Soirée électorale | « Plein pouvoirs" à Macron : Stop ou encore ?
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 56 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ?
- 24:58OuverteRéponse directe
Jemil, décris l'ambiance au QG de la NUPES ?
- 26:40OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on y croit encore Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ?
- 28:02OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous y croyez, vous, Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ?
- 32:17OuverteRéponse directe
Alessio Mota, cette réjouissance est-elle partagée ?
- 34:52OuverteÉludée
Est-ce qu'une coalition LR, Rassemblement national, ensemble, pourrait être envisageable ou ça serait trop risqué pour le président de la République d'aller jusque-là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Invité politiquePromesse
« Mélenchon, Premier ministre. Je suis venu ce soir vous dire une chose. Je demande aux Français de m'élire Premier ministre. »
- 11:10InvitéFait
« Dans ces cas précis, RN, NUPES, soyons très clairs, pas une seule voix pour le Rassemblement national. »
- 11:59InvitéChiffre
« la NUPES remporte une large majorité puisqu'elle remporte 18 des 27 sièges qui ont été mis en jeu dans toutes les outre-mer. »
- 12:25InvitéChiffre
« Thémataï Le Gaïc, qui a 21 ans, qui est un candidat soutenu par la NUPES qui avait eu 20,1% au premier tour. Soit il était très loin derrière la candidate soutenue par Ensemble qui était à 41,9% et Thémataï Le Gaïc a remporté l'élection avec 50,9% des voix. »
- 21:53InvitéFait
« la dédiabolisation du Front National merci Emmanuel Macron quand même d'en arriver avec un front national aussi fort. »
- 33:16InvitéFait
« Il y a eu des nouveaux électeurs d'extrême droite à ce second tour. »
- 34:47InvitéFait
« On lui a demandé de se retirer. Il s'est maintenu et l'extrême droite a gagné la circonscription. »
- 38:48InvitéFait
« depuis 2008, on ne peut plus avoir recours autant qu'avant au 49-3. Je crois que c'est une fois par an sur les textes de loi ordinaires et plus les lois budgétaires. »
- 42:21InvitéChiffre
« François Ruffin aussi a été réélu dans la Somme à 57,01% contre 43% pour la candidate du Rassemblement national. »
- 49:40InvitéFait
« jamais un gouvernement et une majorité n'a été aussi peu légitime que celle-ci en fait »
- 55:51InvitéChiffre
« nous avons pu produire 150 matinales avec 200 invités qui ont réuni près de 30 millions de vues »
- 56:36InvitéFait
« l'état des ministères puissent avoir recours à des cabinets de conseil, je vois pas comment on peut pas parler de détournement d'argent public »
- 1:02:00InvitéFait
« ce soir c'est tous perdant »
- 1:02:08InvitéChiffre
« un niveau d'abstention jamais atteint dans le pays dans ce deuxième tour des législatives »
- 1:02:17InvitéFait
« un groupe du Front National du Rassemblement National qui est inédit même lors de leur entrée en 1986 ils n'avaient pas à l'Assemblée Nationale avec la proportionnelle ils n'avaient pas ce score »
- 1:02:37InvitéFait
« l'objectif de Mélenchon n'est pas atteint je rappelle qu'il voulait être Premier ministre »
- 1:03:24InvitéFait
« on ne peut pas faire un signe égal entre la NUPES et le Rassemblement National »
- 1:05:42InvitéChiffre
« il y a une durée de cotisation légale qui est qui est aujourd'hui de 43 ans pour les générations qui sont nées en 1973 »
- 1:07:47InvitéFait
« il y a un monsieur qui a été renvoyé dans un pays sa femme était en mauvaise santé en centre de détention avec un enfant de un mois cet enfant il était nourri au biberon parce qu'elle ne pouvait pas l'allaiter le biberon était nettoyé au produit vaisselle »
- 1:08:06InvitéFait
« les 90 sièges s'ils sont là du rassemblement national on les doit je pense en grande partie à ce qu'a fait En Marche pendant 5 ans »
- 1:08:23InvitéFait
« les Verts en 2017 n'avaient aucun député aujourd'hui ils auront un groupe »
Temps de parole
- Invité38 %
- Invité 222 %
- Invité 312 %
- Invité 49 %
- Invité 57 %
- Invité 67 %
- Invité 74 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
12 juin, la coalition de gauche menée par Jean-Luc Mélenchon a réalisé une percée spectaculaire aux élections législatives, lui permettant d'être au même niveau que le camp présidentiel et d'espérer priver Emmanuel Macron de majorité absolue au second tour. Durant une semaine, la majorité présidentielle sortante et l'alliance de gauche se sont livrées une course effrénée aux voix en vue du second tour des législatives. Panique à la Macronie, le président a usé des mots durs pour remobiliser son électorat, pointant un choix crucial, intérêt supérieur de la nation. Il a appelé au bon sens et au sursaut républicain.
Si l'incertitude règne sur le visage que prendra la future Assemblée nationale, les territoires ultramarins ont toutefois tranché. On ne veut pas de majorité présidentielle au sein de l'Assemblée nationale. En effet, 8 des 9 candidats soutenus par la NUPS pour ce deuxième tour ont été élus en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, qui restent donc majoritairement à gauche. Quid de l'hexagone ? Emmanuel Macron peut-il raisonnablement espérer une majorité absolue ? Une majorité relative sur un camouflet pour Emmanuel Macron. Pire encore, une cohabitation avec la coalition de gauche réunie autour de Jean-Luc Mélenchon empêcherait le président d'appliquer son programme.
On en discute avec nos invités. La contre-soirée électorale du Média, c'est maintenant. On en croit les premières tendances. La Macronie ne parvient pas à la majorité absolue. La gauche n'y parvient pas non plus. Et la surprise du jour, ce serait le Rassemblement national avec plus de 80 députés. Un Rassemblement national qui serait au coude à coude avec la droite traditionnelle. Mais bien entendu, les choses peuvent encore changer. Et on est l'heure pour suivre tout ça avec vous. Nous allons donc suivre également les enjeux dans les différentes circonscriptions dont les résultats vont tomber progressivement.
Mon confrère et camarade Thomas Dietrich interviendra à plusieurs reprises pour donner les infos fraîches à ce sujet. Nos collègues Jemil et Lisa, qui sont prépositionnés dans les QG de la NUPS et de l'Ensemble, et qui tweetent en direct sur la page du Média. Et on les appellera aussi pour prendre la température des deux camps qui se font face à la faveur de ce second tour. Je vous propose de faire un tour du premier plateau. Avec moi, j'ai l'honneur de recevoir Mathieu Slama. Bonjour Mathieu. Bonjour. Essayiste, auteur notamment de « Adieu la liberté » paru aux éditions La Cité. Avec nous également Léo Rossell. Bonjour Léo. Bonjour.
Agrégé d'histoire et journaliste pour le Média indépendant, le vent se lève. Et enfin, Alessio Mota. Bonjour Alessio. Enseigneur, chercheur, spécialiste des mobilisations sociales, auteur de l'anti-manuel de sociaux. Vous avez publié sur votre site mobilisation.org des projections sur le premier tour des législatifs grâce à un algorithme maison. C'est un bon connaisseur de la carte électorale française Data. Alors vous vous demandez où est votre journaliste politique préféré. Il n'est pas bien loin.
Mon collègue Teofil Coameau animera le second plateau de cette soirée électorale où seront présents Marion Beauvalet, chroniqueuse aux médias et soutien des listes NUPS, Pierre-Henri, ex-directeur de France, Terre Asile, chercheur associé à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe et membre de Pluriel, un collectif citoyen qui soutient Emmanuel Macron. Et Alessio Mota sera avec nous toute la soirée. Alors avant de lancer les débats avec nos invités, on regarde une chronique de notre confrère Erving Magy qui a fait le bilan de la campagne électorale qui s'est achevée vendredi dernier.
Après une campagne présidentielle peu passionnante et franchement médiocre, d'un point de vue intellectuel, quel bilan pourrait-on faire de cette campagne pour les législatives ? Alors que la réforme constitutionnelle du quinquennat voulue par Lionel Jospin en 2000 ne laissait plus aucune surprise quant à la composition de l'Assemblée nationale, on a eu pour la première fois un réel enjeu. Rien ne garantissait au président de la République d'obtenir une majorité absolue au Parlement.
Ça veut surtout dire qu'Emmanuel Macron se prépare à un quinquennat totalement ingérable, explosif, sous tension avec des oppositions, que ce soit l'opposition ARN qui sera somme toute très modeste et l'opposition NUPES qui sera extrêmement importante. Une réaction qui risque de faire trembler l'équipe d'Emmanuel Macron. Obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale reste incertain. Selon un dernier sondage, les candidats ensemble remporteraient entre 265 et 305 sièges dans le meilleur des cas.
