Grève du 28 mars: suivez en direct les manifestations contre la réforme des retraites
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 40 %Défensif 36 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Dites-moi tout, je veux connaître le parcours, le dispositif, ce qu'il y a déjà du monde autour de vous.
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que aujourd'hui on manifeste encore contre la réforme des retraites ou c'est tout autre chose ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Vous avez pu en interroger certains ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça c'est un petit tour dans un petit défi, la première réponse avant d'autre ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quelle est la réaction des syndicats après les violences de jeudi ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation actuelle des manifestations contre la réforme des retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Damien CanivezChiffre
« 5500 policiers et gendarmes vont encadrer ce cortège qui sera composé jusqu'à 100 000 manifestants. »
- 12:00Vincent RozonFait
« La CGT n'est pas là en tant que Alex Philippe Martinez puisqu'il a Clermont-Ferrand en ce moment pour un congrès. »
- 17:00Yves ThréardFait
« Le gouvernement joue là-dessus et évidemment qui joue là-dessus il a il aurait tort de pas s'en servir. »
- 22:00Thomas LegrandChiffre
« Le Conseil constitutionnel devrait rendre ça sa décision vers le 18 ou 20 avril. »
- 6:40JournalisteFait
« On nous annonçait une journée noire pour l'instant c'est pas le cas. »
- 16:40JournalisteFait
« La première visite d'État du Roi Charles aura été finalement pour l'Allemagne. »
- 3:20Florentin CollombFait
« la moyenne est plutôt il y a pas mal de pays qui sont à 66 voire 67 ans aujourd'hui »
- 6:40Damien CanivezFait
« les manifestants radicaux étaient statiques depuis plusieurs minutes vers la fin de la manifestation boulevard Voltaire »
- 2:00Pascal PerinoFait
« Les Français quel que soit leur mauvaise humeur ils aiment pas le désordre. »
- 5:00Pascal PerinoFait
« Le gouvernement pour l'instant reste droit dans ses bottes il dit voilà le texte est adopté l'état adopté n'est pas question de revenir là-dessus. »
- 8:00KarenFait
« On était aujourd'hui je crois à la dixième journée de mobilisation. »
- 10:00Grégory JoronFait
« On a une accélération de la loi Touraine même si elle était déjà voté mais ça s'est accéléré pour nous. »
- 0:00intersyndicaleFait
« une nouvelle fois mobilisé dans toute la France de façon massive et déterminée pour le retrait de la réforme des retraites »
- 0:30intersyndicaleFait
« un mouvement social exemplaire et inédit depuis 50 ans »
- 1:00intersyndicaleFait
« l'absence de réponse de l'exécutif conduit à une situation de tension dans le pays qui nous inquiète très fortement »
- 2:00intersyndicaleFait
« le gouvernement à la responsabilité de garantir la sécurité et le respect du droit de grève et de manifester »
- 3:00intersyndicalePromesse
« l'intersyndicale se réunira prochainement »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bienvenue nous sommes en direct de la dixième manifestation de Paris c'est la dixième manifestation à Paris vous pouvez retrouver aujourd'hui ce direct nous allons suivre le cortège tout au long de la journée vous le voyez derrière moi c'est l'avant du cortège l'interdical d'où Laurent Berger et dedans ils étaient exprimé il y a quelques instants et je vous laisse retrouver tout de suite en plateau Thibaut Gauthier qui est avec Yves très art merci Vincent roseron on l'entend on le voit le mouvement contre la réforme des retraites se durcit confirmation aujourd'hui ou début du déclin de la motivation des Français qui descendent dans dans la rue c'est ce que nous serons après avoir passé l'après-midi ensemble à suivre cette nouvelle journée de manifestation et des 14 heures bienvenue sur le Figaro live tous les journalistes spécialisés du Figaro viendront sur ce plateau pour nous aider à mieux comprendre les derniers rebondissements autour de la réforme des retraites bonjour ifrez Merci directeur adjoint de la rédaction du Figaro j'ai plein de questions et d'abord on va sur le terrain et on retrouve Damien Damien canivevez Damien bonjour dites-moi tout je veux connaître le parcours le dispositif ce qu'il y a déjà du monde autour de vous bonjour Thibault bonjour à toutes et à tous Je vous trouve actuellement boulevard Voltaire à quelques mètres de la tête de cortège composé essentiellement des partenaires sociaux des leaders syndicaux boulevard Voltaire c'est à partir de DC à Paris que le cortège va s'élancer à partir de 14h là dans quelques instants le cortège va démarrer place de la République à Paris et va rejoindre la place de la Nation en passant par ce boulevard Voltaire il faut savoir qu'un parcours de délestage aussi a été prévu par la préfecture de police de Paris qui passait essentiellement par la place de la Bastille il est un peu plus long celui-ci puisque le parcours principal fait un peu plus de 3 km ce qui représente à peu près 40 minutes de marche mais vous imaginez bien que ça va durer un peu plus longtemps l'encadrement policier il est inédit ici à Paris 5500 policiers et gendarmes vont encadrer ce cortège qui sera composé jusqu'à 100 000 manifestants c'est ce qu'attendent les services de renseignement mais je peux vous assurer que pour le moment c'est très clairsevé dans les rangs nous avons traversé la place de la République à Paris et nous sommes ici boulevard vol les rangs ne sont pas encore resserrés les gens sont en train d'arriver et on sent aussi un changement de doctrine peut-être en particulier sur la police nationale puisque vous pouvez le constater derrière moi il y a une soixantaine de policiers et gendarmes qui sont en train de bloquer ce boulevard Voltaire ils sont visibles ce qui n'était pas forcément le cas au cours des manifestations précédentes il se faisait plutôt discret et je peux vous assurer que nous-mêmes on a été contrôlé à deux reprises boulevard Saint-Martin parce que nous sommes arrivés place de la République à Paris ça témoigne peut-être de l'état d'esprit tendu des policiers aujourd'hui qui attendent de nombreux casseurs une fois encore aujourd'hui donc dans les rues de la capitale et on entend derrière vous les cornemuses d'Amiens Canivez tout près de CCAS Yves en partant sur le terrain dans un instant avec Vincent roseron mais nous voilà reparti dans une nouvelle journée de manifestation c'est un peu différent là depuis jeudi dernier oui c'est un peu différent parce qu'il y a eu des violences des violences urbaines jeudi dernier qui ont pas mal alimenté la chronique et qui ont peut-être fait peur d'ailleurs à les manifestants en tous les cas qui ont révolté d'autres observateurs et puis il y a eu les violences du week-end aussi qui faut ajouter à cela et oui c'est un cadre différent mais ça montre quand même que dans cette société il y a des gens extrêmement violents prêts en découdre et qui sont dans une atmosphère de guerre civile il faut le dire comme ça parce que les images qu'on a vu samedi sont des images absolument ahurissantes et là alors de deux choses l'une on sait maintenant en province dans les grandes villes à Marseille à Bordeaux à Lyon à Rennes qui a moins de monde semble-t-il les autres villes ont lieu les matins voilà de deux choses l'une soit assez violentes sont fait peur à aux manifestants dans tous les cas on décourageait les manifestants de rejoindre les cortèges ou alors ou alors et bien ça veut dire qu'on est on commence à être dans un déclin de la de la protestation contre les retraites parce que c'est la dixième journée et que beaucoup de salariés peut-être ou beaucoup de de personnes estiment que finalement les dés sont les dés sont lancés et que il y a plus grand chose à obtenir du gouvernement qui reste et du président de la République qui reste assez ferme sur ses positions Vincent roseron on vous retrouve sur le terrain alors vous vous êtes pas loin des des manifestants et des leaders syndicaux des leaders politiques est-ce que vous avez pu en interroger certains alors eux ils sont toujours là ils nous disent que certains sont peut-être un peu découragé ce disque rien ne peut changer eux j'imagine les leaders syndicaux espèrent pouvoir retourner la situation oui bien sûr il dort syndicaux ne lâche pas vous voyez Laurent Berger sur ces images le cortège qui a commencé à avancer il y a quelques instants je dois me décaler d'ailleurs un tout petit peu le cortège qui a commencé sa progression de mon côté qui avance petit à petit comme vous le voyez et leader syndicaux il leur syndicaux ils continuent d'y croire alors aujourd'hui chose assez spéciale c'est à dire que la CGT n'est pas là en tant que Alex Philippe Martinez puisqu'il a Clermont-Ferrand en ce moment pour un congrès donc par exemple le service d'ordre de la CGT n'est pas présent ce qui d'ailleurs inquiète un petit peu côté de la de la CGT de la de l'Inter cervicale c'est Laurent Berger qui disait aujourd'hui qu'il voulait être il veut toujours mettre en pause cette réforme de retraite pour pouvoir rediscuter pour offrir une porte de sortie au gouvernement mais Olivier Véran lui a répondu aujourd'hui à la sortie du Conseil des ministres a priori ce sera non [Musique] merci Vincent Rozon Yves est-ce que aujourd'hui on manifeste encore contre la réforme des retraites ou c'est tout autre chose si la la manifestation reste calme comme ça en renféré derrière ces leaders syndicaux on peut considérer que c'est la réforme des retraites qui est quand même au cœur du sujet si effectivement ça dégénère que ça va un peu dans tous les sens on peut on peut extrapoler et se dire que cette cette contestation elle dépasse de loin et d'ailleurs quoi qu'il arrive elle dépasse quand même la réforme des retraites je pense que dedans il y a beaucoup de Français enfin beaucoup de Français qui font grève ou qui défilent et qui sont un peu révoltés même si le mot est peut-être un peu dur contre l'usage du 49-3 au gilet jaune qui a dérangé notamment beaucoup dans le public jeune et puis il y a aussi une part de Français qui défilent et qui sont qui n'aiment pas Macron et une espèce de haine de détestation du président de la République qui les fait sortir dehors alors après gilet jaune c'est pour ça que je vous pose cette question c'est pas tout à fait ce qu'on a constaté je dis je dis on a constaté les gilets jaunes faut pas oublier que les gilets jaunes ce sont des gens qui sont pas des jeunes personnes ce sont des gens qui avaient entre 35 et 65 ans qui était ruraux partout mais voilà qui était souvent d'ailleurs avec des emplois des emplois intérimaires ou des emplois à faible rémunération là ce qu'on a vu la semaine dernière c'est pas du tout du gilet jaune qui cassait qui mettait le bazar dans les villes c'était des gens souvent très très jeunes associés ou derrière des Black Blocs mais en tous les cas c'était pas du tout la clientèle les gilets jaunes il y en avait peut-être des gilets jaunes mais c'est pas l'essentiel de ce qui a été constaté en tous les cas par les forces de police oui je vous parlais de gilets jaunes parce que cette question de la revendication souvenez-vous les gilets jaunes on savait plus vraiment ce qui demandait voilà c'est en ça que j'ai fait un paysage évidemment que le profil est très différent et la cause des parts de ces manifestants est-ce que entre jeudi et aujourd'hui petite différence une petite nuance l'annulation de la visite de Charles III pour la première fois le gouvernement l'exécutif a été objet de répondre à la rue alors évidemment pas sur leur revendications mais répondre à la rue et changer son agenda à cause de ce qui s'y passait est-ce que ça c'est un petit tour dans un petit défi la première réponse avant d'autre ça restera évidemment comme un événement marquant mais on peut pas dire que ça a échangeait grand chose dans la France manifestante et les revendications des Français en fait ça sans doute perturbé ça sans doute aspirer un sentiment d'humiliation de honte à quelques Français qui étaient attachés à cette visite parce que il y a beaucoup de prestige qui l'entourent évidemment mais on peut pas dire que ça ça a changé la phase des choses pas du tout ça un vrai semblablement quand même atteint l'image du gouvernement qui est un gouvernement du coup sur la défensive parce que incapable de pouvoir recevoir cette tête couronnée dans de bonnes conditions avec le faste qui avait qui va avec mais on peut pas dire que ça a échanger ces choses et c'est pas parce que c'est le 3 n'est pas venu que la journée d'aujourd'hui ça ne conditionnait pas la journée d'aujourd'hui s'il était venu s'il était venu peut-être que aujourd'hui ça aurait généré puisqu'il serait encore là il aurait à Bordeaux aujourd'hui après le dîner qui devait y avoir lieu le banquet d'État hier à Versailles peut-être que là ça aurait changé la l'humeur des manifestants ça les aurait tenté euh c'est la tentation était grande de faire davantage de bazar nous sommes sur Youtube nous sommes sur le cigare au point fr vous réagissez vous n'hésitez surtout pas on passe l'après-midi ensemble pour suivre cette journée de de manifestation et de mobilisation petite différence sur cette manifestation par rapport au précédentes hier le ministre de l'Intérieur s'est exprimé il a parlé avant la manif est-ce que ça change vous savez là on est dans un processus long hein c'est pas comme on était au début de du mouvement là maintenant c'est une partie de ping-pong vous avez vu il y a il y a aujourd'hui ce matin un échange important entre Laurent Berger le patron de la CFDT qui demande et qui propose d'abord de faire une pause qui propose une médiation au pouvoir exécutif laquelle médiation est refusée par Olivier vérande porte-parole du gouvernement qui estime que et il a pas tout à fait tort que pour parler aux syndicats ils ont pas besoin au pouvoir exécutif de médiateur donc c'est c'est un dialogue de sourd à l'envers qui est en train de se ce ce passé ce produit c'est à dire que il se parle mais ils font il fait une de pas se comprendre vous voyez ce que je veux dire donc voilà d'incarner l'ordre l'autorité Gérald Darmanin qui vient la veille d'une manifestation expliquait le dispositif qui sera déployé et comme très différent ça Emmanuel Macron est-ce qu'il a fait le choix d'un carnet de l'ordre là vraiment bien sûr il a intérêt à l'incarner lors de l'autorité et puis peut-être que il y a aussi la volonté de la part du ministre de l'Intérieur qui est une transparence parce que les attaques ont été nombreuses depuis la semaine dernière a estimé que Ben cette violence légitime qui est exercée par la police et les forces de l'ordre et bien est excessive et puis on reparle encore de violences policières comme on avait parlé d'ailleurs du temps les gilets jaunes et ça pour le ministre de l'intérieur c'est inacceptable on peut pas parler de violence policière alors alors que c'est même policiers et c'est même Forza Lord sont la cible d'attaque absolument innommable de la part des manifestants je salue Rome 37 91 bonjour Ns sur le [Musique] à trois semaines c'est encore long donc c'est encore très long effectivement c'est susceptible justement d'user un peu l'ardeur des manifestants parce que trois semaines c'est effectivement très long faut pas oublier que les jours de grève ne sont plus payés aujourd'hui donc ça représente pas rien pour nombre de de salariés et donc le gouvernement joue là-dessus et évidemment qui joue là-dessus il a il aurait tort de pas s'en servir la décision du Conseil constitutionnel dont on peut dont on a du mal à anticiper quel sera est-ce que ça sera un rejet complet de la réforme puisqu'il paraît quand même un peu incertain en revanche est-ce que ça va porter sur des points très importants je doute que ça porte de toute manière sur la mesure qui met les gens dans la rue c'est à dire cette mesure d'âge légal de départ à la retraite j'ai lu un peu partout mais vous allez me dire il serait rare vous qui avez connu peut-être pas non je vous charrie mais 68 de Gaulle 68 puisque je peux vous dire que j'étais à l'école à l'époque à l'école primaire bien et que mon école a été fermé pendant un mois alors à l'époque grande manifestation partout en France et quelques mois après au mois de juin de Gaulle convoque des législatives et Diane largement avec cette ce besoin des Français de dire on en a marre maintenant du bazar on veut l'autorité est-ce que c'est ce que peut vouloir jouer Emmanuel alors il y a deux plusieurs choses qui sont un peu distinctes d'abord c'est pas la même période du tout les années 60 c'était encore une période d'une certaine façon avec un rapport entre génération c'est une c'est quand même une manifestation en grande manière enfin une expression et une explosion générationnelle quand même à 68 c'est pas ça commence pas par les le monde salarié ça commence par les étudiants et ça commence par le les étudiants qui mettent en l'air tout l'ordre gaullien l'autorité de papa et maman tout ça c'est c'est très différent de ce qui se passe aujourd'hui bien sûr la deuxième chose c'est que Macron n'est pas de Gaulle je vais pas vous la prendre il a pas le passé de De Gaulle ça c'est c'est une deuxième chose la troisième chose qui est très importante c'est quand même 68 vous avez une alternative vous avez une droite et une gauche alors certes vous avez la gauche qui est dans la rue à l'époque la plus la plus ardente c'est une gauche qui est assez radicale mais vous avez aussi une gauche social-démocrate vous avez une gauche Mitterrand Mendès France ils sont là et puis donc vous avez une alternative aujourd'hui le problème c'est que vous ou vous le gouvernement tombe aujourd'hui la majorité présidentielle s'il y a des élections législatives perd la majorité mais est-ce que vous avez une alternative non il y a pas d'alternative on peut faire l'alternance il est là le sujet aussi c'est que aujourd'hui c'est là la fragilité de notre de de la situation qu'on est en train de vivre c'est qu'on voit pas très bien qui pourrait incarner un nouvel une nouvelle autorité un nouvel ordre dans la situation actuelle et ça c'est une un grand un grand problème et puis bon on va pas on va pas se nier la réalité c'est que en mai 68 c'est une certaine façon c'est une révolution entre guillemets une révolte heureuse on veut plus de liberté il y a on est dans les trente glorieuses là on est quand même dans une situation économique qui n'a rien à voir bien sûr avec notamment cette phase et cette période d'inflation qui d'ailleurs empêcherait selon certains chercheurs les Français descendent dans la rue parce que oui vous le disiez c'est cher ça coûte cher de faire de faire grève on va retrouver dans un instant Damien Canivez parce que on parle de cette nouvelle journée de manifestation et on se demande évidemment s'il pourrait y avoir de nouveau incidents on espère que ce ne sera pas le cas pareil il y a un instant et c'est vous qui l'avez évoqué ce qui s'est passé dans les Deux-Sèvres à Sainte-Soline ce week-end c'est lié tout ça non c'est pas évidemment que les motifs sont pas les mêmes parce que ça ne solide il s'agit de se poser à la création de ce qu'on appelle une bassine pour faire gros gros pour pour aller vite une réserve d'eau pour les temps les temps difficiles de sécheresse pour les agriculteurs pour certains agriculteurs évidemment que les motivations je dirais de la de la manifestation ne sont pas les mêmes mais mais l'état d'esprit de certains est le même c'est-à-dire le terme d'esprit qui consiste à en découdre avec l'ordre établi et avec une organisation je dirais qui ne convient plus à certains et qui remet en question si vous voulez là l'autorité telle qu'elle s'exerce aujourd'hui et cet état d'esprit on est obligé de faire un lien entre ce qui s'est passé à Sainte-Souline ce samedi et ce qui s'est passé jeudi dernier et l'espoir qui ont précédé d'ailleurs cette image de la place de la République qui semble loin nous verrons alors que c'est toujours un peu du moment les rues adjacentes nous aurons les chiffres en fin de journée mais là vous avez raison Yves ce n'est pas la France et on va en parler on en parlera tout au long de l'après-midi parce que Philippe partenaire ne sera plus secrétaire général de la CGT dimanche soir grande question également Damien Canivez vous vous êtes justement aux abords de cette place de la République avec beaucoup de force de l'ordre autour de vous j'ai l'impression vous lisiez lors des précédentes manifestations on les voyait très peu les CRS les gendarmes mobiles là ils sont clairement présents ils sont clairement présents Thibault et c'est en ça que la stratégie de la préfecture de police a très certainement changé depuis la semaine dernière pourquoi parce que leur enseignement territorial s'attend la présence de nombreux casseurs et juste derrière moi et c'est en ça que la doctrine est différente c'est qu'effectivement vous voyez ce cordon de policier de gendarmes qui est en train de précéder le cortège de la manifestation qui se trouve à quelques mètres derrière peut-être que la stratégie cette fois ci c'est de faire en sorte que et bien le Black Bloc ne se forme pas parce qu'on le sait que c'est devant les cortèges on sait que c'est le cortège on sait que le cortège et excusez moi parce qu'il y a toujours des manifestants qui souhaitent parler dans le micro vous imaginez bien le les Black Blocs se forment toujours devant le cortège syndical et cette fois-ci c'est effectivement c'est la police qui décide de c'est la police cette fois-ci qui se trouve juste devant le cortège pour le moment effectivement comme le rappeler cette dame il n'y a pas de Black Bloc à première vue mais en tout cas voilà on sent qu'il y a une certaine tension si vous remarquerez que tout est fermé parce que la préfecture de police a demandé [Musique] ensemble et puis on retrouvera tout à l'heure ils vont bien compris que il y avait peut-être une stratégie dans l'attitude des forces de l'ordre non peut-être qu'ils ont ajusté effectivement leur leur tactique de maintien de l'ordre ça serait la moindre des choses d'ailleurs parce que on peut pas dire que la semaine dernière jeudi dernier est laissé un souvenir de grandes de grands succès donc même si encore une fois il faut pas oublier que les forces de l'ordre pour elle c'est extrêmement difficile alors qu'elles sont sans arrêt provoquer par des fauteurs de troubles qui n'ont rien à voir beaucoup d'entre eux a été manifestants et qui et bien ne cherche qu'une chose c'est en découdre avec les forces de l'ordre et qui sont parfois avec des caractères et des tempéraments des des actions qui sont parfois les actions presque criminelles je vous rappelle quand même ce ce ce ce gendarme je crois que c'était un gendarme je crois ou un policier effondré qui a vu qu'on a vu s'effondrer sous le coup d'une pierre qui lui a été lancé à la tête alors oui le gouvernement utilise un ton martial ces images hier le ministre de l'Intérieur qui s'est présenté devant la presse tout à l'heure Olivier Vérand qui a répondu très fermement aux manifestants est-ce qu'on essaye aussi un peu d'apaiser Elisabeth borne a dit j'utiliserai plus le le 49.3 est-ce que ça ça peut non mais non mais c'est un peu ridicule d'avoir dit ça parce que d'abord elle se prive d'un outil qui peut être fort utile elle a dit elle ne l'utiliserait plus le 49-3 or texte budgétaire parce que vous savez que 49-3 vous pouvez l'utiliser pour les têtes de budgétaire et puis le reste du temps pendant la session vous avez le droit de l'utiliser une fois sexe qui n'a rien à voir avec donc elle pourrait utiliser ce que financier mais elle a par principe elle a voulu soigner une image mais c'est un peu ridicule parce que ça ça d'abord ça ne change rien à mon avis étant donné que le texte en question qui est récriminé c'est celui des retraites et qu'il a été adopté par 49-3 et puis c'est elle se elle se elle se bride je dirais inutilement pour l'avenir ce 49.3 il faudrait le repenser une crise peut tellement les choses probablement pas non non probablement pas parce que écoutez il faut aussi qu'à pouvoir exécutif et les moyens dans certains cas et on le voit sur le plan financier de faire passer ses textes si on garde cette même constitution en tous les cas il est certain que des blocages à venir sont encore à prévoir en dehors même de ce pouvoir exécutif là si on change de majorité et ça peut c'est toujours un instrument qui peut être utile et après tout somme toute il a été prévu depuis 1958 et la constitution d'un cinquième république je vois pas pourquoi on en changerait subitement comme ça pour les beaux yeux de la princesse j'ai l'impression que déjà des petits mouvements autour de Damien Canivez on va retrouver on la retrouver et c'est toujours une indication il a de la police autour de lui mais vous voyez la petite différence regardez ce CRS ou ce gendarme mobile alors je sais pas moi j'ai toujours du mal à la différence son casque c'est toujours une une indication ça veut dire qu'il y a de petits mouvements d'Amiens gendarmerie nationale absolument Thibault vous avez tout compris jusque là la manifestation n'était pas très tendue c'est à dire que voilà tout se passait plutôt dans une ambiance correcte et depuis quelques secondes les gendarmes ont décidé de remettre leur casque ça en dit long sur ce qui se passe au niveau de la tête de cortège des éléments radicaux sont vraisemblablement arrivés et sont peut-être prêts à effectivement en découdre avec les forces de l'ordre c'est ce qui attendu de toute façon c'est ce que le renseignement territorial avait indiqué qu'il y aurait plusieurs centaines de de casseurs ici à Paris alors des précautions ont été pris en amont puisque la gendarmerie a effectué plusieurs contrôles aux abords de la place de la République à Paris pour fouiller les sacs notamment c'est ce qui a été notre cas boulevard Saint-Martin mais voilà la police là on compte une soixantaine de gendarmes qui sont vraiment qui font face aux manifestants et qui les précèdent très clairement ce qui n'était pas forcément le cas au cours des des dernières semaines pourquoi font-ils cela parce que le black bloc lorsqu'il se constitue le fait généralement devant la tête de cortège syndical et peut-être que la stratégie cette fois-ci c'est d'éviter justement que ces militants radicaux ne se rassemblent et peut-être les disperser avant même qu'ils aient le temps de commettre des dégradations dans la ville de Paris alors c'est vrai que l'ambiance ici est assez particulière parce que vous le voyez sur les images de Julien Leclerc les commerces sont tous fermés ils ont répondu favorablement l'appel de la préfecture de police de Paris qui leur a indiqué de baisser le rideau pour éviter effectivement que des dégradations ne soient commises dans leur dans leurs établissements la grande majorité d'entre eux effectivement ont baissé le rideau pour éviter que des vitrines ne soient ne soient cassées c'est assez étonnant et d'ailleurs ça en dit long sur la la stratégie aussi des des militants radicaux au tout début on a identifié une dizaine de militants d'ultra gauche qui était là et on les voit assez loin finalement ils ont ils sont tous de noir vêtus avec des cagoules des masques et plus la manifestation arrive et plus ce protège qui se trouve devant la tête syndicale ce ce grossit et on sent une tension une tension qui monte raison pour laquelle les gendarmes ont vous l'avez vu visser leur casque sur la tête pour poursuivre un seul objectif éviter que les dégradations qu'on a connu la semaine dernière ne se reproduisent dans les rues de la capitale la même canivee ne faisons pas de catastrophisme n'anticipons pas trop pour l'instant tout est calme illustré Emmanuel Macron dans un sommet à Bruxelles vendredi a dit qu'il voulait parler avec l'intersyndical et pourquoi faire ils ont vraiment envie de lui parler Emmanuel Macron parler de quoi d'ailleurs il a dit qu'il voulait parler à la terre syndicale mais parler la terre syndicale après la décision du Conseil constitutionnel et là la Laurent Berger lui a envoyé la balle aujourd'hui en disant mais moi pourquoi on n'aurait pas un médiateur pour des médiateurs pour essayer de raccorder le dialogue et le le l'exécutif par la voix de Olivier Véran lui a répondu à berger en lui disant bah non on n'a pas besoin de médiateur pour parler Emmanuel Macron se parle mais personne ne se comprend on est d'accord que que si je parle ce sera pas pour remettre la retraite à 62 ans ça c'est ce que demande Laurent Berger c'est comme ça qu'on peut l'interpréter sont à nouveau maillot de violence qu'est-ce qu'il peut faire pas tellement je pense pas qu'il fasse une pause non je ne pense pas qu'il accepte quelconque médiation d'ailleurs qui pour m'aider pour servir de médiateur c'est toujours lui qu'on sort du chapeau oui sauf que là ça serait un peu compliqué puisque c'est quand même une composante de sa majorité et donc les autres solutions c'est de changer de gouvernement je vois pas en quoi ça pourrait changer faire une dissolution je vois pas pourquoi ici prêter référendum non plus dans la mesure où il attend toujours cette décision du Conseil constitutionnel donc ben on va voir ce qui va se passer mais je je doute que il bouge il bouge beaucoup il doit partir il doit partir en Chine débuteries dans plus il doit partir en Chine début avril effectivement il a commencé le Conseil constitutionnel devrait rendre ça sa décision vers le 18 ou 20 avril donc ça serait après son séjour en Chine merci beaucoup merci frère merci d'être venu lancer ce live cet après-midi de manifestation on retrouve Vincent roserand sur place Vincent Jean-Luc Mélenchon serait dans la manifestation aujourd'hui parce qu'il est pas toujours à Paris le leader des insoumis non puisqu'il est souvent à Marseille le milliardaire soumis vous le savez là où il avait élu député mais aujourd'hui il semblerait qu'il arrive bientôt au point d'insoumis c'est ce qu'on nous a dit en tout cas il vient de se passer une scène assez on va dire inhabituel parce que vous savez les politiques restent un peu loin du cortège ne rentre pas dedans et là il y a un cortège lycéen qui est passé et qui a en fait demandé à Louis Boyard que vous voyez sur ces images un peu au fond Louis Boyard et qui lui ont demandé de rejoindre leur cortège sur des suivis 5 minutes de selfie et ensuite il a regagné sa tribune et tout le monde est reparti donc voilà a priori on la la popularité de Louis Goya auprès des jeunes manifestants et bien là et comme vous le disiez par contre tout à l'heure excusez-moi c'est Jean-Luc Mélenchon qui devrait être là d'ici quelques instants et on écoutera évidemment Jean-Luc Mélenchon le leader des insoumis le leader de la gauche s'il venait d'arriver à votre micro Vincent roseron vous nous l'avez promis on l'écoutera Thomas en grand bonjour bonjour journaliste au service économique du Figaro spécialiste des questions autour des syndicats alors encore une journée à l'appel des syndicats dites moi beaucoup penser que cette intersyndicale allait explosé pas du tout et bah écoute prof que non c'est ce qu'il disait eux-mêmes tout le monde notamment du côté du gouvernement fait le pari que chaque jour on est on va voir une baisse drastique de la mobilisation c'est effectivement ce qui avait laissé penser les dernières journées qui avaient eu lieu mi-mars et puis finalement là depuis la journée précédente a été celle de jeudi a quand même été un franc succès en termes de mobilisation on en pense qu'on veut ils ont re dépassé le million largement ils ont fait à peu près le meilleur que les que les que les meilleures journées en fait voilà et celle là effectivement d'après alors les premières remontées ceux qui ont ça sera un peu en dessous de jeudi mais ça a l'air d'être quand même une grosse journée aussi effectivement pour être passé on a vu moins de monde place de la République en bon état alors difficile à dire effectivement il y aura peut-être effectivement moins de monde que que je dis mais en tout cas en passant effectivement ça te donnait quand même une impression de quand même de forte fréquentation donc il est possible qu'il y ait une grosse journée en perspective expliquez-moi ils sont là la CGT à Paris ou pas j'ai pas tout compris ils n'y sont pas alors bon je vois un ballon oui oui bien sûr alors en fait il va il va avoir effectivement des des membres de la CGT notamment effectivement la CGT a appelé à manifester partout dans toutes les villes donc effectivement certains militants drapeau autour c'est pour ça que je connais pas la CGT reste quand même un gros syndicat quoi qu'il arrive le fait est que effectivement par contre tous les cadres là par exemple dans la tête de cortège il y avait quelques représentants CGT mais tous les quatre sont effectivement tous à Clermont-Ferrand depuis lundi pour le concret de la CGT et ils sont allés manifester ce matin et Clermont-Ferrand il y avait Philippe Martinez il y avait je voudrais qu'on en reparle tout à l'heure mais sur cette sur cette manifestation aussi on voit que ça se remplit on voit l'image en haut à gauche quand même les raisons des rares semble se resserrer quel est l'état d'esprit des syndicats on y croit vraiment il pense vraiment qu'ils vont pouvoir faire reculer le gouvernement et empêcher le report de l'âge légal au départ officiellement oui même je pense qu'ils ont toujours un espoir alors il y a immisent toujours une petite pièce sur le Conseil constitue constitutionnel pardon il semble avoir quand même enfin ils estiment avoir des arguments très sérieux à la fois sur le fond et sur la forme des outils utilisés par le gouvernement pour arriver à ses fins donc ils ne perdent pas espoir que le Conseil constitutionnel qui doit donner sa réponse plus tard le 21 mettra un bémol cette réforme il y a effectivement plus tard encore la question du Rip voilà donc le référendum d'initiative partagé voilà donc bon ça c'est à plus long terme mais c'est en plus ça demande très 5 millions de signatures donc même si la mesure a l'air un populaire c'est quand même pas facile à obtenir mais en tout cas à plus court terme on y a quand même un sentiment de enfin un sentiment que ils peuvent encore faire reculer le gouvernement et ils y croient ils ont notamment laissé une sorte de pseudo porte de sortie au gouvernement mettant en pause voilà exactement alors après avoir rejeté la main tendue d'Elisabeth borne il y a quelques jours qui se disait prête à les recevoir pour parler tout sauf des retraites bon bien sûr ils n'ont pas pris cette main tendue par contre ils ont à leur tour tendu leur propre main en disant on est prêt à discuter à condition que vous fassiez pause sur les 64 ans donc pour le moment Olivier Véran le porte-parole du gouvernement à répondu à une fin de nos recevoir à cette proposition donc c'était tout à l'heure vous l'avez vécu sur le figure ou quoi voilà donc officiellement en apparence chacun comme sur ces positions et la situation dites quand même réchauffe un petit peu ben ça veut pas rien dire bien sûr de toute façon ça serait complètement utopique après des mois à de bras de fer très fort de voilà et puis chaque camp a construit on arrête et puis surtout que c'est comme tout conflit à la fin si il y a une solution ça sera probablement une solution une sorte d'entre-deux qui permettra de ménager les émotions une sorte en même temps effectivement mais voilà donc peu probable qu'effectivement un des deux camps d'un jour au lendemain se disent bon bah écoutez vous m'avez convaincu j'abandonne tout un point à vous j'ai des chiffres à 14h je pense moins de manifestants alors 272000 manifestants à 14h on baisse par rapport au précédentes mobilisation ce que je peux vous dire c'est qu'à la même heure le 23 mars il y avait 398 000 manifestants une forte différence et 700 le 7 mars 510 000 donc d'accord sera forte à Paris peut-être que toutes les villes n'ont pas été recensées pour l'instant les chiffres sont assez clairs baissent du nombre de manifestants à 14h partout en France est-ce que les syndicats ont encore la main sur la mobilisation c'était très tendu jeudi dernier pour l'instant pas d'échauffourés à Paris en tout cas il y en a eu ailleurs en région est-ce que les manifestants les syndicats tiennent encore ces manifs alors en tout cas pour ce qui est des grandes journées de mobilisation parce qu'on a vu ce multiplier tout un tas d'initiatives effectivement complètement hors de l'organisation des syndicats qui est un peu tous les jours en petits groupes explosé ou là effectivement les syndicats reconnaissants ils ont en général aucun contrôle et voilà donc ça c'est la même manière pas envie de s'enlever de ces autres manifestations en tout cas voilà ça se fait sans eux quoi qu'il arrive en général c'est peut-être ça peut être des publics plus radicaux aussi donc peut-être que de toute façon même si les syndicats organisés on y n'arriverait pas à les contrôler donc il y a peut-être ça pour ce qui est des grandes journées de mobilisation effectivement celle de la semaine dernière à Paris c'est fini un