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interviewBFMTV· 8 septembre 2024 28 min

Élections législatives, nomination de Michel Barnier... L'intégralité du discours de Marine Le Pen

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Marine Le Pen

Derrière moi, mes chers amis, chers amis, chers élus, nombreux, bien sûr, Emmanuel, Bruno, Clavet, Bruno Bid, ils sont tous là, Christine, Christine n'est pas là, Caroline non plus, je crois qu'elle avait une excuse, Marc, Auguste, bien sûr. Bonjour, je suis évidemment extrêmement heureuse de vous retrouver après cette pause estivale. Il faut bien l'avouer, cette coupure était particulièrement nécessaire après une année où les crises multiples économiques, agricoles, politiques ont mis les organismes à rude épreuve. J'espère que vous en avez tous profité pour vous ressourcer, profiter de vos proches et prendre soin de ceux que vous aimez.

En préambule, permettez-moi d'abord de me réjouir du brillant succès des Jeux Olympiques qui a fait la fierté de tout un peuple. Je veux remercier ici non seulement les athlètes français qui ont porté très haut nos couleurs, mais aussi l'ensemble des forces de sécurité, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers qui ont rendu cet événement possible, sans oublier les milliers de bénévoles qui ont tant contribué à ce succès. Mais il y a une autre fierté que je ressens bien plus personnelle, celle-là, en prenant la parole aujourd'hui, devant vous, ici, à Hénin-Beaumont.

Dans le Pas-de-Calais, les élections législatives ont été triomphales pour le Rassemblement national, avec 10 députés élus sur 12 circonscriptions. Merci, chers amis, pour cet honneur que vous nous faites en nous accordant toujours plus votre confiance, élection après élection. Nous ferons tout, et je le dis en confiance devant Steve Briouat, que je félicite, comme chaque année, pour l'immense succès de sa gestion municipale, pour non très digne de vos suffrages. De notre côté, nous avons bien sûr mis à profit cet été pour analyser la situation politique du pays, après le chaos créé et entretenu pendant deux interminables mois par le président de la République.

En plongeant notre pays dans une crise politique sans précédent depuis 50 ans, Emmanuel Macron a fait ce qu'il sait faire de mieux depuis 7 ans, divisé. Dans l'espoir, sans doute, de régner encore un peu, après deux désaveux cinglants aux élections européennes, puis législatives. Il aura été le premier président à réaliser l'exploit, malgré la solidité des institutions de la Ve République, de rendre notre pays ingouvernable. Et si cette crise s'est distinguée par son intensité, elle n'en est pas moins la suite logique de la méthode de gouvernement mise en œuvre depuis 2017. Depuis 7 ans, en effet, le mode opératoire d'Emmanuel Macron est fondé sur deux piliers.

D'un côté, les fouquades verbales, le mépris, la caricature. De l'autre, la prise de décision en petit comité par quelques technocrates initiés, qui se pensent d'ailleurs omniscients, sans jamais consulter, sans jamais se remettre en cause. C'est ce que j'ai plus d'une fois appelé sa relation toxique avec les Français, qui a été la source de crises multiples depuis 2017. Les gilets jaunes, la crise des agriculteurs, la retraite, bien sûr, la réforme des retraites et la liste, est interminable.

Si encore cette méthode avait permis de réparer notre école et notre hôpital, de réindustrialiser la France, de remettre de l'ordre migratoire et sécuritaire en France, d'assainir les finances de notre pays, bref, si M. Macron avait un bilan politique à faire valoir, sans doute, les Français pourraient-ils lui pardonner tout cela. Mais de fait, il n'en est rien. Nous connaissions déjà les chiffres records de M. Macron en matière de déficit commercial, de dette publique, d'immigration et d'insécurité. Nous pouvons désormais y ajouter une triste performance, celle d'avoir affaibli comme jamais nos institutions.