Un contexte impulsé par l'union de la gauche que beaucoup attendait la NUP, qui réunissait EELV, Europe Écologie Les Verts, l'aile gauche du Parti Socialiste, le Parti Communiste et le NPA avaient quant à lui décidé de soutenir les candidatures NUPES qu'il jugeait en rupture avec le libéralisme. Les sondages se sont alors emballés et laissaient entrevoir la NUPES arriver en tête dès le premier tour. La NUPES arrivera finalement second d'un poil de barbe derrière ensemble la coalition qui réunit LREM, Modem et Horizon. Le mot d'ordre de la campagne NUPES était d'ailleurs aussi clair que volontairement provocateur.
Mélenchon, Premier ministre. Je suis venu ce soir vous dire une chose. Je demande aux Français de m'élire Premier ministre. Je leur demande pour m'élire Premier ministre d'élire une majorité de députés insoumis.
Si les enjeux n'étaient pas forcément de donner une majorité absolue à la NUPES, empêcher les macronistes d'en avoir une en est éteint pour de vrai. Les marcheurs l'ont d'ailleurs bien compris. Aussi ont-ils multiplié les attaques crasses contre la NUPES, n'hésitant pas à les comparer au FNES, voire de les considérer comme pires encore ? C'est le signe de ce qu'ils veulent faire dans l'ensemble des sujets. Une remise en cause permanente de nos institutions, des médias. Ils veulent au fond l'anarchie, le désordre, la soumission. Et je pense que la première chose que je voudrais dire ce matin, c'est à quel point je lance un appel à tous les républicains.
Les soldats d'Emmanuel Macron ont d'ailleurs eu beaucoup de mal à se mettre d'accord sur les consignes de vote à donner en cas de duel NUPES-RN au second tour. Sur des résultats qui ne sont pas définitifs, ça va bouger toute la soirée. Mais c'est une question qui concerne très peu de circonscriptions. Donc moi je veux bien qu'on tire des généralités sur deux ou trois ou peut-être une dizaine de circonscriptions. Je crois que ce sont des débats locaux et ça n'est pas ce soir un enjeu national. Une cinquantaine de duels, NUPES-RN. Dans ces cas précis, RN, NUPES, soyons très clairs, pas une seule voix pour le Rassemblement national.
Tout l'intérêt, même avec une très légère majorité absolue, c'est comment Emmanuel Macron et son gouvernement réussiront à gouverner si on ajoute à ça la contestation sociale qui sera à coup sûr au rendez-vous tout au long de ce nouveau quinquennat. Alors Thomas Dietrich nous a retrouvés entre temps. Thomas, quels sont les premiers résultats ? Alors, beaucoup d'incertitudes, mais beaucoup déjà de premiers résultats puisque c'était un second tour en jeu, puisqu'il n'y avait que 5 députés qui avaient été élus au premier tour et il restait encore 572 postes à pourvoir. Alors les premiers résultats qu'on a connus dans la journée, c'est le résultat de l'outre-mer.
Et là, la NUPES remporte une large majorité puisqu'elle remporte 18 des 27 sièges qui ont été mis en jeu dans toutes les outre-mer. Il y a quasiment le Grand Chême à La Réunion, 6 sièges sur 7. En Guadeloupe, 3 sièges sur 4. En Martinique, 4 sièges sur 4. Il y a même des petites surprises puisque, par exemple, pour le Polynesie française, les candidats soutenus par la NUPES récoltent les 3 sièges mis en jeu. Notamment, le plus jeune député à l'heure actuelle de l'Assemblée sera Thémataï Le Gaïc, qui a 21 ans, qui est un candidat soutenu par la NUPES qui avait eu 20,1% au premier tour.
Soit il était très loin derrière la candidate soutenue par Ensemble qui était à 41,9% et Thémataï Le Gaïc a remporté l'élection avec 50,9% des voix. Alors, dans l'Hexagone, on a déjà quelques résultats. Pas encore ceux de Paris, puisque les bureaux de vote ont fermé à 20h. Mais notamment dans le Nord, Fabien Roussel conserve son siège de député à 53,5% contre la candidate du Rassemblement national. Donc, c'était serré. Dans le Pas-de-Calais, Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé, éphémère ministre de la Santé, puisqu'elle perd son poste de député face à un candidat du Rassemblement national. Dans le Finistère, une élection, un duel qui était très attendu.
Richard Ferrand, l'ancien président de l'Assemblée nationale, ne sera même plus député, puisqu'il aurait, sous réserve des dernières estimations, mais il aurait perdu son siège de député contre la candidate soutenue par la NUPES, Mélanie Thomin, qui a remporté 51,11% des voix, Richard Ferrand ne remportant que 48,89% des voix. Dans les Alpes de Haute-Provence, un autre duel très attendu, puisqu'il opposait Christophe Castaner, l'ancien ministre de l'Intérieur, célèbre pour sa gestion de la crise des Gilets jaunes, gestion plus que contestable, face à Léo Walter, candidat soutenu par la NUPES. Et là, Christophe Castaner est donné perdant, puisque Léo Walter remporte 51,24% des suffrages.
Dans le Calvados, un autre duel très, très important, puisqu'il opposait la Première ministre, Elisabeth Borne, à Noé Gauchard, donc jeune Noé Gauchard, jeune candidat de NUPES, qui venait de Youth for Climate. Et Elisabeth Borne, qui était arrivée très largement en tête au premier tour, gagne d'une courte tête, puisqu'elle obtient 52,1% des suffrages. À Tourcoing, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, est réélu avec 57,5% des voix, malgré les accusations de viol qui avaient pesé sur lui. Dans l'Ariège, Michel Larive, qui était un des députés historiques des Insoumis, a été battu.
Il semblerait que, par contre, Aroubet, David Guiraud, porte-parole de la France Insoumise, soit en bonne position pour l'emporter. Et ensemble chroniqueur du Média, sont en bonne position pour l'emporter. Dans l'Ain, Damien Abad, qui est ministre actuel du gouvernement Macron et qui, lui aussi, est mis en cause dans des affaires de violences sexuelles, l'emporte avec 57,9% des voix contre la candidate soutenue par la NUPES, Florence Pisani. Et il semblerait que, dans le Loir-et-Cher, le ministre de l'Agriculture, Modem, Marc Fénaud, soit réélu avec 56,5% des voix. Voilà à peu près les résultats qu'on peut avoir pour le moment.
Il y aura, bien sûr, des précisions, notamment sur Paris, sur la région parisienne où les bureaux de vote ont fermé à 19 et 20 heures. Merci, Thomas. Alessio, Mottin, est-ce que c'est des résultats que vous aviez prédits ? C'est difficile de répondre en deux mots parce qu'il y a deux choses différentes. D'abord, il y a eu un premier point qui a été fait sur l'Outre-mer.
Sur l'Outre-mer, on a peu de surprises, c'est-à-dire que, sur la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, on retrouve à peu près aussi la Nouvelle-Calédonie où Alice et Futuna en retrouvent à peu près tout ce que j'avais pu anticiper et qui, globalement, correspond aux anticipations de, je pense, j'allais dire, je pense de la plupart des instituts parce que les instituts, en général, ne publient pas le détail de leur projection par circonscription, mais pas de surprise majeure.
Là où on a des surprises, effectivement, comme ça a été dit, c'est le cas de la Polynésie qui passe entièrement du côté des candidats indépendantistes soutenus par la NUP, même si c'est une situation qui n'a pas de signification sur l'ensemble. On ne peut pas tirer de signification sur l'hexagone de cette situation vu que le vote en Polynésie porte sur des enjeux locaux énormément qui sont propres à la situation locale.
Et puis, l'autre surprise en l'outre-mer, c'est Saint-Pierre et Miquelon où l'ensemble de gauche était nettement majoritaire au premier tour mais où, finalement, c'est le candidat d'hiver droite qui l'emporte tout en tenant compte du fait que c'est une des circonscriptions où il y a le moins d'habitants et où, donc, on a des élections qui jouent sur quelques centaines de votants. Donc, c'est une surprise sans en être totalement une. Pour ce qui est de l'ensemble national, oui, on va sur des grosses surprises. RN très haut, clairement. La gauche qui emporte certaines circonscriptions où elle n'était pas favorite, où c'était plutôt LREM.
Ce qu'on voit, c'est qu'il y a beaucoup de surprises dans le sens où beaucoup de circo où il y avait un duel gauche-LREM où LREM étaient favoris sont finalement emportés par la gauche mais aussi beaucoup de circo où il y avait des duels gauche-extrême-droite sont finalement remportés par l'extrême-droite et c'est pour ça qu'on voit une assemblée avec une très très forte percée du rassemblement national même si tout ça reste à vérifier dans les heures qui viennent. Est-ce que vous le liez à l'absence de consigne de vote du parti présidentiel dans l'hypothèse d'un duel RN-NUPS ? Alors il ne faut pas surestimer le poids des consignes de vote.
Je veux dire, les gens, même s'il y avait une consigne nette, les gens ne respectent pas forcément la consigne de vote donnée par le parti pour lequel ils ont voté au premier tour. Après, il y a quand même quelque chose qui va un peu dans ce sens-là qui mérite d'être souligné. C'est que quand on regarde en fait les résultats, on pourrait être tenté de dire finalement les électeurs du candidat éliminé n'ont pas été votés. On a l'impression que dans les duels gauche-RN, finalement, les électeurs macronistes n'ont pas été votés. C'est l'impression qu'on a si on regarde qui gagne les duels.
