ailleurs je trouve Intolérable Qu'un journal comme Libération Démarre un article Sur en l'occurrence Voici la Médace En expliquant que Avant on ne savait pas D'où elle venait Et elle n'a pas de CV Dans les médias Si vous voulez Pour moi Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il faut Pour avoir une légitimité Avoir fait HEC Pour avoir des responsabilités Ça relève Ça relève Guillaume Herner Que vous le souhaitiez Ou pas Ça relève du mépris de classe Ça relève du sexisme Pour ne pas dire autre chose Je trouve ça absolument intolérable Et d'autant plus étonnant Et d'autant plus étonnant Sur le sexisme Sur Sophia Et d'autant plus étonnant Non mais reprochez-moi Ce que je dis moi D'accord ?
Et je trouve ça D'autant plus étonnant Que la performance Des marques Du groupe Combat N'a jamais été aussi bonne Maintenant Je termine Sur ce sujet Qui est vraiment J'allais dire Picro-Colin Pour dire la chose suivante Pour dire la chose suivante Oui je trouve dommageable Qu'à un moment Où le monde brûle A un moment où Le danger C'est l'extrême droite Et bien Deux journaux de gauche Qui devraient s'allier S'unir On arrive là Je trouve ça Dommageable Et je trouve qu'il faut Clore cette polémique
On referme la parenthèse J'aimerais justement Que vous nous expliquiez Maintenant ce que Vous voulez faire Mathieu Pigasse
Changer la vie Ça vous laissez laisser Sans voix
Non je souhaitais Que vous développiez D'abord mon camarade Jean Lémarie Avait dit Qu'on était A choisir la vie Et non plus A changer la vie Donc si vous voulez Changer la vie Je vous laisse Conclure sur cette expression
Bah oui moi Je pense qu'il faut Changer la vie Je pense que Il faut Je l'ai dit tout à l'heure Redonner à chacun La possibilité D'agir sur sa vie Reprendre le contrôle De nos vies C'est fondamental Et puis Partager les richesses Pas que les richesses Partager un destin Partager un destin Une envie commune Arrêter avec les peurs On ne gouverne pas Un pays en lui faisant peur On ne gouverne pas Un pays en jouant Avec les peurs On gouverne un pays En lui donnant de l'envie De l'espoir De l'ambition Du souffle C'est ma conviction profonde Et la France Elle est grande Précisément Quand elle se rassemble Quand elle s'unit On l'a vu par exemple Avec les Jeux Olympiques Et la force De la France A mon sens C'est évidemment Sa jeunesse Ses talents Et sa diversité Et il faut Il faut jouer avec Et d'ailleurs Ca rebondit Sur le papier de libération Mais La diversité Si vous voulez En matière musicale C'est à la fois D'avoir Je ne sais pas Adjou Léor Elsan Et Gims Et Nakamura Au football A la fois D'avoir Griezmann Et Giroud Et d'avoir Ousmane Dembele Et Kylian Mbappé C'est ça la France
Merci beaucoup Mathieu Pigasse D'avoir été avec nous Ce matin Dans quelques secondes Mes camarades Olivier Tesquet Et Benoît Peters Ainsi que le 8h45 De Marion Ferrer