panneau de boudin si on peut dire y compris le cortège de tête où sont les syndicats sont faits on fait bousculer pas fini en ordre de marche dispersée à l'Opéra bousculer par qui parlent les forces par les la violence par voilà je pense des ils se sont trouvés un peu entre deux feux voilà c'est vrai qu'il y avait on a vu des scènes sur les derniers mètres du cortège de la semaine dernière ou c'était un peu apocalyptique voilà donc ils ont pas été totalement épargnés après comme il pointe c'est vrai que il y a ce moment-là ce lieu là qui est toujours plus ou moins conflictuelle y compris dans les journées précédentes il y avait des Black Blocs et des gilets jaunes radicalisés il y a eu des petits soucis voilà c'était très marginal voilà eux ce qui m'aide quand même en avance et que déjà dans la plupart des villes où ils organisent il y a moins il y a moins de conflits et surtout si on se recule enfin c'est ce qu'il dit si on se recule on prend 50 mètres d'écart avec le cortège de tête on se retrouve au milieu de toutes ces personnes qui manifestent qui manifestent pacifiquement et là-dessus il y a un contrôle il y a une organisation il y a toutes ces choses-là on retrouvera une Damien canive vs parce que nous sommes sur le terrain aujourd'hui évidemment pour suivre cette dixième journée de mobilisation vous voyez les images de la manifestation parisienne pour l'instant tout se passe bien et la place de la République semble se remplir progressivement quel a été la réaction des syndicats après les après les violences de jeudi est-ce qu'on condamne clairement ou pas on gagne clairement surtout du côté réformiste on a trop conscience les réformistes notamment la CFDT notamment mais même tous les syndicats ont condamné de toute façon depuis le début ils appellent à ne pas s'attaquer aux biens et aux personnes comme ils non et puis surtout c'est une obligation parce que il y a trop la question de l'opinion publique de l'image populaire on sait que ce qui peut permettre à ce mouvement d'être aussi gros c'est le fait qu'on y retrouve des publics qui sont différents des militants habituels des gens qui ont l'habitude des zones de friction de des périodes de forte tension si on veut si on veut voir des seniors des familles ou des choses comme ça faire nombre vous imaginez bien qu'effectivement on peut pas les syndicats peuvent pas se permettre de donner une impression d'insécurité donc effectivement à côté de ça on a vu quand même des mots qui sont apparus alors effectivement là par contre plus du côté des radicaux notamment chez solidaires mais même une petite phrase par-ci par là de Laurent Berger qui pointait aussi la responsabilité de certains membres des forces de l'ordre de Laurent Berger même Laurent Berger a eu une petite phrase effectivement la question de violence policières ça c'est fait partie vraiment de leurs habitudes mais aussi y compris on a vu Laurent Berger donc de la CFDT dire en a renvoyé de dos à dos certains éléments il a bien sûr jamais pointé l'intégralité de des forces de l'ordre comme étant responsables mais voilà certains éléments y compris l'ordre et bien sûr des des manifestants enfin des Black Blocs et tout ça comme étant de part et d'autre un peu responsables aussi de gestes déplacés de violence et de choses comme ça est-ce que certains cautionnent on se souvient des mots d'Olivier matheux notamment l'un des prétendants au poste de Philippe Martinez dimanche dans la CGT dire nous premier degré nous on est prêt à mettre le feu quoi on est prêt à aller au combat on est prêt à se battre oui alors c'est vendredi qui que l'élection aura lieu enfin plutôt que le résultat sera connu alors c'est alors c'est effectivement pas du tout le message officiel de l'Inter syndical c'est même un terme qui condamne faut savoir qu'Olivier matheux d'un fait partie des plus radicaux d'un des syndicats donc bon on a affaire à quand même une frange très minoritaire et très particulière ou en plus voilà comme vous l'avez dit il y a toute cette question du congrès de la CGT derrière Olivier matheux est un opposant déclaré à Philippe Martinez d'ailleurs on a vu là on avait première tour bah ça a commencé effectivement hier du congrès de la CT c'est très tendu ça je veux qu'on parle du congrès de la CGT mais moi je veux qu'on ouvre une page sur cette question d'accord mais en tout cas ce qui était attendu c'est des tensions il y a des histoires de guerre enfin guerre larvet entre les deux matheux par ce genre d'annonce il sait ce qui risque et il a fait complètement conscience voilà on parlait des gros bras de la CGT souvent vous savez qui tiennent ces manifs qu'est-ce qu'il s'est passé ils étaient là sur les paris ils ont disparu ils sont débordés ou pardon pour ma question ils laissent faire les gros bras de la CGT bah là aujourd'hui ils sont pas là surtout parce que enfin là effectivement cette semaine et c'est quelque chose je pense qui doit jouer dans l'inquiétude des forces de l'ordre et d'ailleurs qui jouent aussi qui est une inquiétude aussi c'est certains autres syndicats le service d'ordre de la CGT c'est 2-1 le plus nombreux et de deux le plus expérimenté voilà c'est un gros syndicat il y a un gros syndicat qui a l'habitude des manifestations des défilés et des zones de tension donc en fait son service d'ordre est quand même assez réputé au sein des des autres syndicats au sein de la police parce qu'en fait ils ont été débordés et effectivement je dis ils ont été débordés enfin en tout cas il y a eu une perte de contrôle le service d'or n'a pas su bien canaliser les Black Blocs et éventuellement certains gilets jaunes radicalisés voilà alors reste savoir aussi ce qu'ils auraient pu faire ce qui s'est passé aussi du côté des forces de l'ordre rien n'est clair chacun sa version donc pas facile de d'avoir le fin mot de l'histoire une chose est sûre là aujourd'hui ils ne sont pas là vu qu'ils sont soit Clermont-Ferrand soit ils n'ont pas forcément en tout cas la CGT n'étant pas une des grandes organisatrices aujourd'hui voilà ils sont absents et effectivement ça va clairement ça se faisait déjà ressentir sur le cortège de tête ou d'autres ont essayé de prendre la relève mais quand même expliqué quelqu'un de la CFTC déjà nous on est un petit syndicat mais disait-il et deux nous c'est pas tellement notre mode opératoire habituelle les grandes les grands défilés donc notre service d'ordre n'a pas pour habitude de enfin de ne pas ne sont pas expert dans le maintien de l'ordre de de ce genre de d'événements alors sachez Thomas que certains députés modem donc de la majorité serait favorable à cette médiation donc [Musique] proposé par Laurent Berger une médiation entre interditale et le gouvernement mais d'ailleurs effectivement là tout à l'heure en Asie interrogeant Laurent bercha a bien dit oui Olivier verrand a donné l'impression enfin à claquer la porte sur le coup ils n'ont pas encore envoyé le courrier le fameux courrier où ils vont officialiser cette demande donc déjà ils aient eux-mêmes disaient qu'ils étaient surpris de recevoir un nom avant d'avoir fait la demande c'est ce qu'ils disent facile mais si on fait publiquement c'est toujours les batailles de Coop mais surtout ils disent oui on va quand même faire ce courrier parce que malgré le nom d'Olivier Véran on ne perd pas espoir que que une fois qu'on aura bien détaillé notre demande et tout ça dans le courrier finalement le gouvernement peut-être laisse finalement apportant ouverte l'image de la place de la République qui se remplit petit à petit je vais vous montrer une autre image parce qu'on attend Jean-Luc Mélenchon Vincent rosera tant son micro tous les journalistes sont réunis et ATT la réaction du leader des insoumis qui n'est pour l'instant pas là vous voyez cette image quelques instants Jean-Luc Mélenchon sera à ce micro nous verrons ce qu'il a à nous dire le leader de la gauche en attendant on retrouve Damien Canivez Damien le défilé et lancer oui je le vois comment il l'ambiance pour l'instant ça se déroule dans le calme pour l'instant Tibo Gautier nous sommes toujours boulevard Voltaire nous sommes peut-être puisque la manifestation est très courte aujourd'hui à la moitié du parcours il faut savoir qu'on s'est lancé quand même boulevard Voltaire puisque le cortège c'était déjà avancé avant même de commencer place de la République je vous rappelle que le point de de chute de cette manifestation c'est place de la Nation et vous le voyez sur les images de Julien Leclerc le la tête de cortège syndical va arriver après cortège constitué essentiellement de gilets jaunes et de jeunes militants vient de passer sous notre nez environ composé peut-être de 1000 personnes on a vu des gilets jaunes dont l'un est très connu vous savez Jérôme Rodriguez ce militant qui s'est fait connaître pendant la crise des gilets jaunes et qui a qui a perdu son œil il était dans ce cortège qui vient de passer sous notre nez mouniolo également autre figure des gilets jaunes qui a été arrêté d'ailleurs pendant pendant cette période puisqu'elle était accusée par la police de déclencher les violences de Black Bloc et en guise de clin d'oeil à la même imprimé sur une feuille qu'elle brandit d'ailleurs pendant sa marche un parapluie arc-en-ciel puisque elle était accusée par les policiers et les gendarmes de déclencher des violences dès lors qu'elle brandissait son parapluie arc-en-ciel en hauteur et voilà elle est là elle également et là vous voyez voilà la CFTC qui arrive le syndicat réformiste avec les leaders syndicaux qui sont toujours de toute façon encadrés par un service de sécurité mise en place par les syndicats qui est assez imposant pour l'instant tout ce déroule dans le calme mais ce qu'on peut noter et c'est peut-être ceux qui diffèrent par rapport à ce qu'on a pu constater au cours des dernières semaines c'est que la réforme des retraites n'est pas dans de nombreuses bouches aujourd'hui on entend plutôt des slogans anti Macron des slogans Antipolis donc on a le sentiment ici que la colère s'était tendue à bien d'autres domaines que simplement la réforme des retraites allez on le sent ça peut être est-ce que les syndicats eux ont bien compris que la réforme des retraites vous dites que non officiellement non ils veulent le retrait de la réforme il a compris que ce serait difficile de faire reculer le gouvernement et veut surfer sur sur renouveau des syndicats parce qu'il y a quelques temps on les disait non tout à fait ils vivent un vrai nouveau de longtemps déjà ils ont prouvé ça je pense que c'est déjà une victoire pour eux qu'il savait faire monter un mouvement le faire grossir l'inscrire dans le temps et qui se déroule à peu près calmement parce que c'est vrai que les prés quand même dans la grande Histoire des choses par rapport à ce que on aurait pu craindre le tout se passe quand même un peu près correctement ils perdent les syndicats perdent quand même pas de vue le fait que à la fin c'est quand même les 64 ans qui jouent parce que justement toujours dans cet objectif de renaissance des syndicats une victoire aussi faible soit-elle mais une victoire et un retrait donc un retrait des 64 ans serait un coup de boost beaucoup plus important que toutes les manifestations bien organisées pour eux donc ils espèrent ils font quand même tout pour arriver à leur fin effectivement après il ne nie pas que les gens soient aussi présents pour d'autres choses il pointe effectivement l'inflation les pertes de pouvoir d'achat qui sont aussi des des choses qui peuvent pousser ou de nombreux Français adjoindre à ces défilés c'est défilé sur la forme des retraites vous voyez sur cette image Jean-Luc Mélenchon qui est présent et on va rester avec avec Vincent roseron puisque le leader de la France insoumise devrait s'exprimer dans un instant on voit plusieurs députés de la France insoumise avec lui il me semble que c'était avec Coquerel de dos on le voit Jean-Luc Mélenchon qui semble prendre la parole comment on rend on l'écoute allez c'est bon là alors siège qui me lance là si j'étais pas besoin de médiation et Elisabeth borne a dit on mettra pas [Musique] [Applaudissements] encore un peu je rappelle je crois que l'attitude de Madame borne ne nous laisse au fond la possibilité que d'un seul mot d'ordre qu'elle s'en aille elle et sa réforme et je crois que c'était utile que des propositions soient faites Laurent Berger la flèche j'en ai fait moi aussi une qui était de remettre tout le dossier des retraites au conseil d'administration de la sécurité sociale et ce pouvoir ne veut rien sinon que de faire passer de force son texte par conséquent depuis le soir du 49-3 et de la motion de censure surtout la France marche hors des clous et c'est à nous de trouver un chemin mais il ne nous en est pas laissé d'autres que de répéter retrait retrait retrait inlassablement et de nous en donner les moyens par tous les moyens pacifiques et démocratiques qui sont à notre portée la grève la manifestation le blocage les rassemblements les assemblées citoyennes de manière à être à la hauteur de la liberté que nous réclamons je rappelle que nous ne sommes pas dans une querelle si j'ose dire ou une une dispute ordinaire nous parlons de deux ans de vie qui sont dérobées aux salariés c'est de ça dont on parle le sujet ça n'est ni madame borne ni ses fantasme ni monsieur Macron et ses fantasmes et leurs besoins à tous les deux incompréhensibles d'une autorité brutale qu'ils affirment de manière provocatrice c'est le droit que ces personnes se sont données contre toute majorité parlementaire et populaire de voler deux ans de vie aux gens voilà ce dont ne veut pas le peuple français et j'espère que cette manifestation aujourd'hui qui va être très ample qui voit l'entrée massive de la Genèse dans la lutte va se dérouler tout au long dans le sang-froid et le contrôle par nous-mêmes face à toutes les provocations je demande à tout le monde de bien comprendre qu'un ministre de l'Intérieur qui est capable d'organiser un traquenard comme celui qui a été mis en place afin de Soline est absolument capable de toutes les provocations à chacun d'entre nous de faire preuve de sang-froid et de volonté d'action Pacifique car la violence et le moyen qu'utilise le ministre de l'Intérieur pour invisibiliser le mouvement social et la propre maîtrise que ce mouvement a de l'huile du modèle dit qu'il faut prendre cette main tendue de Laurent Berger est-ce que c'est un tournant est-ce que la majorité est en train de se fissurer alors je pense qu'il y a dans la majorité des gens qui ont déjà été élus et qui avant d'être ministre ou président de la République on fait l'expérience du suffrage universel du rapport de conviction alors ces gens-là sont beaucoup plus normaux que les illuminés qui nous dirigent et ils se rendent compte que ici c'est la France et c'est pas un pays qui se mène à coup de trick il faut quel que soit la force qu'on reconnaît à la loi et l'idée qu'on sait de la Constitution il faut aussi qu'il y a un consentement à l'autorité c'est la règle de toute manière de toute façon de de gouverner un grand peuple voilà donc je qu'en effet beaucoup de gens dans la majorité relatives car vous voudrez bien vous rappeler qu'il n'y a pas de majorité ce disque tout ça est fou que cette manière de provoquer continuellement le peuple français ne mène nulle part quoi mais protéger mais c'est une activité c'est la lutte la liberté elle ne se négocie pas elle se pratique la pratique de notre liberté c'est que nous voulons pas de la retraite à 64 ans ça me paraît clair il n'y a pas de légitimité parlementaire nous sommes paraît-il une démocratie nous sommes en train d'évoluer vers un mode autoritaire que tout le monde constate et est violent autoritaire et violent et donc que faut-il faire et bien continuer c'est la seule chose qui est à notre portée qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'autres et bien c'est une volonté contre une autre celle du peuple français contre capucins de personnes au gouvernement qui prétendent avoir le dernier mot qui ne l'auront pas donc je le redis la lutte continue elle doit continuer jusqu'au retrait et puisque les deux vont ensemble le retrait et le départ de Madame born qu'est-ce que vous voulez que nous fassions d'autres que de maintenir notre avis et bien le voici il est dans la rue quel est votre meilleur arme le Conseil constitutionnel ou les manifestations dans la rue la meilleure garantie que l'on est c'est de s'occuper soi-même de ses affaires et il est évident que le meilleur dispositif qu'on a c'est la grève c'est l'assemblée citoyenne qui bloque à rond-point ce sont ces choses là après le Conseil constitutionnel évidemment un très grand pouvoir le Conseil constitutionnel a déjà abrogé un 24 décembre toute une loi de finance alors pardon parce que ça n'avait pas respecté la forme par conséquent le Conseil constitutionnel peut parfaitement dire que comme ce gouvernement a pour la première fois de l'histoire les Boutabout tous les dispositifs autoritaires ils annulent parce que c'est pas ça une démocratie parlementaire mais mais quand va-t-on s'arrêter écoutez j'ai tellement vu de choses au long de ma vie de militants que je suis très surpris du temps qu'on prend vis-à-vis de moi et des insoumis alors nous voici accusés d'à peu près tout bon j'y vois une diversion mais je me dis à la fin ça se termine comment est-ce qu'ils ont en plus la tension d'interdire les insoumis est-ce que le président Macron s'imagine qu'il va appliquer l'article 16 pour lutter contre le dangereux révolutionnaire que je suis en effet et d'autres enfin tout ça est une mauvaise plaisanterie il est temps maintenant de traiter le seul et unique problème qu'il a sous les yeux c'est-à-dire ces millions de braves gens qui ne veulent pas de la retraite à 64 ans vous avez compris cette fois-ci Président on n'en veut pas voilà voilà qui est simple et clair et ça va durer le temps qu'il faudra on en veut pas voilà une suspension vous irez à défaut d'un retrait une suspension de deux moules apparemment je ne suis pas invité à négocier ni moi ni les insoumis ni la nuit Pesse alors que ce dont c'est le rôle s'en charge et nous verrons bien ce que nous verrons voilà ils prennent leur responsabilités moi je prends les miennes au nom de mes amis insoumis qui est d'appeler à la lutte et à la persévérance dans la lutte après nous verrons nous suivons les institutions lui répondaient quoi il a pas tort mais nous n'y avons jamais cru donc c'est pas une nouveauté c'est marqué dans notre programme nous sommes partisans du passage à une sixième république et savez-vous pourquoi c'est parce que nous considérons que la Cinquième République a un contenu monarchique qui vient d'éclater sous les yeux de tout le monde pendant cette affaire de retraite mais par contre ce que je peux dire c'est que n'étant pas partisan de la Cinquième République il me semble que je la respecte davantage que le Président de la République lui-même parce que si quelqu'un est en train d'élégitimer les institutions c'est bien lui avec les méthodes brutales qui l'utilisent voilà c'est bon merci à tout le monde [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] très favorable le fait que certains politiques s'en mêlent et surtout tous les syndicats n'ont pas la même proximité avec les mêmes partis politiques donc dans le fait de vouloir maintenir un inter syndical uni il a été estimé préférable par tout le monde de maintenir les la France insoumise en particulier et même les politiques en général hors des cortèges enfin prêt libre à eux de venir de manifester mais ils ne feront ils ne sont pas les bienvenus dans le cortège de tête on retrouve les syndicats bon premier on en parle semaine décisif pour la CGT expliquez-moi ce qui se passe tout simplement ce qui se passe c'est que Philippe Martinez a annoncé de longue date qu'il ne serait qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession son mandat de 3 ans arrive à son terme il a proposé une personne pour le remplacer une dénommée Marie buisson qui vient de l'éducation nationale voilà cette Ré avec plusieurs mois un peu pour enfin le film Martinet a essayé de lui mettre le pied à l'étrier plusieurs mois voilà pour pour en faire une candidate légitime à son poste on la voit très peu et on la voit très peu elle imprime pas est-ce que c'est parce qu'elle est pas à l'aise devant les caméras est-ce que je n'en sais rien ça j'avoue que j'ai pas le pas le fin mot de l'histoire le tout est que elle n'a pas su euh imposer sa légitimité il y a tout un courant au sein de la CGT qui est beaucoup plus radical que Philippe Martinez c'est possible voilà et qui préférerait voir quelqu'un de plus à leur image à la tête de de la CGT et donc tout ça a couvé pendant très longtemps parce que comme la CGT c'est bien le faire on fait pas trop éclater les choses officiellement être plutôt en coulisse donc pour le moment on avait vend de réunions qui se passait mal de choses comme ça mais ça restait au sein des des organes internes et donc depuis lundi le fameux 53e congrès qui doivent voilà il y a un congrès il y a le Congrès qui commence lundi effectivement ça commence dans lundi qui se termine vendredi et voilà qui là cette fois toutes les toutes les colères toutes les toutes les luttes qui étaient un peu cachés ressortent au grand jour et donc effectivement on voit des tensions entre plusieurs courants en ACGT voilà qui ont commencé des lundis et qui pourrait continuer vendredi soir il y aura un nouveau secrétaire général à la CGT vendredi matin même vendredi matin l'annonce doit avoir lieu le vendredi matin si tout se passe bien donc vous m'avez parlé de Marie buisson qui finalement semble retrouver un peu en difficulté alors qu'elle avait visiblement une avenue pour succéder à Philippe Martinez on évoquait Olivier matheux tout à l'heure et il y a d'autres noms un autre nom qui est ressorti celui Céline verzedetti exactement donc Marie buisson et ses libertés sont les deux candidatures les plus sérieux si je veux dire Olivier matheux étant quand même je vous ai trop radical voilà alors bon on est la CGT à l'habitude de créer des surprises on se rappelle qu'en 2013 plusieurs candidats étaient aussi en position pour prendre le poste et puis finalement c'est un Thierry Lepan qui sortait un peu de nulle part qui avait fini par l'avoir donc je j'ai pas de boule de cristal je me méfierai mais à l'heure actuelle les deux candidatures les plus sérieux sont effectivement donc celle de Marie buisson poussée par le bureau actuel dont Philippe Martinez et donc Céline Verzeletti à la fois pas trop éloigné du bureau actuel et en même temps ayant un profil jugé plus compatible plus vindicatif et qui donc conviendrait mieux pour faire une sorte de synthèse entre les différents courants il va disparaître presque du jour au lendemain si les partenaires c'est à dire que s'il y a une nouvelle manifestation la semaine prochaine ce qui peut être le cas Thomas on n'imagine pas les syndicats de dire ça y est on arrête dans la tête du cortège à côté de Laurent Berger il y aura une autre personnalité il y aura effectivement une autre personnalité alors techniquement même aujourd'hui enfin Philippe Martinez n'est déjà plus le secrétaire général de la société le premier jour du concret donc hier on élit un Comité pour la durée du Congrès qui donc est venu remplacer et Martinez donc bien sûr surtout en l'absence d'un autre secrétaire général il était la personnalité publique numéro 1 à Clermont-Ferrand donc il a toujours été très visible mais effectivement il a dit qu'il continuerait à manifester mais il n'aura plus le même rôle dès la semaine prochaine effectivement grand j'ai une dernière question avant de vous relâcher il est 15h03 nous sommes en direct pour suivre cette nouvelle journée de manifestation il y a beaucoup de jeunes dans la la manifestation depuis l'utilisation du 49-3 il d'après deux semaines le nombre de jeunes dans les cortèges ont explosé ça c'est à prendre en compte évidemment parce que dans l'Inter syndical il y a les syndicats de jeunes tout à fait tout à fait alors aussi alors il y a effectivement le 49.3 qui a dû pousser beaucoup de jeunes sur un moment plus inquiet pour la démocratie pour leur retraite dans la rue mais surtout de façon beaucoup plus de terre à terre il y a les épreuves du bac oui qui sont passés les épreuves spécialisées et forcément forcément une fois libéré de cette contrainte les jeunes enfin les organisations jeunes il est jeune en général ce sont plus massivement mobilisés voilà effectivement c'est un bol d'air assez salvateur pour les syndicats puisque là où certains travailleurs pouvaient commencer à attirer la langue financièrement et puis après plusieurs semaines de mobilisation grève et ben toutes ces personnes qui baissent un peu les bras ont été remplacés par une arrivée effectivement massive de jeunes qu'on voit qu'on voit très clairement dans les cortèges qui sont pas mal mis en avant par les syndicats merci beaucoup en grand d'être venu sur ce plateau alors ce que je vous propose c'est qu'on garde cette cette image évidemment de la rue parce que c'est très important cette nouvelle journée de mobilisation la dixième contre la réforme des retraites et puis on écoute ce qu'il se passe à l'Assemblée nationale parce qu'il y a les questions au Gouvernement cet après-midi les questions qui ont l'imagine seront axés sur cette réforme des retraites merci beaucoup Thomas grand on jette une oreille à l'Assemblée nationale et puis on revient dans quelques instants la capitalisation la capacité à préparer leur avenir la capacité à investir ils l'ont ils l'ont toujours eu et ils seront toujours sortir ce qui m'intéresse et ce qui m'inquiète le plus sont ceux justement qui n'ont pas les moyens de préparer l'avenir et c'est pour eux que nous sauvons ce système de retraite c'est parce que la réforme que nous portons permet de conserver un système de retraite qui leur permettra eux les plus fragiles d'avoir un revenu descend une fois lors du repos arrivée je vous remercie monsieur le ministre allez-y monstres que les propos du groupe GDR n'appelaient aucune réponse du gouvernement la seule réponse qui vaille pour nous désormais c'est le vote des Français seuls dénouement démocratique dont nous ne doutons pas qu'il sanctionne définitivement le retrait de cette réforme je vous remercie mon cher collègue la parole est à Monsieur Jean-Marie Fiévet pour le groupe Renaissance merci madame la Présidente ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer ce samedi 25 mars à Sainte-Soline nos efforts nos forces de l'ordre ont été la cible de plusieurs milliers d'individus radicaux violents infiltrés dans les manifestation non autorisée contre les réserves de substitution et armées de cocktail Molotov de mortier de hache et d'autres projectiles très dangereux face à cette violence résultat d'une tristesse accablante nous avons assisté à des scènes d'affrontements choquantes au cours desquelles des véhicules de nos forces de l'ordre ont été incendiés et de nombreuses personnes blessées je tiens d'ailleurs au nom du groupe Renaissance à souhaiter un bon établissement à tous les blessés ainsi qu'à apporter nos soutiens à nos forces de l'ordre pour leur engagement qui [Applaudissements] récupère j'ai aussi une pensée pour nos sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres et pour le SAMU qui a su répondre présent mais également pour nous agriculteurs qui subissent depuis plusieurs mois dégradation et menaces face à ces images intolérables et à l'inverse des élus de la nupes présents à manifestation ou qui se réjouissent des ordres sociales au point de lancer des fake news en allant jusqu'à annoncer hier la mort d'un manifestants j'en appelle à l'apaisement et à la raison non non déplaise à certains notre démocratie prévoit le droit aux opposants de manifester pacifiquement mais en aucun cas l'usage de la violence et les manifestations illégales ainsi Monsieur le Ministre pourriez-vous nous indiquer quelle mesure vendez-vous prendre face à des événements d'une violence inacceptable personne au-dessus de nos lois et de telles affrontements ne peuvent et ne doivent se reproduire quelle mesure prévoyez-vous vis-à-vis des organisateurs tels que les collectifs bassines non merci ou encore l'association le soulèvement de la terre qui était à l'initiative de cette manifestation bien qu'elle soit interdite je vous remercie je vous remercie mon cher collègue la parole est à Monsieur Gérald Darmanin ministre de l'Intérieur et des Outre-mer merci madame la Présidente permettez-moi madame la Présidente tout d'abord d'avoir au nom de l'après ministre et du gouvernement une pensée pour le maréchal des logis chefs Arnaud blanc militaire du GIGN mort en mission voilà quelques jours malheureusement en Guyane [Applaudissements] merci pour pour lui pour le GIGN et pour sa famille monsieur le député vous m'interrogez dans votre département vous le savez ce week-end c'est passé des événements inqualifiables la préfète des Deux-Sèvres depuis plusieurs jours depuis le 17 mars avait interdite la manifestation à Sainte-Soline et aux abords de sainte Soline et par deux conférences de presse et par celle de Monsieur le Procureur de la République chacun connaissait cette interdiction de manifestation nous avons parce que nous savions malheureusement depuis six mois et le premier événement à Sainte Céline qui avait déjà fait naître 61 gendarmes blessés dans plusieurs très gravement des confrontations radicales avec comme vous l'avez dit des violences inacceptables contre les biens et surtout contre les personnes évidemment les 47 militaires de la gendarmerie mais également plusieurs manifestants et je veux aussi avoir une pensée pour ceux qui luttent pour la vie en ce moment et pour les blesser et je veux dire bien évidemment notre compassion à chacune et chacun puisque aucune cause ne peut justifier ces violences cependant je constate comme vous l'extrême violence de certains groupuscules ont les services de renseignement des montres qui sont à la fois fichés par les services de renseignement parfois depuis de très nombreuses années et qui sont responsables de grandes violences et je pense notamment évidemment au groupement de faits des soulèvements de la terre plusieurs envahissements d'entreprises plusieurs exactions fortes contre les forces de l'ordre plusieurs destructions de biens plusieurs des centaines de gendarmes ou de policiers blessés plusieurs en effet appel à l'insurrection j'ai donc décidé d'engager la dissolution des soulèvements de la terre que je proposerai après contradictoire à un prochain conseil des ministres je [Musique] je vous rassemblement national merci madame la Présidente ma question s'adresse à Monsieur le Ministre de Gérald Darmanin le ministre de l'Intérieur depuis l'Assemblée nationale où se déroule en ce moment les questions au Gouvernement Christophe Cornavin bonjour bonjour tiens c'est lié tout ça sans solide les manifestations de jeudi dernier il y a un climat de violence en ce moment oui en fait les pouvoirs publics pensent qu'il y a une alliance objective en tout cas vers avec le ciment de l'ultra gauche entre les échos guerriers et les casseurs de sainte Soline et les et les apôtres de la guérilla urbaine à Paris c'est les mêmes c'est les mêmes personnes d'ailleurs le préfet de police pas plus tard que que samedi avait déjà anticipé le fait que les émeutiers de sainte-soling viennent gonfler les rangs de la de la de la manifestation des casseurs de la manifestation d'aujourd'hui à Paris et là on vient de je vais recevoir un message de la qui alors où l'on parle me dit qu'il y a un bloc de plusieurs centaines de personnes qui viennent se constituer et qui se colle à la tête du cortège syndical et il est en train de tenter de bloquer la progression d'un manifestance c'est-à-dire que on a on risque quand même pour l'instant même si sur les sur nos images c'est ça l'assemble plutôt calme on peut quand même se préparer à une fin de de manifestation agitée il faut quand même savoir que on l'avait vu la semaine dernière place de l'Opéra dans la dernière manif il y a eu de jeudi il y a eu 450 il y avait eu plus de 900 feux qui avait été allumés sur le le parcours du défilé à Sainte Soline en fait c'est c'est la même chose c'est-à-dire que moi j'ai noté là il y a eu un petit bilan qui a été fait juste avant les manifestations à Sainte Soline pour essayer de désarmer les les gens qui qui voulaient qui voulaient s'en prendre au gendarmes et avant même qu'ils passent à la source les forces de l'ordre leur ont retiré 62 couteaux 67 boules de pétanque avant même qu'il passe à la sauce 62 couteaux 67 boules de pétanque 6 bidons d'essence d'une dizaine de pierres et de parpaing des haches 13h et machette des matraques des battes de baseball des bombes aérosols et près de 70 équipement et une centaine de de d'outils diverses et variés qui normalement certes à faire de l'agriculture mais en l'espèce était plutôt là pour faire mal aux forces de l'ordre donc c'est à dire qu'en fait on est vraiment sur une espèce de de de de contest constellation rouge et noir que l'on a vu à l'oeuvre à Paris jeudi que l'on a vu à l'œuvre à Sainte Soline ce week-end et que nous risquons hélas de revoir de nouveau à l'oeuvre ce soir dans la capitale si effectivement ce premier bloc là qui est en train de se former passe à l'action nous avons ces images en direct pour l'instant les images place de la République des images dans le cortège en haut à droite et puis l'Assemblée nationale ou se déroule en ce moment les questions gouvernement nous verrons dans un instant si nous avons des questions sur cette réforme des retraites à Elisabeth borne notamment on a entendu il y a un instant Gérald Darmanin donc vous me dites que les manifestants de sainte-solin ce week-end sont les mêmes que les casseurs sont les mêmes que ceux que nous avons vu jeudi et que nous verrons peut-être plus tard dans la journée alors ce sont peut-être pas forcément tous les mêmes c'est-à-dire que en fait dans la dans la manifestation de jeudi nous on avait interrogé les notamment les forces de l'ordre qui avait procédé aux quelques 450 interpellations et il il savait que dans une grande majorité des cas ceux qui a été interpellé c'était à ceux qui étaient les plus novices les moins expérimentés ceux qui ne connaissent pas justement ces techniques de guérir urbaine dont on parlait à l'instant et donc beaucoup de Lyciens beaucoup de collégiens qui sont venus finalement je chat à la souris et parfois aller plus en avant encore contre les forces de l'ordre mais avant autour de il y a des des meneurs et ces meneurs là qui comme l'a dit préfet de police qui est assez bien renseigné j'imagine font un peu ce greffe un petit peu surtout tous les mouvements sociaux qui sont de nature à pouvoir semer le trou derrière c'est à dire que entre vous et moi je pense que ils sont pas Thibault forcément tout à fait préoccupé par la pénibilité au travail ou par l'âge pivot 64 ans vraiment pas de réforme des retraites sur cette question mais plus du tout c'est à dire qu'en fait eux ils sont dans une logique qui est celle de la de la de la casse de la casse républicaine de la de de de l'attaque contre les symboles du capitalisme contre les les assauts contre les forces de l'ordre et peu importe finalement la cause pourvu qu'ils aient l'ivresse de la violence et et là on est véritablement dans ce dans ce schéma là et et et et et ce n'est pas forcément qu'un fanman Français parce que on s'est rendu compte qu'à sainte Soline et les étranges il y avait des étrangers notamment des des Italiens des Allemands il faut quand même rappeler que le berceau a des Black Blocs sont que ces fameux schwarzen block dont on a déjà parlé à Berlin dans les années à expliquer voilà dans le Barlin dans les années 80 donc des donc c'est vraiment le perso des Black Blocs et et talent et il y a encore des des éléments qui ont qui ont franchi le rein pour être pour être dans les Deux-Sèvres ce week-end et qu'on attend et là ça à Paris parce que il y a cette cette culture européenne de la de la détestation du capitalisme ou qu'il soit que ce soit dans les grands sommets internationaux l'OTAN le G7 etc etc nous sommes toujours en direct avec Erik sotti qui pose une question au gouvernement vous avez aperçu en haut à droite Fabien Roussel il y a quelques instants on essaiera de l'entendre n'est pas loin on essaiera d'interroger le leader des comics qui n'est visiblement pas dans l'Assemblée nationale l'hémicycle de l'Assemblée nationale aujourd'hui on est entré dans autre chose depuis jeudi dernier et j'en reviens à Christophe assez manifestations avec un symbole hier Gérald Darmanin le ministre de l'Intérieur vous voyez ici à l'image en direct c'est exprimé il est venu avant la manifestation ça c'était une première pourquoi pour montrer que l'ordre est à l'état en fait il est d'après moi il est venu pour pour deux raisons c'est à dire que il a de hier vous l'avez peut-être remarqué de ni beaucoup de solennités à sa prise de parole c'est-à-dire que il aurait pu le faire comme il aurait pu le faire à l'occasion