Sauf que c'est une hypothèse qui ne tient pas à la route parce que le taux de participation est trop élevé pour soutenir cette hypothèse. C'est-à-dire que si c'était ce qui s'était passé, on se serait retrouvé avec un taux de participation particulièrement bas, c'est-à-dire qui serait tombé entre 30 et 40 %. Ce n'est pas du tout le cas. On a un taux de participation au second tour qui est plus élevé qu'il y a 5 ans. C'est-à-dire qu'il y a eu très peu de baisse de participation entre les deux tours. C'est un fait qui mérite d'être souligné.
Ça veut dire qu'effectivement, les électeurs des candidats éliminés ont été votés et se sont reportés vers l'un ou l'autre candidat et que beaucoup d'électeurs de droite se sont reportés vers le Rassemblement national. Et là... 54 % à 20 heures plus élevé qu'au premier tour. Oui, tout à fait. 54. Un peu plus faible qu'il y a 5 ans. Mais ça reste... Enfin, je veux dire qu'on est quand même frappés. Je veux dire qu'il y a plus de 50 % des Français qui ne sont pas allés voter. Donc, moi, juste quand même ma première remarque... Pardon, du coup, je rebondis parce que je trouvais ça très intéressant tous ces points. Ma première remarque, c'est de dire...
Déjà, il y a une question qui se pose, c'est la légitimité de ce nouveau Parlement qui a été élu par moins d'un Français sur deux. Et ça, quand même, je suis désolé, c'est quand même un premier point. On est obligés de le voir. Le taux d'abstention a cessé d'augmenter au fil des élections. Alors, depuis 5 ans, peut-être non. Mais globalement, ça reste très élevé. Moi, j'aurais juste ajouté un point à ce que vous avez dit. C'est qu'il faut quand même... Moi, ma première remarque, c'est de dire quel échec pour En Marche, pour Renaissance, mais quel échec pour Emmanuel Macron qui, je veux dire, est très, très loin a priori d'après les...
les estimations est très, très loin de la majorité absolue. Je veux dire, il n'est pas à quelques voix de la majorité absolue. Et ça, je trouve quand même qu'au fond, il y a un peu de justice là-dedans, si je peux dire, au sens où on ne gagne pas une majorité en faisant une campagne totalement vide, complètement dépolitisée, qui consiste simplement à dire c'est nous ou le chaos, c'est la République et les antirépublicains. Et je trouve que ça, quand même, du point de vue des électeurs, de ceux qui sont allés voter, c'est quand même rassurant de se dire que c'est un message qui est envoyé à la Macronique et de dire non. La politique, ça ne marche pas comme ça.
Et pour moi, c'est un échec absolument monstrueux et qui nous amène à quand même à poser la question de qu'est-ce qui va se passer pendant 5 ans. Je veux dire, très honnêtement, là, c'est quand même un pari qui est totalement perdu pour le chef de l'État et pour la Macronie. Et du point de vue du gouvernement, on en parlera après parce qu'évidemment, il y aura la question des alliances qui vont pouvoir être passées pour pouvoir gouverner. Mais d'ores et déjà, moi, je trouve que c'est un échec flagrant de la Macronie et il faut le regarder comme tel.
Et c'est aussi, finalement, une défaite d'un courant qui a refusé la politique et qui a décidé de jouer la carte totalement absurde de dire c'est nous ou le chaos. Donc, une absence de campagne, Mathieu Slama, pour la Macronie. Alors, pour la Macronie et en revanche... Une campagne silencieuse quand même pour le Rassemblement National, mais ça leur a profité. 80 sièges. Bah oui, parce que le Rassemblement National reste encore les rentiers de la colère. Et ils vivent sur cette rente de la colère et je pense que ils ont un score... Enfin, ils avaient quoi ? 8 députés, je crois, lors de la... Donc là, je sais pas, ils vont avoir peut-être 80 ou 80 députés. Donc, c'est énorme.
C'est très impressionnant. Donc, ça veut dire que maintenant, le RN devient une force parlementaire très importante. Et alors, je vois que peut-être qu'ils auront plus de députés que LFI au sein de la NUP. En tout cas, il va y avoir une bataille là-dessus. Donc ça, c'est très inquiétant. Et là où je suis assez d'accord avec vous parce que vous avez dit que c'était lié au fait qu'il n'y avait pas de consignes de vote, il faut quand même dire que la Macronie a quand même refusé de faire un front républicain de manière très nette. La majorité des candidats qui avaient été battus au premier tour ont refusé d'appeler à un front républicain.
Donc ça, quand même, il faut dire que la dédiabolisation du Front National merci Emmanuel Macron quand même d'en arriver avec un front national aussi fort. Et pour moi, les seuls qui ont vraiment fait de la politique, c'est-à-dire la NUP, qui ont fait une vraie campagne, une belle campagne avec le coup de génie de Mélenchon quand même qui est de dire voter pour... Enfin, élisez-moi premier ministre. C'était très malin pour essayer de mobiliser les jeunes. Moi, je trouve que le pari est quand même gagné au sens qu'ils deviennent la deuxième... Alors j'espère que l'Alliance va tenir. Ça, c'est vraiment un espoir que j'ai.
Mais globalement, ils deviennent la deuxième force politique, en tout cas parlementaire, du pays. Voilà. Et dernier commentaire, je sens une phrase. Désolé, je suis un peu long, mais il y a une chose aussi dont il faut se réjouir, c'est que le Parlement va rejouer enfin un rôle dans notre démocratie. Et ça, quand même, après ces cinq années de non-parlement, enfin de parlement totalement aux ordres du pouvoir qui n'existaient plus, ça, je trouve que d'un point de vue démocratique, il faut s'en réjouir.
Donc on avait des estimations, si on peut peut-être les rediffuser, Irving, donc troisième force quand même du premier tour, c'était déjà le cas, le Rassemblement national qui renforce son implantation électorale au-delà même de ses bastons traditionnels. On le rappelle, le RN serait, en tout cas, à ce moment-là où on parle, avec plus de 80 députés, un RN qui serait au coude à coude avec la droite traditionnelle. C'est la grosse surprise. Est-ce que c'est le cas pour vous, Léo Rossell ? Je me permets juste, avant de répondre à votre question, de nuancer un peu la problématique du report de voix par rapport aux consignes de voix, aux consignes de vote.
Parce que je ne pense pas que ça ait tant joué que ça, le fait que Renaissance, que les barons de la Macronie n'appellent pas explicitement à voter pour les candidats NUP en face du RN. Et comme le disait François Ruffin, ça aurait presque été un baiser de lépreux, quelque part. Je pense que dans beaucoup de circonscriptions, ça aurait jeté un peu plus le doute pour un certain nombre d'électeurs. C'est quand même très grave d'un point de vue démocratique.
Là-dessus, on est complètement d'accord, d'autant plus que c'est très hypocrite par rapport au second tour de l'élection présidentielle où c'était exactement la même stratégie de la France insoumise de dire pas d'une voix pour le Rassemblement national. Et là, c'était du... Enfin, il s'acoquinait presque avec le Rassemblement national. En revanche, c'est plus pour moi la campagne d'entre-deux-tours. C'est plus à travers ce moment-là et la diabolisation vraiment des candidats NUP.
Quand vous avez par exemple Jérôme Gage qui est traité de bolchevique alors que c'est quand même une grande figure du PS plutôt solstie national-démocrate qu'on en fait un bolchevique ou qu'on traite n'importe quel candidat NUP d'anti-républicain, je pense que c'est davantage là-dessus que la responsabilité de la majorité présidentielle doit être pointée. On vous propose de faire un petit tour des quartiers généraux. On va commencer avec la NUP où Julien Bayou est en train de faire un discours. Est-ce que, Jemille, tu m'entends ? Oui, très bien. Tu peux nous décrire l'ambiance ? Au quartier général de l'ANUS ? Déjà, on s'en a coups et à coups. Je suis effectivement à l'Elysée-Montmartre.
Contrairement à la semaine dernière où nous étions dans le 10e arrondissement dans une toute petite salle, là, la salle est plus grande, ça va accueillir beaucoup de monde. Alors, l'essentiel du monde est à l'extérieur. Je dirais qu'il y a à peu près un millier de personnes à l'extérieur devant un grand écran. C'est la joie, la bonne humeur. Tout le monde explose de joie. a vu tout à l'heure à chaque prise de parole sur la FNTV où on annonce des candidats à la FNTV. C'est battu. C'est à chaque fois l'essentiel de joie. Quand on a appris que Rachel Keké a été élu aussi, il y a beaucoup de monde comme ça et les gens que j'ai pu interroger dans la foule
parlent d'un juge
on t'entend très mal à Jemil. Vous m'entendez ? Oui, là, c'est beaucoup mieux. Voilà, parce qu'il y a beaucoup, en fait, vraiment, je disais qu'il y a beaucoup de monde, beaucoup de joie dans la salle et à l'extérieur de la salle. Entre mille et mille personnes présentes ici à l'Élysée en Marse ont aussi de la dite qui n'est pas en fait à la commune de Paris et de l'Élysée en Marse. On ne sait pas. On verra ça plus tard. En tout cas, il y a ici beaucoup, beaucoup de joie.