Mais pour que le triste spectacle de cet été puisse avoir lieu, il ne suffisait pas d'un metteur en scène. Il fallait aussi des acteurs complaisants. Et de ce point de vue, tous les partis politiques depuis deux mois ont été au diapason du scénario concocté par Emmanuel Macron. Tout au long de l'été, c'est un véritable festival d'hypocrisie et de posture que nous avons assisté, digne des pires heures de la 4e République. Avant les élections, ils étaient tous ennemis.

Mais face à la perspective d'une véritable alternance conduite par le Rassemblement national, conforme aux souhaits majoritaires et à l'intérêt général, ils se sont ménagés, ils se sont désistés, ils se sont cooptés et concernant les LR, dès le premier tour, puisque nombre de leurs candidats avaient négocié de ne pas avoir de candidats macronistes face à eux. Cette trahison démocratique a été appliquée dans plus de 200 circonscriptions, plus du tiers de l'Assemblée. Des responsables politiques se revendiquant chaque matin de la droite, comme Xavier Bertrand, oui, c'est notre ex-futur Premier ministre, M. Wauquiez, M.

Philippe, ont appelé à voter pour l'extrême gauche pour, en retour, bénéficier de leur voix. Des parlementaires de gauche ont appelé la main sur le cœur à voter pour les artisans de la réforme des retraites, comme Mme Borne, qu'ils prétendaient combattre six mois plus tôt. Les députés macronistes, qui feignaient de s'inquiéter des dérives antisémites et communautaristes de M. Mélenchon et de ses amis, ont appelé à faire élire des députés de la France insoumise contre nos candidats. Tout cela, des honneurs démocratiques. Et comme il est rare que les mauvaises cuisines produisent des plats gastronomiques, cette lamentable tambouille électorale a accouché d'un pays soi-disant ingouvernable.

La belle affaire, parce que je vais vous dire ce qu'il en est en réalité. Ce n'est pas notre pays qui est ingouvernable. Ce sont ces 200 arrangements de la honte qui, en empêchant l'expression du vote des Français, ont artificiellement fragmenté l'Assemblée et empêché la seule majorité stable qui devait sortir du premier tour. Celle des députés Rassemblement National qui auraient soutenu le gouvernement Bardella. Et cette Assemblée, d'ailleurs, les partis politiques ne se sont pas contentés de la morceler. Ils ont également affaibli sa dignité et sa légitimité. Car si elle compte désormais dans ses rangs un triple fiché S en la personne de Raphaël Arnaud, c'est à cause d'eux.

Si elle compte désormais dans ses rangs des parlementaires qui se livrent à des intimidations physiques et refusent de saluer leurs collègues comme Sébastien Delogu, mais c'est à cause d'eux. Si le Rassemblement National, avec 126 députés, a été exclu de toutes les instances parlementaires alors qu'il y était présent depuis deux ans avec 80 députés, c'est à cause d'eux. Le plus honteux, sans doute, c'est le nom qu'ils ont, une fois encore, osé donner à cette entreprise de torpillage de la démocratie, le barrage républicain. On croirait lire George Orwell. Vous savez, la vérité, c'est le mensonge, la paix, c'est la guerre, la liberté, c'est l'esclavage.

Comme dans une dystopie où tout serait inversé, ce sont les architectes du plus grand déni de démocratie de ces dernières décennies, au détriment de nos 11 millions d'électeurs qui se prétendent protecteurs de la République. Mais quelle vaste hypocrisie ! Alors, dans ce paysage politique désolé, la nomination de Michel Barnier est un pisalet. Loin de l'espoir que le Rassemblement National et ses électeurs portent pour la France. Mais sûrement mieux qu'un Premier ministre d'extrême-gauche avec son programme délirant et sa haine en bandouillère.

Force de cohérence, de propositions et de salabilité, notre mouvement n'a jamais joué la carte des divisions stériles et des querelles ineptes qui n'ont qu'un seul effet, la paralysie du pays et la perte de foi pour des millions de Français en l'action politique. Voilà deux poisons contre lesquels, un l'instantement, nous continuerons de lutter. Voilà pourquoi, en votre nom, nous serons exigeants. Nous resterons plus que jamais les défenseurs du peuple français usés par les errements de la Macronie. Et nous tenterons de trouver un chemin le moins éprouvant, le moins pénible, le moins brutalisant pour vous.