au gouvernement il aurait pu le faire là le pupitre à Bovo il venait de il venait de rencontrer les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie les responsables des services de renseignement et l'idée était selon moi de dire deux choses un c'était pour solenniser un peu l'idée selon laquelle effectivement on a changé de on a changé de paradigme en quelques jours c'est à dire que depuis trois mois qui est lancé ce mouvement de protestation sociale tout le monde se félicitait du calme relatif et de l'esprit de Concorde qui pouvait même si évidemment des noms régulièrement ici on en parlait on voyait quelques affrontements très minimes et puis tout rentrer dans le calme assez vite et tout d'un coup il y a eu cette ce fameux 16 tout à fait niveau se basculement du 16 mars qui tout d'un coup c'est c'est traduit par une espèce de bouffée de violence c'est le jour de l'utilisation du 49-3 voilà avec 40 je peux vous le dire d'ailleurs nous étions avec Julien Leclerc qui est dans la manifestations aujourd'hui à l'Assemblée nationale ce jour-là nous sommes partis place de la Concorde donc tout de suite le soir il y a eu un rassemblement avec tout de suite des jeunes et tout de suite des violences oui c'est à dire qu'en brandissant le 49-3 j'ai l'impression que le sang le savoir le gouvernement a appuyé sur un sur un bouton qui est qui a déclenché la violence Christophe on y revient évidemment mais d'abord on va sur le terrain Vincent roserand vous êtes avec Fabien Roussel il n'est pas dans l'hémicycle aujourd'hui le leader des communistes il et même d'ailleurs que il ne voyait plus vraiment à quoi ça servait de siéger dans le à l'Assemblée nationale puisque l'assemblée n'était plus écoutée [Musique] là finalement la réforme des retraites depuis peu de temps oui il y a une convergence depuis qu'il a suscité la colère des Français avec l'usage du 49-3 oui il y a une convergence de plus en plus grande entre les jeunes et le monde du travail c'est une nouveauté dans le mouvement aujourd'hui les jeunes c'est vraiment la est-ce qu'il pourrait faire basculer cette réforme des retraites c'est l'enjeu vous permettez que j'aille saluer bien sûr alors comme vous voyez voilà ce sont les jeunes communistes qui sont là c'est le cortège de la communiste et donc forcément Fabien Roussel va les saluer comme c'est le cas à chaque manifestation il y aura des avis qui revenaient juste après merci Vincent Rozon il a peut-être encore de questions ça devient Roussel il s'est enfui on le voit en fond ça veut dire Rousselle le point levé alors on parlait de ces manifestations de Gérald Darmanin qui est venu hier parler aux journalistes s'adresser aux Français d'une certaine manière parce que de nombreux casseurs sont attendus est-ce que vous avez des chiffres 1400 c'est ça effectivement près d'un près d'un millier de casseurs c'est paradoxalement un peu moins que ce que le nombre de casseurs qui avait été répertorié le jeudi dernier parce qu'on parlait plutôt de 2500 mais après il faut savoir il faut voir quels sont le profil des casseurs parce que jeudi dernier donc comme on l'a on l'a souligné parmi les casseurs il y a figurait quand même pas mal de pas mal de jeunes qui étaient pas forcément donc très aguerris si effectivement sur le millet de casseurs là on a véritablement des gens qui sont aux techniques des Black Blocs dont qu'on a pu à présenter actuellement je pense là effectivement il y aura beaucoup de fil à retordre pour les pour les forces de l'ordre Christophe Fabien Roussel a tenu progressive les revenus Vincent s'il vous plaît posez cette question à Fabien Roussel demandez-lui de préciser sa pensée lorsqu'il nous a dit j'hésite à siéger encore au Parlement parce que ça ne sert plus à grand chose peut-il nous dire ce qu'il voulait dire par là oui l'accélération de la réforme oui alors je vais essayer de lui poser la question vous vous interrogez d'ailleurs aujourd'hui vous n'êtes pas à l'Assemblée nationale et vous interrogé sur votre rôle à l'Assemblée nationale récemment c'est ça ouais aujourd'hui oui je fais le choix délibéré d'être ici avec les salariés et la jeunesse mais le groupe communiste et GDR est présent puisque mes collègues ubervulfranc Sébastien Jumel interrogero le gouvernement encore une fois pour leur demander de retirer cette réforme et nous ne lâcherons rien là-dessus nous continuerons nous continuerons tous ensemble de demander le retrait de la réforme à l'Assemblée nationale c'est pour ça que je vous dis que le gouvernement est dans une position intelable je vois pas comment ils peuvent mettre à l'ordre du jour des textes de loi important et y compris une réforme institutionnelle c'est impossible pour ils sont coincés et c'est quoi la suite alors on attend je vous conseille constitutionnel et on continue à faire des manifestations si le gouvernement ne veut pas rester immobile comme il le disent qu'il retire leur réformes et puis on va travailler mais là pour l'instant c'est pas possible mais vous avez entendu Olivier Véran ce midi Olivier du soft c'est Emmanuel Macron est-ce que vous y croyez non mais Olivier vérances apporte-parole une porte que de la parole c'est du vent et donc j'attends maintenant que le Président de la République prennent une décision d'accepter la main tendue des syndicats de se mettre autour de la table et d'annoncer la suspension de la réforme merci beaucoup en bâton alors des armes par destination notamment des des pédales de vélo qui peuvent ceux qui peuvent se manipuler en comme une espèce de rouet pour pour frapper sur les forces on les avait pas encore vu celle-là il y a même des tenues il y a une photo là qui vient d'être diffusé d'un manifestant qui qui est venu soi-disant protesté contre la femme des retraites mais sur lui il a une véritable tenue de de Robocop avec des avec une avec des joues des genouillères des coudières une espèce de protège thorax des épaulettes etc quasiment toutes les manifestations ensemble depuis le mois de janvier vous me disiez oui quelques interpellations une vingtaine une trentaine on a retrouvé quelques là c'est tout à fait autre chose là on change là on est vraiment on a changé de on a changé de de dimensions de braquet on est passé sur des sur des gens qui vraiment faire mal il faut quand même rappeler que depuis le 16 mars dernier le ministère de l'Intérieur a fait état de 891 policiers et gendarmes blessés dans le cadre d'action violente qui sont généralement menés en dehors des cortèges traditionnels mais lors donc des cortèges sauvages ce qui fait du 90 90 victimes par jour dans les forces de l'ordre donc il y a vraiment il y a vraiment on a changé de cap et c'est pour ça que pour finir et répondre plus précisément à votre question si le ministre de l'Intérieur à a pris la parole c'est pour attirer l'attention hier voilà à la place de la Place Beauvau c'est juste pour pour montrer que on est quand même on est rentré dans quelque chose de différent que le que le pays est en train de chavirer ou en tout cas pourrait chavirer dans un dans un épisode qui pourra prendre des formations incontrôlables et donc ça lui a permis de d'appeler au calme d'appeler au calme les manifestants d'appeler au calme les syndicats peut-être lui aussi le le la sagesse ou en tout cas le professionnelisme des syndicats mais c'est aussi une posture politique le gouvernement veut incarner l'ordre et alors si on va dans la posture politique on peut effectivement dire qu'il y a une incarnation de l'ordre et puis on peut amener plus loin c'est que en disant ça on peut imaginer que le gouvernement cherche aussi à faire en sorte de vider la salle faire en sorte que plus on dise qu'une manifestation violente moins il y aura de monde parce que bah oui et d'ailleurs c'est c'est vrai parce que à force de dire que les que les cortèges sont devenus hyper dangereux et qui à chaque fois un grand nombre de blessés les retraités qui étaient là pendant notamment les quatre cinq six septième et 8e journée nationale d'action ne sont plus là les familles ont disparu aussi du décor ne reste maintenant que les militants syndicaux et les casseurs qui qui veulent en découdre à la tête du cortège et ça c'est tout à fait nouveau je voudrais juste souligner une dernière chose qui est importante dans le corps dans le cortège parisien je ne sais pas si on peut avoir cette cette confirmation depuis le terrain avec nos reporteurs mais il est il est il est apparu notamment sur les sur les réseaux sociaux et j'ai pas confirmation police non plus mais ça a l'air sérieux que le service d'ordre de la CGT qui est extrêmement précieux dans ce genre de de de de de de garantie de de calme dans le ne sera pas là aujourd'hui alors je vous convient tout de suite puisque Thomas grand est avec nous il y a de ça une petite demi-heure spécialiste des syndicats nous expliquer que non le service de l'ordre de la CGT n'était pas présent pour la simple et bonne raison qu'il y a un congrès de la CGT ce week-end que ce congrès a lieu à Clermont-Ferrand et que donc la CG est à Clermont-Ferrand depuis lundi donc non en effet Christophe je vous confirme il n'y a pas de des gros bras de la CGT comme comme on les appelle donc c'est vraiment une information qui est assez inquiétante parce que ils étaient là ça n'a pas serviable grand chose d'endiguer totalement la montée de violence non ça n'a pas permis mais pendant les 8 premiers jours je peux vous promettre que ça a beaucoup aidé et le fait que le fait qu'elle ne soit pas là ben ça peut ça peut laisser apparaître des failles assez importantes dans le dans le dans le dans le dans la dans le dans la dans le dans les rangs des manifestants traditionnels que bien sûr cherche à pénétrer en permanence les casseurs parce que pour eux c'est véritablement il se sert beaucoup de la foule d'entraînement donc c'est à dire de ceux qui seraient là pour manifester pacifiquement à la base voyons c'est violence pourrait suivre les questions alors que le service d'art de j'étais lui retient ce genre de débordement la CGT a tout intérêt à ce que ce mouvement reste reste un mouvement social ou des revendications puissent s'exprimer de manière claire et intelligible et à partir du moment où les Black Blocs confisquent la parole et l'intention des médias évidemment pour pour la CGT pour toutes les organisations pour toute la terre syndicale c'est une catastrophe et donc le fait que les services d'ordre puissent garantir l'intégrité du du cordon du du défilé habituel c'est absolument essentiel s'il y a pas ça les Black Box risque de passer à l'action et de retourner après dans parmi la foule pour se cacher et faire comme ça des stops and go technique de harcèlement et après trouver refuge dans les parmi les manifestants et ce serait extrêmement dur à gérer derrière on a eu des chiffres 13000 policiers et gendarmes déployés par tout en France la dernière fois qu'il y avait autant de moyens c'était lors de la demi-finale France Maroc au modèle 2022 [Musique] parce qu'en fait parce que ça veut dire que vous avez quand même c'est 13000 personnes en plus parce que c'est pas 13000 policiers pour toute la France c'est 13000 personnes qui sont figées sur cette mission là d'accord c'est-à-dire qu'en fait après il y a tous les autres policiers qui font habituels de circulation anti-criminalité en cas de PSG etc que là il y a on a de dire que là je pense que le ministère de l'Intérieur a puisé dans ces dans ces réserves pour pour pouvoir mettre sur l'étagère autant d'hommes ça veut dire c'est 90 unités de force mobile c'est à dire 80 ensemble soit de gendarmes mobiles soit de CRS qui ont été qui ont été mobilisés aujourd'hui ça fait 5500 personnes à Paris faut pas complètement saturé de deux chiffres mais il faut quand même considérer que effectivement c'est c'est des ambiances de de finale ou de demi-finale de la Coupe du monde ça va être CDC des très très grands événements comme le 14 juillet ou voilà c'est c'est on est vraiment à l'acné d'une mobilisation policière et et a priori je pense que c'est aussi un signe de la de la fin si une forme de crainte qu'actuellement l'exécutif de voir tout d'un coup ce mouvement complètement dévissé quoi donc et c'est pour ça qu'ils mettent le paquet que les soldats question de me rappeliez ce que vous nous avez dit en arrivant sur ce live vous avez une boucle avec toutes les informations une boucle de message un bloc un black bloc ce serait constitué alors pour l'instant nous on n'a pas d'image moi dans la boue dans un instant si lui il a vu quelque chose qu'est-ce qu'on vous dit sur cette bique donc à 14h38 donc un peu moins d'une heure presque une heure un bloc de plusieurs c'est joli un bloc de plusieurs centaines de personnes c'est constitué ils le cortège syndical de tête il bloque la progression des manifestants sur l'itinéraires à ce stade peu après cette même boucle police fait état de à 15 heures donc il y a une demi-heure de 18 interpellés ce que veut dire qu'on n'est pas non plus encore dans quelque chose de de particulièrement dentiste on peut pas dire mais 18 interpellés ça montre que déjà il y a comme un frémissement et on voit qu'il y a un itinéraire bis qui vient d'être utilisé c'est à dire que manifestement je vois à 15h11 donc à 20 minutes il y a eu une séparation du cortège alors généralement c'est pour éviter les thromboses faire en sorte que quand le cortège s'il est dans une dans un axe il ne soit pas trop ralenti voir à l'arrêt il faut parce que l'idée c'est qu'il faut qu'il reste un peu dynamique qui continue à avancer parce que jusqu'à maintenant le préfet de police a toujours fait en sorte que et parfois dans la douleur on l'a vu jeudi le dernier que les cortèges arrivent à bon terme et là il faut absolument qu'ils arrivent à la à la nation quitte à ce qu'il se sépare en deux en deux branches merci beaucoup Christophe Cornavin on va rejoindre tout de suite Damien Canivez Damien comment ça se passe autour de vous Christophe nous disait qu'il y avait potentiellement la formation d'un blog d'un black bloc est-ce que c'est le cas est-ce que pour l'instant c'est calme nous avons des images nous sur ce ces quatre écrans qui montrent que tout se passe plutôt bien dites nous ce qu'il en est Damien c'est vrai que ça se passe plutôt dans le calme pour le moment cette manifestation Thibault Gauthier alors peut-être que les contrôles en amont de la de la manifestation donc Christophe cordemain vient de parler ont porté leurs fruits puisque 6400 contrôle ont été effectués dans les nôtres je vous rappelle puisque on a été contrôlé à titre personnel à deux reprises ce qui prouve bien que la police était extrêmement présente aux abords de la place de la République et je parle bien de contrôle parce qu'il n'y a pas eu d'arrestation préventive vous savez que des leaders syndicaux enfin des leaders de gauche notamment et et certains militants ont accusé la préfecture de police de Paris de de d'effectuer des des arrestations préventives chose que le préfet de tourisme a démenti et bien il n'y a pas eu effectivement d'arrestation préventive sous notre et il faut dire que aujourd'hui le préfet de police est regardé de très près puisque la Défenseur des droits clair et don est a priori la préfecture de police de Paris elle a été invitée par le préfet de police pour voir comment les forces de l'ordre travailler sur le terrain et peut-être aussi esclier à cette à ce changement de doctrine mais pour le moment vous le voyez sur les images de Julien Leclerc nous sommes arrivés place de la Nation point final de cette manifestation et tout se déroule pour le moment dans le calme Christophe Cornavin avait parfaitement raison de parler de Black Bloc qui s'est constitué d'ailleurs assez tôt dans cette manifestation puisque on a vu des éléments voilà radicaux en habits en noir comme on a l'habitude de le voir maintenant depuis plusieurs semaines dans les manifestations mais ils ne sont pas passés à l'action voilà alors peut-être que la stratégie de la police a porté ses fruits peut-être le fait d'encadrer cette manifestation comme ils l'ont fait avec le cordon de gendarmerie a fonctionné en attendant c'est plutôt calme les manifestants sont au centre de cette place de la Nation et sont en train voilà de de terminer leur marche qui s'est amorcée tout à l'heure place de la République à 14h à Paris nous dit que certains manifestants sont déjà arrivés place de la Nation alors il y a deux itinéraires un qui partaient de best de République directement vers la place de la Nation qui contournait par la place de la Bastille donc vous voyez encore mal de monde dans les dans les cortèges pour barietti bonjour journaliste au service société du Figaro spécialiste des des questions de jeunesse d'éducation ils sont là les jeunes ils sont là ils sont là on l'avait déjà vu jeudi dernier et puis là ils sont de retour dans les rues ce mardi pour la dixième journée de mobilisation c'est pas forcément d'ailleurs leur dixième journée de mobilisation ce qu'on va le voir ensemble je pense ça fait pas si longtemps que ça qu'il y a autant de jeunes mobilisés de passer ces dernières semaines une petite idée mais vous allez nous expliquer tout ça pour que les jeunes se mobilisent tout à coup alors le gros virage c'est vraiment la semaine dernière on a bien vu avec tout ce qui s'est passé autour notamment de l'utilisation par le gouvernement à l'Assemblée du 49-3 ça c'est vrai que ça a beaucoup des plus à pas mal de gens d'ailleurs mais y compris aux jeunes ce week-end il y a quelque chose qui est venu par-dessus c'est tout ce qui s'est passé autour de la méga bassine de sainte Soline toutes les violences qui a eu c'est vrai que là les jeunes on sent qu'ils sont entrés dans une contestation non pas tellement du projet de réforme des retraites un petit peu mais c'est lointain pour beaucoup d'entre eux mais aussi contre vraiment tout le système contre le régime contre Emmanuel Macron d'ailleurs on le voit dans les slogans au-delà des retraites on appelle à des choses beaucoup plus larges à une mobilisation de la jeunesse beaucoup plus large mais je regardais cette image en haut à gauche Damien canivelle il y a un instant nous expliquer que la manifestation arrive la nation certains ne sont pas encore parti comme vous voyez de la place de la République l'utilisation de ce 49-3 ça a tout déclenché on sent que c'est et d'ailleurs on le sent aussi bien dans la bouche des étudiants des lycéens des jeunes mobilisés que de leur responsables syndicaux de jeunesse etc que c'est vraiment ça qui a fait qui a fait basculer un peu le mouvement d'ailleurs beaucoup de gens l'attendaient parce que c'est vrai que quand la jeunesse se mobilise comme d'ailleurs parfois d'autres tranches de la société mais c'est toujours un signal que voilà ça prend de l'ampleur et là c'est vrai qu'on a l'impression que c'est ce qui se passe il faudra attendre ce soir pour voir vraiment si la mobilisation a augmenté selon une note du renseignement territorial qui était cité par nos confrères de BFM de renseignement territorial avait estimé à 30000 le nombre de jeunes mobilisés jeudi et il s'attendait un doublement un triplement de la situation après il faudra vraiment voir ce soir enfin en fin de journée il faudra voir en fin de en fin de parcours en fin de journée pour voir notamment ce qui se passe dans parfois les violences et les débordements qui ont lieu à la fin des cortèges ça se manifeste comment dans dans les lycées par exemple est-ce qu'il y a des blocages alors dans les lycées oui le ministère de l'Éducation nationale faisait état de 53 incidences matin ça c'est les chiffres du ministère les organisations syndicales alors dans les incidents pour vous détailler il y a selon le ministère 14 blocages 27 blocages filtrant donc on laisse entrer certains élèves mais pas d'autres cette tentative de blocage donc qui ont échoué et cinq autres formes de perturbations si ça peut être des choses diverses des rassemblements des coupures d'électricité etc etc ça c'est les chiffres du ministère c'est moins un que que ceux de jeudi puisque le ministère faisait état de 78 incidents le matin 148 réévalués plus tard dans la journée et selon les organisations lycéennes on est plutôt à 450 500 lycées mobilisés bloqués donc vous voyez comme un peu parfois souvent les chiffres entre les syndicats et les policiers ici les chiffres entre le ministère et les syndicats c'est très différent mais en tout cas il y a des blocages il y a des mouvements un peu partout en France j'arrive pas à me rendre compte c'est important 60 50 60 70 non on est quand même loin de Mai 68 mais après c'est toujours très difficile de savoir exactement ce qui se passe d'autant plus que et c'est encore plus vrai on y viendra peut-être tout à l'heure avec l'enseignement supérieur c'est encore plus vrai là il peut avoir plusieurs antennes plusieurs sites plusieurs campus donc est-ce que parce que un site est bloqué vous dites toutes l'université est bloquée pas forcément enfin c'est vraiment compliqué à chiffrer des blocages ont été bloqués ah ça c'est notamment oui Assas Dauphine Cergy la semaine dernière c'était le cas là on voit encore un qui a des établissements bloqués aujourd'hui je pense à plusieurs IEP ainsi tu d'études politiques à plusieurs sites de l'Université Paris un Panthéon Sorbonne enfin voilà on voit qu'il y a des établissements perturbés mais alors là c'est encore plus difficile comme je disais à l'instant le ministère d'enseignement supérieur ne donne même pas de chiffres donc on en est vraiment réduit à faire un peu le tour des réseaux sociaux de nos correspondants sur place pour savoir ce qui se passe un petit peu dans chaque établissement on se souvient de blocus challenge ce hashtag lancé par Louis Boyard le député de la France insoumise n'a pas vraiment marché visiblement non alors c'est vrai que ça c'est quelque chose qui avait fait beaucoup parler parce que ça plaît vraiment à quelque chose voilà la méthode et puis le fait que ça soit un député de la nation qui appelle assez rassemblement voilà qui était lui-même qui était lui-même président d'un syndical lycéen donc voilà c'est vrai que il faut vraiment aller regarder dans chaque chaque ville parfois chaque quartier ce qui se passe mais ce qui est intéressant à constater c'est que au-delà des étudiants et des lycéens c'est aussi des jeunes travailleurs des jeunes salariés ou des jeunes sans activité qui se qui se mobilisent donc c'est vrai que c'est peut-être pas exactement en tout cas jusqu'ici ça n'était pas forcément un mouvement lycéen ou étudiant d'abord plutôt un mouvement de jeunes après avoir dans les semaines à venir comment ça va se transformer j'ai trois informations à vous donner je reprends mes questions Audes ça vient de tomber la grève des éboueurs à Paris est suspendu à partir de demain à la première information en direct également la gare Saint-Charles à Marseille et bloqué alors on se parle il est 15h43 et puis les premiers incidents ont eu à Bordeaux vous pouvez retrouver tout ça sur Le Figaro.fr dans le direct texte le live texte comme on l'appelle vous trouvez ça très facilement juste au-dessus juste en dessous de notre live vidéo sur le Figaro pour un FR en parlant des des lycées on a parlé tout à l'heure les profs les enseignants ils sont pas vraiment en grève alors très peu c'est vrai que ils ont été très mobilisés le premier jour des manifestations donc le 19 janvier ils étaient 38% donc ça peut citer c'était beaucoup et 38% encore une fois selon le ministère les syndicats avaient annoncé beaucoup plus mais là aujourd'hui selon le ministère toujours ils ne sont que 8% un peu plus de 8% donc c'est très peu on peut s'interroger on peut se demander pourquoi comme d'autres corps de métier c'est la dixième journée de mobilisation il commence à avoir de la fatigue de la lassitude et puis ils viennent évidemment un vrai impact sur les fiches de paix c'est pas c'est pas anodin donc c'est comme ça que que les syndicats l'expliquent mais c'est sûr que voilà 8% c'est pour pour les grévistes pour les mobiliser c'est pas une bonne nouvelle parce que c'est pas un très bon chiffrement que les transports sont des métiers qui sont assez leaders dans la contestation sociale les profs non en tout cas c'est vrai alors ils sont beaucoup moins syndiqués qu'avant aujourd'hui c'est un corps moins syndiqué mais qui reste quand même plus indiqué que d'autres en tout cas on voit une vraie différence donc je vous parlais par rapport au 19 janvier mais même par rapport à jeudi dernier ils étaient encore 21% selon le ministère là on passe à 8% c'est vrai qu'on voit une vraie différence certains ont demandé alors Laurent Berger notamment le patron de la CFDT avait appelé à ne pas bloquer le bac il y a un double discours d'une certaine manière dans cet appartement syndicale parce que c'est pas de personnes l'étudiants et lycéens qui eux demandent à bloquer mais en même temps on dit non il faut passer le bac alors ça ça peut alors ce qui s'est passé la semaine dernière c'est un peu particulier parce que c'est vrai que c'est rarissime que les organisations syndicales qu'elles soient de jeunesse ou d'adultes appellent à bloquer les épreuves du bac parce que c'est très impopulaire et puis ça met vraiment en danger des choses que les professeurs les élèves ont travaillé pendant des mois sur lesquels vous travaillez pendant des mois et des mois donc ce qui s'est passé la semaine dernière il y avait les premières épreuves anticipées du enfin pas anticiper les premières épreuves du bac qui se tenaient en mars c'était une première cette année et ça a été très peu perturbé tout à fait il y a une réforme mais on sentait que voilà le mouvement est un peu partagé certains disaient c'est l'occasion de monter d'un cran dans la mobilisation et de se faire entendre et puis beaucoup la majorité disait non mais on veut pas perturber les épreuves du bac et d'ailleurs ça c'est plutôt bien passé tout à l'heure je vous parlais d'ailleurs des blocages filtrants de certains établissements c'est notamment parce que cette semaine il y a encore des épreuves des épreuves orales ou des épreuves d'expérimentation conscience notamment et donc dans certains lycées les mobiliser laissent passer les élèves qui ont leur épreuve de bac aujourd'hui sur les réseaux sociaux on se plaint évidemment de violence policières est-ce que ça peut pousser les jeunes à descendre plus largement dans la rue est-ce que c'est mobilisateur ça oui alors d'un côté ça ça effrait moi je parlais avec un certain nombre de jeunes qui disaient bon ben voilà moi je n'ai pas envie que que ça m'arrive à moi d'être délaissé ou voilà et à la fois ça ça les révolte aussi et c'est vrai que ce que je vous disais tout à l'heure sur ce qui s'est passé jeudi dernier donc le 49-3 ce qui s'est passé jeudi dernier pendant les mobilisations en marge des mobilisations et ce qui s'est passé à Sainte-Soline les jeunes ils en parlent ouvertement dans le communiqué de l'Inter syndicale qui date de la semaine dernière on évoquait ce côté dénonciation de des violences commisses par les forces de l'ordre et donc ça c'est vrai que c'est quelque chose qui peut pousser la jeunesse à se mobiliser quand il y a des jeunes dans une manifestation qui peuvent être plus violents que certains est-ce que c'est difficile d'intervenir pour les forces de l'or on imagine que ça c'est une vraie question alors vous parlez de devant les établissements politique la stratégie on imagine qu'il faudrait demander plutôt à mes collègues de la police d'occasion de le rappeler ça reste illégal mais évidemment il faut faire ça avec beaucoup de doigtés et beaucoup de dialogues si possible avec les organisations syndicales et avec les musiciens mobilisés moi je sais que du côté des chefs d'établissement ça fait partie des choses qui craignent le plus les blocages parce que c'est très difficile à maîtriser merci beaucoup merci d'être venu nous expliquer ce mouvement qui prend de l'ampleur dans la jeunesse enfin nous verrons nous aurons les chiffres ce soir sachez que dans la fonction publique d'État les grévisses sont au nombre de 6,5%. voilà c'est l'un des derniers chiffres qui va nous arriver et qu'on retrouve Vincent roseron sur place Saint-Vincent vous êtes dans ce cortège est-ce que vous voyez des jeunes autour de vous quelle est la sociologie de cette de cette manif du jour [Musique] et bah la chirurgie de la minute du jour alors je n'attends bien que vous en parler parce que justement on voit de variété sur le plateau la manifestation c'est un peu arrêtée avec ce cortège de jeunes justement de la des syndicales lycéens que vous pouvez voir ici qui manifeste et sinon globalement ils sont moins nombreux en tout cas les jeunes qui étaient jeudi jeudi c'était vraiment très impressionnant c'était vraiment la première fois qu'il y avait autant de jeunes dans les manifestations de lycéens d'étudiants là on voit qu'il y en a quand même un peu moins mais ils sont tout de même présent aujourd'hui dans cette manifestation on se battre merci beaucoup Vincent on vient d'arriver dans un ensemble on voit beaucoup de jeunes autour de vous j'ai l'impression d'image que nous vous rapportez bonjour Arthur bonjour Thibault bonjour à tous on prévoit une mobilisation légèrement en baisse aujourd'hui quels étaient les données hier soir et comme ça on va les infirmer ou les confirmer ensuite alors hier soir la fameuse note du renseignement territorial qui précède maintenant toutes les journées de mobilisation nous donnait une fourchette assez large entre 650 000 et 950 000 manifestants alors on se parle et avec les premières remontées qu'on a du terrain on peut totalement confirmer cette fourchette la baisse de la mobilisation est autour de -30 - 35% ce qui va nous faire alors c'est selon nos prévisions et c'est selon nos calculs autour de 700720 mille manifestants 750 000 dans le dans le meilleur des cas s'il y a une grosse mobilisation à Paris c'est à peu près ce qu'on peut annoncer pour la mobilisation du jour vous me dites 700 000 c'est ça à peu près 700 750 je veux les comparer par rapport aux dernières semaines ça donne quoi alors c'est en baisse par rapport au jeudi 23 mars la dernière mobilisation c'était 1,08 millions c'est en baisse également par rapport aux 7 mars 1,28 millions mais c'est plus que le 11 c'est plus que le 15 mars ça reste une mobilisation aux alentours de celle du 7 février oui qui était à 757000 donc ça remonte déjà dans le mouvement c'était la troisième mobilisation là on est à la dixième mais ce sera quand même une mobilisation dans la fourchette moyenne haute si je peux me permettre est-ce qu'on peut faire des des comparaisons dans certaines villes est-ce qu'on a déjà des chiffres là sur des villes de région on a déjà des chiffres dans la plupart des grandes villes de région on a Marseille seulement 11000 personnes c'est en baisse c'est un faible chiffre 10000 à Bordeaux c'est également un faible chiffre on a toujours une assez grande mobilisation à Nantes dit 18000 personnes ce qui est quand même relativement assez important on a également quand qui se maintient autour de 14914600 on a une forte baisse à Strasbourg seulement 6500 les grandes villes globalement baissent oui on peut on peut le dire par rapport à la dernière mobilisation mais ça reste comme je vous le disais tout à l'heure dans la fourchette moyenne haute à chaque fois bon nous verrons petit à petit les chiffres arrivés on peut retrouver ça sur le fil data sur Le Figaro.fr ça tout à fait vous avez des comparaisons avec les précédentes manifestations si le point est rouge c'est que la mobilisation est en baisse s'il est vert c'est qu'elle est en hausse s'il est jaune c'est qu'il est stable c'est ça j'aime bien tout compris la légende faut toujours surveiller ces villes moyennes ou bon ça c'est un peu terminé c'est ce qui se passait au début du mouvement c'est vrai on en a beaucoup parlé des villes moyennes à ce micro je vous ai beaucoup parlé de Guéret j'en étais sûr je vais vous réciter je ne vais pas vous citer Guéret aujourd'hui je suis venu avec de nouvelles villes et effectivement ces villes moyennes se mobilisent toujours plus en proportion il y a moins de monde évidemment dans la rue mais en proportion au nombre d'habitants c'est beaucoup plus important c'est toujours plus important mais c'est un petit peu moins flagrant que lors des mobilisations du 19 du 31 janvier où là vraiment c'était c'était très très notable alors je suis venu avec quelques villes moyennes Tarbes il faut qu'on parle à tous nos internautes Tarbes Tarbes 5000 personnes aujourd'hui c'était 7000 dans le Tarn-et-Garonne c'est la préfecture de Hautes-Pyrénées je me trompe 5000 manifestants aujourd'hui 77500 la semaine dernière donc c'est c'est moins Gap dans les dans les Hautes-Alpes 1750 contre 3000 donc vous voyez quand même certaines baisses Bourges préfecture du Cher 2400 contre 4300 Valenciennes 2300 aujourd'hui contre 3100 la semaine dernière donc vous voyez même dans ces villes moyennes il y a vraiment une baisse de la mobilisation d'accord bon je à surveiller Guéret quand même est-ce qu'on a des chiffres sur le nombre de grévistes dans les dans les différents secteurs oui vous le disiez tout à l'heure avec autre barietty on a quelques chiffres de taux de grévistes notamment dans le premier degré dans l'éducation nationale c'est 7,6% et dans le second degré c'est 9,1% et c'est quand même largement en baisse les taux de grévistes étaient les plus hauts le 19 janvier le 31 janvier et le 7 mars là on est dans des chiffres qui sont vraiment très loin de ces maximum atteint à cette date-là dans les raffineries ça donne quoi ça ça commence à prendre de l'ampleur on se souvient de ce qu'il s'est passé à l'automne dernier avec une grande partie des pompes du pays qui était à sec vous êtes venus les quelques semaines en me disant ça va pour l'instant il y a quelques pompes à sec là ça prend de l'ampleur oui ça prend de l'ampleur parce qu'on a cinq des sept raffinités françaises qui sont à l'arrêt et malgré les position ça ne s'arrange pas selon nos calculs parce que le ministère de la transition énergétique ne donne plus de chiffres ce dont selon nos calculs on est à 16,3% de stations en difficulté ça vous paraît un peu compliqué c'est soit qu'elles n'ont pas d'essence soit qu'elles n'ont pas de diesel soit qu'elles n'ont pas les deux donc c'est assez simple et dans ce 16,3% vous avez des grandes disparités régionales vous avez un quart sud-ouest et un quart nord-est qui sont absolument pas touchés je crois que les Landes c'est 0% donc l'Ouest ça va le quart sud-ouest car sud-ouest sud-ouest et nord-est d'accord oui ok comme ça c'est très simple à retenir et par contre vous avez un cas nord-ouest la Bretagne la Loire-Atlantique je pense à la Mayenne Ille-et-Vilaine autour de Nantes le Calvados etc on a des chiffres la Mayenne c'est 54% de stations en difficulté l'Ille-et-Vilaine c'est plus de 50%, le Calvados c'est 30% donc Nantes ren toutes ces villes tous ces départements là sont très touchés et à la messe vous avez le sud-est du Rhône toute la façade méditerranéenne qui est très très touchée on est autour de 30 40 % en difficulté et dernier petit point c'est Toulouse c'est plus de 45 %. ok en Haute-Garonne donc on a quand même l'Île-de-France plus de 30% l'Île-de-France également commence à être touchée 30% à Paris je crois 34 dans le Val-de-Marne qui est le département francilien le plus touché donc effectivement quand vous avez une station sur trois qui est en difficulté ça commence à se ressentir au moment où vous voulez faire le plein Arthur bijouta un paquet des chiffres figatar merci de tous nous les rapporter on retourne en instant sur le terrain Damien canivevez on a vu il y a quelques instants des images place de la République où tous les manifestants dont tous les manifestants ne sont pas partis et vous vous êtes déjà place de la Nation alors on prévoit on anticipe potentiellement depuis plusieurs jours et la venue de casseurs c'est pas le cas pour l'instant Damien ainsi [Applaudissements] non c'est pas du tout le cas effectivement Thibault Gauthier alors c'est vrai qu'on nous étions il y a quelques instants au niveau de la place de la Nation ou le cortège parisien est arrivé et là nous avons rebroussé le chemin afin de rejoindre la tête de cortège syndicale voilà et là pour le moment tout le monde est un petit peu à l'arrêt parce qu'il y a beaucoup de monde malgré tout dans cette manifestation à Paris alors est-ce que les chiffres seront aussi impressionnants que la semaine dernière c'est la question à laquelle vous pouvez pas encore répondre mais c'est vrai que il y a beaucoup beaucoup de monde ici pour l'instant sur ce sur ce boulevard Voltaire alors comme je vous le disais tout à l'heure c'est vrai que la colère s'est étendue à d'autres domaines que celui des retraites et on a vu aussi beaucoup de slogans en lien avec ces braves m vous savez c'est brigades de répression des actions violentes c'est la la section motorisée de la préfecture de police de Paris vous savez ce sont ces policiers qui se déplacent à moto qui sont extrêmement mobiles lorsqu'il y a une