Beaucoup de personnes qui nous disent et me racontent que pour vous, c'est une victoire, il y a Maya Koutar que j'ai interrogé qui a 24 ans et qui est, comment dire, jeune journaliste qui l'édite et qui me dit c'est extraordinaire, imagine, 100 ans, 48 ans, ça va parler, c'est incroyable. Voilà, il y a quelque chose qui se passe. Le Parlement va reparlementer et c'est ça qui est dans la tête de beaucoup de gens. Est-ce qu'on y croit encore Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ? Je n'ai pas entendu ta question. Est-ce qu'on y croit encore Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ? Est-ce qu'on y croit encore ? Les gens, ce n'est pas le sujet pour l'instant.
Là, il y a vraiment un soulagement de voir s'il y a autant de sièges, une possibilité. Je ne sais pas si vous avez pu entendre Mélenchon tout à l'heure Jean-Luc Mélenchon sur le terrain de dire que pour commencer correctement les chiffres, il va falloir attendre la soirée pour pouvoir prononcer la chose.
Oui, les gens désirent qu'il soit Premier ministre ou que la co-éducation soit effective, mais de fait déjà, j'entends et on le raconte, on me dit que la victoire est importante et elle est éclatante déjà par l'échec cuisant du camp macroniste qui n'a pas du tout la majorité et aussi par la progression énorme de la nupef et du camp et les fiches puisque là, il y a quand même beaucoup d'influence et quoi. Il y a vraiment et chaque personne a été applaudie quand les F1 a été intervue sur le grand écran dans ce petit coup qu'elle est déjà pareille.
Il y a vraiment cette unité qui est trop présente, qui se ressent et les gens pour l'instant ont en tête des victoires du fait que la gauche est de nouveau de retour au Parlement et le Parlement les plus actifs du tout au pouvoir en place. C'est une victoire déjà et pour l'instant c'est celle qui est célébrée. D'accord. Donc on célèbre le retour de la gauche au sein de l'Assemblée nationale. Du coup, je vous pose la question à vous. Est-ce que vous y croyez, vous, Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ? On sait que la majorité absolue c'est un scénario aujourd'hui clairement improbable mais une cohabitation ?
Je vois difficilement comment ça pourrait être crédible, comment on pourrait y croire. d'autant plus que Mathieu l'a dit, c'était surtout un très, enfin, c'était plutôt intelligent de faire miroiter quelque part cette possibilité-là pour les militants et pour l'électorat afin de le mobiliser. C'était un très bon slogan de mobilisation. Au-delà de ça, je pense que même en interne, les cadres de la NUP n'ont pas vraiment pensé que ce serait le cas, enfin, que ce soit même imaginable. Alors après, il faut voir parce que les résultats vont peut-être se rapprocher. Il y a encore pas mal de circonscriptions où on n'a pas de résultats.
Donc, moi, je serais moins affirmatif et en tout cas plus prudent là-dessus et peut-être que, en tout cas, les scores se resserreront. Donc, voilà. Mais ce qui est sûr, c'est que je voudrais juste faire deux commentaires par rapport notamment à ce qui a été dit. Le premier, c'est qu'on a enfin de nouveau une force de gauche qui est importante dans notre pays et je pense que, même si on peut être déçu que, voilà, Mélenchon ne sera peut-être pas, sans doute pas, Premier ministre ou quoi que ce soit et on peut avoir aussi des critiques, d'ailleurs, sur moi.
Moi, je formule certaines critiques sur certains aspects de la NUP mais globalement, il faut quand même se réjouir du fait que, enfin, il y a une force de gauche forte en France et qui ne soit pas une gauche, encore une fois, sociale-démocrate, sociale-libérale ou une vraie gauche, c'est-à-dire une gauche qui s'appuie sur des fondamentaux qui sont vraiment à gauche avec un programme social, je veux dire, le programme de la NUP, c'est que c'est quand même un programme très ambitieux d'un point de vue social sur un certain nombre de... pour les jeunes notamment, pour les petits salaires, pour les...
Enfin, vraiment, ça, il faut se réjouir du fait qu'il va y avoir une gauche qui va compter médiatiquement, politiquement, sur le terrain, etc., en France, et moi, je crois que la démocratie française, elle a besoin de ça. Et pendant 5 ans, la démocratie française est morte, enfin, comment dire, a énormément souffert de cette espèce de parti unique macronien qui est reniée sur le centre, entre guillemets, et qui laissait des miettes aux autres, et on a vu ce que ça a donné. Moi, vous savez, à quel point je suis critique sur la manière dont la démocratie a fonctionné pendant 5 ans. Et là, on revient, en tout cas, à un système démocratique avec...
Je vais y venir, c'est mon deuxième point, mais une droite qui est représentée aujourd'hui par Emmanuel Macron et une gauche qui est maintenant représentée par... Alors, Jean-Luc Mélenchon, je ne sais pas quel sera son avenir à lui, mais en tout cas, par la NUP. Donc ça, c'est une première chose. Et deuxièmement, très rapidement, il y a quand même quelque chose qui va sans doute, qu'on peut quand même anticiper, c'est que Macron va devoir s'allier avec LR, en fait, enfin avec la droite. Et alors, d'un côté, ce n'est pas une bonne nouvelle parce que ça va...
Potentiellement, on va avoir des mesures peut-être encore plus dures d'un point de vue social, économique, et même sécuritaires, d'ailleurs, qui vont aboutir de cette alliance. Et j'ai commencé à avoir déjà des appels aux alliances entre LR et En Marche. Donc ça, c'est quelque chose qu'il faut regarder de très près. Et ensuite, ça veut dire en tout cas que ça clarifie, c'est-à-dire que d'un côté, on a la droite qui va gouverner avec une alliance composite au Parlement, c'est une hypothèse qu'on peut faire, et puis une gauche qui sera également présente, qui a moins de possibilités d'alliances, j'imagine, mais qui pourra quand même peser dans les débats, médiatiquement, etc.
Donc finalement, on retrouve en quelque sorte cette espèce de dualité droite-gauche. Et ça, je pense que c'est de bonnes nouvelles. La mauvaise nouvelle, évidemment, c'est le RN, un score, peut-être qu'on en reparlera, mais un score absolument énorme et inédit. Une France clivée. On vous propose de réagir peut-être aux propos de Jean-Luc Mélenchon. On n'a pas entendu une gemile, mais on a ce tweet. La déroute du parti présidentiel est totale. Mélenchon se réjouit de l'élimination des poids lourds de la Macronie. Quel bon débarras de voir éjecter les bornieurs Castaner et l'injurieuse Montchalin. Allez, Sia Mota, c'est une réjouissance que vous partagez ?
Oui, ce serait difficile de ne pas partager ça. Vraiment, ce qu'on voit, c'est ce que je disais tout à l'heure, ce qu'on voit, c'est en tout cas que le gros perdant de ces élections, c'est le camp macroniste, dans le sens où il y a eu plein de surprises que ça vienne du RN. Et pour rejoindre ce que vous disiez tout à l'heure, effectivement, ce n'est pas l'absence de consigne de vote qui est déterminant du comportement des électeurs. Ce n'est pas parce que Macron ou le candidat LREM et l'immunité de circonscription appellent ou n'appellent pas qu'il se passe vraiment quelque chose.
Mais c'est vrai que c'est ce qui s'est fait sur les cinq dernières années où on a vraiment fait le lit de l'extrême droite. Et là, ce que je voulais dire tout à l'heure, c'est quand je disais que l'abstention n'était finalement pas si importante qu'on pouvait l'anticiper, c'est que finalement, les gens qui ont voté extrême droite, là, au second tour, ce n'est pas seulement les électeurs d'extrême droite du premier tour. Il y a eu des nouveaux électeurs d'extrême droite à ce second tour. Sinon, l'abstention serait plus forte. Il y a eu des nouveaux électeurs.
Donc, on peut dire que ces cinq années ont contribué à briser un peu plus le mur qui séparait l'extrême droite du reste du monde politique. D'ailleurs, tout à l'heure, vous utilisez l'expression Le Pen, c'est la rentière de la colère. C'est d'autant plus évident à voir que finalement, même pendant la campagne de la présidentielle, Marine Le Pen, elle a été discrète. Elle a fait une campagne légère, discrète, un peu absente. Et pourtant, elle a réussi un score très très haut record, que ce soit au premier ou au second tour. Et puis, on le voit aussi dans les comportements qu'il y a eu là à l'entre-deux tours.
L'absence de clarté d'une partie des macronistes sur qu'est-ce qu'il faut faire dans les duels entre gauche et RN. Et puis, il y a un exemple un peu emblématique de ça. C'est le cas de la deuxième circonscription du Lot-et-Garonne où on se retrouvait avec une triangulaire où il y avait une sorte de deal implicite, voire peut-être qui a été explicite en interne, je ne sais pas, mais il y avait un deal où en fait, dans Lot-et-Garonne, on avait deux circonscriptions avec des triangulaires. Et sur l'une des deux, la candidate NUP qui était arrivée troisième s'est retirée. Sur l'autre, on devait s'attendre.