Car, à peine nommé, le Premier ministre va se trouver face à une équation budgétaire quasi intenable. 3 200 milliards d'euros de dettes publiées. C'est un déficit qui, comme l'an dernier, a été sciemment sous-évalué par le précédent gouvernement. Il nous avait dit qu'il y aura 4,1% de déficit. Aujourd'hui, on apprend qu'il y aura en 2025 6,2%. Non, c'est juste 50% de plus. M. Barnier devra également faire face à une situation sécuritaire et migratoire plus que jamais hors de contrôle. Tous les records en la matière ayant été battus les uns après les autres depuis 7 ans.

Enfin, il devra traiter l'urgence économique et sociale avec des Français exsangues à l'issue de 3 ans d'hyperinflation que ne sont pas venus compenser loin, s'en faut, des augmentations de salaires. Je veux ici être très clair. Nous ne tenons pas M. Barnier pour responsable de ce bilan qu'Emmanuel Macron bien confortablement croit pouvoir lui laisser en héritage, même si la famille politique de M. Barnier a accompagné tous ses errements au fil des années sans jamais accepter de censurer Emmanuel Macron. Elle en a d'ailleurs été lourdement sanctionnée en ne recueillant que 1,4 million de voix aux élections législatives.

Mais, compte tenu de la gravité de la situation du pays, j'allais dire malgré la gravité, mais même à cause de la gravité de la situation du pays, nous obtenirons de meilleurs efforts pour contribuer autant que possible à la stabilité de la France et de son Assemblée. Mais je le dis avec tout autant de force. Nous serons amenés dès les prochaines semaines à indiquer au Premier ministre les lignes rouges et les mesures que nous jugeons importantes et dont la prise en compte est indispensable afin de respecter le vote de nos 11 millions d'électeurs.

C'est 11 millions d'électeurs qui ont fait du Rassemblement National le premier groupe de l'Assemblée et qui, 15 jours plus tôt, ont fait du Rassemblement National la première délégation et de loin au Parlement européen. M. Barnier ne devra ni oublier les aspirations des Français exprimés lors des législatives, ni la condamnation claire issue du scrutin européen sur les multiples dérives de Mme von der Leyen qu'ils ont pourtant réélus.

Après deux mois où la démocratie aura été tant maltraitée, au risque d'exaspérer et parfois de désespérer nos compatriotes, il est de notre devoir de rendre justice autant que possible aux volontés exprimées par les Français et de mettre le futur gouvernement sous surveillance. Nous n'accorderons pas de blanc-seing. Que les choses soient là encore très claires. Si au fil des semaines les Français devaient à nouveau être oubliés ou maltraités, nous n'hésiterons pas à censurer le gouvernement. Emmanuel Macron lui-même dans le chaos qu'il a créé dispose également de leviers permettant de faire vivre notre démocratie et a commencé par le référendum qu'on a complètement oublié.

Nous avons trop souffert depuis 2017 de la multiplication des grands débats, des conventions citoyennes, bref, de tous ces gadgets utilisés pour mimer la démocratie directe sans jamais la mettre en oeuvre. Alors que rien n'est plus simple, rien n'est plus sain que de rendre la parole aux Français. Aussi, le Rassemblement National soutiendra sans réserve toute démarche visant à donner au peuple le pouvoir de décider directement. Cela permettra d'abord de désamorcer autant que possible les blocages qui ne manqueront pas de survenir à l'Assemblée Nationale et aussi de redonner aux Français après plusieurs décennies de parcimonie référendaire. Vraiment de parcimonie.