manifestation violente qui arrive voilà elles sont très controversées depuis quelques depuis quelques semaines c'est c'est qui ont été introduits début 2019 on le rappelle par le préfet de police à Michel Delpech et voilà il y a beaucoup de manifestants qu'on a qu'on a pu croiser ici ou là qui réclame la dissolution de cette section de la de la préfecture de police de Paris mais voyez pour l'instant la tête de cortège est en train d'arriver sur cette dernière partie du boulevard Voltaire tout se passe dans le calme jusque là pour répondre à votre question Thibault Gauthier est-ce que les éléments radicaux sont là oui on les voit très clairement on sent que une allumette pourrait enflammer cette ambiance ici boulevard Voltaire mais pour le moment force de reconnaître que tout se passe dans le calme et on a même pas vu pour être honnête avec vous le moindre feu de poubelle ce qui est évidemment sans commune mesure avec ce que l'on a pu filmer la semaine dernière dans les rues de la capitale on touche du bois devient un canular pourvu que ça continue comme ça je suis toujours avec Arthur figata on vous donne des chiffres des infos des données on parle de la jeunesse les chiffres des lycées ce qu'on en a est-ce qu'on les connaît alors effectivement les chiffres des lycées sont un petit peu il y a eu un blocage des blocages un peu moindre je crois qu'on avait un petit peu moins d'actions que ce soit blocage barrage filtrant tentatives de blocage on avait un petit peu moins d'action que jeudi 23 mais en revanche ce à quoi s'attendait le ministère de l'Intérieur les renseignements territoriaux c'était une très forte mobilisation de la jeunesse on parlait de 30000 jeunes mobilisés jeudi 23 mars là on en attendait 90000 on parlait d'un éventuel triplement pour l'instant ce qu'on voit dans les chiffres et on sait que les jeunes sont quand même beaucoup plus mobilisés dans les grandes villes ce que je viens de vous dire tout à l'heure les chiffres dans les grandes villes ne pas impressionnant une atteigne pas la barre de atteinte le 23 mars donc on peut quand même on attendait une forte mobilisation de la jeunesse elle semble assez présente dans les cortèges mais elles ne sont pas non plus réalisées un véritable raz-de-marée dans les manifestations il est presque 16h 15h59 et 54 secondes vous suivez évidemment cette journée de manifestation immobilisation avec ces images dans les rues de la capitale pour l'instant tout se passe bien et c'est une bonne nouvelle jusqu'ici comment c'est comment vous voulez récupérer ces chiffres ce sont ceux du ministère de l'Intérieur ce sont toujours ceux du ministère de l'Intérieur ce des préfectures se des renseignements territoriaux j'en profite d'ailleurs pour saluer mes collègues Nicolas Mondon Nicole triolaire qui participe à ce recensement avec moi et on se base tout simplement sur les relevés de la presse quotidienne régionale sur nos confrères de France Bleu tous France Bleu tous les France 3 régions etc etc qui remontent au fur et à mesure et on va même chercher des manifestations qui rassemblent ce matin en Bretagne c'était 60 personnes donc on l'a rajouté dans le tableau une nouvelle ville voilà et donc on est maintenant à 380 villes qu'on scrute à chaque journée de mobilisation pour vous donner en avant-première des estimations des chiffres et des prévisions les syndicats les chiffres des syndicats on peut pas les prendre en compte ceux-là ils sont pas fiables les chiffres syndicaux tout dépend de la proportion et quand j'ai relevé juste avant de venir vous voir Thibault Montélimar je crois que c'était 2600 2800 donc vous pouvez vous dire que bon en fonction de qui a compté etc on est quand même d'accord sur sur un même sur un même ordre de grandeur quand par exemple à Marseille vous avez entre 11000 et 180 000 oui là quand même vous pouvez pas vous mettre d'accord si un policier voit un manifestant pendant qu'un syndicaliste on voit 18 à ça pose quand même question et quelques problèmes il y a bien des cabinets indépendants qui comptent on peut pas trouver un juste milieu il y a beaucoup critiques sur ces cabinets indépendants il y a eu beaucoup de critiques sur ces cabinets indépendants même la semaine dernière si ma mémoire est bonne occurrence a donné 83000 soit 40 000 quasiment en dessous du chiffre de la préfecture de police donc le comptage est vraiment c'est vraiment très très très compliqué et petite anecdote une fois à Saint-Étienne un syndicaliste avait laissé le mégaphone allumé et avait dit oh on va donner 50 000 preuves que le chiffrage et le comptage n'était quand même pas très juste et très précis à ce moment-là merci beaucoup Arthur byzota je vous laisse remonter collecter toutes les données pour que vous puissiez les donner à nos internautes du figaro.fr vous l'avez vu il y a quelques instants juste en haut à droite de l'image Yannick Jadot il est aux côtés de Vincent roseron Vincent vous avez la main [Applaudissements] oui merci beaucoup Thibault effectivement je trouve avec Yannick jalot on va essayer de faire une interview parce que il y a le camion solidaire qui passe et ça fait beaucoup de bruit comment vous jugez en tout cas la mobilisation déjà aujourd'hui mais elle reste énorme et vous voyez bien que dans toutes les enquêtes d'opinion le rejet de cette réforme est le soutien la mobilisation continue d'augmenter alors qu'il est déjà très très haut au fond le président Macron et les deux options aujourd'hui l'entêtement qui conduit à l'embrasement ou l'apaisement et la responsabilité il y a une offre de l'intersyndical qui est profondément responsable qui vise à l'apaisement du pays pour travailler sur les questions qui taraudent les Français les conditions de travail les salaires évidemment si poser la question de la retraite du temps de travail et vous avez un président qui pour l'instant choisi l'embrasement c'est extrêmement dangereux pour le pays pourtant jusque là avec ce qu'il a dit la semaine dernière encore scanner aujourd'hui Olivier Véran au Conseil des ministres ils ne vont pas prendre la pour l'instant la main tendue des syndicats mais qu'est-ce qu'il veut en fait le président Macron il est tout seul à défendre une réforme dont personne ne veut aujourd'hui il vient à la télé et l'opposition se trouve renforcée il y a encore plus de Français qui dit c'est aberrant qu'est-ce qu'il veut il veut que le pays s'embrase il veut fracturer le pays franchement le pays est presque réconcilier sur l'école sur l'hôpital sur le climat il est temps que le Président de la République prennent la main tendue de l'Inter syndicale pour apaiser le pays on en a sacrément besoin ce sera quoi selon vous la la suite de ce mouvement on va avoir des manifestations jusqu'au Conseil constitutionnel écoutez c'est vous voyez à quel point l'Inter syndicale a été incroyable exemplaire depuis le début écoutez on va suivre ce que propose l'Inter syndicale parce qu'ils le font responsabilités ils veulent tout faire pour que à la fois les salariés les plus vulnérables ce sont les carrières les plus pénibles et plus difficiles ne soient pas percutés par une réforme injuste et ils veulent en même temps apaiser le pays et ben c'est ça la responsabilité il est temps que le président Macron revienne du côté de la rationalité de la responsabilité de l'apaisement parce que là il est sacrément en train de se garer oui vous vous c'est clair pour vous c'est que c'est pareil il faut c'est ce que propose la personne décale il faut mettre sur pause cette réforme des retraites au moins sur pause bien sûr je veux dire écoutez moi je soutiens et les mouvements politiques on l'a dit tout à l'heure on soutient cette proposition de la terre syndicale parce qu'on veut apaiser le pays on veut la fin des violences et on veut que le pays ne soit plus bloqué par cette réforme et par un président qui est animé par son orgueil et un entêtement qui aujourd'hui totalement incompréhensible très bien merci beaucoup d'avoir été avec nous aujourd'hui voilà pour la pour ce que disait Yannick Jadot vous comprenez en plein soutien de l'intersyndical comme le disait Laurent Berger a demandé une pause sur cette réforme des retraites pour quelques mois comment ça va ça va bien sur ma liste au service société du Figaro rédacteur en chef adjoint spécialiste des questions de sécurité dont on est un instant Yannick Jadot c'est pas simple de se déplacer dans les dans les manifs non non parce que le cortège est assez dense il y a du monde quand même aujourd'hui moi j'y étais au départ au démarrage j'ai remonté depuis Richard Lenoir donc la tête de cortège jusqu'à au moment du démarrage jusqu'à République donc c'est vrai que la physionomie ça donnait l'impression qu'il y avait largement plus de 50000 personnes probablement peut-être 80 000 peut-être même davantage donc la physiologie d'une grosse manifestation avec aussi en tout cas au démarrage peu de visages de ce que les policiers appellent les chats maigres c'est-à-dire chasser ces espèces de profil un peu assez tiques comme ça de qui s'agrange qui forment les Black Blocs le moment venu qui se green qui change de tenue et puis qui se mettent en ordre de bataille malgré tout on arrive quand même à disting un peu leur profil parce que ils sont pas en train de chanter de rigoler avant le début du cortège ils sont en train de se déplacer pour essayer de en fait d'optimiser leur formation leur déplacements de se retrouver exactement donc on les reconnaît parce qu'en fait ils ont l'air très concentrés par rapport aux autres et en fait les policiers arrivent souvent à les identifier à l'avance après le problème c'est qu'ils sont mobiles et qu'on va pas en mettre un policier derrière chaque alors un black bloc faut savoir que c'est en fait c'est une méthode oui c'est ça parce que on a l'habitude de dire ah toi tu es un black bloc non un blog c'est l'agrégation de toutes ces blagues bloc c'est en fait c'est c'est la méthode c'est en fait on se met en bloc on se met en groupe un groupe Noir un groupe d'amands noirs Black Bloc c'est ça et donc par disons par assimilation on a on appelle ça les Black Blocs comme un frigidaire est devenu l'appareil c'était une marque bah c'est un peu pareil alors vous me dites que en début de manifestation il n'y en avait pas de visible pourtant depuis quelques années mais je pense que en vérité d'abord une bonne partie doit rejoindre les cortèges au fur et à mesure c'est identifient pas trop au départ d'abord parce qu'ils sont tâches par rapport à la foule ils en ont besoin mais en même temps ils ont besoin de la foule en mouvement ils ont besoin que ça stand voilà pour profiter du chaos se déplacer plus facilement donc voilà c'est leur manière de fonctionner plus c'est chaotique plus ils sont dans leur élément mais alors hier on avait les premiers chiffres enfin les premiers chiffres prévus par les renseignements 1000 casseurs attendus on a vu ce qu'il s'est passé jeudi dernier on a vu ce qu'il s'est passé ce week-end à Sainte-Soline même si c'est un cadre très différent il y avait quand même cette volonté de plusieurs casseurs de s'en prendre aux forces de l'ordre on nous annonçait une journée noire pour l'instant c'est pas le cas non mais c'était pas la physionomie du cortège franchement au départ oui j'aimerais quand même un long passé de présence en manifestation puisque ça fait comme plus d'une trentaine d'années que je travaille sur cette question là et sur l'ordre public et sur Paris notamment et il y a des il y a des cortèges où on sent dès le départ que ça va mal se passer que les profils inquiétants sont là qui sont en nombre et d'ailleurs les forces de l'ordre on sentis sont plus près et un peu fébrile et ça se passe mal là c'est pas le sentiment de la philosophie de cette manifestation on a le sentiment que ils sont moins nombreux voilà et que il y a pas une fébrilité au départ du cortège d'ailleurs il y avait pas de feuilles il y a pas de feu de poubelle partout à cette heure-ci vous voyez c'est plus calme ça veut pas dire qu'il y aura quelques il y aura quelques desperados à la fin qui vont quand même profiter de la nuit et de la tombée du soir comme ça pour pouvoir rentabiliser leur journée mais pour l'instant en tout cas on n'a pas la fébrilité qu'on a sur certains déplacements comme on a pu le voir à d'autres à d'autres rendez-vous du moment des retraites 370 000 manifestants à l'heure où on se parle les chiffres à 16h contre 300 contre 570 000 le 23 mars on va retrouver dans un instant d'Amiens ce qui est avec Julien Leclerc dans la manifestation parce que je veux que lui il nous explique lui dit dans la manifestation ce qu'il voit ce qu'il ressent et il était sur la même longueur d'onde que vous tout à l'heure il nous disait bon ça va on envoie des chats maigres mais pour l'instant pas de pas de violence je voulais qu'on parle des forces de l'ordre comment il réagissent les policiers les gendarmes après ce qu'il s'est passé jeudi ce week-end fait deux mois que ça se passe plutôt bien est-ce que là il se sent directement visé je pense que l'immense majorité a le sentiment de faire son travail et vit les critiques qui sont faites sur les débordements éventuels évidemment comme une injustice maintenant je pense que ils sont surtout disciplinés il y a un grand décalage en fait entre le discours syndical qui est un discours quasiment et de certains associatifs qui est un discours de haine vis-à-vis de fête de l'ordre tout simplement c'est la sémantique de la haine d'ailleurs quand on écoute Jadot qui est censé être à modéré et qui utilise toujours des mots qui maximisent le discours qui est conflictualise le discours on voit bien qu'ils sont dans une logique en fait de surenchère ces gens-là et puis vous avez les policiers quand vous les voyez en fait il y a quand même un grand un grand d'abord un droit à savoir faire dans l'organisation sauf quand il leur arrive des fois d'être dépassé parce qu'il y a eu un problème d'anticipation de bien prendre dans le renseignement je pense qu'il y a de la qualité du renseignement en amont qui est toujours pas terrible en matière de d'ordre public ça ça fait un moment ça fait que tous les chiffres qu'on a les infos qu'on a qui remontent qu'on publie la veille sur le Figaro sur Le Figaro.fr c'est pas très précis par rapport à l'étranger ce que je constate moi c'est qu'au fil des rendez-vous quand ça va mal c'est parce qu'on a moins on a une mauvaise évaluation des dangers potentiels à la fois sur le volume d'opposants et sur son mode opératoire donc à chaque fois ça appelle la réflexion sur la réorganisation dispositif en amont pour bien anticiper les phénomènes et être prêt à intervenir sans être obligé d'intervenir acculé c'est-à-dire quand il y a un excès de force comme on a pu le voir avec certains personnes de la de la brave aime la fameuse là quand il y a un excès de force c'est qu'il y a eu un il y a eu en amont un souci de participation c'est intéressant vous voyez cette image en haut à gauche m à sa fin cette brave m elle fait parler d'elle et on va on va en discuter dans un instant parce que ça m'intéresse beaucoup est-ce qu'il s'y pris préparé les forces de l'ordre depuis deux mois ça se passait bien est-ce que il sentait qu'à un moment ça pouvait basculer entrer dans autre chose ce que je sais que vous en tant que journaliste spécialiste des questions de sécurité vous les connaissez bien les les flics les forces de l'ordre qu'est-ce qu'il vous disent bah c'est assez simple c'est assez simple c'est que ils ont bien compris que quand un mouvement en fait sans racines et se répète mais c'est en fait en grosso modo c'est la nouveauté des gilets jaunes c'est que c'était des rendez-vous réguliers alors le général c'était tous les samedis là ce sont des rendez-vous qui sont le jeudi voilà c'est un peu différent mais grosso modo c'est un phénomène de répétition la répétition ça amène des phases à la fois de routine et puis aussi des phases d'excès et bien donc voilà ils aiment pas que les mouvements s'installe dans la durée parce que au moment où on pensait que ça allait se relâcher c'est là que ça part quand c'est parti c'est trop tard il y a et puis il y a fait de d'usure de lassitude les effectifs sont pas extensibles à l'infini contrairement à ce qu'on peut imaginer les effectifs sont fatigués et ça augure en plus de difficultés pour la suite parce que quand vous utilisez massivement les forces de de l'ordre à faire du maintien de l'ordre semaine après semaine vous les avez un petit peu moins à s'occuper de la sécurité du quotidien et des problèmes des autres personnes qui ne manifestent pas est-ce que la méthode de Nunez Nunez le nouveau préfet de police de de Paris va être à l'épreuve désormais parce que on se souvient Didier l'Allemand qui avait été très critiqué sur sa gestion de ces grandes manifestations notamment celles des gilets jaunes depuis quelques temps Laurent Munez était plutôt saluée pour la tenue de ces manifestations est-ce que là cette fois on va voir si c'est nouvelle méthode fonctionne et à ce qu'il a une nouvelle méthode parce qu'il aura mener sans défunt dit non non moi je suis dans la continuité oui c'est très difficile d'abord parce que il peut pas se mettre dans la posture de celui qui va donner des leçons à son prédécesseur retirer le tapis sous le pied à la prochaine manifestation donc c'est sur l'ordre public qu'on saute dans les postes de préfet donc faut toujours être prudent dans le récit de de l'action policière et puis d'autre part en matière d'abord on voit bien que c'est pas les mêmes profils alors en une nièce c'est un profil d'homme de réseau très arrondi euh voilà et donc enfin ça a pas fait un tandem en or non plus avec Castaner Christophe Castaner était ministre de l'Intérieur et le rendement était si on veut le technicien qui était secrétaire d'État il y a eu du poisson Droz qui marchait pas très très bien bon voilà il y a eu des tandem à Beauvau c'est pas c'est pas toujours une réussite mais en toute état de cause dans l'actualité du moment luniez passe pour le modéré en quelque sorte de toute façon après évidemment le profil l'allemand c'était pas trop compliqué bon l'Allemand a laissé quand même des des réformes des des modes opératoires qui sont qui sont qui sont pas inefficaces en matière de maintien de l'ordre celui qui a créé les braves voilà enfin en tout cas qui les a pérennisé c'était le prédécesseur qui qui avait créé ça mais disons que l'autre la systématisé la généraliser la professionnaliser en quelque sorte avant c'était plus un slogan et c'est devenu vraiment une vraie unité sous l'Allemand qui est motarde d'ailleurs rappelons-le et qui a un vrai appétit pour ça et pour l'ordre et pour la moto et donc du résultat il a mêlé ses deux passions voilà et donc il a créé cette unité et donc bah oui alors pour Nunès oui effectivement donc un profil différent un discours différent l'allemand était quelqu'un de d'assez provocateur absolument absolument et donc voilà il a créé ses unités elles sont bien utiles aujourd'hui elles montrent aussi leurs limites on en reparlera sûrement puisque vous en parler mais voilà donc les nièce c'est quelqu'un qui va mettre il va un petit peu moins lever le menton parce que c'est plutôt un homme rond de consensus etc très bien voilà et puis et puis c'était cette aussi une décision de mettre un peu les les forces en retrait quand ça se passe bien c'est pas la peine de les mettre en avant et de jouer la provocation et l'intimidation en quelque sorte donc il a voulu avoir un usage plus disons plus gradué de la force publique dans ce genre de situation ça colle à son tempérament et peut-être aussi aux nécessités du moment on va me dire dans l'oreillette si on peut retrouver Damien Canivez parce que ce sera intéressant d'entendre sur le terrain ce qu'il a à nous dire si tout se passe dans le dans le calme on parle d'un instant de la brave alors on y va avant Damien comment ça se passe autour de vous parce que c'était l'une des grandes questions de cette journée de mauvaise mobilisation de manifestation on a vu que dans d'autres villes c'était parfois assez mal passé pour l'instant à Paris tout va bien vous me confirmez alors écoutez tout va bien mais tout cela est assez relatif Tibo Gauthier parce que effectivement l'ensemble de la manifestation s'est passée sans le moindre chahut avec des slogans tels qu'on a l'habitude de les entendre dans les dans les manifestations mais depuis quelques minutes on a le sentiment que tout est en train de s'agiter autour de nous de nombreuses manifestants se sont arrêtés à l'angle du boulevard Voltaire et de la rue Voltaire et comme d'un seul homme tous les éléments habillés en noir se sont rassemblés et chantent plus fort que tout à l'heure et on l'air de voilà de de se préparer à quelque chose des lunettes de plongées sont vissées au niveau des yeux les casques sont mis souvent sur la tête des masques aussi qui empêchent les les fumées de lacrymogène sont au niveau des du nez donc on a le sentiment quelque chose est en train de se préparer ici il y a pas de débordement à proprement parler et peut-être que ça va durer ainsi mais pour l'instant en tout cas l'ambiance a un petit peu changé ici boulevard Voltaire je rappelle que nous sommes là à 50 mètres de la place de la Nation le lieu où la manifestation doit se terminer [Musique] intéressant on peut comparer cette image en bas à droite ou celle en haut à gauche d'ailleurs celle qui sont sur cet écran et l'Assemblée nationale en bas à gauche et je demandais à Ryan Becker de nous remontrer l'autre image celle qu'on vient de voir avec avec Damien Canivez c'est très différent là on voit qu'il y a des zones dans la manifestation où il y a une forme de tension des points des points d'agrégation c'est un peu comme les globules blancs quand ils se rassemblent sur un corps étranger c'est un peu pareil un fameux de rassemblement des globules noirs dans une manifestation actuellement et donc voilà c'est comme ça que ça se passe ils sont disséminés et de temps en temps sur un mouvement d'arrêt il se concentre il faut savoir que peut-être Christophe vous a dit tout à l'heure mais à la PP ils annonçaient qu'un Black Bloc c'était constitué voilà la préfecture de police un black bloc c'était constituée voilà et donc il a pas été dissous là comme ça instantanément par l'opération du Saint-Esprit donc bah il s'agrège il se désagrège je pense que c'est son des mouvements de rassemblement d'opportun en quelque sorte maintenant il y a quand même beaucoup de monde et voilà plus la l'après-midi va avancer plus la potentialité de de rassemblement innervé comme ça vont va se manifester c'est une évidence question bête peut-être mais est-ce que la nuit amène la violence alors on a perdu une heure non mais vraiment la lune la nuit n'est pas un élément facilitateur ça permet de se noyer plus facilement dans la masse et puis ça voilà c'est pas la même faune la nuit qui reste et les manifestants paisibles sont déjà quand même largement partis quand la nuit tombe on parle de la brave ça c'est l'une de ces composantes du maintien de l'ordre dans ces manifestations déjà est-ce qu'on peut expliquer ce que c'est tout simplement cette brave pas la brave c'est une unité motorisée on met deux motards sur une moto et enfin deux personnes sur une moto un équipage ils sont une soixantaine la personne vous avez je crois que c'est 18 et disons une vingtaine une petite vingtaine d'équipage comme ça un conducteur de de matraque à l'arrière et il se rendent sur les lieux à la différence des Voltigeurs ont laissé un mauvais souvenir dans l'esprit des Français en fait grosso modo c'est de la sémantique tout ça oui en fait c'est des Voltigeurs enfin je veux dire oui on va pas nous expliquer que c'est pas les Voltigeurs c'est la même chose c'est juste que dans leur mode opératoire le voltigeur avait tendance à cogner avec sa matraque alors qu'il était encore assis sur la moto alors que pour éviter des coûts démultiplié par la vitesse par le le mouvement l'action etc pour que ce soit plus posé on demande tout simplement l'équipage de poser sa moto et les deux ensuite interviennent sur le terrain etc donc voilà vous êtes deux personnes et il quitte la moto et ensuite ils ont sur terrain il y en a pas un qui roulent et pendant tout va comme on le voit en Iran par exemple puisque ce sont inspirés de ces modèles là aussi en Iran par exemple dans les manifestations qu'on voit actuellement sur le foulard en Iran c'est tout ce qu'il faut pas faire c'est ce qu'on veut éviter de faire chez nous en tout cas donc il y a dans le mode opératoire une volonté de rester maître de de l'action et des dérives en quelque sorte qu'elle ne se produisent pas voilà de mettre toutes les chances de son côté ils sont appelés on leur dit attention au croisement de cette rue et telle rue attention invités ponctuellement à faire une frappe chirurgicale à aller extraire les gars à faire Pâques de temps en temps être plusieurs pour pouvoir dans une action offensive aller chercher les gens suffisamment nombreux pour pouvoir faire de la percussion de la pénétration dans un groupe elle est extraire quelqu'un en ressortir et le but du jeu c'est pas de taper le but du jeu c'est d'arrêter c'est une police et qui est en fait une police au service de la police judiciaire en vérité c'est-à-dire qu'elle l'a pour extraire les gens extraire les fauteurs de troubles et les livrer à la justice normalement c'est leur c'est leur rôle alors effectivement il faut le faire avec toute les formes nécessaires on a vu que il y a des réglages à faire dans cette unité parce que visiblement dans sa composition il y a des gens soit qui doivent être sérieusement chapitrés et sanctionnés soit qui doivent la quitter mais il y a un problème effectivement dans l'encadrement de cette unité parce que on a laissé très certainement se développer un état d'esprit qui n'est pas sain expliquez-moi ça bah vous avez vu ce qui s'est passé les vous avez vu les propos tenus les méthodes d'interpellation de ces gens une fois en tout cas à la sortie on rue doit pas le gibier comme on l'a vu faire avec les vidéos qui sont sortis dans le monde et loopsiders ça c'est pas de la police ces gens là soit il s'amende soit il quitte la police est-ce que ce sont des violences policières à partir du moment moment où on sort du code de déontologie et où l'institution elle-même considère que l'IGPN doit être saisie c'est qu'il y a un problème alors j'ai vu certaines images notamment un gendarme qui réprimande les policiers de la de la Brava gendarme mobile donc spécialiste du miennes norme qui s'approche et qui qu'est-ce que vous faites qu'est-ce que vous faites tout va bien pourquoi vous l'enseigner grenade oui alors bon ça c'est pas encore le pire mais non mais ça montre que même ils peuvent agacer au sein oui oui mais l'inverse pourrait aussi je pense que si jamais on prenait le détail de l'action des gendarmes on trouvera peut-être des choses à redire il est sûr que sainte Soline il y aura tout un débat sur tirer 4000 grenades bon ça fait quand même ça fait quand même beaucoup bon voilà donc il est évident que nul n'est irréprochable tous sont animés du sentiment de faire leur travail de la meilleure façon qui soit il peut y avoir des brebis galeuses d'un côté comme de l'autre voilà simplement il faut institution montre qu'elle est exemplaire et que elle est capable de remettre les choses dans l'ordre quand ça dérape parce qu'aujourd'hui avec les caméras avec les enregistrements enfin avec le monde de communication qu'on connaît qui est le nôtre voilà ça se voit et puis ça s'enregistre et ça se garde donc il faut que voilà il faut vivre avec tout ça et améliorer l'outil vous avez que le préfet de police ne veut pas qu'on dit solve les braves qui ont une utilité opérationnelle évidente elles permettent d'aller très vite d'un point à un autre pour régler les problèmes le plus tôt possible parce que dans l'ordre public c'est l'action le plus rapidement possible vraiment l'action imminente qui qui permet d'éviter le drame mais comme dans mais comme dans le secourisme c'est c'est les premiers instants voilà on évite les choses les plus graves ces policiers des braves ils sont sous quelle responsabilité est-ce que ce sont des des spécialistes du maintien de l'ordre ou pas du tout oui par exemple il y en a pourquoi le reste du temps d'abord voilà ils sont manifestations ils donnent aussi un coup de main dans les commissariats aussi quand on a besoin d'intervention précise ils vont se professionnaliser avec le temps il y aura des réglages à faire ils sont utiles il n'existe pas qu'à Paris il y en a notamment à Toulouse par exemple et ça va se développer sans doute parce que c'est pas une mauvaise police le concept est intelligent c'est un outil de mobilité il faut l'utiliser maintenant voilà il faut savoir comme toujours comme toujours dans la police il faut de l'encadrement qui soit à la hauteur des ambitions du ministre les images de Julien Leclerc ici on le voit quand même quelques vitrines notamment de cette grande enseigne de cette ancienne de grande distribution bon finalement on en avait eu aussi un des des cases comme ça de vitrine lors des premières manifestations ça n'avait pas débordé oui mais ça c'est un peu inévitable pendant même temps ça a été quasiment la doctrine d'un ancien préfet de police qui s'appelait ma Sony et qui préférait que on casse quelques vitrines voilà plutôt que d'intervenir systématiquement sur tout pour éviter de créer un phénomène d'emballement et alors c'est Avignon c'est exaspéré les les commerçants parce que ça tue le business et puis ça les insécurisait mais ça permettait peut-être effectivement d'éviter en gros une escalade j'ai vu aussi passer des images de la jeunesse est-ce que ça change quelque chose lorsque les jeunes sont dans les manifestations est-ce que il y a des consignes données aux forces de l'ordre attention il peut y avoir des mineurs attention ce sont des jeunes attention si une population qui a moins conscience du danger est-ce que ça change quelque chose alors d'abord c'est inévitable parce que quand on dit des jeunes c'est des jeunes hommes et des jeunes femmes d'abord ensuite parce que les policiers sont des pères de famille déjà faut vraiment pas le négliger parce que souvent quand on écoute le discours syn on a l'impression qu'on a affaire à des robots en face non les policiers sont pas des robots ils ont des enfants moi je suis fils de policier voilà je pense que mon père comme disait Giscard d'Estaing il a un cœur voilà j'ai un cœur voilà le policier monopole du cœur exactement parce que mon père était policier et voilà donc je pense simplement que les policiers effectivement sont attentifs effectivement plus attentifs quoi que c'est un public plus jeune évidemment que c'est une information essentielle pour le formatage des dispositifs et la manière d'intervenir ils sont très attentifs à cela et puis d'un point de vue je dirais de gestion de l'ordre public tout le monde le sait c'est une expression qui a fait Flores mais il est vrai que quand c'est comme le tube de dentifrice quand les jeunes sortent c'est difficile de les faire rentrer dans le tube et ben c'est la même chose que le type de dentifrice c'est pas bon alors je crois qu'il y a une un centre molette villa était sur splato la dernière fois il l'a expliqué que l'origine de cette phrase n'était pas vraiment connue pas vraiment qu'il a prononcé ok oui cette jeunesse elle est dans la elle est dans la rue il y a toujours une crainte parce que on parlait tout à l'heure des bras des Voltigeurs il y a le souvenir Malik poussé quine parce que ça c'est encore dans les têtes bah disons que c'est dans le discours oui donc ça reste quand même dans les têtes en tout cas de ceux qui dirige institution parce qu'après la police quand on parle des jeunes mais la police il y a plein de jeunes dans la police faut voir ce que c'est une unité aujourd'hui et vous avez des gens qu'on vingt ans 25 ans 26 ans 27 ans enfin c'est pas des vieux quoi il sort juste de l'école ils ont quelques années d'expérience voilà donc il y a beaucoup de jeunes dans la police donc faut pas s'imaginer qu'il y a pas d'empathie c'est les mêmes voilà donc il y a pas de haine des uns envers les autres en tout cas en tout cas il y a pas de haine du policier ou du jeune policier vis-à-vis de celui qui l'a en face des fois il a compréhension mais de la une certaine mentale est-ce que justement les forces de l'ordre elles aussi elles sont impactées par par cette réforme des retraites aussi elles vont devoir travailler plus longtemps alors il y a eu au début quelques réclamations pourquoi ça s'est très vite calmer ça se calme parce qu'en vérité le gouvernement a besoin de la police et la police sait très bien que elle aura pas de mal à lui vendre l'idée que puisqu'elle est le dernier rempart que tout le monde concept quel est victime de violence que le métier est difficile qu'il est tout à fait légitime qu'elle parte plutôt à la retraite elle a le droit de bénéfice une bonification de 5 ans par la retraite plutôt quand ils ont fait une carrière pleine bon bah voilà c'est écrit quasiment dans le marbre personne n'y touchera à ça donc grosso modo ils savent qu'ils seront pas impactés parce que voilà c'est plus légitime de partir quand on est policier dans les unités ne serait-ce que celles qui font les maintient de l'ordre de partir tôt que pour un cheminot qui touche la prise de la prime de charbon alors que le charbon il y avait dans certaines manifestations je l'ai entendu des forces des manifestants qui crient aux forces de l'ordre mais on est dans le même camp rejoignez-nous aussi le cas lors des gilets jaunes souvenez-vous les Forza sont sacrément mal payés vous aussi vous êtes malade de la jonction effectivement de de de des forces de sécurité et du peuple puisque comme dit Darmanin non sans raison d'ailleurs la police c'est le peuple alors on se dit bah oui effectivement ça pourrait être mon beau-frère ma belle-sœur mon cousin mon frère après tout voilà nous sommes tous des êtres humains non mais en fait plus sérieusement ça c'est le grand c'est le grand fant à gauche alors ça marche un peu avec les pompiers vous aurez remarqué qu'on voit des les pompiers bah il y a des pompiers syndiqués ils sont ils sont ils ont ils ont l'esprit de groupe l'esprit l'esprit de cohésion et ils ont une retraite à défendre aussi donc voilà comme ils sont plus physiques etc mais voilà de temps en temps et on a quelques fréquences des pompiers des interventions de pompiers dans les différentes les pompiers c'est des gentils mais il y a des moments où ils ont une expression de groupe qui est parfois un peu limite souvenez-vous enfin je ne sais pas si vous étiez au journal à cette époque là mais dans cette rue du Louvre nous sommes actuellement les pompiers pour un papier qu'on avait écrit il y a quelques années qui ne leur plaisaient pas sur leur organisation leurs avantages que sais-je était venu manifester ils avaient balancé les canapés en bas du patient ils étaient venus casser des choses au journal un peu comme la CGT de leur ne le faisait pas donc ils ont été je crois que c'est eux qui ont été les plus loin d'ailleurs dans l'expression du mécontentement auprès de notre rédaction en venant casser les choses c'était les pompiers bon comme quoi on a survécu puisque vous êtes là vous êtes là pour pour en parler Jean-Marc vous garde encore quelques instants on va essayer de retrouver Vincent roseron sur le terrain Vincent vous êtes vous en êtes où cette manifestation est-ce qu'elle l'avance progressivement alors je vais vous donner des chiffres puisque vous avez fait beaucoup de manifestations selon la CGT évidemment on attendra les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur 450 000 personnes manifestent aujourd'hui dans Paris toujours selon la CGT à cette heure-ci il avait 800 000 manifestants dans les rues de la capitale vous le flux que vous voyez passer il a l'air de ressembler à 450 000 personnes ou pas vraiment alors toujours beaucoup de mal à donner des chiffres mais effectivement au début il y avait rien à voir moins de gens dans cette manifestation et au final plus le temps passe et en fait on se rend compte que le principe il y avait un grand cortège qui est parti d'abord qui est quasiment arrivé qui arrivait très vite en fait place de la Nation moi je me trouve un peu après le point de départ en fait à Saint-Ambroise qui est en gros à deux arrêts de métro deux arènes métro de la place de la République et en fait depuis un moment là on est avec une foule qui ne qui ne s'arrête pas une foule aussi assez compacte j'aurais beaucoup de mal effectivement à vous dire s'il y a plus ou moins de gens que la semaine dernière merci Vincent roseron en tout cas sur ces images on voit que ça se passe dans le calme là on est plutôt Jean-Marc dans la partie calme traditionnelle de la manifestation on voit qu'il y a pas de débordements et pas de profil dangereux oui oui absolument enfin il y en a sans doute quelques-uns qui sont agrégés sans doute sur les points d'abscès peut-être que on n'a pas la l'image mais en