Et c'est ce qui avait été annoncé à un moment même à ce que le candidat Renaissance arrivée troisième, Alexandre Freschi se retire. On lui a demandé de se retirer. Il s'est maintenu et l'extrême droite a gagné la circonscription. Est-ce que... Oui, Parmelo. Oui, je veux bien aussi réagir à ce tweet de Jean-Luc Mélenchon. Évidemment, on peut se réjouir de ces disqualifications. On a déjà presque oublié que Jean-Michel Blanquer aussi a été éliminé le week-end dernier.
Mais je pense que quand on est une force politique qui essaye de construire un bloc populaire, on doit d'autant plus se réjouir de l'élection, au contraire, de futurs députés de combat qui viennent de mobilisations sociales, climatiques. Je pense par exemple à Alma Dufour, à Sébastien Rome, Rachel Kéké, évidemment. Donc, à mon avis, on peut d'autant plus se réjouir de personnes comme ça qui représentent le monde du travail et des mobilisations sociales et climatiques. Est-ce qu'une coalition LR, Rassemblement national, ensemble, pourrait être envisageable ou ça serait trop risqué pour le président de la République d'aller jusque-là ? Non, là, je ne pense pas. On ne sait plus.
Non, ça, je ne pense pas. Et surtout, moi, mon hypothèse, c'est qu'avec LR, il n'aura pas besoin et ils trouveront des arrangements. Enfin, moi, c'est mon hypothèse. Après, je me trompe peut-être parce que j'ai vu qu'il y avait des leaders LR qui se prononçaient contre une alliance. Je pense que ça va être un élément à suivre qui va être complexe. Il va y avoir des tractations mais c'est évident que Macron va regarder cette option-là comme prioritaire pour pouvoir gouverner tout simplement. Je voudrais juste ajouter très rapidement un point. C'est que finalement, revenons à Mélenchon et la gauche, il y a quelque chose qu'elle n'a pas réussi à faire quand même, il faut le dire.
C'est d'une part les grèces populaires qui sont restées, j'ai l'impression, ça, il faut la regarder sociologiquement, très précisément, mais qui sont restées du côté du Rassemblement national, à la présidentielle, Mélenchon, c'était 20% d'ouvriers, je crois, même pas. Je veux dire, Mitterrand, à l'époque, c'était 70% d'ouvriers. Pour moi, le travail de la gauche, c'est d'une part les abstentionnistes parce que beaucoup de jeunes, je pense, ne sont pas allés voter et c'était un des objectifs de la gauche entre deux tours, c'était de récupérer les jeunes.
Alors peut-être qu'ils ont réussi à en avoir quelques-uns mais on voit que globalement, ils n'ont pas réussi à mobiliser suffisamment la jeunesse qui, je pense, est plutôt sensible au thème que la NUP défend et deuxièmement, c'est vraiment essayer d'aller chercher les classes populaires.
C'est ce que François Ruffin a fait plutôt avec succès mais tout l'enjeu, c'est d'arriver à récupérer une partie, en tout cas, des classes populaires et peut-être des classes intermédiaires aussi qui sont tentées par le vote FN mais sans rentrer évidemment dans les thématiques du Front National et c'est ça, je crois, l'enjeu de ces cinq prochaines années le plus difficile pour la gauche en vue dans cinq ans, c'est d'arriver à tenir un discours qui puisse parler à la fois à la jeunesse au sens large et puis aussi aux classes populaires qui, j'ai l'impression, mais il faudra regarder ça d'un point de vue sociologique, s'est abstenu ou a voté Rassemblement National.
Une jeunesse qui avait quand même largement voté pour Jean-Luc Mélenchon lors des élections présidentielles. Oui, absolument. Mais tout en s'abstenant. Oui, bien sûr. Tout en s'abstenant. C'est ça tout l'enjeu pour moi, pour la gauche. Je voudrais rajouter juste une précision, c'est qu'à l'heure qu'il est, on n'est même pas du tout sûr que l'addition des députés macronistes et des députés LR leur permettent d'arriver à la majorité absolue. Il y a une incertitude là-dessus, même sur la capacité d'une alliance droite-droite à gouverner parce que même l'addition des deux sera peut-être en dessous des 50% de l'Assemblée et on saura... Ce n'est pas évident qu'on ait la réponse...
Là, ça va être un gouvernement. Ça va être limite et ce n'est pas évident qu'on ait la réponse à cette question avant une heure, deux heures, peut-être plus. Alors l'autre question, c'est évidemment parce que je crois que c'était Mitterrand qui avait eu une majorité qui n'était pas absolue et ça avait eu pour conséquence pendant au moins trois ans, je crois, sous Rocard, de multiplier le recours au 49-3. Alors aujourd'hui, heureusement, depuis 2008, on ne peut plus avoir recours autant qu'avant au 49-3. Je crois que c'est une fois par an sur les textes de loi ordinaires et plus les lois budgétaires.
Mais il peut y avoir aussi cette tentation que ce soit vote bloqué, 49-3 ou quoi que ce soit, en tout cas, d'aller vers, sur certains textes clés de la Macronie, de jouer la carte autoritaire au Parlement. Ça aussi, c'est une inquiétude qu'on peut avoir. On voit, on peut voir même les estimations, estimations nationales pour ensemble, 224 sièges, la NUB 149, Rassemblement national 89 et les Républicains 78. Les Républicains bien en deçà du Rassemblement national. Et Rachida Dati, donc, n'exclut pas effectivement une alliance avec Ensemble. Oui, c'est ce qu'on vient de m'indiquer. Je vous propose d'ailleurs de faire un tour au QG d'Ensemble. Est-ce que Lisa m'entend ?
C'est notre collègue Lisa qui est sur place. Lisa, est-ce que tu m'entends ? On ne l'a pas encore. Donc, on tente la connexion. Ensemble, 224 sièges, 249 sièges, la NUB. C'est un petit peu les estimations qui avaient été faites à l'issue du premier tour. Donc, on se rapproche. Alors, bien évidemment, rien n'est définitif. Il y a encore la nuit qui va passer. Mais vraiment, le Rassemblement national devant les Républicains, ça, c'est un séisme. C'est un séisme politique. C'est un événement, oui. Après, je ne suis pas... Enfin, la potentialité d'une alliance avec le RN constitue un risque politique qui est, je pense, à exclure complètement par rapport à Macron.
À mon avis, il essaierait davantage de s'allier si l'alliance avec les Républicains n'était pas suffisante pour avoir la majorité absolue avec peut-être des députés élus, par exemple, des régionalistes, des divers, peut-être même certains NUP moins convaincus de cette alliance que la moyenne. Donc, c'est davantage ce type de scénario, je pense. Ça, le sujet de comment la NUP va tenir en termes d'alliance notamment entre les différentes sensibilités ELV, Parti communiste, etc., ça, ça va être un vrai sujet parce que là, l'enjeu, quand même, ça va être qu'il reste unis dans les...
Et puis surtout, il y a un autre enjeu dont on n'a pas parlé, c'est la présidence de la Commission des finances parce qu'aujourd'hui, la NUP, là, parce qu'elle est au sein du Parlement. Et donc, ça, c'est quand même un enjeu important parce que la Commission des finances, comme vous le savez, pour les lois budgétaires, c'est là que tout se joue. Donc, il faut que la NUP reste unie pour d'une part avoir ses postes clés au sein du Parlement et puis ensuite, de pouvoir vraiment peser dans les débats. Et ça, bon, ça, je ne sais pas aussi, ça, c'est quelque chose qu'il faudra voir comment les négociations vont avoir lieu au sein de l'alliance. Alors, sur cette...
Ouais, je vous en prie, Léo, juste sur cette question-là de la présidence de la Commission des finances, elle doit revenir à un groupe d'opposition mais pas nécessairement au premier groupe d'opposition. Il faut vérifier, il me semble que dans la Constitution, c'est ça. Il y a cette petite nuance-là. Mais elle doit revenir en effet à l'opposition. La connexion est difficile avec Lisa, qui est au quartier général d'ensemble. Je vous propose à Thomas, peut-être, de revenir en plateau. Thomas qui vient avec des nouveaux résultats, des nouvelles en tout cas, peut-être un petit peu différentes, un peu plus réjouissantes que les premières. Je ne sais pas si c'est réjouissant mais on va commencer.
Alors, on n'a pas encore le score mais Rachel Kéké, une circonception très attendue qui était la porte-parole des femmes qui étaient en grève à l'Ibis-Batignol, a battu l'ancienne ministre des Sports Roxana Maré-Signanou, ancienne vice-champion olympique. Alors, on n'a pas du tout le score. Très bonne nouvelle. François Ruffin aussi a été réélu dans la Somme à 57,01% contre 43% pour la candidate du Rassemblement national. Alors, des fois, il y a des gros scores pour l'extrême droite, notamment Emmanuel Ménard qui est la femme de Robert Ménard qui fait 72% dans l'Héros, contre 28,2% pour la candidate... C'est qu'il y a l'étiquette politique.