Et après le scandale démocratique que nous avons tous en mémoire du référendum bafoué en 2005 l'occasion de se saisir des questions prioritaires. Pouvoir d'achat, immigration, sécurité, santé, logement, mais les dossiers brûlants ne manquent pas. Mais notre ambition va bien au-delà de l'agenda qui sera celui de ce gouvernement dans les prochaines semaines. Notre ambition sera en vérité dans les trois prochaines années à venir de prouver aux Français aussi que le chemin que nous proposons ne repose pas comme celui de M. Macron sur la disruption. Qu'il ne repose pas comme celui de M. Mélenchon sur la destruction. Le nôtre est celui de la construction.

Parce que le pouvoir appartient au peuple, c'est vers lui que nous allons à nouveau aller inlassablement. Partout en France, par notre enthousiasme, par nos militants, par nos actions au service des Français, nous irons démontrer à nos concitoyens que le Rassemblement National et le Parti des forces vivent, des ambitieux et des bâtisseurs. Car nous ne voulons pas, nous, supprimer, réécrire ou évacuer l'histoire et le patrimoine de la France comme le propose leur cancel culture. Nous ne voulons ni réécrire ou censurer les livres, détruire les statuts, expurger notre histoire ou diluer notre culture.

Nous cherchons, nous, dans ce patrimoine, cette histoire et cette culture, les joyaux qu'il nous reste encore à découvrir, à chérir et à enseigner à nos enfants. Nous ne voulons pas, nous, fermer des usines, interdire les voyages en avion, spolier les entreprises pour faire plaisir à des écologistes punitifs qui sont prêts à sacrifier notre niveau de vie sur l'autel de la décroissance. Nous cherchons les innovations et les trésors de créativité qui permettront de protéger l'environnement sans compromettre la prospérité collective.

Nous ne voulons pas, nous, accroître encore l'immigration pour pallier notre déficit de naissance ou alimenter en travailleurs clandestins les secteurs dits en tension. Nous cherchons comment construire plus de logements, de crèches et d'écoles pour que les jeunes français puissent étudier, se loger et fonder une famille sans être obligés d'y renoncer ou de s'expatrier. Nous cherchons comment permettre aux entreprises d'augmenter les salaires sans mettre en danger leur survie pour regagner en attractivité dans les secteurs qui en ont besoin.

Notre obsession, et vous le savez, est de permettre aux français de vivre dignement de leur travail, de pouvoir se constituer un patrimoine, d'être récompensés de leurs efforts, mais aussi d'accompagner les plus fragiles et d'assurer une fin de vie honorable à ceux qui ont atteint l'âge de la retraite. C'est cela, être des bâtisseurs, proposer aux français un chemin de confiance, de croissance et de rayonnement pour notre pays. Notre ambition est de rendre la France encore plus belle, encore plus grande, encore plus puissante et non d'atténuer ou de ralentir son déclin.

Car c'est à cette condition qu'elle constituera pour les français une protection efficace dans les prochaines décennies qui risque de voir se multiplier des crises économiques, climatiques, sécuritaires ou migratoires. Il y a là une tâche immense. Nous saurons nous en montrer capables. Car pour servir cette ambition et l'incarner chaque jour sur le terrain, nous avons un immense espoir. Le Rassemblement national n'a jamais été aussi fort. Grâce à vous, grâce à votre confiance et grâce à la confiance des Français. Et d'ailleurs, il n'y a pas qu'en France que cette force est en train de se déployer.

Le 9 juin dernier, c'est tout le continent européen qui a vibré à l'unisson des idées que nous portons le patriotisme économique, l'ambition agricole, industrielle et technologique, la protection de notre modèle social contre la concurrence déloyale, qu'elle soit à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Union européenne. La défense de l'identité des peuples. menacée, vous le savez, par les déferlantes migratoires, la défense de la sécurité partout, tout le temps, la sacralisation de la souveraineté populaire à l'opposé des décisions technocratiques qui nous sont infligées par la Commission et les juridictions européennes depuis des décennies.