tout cas on peut pas dire que ce soit effectivement une manifestation qui présente un profil inquiétant quand on voit les images sur l'histoire du comptage j'aimerais revenir dessus parce que on entend souvent dire finalement la vérité doit être entre les deux entre ce que dit la police et ce que disent les centrales syndicales en fait bon pas du tout moi j'ai ma religion sur le sujet il se trouve qu'un jour il y a un certain nombre d'années il y avait un long cortège important et je m'étais dit tiens je vais procéder exactement comme les mecs derrière j'ai faux je vais mettre sur un point haut et je vais utiliser leur technique à dire que on compte des blocs donc on débloque de rencontrer un bloc de démarrage 300 personnes on voit la physionomie du bloc et ensuite à chaque point identifié du défilement du sur un boulevard du défilement des gens on considère que ben voilà un bloc de 300 vient de passer un autre bloc de 32 vient de passer et à la louche mais c'est quand même relativement précis et alors ça prend un temps fou on prend son petit carnet on peut mettre une barre et on fait une barre tous les 3 ans on fait une barre exactement et puis à la fin de la manifestation alors ça a pris quand même quasiment je sais pas de mémoire je crois que ça a pris 1h30 ou deux heures et moi j'ai compté 125 [Musique] 000 manifestants avec mon petit cahier et mon petit truc alors c'est sûr c'était un travail voilà c'était beaucoup de monde et et à ma grande surprise alors je suis bah moi je me fie à ce que j'ai vu et moi j'ai pris le temps de compter j'avais eu aucun autre journaliste qui s'amusait à faire ça d'ailleurs ce jour-là peut-être que depuis j'ai des collègues qui s'amusent à le faire pour ça il suffit de détacher une personne et puis de compter c'est cher vous savez ce que c'est maintenant on est payé on est payé et donc donc en fait simplement prendre son temps c'est sûr c'est un peu la c'est fastidieux mais on le fait on le fait puis une fois qu'on est en poivron et qu'on a fait son comptage éventuellement on prend deux personnes deux journalistes et deux journalistes vous voulez vraiment on prendra des intermittents et donc le résultat en tout cas c'est que on compte chacun ensuite on met on croise ces données et ensuite on voit bien à peu près si on arrive à peu près à la même chose et puis à partir de là on confronte ce qui est annoncé le soir dans les organisations syndicales et à la préfecture et quand vous avez pas moi j'avais 125000 la préfecture a donné 120 000 et les centrales syndicales n'avaient plus de 400 000 ce jour-là c'était rigoureusement impossible 400 000 personnes qui soient passées sous mes yeux jour là rigoureusement impossible de ce jour-là je ne tiré un enseignement c'est que les organisations syndicales mentent systématiquement qu'avant elle multipliait par trois ou quatre il y a une dizaine d'années le nombre que la police annonçait qu'aujourd'hui ça les dérange pas du tout de compter 8 à 10 fois plus ça leur donne pas de bouton ben en vérité si on prenait le temps de vraiment compter et bien on se rendrait compte que tout ça la foutaise que le chiffre est beaucoup plus proche de celui le fléchis frais beaucoup plus proche que celui de la police est plus proche de celui de la police que celui des organisations syndicales que ça plaise ou non mais par contre plaisance on est toujours en train de nous expliquer parce qu'on veut pas froisser parce que c'est le politiquement correct que faut pas être d'accord avec les chiffres de la police bah moi si les chiffres de la police ils sont plus proches de mon comptable j'estime que les chiffres la police sont les plus crédibles c'est simple non mais il y a toujours des gens et je peux les comprendre qui disent oui mais le gouvernement a besoin a besoin de faire baisser les chiffres pour montrer que cette mobilisation n'est pas si importante ça peut s'entendre cet argument Jean-Marc oui sauf que les Français à une chose dans la police contrairement à ce qu'on imagine il y a des représentants de toutes les chapelles il y a des gens de droite de gauche il y a de tout dans la police et aujourd'hui et tout fait quelque chose truqué les choses dans la police et ben je souhaite bon courage à celui qui va donner des ordres pour truquer les choses dans la police alors que tout est scruté tout se sait il y a des traces de tout voilà c'est ça me paraît pas une évidence de faire du trucage généralisé sans que ça se sache j'ai encore quelques questions on parlait ces dernières semaines des gros bras de la CGT qui tenaient les manifs ils sont pas là aujourd'hui ils ne sont pas là aujourd'hui j'étais très déçu je les ai pas vu ils ne sont pas là ils sont à Clermont-Ferrand parce qu'il est un congrès de la CGT cette semaine avec l'élection d'un nouveau secrétaire général vendredi fin du Martinez qui te son poste parce que ça change quelque chose quand c'est gros bras de la CGT les fameux gros bras de la société ne sont pas là si ça se passe bien on va dire que finalement c'est parce que c'est parce qu'ils sont là que ça se passe mal c'est maléfique si jamais ça dégénère on dira que c'est finalement la CGT qui a laissé porte ouverte puisqu'elle donnait en gros un coup de main à la police à sa façon en calmant les choses et bien on dira que la CGT a anticipé ou à inciter à ce que ça se passe mal j'ai pas le j'ai pas l'explication c'est pas un élément de toute façon essentiel les gros bras de la CGT ça protège les cortèges quand ça va mal mais ça protège les cortèges au sein de la CGT ils sont censés protéger surtout leur voix c'est surtout comme ça que ça se passe c'est ça leur philosophie d'ailleurs on a bien vu souvent qu'il y avait des heures entre les Black Blocs et les voiles de la CGT il se battent entre eux voilà donc ça prouve bien que ils ont pas les mêmes intérêts et je suis pas sûr malgré toutes les intérêts de la CGT soient ceux de la police c'est pas la question les intérêts de la CGT c'est que leur cortège se déroule correctement et que ceux de leur adhérents qui sont parfois remboursés de leur genre de grève par une caisse dédiée pour venir manifester et bien puisse manifester en paix sachez que nous n'avons pas d'image de violence puisqu'il n'y a pas de violence pour l'instant ah bah tiens voilà les premiers vous avez un feu d'un feu non ou des poubelles des poubelles peut-être bon ben voilà pour que ça arrive 17h que ça commence à dégénérer on aura remarqué et alors c'est vrai qu'il y a un phénomène lorsque la c'est comme l'odeur de la poudre lorsque l'odeur de l'incendie le bruit des pétards et les premiers et lacrymogène comment ça se disséminer sur un espace de manifestation on change de registre on change de psychologie et ça devient plus animal et c'est peut-être ce à quoi on va assister à un moment c'est peut-être pour ça aussi qu'on dit à les forces de l'ordre ont agité les tensions d'une certaine manière dès que les forces de l'ordre se rapprochent dès que les premiers gaz lacrymogènes sont lancés oui parce qu'on rentre dans un autre registre c'est quasiment dans le registre avant c'était une marche puis après ça devient de la chasse c'est à dire qu'on chasse le casseur on chasse au tiboule parce qu'on veut le ramener on veut soit le dissuader soit aller le chercher donc on change de registre ça se passe dans un climat ou vous avez les détentions visibles palpable en plus ça sent pas bon on a les yeux qui piquent voilà ça devient inquiétant cette oui ça devient un climat nauséabond voilà tout simplement bon nous espérons que nous reporters sur place vont bien alors je vous donne une information quand même difficile à essayer de filmer vous l'avez vu Jean-Marc tout à l'heure difficile de filmer les vitrines cassées par certains manifestants présents dans cette dans cette marche parce que et bien les potentiels viennent bousculer la caméra judiciaires de donner le nombre de casseurs attendus pourquoi ne t'ont pas capable de les interpeller de les arrêter c'est alors l'explication qui est donnée c'est que c'est qu'ils sont très mobiles et qui sont difficiles à arrêter parce qu'ils courent plus vite et on pourrait imaginer qu'effectivement le ministre quand ça va mal il veut donner une explication à l'opinion alors il faut qu'il montre que puisse se laisser mal passé l'institution assuré agir et on nous sort des chiffres énormes arrestation de 100 300 400 personnes en vérité dans le lot on en arrête une bonne partie et qui était ceux qui pourraient le moins vite et donc on fait un effet de masse des fois on n'arrête même une période même des fois qu'on arrête les clients les clients qui sortaient d'un restaurant et qui avait rien à voir avec des fois même le serveur du restaurant voilà il y a un petit peu de il y a un peu de déchets c'est clair voilà on veut faire un phénomène de nombres et on mélange un peu tout parce que voilà faut montrer que l'institution assurait réagir il y avait potentiellement les mêmes personnes à Sainte Soline que aujourd'hui dans la manifestation il y avait des étrangers on doit bien savoir par un moyen des réseaux sociaux d'Internet de d'écoute pourquoi nous ne sommes pas capable d'arrêter et de condamner ces personnes qui mettent le bazar dans ces manifestations écoutez c'est vrai que la tentation pourrait être grande de ce livre finalement ça arrange bien la police que pour discréditer les mouvements sociaux que en gros les plus agités et pourquoi pas même dire d'ailleurs que des policiers pourraient peut-être même faire partie de leur rang des fois on l'entend lire ce qui paraît quand même assez aberrant mais enfin quoi qu'il en soit le non je pense que simplement on a fait un public de gens qui sont aguerris qui sont qui se sont professionnalisés qui viennent qui viennent de loin qu'on comprit des habitudes de dissimulation ils savent comment travailler la police ils l'ont étudié au fil des au fil des manifestations aujourd'hui tout ce sein y compris d'ailleurs la manière de travailler la police on le sait aujourd'hui il y a pas besoin d'aller grands grands clairs pour qu'il suffit d'aller sur certains réseaux sociaux sur certains sites on voit bien il s'échangent des combines ils discutent entre eux la police les suit à distance on essaye d'avoir alors après dans quand vous avez des gens dans la foule c'est compliqué et puis ensuite il faut savoir aussi que la police a essayé de se doter d'outils enfin il y a un gouvernement d'outils qui permettent d'agir préventivement contre les casseurs en faisant des arrestations préventives ils se sont quand même une prix des râteaux au niveau juridiques le gouvernement avec leur texte et c'est très difficile d'aller préventivement arrêter les gens pour leur empêcher de un peu parce que les lois anti hooligans vous voyez bah en fait c'est pas si simple et dans un système où le le jus Eurydice mais roi en France et bien il est difficile de se donner les outils de la de la de la prévention dans ce genre de dans ce genre de contexte le premier feu de la journée visiblement en tout cas sur nos images qui prend de l'ampleur nous verrons comment évolue la situation on reste avec ces images Jean-Marc vous libère et en attendant je vais voir Vincent roseron qui est sur le terrain Vincent vous êtes plutôt à l'arrière avec une manifestation qui se déroule dans le calme dans cette deuxième partie de cortège oui Tibo effectivement toujours dans le calme cette deuxième partie de de cortège le Candel a l'air d'accélérer un petit peu là depuis quelques instants hop là voilà il y a quelques petits boom mais c'est totalement maîtrisé c'est en fait faut cheminot qui fait péter des pétards depuis le début tout au long de leur cortège mais sinon la manifestation se passe complètement dans le calme ici vous voyez les ballons de FO qui passe la CGT qui est tout au fond de ces images et voilà la manifestation qui se poursuit ici je me trouve toujours à Saint-Ambroix en fait allant juste pas très loin en fait du début de la manifestation là où sont en fait les partis politiques parce que vous l'avez vu on a eu Jean-Luc Mélenchon ça vient Roussel Yannick Jadot en fait tout au long du parcours il y a les différents partis politiques qui ne se mêlent pas directement à la manifestation mais qui par contre discute avec des gens qui les interpellent petit à petit sur le cortège merci beaucoup Vincent roserand dans le cortège vous voyez ces images de la manifestation à Paris tous c'est plutôt bien passé jusqu'ici ces premières images de feu et de violence en bas à droite nous verrons dans les minutes qui viennent comment évolue la situation forentin Colomb bonjour bonjour journaliste officaro économie internationale ancien correspondant à Londres au Royaume-Uni pour le pour Le Figaro j'ai plein de questions je voulais vous venir pour nous parler de ce qu'il s'est passé d'abord la semaine dernière avec cette annulation de la visite de Charles III qu'est-ce qu'il s'est passé pour une fois Emmanuel Macron gouvernement a entendu ce qui ne se passait dans la rue et il a répondu une certaine manière je sais pas s'il y avait une demande de la rue d'une annulation sans doute de la visite du chef d'État botanique il y a des politiques qui l'ont qui ont beaucoup insisté dans ce sens avant avant que qu'elle soit effectivement annulée pour rappel on est aujourd'hui dans le cadre de cette [Musique] [Musique] pour essayer de s'en prendre à lui mais pour perturber la visite on fait on fait décidé à l'Élysée en particulier à Emmanuel Macron qui je crois a été le instrumental dans la enfin qui a été proactif lui-même dans la le fait de prendre cette décision parce que après il avait des conseils de la police et conseils du gouvernement il y a eu des relations des discussions entre les ambassades aussi évidemment avec l'ambassade britannique qui commençait un peu à s'inquiéter de ce qu'elle voyait se dérouler en France mais en même temps c'est pas venu des Britanniques c'est c'est l'Élysée qui a décidé d'annuler cette visite en se disant que les conditions n'étaient pas réunies et Emmanuel Macron lui-même a appelé vendredi matin le roi Charles pour discuter avec lui pendant je crois un quart d'heure une discussion et il lui et lui dire que c'était pas recommandable de venir maintenant mais s'il n'avait pas fait ça je pense que la visite aurait eu lieu c'est pas les Britanniques qui ont dit on a trop peur de venir on vient passer pas le genre donc voilà donc en fait elle a conclusion de ça c'est que on a une crise sociale en France c'est évident on le voit depuis des semaines on a une impasse politique et là tout d'un coup une nouvelle dimension est entrée un petit peu dans dans le tableau c'est la dimension diplomatique c'est à dire que la France est empêchée de mener des relations diplomatiques normales avec des des partenaires comme cela se pratique toujours et ce n'est pas systématique que des problèmes sociaux en France est un impact sur le volet politique étrangère de la France et là c'est le cas il y a un autre exemple qui pourrait arriver dans les dans les semaines qui viennent Emmanuel Macron doit partir en Chine par exemple oui mais c'est un peu le cas inverse parce qu'il doit partir donc personne va l'empêcher de partir après on pourra lui reprocher de pas être là c'est ça quand il y a des tensions en France la question c'est est-ce que la crise des retraites est suffisamment grave pour que plus rien ne se passe dans le pays que le gouvernement et l'exécutif soit obligé de d'annuler toutes toutes conduite de d'autres sujets politiques et de politique étrangères ça reste un démontrer quand même sur notre choix d'Emmanuel Macron qui doit partir début avril en Chine quel est le symbole là en Europe au Royaume-Uni après cette annulation j'imagine que d'un seul coup le projecteur qui était franco-français j'imagine que très peu de médias à l'étranger de s'intéresser à cette crise là c'est plus le cas oui exactement ça a mis un coup de projecteur ça a été un peu le la conjonction des manifestations de la qui ont dégénéré en violence jeudi dernier jeudi soir qui ont donné lieu à des images apocalyptiques parfois reprise dans certains journaux d'incendie de de poubelles répandues dans toutes les rues enfin au milieu de rue de casse etc et puis l'annulation de cette visite du roi parce que c'est quand même pas tous les jours qu'on reçoit un roi étranger en particulier roi d'Angleterre qu'il s'agissait de la première visite d'État donc en effet il y a plusieurs effets induits l'un des effets induits c'est que après la France le roi Charles devait se rendre en Allemagne ce qu'il va faire donc demain la conséquence que c'est que la première visite d'État du Roi Charles aura été finalement pour l'Allemagne et c'est pour la France sera reporté au calendrier si je puis dire en fait on a parlé du début de l'été à savoir comment quand on a trouvé des dates et puis en effet un coup de projecteur sur ce qui se passe en France plus ou moins alarmiste pour certains médias étrangers c'est la tradition française dans toute sa splendeur mais pour d'autres ça attire l'attention sur une sorte de sur les violences sur une une protestation sociale sur la popularité très forte de l'exécutif et sur une paralysie de la France pour réformer parce que jusqu'à présent Macron était plutôt vu d'un bon œil dans la communauté internationale la presse internationale comme le Financial Times etc trouvait que c'était un référend amateur qui a Macron et tout d'un coup on se rend compte que il est empêché dans ses projets de réforme et entraver et qui qui l'a vraiment du mal à imposer ses vues en France et du coup ça soulève plein de questions sur ce second mandat sur la crédibilité Emmanuel Macron d'une certaine manière et entacher il se veut par exemple leader européen sur la question de l'écologie sur l'Ukraine par exemple comme grand médiateur entre l'Ukraine et la Russie par exemple tout à fait d'un seul coup les dirigeants les Européens étrangers peuvent se dire gentil Macron mais qui gère d'abord ses problèmes chez lui puis après il y a un sentiment qui est pas forcément exprimé mais qui est tout à fait légitime et qui qui peut se développer alors c'est vrai qu'il était un Conseil européen jeudi et vendredi oui jeudi et vendredi dernier à Bruxelles c'est un sommet européen à l'Ukraine à l'énergie à plusieurs sujets économiques aussi c'est vrai que ça entache sa crédibilité on l'a vu avec aussi l'annulation de la visite du roi donc le titre parce que il s'agissait de renouer des relations diplomatiques Bretagne qui les relations ont été plutôt mauvaises ces derniers temps ces dernières années et tout d'un coup Macron est un petit peu de fait mis à l'écart puisque le chef de l'État britannique va discuter avec les Allemands et pas avec les Français c'est symbolique ces protocolaires mais ça fait partie des relations diplomatiques et puis et puis en effet il y a cette question sur sa capacité à réformer dans son propre pays qui peut lui être imposer qui peut être lui être rétorqué quand il s'agit de réformer en Europe en effet il perd un petit peu des plumes de son de sa casquette de de leader un peu autre autoproclamé de l'Europe vous voyez ces images en direct dans les rues de la capitale en haut à gauche les forces de l'ordre qui semble s'approcher et se déplacer de plus en plus souvent les voyez assez peu depuis le début cette manifestation ce n'est visiblement plus le cas depuis que nous avons vu arriver les premières images que vous avez en bas avec ses feux allumés par des manifestants nous verrons et nous attendons les images et les réactions de nos reporters sur place pour pouvoir donner plus d'informations sur ce qu'il se passe et s'il ne s'agit que d'épi phénomènes ou si la manifestation est en train d'entrer dans une phase plus violente avec Florentin Colomb journaliste ça économie au service de l'économie internationale et ancien reporters à Londres comment les Anglais voient la France sur cette question des retraites est-ce que en Royaume-Uni on manifeste est-ce qu'on a cette culture de la manifestation il y a pas du tout la même culture et la manifestation il y a des manifestations parce qu'il y a une crise sociale aussi d'une autre nature au Royaume-Uni qui est plus liée au salaire qu'on connaît aussi en France donc il y a eu beaucoup de débrayage et il y a même un record qui n'avait pas été atteint depuis une quarantaine d'années au Royaume-Uni depuis la fin des années 70 pour des manifestations revendicatives enfin surtout des débrayages des grèves qui s'accompagnent parfois de manifestations mais il y a pas cette culture de grande manifestations massives politiques et interprofessionnel très souvent les manifestations sont un peu corporatives donc c'est les cheminots qui défilent pour demander des augmentations ou les enseignants etc je me souviens pas du tout et d'ailleurs le la loi l'interdit les syndicats ne peuvent pas se mettre en grève pour un mot d'ordre qui ne les conserve qui ne concerne pas leur fédération professionnelle le droit de grève a été très fortement encadré et restreint et du coup c'est assez rare de voir ce genre de de manifestation en Angleterre mais moi je me souviens quand j'étais correspondant à Londres j'avais justement suivi une manifestation pour les retraites des fonctionnaires et des enseignants et j'avais été assez surpris stupéfait de la timidité de ces manifestants les voyait à peine ça bloquait même pas la circulation c'était arrangé pour que le parcours ne gène le moins possible il défilait à pas très très rapide et en une heure ou deux heures c'était bouclée et personne ne s'en était rendu compte et la presse n'en parlait quasiment pas donc il n'y a pas du tout en effet cette culture après sur le fond de la réforme des retraites c'est aussi intéressant quand on parle de comparaison internationale de de regarder un petit peu la vision la perception de nos florentins ça m'intéresse on va en parler je veux juste qu'on aille sur le terrain avant ça parce qu'on a Damien canivels qui est proche de ses premiers échauffourés Damien on a commencé à se parler aux alentours de 14 heures tout allait bien les choses sont en train de changer quelque peu oui effectivement Thibault Gauthier je suis proche de là où ça se passe c'est à dire que vous voyez sur les images de Julien Leclerc un départ de feu qui a eu lieu je ne peux pas vous dire ce qui se passe très exactement parce que nous nous sommes mis en retrait pour quelle raison parce que des militants d'ultra gauche s'en sont pris à des journalistes on a eu des témoignages ici ou là de de manifestants pacifistes qui nous ont demandé de faire très attention parce que des des des Black Blocs sans son prix à des journalistes qui tenaient des caméras des caméras ont été même volées donc voilà nous nous mettons un petit peu en retrait il y a des dégradations ici boulevard Voltaire des départs de feu on a vu des feux de poubelle également des dégradations de vitrines un relais d'une grande enseigne de distribution a été vandalisée avec des mortiers d'artifice qui ont été projetés à l'intérieur un grand opticien également la vitrine d'un grand opticien a été pulvérisé bref tous ces symboles du capitalisme selon ces militants d'extrême gauche qui on découdre avec la police ont été mis à mal voilà la situation est en train de de se tendre ici c'est vrai que la manifestation officiellement est terminée puisque nous sommes arrivés depuis un bon moment au niveau de la place de la Nation mais on a vu quelques minutes auparavant les manifestants les plus radicaux les plus en colère si j'ose dire rebrousser chemin parce que ils ont aperçu cette épaisse fumée noire qui se dégageait du boulevard Voltaire et ils ont su que c'est à ce moment-là à cet endroit précis que que ce passé voilà très concrètement les violences qui étaient attendues ici à Paris alors contrairement à ce qu'on a pu voir la semaine dernière dans les rues de la capitale évidemment c'est sans commune mesure avec les dégradations de des nombreuses citrines les affrontements que les forces de l'ordre parce que il faut savoir Thibault que les forces de l'ordre sont très peu présentes ici sur ce boulevard Voltaire on les a beaucoup vu en début de manifestation devant le cortège syndical c'est magnifique c'est force de l'ordre et ses gendarmes de de contrôler comme il le pouvait la manifestation de façon à ce qu'un prêt cortège ne se forme pas devant l'intersyndical finalement les manifestants les plus radicaux ont réussi à faire en sorte que la police prenne un peu plus d'avance et ce pré-corpège c'est bien formé et a pris beaucoup d'ampleur jusqu'à la place de l'indation vous voyez où des voilà des dégradations ont lieu avec des slogans tels qu'on les connaît tout le monde déteste la police et puis également des slogans anti-bras m dont on a parlé tout à l'heure vous savez c'est c'est brigade motorisé à Paris qui sont très décrié depuis ces dernières semaines alors vous savez Gérald Darmanin a déclaré ces dernières ces derniers jours que les Black Blocs étaient des blackburges pour reprendre son expression ce serait des des enfants gâtés vous savez des des enfants issus de bonne famille des jeunes des des jeunes manifestants ce que l'on peut constater ici c'est que ce n'est pas forcément le cas on aperçoit un mouvement de foule déjà donc je vais permettre en hauteur parce que là c'est manifestement peut-être les forces de l'ordre qui viennent d'entrer sur ce boulevard Voltaire c'est souvent ce qu'on constate lorsqu'il y a ceux ce mouvement de foule pour en revenir au profil des des des des de de ces militants on se rend compte en réalité qu'il y a aussi beaucoup de de d'hommes d'acheter peut-être d'une cinquantaine d'années on n'est pas du tout sur un profil d'étudiants qui s'ennuient dans dans sa chambre voilà c'est vous le voyez d'ailleurs sur les images de Julien Leclerc il n'y a pas que des personnes habillées en noir il y a peut-être aussi des curieux qui sont là pour assister à ce qui se passe mais voilà vous vous rendez compte que le profils est assez est assez varié voilà je ne vois pas exactement ce qui se passe vous voyez très certainement mieux que moi sur les images de de Thibault Gauthier en attendant il est fort probable que la police arrive boulevard Voltaire si ce n'est déjà fait sur ces images pour que vous puissiez voir ce qu'il se passe il faut voir Voltaire on a vu la quelques instants en prenant les forces de l'ordre en effet Damien de notre sur le sur le boulevard suivi des pompiers ça semble pour cela que les forces de l'ordre ont avancé très rapidement en charge pour écarter la foule pour que les pompiers puissent accéder à ces différents feux que l'on commence à voir s'éparpiller le long de la manifestation ensuite évidemment ce qui se passe Damien faites attention on continue dans dans d'en parler ensemble de parler de la vision de la France à l'étranger j'ai vu passer le hashtag BIM of French soyez plus français je sais pas si vous avez vu ça au Royaume-Uni il y a une grève de plus longtemps notamment avec des infirmes voudrais être plus français je voudrais voir ça dans les régions c'est vrai qu'il y a plusieurs pays qui voient ce qui se passe et qui voit le résultat par le résultat il est pas obtenu encore le retrait de la réforme mais enfin qui voit qu'il y a une action quand même assez efficace des syndicats et des représentants salariés et qui certains se disent il faudrait peut-être s'inspirer des méthodes françaises pour être plus revendicatif et plus musclé dans les revendications les revendications à l'étranger qui a en ce moment en Allemagne une grande grève lundi par exemple au Royaume-Uni oui il y a plein de conflits pour addict dans la santé dans le rail dans l'enseignement dans la fonction publique elles sont salariales en général pour l'instant il y a peu de sur les retraites il y a aussi quand même beaucoup de gens à l'étranger qui regardent ce qui se passe en France et qui disent qui sont quand même un peu médusés de voir que on en est à la dixième journée de protestation contre une réforme qui vise à monter l'âge de du départ à la retraite de 62 à 64 ans alors qu'à 62 ans on est il faut le rappeler quand même parmi les plus c'est l'âge de départ à la retraite le plus tôt le plus jeune de l'Union européenne de l'Union européenne avec la Grèce avec la Norvège qui n'est pas dans l'Union européenne et en Suède la Suède figurait 62 ans mais en réalité on ne peut pas partir à taux plein 62 ans en Suède il faut attendre au moins 65 ans la moyenne est plutôt il y a pas mal de pays qui sont à 66 voire 67 ans aujourd'hui 67 ans c'est pas des pays ultra libéraux c'est nos voisins italiens c'est l'Espagne c'est l'Irlande Allemagne est à 66 pour l'instant mais c'est acquis qu'elle va passer à 67 Royaume-Uni ils sont à 66 et d'ailleurs le gouvernement britannique de richissounac la semaine dernière a décidé en toute discrétion sans aucune contestation mais peut-être en voyant ce qui se passait en France de reporter à plus tard l'extension de la vie active jusqu'à 69 ans qui était prévu à l'horizon 2040 ça veut dire qu'il y a un report de 66 à 67 ans qui est déjà à pied au Royaume-Uni alors ça c'est l'âge légal mais je veux partir avant on peut partir avant mais avec une décote de toute façon bon les systèmes sont très différents d'un pays à l'autre au Royaume-Uni il y a une très grosse part de capitalisation puisque la retraite publique elle ne vous donne droit qu'à quelques centaines en cette autour de 400 euros par mois si vous avez une retraite à taux plein de de du public donc après on peut varier en effet sur selon vos économies si vous avez fait fortune oui vous pouvez partir plus tôt mais si vous avez besoin de d'avoir cotisé le nombre d'années nécessaires y compris par capitalisation on peut pas plutôt donc dans beaucoup de pays il y a quand même beaucoup d'étonnement de voir que les Français en viennent là et qu'il y ait une mobilisation aussi forte aussi dure aussi soudée aussi des syndicats et une résistance politique assez unanime à part le parti au pouvoir pour rejeter cette réforme qui fait que si même si les 64 ans qui ont été adoptés après la le 49.3 il y a deux semaines entre en vigueur on restera quand même à l'âge le plus le pays qui parle le plus tôt à la retraite d'Europe est-ce que à l'étranger on a envie les Français d'une certaine manière ou au contraire on se dit mais regardez-moi ces fainéant un peu les deux j'imagine oui il y a beaucoup de pays qui se disent qu'on travaille pas beaucoup en France que on part tout à la retraite qu'on est au 35 heures qu'on a beaucoup de vacances et puis il y a des gens dans les pays dans les pays étrangers qui en vie aussi les acquis sociaux français qui sont exceptionnels quand même le rappeler c'est vrai qu'on entend quand même beaucoup en France que les acquis sociaux sont rognés que ça devient de plus en plus difficile mais les conditions y compris l'assurance maladie gratuite y compris l'enseignement gratuit public y compris l'indemnisation chômage même s'il y a eu des réformes de de du chômage qui est quand même encore très généreuse par rapport à beaucoup de pays et les retraites aussi le niveau des pensions est parmi les plus généreux au monde donc il faut relativiser aussi tout ça enfin je suis pas là pour dire que qui a raison qui a tort mais j'apportais une perspective un peu internationale voilà sur ce débat qui est souvent quand même ici franco-français ou alors où on a tendance à dire on est la France donc c'est comme ça et on ne peut pas on n'a pas à tenir compte de ce qui se fait à l'étranger ce qui était vrai mais en tout cas on peut sans forcément tenir compte dans nos réformes ou les décisions l'avoir à l'esprit merci beaucoup florentin Collomb journaliste au service économie international du Figaro ancien correspondant à Londres pour Le Figaro nous avons expliqué donner des infos sur ce qu'on voit à l'étranger de la France sur la vision des étrangers de la France merci beaucoup on retrouve Damien Canivez Damien vous êtes sur place ça a basculé en un quart d'heure ou presque alors est-ce que c'est l'ensemble de la manifestation qui est touchée par ces violences qu'on voit l'image ou non c'est dans un endroit très précis sur le boulevard Voltaire écoutez Thibault ça basculé en même moins de 10 secondes parce que il faut savoir que les manifestants radicaux étaient statiques depuis plusieurs minutes vers la fin de la manifestation boulevard Voltaire et les policiers sont venus comme d'un seul homme en surgit comme c'est le cas depuis maintenant de nombreuses semaines dans la stratégie voulue par le préfet de police ils ont surgi d'une rue parallèle ils étaient invisibles jusque là et ont chargé des manifestants qui ont couru sprinter direction la place de la Nation qui se trouve à seulement 100 mètres de là où nous nous trouvons et c'est manifestants étaient de plus en plus violents ils ont allumé des feux de poubelle ils ont dégradé des vitrines aussi là vous voyez sur les images de Julien Leclerc une poubelle en feu et très certainement ces policiers ont voulu voilà voulu les maîtriser et faire en sorte qu'ils arrivent place de la Nation peut-être pour mieux les contrôler parce que vous savez que la police préfère lorsque les manifestants sont Nasser dans un endroit sont statique plutôt plutôt que des manifestations sauvages telles qu'on les a connues d'ailleurs les Black Blocs sont conscients de cette stratégie de la police puisque nous avons surpris des conversations entre ces militants radicaux qui parfois souhaité partir en manifestation sauvages c'est impossible il faut le savoir puisque la manifestation qui s'étend aujourd'hui de la place de la République à la place de la Nation est très encadrée par la police même si elle est invisible il voilà il ceinture le cortège le cortège parisien autre point important aussi c'est militants radicaux étaient extrêmement nombreux vous entendez au loin des grenades de désencerclement qui sont lancés par la police avec des bombes lacrymogènes aussi on en a eu quelques-unes sur le boulevard Voltaire qui ont été lancés il y a quelques instants le groupe des Black Blocs a été scindé en deux de façon peut-être à mieux les à mieux les les contrôler on en a vu certains rebrousser chemin remonter le boulevard Voltaire à l'opposé de de la place de la Nation peut-être pour faire en sorte que ces petits groupes soient beaucoup plus facile à gérer voilà l'ambiance est très tendue ici ce n'est pas du tout représentatif de la manifestation que l'on a couverte aujourd'hui nous sommes devant le cortège syndical évidemment le reste de la manifestation se passe j'imagine pour le mieux c'est toujours devant voilà ce cortège syndical que des dégradations ont lieu que des éléments radicaux se ce rassemble et passe parfois à l'action on pensait qu'aujourd'hui il restera calme et bien finalement ils ont fini par agir en cette fin de de manifestation qui arrive là donc comme je le disais tout à l'heure place de la Nation 17h09 nous sommes toujours en direct une poussée de fièvre il y a un petit quart d'heure de cela vous avez vu les forces de l'ordre intervenir pour laisser passer les pompiers qui sont venus éteindre quelques feux allumés sur le boulevard Voltaire nous suivons évidemment ce qui se passe dans les rues de la capitale et facile feu d'artifice d'exploser ce sont des gestes d'artifice sur les territoires de l'ordre des cours dangereux comment ça va très bien adjointe au service économique du Figaro je garde un œil sur ces images toujours très impressionnante avec ses forces de l'ordre obligé de de reculer encore une journée à l'appel des syndicats est-ce qu'ils ont encore la main les syndicats lorsqu'on voit ce qui se passe la main oui dans le sens où il reste une île une intercer syndicale tient bon il y a toujours pas eu de scission ils sont toujours unis donc mais effectivement il y a ces événements violents qui savait très bien commencé le calme tout le monde louait les services d'ordre etc et puis bah forcément ça dégénère et c'est d'ailleurs c'est ça le problème c'est la responsabilité c'est c'est pas notre montrer les gens à descendants dans la rue quand les syndicats appellent la population a manifesté à descendre dans la rue il faut gérer après avec ce risque que ça dégénère qui est des violences qu'on bloque le pays qu'on bloque la liberté des autres la liberté de travailler la liberté de enfin je pense aussi à tous ces commerçants qui sont sur le parcours des cortèges qui ont des journées perdues les journées de d'activités perdues et c'est aussi ça le responsabilité des syndicats quand ils appellent il faut il faut durer canaliser et puis bon là on voit bien que c'est ça devient de plus en plus compliqué justement il y a la question de l'opinion publique qu'il ne faut pas perdre c'était le trésor de guerre d'une certaine manière de de l'Inter syndical visiblement l'opinion publique peut basculer en voyant ces images et ça ça inquiète en tout cas les syndicats je pense que oui ça les inquiète ils savent que ils sont plus forts en ayant l'opinion avec eux et je pense que l'opinion elle ne peut pas rester indifférente quand on a vu les violences à sainte-solines