Alors, c'est extrême droite mais pas Rassemblement national. Eric Wörth aussi a été réélu dans l'Oise. Alors, dans l'Oise, il y a 7 circonscriptions. Il y en a 3 pour le Rassemblement national, 3 pour ensemble et 1 pour les Républicains. Notamment, Eric Wörth, ancien ministre de Sarkozy qui a été mis en examen dans plusieurs affaires, qui a été réélu dans l'Oise avec 53,66% des voix. Eric Wörth qui était le président de la Commission des Finances. Delphine Bateau aussi a été réélu dans les Deux-Sèvres. Alors, on n'a pas les scores mais Jérôme Gage, soutenu par la NUPES et donc issu du PS, a battu Amélie Mouchala, donc ministre de la Transition écologique dans l'Essonne.
On n'a pas encore les scores mais ça va s'affiner. Amélie Mouchala rejoint finalement le contingent des ministres battus. On a notamment aussi Justine Bénin qui a été battue en Guadeloupe qui a recueilli que 41,35% des voix et qui va devoir céder son poste qui était secrétaire d'État à la maire. Dans le Doubs, une circonciption très attendue puisque se présentait Stéphane Ravaclet, vous savez, ce boulanger qui avait fait une grève de la faim pour régulariser son apprenti qui était sans papier et qui était menacé d'expulsion. Donc Stéphane Ravaclet se présentait soutenu par la NUPES sous l'étiquette Europe Écologie et les Verts.
Il a été battu par Éric Alloset, donc député sortant de la majorité. Éric Alloset qui a recueilli 52,26% des voix contre 47,74% à Stéphane Ravaclet. Clémence Guettet qui est une des figures montantes de la France insoumise a été élue dans le Val-de-Marne sur les villes de Créteil et choisie le roi. Alors Brigitte Bourguignon, j'en parlais tout à l'heure, qui est la ministre de la Santé a été battue dans le Nord par la candidate du Rassemblement national. Et l'écart est que de 56 voix. Donc c'est un écart très faible. Et effectivement, on voit que dans des circonceptions où le Rassemblement national était arrivé en retard, on voit qu'il passe devant.
Il y a eu une véritable mobilisation des électeurs d'extrême droite dans l'entre-deux-tours. Donc voilà un peu les résultats qui vont s'affiner au fur et à mesure. Je vous parlerai bien sûr des scores de Rachel Keké et de Jérôme Gets dans ma prochaine intervention. On peut peut-être même revenir sur les scores de Stéphane Ravaclay qui certes, il a perdu face à Éric Allosé, a réalisé quand même un score assez impressionnant. 47,74%. Rachel Keké a été élue. La société civile, à travers en tout cas la figure de Rachel Keké, rejoint cette Assemblée nationale. C'est quand même la grande nouveauté.
Moi je trouve que c'est vraiment une des forces de la nuque je trouve, c'est d'avoir des candidats qui représentaient vraiment le peuple. Je veux dire, ce n'étaient pas des managers comme on a eu l'habitude d'en voir pendant 5 ans et il y avait vraiment une diversité des profils et des gens qui reprèrent, je veux dire, Rachel Keké, qui a mené pendant je crois 2 ans un combat contre les hôtels Ibis, je crois, et qui s'est battu pour ses droits et qui a gagné. Et ça, c'est vraiment des profils qui sont, et il faut se réjouir d'ailleurs qu'elle ait été élue. Et pareil, je crois que Stéphane Rabaclet est quelqu'un qui avait eu un migrant et qu'il l'avait défendu au sein de sa boulangerie.
Donc ça, c'est... Alors je suis déçu pour lui, mais ce qui est bien, c'est qu'il y a aussi beaucoup de jeunes de la NUP qui rentrent... Bref, en tout cas au Parlement, je trouve qu'il va y avoir des nouveaux profils, des gens qui représentent beaucoup plus, je trouve, la diversité des Français. Et ça aussi, je pense que c'est plutôt une bonne nouvelle. Et puis aussi, ça apporte une sensibilité qui va peut-être parler à plus de monde qu'encore une fois, les néo-managers macronistes ont ça. Je trouve que c'est bien. Alors déçu pour pour avacler, mais globalement, c'est plutôt une bonne nouvelle, sociologiquement, cette diversité qu'on va retrouver au Parlement.
Avant de vous donner la parole, Léo, on a Lisa au téléphone qui est au Quartier Général d'Ensemble. Lisa, est-ce que tu nous entends ? Oui, bonsoir tout le monde. Bonsoir Lisa. Alors je suis sûre que tu es ravie d'être au Quartier Général ensemble et que tu fais la fête avec tes amis. Dis-nous un petit peu, raconte-nous l'ambiance et notamment ensemble qui a majorité absolue. Maintenant, on est sûr qu'elle ne sera pas acquise. Raconte-nous un petit peu ce qui se dit dans l'attente des résultats définitifs. Alors écoutez, l'ambiance n'est pas aux confidences. On est très bien reçus par contre, Petit Four, etc. Il y a très peu de militants.
Il y a énormément de médias, toutes les chaînes que vous pouvez penser plus des médias internationaux. On était tous agglutinés au moment des résultats et en fait, il n'y a eu aucune réaction. La neutralité, la neutralité, après on a essayé d'avoir des réactions, tous les médias ont essayé d'avoir des réactions, c'était extrêmement neutre. C'était très, on prend acte, oui on est un peu déçus mais oui on va gouverner. Voilà, on sent qu'il y a une com qui est quand même extrêmement cadrée. Voilà, je ne sais qu'est-ce que je peux dire d'autre. C'est ça l'ambiance, c'est une ambiance très professionnelle en fait.
Quelque chose vraiment, il n'y a eu aucune joie mais ils n'ont pas voulu montrer de la déception non plus et là, moi je suis dans le QG En Marche mais en fait, il n'y a que la seule personnalité politique connue entre guillemets, c'est Sylvain Maillard, le candidat de la première circonscription de Paris qui ne s'est pas encore éprimé parce qu'on n'a pas encore ses résultats à lui même si ça a l'air de sentir bon pour lui. Il est aussi porte-parole du groupe parlementaire mais pour l'instant, on n'a pas de réaction de sa part. Il y a beaucoup de militants qui ne veulent pas parler tant que lui ne parle pas et lui ne veut pas parler tant que la première ministre n'a pas parlé. Voilà.
Et les quelques réactions que j'ai eues, il y a eu Nolwenn qui a été très cadré qui m'a dit on prend acte et après, moi j'ai beaucoup posé des questions aussi sur le score historique du Rassemblement National quand même parce qu'on rappelle qu'il y a beaucoup de candidats en marche qui ne voulaient pas faire un choix entre donner leur vote à NUPS ou au RN et je leur ai demandé je leur ai dit mais est-ce que cette percée historique du RN vous inquiète ? parce que vous ne voulez pas faire de choix etc. Ils ont dit non on prend acte évidemment on est contre la montée des extrêmes et j'ai demandé à Nolwenn contre la montée des extrêmes c'est-à-dire qui quoi ?
Qui vous pensez derrière la montée des extrêmes ? On sait très bien de qui on parle. Je lui ai dit bah non moi je ne sais pas dites-moi qui est derrière les extrêmes ?