Portée avec talent, avec pégnacité par Jordan Bardella, ces idées ont rassemblé plus de 8 millions de voix, plus d'un tiers des Français aux européennes, plus près du double de la liste macroniste, près du double de la liste macroniste. Et puis, je vous l'ai dit, il y a eu les élections législatives où cette fois, ce sont 11 millions de suffrages qui se sont portés sur les candidats du Rassemblement national partout en France. Rappelez-vous tout de même, chers amis, il y a deux ans, en juin 2022, nous avions six députés à l'Assemblée nationale. Six députés à l'Assemblée nationale.

Depuis le 7 juillet, ils ne sont plus six, mais 126 et même 143 en ajoutant les parlementaires de l'UDR conduits par Eric Schiotti qui a courageusement, il faut le dire, rompu avec les éléments Macron compatibles des LR. Le 7 juillet, nous avons donc obtenu 11 millions de voix, trois fois plus qu'aux précédentes élections législatives. Je voudrais que nous mesurions tous la promesse que cela constitue pour l'avenir. Ne nous contentons pas de notre résultat, de notre succès, mais ne le minimisons pas non plus. Alors bien sûr, compte tenu des résultats du premier tour, nous aurions dû avoir une majorité absolue.

Les magouilles nous en ont privés, ils en ont privé le pays, mais loin de nous décourager, leurs manœuvres renforcent notre détermination à retourner sur le terrain, à voir plus encore de Français, à les convaincre, à être encore plus audibles, plus structurés, plus performants. C'est vrai que c'est notre côté perfectionniste. Voyez-vous ? C'est-à-dire qu'au Rassemblement National, avec 143 députés, on se demande comment on aurait pu faire encore mieux. À la France Insoumise, quand on en a 72, on crie, on tempête, on manifeste, on menace, si l'on n'est pas nommé à la matignon.

Même si les arrangements partisans nous ont empêché pour cette fois d'obtenir la majorité absolue à l'Assemblée, nous avons aujourd'hui, en tant que défenseurs inlassables de la démocratie, un immense espoir. Il réside dans le fait que la grande majorité des Français partagent désormais les idées que nous portons avec constance. Ils sont une majorité à considérer qu'il faut réduire drastiquement l'immigration, qui nourrit la violence, affaiblit notre économie et ruine notre système de protection sociale. Ils sont une majorité à vouloir la restauration de l'autorité de l'État dans les centaines de territoires laissés aujourd'hui à la main des trafiquants et des mafias.

Ils sont une majorité à soutenir la production énergétique, industrielle ou agricole sur le sol national pour garantir notre souveraineté et protéger le pouvoir d'achat des Français. Et puis ils sont une majorité à vouloir redresser les comptes publics dont la situation crépusculaire compromette aujourd'hui par sa gravité notre souveraineté elle-même. Cette adhésion toujours plus large à nos idées fait du Rassemblement National le premier parti de France. Le seul qui soit capable d'incarner non seulement l'alternance réclamée par nos compatriotes, mais aussi de rétablir la concorde et la stabilité.

Ce qui nous différencie du triste théâtre politicien de ces derniers mois, c'est un attachement profond consubstantiel à la démocratie. Au Rassemblement National, que l'on soit maire, conseiller régional ou député, notre conviction est la même. Nous ne sommes que la courroie de transmission des aspirations de la majorité des Français. En tant qu'élus du peuple, c'est là notre rôle, c'est là notre mission. C'est cet attachement qui fait que nous défendons depuis toujours la proportionnelle qui permet à chaque Français d'être représenté. Et Jordan a eu mille fois raison de rappeler au futur gouvernement cet impératif d'un fonctionnement démocratique sain.

Nous sommes tout de même le seul pays en Europe à ne pas faire élire nos députés à la proportionnelle. C'est aussi notre attachement à ce principe qui nous a conduits à affirmer dès le début de la campagne des législatives que sans majorité absolue, conditions indispensables à la légitimité. Nous n'irions pas à Matignon. C'est notre attachement à ce principe qui nous a permis de réaliser les scores historiques de ces derniers mois. Notre programme de gouvernement n'a pas été conçu par une poignée de hauts fonctionnaires déconnectés ou par quelques rêveurs assis en cercle dans une ZAD.