sur les méga bassines c'est un autre sujet mais c'est concomitant c'est arrivé ce week-end et ce weekend or tout le monde ne le dit pas oui le manifester est un droit légitime mais bloquer le pays casser les vitrines casser brûler les voitures enfin et ça non ça n'est pas possible et il faut le dire faut le dire fermement certains syndicats ne condamnent pas si j'ai l'impression que la plupart en tout cas certains partis politiques temps à expliquer donc excuser on condamne pour l'instant la France la plus dure de la CGT aussi a appelé par moment même physiquement à mettre le feu c'est ce que disait notamment Olivier matheux le syndicalisme du sud de la France des Bouches-du-Rhône de représentant fédéral des Bouches-du-Rhône à la CGT je vous rappelle qu'il voulait mettre là que les franges des syndicats voulaient mettre la France à genou bloquer le pays enfin s'il fait démonter c'est des mots très durs quand vous les dites vous savez que c'est répercuté il y a une forme de responsabilité à avoir puisque vos mots ils sont ils sont suivis ils sont entendus par les militants donc voilà je rappelle quand même que aujourd'hui avec le télétravail beaucoup de cadres ne sont pas gênés par le par les manifestations je vous signale aussi de la RATP fonctionne pas si mal que ça perturbations autour de moi qui ont pris le métro qui m'ont dit oh mais sauf fonctionne très bien ça parce que il y avait eu aussi plein de négociations en amont propre à la à la RATP avec Jean Castex des augmentations de salaire donc finalement le mouvement il est suivi un peu mollement voyez à la RATP alors que habituellement c'était le fer de lance des luttes la SNCF c'est pas non plus complètement bloqué vous voyez et donc en fait les gens qui sont gênés aujourd'hui par ces manifestations et ses grèves c'est quand même les gens qui ne peuvent pas télétravailler c'est tous ces gens cette fameuse première ligne dont on a beaucoup parlé enfin voilà donc le mouvement c'est son but c'est de c'est pratique qui montre les manifestants arrivés sur la place de la Nation ou s'achève ce cortège il y a une petite musique moins importante quand on voit les images 450 000 personnes à Paris c'est ça les chiffres officiels du commissaire de l'Intérieur tomberont un peu plus tard dans dans la journée bon on a eu une petite poussette fièvre en images en tout cas lors du dernier quart d'heure on surveille ça Marie Cécile on essaie de rentrer un peu plus dans les négociations la technique alors cette journée à l'appel des des syndicats on pensait que cette interditaire syndical elle est exposée un très souvent attention la CGT elle veut faire différemment de la CFDT allez tiens on y croit vraiment ils savent que l'union fait la force ils ont bien tenu alors maintenant vous avez vu la nouveauté c'est que Laurent Berger donc le numéro 1 de la CFDT a proposé une voie de sortie par le biais d'une médiation il a appelé à une médiation pour trouver un compromis j'ai envie de vous dire il nous refait un petit peu le coup de 2019 Laurent Berger je sais pas si vous vous souvenez mais en 2019 là il était du côté du gouvernement mais je vous rappelle qu'on a eu un mois de décembre de grève de grève dure et c'était complètement bloqué et Laurent Berger avait proposé de sortir la question de l'âge c'est lui c'était c'est lui qui avait fait cette proposition alors à l'époque c'était pas recul de l'âge de 62 à 64 ans c'était si vous vous en souvenez un âge pivot le gouvernement d'Édouard Philippe voulait mettre instaurer un H pivot à 64 ans si vous partiez avant vous aviez une décote si vous partiez après vous aviez éventuellement une surcote un système plus souple mais il y avait déjà cette question de l'âge or ça bloquait tout bloquait autour déjà de cette question de l'âge et donc Laurent Berger avait dit tout le monde a dit très bonne idée on sort la question qui qui énerve tout le monde on la sort du projet de loi comme ça le projet doit peut continuer à l'Assemblée parce qu'il y avait des mesures que effectivement la CFDT défendait sur des points plus sociét sur la retraite des divorcées n'était pas au courant bien sûr c'est quelque chose que la CFDT prône depuis très longtemps depuis françoischerel sur une réforme systémique avec une vision sociétale voyez il veut vraiment voir les règles d'attribution des pensions de réversion les pensions des divorcés etc bon bref donc Laurent Berger elle est dit mais sortons cette question de l'âge qui crispe tout le monde de l'âge pivot et on avait mis sur place je sais pas si vous vous en souvenez une conférence de financement c'est pas le problème c'est que quand même une conférence de financement ou si j'ai tous les syndicats autour d'un haut fonctionnaire qui sont elle s'appelle Jean-Jacques Marette c'est lui qui était le maître d'oeuvre de la réforme 2019 très compétent très respecté de tout le monde [Musique] si vous vouliez partir avant bah vous partez avant vous aviez une décote chacun fait ses choix et si vous vous ne vouliez pas si vous vouliez avoir votre pension à taux plein bah vous attendiez 64 ans et finalement il y avait il y avait une il y avait une place pour le choix les gens n'étaient pas prisonniers c'est pas arbitraire il y a finalement une place pour le choix et finalement peut-être que cet âge pivot serait passé plus facilement [Musique] le ministère de l'Intérieur 516.000 personnes manifestées dans l'Hexagone à 17h il y a titre de comparaison le 23 mars donc jeudi dernier 768000 le 7 mars 962000 donc nous assistons donc il y a une journée de mobilisation avec moins de manifestants ils auront les chiffres définitifs un peu plus tard dans dans la soirée [Musique] nous parler de cette réforme de 2019 qui avait amené des gens dans la rue mais qui étaient plus populaires notamment parce qu'elle était plus souple et parce qu'elle ramenait tout le monde sur un même pied d'égalité en enlevant ces régimes spéciaux pourquoi Emmanuel Macron a-t-il donc pas reposer cette peur alors cette réforme est il y avait certains certaines aspects qui étaient positifs on pense que cette idée de l'âge pivot finalement était plus facile à défendre mais il y avait aussi beaucoup de complexité parce que quand vous remettez le système à plat complètement dans les retraites cette série on l'a vu c'est terriblement compliqué c'est un empilement de décision de toucher un petit fil et tout tout s'écroule on dit souvent que dans le social le diable se niche dans les détails mais c'est c'est archi vrai quoi enfin ça se vérifie chaque jour qui passe et donc la réforme a été trop compliquée en plus l'idée c'était de vraiment de mettre tout le monde sur un pied d'égalité tous les régimes vous savez bon au départ tout le monde a applaudit mais bien sûr et l'égalité un neurocotisé donne les mêmes droits pour tous plus de transparence de simplicité qui pouvait être contre tout le monde était pour sauf qu'on s'est aperçu que on voulait fusionner des régimes qui sont très différents l'origine des fonctionnaires le régime du privé et le régime des indépendants des professions libérales ils ne fonctionnent pas pareil donc c'est difficile d'aligner les modes de calcul des retraites vous voyez par exemple des un indépendant une profession libérale un médecin un commerçant ils vont commencer par s'endetter pour acheter leur fonds de commerce pour acheter leur cabinet ils font un prêt professionnel et et et ils ont un actif un cabinet une charge d'avocat enfin que sais-je un commerce qui servira plus tard quand il le revendront à financer leur retraite donc on peut comprendre que leur mode de calcul de la retraite ne soit pas le même qui n'est pas éventuellement les mêmes taux vous voyez puisque leur fonction c'est très différent du salariat et de même on s'est bien rendu compte que c'était compliqué d'aligner aussi les fonctionnaires sur les sur les salariés puisque notamment pour les enseignants les en parce qu'on voit ces images en direct avec cette force de l'ordre obligé de reculer Damien canivelez est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'il se passe autour de vous si vous pouvez parler je sais je vois les gaz lacrymogènes on reprendra évidemment si vous avez du mal à vous exprimer écoutez pour le moment ça va je dois vous avouer qu'effectivement j'ai des glandes lacrymales qui commencent légèrement à couler mais des affrontements ont lieu la récemment enfin il y a quelques secondes entre les manifestants radicaux et la police qui qui vient de charger qui vient de lancer des des grenades lac des bombes lacrymogènes enfin des grenades lacrymogènes c'est assez étendu il y a eu une pluie de pavés qui vient de s'abattre sur les forces de l'ordre qui se sont approchés de la rue Voltaire direction le boulevard Voltaire et c'était c'était assez compliqué pour elle de se faire un chemin parce que il y a énormément de monde ici sur ce boulevard Voltaire beaucoup de manifestants ultra violents de l'ultra gauche alors il n'y a pas que des manifestants qui sont issus de cette mouvance de gauche il y a également des des jeunes de banlieue qui ont rejoint ce mouvement c'est ce qu'une sympathisante de l'ultra de l'ultra gauche que vous a déclaré tout à l'heure parce qu'elle était en train de de jeter également des pavés elle était très heureuse justement de savoir que il y avait une sorte de convergence des luttes contre la police et et elle a effectivement elle s'est félicité que d'autres personnes et rejoint ce mouvement contre Antipolis voilà alors c'est vrai que c'est assez étendu tout le monde a les yeux qui qui ont tendance à couler les menus nuages de lacrymogène vient de s'évaporer tout doucement mais on imagine que les forces de l'ordre devrait appliquer dans les quelques instants parce que c'est un peu le jeu du chat et de la souris ici c'est à dire que les forces porte charge les militants reculent et dès qu'il recule les forces de l'ordre et bien c'est à nouveau les forces de l'ordre c'est à nouveau les les manifestants qui cherchent en direction de de ces policiers et et ces gendarmes on sait pas trop dans quel sens ça va évoluer cette situation parce que c'est extrêmement tendu les éléments radicaux vous savez qui était au nombre de plusieurs centaines qui étaient redoutées par les services territoires par les renseignements territoriés par les renseignements territoriaux pardon et bien ils sont là ils sont très présents ici sur cette fin de cortège boulevard Voltaire et c'est assez compliqué de vous parler pour être c'est avec vous Tibo Gauthier en raison de ses larmes qui coulent sur le visage de filmer ce qu'il se passe toujours avec Marie Cécile Renaud un angle économique et quand je vois ces images moi je pense aux chiffres qui sont tombés aujourd'hui un chiffre de la dette publique la dette publique alors le gouvernement s'en organise le gouvernement s'enorgueille qu'elle soit à 116,6% du PIB en 2022 contre 112,9 donc c'est mieux ça se réduit mais en valeur absolue ça c'est les chiffres en pourcentage mais si on regarde en valeur absolue c'est plus simple en euros pourcentage du PIB c'est toujours très compliqué mais en euros ça fait 2950 milliards d'euros de dettes la France à 2950 milliards d'euros donc elle a augmenté exactement c'est ça donc on communique sur les 30% tâches du PIB et qui montre que ça ça baisse mais c'est presque on frôle les 3000 milliards et par rapport à l'an dernier ça fait quand même 126,4 milliards d'euros de plus en 2021 on est dans un pays très endetté on a un déficit public qui lui aussi c'est un peu mieux mais ça reste à 4,7% du PIB donc c'est c'est très important l'objectif c'est d'arriver à 3% et donc dans ce contexte la réforme des retraites elle est absolument nécessaire je rappelle que la France va encore devoir emprunter sur les marchés 270 milliards d'euros cette année que si on ne fait pas cette réforme ce sera très mal perçu par nos partenaires européens par les marchés financiers et qu'on aura et que on risque d'avoir des conditions de d'emprunt supérieures des taux supérieurs donc voilà il faut savoir après ce que l'on veut une réforme des retraites celle de 2019 qui a été oubliée aucune possibilité de revenir dessus est-ce que la CFDT par exemple pour elle a proposé je pense que le gouvernement a pas complètement évacué l'idée alors bon là ça c'est tendu mais dans leur tête je me souviens je discutais avec Olivier dussof de ministre du Travail il y a quelques semaines et il me parlait d'un codicile de mesure qui viendrait peut-être après dans la loi travail vous savez ils ont prévu en mai une loi pleine emploi qui s'appelle loi pleine emploi ou normalement il devait y avoir après ces mesures un peu salées de la réforme des retraite des mesures sucrées et cette loi pleine emploi devait être un peu une loi fourre-tout il y aurait eu des choses positives comme le partage de la valeur vous savez pour permettre à tous les Français enfin plus largement plus de Français de bénéficier d’intéressement de participation etc et puis ils avaient aussi dans l'idée de reprendre quelques points de la réforme universelle concernant les retraites qui étaient plus larges qui étaient pas strictement financière donc il ne n'hésitez pas à cette à ce plfs parce qu'on est toujours dans le cas d'un PLFSS où j'ai de petit enfant de la sécurité sociale rectificative vous avez prévu d'autres d'autres mesures retraites dans cette loi travail je ne sais pas si elles y sont toujours parce que parce qu'une fois que l'idée c'est surtout ne fermer la page de tourner la page des retraites pas sûr qu'il leur réouvre le sujet mais enfin voilà il voulait faire des mesures justement plus sociétales plus systémique peut-être à l'époque il pensait revenir sur les pensions de réversion sur le calcul des pensions de la version qui est lui aussi un sujet très sensible donc je ne sais pas si s'il le feront voilà il voulait reprendre certains points qui étaient dans la dans cette réforme pour un système universel donc c'est pas totalement sorti de leur tête et il reste encore trois ans et demi enfin pour le quinquennat donc presque 4 donc il y aura peut-être d'autres occasions de revenir par des petits points vous savez maintenant on saucissonne les lois on fait des activités bavard des et longues c'est à dire que des lois plus courtes alors que moi c'est les images des forces de l'ordre qui tentent de disperser les manifestants violents oui des lois plus courtes pour faire voter une fois par le droit une fois par la gauche mais avant qu'elle sera la stratégie adoptée par le ballon sur les différents plats de la loi immigration et de la loi pleine emploi théoriquement avec deux V qui devrait au mois de mai Laurent Berger veut faire une pause dans la réforme des retraites dans cette réforme ça veut dire quoi une pause on a un peu du mal à comprendre une pause ça veut dire reporter à plus tard on va pas fermé fermer le sujet pour le réouvrir en septembre et on se retrouvera mon cher Thibault pour de nouvelles journées on sera là à parler de la rentrée sociale chaude comme on le fait vous voyez je pense que c'est très compliqué mais je vous dis ça ça rappelle son idée de 2019 quand il avait c'était son idée à lui c'était vraiment Laurent Berger de faire cette conférence de financement pour sortir les sujets qui gêne et sortir du du débat et les traiter à côté mais est-ce qu'il y a une peur de l'essoufflement du côté des syndicats que dans deux une semaine deux semaines trois semaines c'est manifestations et alors qu'on le voit aujourd'hui les chiffres sont en baisse c'est manifestation rassemblent de moins en moins et que les syndicats perdent toute la crédibilité acquise depuis deux mois toute leur puissance toute leur force parce que crédibilité mais en tout cas il est possible que le mouvement s'essouffle je resterai prudente il faut être vraiment humble parce que la météo sociale c'est une science très très compliquée mais enfin ce qu'on peut voir c'est que il y a quand même les vacances de Pâques qui vont les vacances scolaires de Pâques qui vont arriver on a vu déjà en février les vacances avaient marqué un peu un ventre mou et et que le bon le dans l'essoufflement du du mouvement donc là il va y avoir les vacances de Pâques et ensuite il va y avoir les ponts de mai et donc bon ça va peut-être mais je vous dis il faut rester très très humble qui avait beaucoup de dans cette vidéo syndicats beaucoup de travailleurs qui ont pris leur carte par exemple ce sont ces lors de cette période si tous ces gens qui sont pas forcément issus du milieu syndical se disent les syndicats ils peuvent nous aider et qu'au final tout en bas l'eau et cette réforme passe c'est que rien ne tient bon les services [Applaudissements] que ce soit la CFE-CGC la CGT la CFDT tous nous ont dit qu'ils avaient eu un regain d'adhérents en janvier plus 50% mais c'est valable pour tous les syndicats c'est valable à chaque fois qu'il y a un grand mouvement social parce que forcément ils sont mis en avant les gens veulent non c'est pas nouveau à chaque grand mouvement social il y a ce regain du bien parce que ça fait des années qu'on dit que les syndicats sont morts enfin ils sont pas morts mais ils ont des bases qui ça me nuisent donc à chaque grand mouvement social c'est des gens qui ne peuvent pas forcément parler des manifester adhère en se disant c'est de ma façon à moi de les soutenir après les gens peuvent aussi espérer avoir des accords en entreprise parce que je vous rappelle que bon il y a les confédérations au niveau national mais finalement les entreprises les syndicats ils sont aussi présents dans les entreprises pour signer des accords avec les directions et là chacun au cas par cas peut se dire bah aucun moi dans mon entreprise finalement ils peuvent ils peuvent appuyer donc je ne sais plus quel est votre question peuvent se décourager d'avoir suivi des syndicats et que cela ne cherche pas à grand-chose [Musique] et que dans un mois et demi c'est manifestation on aura semble plus que 100000 personnes 5 ans plus personne à travers non les syndicats ont pu montrer qu'ils pouvaient être unis qui pouvait essayer de limiter enfin de de tenir enfin des cortèges où il y a pas trop de violence mais je pense que le mouvement peut s'essouffler la loi ben on attend la décision du Conseil constitutionnel mais la loi une fois qu'elle sera promulguée la CFDT l'égalisme en 49,3 démocratique on va continuer d'en parler mais d'abord on retourne sur le terrain parce que vous entendez aussi l'arsenal République vous avez raison de le dire Damien Canivez vous êtes sur le terrain avec autour de vous des affrontements et ses forces de l'ordre c'est CRS ou ces gendarmes qui se protègent derrière leur bouclier parce que ils sont canardés de projectiles de poubelles de pavés il y a un peu de tout ça absolument Tibo Gauthier il y a des projectiles des poubelles des pavés même parfois on a vu aussi un moment donné une trottinette qui a essayé d'être projeté vers les vers les forces de l'ordre sans succès ils sont acculés la rue Bouvier qui donne directement sur le boulevard Voltaire où se trouve toute les manifestants les plus les plus radicaux on a le sentiment que ces forces de l'ordre sont un petit peu en manque d'inspiration actuellement dans la mesure où il déboule sur le boulevard Voltaire pour séparer en deux le cortège de manifestants ultra gauche et finalement après il repartent dans les rues adjacentes pour se protéger derrière leur bouclier et derrière et bien ce sont les les manifestants ultra qui qui prennent la main et qui font des études parce que vous voyez par exemple des assurances en l'occurrence qui sont dégradés il y a eu également une enseigne de de distribution aussi tout à l'heure la devanture qui a été pulvérisée des des abributs évidemment j'en parle même pas et là vous avez la charge des forces de l'ordre vous voyez qu'ils sont plusieurs dizaines à charger les manifestants et là je peux vous assurer que ça va mater parce que je peux vous assurer que ça fait quelques minutes maintenant qu'ils attendent dans cette rue Bouvier et et et là c'est en train de de charger avec des grenades de désencerclement il lance aussi des des bombes lacrymogènes pour disperser tous ces manifestants peut-être vont-ils réussir à à à apprendre le pas cette fois-ci sur sur les manifestants mais c'est assez compliqué à vrai dire parce que ils sont assez cool ils sont assez peu de voilà il y a une grenades une grenade de défenseur Clément là qui qui éclate juste à côté de nous parce que ben écoutez nous sommes entre les policiers et les manifestants il y a une dame aussi là qui vient de se prendre les pieds dans le tapis à la suite de la charge avec avec les policiers c'est c'est assez confus là effectivement parce que tout le monde et et et police justement et en train de prendre vraiment le pas sur ce boulevard Voltaire avec les manifestants qui là pour le coup sont obligés de reculer Leclerc on continue de suivre ce qui se passe et on revient régulièrement vers vous vous appelez dès qu'il se passe quelque chose sur ce boulevard Voltaire à proximité de la place de la Nation je suis toujours avec Marie-Cécile Renaud service économie du Figaro ça coûte combien ces journées de mobilisation alors ça coûte paradoxalement d'un point de vue macroéconomique ça ne coûte pas si cher que ça on a vu que ça coûtait 01 02 points de PIB parce qu'en fait il y a un effet rattrapage qui n'a pas été fait durant les journées de manifeste de mobilisation de grève de ma manifestation peut être rattrapé ensuite et puis par exemple si vous prenez pas le métro ou peut-être que vous prenez un uber ou pas donc l'Insee avait calculé que finalement d'un point de vue macro le coup n'est pas si important que ça après pour les entreprises j'avais cherché les chiffres en 2019 je crois que c'était 8 milliards d'euros pour aller chaque jour de grève coûtait 20 millions d'euros à la SNCF 3 millions pour la RATP 8 millions pour Air France en 2019 tout est quand tout est bloqué bon mais il y a aussi des répercussions sur les secteurs qui ne sont pas en grève eux-mêmes par exemple la restauration l'hôtellerie si vous n'avez pas pu prendre votre train bah forcément votre chambre d'hôtel vous l'avez annulé etc donc il y a quand même des secteurs qui sont gênés et au-delà de cet effet macroéconomique qui peut donc se rattraper ce lycée ensuite dans le temps il y a un effet d'image un effet d'image à l'étranger notamment l'annulation de la visite de Charles III quand vous voyez les rues de Paris enfin couverte de poubelle avec des feux qui qui brûlent enfin vous voyez est-ce que ça a un impact sur les investisseurs étrangers est-ce que c'est un impact sur les touristes il y a aussi un impact d'image et d'attractivité et je vous le rappelais la situation des finances publiques françaises j'ai une dernière question parce qu'après je vous relâche sans cette réforme confirmer nous serons déficitaires en 2030 à hauteur de 10 milliards d'euros par an il y a une caisse qui ne l'est pas du tout j'ai bien compris celle du prix complémentaires ce que c'est parce que apparemment on pourrait piocher dans cette caisse il y a une tentation de piocher moi qui ne suis pas un spécialiste c'est très compliqué à comprendre effectivement cette caisse elle est bénéficiaire ils ont eu ils ont enregistré un excédent l'an dernier de 2,6 milliards d'euros quand est-ce que l'argent rentre c'est bon regardez votre fiche de salaire donc il y a des cotisations agirco et donc bon comme l'an dernier il y a une reprise de la croissance foscovide des cotisations sont bien rentrées ils ont fait une très bonne année ils ont pris un excédent et ils doivent d'ailleurs annoncer leurs résultats pour 2022 demain priori je n'ai pas de secret mais a priori à nouveau ça devrait être une bonne année parce que les cotisations sont rentrés les salaires d'augmenter et ils ont une règle d'or parce qu'en fait l'agirco c'est géré par les partenaires sociaux c'est géré partenaire sociaux c'est à dire par les syndicats et par le patronat c'est c'est une gestion paritaire et d'ailleurs les syndicats sont orgueil de cette caisse agircargo qu'ils disent bien géré ils disent mais vous voyez nous quand on est à la manœuvre on fait mieux que l'État on gère très bien que ce régime et donc a été en a été en déficit mais ils ont pris des mesures difficiles pour le remettre en excédent et ces mesures difficiles c'était notamment c'est ça le comble les syndicats dont la CFDT a signé pour que pour faire travailler les gens un an de plus pour inciter à travailler un an de plus à l'agirco comment en appliquant une décote si vous décidiez de partir plus tôt comme c'est une une mesure qui a été appliquée à partir du 1er janvier 2019 depuis le 1er janvier 2019 quand vous êtes salarié du privé si vous partez si vous voulez avoir votre retraite à taux plein et bien vous départir un an plus tard sinon vous avez une des codes de 10% pendant 3 ans d'accord [Musique] gestionnaire ce sont appliquer une règle d'or et ils disent il faut qu'on ait 6 mois de réserve 6 mois de prestation c'est à dire et ce petit matelas enfin ce matelas ce petit matelas il fait 68 milliards d'euros on regarde 2300 manière de droit accumulés vous voyez les droits que qu'il faudra honorer et donc c'est 68 milliards ça correspond à 6 mois de versements qui permettent d'assurer si il y a des aléas économiques des aléas démographiques et alors bien sûr comme vous le dites ça fait envie ce McDo de 68 milliards donc la grande tentation notamment de l'État ça serait de pouvoir le mettre dans un pot commun de le mélanger avec d'autres qui sont d'autres régions ne veulent pas on n'entend parler ah bah certainement pas merci beaucoup de nous avoir expliqué tout ça Marie-Cécile Renaud je vous relâche et on retourne sur le terrain Damien canivevez tension aux abords de la place de la Nation alors je vois beaucoup de mouvements de foule j'ai l'impression que c'est quand même moins violent pour l'instant mais je ne suis qu'ici en plateau moi violent que je dis dernier alors oui très certainement moins violent que jeudi dernier Thibaut Gauthier parce que jeudi dernier on avait vraiment le sentiment que c'était le chaos en plein Paris là les violences sont contenues au niveau du boulevard Voltaire même si les forces de l'ordre sont vraiment vraiment mises à contribution aujourd'hui par tous les manifestants qui se trouvent autour de moi parce que je peux vous assurer que il y a une pluie de pavés qui s'abat sur sur ses forces de l'ordre qui cette fois-ci ont réussi à prendre possession du boulevard Voltaire et un assez les manifestants à un endroit bien précis donc le ils ont réussi à reprendre le contrôle sur sur les éléments radicaux en tout cas c'est la perspective que je vous donne depuis l'endroit où je me trouve parce qu'il y a peut-être encore d'autres groupuscules d'extrême gauche qui se trouve derrière moi voir peut-être même devant moi mais en tout cas voilà on est revenu un petit peu sur le schéma du début de la manifestation c'est à dire que le cortège aussi violent soit-il se dirige vers la place de la Nation avec les policiers qui sont juste en face et qui l'encadrent de façon à ce que la foule soit continue et on sait que c'est vraiment ce que la police c'est dans ces conditions que la police arrive à travailler à travailler le mieux mais là je peux vous assurer que les éléments radicaux qui étaient redoutés par la préfecture de police de Paris et par le renseignement territorial et bien ne se sont pas trompés ils sont ici en nombre en cette fin de manifestation et ça n'a ça ne ressemble pas du tout à ce qu'on a pu voir tout à l'heure vous avez vu cette manifestation on voit une charge d'ailleurs là-bas au loin une charge des forces de l'ordre qui qui avance assez vite et qui quelque part se font aussi courser paradoxalement par certains certains manifestants on voit des départs de feu aussi là-bas au niveau de la place de la Nation c'est assez difficile de savoir ce qui se passe parce qu'il y a tellement de de groupuscules qui sont éparpillés sur cette sur cette fin de boulevard Voltaire que contrairement à ce qu'on a l'habitude de voir avec un black bloc c'est à dire une foule très compacte d'homme ou de femmes d'ailleurs aussi habillée en noir cette fois-ci c'est c'est assez confus on a l'impression qu'il y a des des groupes un petit peu partout on a compris la teneur de votre propos attention merci de rendre compte avec Julien Leclerc derrière la caméra de ce qu'il se passe aux abords de la place de la Nation Jacquot Olivier Martin bonjour bonjour directeur du site Le Figaro point fr qu'est-ce que ça vous inspire ces images évidemment de la violence mais c'est moins pire que prévu oui absolument on sait pas ce qui va se passer dans les heures qui viennent il fait encore jour où on a eu un changement d'heure qui peut avoir un impact la nuit n'est pas encore là donc il y a quand même un peu de radicalisation et un peu de violence en tout cas beaucoup moins que ce qu'on a pu voir ce week-end à Sainte-Souline dans d'autres circonstances et la semaine dernière lors de la manifestation je trouve que c'est plutôt rassurant c'est une chose qui est plutôt positive parce que le spectacle de la semaine dernière était extrêmement choquant et inquiétant ça c'est le peut-être le premier élément l'autre enseignement en tout cas sur le front de la rue c'est que la mobilisation est un peu inférieure on était à plus d'un million les chiffres très clairement les chiffres à 17h les chutes du ministère de l'Intérieur 516000 personnes dans l'Hexagone contre le 28 mars 768000 et le 7 mars 1962000 donc oui on est clairement baisse à 17h évidemment qu'il devrait y avoir une tendance égale lorsque les chiffres définitifs tomberont voilà donc c'est quand même un élément dont il faut tenir compte c'est à dire que on a le sentiment il y a ces manifestations qui a moins de mobilisation que la mobilisation est en baisse il y a d'autres éléments qui pourraient la tester le taux de grévistes et ton être recul notamment dans l'enseignement on a eu alors faute de manifeste de grévistes la reprise annoncée en tout cas en milieu de journée de la collecte des déchets à Paris suspendu à Paris suspendu je pense qu'il y a peu de chance qu'elle reprenne moi j'y crois pas quand on a suspendu faute de participants je pense qu'on va avoir du mal à renoncer le mouvement bon c'est de la alors moi je me déplace en transport en commun et partir clairement en métro ce matin j'ai pu prendre le métro il y a pas trop de problèmes pas trop de problèmes donc c'est la mobilisation baisse c'est vraiment un enseignement important le deuxième enseignement c'est que et pourvu que ça dure il y a moins de violence après ça peut faire l'affaire de l'exécutif d'un point de vue du gouvernement parce que finalement c'est les deux points qu'on regarde est-ce qu'il y a du monde dans la rue est-ce que les gens sont bloqués premier point ça c'est la question syndicale au fond deuxième point est-ce qu'il y a des violences est-ce que on est obligé d'intervenir est-ce que l'image de Paris et de la France est une nouvelle fois dégradée aujourd'hui elle est pas terrible ce qu'on voit là mais on est on est dans quelque chose de beaucoup moins radical que je dis dernier absolument donc c’est donc la mobilisation a tendance affaiblir sa règle pas le problème politique pour autant la première ministre est en train de consulter ce soir il y a LeBron Pivet la présidente de l'Assemblée et Gérard Larcher le président du Sénat il y a des discussions mais ils cherchent une voie de sortie ils ont pas trouvé une voie de sortie cette crise qui devient une crise vraiment politique majeur n'est pas réglé pour autant il faut trouver une voie de sortie lorsqu'il voit cette manifestation aujourd'hui nous verrons pour la suite ce qu'il peut souffler un peu j'entends par là que il y a une décision qui doit être rendue c'est celle du Conseil constitutionnel que tout le monde attend pour savoir si oui ou non cette réforme des retraites est validée constitutionnellement il faut attendre jusque là est-ce que en voyant ça il peut se dire c'est pas mal ça prend moins le mouvement c'est souffle tranquillement gentiment et je vais laisser faire pendant quelques mois jusqu'à ce que les syndicats soient incapables de faire descendre les gens dans la rue alors il espère probablement et c'est plutôt ça va quelques parts c'était soufflement qu'on constate aujourd'hui va peut-être plutôt peut-être assuré mais ça ne règle pas la crise politique majeure et la colère des français même si elle se manifeste pas forcément aujourd'hui il faut trouver une solution on est bloqué aujourd'hui politiquement bloqué pourquoi comment cette réforme des retraites va passer Emmanuel Macron n'a pas besoin d'être élu on est d'accord alors la seule ou aujourd'hui le seul obstacle c'est qu'elle soit retoquée en totalité par le Conseil constitutionnel on a c'est d'ici le 21 avril donc ça sera pas encore le cas c'est très rare donc je pense que pour l'instant pas de problème en tout cas de problème majeurs après quand on s'est mis à dos majorité de Français qui ne veulent pas de cette réforme que les syndicats sont vendus que la majorité même toute relative des au sein de du mouvement Renaissance finalement eux aussi se disent répondant à la main tendue enfin la main tendue à la à la proposition de la terre syndicale de faire une pause et de nommer une médiation sont plutôt favorables alors que le gouvernement on parlait des députés du MoDem notamment oui des députés du MoDem mais il y en a certains de renaissance qui se disent aussi que c'est peut-être pas une mauvaise chose on sent que politiquement il est dans une situation il était extrêmement affaibli le le chef de l'État son gouvernement aussi mais il y a une vraie colère contre Emmanuel Macron faut trouver tout à l'heure 28% de popularité ce qui est très bas on peut il se doit trouver une solution s'il veut continuer à reformer c'est son souhait la redit à la Olivier Vérand l'a dit à la sortie du Conseil des ministres de continuer à réformer Elisabeth borne aussi qui est probablement sursis ces éléments-là sont importants c'est pas parce que je pense que ça se calme dans la rue que ça règle les problèmes aujourd'hui politique il y a plus de problèmes dans le pays non exactement donc c'est c'est véritablement je pense ça peut peut-être l'aider à réfléchir sereinement ça aurait été dramatique une explosion comme la semaine dernière voire pire que la semaine dernière là c'est peut-être un petit peu plus de calme je on n'est pas à l'abri que une nouvelle manifestation moindre dérapage la moindre phrase et tout peut tout peut redémarrer la vraie question aujourd'hui c'est de savoir comment le chef de l'État peut trouver une solution de sortie de cette crise qui est majeure est-ce qu'on manifeste aujourd'hui contre la réforme des retraites plus vraiment finalement c'est autre chose on manifeste contre manuel Macron c'est probablement ce qui est en train de se produire il y a toujours les syndicats sont là contre la réforme des retraités pas et particulièrement le passage de 62 à 64 ans mais effectivement il y a plusieurs profils de manifestants il y a une série de jeunes alors je dis pas que les jeunes se préoccupent pas la retraite mais la forte mobilisation des jeunes moins concernée en tout cas concerné probablement que c'est une mobilisation sous une forme de colère c'est aussi l'expression des colères il y a plusieurs j'ai envie de dire que aujourd'hui il y a plusieurs expressions dans ces cortèges contre les retraites mais aussi contre la politique du gouvernement une forme de colère qu'il faut réussir à terre et je crois qu'aujourd'hui le gouvernement n'a pas trouvé la solution celle qui consiste à dire ce qu'il y en a une de ces solutions parce que politiquement cela semble impossible il ne peut pas dissoudre l'Assemblée nationale est-ce que vous me confirmez vous risque de perdre un peu après on sait pas ce qui peut se produire si le pays devient totalement incouvernable il peut décider de faire une dissolution alors oui ça lui se fera probablement pas favorable mais ça c'est c'est à la c'est entre les mains du chef de l'État j'ai pas l'impression que ce soit le cas aujourd'hui ils perdrait sans doute sur cette question donc il n'a pas l'intérêt à le faire ouais alors ça mettra du temps il y a quand même une colère là il y a les semaines il faut régler la situation ou en tout cas améliorer la situation dans le mois qui vient peut-être un changement de gouvernement [Musique] améliorer ou de redonner un petit peu de possibilités de gouverner et de réformer parce que le drame c'est que on est loin notamment là dans les lois qui doivent arriver à l'Assemblée nationale la loi immigration loi pleine emploi comment faire alors il y a une technique Emmanuel Macron l'a évoqué lors de son interview faire des lois plus courtes on fait voter un peu à gauche et puis un peu à droite parce que ça c'est jouable on verra pour moi c'est pour moi c'est c'est un peu de la cuisine sans souci les Français sont plus dupes qui connaissent maintenant et puis je pense qu'il faut on ne peut pas une loi c'est une loi elle