Elle dit dans la gauche dans la droite il y a des extrêmes il faut se battre pour contre voilà pardon voilà que dire d'autre après d'autres militants j'ai pu avoir des réactions de 3 ou 4 militants finalement il y a un autre militant Clément qui me disait que lui bon bah ça va être compliqué de gouverner mais qu'ils allaient tenir bon quand même qu'ils allaient se battre qu'ils avaient très peur pour l'Europe et quand on leur a dit mais est-ce que vous allez chercher à droite ou à gauche pour constituer une grosse majorité ça ça répond pas sur cette question ça n'avance pas ça répond pas on est en train de travailler on est en train de travailler mais voilà très peu d'émotion si je peux conclure une communication cadrée une communication contrôlée une absence d'enthousiasme qu'on peut traduire comme de la déception au sein du du parti présidentiel moi je voudrais juste ajouter un point par rapport à ça c'est que en fait je pense que jamais un gouvernement et une majorité n'a été aussi peu légitime que celle-ci en fait et donc ça pose plusieurs questions ça pose la première question c'est est-ce qu'il va y avoir un remaniement alors est-ce que le gouvernement va rester en place alors j'imagine que les ministres qui ont été battus vont sortir mais ce que je veux dire c'est est-ce qu'Emmanuel Macron va prendre la mesure de ce qui s'est passé et va se dire bon là il y a quelque chose de nouveau les français nous font quand même un désaveu même s'ils gardent la majorité elle n'est pas absolue et encore une fois si on prend en compte en plus l'abstention c'est très très peu de français au final qui donnent leur assentiment à cette majorité donc il y a quand même là un enjeu qui est de dire on n'a jamais eu un gouvernement aussi peu légitime que celui-là et c'est presque un euphémisme de dire ça donc ça c'est une première chose donc deuxièmement est-ce qu'il va y avoir donc un remaniement peut-être un changement de premier ministre j'en sais rien enfin en tout cas il va y avoir des réflexions de ce point de vue-là mais troisièmement ça doit quand même nous amener à réfléchir quand même collectivement sur le fait que on a un rassemblement national qui n'a jamais été aussi haut au parlement une abstention qui est quand même peut-être un peu plus faible qu'il y a cinq ans mais qui est quand même énorme il y a une crise politique majeure je veux dire et que on peut moi je me réjouis du résultat de la NUP de la gauche etc mais ça doit pas non plus nous empêcher de voir qu'on est dans une grave crise démocratique dans laquelle la majorité des français ne vote pas la majorité des français ne veulent d'aucun parti en place et la majorité des français sont de plus en plus en colère donc ça comment gouverner dans ce contexte voilà déjà d'une part comment gouverner sans majorité absolue mais en plus dans un contexte absolument éruptif où finalement de plus en plus de français se rejettent totalement non seulement mais la politique ils rejettent la politique telle qu'elle se fait aujourd'hui donc ça c'est quand même quelque chose qui doit nous nous interroger sur les années qui viennent moi je suis tout à fait persuadé qu'un mouvement comme celui des Gilets jaunes ça va recommencer ça va recommencer alors sur un autre thème d'une autre manière ou quoi que ce soit mais il est évident que la colère elle ne s'est pas vraiment exprimée enfin elle s'est exprimée un peu avec le Rassemblement National mais elle va s'exprimer d'une autre manière et ça aussi il faut quand même regarder ça et si en plus on a Macron avec la droite qui ne fait aucune concession qui arrive à trouver une alliance avec LR et qui met en place sa politique de destruction sociale là alors là je pense que ça va être une France en très grave difficulté pendant 5 ans Léo Roussel partagez l'analyse faite par Mathieu Stama je partage complètement et je pense que la seule chance pour l'ANUP de conserver une vraie dynamique et même de ne pas complètement péricliter c'est de réussir à fédérer une grande mobilisation populaire vraiment mais même sur les lieux de travail à travers le réseau associatif etc et de canaliser de réussir à canaliser cette colère là et ne pas le laisser rassembler ça c'est le grand enjeu de la gauche ça je suis d'accord alors avant d'accueillir le deuxième plateau qui sera animé par mon camarade Théophile Cuomo Alessio Mota vous vouliez peut-être ajouter quelque chose suite à l'intervention de Lisa ou même au propos de nos camarades qui sont sortes de cette table juste d'abord la façon dont effectivement c'était dit tout à l'heure dans le camp macroniste il y a une tendance à avoir des extrêmes partout à gauche alors il y avait un exemple même rigolo aujourd'hui ces jours-ci c'est Paul je crois Midi qui est face à Cédric Villani qui est arrivé à nous expliquer que Cédric Villani c'est le danger de l'extrême gauche alors que Cédric Villani a été élu sous leur propre couleur il y a 5 ans sinon effectivement c'est très important de se dire on est dans une situation de parlementarisme peut-être où il va y avoir beaucoup d'incertitudes beaucoup de choses qui se négocient où le fait d'être un relais des mouvements sociaux et d'apporter un nouveau personnel politique c'est quelque chose d'énorme si il fallait juste parler de situation de rapport de force dans l'Assemblée etc on est dans une situation qui n'est pas sans rappeler un tout petit peu le parlement grec d'avant 2015 en espérant bien sûr que s'il y a une prise de pouvoir de la gauche dans les années qui viennent elle en fasse quelque chose de mieux mais on est sur un rapport de force qui ressemble à celui-là où on a une gauche qui a fait une percée en même temps c'est quand même la droite qui est majoritaire mais qui se demande comment elle va faire pour gouverner il y a des ressemblances est-ce que la suite va avoir un rapport on ne peut jamais écrire l'histoire d'avance mais ça mérite de se poser la question et de donner du poids au relais comme tu le disais entre les parlementaires qui viennent d'arriver et les mouvements sociaux qu'il y aura à l'extérieur et devant l'Assemblée en tout cas on était vraiment avec un régime présidentiel assez renforcé avec Emmanuel Macron lors de ce premier mandat et là c'est un inversement total puisque comme vous le disiez on bascule plus vers le on s'en rende plus vers le parlementarisme qui reste quand même on verra un peu plus nuancé pour Mathieu Slama on verra on verra on verra on verra on verra oui enfin voilà et puis encore une fois en rapport aux annonces etc mais en tout cas oui il y a de nouveau un parlement en France voilà moi je veux juste il n'y avait pas de parlement pendant 5 ans je veux juste dire ça il y a de nouveau un parlement en France et ça voilà c'est peut-être la bonne nouvelle de la soirée avec en plus le bon score de l'ANUP merci Mathieu Slama merci Lohorocel et alors Alexis les Sio pardon on t'invite à rester sur ce plateau je vous propose donc de poursuivre avec Théophile Coameau qui va recevoir alors Marion Beauvalet que vous connaissez puisqu'elle est aussi chroniqueuse aux médias et doctorante et Théophile recevra également Pierre-Henri qui était ancien directeur du 222 merci de Terre d'Asie merci beaucoup on lance peut-être un petit clip pour permettre à Théophile de nous rejoindre en plateau merci de nous avoir suivi merci beaucoup merci à vous grâce à vous nous avons pu produire 150 matinales avec 200 invités qui ont réuni près de 30 millions de vues nous avons respecté l'engagement du manifeste du média malgré nos modestes moyens nous avons combattu la haine de l'extrême droite la violence de la Macronie mais aussi les mensonges des grands médias
que la manifestation soit déclarée ou non on a le droit de dire stop de dire non dans la rue c'est un droit c'est légal et voici la réponse
quand j'entends le mot violence policière moi je personnellement je m'étouffe je n'ai pas besoin de vérifier que la France soit prête la France est prête et elle est prête parce que nous avons un système de santé extrêmement solide depuis 3 ans rien n'a été fait pour l'hôpital moins de lits moins de personnel qu'en janvier 2020 est-ce que c'est un scandale que l'état des ministères puissent avoir recours à des cabinets de conseil je vois pas comment on peut pas parler de détournement d'argent public puisque notre argent public de contribuer n'a servi à rien comme vous le voyez le média a toujours remis l'église au centre du village il a donné de la voix aux engagés aux révoltés à tous les combats oubliés d'une presse mainstream qui ne donne la parole qu'aux puissants et aux prêcheurs de haine au moment où Emmanuel Macron commence son second quinquennat et même si les législatives peuvent le freiner nous avons plus que jamais besoin d'un média de résistance libre et gratuit à la rentrée nous allons revenir encore plus fort encore plus impertinent après avoir fait irruption dans le monde merveilleux des matinales mainstream nous vous proposons un tout nouveau projet plus décapant encore nous incrusté dans la case du 18-20 heures c'est le fameux soir où elle vous accuse de viol il s'est rien passé il s'est rien passé cher Yann on a l'impression que vous avez quand même un mental d'acier c'est sûr que c'est un parcours pas commun est-ce une bonne chose non à 80% vous avez envie de voir autre chose le soir en rentrant à la maison et bien nous aussi c'est pourquoi nous vous proposerons dès la rentrée une émission à 18 heures qui s'appellera Toujours debout alors non ce n'est pas une reprise de la chanson de Renaud ce n'est pas non plus un hommage à Valérie Pécresse Toujours debout sera un tout nouveau terrain de débat de critique de l'actualité politique sans détour avec un regard neuf un ton décalé à contre-courant de ce que l'espace médiatique nous sert jusqu'ici avec des reportages de terrain et des chroniques sans concession Cette émission nous allons la construire avec vous car le média ce n'est pas seulement une équipe de journalistes professionnels ce sont 4500 sociétaires appartenant à la plus grande coopérative médiatique de France une coopérative engagée qui ne sera jamais sous le joug d'un milliardaire qui dicterait notre ligne éditoriale Mais vous le savez si nos contenus vidéo sont proposés gratuitement leur production coûte cher très cher Et un format de l'ambition de toujours debout mobilisera des moyens inédits Ainsi pour que cette ambitieuse saison 6 du Média puisse voir le jour notre objectif est d'atteindre le prochain palier des 15 000 abonnés pour être une véritable alternative médiatique Abonnez-vous Abonnez-vous Aidez-nous à atteindre le prochain palier de 15 000 abonnés pour que le média votre média reste toujours debout Salut à toutes et à tous Je suis heureux de prendre le relais de ma collègue Nadia sur ce plateau Notre soirée électorale se poursuit A mes côtés trois invités Alessio Mouta enseignant-chercheur spécialiste des mobilisations sociales et principal animateur du site mobilisation au pluriel .org qui était déjà là lors de la première partie Marion Beauvalet intervenante régulière chroniqueuse aux médias doctorante animatrice de l'émission Plombé sur Twitch et soutien des listes NUPES et enfin Pierre-Henri ancien directeur général de France Terre d'Asile chercheur associé à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe membre du mouvement citoyen pluriel qui soutient Emmanuel Macron bonjour à tous Bonsoir Alors j'ai dit bonjour parce que voilà il fait jour il fait beau même si peut-être les nouvelles francs politiques ne sont pas aussi ensoleillées en tout cas vous nous le direz quel regard portez-vous sur le visage encore flou de la France politique que nous renvoie ce second tour des législatives sachant qu'il y a plein de résultats qui ne sont pas encore tombés on commence par Marion déjà merci pour l'invitation je pense qu'il faut commencer l'émission en remerciant toutes les personnes qui sont allées voter au second tour on l'a vu d'élection en élection la participation elle est de plus en plus basse on est quand même dans un contexte de crise qui s'enracine et face auquel les gouvernants ne font pas grand chose pour y remédier donc déjà merci à toutes les personnes qui se sont déplacées qui ont cru dans le renouveau que portaient les candidats de la NUPES je pense que ça c'est le premier truc à dire ce soir et ensuite sur le paysage politique je suis à la fois heureuse d'appartenir à un mouvement qu'est la France Insoumise qui a augmenté son nombre de députés en revanche je suis assez inquiète de voir le nombre de députés que semble avoir le Rassemblement National ce soir alors on va se tourner vers donc monsieur Pierre Henry ancien directeur général de France Terre d'Asie et soutien via le mouvement citoyen pluriel d'Emmanuel Macron quel est le regard donc que vous portez vous qui avez un profil quand même particulier et qui êtes peut-être moins à gauche que Gérald Darmanin par exemple quel regard vous portez vous voulez dire moins à droite moins à droite ouf l'absurde moins à droite plus à gauche que Gérald Darmanin quel est le regard que vous portez donc sur ce paysage qui n'est pas encore affiné mais qui grosso modo dessine une France sans majorité nette pour le président qui vient d'être réélu il n'a pas la majorité absolue ça c'est quasiment une certitude il faudra qu'on pose avec d'autres forces LREM plus les républicains LREM plus les républicains ce n'est même pas sûr qu'ils aient tous les deux une majorité absolue qu'est-ce que vous conseilleriez à Emmanuel Macron d'abord un mot je crois que ce soir c'est tous perdant un niveau d'abstention jamais atteint dans le pays dans ce deuxième tour des législatives un groupe un groupe du Front National du Rassemblement National qui est inédit même lors de leur entrée en 1986 ils n'avaient pas à l'Assemblée Nationale avec la proportionnelle ils n'avaient pas ce score l'objectif de Mélenchon n'est pas atteint je rappelle qu'il voulait être Premier ministre au-delà du coup de génie qui a consisté à politiser ces législatives et à créer une coalition il y a un échec ce soir de la NUPES et puis c'est un échec également dû en même temps et c'est un échec pour Emmanuel Macron ça a été une très mauvaise campagne soyons soyons très clairs on ne peut pas rentrer dans la campagne avec un seul totem qui est celui de la retraite à 65 ans on ne peut pas faire un signe égal entre la NUPES et le Rassemblement National et donc voilà je pense que cette Assemblée-là n'a pas d'avenir devant elle et que en fait vous pouvez garder vos cartes d'électeur au frais ça s'impose d'ailleurs dans moins d'un an nous irons revoter ah donc ce que vous conseilleriez à Emmanuel Macron que vous soutenez un soutien critique comme on l'entend c'est de procéder à une dissolution sur cette question je sais bien que ça arrange pour les débats moi je suis porte-parole d'un mouvement citoyen qui s'appelle Pluriel qui veut faire de la république de l'égalité réelle dans la république qui veut qui qui promeut qui promeut la mobilité sociale la lutte contre les discriminations qui en gros reste éveillée à tous ces thèmes vous voyez donc je ne suis pas porte-parole de renaissance donc soyons de toute façon les porte-parole de renaissance ont tendance à refuser le débat c'est pour ça qu'il nous fallait un profil un peu à part pour vous avoir ce soir c'est un profil original dans la mesure où vous avez des idées vous n'êtes pas donc disons vous êtes très loin d'être un Playmobil vous avez des idées vous avez des idées qui vous ont conduit à accorder votre confiance à Emmanuel Macron oui mon soutien et donc aujourd'hui si on vous entend vous lui conseilleriez quasiment de pratiquer une dissolution pour sortir de la crise politique qui vient le problème c'est que regardez il y a une majorité qui risque d'être introuvable alors je vois bien je vois bien les jeux d'alliances qui sont possibles avec LR mais sur quoi ?
sur quoi ?
par exemple sur la retraite mais ça veut dire qu'on met la moitié de la France et un peu plus dans la rue sur cette question parce que je pense que la question des retraites vaut mieux que le débat la retraite à 60 ans ou la retraite à 65 ans il y a une durée de cotisation légale qui est qui est aujourd'hui de 43 ans pour les générations qui sont nées en 1973 bon faut-il augmenter cette masse et ben ouais c'est votre cas absolument bon faut-il aller plus loin bon c'est un vrai débat faut-il une réforme paramétrique moi je suis sur la position de la CFDT très clairement là-dessus mais ça mérite un vrai débat il y a d'ailleurs des mouvements la CFDT il y a une crise démocratique qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on fait devant cette crise démocratique alors je sais bien que la NUPES comment avec le programme d'hypermarché qui était le sien a dedans un certain nombre de propositions comme le RIC etc mais bon il y a des vraies questions qui se posent j'ai l'impression que Marion a envie de réagir à vos propos sur l'échec de la NUPES et sur la crise démocratique parce que globalement si on entend Pierre-Henri il faudrait dissoudre le Parlement mais ou alors faire quelque chose est-ce que Mélenchon a échoué est-ce qu'il faut une sorte de booster institutionnel pour sortir de la crise qui s'annonce déjà je pense que ce soir on était tous les deux assez embêtés par le résultat du rassemblement national qui est catastrophique on voit un rassemblement national qui s'ancre dans de nouveaux territoires qui va toujours plus loin qui avant était parfois au second tour dans des endroits fortement touchés par le chômage et qui maintenant gagne mais je pense que ce soir ce résultat on peut remercier toutes les personnes qui pendant des mois ont banalisé le rassemblement national ces personnes qui ont mis dos à dos par exemple la France insoumise Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ces personnes qui dans tout un tas de circonscriptions législatives n'ont pas appelé à soutenir les candidats de la NUPES parce qu'il y en a eu un certain nombre face au rassemblement national Emmanuel Macron qui finalement sur tout un tas de projets de loi je pense par exemple à la loi asile-migration qui a couru après les positions de l'extrême droite en autorisant des choses qui sont ignobles la semaine précédente aussi mais par exemple la semaine dernière il y a un monsieur qui a été renvoyé dans un pays sa femme était en mauvaise santé en centre de détention avec un enfant de un mois cet enfant il était nourri au biberon parce qu'elle ne pouvait pas l'allaiter le biberon était nettoyé au produit vaisselle qu'est-ce que c'est que ce gouvernement finalement et aujourd'hui ce qu'on voit c'est qu'en fait les 90 sièges s'ils sont là du rassemblement national on les doit je pense en grande partie à ce qu'a fait En Marche pendant 5 ans et moi ce qui m'embête c'est que oui aujourd'hui il n'y a pas de majorité nette qui se dégage notons quand même que l'ANUPS en termes de progression c'est tous ces partis ensemble ils ont nettement progressé par rapport à ce qu'ils étaient en 2017 les Verts n'avaient ne coupez pas la parole les Verts en 2017 n'avaient aucun député aujourd'hui ils auront un groupe donc il y a quand même une progression à noter mais par contre aujourd'hui il faut tirer un certain nombre de conclusions et si Emmanuel Macron pendant 5 ans il refait la course au rassemblement national tout en sortant une partie de la gauche aujourd'hui même le PS c'est devenu des anarchistes l'extrême gauche allez les écouter qu'est-ce que ce sera la France en 2027 on va se retrouver avec LREM et le RN au second tour et en fait à un moment c'est l'extrême droite qui va finir par passer donc il faut tirer des conclusions radicales de ce qui se passe et il faut que le président de la République et l'exécutif arrêtent de jouer à ce jeu sociologiquement finalement le problème en France c'est que le RN en réalité c'est aujourd'hui un parti des classés des ouvriers des employés et que sociologiquement il y a une sorte de fracture de ces classes populaires qui empêche un programme de justice sociale d'être mis en place allez sûr est-ce que il y a des éléments dans les datas que tu fais mouliner qui nous donnent à penser qu'il y a une sorte de ligne de séparation au sein des classes populaires qui s'est reproduit à la faveur de ces élections législatives au passage remarquable travail que le vôtre merci beaucoup alors pour répondre c'est pas spécifique à Medata c'est quelque chose qu'on retrouve effectivement dans pas mal de circonscriptions populaires le RN est fort après c'est à relativiser puisque dans les circonscriptions urbaines populaires urbaines et périurbaines on a quand même surtout la gauche qui est très très forte ce qui fait la différence nettement c'est que la gauche l'électorat de gauche a peu participé là ok alors on a on est obligé d'arrêter l'émission assez rapidement parce qu'on a un gros problème technique mais le débat se poursuit et merci à vous de l'avoir suivi on a essayé de vous donner le maximum d'éléments et on vous dit merci merci