Il résulte d'un travail patient d'écoute et d'échange conduit avec nos concitoyens agriculteurs, patrons, soignants, artisans, enseignants partout en France et en Outre-mer depuis de longues années. Jamais nous n'aurons pour ambition comme Emmanuel Macron l'a fait depuis sept ans d'imposer par la brutalité un programme technocratique ignorant les aspirations de notre peuple car on ne peut remporter la victoire contre la démocratie. Jamais nous n'aurons pour ambition comme le si mal nommé nouveau front populaire d'imposer à la majorité la radicalité absurde défendue par une petite minorité d'idéologue car lorsqu'on gouverne on a au coeur le bien de la nation et non les lubies d'un clan.

Quand on est démocrate on l'est sans concession. Quand on est démocrate on n'ambitionne pas de gouverner par effraction. Quand on est démocrate on respecte tous les élus quel que soit le bord politique. Voilà notre grande différence chers amis avec les tartufferies navrantes que nous avons observées tout au long de l'été. Alors chers amis en cette rentrée je formule le vœu suivant que tous les patriotes soient plus que jamais au rendez-vous de leurs responsabilités. Elles sont immenses à la mesure des espoirs que les français placent en nous. J'ai rappelé il y a quelques minutes l'attitude constructive et vigilante dans laquelle notre groupe parlementaire allait aborder cette année.

Autant que cela sera possible dans la configuration actuelle. Nos députés poursuivront leur inlassable travail de défense des français. Notre doctrine vous la connaissez elle sera inchangée. Votez ce qui est bon pour la France amendez ce qui peut être amélioré rejetez ce qui est néfaste ou toxique. Et j'ajoute construire les alliances qui permettront dans trois ans d'engager le redressement de la nation. Car nous n'oublions pas même si nous sommes convaincus que de nouvelles élections législatives auront lieu au printemps ou à l'automne 2025 que les municipales auront lieu elles en 2026 et que les communes ont leur rôle à jouer incontestablement dans le redressement du pays.

Sur la scène européenne nous consoliderons la coalition des patriotes que j'évoquais tout à l'heure. Nous avons l'occasion d'être les acteurs là-bas d'un basculement historique de l'idéologie qui fonde l'action de l'Union européenne. Et cette occasion croyez-moi nous allons la saisir. Enfin nous allons également achever la transformation du Rassemblement national sous l'impulsion de Jordan Bardella. Dans chaque territoire nous aurons l'ambition de détecter de former et de tourner vers l'exercice de responsabilité politique les milliers de militants de sympathisants et d'électeurs qui incarneront demain les élus locaux ou nationaux du renouveau démocratique dont la France a tant besoin.

Plus que jamais chers amis et malgré les souffrances qu'elle endure nous entrons dans un temps d'optimisme et d'ambition pour notre grande et belle nation. Jamais nous ne cèderons à la résignation et à la médiocrité des querelles du jeu politicien. Jamais nous ne laisserons le brouhaha du quotidien nous détourner de l'ambition immense que nous portons pour la France et pour tous nos compatriotes. Jamais nous ne laisserons passer une seule occasion de porter au plus haut nos trois couleurs envers et contre tout. Voilà aujourd'hui mon souhait le plus cher que cette année qui commence soit celle des ambitieux des patriotes et des bâtisseurs.

Je compte sur vous pour nous accompagner dans cette mission de redressement du pays. c'est la plus belle la plus noble d'entre toutes. Vous pouvez aujourd'hui et demain compter sur Jordan Bardella compter sur nos élus et sur moi partout en France pour porter vos voix. Plus que jamais chers amis au lait cœur soyons tous à la hauteur qu'exige de nous le service de la France. Vive la République et vive la France !

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Sous-titrage Société Radio-Canada