a un sens réel et une dimension politique on peut pas s'amuser à faire du découpage non c'est pas comme ça que ça marchera moi je suis surpris je vais en parler là de la en tout cas les prises de position la désordonnée du gouvernement sur toute cette réforme jusqu'au bout y compris encore le week-end dernier quand Elisabeth borne dit je n'utiliserait plus le 49 oui alors ça très étonnant alors c'est peut-être elle veut apaiser les choses l'affaiblit sa prise de position la semaine d'avant et puis elle se prive d'un outil qui est constitutionnel qui est qu'on a le droit d'utiliser pour je ne saisis pas cette stratégie je pense qu'elle quelque part ça conduit à un affaiblissement et en aucun cas une solution la réalité politique elle est là il y a un gouvernement qui ne s'appuie pas sur une une majorité absolue mais une majorité relative à partir de ce moment-là il faut effectivement tenter d'aller chercher plus large possible des parlementaires pour pouvoir faire adopter des lois et puis s'appuyer sur tous les outils mis à la disposition le 49-3 en état c'est pas une honte et je trouve que c'est pas forcément politiquement très astucieux cette prise de parole du week-end vous n'avez visiblement pas aimé la communication du gouvernement depuis de mois caché favorable à cette réforme des retraites même si même on la trouve même un peu timide il faut il y a une raison de la faire c'est très forme après je suis extrêmement surpris de voir à quel point le gouvernement s'est pris les les pieds dans le tapis à provoqué une crise politique c'était pas simple de mener cette réforme mais là on est dans un spectacle quand même qui est dramatique en matière de colère des Français et de blocages politiques merci beaucoup jacolivier Martin je vous laisse remonter dans les étages du Figaro pour diriger le Figaro.fr on peut suivre sur le live tech notamment toutes les dernières informations et dans le live texte vous pouvez apprendre par exemple qu'il y a eu 22 interpellations depuis le début de la journée à Paris d'ailleurs on va retrouver Damien Canivez qui est sur place il y a eu un pic là de violence dans la dernière heure ça a pas de duré très très longtemps est-ce que ça s'est calmé là dans les dernières minutes Damien oui ça s'est calmé très certainement parce que la stratégie des gendarmes et des policiers présents sur ce boulevard Voltaire a été payante on les a vu effectivement chargé encerclé cette fin de boulevard Voltaire nous sommes vraiment il faut le savoir en quelques mètres de la place de la Nation les manifestants formés un groupe très compact je ne parlerai pas de Black Bloc cette fois-ci Thibaut Gauthier parce que le black bloc vous savez c'est c'est vraiment quelque chose de très particulier c'est c'est une méthode d'action avec des personnes constituées constituées enfin tu donnes noires avec des cagoules avec voilà des codes bien particuliers là on est vraiment dans autre chose on a des personnes vraiment qui balançaient des pavés à visage découvert donc on est vraiment dans du casseur primaire si j'ose dire de façon assez triviale et et c'était très compliqué pour les forces de l'ordre parce que ils avaient affaire à vraiment des des éléments qui étaient capables de lancer des des bouteilles vides des pavés parfois même des trottinettes on a vu voler on a vu même des poubelles aussi qui était dirigées vers vers les forces de l'ordre c'était assez compliqué pour elle mais elles ont fini elles sont quand même parvenues encercler cette cette place de la Nation et là c'est l'international vous savez ce champ révolutionnaire là qui est applaudit c'est pour ça que vous vous entendez les manifestants qui qui applaudissent autour de moi et c'est force de l'ordre sont réussis à encercler ce boulevard Voltaire à ce disperser de façon à ce que ce cortège qui était très compact puisse scinder en deux voir trois parties et ensuite à base de charge ils ont réussi en fait à disperser à disperser voilà les les éléments qui étaient en train de de mettre le trouble dans dans la manifestation pour l'instant le on ne voit pas forcément les les autres syndicats qui arrivent sur cette manifestation peut-être que Vincent roseron se trouve à leur côté nous on est vraiment avec finalement voilà toujours c'est c'est manifestants qui cherchent à en découdre avec les les forces de l'ordre le calme est revenu ici mais je peux vous assurer qu'il le tient que sur un fil il est 18h point de vue spécial ce soir évidemment vous avez suivi tout l'après-midi les manifestations autour de la réforme des retraites nous sommes donc au coeur de cette actualité ce soir dans le point de vue on aura très aucune des dernières images notamment celle des affrontements même s'ils ont été plus minimes entre casseurs et forces de l'ordre dans les rues de la capitale trois invités ce soir dans un instant nous accueillerons carré Lyon sociologue spécialiste des syndicats Grégory Joron syndicalise policier sera ici mais d'abord parce qu'elle Perrino est avec nous bonjour parce qu'elle bonjour politologue professeur à assurance Pau Paris alors on pensait que le mouvement avait basculé jeudi dernier avec ses violences qui n'avaient pas eu lieu lors des dernières manifestations est-ce que finalement non c'était un épiphénomène et ça ne se poursuivra pas ces violences bon à tantôt de voir comment cette manifestation va se terminer puisqu'on sait souvent qu'il y a des affrontements en fin de manifestation et que ça peut tourner vinaigre mais jusqu'à maintenant quels sont les constats qu'on peut faire d'abord une manifestation qui rassemble moins à Paris mais aussi dans d'autres villes je regardais à Lyon et à Bordeaux qui rassemble moins de manifestants que la dernière fois environ 20 et parfois même 25% de baisse des effectifs donc la mobilisation elle est toujours là mais elle semble quelque peu s'essouffler deuxième élément apparemment après avoir atteint un point d'acné en termes d'utilisation de la violence lors des dernières manifestations et bien sûr sur un enjeu différent dans les manifestations qui ont posé les forces de l'ordre et les manifestants dans les Deux-Sèvres on a l'impression d'un léger d'une légère décrue de la violence c'est peut-être dû aussi au nombre des policiers et aux changements que le préfet de police Laurent nunies annonçait en matière de maniement des forces de l'ordre on voit en particulier que la segmentation des têtes de manifestation ou en effet on sait qu'il y a les individus les plus les plus violent les plus redoutables et bien les policiers ont réussi cette fois-ci à segmenter à éviter l'effet de masse au début de la manifestation à 14h ils étaient très présents ils ont ouvert le cortège voilà un qui peut nourrir en effet la violence parce que vous savez dans la violence il y a toujours un effet d'imitation des gens qui sont passés peu violents au départ peuvent par imitation devenir extrêmement violent pour manifester à la base tranquillement auprès des autres syndicats et puis un ou deux casseurs les gaz lacrymogènes le feu la chaleur et on le voyait très bien dans les manifestations des gilets jaunes et puis troisième élément de diagnostic tout de même la grève ça n'est pas une franche réussite donc on pourrait avoir l'impression qu'il y a les premiers signes d'une décrue et vous savez que pour l'instant au fond le gouvernement le président de la République joue plutôt une stratégie d'usure à long terme oui que certains appellent une stratégie du pourrissement pourquoi parce que ça correspond toujours à ce qui s'est passé en termes de réforme des retraites toutes réforme des depuis 25 ans est impopulaire elle suscite une mobilisation toujours et on pourrait expliquer pourquoi elle suscite une mobilisation une mobilisation importante qui a le soutien de l'opinion et puis après ça se tient et là au fond le cas un peu nouveau cette fois-ci c'est que ça met du temps assez violet mais apparemment il y a les les premiers signes d'usure il faut dire aussi que la stratégie adoptée par le front syndical qui est une stratégie de manifestation rapprochée voilà au bout d'un moment les ardeurs même les plus manifestantes ces rod peu à peu oui ça coûte cher notamment en période d'inflation est-ce qu'on parle aujourd'hui dans la rue encore de la réforme des retraites non parce que c'est plus vraiment j'espère que dans parmi les CGTistes les cfditistes l'une ça etc la mobilisation voilà reste une mobilisation avant tout contre la réforme des retraites et la faible place c'est le moins qu'on puisse dire qui a été accordé aux forces syndicales dans la mise en oeuvre de cette réforme mais on voit bien qu'il y a toute une série en particulier de jeunes manifestants qui s'agrègent qui ça n'est pas la clientèle habituelle des réformes contre la retraite où il y a des actifs des salariés qui sont prêts occupés par l'avenir de leur retraite ou l'avenir des retraites de leurs enfants là il s'agit d'autres choses et au fond si on avait à déceler un point de cristallisation de toutes ces revendications inquiétudes colères frustrations différentes il y aurait peut-être l'antimachronisme alors justement Emmanuel Macron est clairement visé oui on voit bien les gens manifestent Macron oui le président de la République a pour de bonnes et de mauvaises raisons un peu focalisé toute une série de d'opposition très diverses des oppositions à son style des oppositions à sa politique des oppositions à la méthode qu'il a utilisé pour réformer des oppositions à son passé des oppositions à ceux qui savaient appris dans la République par définition il est en haut de la pyramide dans le dispositif de la 5e République et il focalise parfois rarement tous les attraits toutes les qualités du monde et parfois il focalise tous les rejets j'allais dire du monde on est plutôt dans la phase d'un homme qui focaliserait tous les rejets du monde alors justement pourquoi la magie n'opère plus autour de lui tout a marché au début il réussissait tout ce qu'il voulait il y a plusieurs choses il y a d'abord l'usure du pouvoir tout le monde est atteint de l'usure de pouvoir même bien sûr même quand on est un jeune un jeune président même le général de Gaulle avait connu du pouvoir deuxième point il était porteur d'un schéma alternatif faut pas oublier Macron quand il arrive il dit voilà il y a un vieux monde on va dégager le vieux monde et je vais inventer un nouveau monde il a beaucoup contribué à dégager le vieux monde il envoie les effets pervers dégager je me souviens de ce mot ouais et le Nouveau Monde n'est pas venu et il y a là si vous voulez un espèce de trou d'air maintenant nous avons une société française et c'est assez périlleux ou entre le Président de la République et des citoyens français complètement atomisés et plutôt en colère il n'y a plus aucun corps intermédiaire il n'y a plus aucun amortisseur alors c'est lui qui voulait le sang séparer il voulait parler directement avec quand on sait genre quand on sépare de corps intermédiaires il faut mettre d'autres corps intermédiaires d'autres amortisseurs en oeuvre c'est ça un des principaux échecs du président Macron il y a un choix qui est fait depuis quelques jours du côté de l'exécutif c'est d'incarner l'ordre on ne cherche plus depuis longtemps à convaincre les manifestants on essaie de convaincre ceux qui sont d'accord avec le gouvernement on dit regardez vous embête pour pas dire plus vous pouvez pas vous balader dans les rues de Paris sans voir les poubelles vous pouvez pas aller chez votre commerçant l'après-midi de manifestation on veut parler à ces gens-là et on veut incarner l'ordre bien sûr parce qu'il y a un combat d'opinion on sait très bien que nous traversons une grave crise sociale une grave crise politique qui va falloir en sortir et éventuellement pour en sortir il pourra y avoir à terme des élections ou des consultations du peuple il s'agit d'avoir si vous voulez un rapport de force qui est favorable donc il y a une querelle devant l'opinion et c'est vrai que les Français quel que soit leur mauvaise humeur ils aiment pas le désordre voilà il n'aime pas ça et donc on le sent bien d'ailleurs dans les réactions en particulier des leaders du syndicalisme réformiste non paquet de leur berger Laurent Berger s'aperçoit il commence à s'apercevoir en effet que si la violence est maintenant de manière coutumière associée à toutes les manifestations syndicales et bien ce sont les syndicats qui paieront les pots cassés et non pas les quelques jeunes trublions ou jeunes voyous qui jettent des des pavés sur les forces de l'ordre donc on voit bien que cette question de la violence cette question de l'ordre républicain c'est pas l'ordre pour l'ordre c'est l'ordre républicain qu'une société ne peut vivre dans le désordre quotidien ou les gens peuvent plus aller leur travail ils peuvent plus se rendre à leur loisirs le soir ils ne savent pas quoi faire de leurs enfants qu'ils amènent à l'école si vous voulez ça ne peut pas durer très longtemps et donc on commence peut-être à voir les les effets pervers de cette stratégie de l'attention et le mouvement syndical va être obligé de se poser maintenant les moyens d'action est-ce qu'il continue comme il le fait depuis plusieurs semaines avec grève et manifestations ou est-ce qu'il utilise d'autres types de stratégies et le fait que Laurent bergerisme on a besoin de médiateur vous voyez ça veut dire quelque chose c'est d'autres stratégies peut-être revenir à la table de négociations ils ont quoi à se dire aujourd'hui Emmanuel Macron ou ses représentants ou les membres du gouvernement et les syndicats des syndicats veulent le retrait de la réforme mais en tout cas le retrait de cette mesure de l'âge c'est pas du tout alors question pour le gouvernement non non le gouvernement pour l'instant reste droit dans ses bottes il dit voilà le texte est adopté l'état adopté n'est pas question de revenir là-dessus on verra cependant avec la décision du Conseil constitutionnel s'il y a une marge de négociation qui se réouvre telle ou telle dispositif de la loi étant invalidée deuxième deuxième élément on peut imaginer qu'après un délai raisonnable les forces syndicales reviennent autour de la table pour discuter en particulier de l'avenir et des évolutions qui touchent le travail on le voit bien alors ça ça devait être l'objet d'une loi plutôt au mois de mai on voit pleine emploi mais est-ce que et syndicats pourront se laisser pardon je mets des guillemets berner en disant ouais bon finalement regardez cet âge de départ se terminant n'en parle plus on vous propose ça et écoutez c'était prévu à l'agenda en effet il y aura de la frustration syndicale etc mais aucun syndicaliste ne peut être indifférent à une réflexion qu'on lui propose et à des mesures qu'on lui propose sur le terrain de l'organisation du travail sachant qu'en plus de ça si vous voulez c'est le rapport même au travail des Français qui a changé avec le travail à distance et la covid on le sent tous on est tous responsable dans des organisations des entreprises on sent bien que le rapport des travail au travail des Français a changé et c'est peut-être un des éléments du mouvement d'opposition du passage de 62 à 64 ans c'est un des éléments certainement qui est là et donc il faut aborder calmement cette affaire pour l'instant on est encore trop dans le fracas et les mois des manifestations et des violences mais je suis sûr que dans quelques semaines on aura tout intérêt toutes les forces vives comme on dit de la nation à discuter sérieusement de ce problème qui est un problème qui nous touche plus personnellement je reviens à ces manifestations qui semblaient devenir un peu plus violente avec Emmanuel Macron qui a clairement dit qu'il était du côté de l'ordre on l'a vu aussi avec Olivier Véran pas plus tard que tout à l'heure à la sortie du Conseil des ministres un temps assez martial comparaison chez une comparaison peut-être risqué est-ce que c'est l'exemple de 1968 lorsque De Gaulle avait laissé faire les choses et puis au mois de juin a fait la mise lors des élections législatives est-ce que ça peut être l'idée d'Emmanuel Macron la société française a beaucoup changé en effet la réaction à un mois après Mai 68 dans les législatives avaient été au fond celle d'une France profonde qui disait non aux minorités actives dans la rue en disant c'est 16 désordre il faut en sortir bon là on s'aperçoit que le rapport de force en termes d'opinion une majorité encore de français soutiennent le mouvement donc le président doit être assez large assez large même si elle commence à baisser là aussi un autre signal d'une éventuelle d'une éventuelle érosion mais nous sommes loin d'une capacité du président a organisé j'allais dire de manière détendue des législatives anticipées regardons par exemple même si ça n'est pas grand chose mais ce qui s'est passé dans l'Ariège la législative partielle oui il s'agit d'un véritable effondrement de la majorité dans cette dans cette circonscription et donc cela veut dire quelque chose il y a deux candidates de gauche une gauche réformiste de gouvernement et la gauche et les filles et on voit bien que voilà soutenu par la nupaisse et une autre soutenue par les anciens ténors du Parti socialiste et là on verra qu'est-ce qu'il l'emporte de la culture de la contestation radicale dans et les filles et la nupesse sont de plus en plus porteurs et au fond de la culture de gouvernement dont cette élue socialiste soutenue par la présidente de la région Occitanie madame Carole dégât et porteuse il y a bien là deux types de culture dont on voit qu'elles sont en train de s'affronter en ce moment aussi bien au sein de la gauche de manière vive que de la droite parce qu'à la droite c'est la même chose il y a une droite de gouvernement d'ailleurs Macron et Madame borne font des appels à cette droite de gouvernement je crois qu'en ce moment le président du Sénat Gérard Larcher est reçu par Madame Elisabeth borne tout à l'heure donc voilà il y a une droite de gouvernement est-ce que cette droite de gouvernement elle se centriste de gouvernement aideront ou non les majorites la majorité à gouverner et puis on en a une autre droite qui est le rassemblement national qui lui n'est pas du tout dans le souci ou la volonté créer des coalitions pour gouverner petit justement 18h14 là où on se parle et ce qui est manuel Macron c'est rien ne bouge peu gouverner il a une opinion favorable très faible 28% oui 28%, c'est c'est le niveau qui l'avait au moment de la crise des gilets jaunes et peu à peu il avait reconstruit sa popularité il avait eu cette idée du grand débat national et de la sortie de crise qui peu à peu lui avait permis de sortir de cette zone en effet extrêmement faible de 28% d'opinions favorables mais une des forces de Macron j'allais dire encore dans ce spectacle un peu désolant et désolé c'est que en face de lui il n'y a pas d'alternatif clair vous savez oui c'est ça s'il y avait des législatives anticipées après une décision je crois personnellement que le résultat qui en serait issu ça serait pire que la dernière fois il y aurait encore moins de majorités donc même s'il y avait le rassemblement national en tête mais avec qui le rassemblement national gouverneur est donc si vous voulez les Français se rendent bien compte même lorsqu'ils sont opposés au président actuel et à sa majorité que pour l'instant il n'y a pas de majorité alternative mais le président peut gouverner vous savez parce que la Constitution de la Cinquième République ça a été créé pour ça tous ces articles dont les Français à mon avis c'est une bêtise parce que si ça a été créé par le général de Gaulle et Michel Debré c'est que ça avait un sens c'était pour permettre à la République dans des situations de crise de pouvoir continuer à gérer les affaires du pays donc il y a là certainement il faut jamais se laisser culpabiliser comme ça quand on est premier ministre faut assumer j'ai une dernière question parce qu'elle Perrineau certains appellent un retour de la politique est-ce qu'il faudrait faire de la politique est-ce qu'on sait en faire dans ce gouvernement je pense à Elisabeth borne qui est très techno dans laquelle je suis comme ça veut dire quoi refaire de la politique faire de la politique c'est ce que ça changerait les choses faire de la politique savoir deux choses le sens de l'intérêt général et avoir comme méthode le compromis le compromis c'est-à-dire discuter avec les autres qui sont toujours éventuellement des adversaires mais jamais des ennemis c'est ça comme on dit c'est peut-être populiste et on l'a vu à l'émission en septembre 2022 la réforme des retraites était soutenue par une majorité de Français et en fait c'est une communication déplorable une explication de cette réforme contradictoire confuse qui a amené cette position qui était favorable en septembre à la réforme à la situation actuelle où vous avez 70 % de Français Jean-Luc Mélenchon qui savent faire de la politique peut-être retourner l'opinion mais le sens du compromis ça ne l'a pas non oui ça il n'a pas il a un certain sens de l'intérêt général sur lequel on peut s'interroger en tout cas le compromis c'est véritablement une planète sur laquelle il n'a jamais débarqué merci beaucoup Pascal Perino politologue et professeur Sciences Po Paris merci d'être venu d'un point de vue retourne sur le terrain dans une manifestation qui a semble-t-il retrouvé son calme Vincent roseron on en est où on arrive place de la Nation enfin alors non Thibault moi je ne suis toujours pas sur la place de la Nation je suis toujours sur le boulevard Voltaire boulevard Voltaire on a passé la place Voltaire d'ailleurs justement je suis plutôt vers la fin du cortège et les manifestants arrivent petit à petit dans le calme toujours de ce côté à la manifestation on voit sur les différents édifices des des tags on voit des des abribus qui ont détaillés effectivement mais pour l'instant rien enfin voilà on a dans cette partie du cortège tout était très calme en tout cas sur l'arrière de ce cortège ou tous les manifestants ont manifesté dans le calme ok d'accord merci beaucoup Vincent roserand nous sommes toujours en direct en un point de vue spécial consacré à la réforme des retraites il est 18h18 bonjour Karen bonjour sociologue spécialiste du syndicalisme merci d'être ici alors certains syndicats appellent à faire une pause dans la réforme des retraites c'est une bonne idée en tout cas c'est une prise de position qui au départ avait été initiée par le grand berger qui a été relayé par l'intersyndical puisque Philippe Martinez a on a aussi parlé tout à l'heure et il me semble que c'est une manifestation supplémentaire du grand sens de la responsabilité des organisations syndicales en tout cas c'est elles ont essayé à plusieurs reprises de de proposer des sorties de crise au pouvoir en dépit d'une manifeste d'une opposition très massive qui s'est encore exprimée aujourd'hui qui s'exprime dans l'opinion qui s'exprime sur tout un tas de de mobilisation donc l'idée de proposer de suspendre la réforme de d'entamer un processus de médiation c'était une proposition qui permettait de recréer un espace de dialogue possible sans pour autant contraindre le président de la République à ce à se dédier donc on peut supposer que c'était une main tendue parce qu'il y a je sais pas des prémices de négociation possible alors qu'il y a une semaine c'était encore impossible je pense que la négociation sur la question de de l'allongement de l'âge de départ en retraite reste impossible oui ça oui ça c'est très net c'est ce qui c'est le ciment de l'Inter syndical c'est le ciment c'est unité syndicale qui permet à la mobilisation de se maintenir à un tel niveau de de participation du gouvernement cette réforme qui ne lâchera pas oui c'est le ciment du gouvernement effectivement c'est le ciment en tout cas d'un pouvoir exécutif mais qui peut paraître de plus en plus isolé une des conséquences par exemple de la demande de la proposition de suspendre la loi ça a été par exemple j'ai entendu ça tout à l'heure que le groupe modem le groupe parlementaire du MoDem c'était montré favorable donc ça voilà d'un certain point de vue ça ça renforce un peu plus les divisions dans le camp du pouvoir exécuter ce qui me propose pas ces syndicats des négociations justement parce qu'ils ont peur de de l'essoufflement on voit aujourd'hui des chiffres en baisse et puis c'est dur de faire grève dans deux mois dans les même dans trois semaines date à laquelle le Conseil constitutionnel doit rendre une décision à propos de cette réforme des retraites il y aura peut-être plus grand monde dans la rue là aussi les syndicats sont obligés de revenir à la table de négociations pour peut-être sauver les meubles oui je pense pas qu'ils ont soit à ce point c'est sans doute ça peut se poser à un moment pour les organisations syndicales évidemment ce qu'on constatait aujourd'hui dans la manifestation c'est en particulier une participation extrêmement forte de la jeunesse et ça c'est c'est un fait nouveau c'est un fait important politiquement qu'on avait déjà constaté la semaine dernière la mobilisation de jeudi dernier il est possible que un printemps de la jeunesse à l'hiver de mobilisation syndicale et je pense que d'une certaine manière c'est peut-être aussi là dessus que que les que l'Inter syndicale peu tabler en fait on l'avait vu par exemple lors de précédentes mobilisation quand on regarde la dynamique de la mobilisation contre la loi travail en 2016 on voit différentes phases de mobilisation qui se succèdent en fait on a eu une mobilisation étudiante alors là qui pour le coup avait été plutôt une mobilisation qui avait impulsé la protestation sociale qui avait ensuite été relayée par la mobilisation syndicale et qui ensuite avait été relayée par le phénomène de nuit debout peut-être qu'aujourd'hui on est en train d'assister à quelque chose qui soit de de cet ordre en fait c'est une histoire de l'utilisation du 49-3 que les choses ont changé pourquoi cet article a fait descendre la jeunesse dans la rue bah je pense comme la perception l'interprétation d'un d'un coup de force de plus de la part du de la part du du pouvoir exécutif qui avait décidé de d'engager une procédure accélérée après pour la discussion de ce projet de loi en utilisant un véhicule législatif qui était pas évident pour une réforme de cette ampleur un projet de loi rectif et une loi de financement la sécurité sociale ensuite de mettre en place le vote bloqué au Sénat vous rajoutez le 49-3 là dessus de la part d'une la jeunesse en fait elle a cette caractéristique assez qui peut paraître contradictoire qui est de pas forcément être la plus participative aux élections politiques enfin pour autant elle est très investie très soucieuse de son avenir très investi sur les questions par exemple le climatique très présente dans les dans les mobilisations sociales et donc il y a une vision de la démocratie qui passe peut-être parfois davantage par la participation directe en fait par la par la mobilisation par les engagements associatifs etc que par le vote et donc de ce point de vue là l'idée que la procédure parlementaire qui était pas forcément ce qui préoccupait le plus la jeunesse auparavant y compris des rails de ce point de vue là ça a pu être ça a pu être perçu comme une provocation si ce n'est pas un problème que la jeunesse ne voit plus le vote comme l'apanage démocratique je pense pas que la jeunesse déjà je pense pas qu'on puisse parler de la jeunesse de manière de manière uniforme en fait il y a des jeunes qui sont très très diverses mais voilà elle est assez partagée sur le vote à la présidence beaucoup votent Emmanuel Macron beaucoup votre Marine Le Pen et beaucoup votent évidemment Jean-Luc Mélenchon parce que je reviens à ma première question cette jeunesse là est-ce qu'elle elle n'a pas un souci avec d'une certaine manière le vote la démocratie telle qu'elle est actuellement utilisée en France je n'en ai pas l'impression j'en ai pas l'impression il y a en fait une une collègue de Pascal pereno qui était là juste avant qui s'appelle anuxelle avait parlé du moratoire politique de la jeunesse en fait les années de jeunesse sont des sont des années d'apprentissage civiques et cet apprentissage civique qui passe il peut passer par le vote mais il passe aussi par la participation collective à des actions citoyennes à du volontariat des manifestations voilà diverses formes d'action et en réalité plus qu'une opposition entre ces diverses formes de participation politique ce que ce qu'on bien montré justement les travaux de politique c'est qu'il y a une espèce de continuum en fait de participation et que les les jeunes qui qui se mobilisent dans les manifestations peuvent aussi ensuite se retrouver dans les urnes est-ce que les jeunes qui se mobilisent dans les manifestations ont plus d'appétence à la pour la violence que les manifestants qui étaient présents avancent là avant la semaine dernière dans la rue en tout cas je ne l'ai pas perçu puisque j'étais moi-même dans la dans la manifestation jusqu'à 17h qui qui m'a surpris justement par la l'importance des jeunes dans les cortèges c'était je pense un gros tiers d'une manifestation enfin en tout cas du parcours que j'ai vu parce qu'il y avait deux parcours parallèles donc c'était très très jeune très très dynamique jusqu'à ce que je sorte de la manifestation moi j'ai pas du tout vu de heure d'affrontement de violence je les ai vu en arrivant de dans vos locaux en fait en voyant ce qui se passe à l'arrivée un peu de la manifestation et par rapport à ce qui s'est passé la semaine dernière on peut faire un parallèle entre l'arrivée massive donc je mets des guillemets parce que c'est difficile de compter précisément combien de jeûne dans une manifestation à partir de quand les jeunes à partir de quand on les plus et l'arrivée également des violences jeudi dernier est-ce que justement l'arrivée des jeunes a vidé la rue de tous les autres des retraités qui ne veulent pas se retrouver au milieu de ces casseurs non je pense je pense que ce qu'a fait la l'arrivée de la jeunesse c'est qu'il y a une forme d'imprévisibilité dans ces formes de mobilisation c'est sûr qu'on est plus nécessairement dans le la manif qui part d'un point A et qui arrive à un point B le un des phénomènes qu'on a pu découvrir la semaine dernière c'est ce phénomène de manifestation dites sauvage en fait et les le phénomène de de monter en puissance de d'affrontement il est surtout lié à ça en fait des à des phénomènes de tentatives de de d'empêcher ces mobilisations il y a eu aussi des formes de répression qui qui se sont manifestées de manière assez massive et puis finalement des des poubelles renversées des poubelles brûlées effectivement c'est des choses qui ont plus se faire dans le cours de la des soirées est-ce que les syndicats ont encore la main sur le mouvement on a l'impression que le flambeau de la contestation est passé des politiques au début au syndicat qui ont largement pris la main en montrant qu'ils étaient capables de faire descendre un très grand nombre de Français dans la rue au casseurs non non je pense pas je pense que la mobilisation est polie et polyphonique je pense que la jeunesse est si la jeunesse pouvait être réduite au casseurs on n'aurait pas autant de jeunes dans les rues aujourd'hui je pense que les l'intersyndical elle a encore fait la démonstration aujourd'hui de sa capacité de mobilisation comme elle a fait la semaine dernière avec des cortèges qui sont des cortèges pacifiques sont légèrement ils sont légèrement en baisse ils avaient beaucoup beaucoup augmenté la semaine dernière donc on est encore dans une forme d'oscillation si vous voulez et il me semble plutôt que l'intersey syndicale continue de jouer son rôle c'est à dire de fixer des grands rendez-vous de mobilisation qui rythme là qui rythme la contestation à la réforme et puis dans les interstices de ces grands rendez-vous se logent effectivement des formes de mobilisation qui sont plus du ressort des organisations syndicales en tout cas qui sont plus du ressort de l'Inter syndical national puisqu'il peut y avoir aussi tout un tas d'actions coup de poing de blocage symbolique de choses comme ça qui sont organisés par des réseaux syndicaux à l'échelle locale et puis des manifestations plus sauvages qui vont davantage et de porter effectivement par des des manifestants plus jeunes parfois quel est le poids réel des syndicats parce qu'on les a vu capables de mobiliser les Français de descendre dans la rue largement notamment dans le mois de janvier dans le mois de février encore récemment mais le gouvernement n'a pas reculé pas du tout la semaine dernière violence importante dans Paris avec des images très fortes évidemment ce n'est pas un recul sur la question des retraites mais la venue de Charles III est annulé est-ce qu'il n'y a qu'à la violence que le gouvernement répond bah c'est vous qui le dites en tout cas ce en tout cas ce cheminement il se il a dû sans doute s'opérer dans la tête d'un certain nombre de manifestants nous parliez tout à l'heure de gens qui étaient justement pas des Black Blocs qui se retrouvaient à balancer des pavés je suis pas dans leur tête je sais pas ce qui peut conduire à ça mais on peut supposer que ce type de conclusion que vous que vous sugg que vous suggérer tout à l'heure ça a pu se dérouler aussi dans la tête de certains manifestants il y a des exemples précédents Emmanuel Macron sur les gilets jaunes là il avait réagi pas que peut-être les syndicats se disent et bien s'il faut laisser faire par exemple il y avait pas les gros bras de la CGT aujourd'hui dans la manifestation est-ce que pardon pour ma question elle est peut-être un peu provoque et syndicats ont un intérêt à laisser faire la violence honnêtement je pense vraiment pas d'une la présence de la CGT était moins visible aujourd'hui à Paris en tout cas parce que c'est le congrès de la Confédération et donc une grande part de ces de ces militants sont en ce moment réunis à Clermont-Ferrand d'autre part les organisations syndicales avaient précisément elles l'ont souligné à maintes reprises a mis en garde le président de la République contre les risques de violence si jamais ils devaient ne rester sourd en fait aux demandes de l'intersyndicale et là pour le coup c'est un fait social et historique en fait le la présence syndicale a plutôt un effet la pacificateur sur les relations sociales qu'un effet de brutalisation ou de ou de d'accroissement de la violence les organisations syndicales ce sont des structures qui qui permettent justement à des formes de colère qui peuvent s'exprimer parfois de manière individuelle ou destructive date de prendre une direction plus constructive par la négociation et voilà historiquement le développement du syndicalisme et la conduit à ce que les grèves ne se traduisent plus par des saccages des outils de travail mais par des négociations la les syndicats ont un trésor de guerre ça s'appelle la l'opinion publique donc c'est très fort ce qu'il y a une terreur à perdre cette opinion publique en tout cas il y a un souci de de conserver ce ce cet adhésion extrêmement massive de l'opinion publique les plus des deux tiers des Français plus de 9 dixièmes des actifs qui sont opposés à cette réforme et c'est une des raisons pour lesquelles les organisations syndicales quel que soit leur sensibilité par ailleurs leurs appréciations sur le déroulement tactique de la séquence sont particulièrement attachés à maintenir leur unité dans cette intercire syndicale pourtant les syndicats n'ont jamais vraiment réussi à amener l'ensemble de ces Français défavorables à la réforme dans la rue pourquoi pourquoi il n'y a pas eu ce petit déclic alors déjà on peut quand même se dire que on était aujourd'hui je crois à la dixième journée de mobilisation si on si on s'en tient au principal parce qu'il y en a eu d'autres décentralisés il y a le 8 mars pour les droits des femmes etc sur 10 journées de mobilisation il y en a la moitié 5 sur 10 j'ai je comptais ça en venant qui ont tourné autour du million de manifestants ou plus d'un million de manifestants c'est c'est du jamais vu dans l'histoire sociale de ce pays en 1995 on prend souvent comme exemple le mouvement de novembre décembre 95 il y a une journée de mobilisation qui atteint un million de manifestants en 2019 0 en 2016 contre la loi travail zéro donc on est vraiment en fait dans une médisation très massive qui se constate aussi dans l'ampleur des des manifestations dans les petites villes plus de 300 cortèges qui sont organisés c'est quelque chose d'assez exceptionnel donc de ce point de vue là la force des organisations syndicales et c'est un résultat justement de leur unité parce que les différents réseaux de mobilisation qui peuvent être implantés dans des secteurs dans des lieux de travail dans des dans des localités différentes il se il se renforcent mutuellement et c'est ce qui c'est ce qui a permis jusqu'à maintenant à ce que la mobilisation puisse être à ce point massif mais à quoi bon puisque le gouvernement n'a pas reculé et l'un des derniers grands recul d'un gouvernement c'est lorsque Alain Juppé était au pouvoir il y avait eu un blocage du pays certaines organisations syndicales ont appelé au blocage du pays la CGT pour ne pas la citer moi ça n'a pas pris impossible de bloquer le pays alors c'est beaucoup plus difficile pour plusieurs raisons pour des raisons qui tiennent à un affaiblissement du mouvement syndical puisque c'est le paradoxe un peu c'est qu'on a à la fois des grosses journées de mobilisation en termes de manifestants mais finalement des taux de grévistes qui alors peuvent être très élevés les les jours de pendant les journées d'action appelées par l'intersyndicale mais qui qui peine à se maintenir dans la durée sous la forme de grève reconductible notamment ça ça renvoie une fragilisation des des infrastructures syndicales il y a voilà une présence une présence militante qui est moins forte donc il y a il y a un affaiblissement de ce point de vue là il y a des conditions structurelles aussi qui rendent le coup de la grève beaucoup plus difficile ça a été dit à maintes reprises l'inflation avant de se mettre en grève il y a voilà des formes de moi j'ai dû discuter avec des jeunes salariés qui étaient dans qui sont dans la dans le commerce qui avait organisé de manière complètement spontanée des piquets de grève là il y en a un qui s'est fait convoquer par son par son patron qui lui a donné un avertissement donc il y a des formes de représailles qui peuvent s'exercer aussi contre les salariés donc tout ça ça participe à rendre la grève plus difficile parce que les liens entre politiques et syndicats se sont encore distendus au cours de cette séquence Emmanuel Macron voulait se passer des corps intermédiaires des partenaires sociaux tout ça ça m'intéressait plus parce que une fois de plus on ne peut plus discuter entre syndicat et le gouvernement alors les liens entre syndicats et gouvernement pour exécutifs ça c'est le moins qu'on puisse dire après est-ce que le lien entre les syndicats le monde politique au sens large et notamment les partis politiques se sont distendus j'en suis pas certain parce que ce qu'on a vu c'est finalement une stratégie des facto pas forcément derrière consciente mais des facteurs articulées entre une opposition dans la rue qui était qui était animé par l'Inter syndical et puis une opposition parlementaire qui qui a surtout été porté par par la nups parfois par l'intergroupe de l'opposition de gauche de fait il y a une espèce de d'action qui s'est qui s'est manifestée qui allait dans dans la même direction même si il pouvait y avoir des sensibilités différentes on l'a vu au moment du vote sur l'article 7 par exemple il y avait des accords importants entre les syndicalistes et les accords sur le non sur le fait de le faire sur le fait d'amener chaque parlementaire à assumer son vote sur cette sur cet enjeu merci beaucoup carillon accompagné expliquer donner votre point de vue sur cette mobilisation sur cette dixième journée de mobilisation je rappelle que vous êtes sociologue spécialiste du syndicalisme retourne sur le terrain pour savoir comment évolue la manifestation Damien canivevez on a eu tout à l'heure un pic de de violence c'était aux alentours de 17h mais ça s'est rapidement calmé hein finalement on est sur une manifestation qui ressemble plus à toutes les précédentes celle du mois de janvier celle du mois de février voilà exactement le calme est revenu ici place de la Nation nous sommes sur un point en hauteur avec Julien Leclerc grâce auquel vous décrivez vous découvrez les images de cette place où se termine le cortège et je peux vous assurer que depuis le boulevard Voltaire c'est un flux assez sang de de manifestants qui déferlent sur cette résonation il y a énormément de monde alors nous on n'a pas les chiffres ici dans la manifestation je sais pas s'ils sont aussi nombreux que ceux qu'on a connu la semaine dernière mais je peux vous assurer qu'il y a énormément de monde le cortège syndical est en train d'arriver on a vu le syndicat solidaire là vous voyez Sud Santé qui est en train d'arriver les pompiers aussi il y a quelques secondes sont arrivés sur cette place de la Nation parce qu'il défile en nombre également lors de ces manifestations contre la réforme des retraites et ils ont été copieusement applaudis par la foule qui s'est massé ici sur cette place parisienne le dispositif policier est toujours là visible et présent les policiers et gendarmes encadre la place de la Nation donc sur les rues qui débouchent sur ces places de la police nationale il y a également des des véhicules lourds en cas de débordement mais pour l'instant en tout cas l'ambiance se l'ambiance est plutôt calme avec des slogans que vous entendez derrière moi Macron démission on va te chercher chez toi enfin vous vous connaissez ces slogans que l'on entend maintenant depuis le mois de janvier date à laquelle les manifestations contre la réforme des retraites a commencé voilà Thibault ici pour l'instant en tout cas les manifestants arrivent dans le plus grand des calmes et les tensions que l'on a pu connaître tout à l'heure avec ces débordements avec ses affrontements face aux forces de l'ordre et bien tout cela pour l'instant c'est derrière nous merci Damien canivas 18h37 nous sommes en direct pour un point de vue spécial consacré à cette dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites Grégory Joron bonjour bonsoir regrette un secrétaire général unité svp police FO c'est bien ça c'est bien ça merci d'être ici de la violence aujourd'hui beaucoup moins est-ce que ça vous étonne vous attendez à plus de d'affrontements oui on s'attendait réellement à pire d'ailleurs les les renseignements territoriaux avaient informé d'un risque avéré dans une cinquantaine de grandes villes d'incidents plutôt graves avec une participation de la jeunesse accrue et c'est toujours ce qui est peut paraître problématique parce que finalement c'est l'expression de la jeunesse et souvent difficile d'encadrer parmi mes tismes ils peuvent aussi se mettre en danger sur des actions et c'est vrai qu'il y avait énormément de crainte autour de cette journée et globalement sur Paris particulièrement ça se passe plutôt bien finalement et tant mieux comment vous l'expliquez est-ce que c'est le dispositif policier qui est à la hauteur ou non c'était une manifestation où les fournisseurs ne voulait pas se rendre n'avez pas l'intention de se rendre mais je pense que je pense clairement c'est ça parce que et d'ailleurs c'est plutôt rassurant que ça soit ça ça démontre bien que c'est pas la police qui est à l'origine des troubles dans les manifestations contrairement à certains fantasmes qui peuvent être relayés et le dispositif était pas énorme mais plus développé que je dis dernier il y avait 6 ou 7 forces mobiles de plus qui est pas non plus dentiste et globalement qui était à peu près positionné de la même manière alors donc je pense surtout qu'il y avait moins d'éléments radicaux très clairement ce qui facilite forcément l'action de mes collègues pour faire de la gestion de foule un peu plus un peu plus ordinaire on va dire que des situations extrêmement dégradées qu'on avait pu les connaître vous étiez sur le terrain aujourd'hui oui j'étais pendant j'étais dans la manifestation dans le dans le dans le cortège Force ouvrière et c'est très bien passé pour nous on n'a pas vu un seul un seul heur ni une seule charge ni aucun problème parce que vous êtes j'ai la double casque je voulais vous poser ces questions à la fin mais je poser tout de suite quel est votre position sur la réforme des retraites vous les les flics les policiers et on est je crois que c'est 94% des actifs qui est contre il me semble dans les derniers chiffres et donc on fait partie de ceux-là très clairement pour des raisons qui sont assez évidents évidentes pardon premièrement on a une accélération de la loi Touraine même si elle était déjà voté mais ça s'est accéléré pour nous donc on a un vrai impact pour pour les agents qui qui sont frappés par cette mesure deuxièmement on a un empilement des réformes depuis 20 ans qui font que aujourd'hui c'est une réalité je prends mon gars parce que c'est le plus simple à expliquer en 25 ans de police on m'a rajouté 6 ans de carrière d'accord pas pour gagner plus pour gagner la course je suis rentré au début je devais arrêter à 54 ans en ayant une retraite à taux plein et aujourd'hui je suis obligé d'aller jusqu'à 60 ans si je veux la même retraite à taux plein et alors est-ce qu'il y aura une forme de négociation un privilège un régime spécial on a une catégorie active clairement qui fait qu'on a 50 bonifications au-delà de 27 ans de service ce qui permet à un policier dans un monde normal de terminer de à qui on va demander 38 ans de service au lieu de 43 pour le pour le pour le pour le pour le privé pardon est-ce qu'il y a une négociation pour l'instant moi je suis confédéré à FO on a une revendication qui mais qui date pas d'hier c'est à dire que vu qu'on nous a allongé notre carrière on demande à ce qu'on nous rajoute une année de bonification c'est à dire qu'on est 6 ans de bonification en lieu de 5 voire 7 pour les carrières très longues au lieu de au lieu de 5 pour l'instant ça évidemment pas dans pas dans l'air du temps puisque de toute façon on est on n'est pas en égaux comme on peut comme on peut l'entendre habituellement sur cette réforme pour autant c'est une revendication qui est dans de l'ordre pérenne au niveau des syndicats de police parce que vous le voyez bien ça c'est très dégradé pour nous et on attend qu'il y a un geste aussi parce que le métier c'est pas c'est pas n'est pas moins compliqué qu'avant au contraire et on estime que plus on nous rallonge notre carrière et ça mérite forcément le regard j'entends dans les manifestations parce que j'y suis allé j'entends des manifestants crier aux forces de l'ordre en face rejoignez-nous et dans le même camp est-ce que certains chez vous une sorte de dissociation entre leurs conviction et le travail qu'ils ont à faire non parce qu'on a une culture professionnelle donc c'est ce qu'on fait on est là pour ça ça nous empêche pas d'avoir un regard citoyen d'avoir un avis sur ce qui se passe autour de nous parce que on est quand même des citoyens à part entière et évidemment on est contre cette réforme des retraites mais on est là pour faire un job donc on y va on le fait on essaye de le faire de la manière la plus professionnelle possible tout en sachant qu'en effet on est aussi contre cette réforme donc c'est vrai que c'est assez ça peut ça peut ça peut sembler dichotomique mais je veux dire quand on est policier c'est très souvent qu'on vient on a vécu des moments très difficiles je vous parle de parler d'autres sujets mais quand vous êtes à Calais au tout début des grandes vagues migratoires et qu'on vous demande de sortir des familles complètes de four ou de camions qu'on laisse au bord de la route sans exactement savoir ce qu'on fait ça pose des vrais cas de conscience quand même quand vous êtes policier et qu'on vous demande de faire ça sauf qu'en fait encore une fois on est policier et on est dès lors que l'ordre n'est pas il on ne peut pas s'y soustraire et je rappelle parce que ça va dans le sens de votre question on n'a pas le droit de grève non oui donc aujourd'hui vous manifestiez sans être en reste un jour de reposer dans la police nationale alors justement je j'en profite je continue cette question ça m'intéresse beaucoup parce que j'ai vu les images de sainte Soline ce weekend du les voir aussi avec des images assez hallucinantes une forme de ridicule aussi avec ses affrontements au milieu des champs sans y voir voilà sans enjeux est-ce que les forces de l'ordre savent toujours pourquoi elles se battent lorsque c'est CRS c'est le gendarmes mobiles sont à Sainte-Soline est-ce qu'ils se disent mais qu'est-ce que je défends qu'est-ce que je fais c'est la mission alors je vais pas vous dire que voilà comme réfléchir c'est commencer à désobéir tout ça c'est dans l'armée qu'on le dit mais pour autant c'est vrai que la police nationale ou les forces de sécurité donc la gendarmerie aussi malheureusement c'est le cas quand vous arrivez c'est une manifestation comme à Sainte Soline ou comme aujourd'hui parce qu'aujourd'hui il faut voir ce qui était balancé aussi sur mes collègues à Saint-Nazaire à Lyon et ailleurs et à Paris sûrement on verra ça tout à l'heure mais quand vous arrivez en manifestation avec des marteaux des hachettes des boules de pétanque des bouteilles d'acide qui sont accrochées à des pétards des cocktails Molotov je pense qu'ils ont les loin du symbole c'est à dire qu'on s'en prend pas on est on peut quand on fait du maintien de l'ordre aller au bout si j'ai une 30 secondes en fait on est on est capable de comprendre que de temps en temps on puisse servir d'exutoire ça fait partie du jeu ça fait partie du job voilà quand c'est dans un dans un maintien de l'ordre et une gestion de fou l'habituelle où on a des manifestants qui respectent un peu la distance qui s'en prennent à vous de loin avec avec deux petits cailloux et quelques insultes etc ça reste du domaine de l'acceptable et on sait qu'on est là pour ça et qui a la forme de on peut servir de cible et dès que je dois par rapport à ça à partir du moment ça dépasse un certain niveau d'anglais de violence et que forcément on commence à avoir des blessés voire même des atteintes de cette gravité comme à Sainte Soline forcément quand on est policier on est aussi père ou mère de famille on peut pas l'accepter parce que notre intégrité physique pour le coup imaginer une boule de pétanque un cocktail Molotov vous avez vu ces images de gendarmes en flamme on avait déjà communément CRS sur à d'autres périodes c'est quand même extrêmement inquiétant depuis plusieurs semaines les manifestations contre cette réforme des retraites était calme est-ce que vous vous attendiez à ce que jeudi dernier et peut-être dans les jours qui viennent aujourd'hui ça a été un peu plus violent que lors des mois de janvier du mois de février vous attendiez à ce que qu'il y ait des débordements parce que nous ça nous avait presque surprise de voir des manifestations calmes on se demandait si on savait encore faire c'est surtout ça ouais c'était cool à on est revenu à un modèle d'expression on s'est dit bah voilà enfin on peut retrouver une manifestation d'ampleur parce qu'il y avait énormément de monde qui arrive à passer son message parce que pour le coup il n'était pas brouillé justement par par l'effet loupe et focus qu'on a il y a des violences et du coup on traite pas le sujet intéressant pour lequel les gens sont tous venus en masse dans la rue et c'est vrai que ça faisait du bien de retrouver justement et d'ailleurs au sein des manifestations il y a une vraie Concorde et c'est plutôt sympa comme ambiance il y a pas de ça se passe plutôt bien et donc c'est vrai que ça faisait du bien parce que je pense que c'est voilà c'est aussi un droit complètement démocratique et constitutionnel de pouvoir manifester et il faut et il faut le préserver et c'est vrai que jeudi quand on a revu ces images là même si ça avait un peu un peu chiffonné on va dire sur certaines manifestations il y avait rien de marquant je dis quand on a vu ce retour là voilà d'éléments extrêmement radicaux extrêmement violents notamment à Paris forcément mais aussi à Nantes vraiment à Rennes à Lorient on pouvait s'inquiéter alors est-ce qu'il y a pas aussi quand même les fesses insolites avec on le sait énormément de renfort qui ont été renforts qui ont été envoyés des blablox qui ont été renvoyés de pays frontaliers c'est ça notre réalité aussi avec des Allemands des Espagnols des Belges qui viennent renforcer un peu les troupes et et je crois qu'ils étaient là jeudi à Paris c'est une certitude et je crois qu'ils sont pas fait peut-être le match retour cet après-midi tant mieux comment vous pris l'intervention du ministre de l'Intérieur hier qui est venu parler publiquement avant une manifestation pour expliquer de manière assez martiale le dispositif de sécurité plutôt positivement ou plutôt à l'inverse dit tiens ce que ça n'exacerberait pas les tensions avec même chez vous sous forme de veiller d'armes avant d'aller au combat hier ce matin comment avez-vous pris cette décision de l'intérieur de parler je pense que c'est moi je pense que c'est toujours bien de d'expliquer ce qui va être fait et pourquoi ça va l'être je crois que le maintien de l'ordre souffre d'une chose assez assez qui date d'assez longtemps c'est justement le le manque de communication l'endroit des manifestations d'abord en direct également parce que on parle de ce qu'on peut faire avant il faut débriefer je pense ce qu'on a fait après évidemment et je pense que c'est important aussi de parler aux gens pendant et c'est ce qui manque aujourd'hui dans les dispositifs de maintien de l'ordre c'est ce qu'il faudra travailler c'est ce que je proposais de toute façon encore une fois au ministre c'est que la communication dans l'endroit des manifestants elle est super importante parce qu'à un moment donné il faut aussi responsabiliser les gens je veux dire l'engagement de la force ça a un sens le cadre légal il est en général et plus qu'en général respecté et à partir du moment de ce moment là il manifestants ils doivent savoir exactement ce qu'il doit faire déjà une ça va les responsabiliser je veux dire je vais prendre deux images pour que tout le monde comprenne quand vous êtes dans une manifestation qui a des sommations parce que la dispersion doit être faite et que et que malheureusement soit personne ne comprend ce que c'est qu'une sommation et c'est parce que ça veut dire soit ils n'ont pas entendu parce que les éléments qui qui diffusent la sommation sur le porte-voix c'est pas assez assez puissant et donc on a des gens qui se retrouvent là qui potentiellement se font gazer indirectement qui sont frustrés parce qu'ils sont agressés alors qu'en fait pas du tout ils sont visés voyez et tout ça faut qu'on arrive à le déconstruire et à un moment donné trouver des modes de communication qui pourraient permettre de dire justement manifestants attention là on engage la force ne vous retrouvez pas là parce qu'autrement et vous risquez forcément un problème et après ça me fait penser aux gens qui restent malheureusement et qui vont skier hors piste ou qui vont se baigner quand le drapeau est rouge après chacun prend ses responsabilités est-ce que les consignes ont changé c'est ces derniers jours ce qu'on vous a dit attention maintenant on se protège plus on est plus offensif plus incisif est-ce que ça changeait non je pense pas parce que dans toute franchise vous pouvez bien poser le plusieurs dispositifs de maintien de l'ordre du monde de toute façon ça se passe jamais comme vous l'avez prévu donc à partir de là il faut s'adapter et s'adapter avec pour le coup des principes généraux c'est qu'est-ce que c'est qu'une action de maintien de l'ordre c'est quoi un bon offensif comment on manœuvre c'est quoi l'utilisation des moyens intermédiaires à quel moment on doit les utiliser donc quel but et ensuite on met en oeuvre tout ça par rapport à ce qu'on doit affronter entre guillemets et gérer sur le terrain donc je pense pas qu'il y ait de consignes très ferme ou on nous dit attention vous allez subir ça serait pas acceptable on nous dit attention on va falloir charger fort légèrement entendu au CRS et en fait on fait souvent exactement comme on peut par rapport à la menace qu'on est en face de nous est-ce qu'on doit accompagner est-ce que certains de vos collègues ont perdu leur mère ces derniers jours oui mais parce que parce que la police est humaine et par définition elle est faillible et que et que malheureusement dans certaines circonstances moi ce que j'aime c'est rappeler le contexte je dis pas que ça l'excuse je dis pas que ça excuse certains actes et ou certains propos mais pour autant faut juste un moment donné se dire que déjà jugé des policiers sur 30 secondes de vidéos ça me paraît un peu hasardeuse au-delà de ça rappelait toujours le contexte et puis ensuite dire qu'on est dans un état droit moi je je sais ce que c'est pour avoir représenté les policiers aussi en conseil de discipline contrairement aussi à ce qu'on peut croire sur l'IGPN l'IGPN fait son travail quand on l'a une enquête à à faire sur des policiers qu'on ou des manquements déontologiques voire même répréhensible par par l'aspect pénal bah il s'explique ils sont traduits en discipline il faut savoir que les policiers on a quand même quelque chose d'assez particulier c'est que nous on a toujours la double peine et c'est bien normal on a une responsabilité très forte on nous donne mandat pour utiliser de la force publique quand malheureusement pour des raisons X ou Y vous un usage de cette force qui est inapproprié ou illégitime ben vous avez en général une sanction administrative et aussi une sanction pénale un scan CRS n'est pas censé mieux maîtriser ses nerfs garder son sang-froid plus facilement que n'importe qui d'autre mais les policiers en général sont appelés à faire ça tous les jours c'est à dire qu'on demande à des gens ordinaires de faire face à des situations extraordinaires et de rester dans un calme olympien face à des situations dans le dans lesquelles n'importe quel personne lambda réagirait d'une manière peut-être des fois inappropriée même les plus gentilles des personnes donc c'est ce qu'on demande en effet aux policiers sauf qu'à un moment donné encore une fois je le répète la police est humaine quand moi j'aime qu'on se on cherche un peu les causes des fois de ce qui peut de ce qui peut arriver jeudi dernier deux unités de CRS ont travaillé 24 heures d'affilée est-ce que vous pensez qu'au bout de 24 heures vous avez un discernement qui est identique que celui que vous aviez dans les premières heures de service je pense pas encore une fois je dis pas ça l'excuse je dis que ça peut l'expliquer quand vous êtes donc face à des situations extrêmement tendues comme celle-ci et il y a pas que même la journée qui vient de se passer quand ça fait une semaine que vous êtes engagé que vous dormez pas beaucoup que vous enchaînez l'évacuation ou finalement c'est extrêmement tendu vous avez des situations de stress parce que quand vous êtes quand votre intégrité physique peut être mise en cause tout le monde craint ça il y a pas de surhomme et donc forcément voilà moi je pense que c'est de temps en temps intéressant d'aller chercher quand même certaines réponses et certains certaines visions par rapport à justement au quotidien des policiers dans dans ce genre de séquence extrêmement engageant pour elle et pour les organismes j'ai encore de deux questions grégorien est-ce que tous les policiers qui sont sur ces manifestations sont formés au maintien parce qu'il n'y a pas que des CRS c'est des gendarmes mobiles dans dans ces manifs est-ce que ça ce n'est pas un problème c'est c'est un problème mais de toute façon moi je je l'ai écrit à plusieurs reprises en commission parlementaire le maintien de l'ordre c'est avant tout une affaire de professionnel donc vous avez l'échelon lourd les CRS les escades de gendarmes Uruguay les compagnies d'intervention de la préfecture police ou ailleurs lorsqu'elles sont départementalisées et ensuite vous avez tous les services qui viennent en plus pour pour être un peu plus mobiles faire des interpellations même si moi là-dessus pas développer mais pas un grand fan de la judiciarisation du maintien de l'ordre je pense qu'il faut faire attention à ça pour autant les jetons lourds c'est celui-ci si vous voulez parler des bravesm en direct d'un gendarme qui reprend assez vertement un membre vous faites n'importe quoi mais faut pas faire ça mais et on nous a dit de venir ici un peu alors attention cette vidéo elle date de 2020 ah c'est vrai oui ah bah oui vous avez donc juste voilà elle date de 2020 merci pour autant je m'excuse d'avoir elle existe quand même la formation c'est arrivé sauf que c'est juste un peu daté mais mais pour autant ça démontre une chose c'est-à-dire que si vous voulez moi les bravesm au tout départ si vous voulez vraiment mon avis en toute transparence j'étais assez dubitatif à dubitatif il faut très vite faire la différence justement pour pas que ça s'installe à mon sens la bravem c'est c'est simplement une capacité de projection il y a pas de maintien de l'ordre avec une grande matraque où on va au passage matraquer les gens etc c'est pas du tout c'est pouvoir c'est pouvoir remporter une section d'un a un point B quand on voit des situations dégradées comme ça imaginez un moment qu'on est aussi fallait que vous preniez une colonne de fourgon vous allez mettre un certain temps pour arriver j'ai mis un certain temps pour arriver ici c'était assez compliqué donc j'imagine en fourgon même si vous avez le gyro c'est compliqué de traverser des fous les et avec les circulations qui sont bouchées donc la moto au regard des risques et c'est ça le problème du match alors c'est s'adapter aussi par rapport au risque parce que évidemment la l'expression de la colère peut évoluer on s'adapte par rapport à notre matériel et on s'adapte aussi par rapport à notre capacité de mobilité et la bravème c'est simplement ça c'est de la mobilité en fait les fonctionnaires qui sont dessus derrière les fonctionnaires qui font partie des compagnies d'intervention de la préfecture de police donc ils sont habilités à faire du maintien de l'ordre donc tout le monde sait faire du maintien de l'ordre logiquement oui ça n'empêche pas de rappeler qu'il faut de la formation ça empêche pas de rappeler qu'il faut de l'encadrement de proximité pour pour avoir les bons ordres et les bonnes réactions ça n'empêche pas de rappeler que le maintien de l'ordre voilà c'est une question professionnelle et qu'il faut le maintenir comme ça [ __ ] de navigation est-ce que dans ces moments il y a une peur chez les policiers ou plutôt une envie d'aller au combat il y a un peu les deux c'est de l'adrénaline donc après chacun chacun la gère comme comme il peut avec avec son vécu envie d'aller au combat oui quand il y a allez on va pas se mentir quand ça fait trois heures que vous ramassez des cailloux et que et que vous faites insulter quand on vous dites chargez bon ben vous y allez parce que c'est le job maintenant ce qui est intéressant c'est justement la bonne gestion de la force publique c'est-à-dire que quand on vous dit tcharger vous avez un but à atteindre et une fois que le but est atteint ça s'arrête c'est ça qui est important merci beaucoup Grégory Joron secrétaire général Unité SGP Police FO le dit de plus en plus vite merci à vous donner votre point de vue votre avis vos explications ici au Figaro live on va retourner sur le terrain avec Damien Canivez Damien on a eu tout à l'heure un quart d'heure une demi-heure de tension et puis tout est rentré dans l'ordre j'ai l'impression que c'est plutôt calme désormais place de la Nation c'est plutôt calme Thibault hormis le fait que les manifestants continuent d'affluer sur cette place de la Nation il ne se passe pas grand chose les cortèges syndicals continuent d'influer on a l'impression que c'est interminable que les manifestants de cesseront jamais d'arriver place de la Nation parce que voilà ça fait quand même un moment maintenant que nous sommes arrivés ici peut-être trois quart d'heure et ça fait trois quarts d'heure que les manifestants continuent d'arriver alors cette manifestation c'est globalement déroulé dans le calme parce que si on prend la manifestation d'un point A à un point B c'est à dire sur toute sur l'ensemble de la du cortège ça c'est globalement bien déroulé alors c'est vrai que nous avons connu tout à l'heure cette hausse de la température avec des jeux de projectiles sur les forces de l'ordre avec ces groupements de d'éléments radicaux sur la fin du boulevard Voltaire vers la fin de la manifestation mais grâce à l'action des forces de l'ordre c'est c'est manifestants énervés ont pu se disperser et le cortège a bu continuer de bonnes conditions son chemin donc voilà on arrive à la fin de la manifestation ce qui a été assez étonnant et je pense que Vincent roseron voulait également indiquer c'est qu'il y avait énormément de jeunes et on s'en rend compte maintenant puisque nous étions sur Le Havre du cortège donc nous avions pas cette vue d'ensemble mais ce qu'on peut constater là maintenant c'est qu'il y a énormément d'étudiants de lycéens qui étaient présents lors de cette manifestation et ils sont déterminés on les a entendus effectivement échanger entre eux ils ont bien l'intention de poursuivre ce mouvement alors il manifeste pas uniquement contre la réforme des retraites mais il manifeste contre ce qu'ils appellent une certaine oppression de l'État c'est ce qu'on a entendu ici ou là dans dans le cortège parisien donc on sait pas véritablement si l'Inter syndical va appeler à une nouvelle mobilisation au cours des prochains jours mais ce qui est certain c'est que la jeunesse va continuer à se mobiliser dans les rues de la capitale merci beaucoup Damien Canivez merci à vous de nous avoir suivis je vous donne ces derniers chiffres 740 000 manifestants dans tout le pays selon les chiffres du ministère de l'intérieur on avait un peu plus d'un million je dis dernier une mobilisation en baisse donc 93000 personnes se sont rendus dans les rues de Paris merci de nous avoir suivi vous continuez à avoir toutes ces informations sur le Figaro.fr avec le live texte et puis nous on vous laisse avec avec ces images de la place de la Nation avec la nuit qui va tomber sur Paris et sur l'ensemble du pays en espérant que qu'il n'y ait pas de nouveaux échauffourés ça a été le cas tout à l'heure aux alentours de 17h mais tout est rentré assez vite dans l'ordre je vous laisse avec ces images merci de nous avoir suivi excellente soirée sur le Figaro live [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] France [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] je suis [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] un truc avec [Musique] les forces de l'ordre dans les miens [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] voilà tirer la maison [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Musique] tu as l'air de se calmer sur ce côté-là [Applaudissements] est-ce qu'on a tout le monde avec nous déterminée donne rendez-vous le 6 avril à l'appel de l'intersyndical ce sont plus de 2 millions de travailleurs et travailleurs jeunes et retraités qui se sont mis en grève et ont manifesté le monde du travail c'est une nouvelle fois mobilisé dans toute la France de façon massive et déterminée pour le retrait de la réforme des retraites la jeunesse a encore une fois été très présente dans l'immobilisation après deux mois d'un mouvement social exemplaire et inédit depuis 50 ans très largement soutenu par la population et un parcours parlementaire chaotique l'absence de réponse de l'exécutif conduit à une situation de tension dans le pays qui nous inquiète très fortement on ne répondant pas à la demande de retrait en usant du 49.3 l'exécutif a fait le choix d'accentuer la crise démocratique et sociale pourtant dès le début les organisations syndicales et de jeunesse avaient prévenu l'exécutif du risque d'explosion sociale que pouvait provoquer cette réforme injuste injustifiée et brutal le gouvernement à la responsabilité de garantir la sécurité et le respect du droit de grève et de manifester alors que le calme a toujours caractérisé le mouvement l'intersyndical déplore le nombre de volets depuis des semaines nos organisations fait preuve d'une grande responsabilité aujourd'hui encore nous demandons au gouvernement de prendre la sienne l’inter syndicale soutient les mobilisations manifestations les actions intercendicales et grève qui perdurent depuis janvier elle appelle les millions de travailleurs et travailleuses les jeunes et les retraités à continuer de se mobiliser elle appelle à des rassemblements syndicaux de proximité définito calmant et à une nouvelle grande journée de grève et de manifestations le jeudi 6 avril partout dans le pays l'intersyndicale se réunira prochainement merci c'était le communiqué de l'interventicale nous sommes à votre disposition comme à l'addition si vous le voulez le communiquer avec il est disponible il y en a plusieurs j'en ai là [Musique] [Musique] bonjour [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] qui a été gravement blessé la semaine dernière mutilé par une grenade dans les manifestations parisiennes voilà d'où au niveau de solidaire on déplore très très largement l'utilisation forte de la violence qui a pu exister on a vu qu'aujourd'hui ça a l'air de d'avoir baissé d'un cran et certainement parce qu'on a interpellé très fortement l'exécutif le rappeler à sa responsabilité sur sur les manifestations non on pense que comme on l'a écrit aujourd'hui l'Inter syndicale elle est tout à fait responsable parce que elle cherche aussi une voix de sortie pour pour l'ensemble des salariés pour nous évidemment la voie de sortie c'est d'abord le retrait de cette de cette loi mais on est aussi sur différents outils pour quelque part faire en sorte que cette loi ne s'applique pas c'est une manière aussi de dire à l'exécutif prenez ma langue vos responsabilités nous on a pris les nôtres mais à un moment donné pour sortir de cette crise sociale il va falloir faire les choses et on appelle à la responsabilité du gouvernement va pour agir par rapport à cette réforme des retraites qui est refusée par une majorité de la population dans quel état est l'interventicale ce soir est-ce qu'elle est toujours petite divergente non bah vous voyez on est Unis déterminé soudés on est un pack qui avance très très fortement et puisqu'on voit bah c'est que de l'autre côté l'exécutif il recule il se divise on entend toutes ces petites phrases et c'est cette difficulté complexité qui ont l'air d'exister aujourd'hui dans l'exécutif et pas seulement on voit que dans les Alliés différents alliés ils se questionnent sur la façon de faire bah nous on continue d'avancer on est très soutenu parce qu'il y a des millions de travailleurs de travailleurs de jeunes qui participent à nos mobilisations donc aucun souci du côté de l'intersyndical évidemment ça avance rien du tout on parlait d'une lettre justement pour tout de suite fait passer à Emmanuel Macron que j'avais c'est compris on a des prémices de réponse on dira pour l'instant mais on verra certainement d'ici la fin de la semaine comme on réagira à cette prémisse à se prémisse de réponse voilà vous êtes pour une médiation alors on pense que un moment donné quand il y a un profil trop important il faut qu'on sorte aussi de se confie là pour nous évidemment le plus simple et pour que tout ça s'arrête quelque part ce serait pour le gouvernement de d'enfants entendre et enfin retirer cette réforme injuste on sait que c'est un peu plus compliqué que ça malheureusement pour l'instant donc on essaye de d'avoir différentes voix on sait aussi que on a fait des contributions au Conseil constitutionnel parce que c'est peut-être aussi une manière de ne pas avoir l'application de cette point injuste de d'utiliser ce biais là mais pour l'instant nous ce qu'on voit c'est que on n'a pas de réponse satisfaisante et que du coup on continue les grèves on continue les manifestations clairement aujourd'hui non mais on est à la dixième journée de mobilisation donc l'essoufflement s'il devait avoir lieu ça serait on serait 100 000 dans la rue qui est un petit peu moins que la semaine dernière où il y a eu un effet d'entraînement avec le 49-3 avec le déclarations de Macron et peut-être qu'il faudrait qu'ils prennent la parole une fois de plus pour pour aider réellement la mobilisation mais sérieusement on est dans des niveaux extraordinaires en termes de nombre de personnes qui participent à une journée de grève et de manifestation dans le troisième mois de mobilisation souvenez vous ça a commencé début janvier donc on est très très satisfait de ce qui se passe et on sait qu'il va y avoir tous les jours il y a des actions tous les jours il va y avoir des choses qui vont se passer localement on se donne aussi les moyens de remobiliser très très largement et un rendez-vous qui va être très très fort le 6 avril qui va être encore une journée énorme de mobilisation on s'ignorait pas un communiqué commun avec la CFDT je pense que vraiment enfin on reste sur notre notre ligne rouge c'est à dire bon on veut pas c'est 64 ans veut pas de travailler deux ans de plus et je pense que si on signe un communiqué commun c'est pas c'est pas quelque chose de mou et de femme au contraire c'est encore une fois appelé une nouvelle mobilisation et évidemment que la CFDT aussi signataire comme nous de se communiquer de ce soir merci à vous je suis désolé je suis 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[Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] oh là là c'est bon [Musique] messieurs sur la route s'il vous plaît [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] le service du peuple et il se sert [Musique] à rien [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique]