📺 BUDGET 2026 I Taxons les riches !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci d'être avec nous pour suivre les événements en cours. Ce soir, c'est Vladimir Poutine qui narque Donald Trump et c'est aussi la situation chaotique dans laquelle le budget est en train de se faire en France. Avec nous Daniel Obonau.
Bonsoir mademo député. Bonsoir. Merci beaucoup d'être là.
Avant que nous ne commencions, je disais que vous êtes une redoutable rhtoricienne et vous allez voir que vous avez en face aussi des rhtoriciens redoutables mais vous êtes toujours dans les débats extrêmement taffutés. C'est le cas aussi de Renault Girard. Bonsoir Renault Girard.
Bonsoir Darus. Éditorialiste au Figaro et de Rafix Mat, chef d'entreprise, président du mouvement objectif France. Bonsoir.
Bonsoir à vous. Dans quelques instants aussi, Thierry Breton sera avec nous en direct pour ces titres qui d'abord concernent évidemment la situation économique et financière de la France. La France cherche un budget dans un climat électrique.
Les idées de nouvelles taxes se succèdent. Les uns parlent d'une France plus juste, les autres au contraire d'un suicide dans un monde de compétition où déjà les Chinois et les Américains espèrent manger l'Europe. Thierry Breton sera avec nous.
Vladimir Poutine Narc Donald Trump. Certains l'imaginent céder aux sanctions. Au contraire, c'est une offensive tous azimut sur le terrain dans le déploiement nucléaire annoncé ce soir.
La France annonce sur notre antenne par la boîte de Jean-Noël Barreau. Je cite que Vladimir veut en découdre. On entrera dans le détail de cette prolifération nucléaire.
Jean-Noël Barreau sur notre antenne s'exprime aussi sur ce danger pour les puissances nucléaire d'un développement incontrôlé. Et nous commençons donc par la fiscalité. les fiscalités puisque c'est en quelque sorte la foire aux idées notamment des pro et antitaxes.
La dernière concerne une taxe renforcée sur les multinationales. Écoutez la réaction à ce sujet de Roland l'escure. Le ministre des finances.
Si on introduit une taxe sur les services numériques disproportionnés, on aura des représailles disproportionné et un certain nombre d'entre vous se retrouveront dans vos circonscriptions avec des producteurs de vin et spiritueux qui vous diront "Mais non, mais on peut pas faire ça. On peut pas." C'est notre premier marché aujourd'hui.
Le Cognac, l'Armaniaque, le vin de Bordeaux, le vin de Bourgogne, je les cite pas tous mais évidemment tous les vins français, ils sont aujourd'hui extrêmement présent aux États-Unis et ils seront très probablement taxés et plus vous taxerez, plus ils seront taxés. Soyez prudents mesdames et messieurs les députés, soyez prudents. Madame Obonau, voilà le gouvernement qui vous accuse de vouloir en quelque sorte ruiner la, comment dit-on ?
Comme disait monsieur le cornu, tuer la vache et non pas seulement la trèire. Bah, c'est quand même fort de café de la part d'un gouvernement qui est responsable de la situation effectivement préoccupante dans laquelle se trouve le pays tout de même. Donc c'est franchement se défausser ainsi de ses responsabilités n'est pas digne de personnes qui prétendent gouverner et qui prétendent aujourd'hui, aussi légitime que soit ce gouvernement, proposer un budget à la hauteur de la situation.
Non, ce que nous proposons en tant que parlementaire, c'est au contraire justement de restaurer à la fois de la justice fiscale, mais aussi redonner une dynamique économique au pays. Thierry Boton, vous êtes avec nous en direct, vous avez occupé Naguer, le poste de de Roland l'esclure aujourd'hui. Est-ce que vous partagez son point de vue que ces inventions et on voit qu'il y a plusieurs idées de taxe et d'impôts sont en train de mettre en danger la situation financière de la France ?
Bien entendu, ils sont totalement irréalistes et vous savez la France n'est pas une île. On est le seul pays au monde, je dis bien le seul pays au monde où on assiste à un tel débat aujourd'hui. Alors bon, c'est la démocratie donc il faut le respecter.
Moi, je le respecte. Euh fort heureusement, on sait que tout ceci bah ne peut pas aller au bout parce que on arrive évidemment un peu à un concours l'épine donc de la de la fiscalité. Le sujet, on le sait bien et je vais vous redire les chiffres très simples.
Aujourd'hui, la France pour fonctionner dépense 1670 milliards d'euros. Aujourd'hui, la France engrange en taxe, impôts et autres ressources 1500 milliards d'euros. Madame Abono, ça veut dire qu'on a un manque de 170 milliards d'euros.
C'est-à-dire, écoutez-moi bien, deux fois l'impôt total des revenus des Français. Voilà le différentiel. On dépense donc tous les ans deux fois l'impôt total de tous les Français qu'on ne sait pas financer.
Donc la question c'est pas évidemment la fiscalité, c'est une simplicité. Je ne critique personne encore une fois, je ne donne que des chiffres. Un peu quand même.
Thierry Breton, vous dites "Vous ne critiquez personne." Oui, vous êtes en train de dire que c'est ces idées mettent un peu en danger la l'équilibre. J'aimerais votre réponse là-dessus que vous répondiez peut-être directement à à Thierry Breton.
Ce sont des chiffres et tout. Voilà. Oui, mais en fait chacun peut sortir ses chiffres.
Moi, je pourrais vous parler des plus de 200 milliards d'aides publiques qui sont données par l'État aux entreprises en contrepartie sociale ou écologique et dont on se demande quel serait leur intérêt. 200 milliards, c'est pas rien. Euh, vous serez d'accord avec moi ?
Donc la question c'est est-ce que ça vaut le coup de dépenser comme ça comme si on versait de l'eau dans un saut d'eau percé pour des entreprises qui comme c'est le cas d'Arcélor Mital par exemple vont ensuite licencier et créer du coup des conditions euh socioéconomiques encore plus problématiques. Mais j'aimerais quand même relever le le fait que le débat parlementaire, le débat budgétaire, ce n'est pas le concours l'épine des inventions les plus farfelues. C'est notre responsabilité.
Il faut euh pouvoir amener le pays à pouvoir fonctionner au quotidien, à pouvoir faire des investissements. Donc c'est c'est pas simplement des gens autour d'une table ou au café du commerce qui se disent tiens, qu'est-ce que je vais euh qu'est-ce que je vais inventer ? Nous nous travaillons, nous avons des propositions, nous avons un contrebudget que nous avons posé sur la table et nous disons après chacun choisit en fonction de son orientation et de l'analyse que les uns et les autres ont de ce qu'il faudrait, de quoi on a besoin, quelle est la situation économique.
Et nous disons effectivement et c'est peut-être là le désaccord, nous avons un problème de recette et c'est au niveau des recettes qu'il faut trouver des marges de manœuvre et il est possible de faire des de trouver des marques de manœuvre si on choisit bah de mieux répartir l'effort, de mieux distribuer, de de mieux partager et donc après on peut on peut trouver tous les chiffres possibles. Mais exemple exemple très concret que je vous soumets à vous aussi Thierry Breton et à Renault Gira et Rfix Mati la taxation des multinationales. cette idée de l'amendement de la France insoumise donc chez vous destiné à taxer les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réalisé en France.
Ça a été inspiré par Attaque en tout cas l'idée de de base impôt universel sur les multinationales qui pourrait rapporter 26 milliards d'euros selon vous et évidemment selon les adversaires de cet axe en réalité ça fera fuir les multinationales. C'est toute la question. Vous savez, les multinationales, elles se sont précipitées en Irlande, ça fait la richesse de l'Irlande.
Aujourd'hui, l'Irlande, vous souvenez, l'Irlande euh encore au début du 20e siècle était était la la terre pauvre de l'Europe. Les gens partaient en Amérique parce qu'il crevaient de faim. Et aujourd'hui, c'est plus riche que l'Angleterre.
L'Irlande est plus riche que son ancienne puissance coloniale. Et pourquoi ? parce qu'ils ont accueilli toutes les multinationales, notamment les multinationales américaines et même quand les Américains ont évité de payer des impôts, alors l'Union européenne de manière tout à fait sensée condamner Google et cetera, à payer des impôts et le gouvernement irlandais non ne cond ne condamnez surtout pas les Américains à nous rembourser de l'argent à nous si vous voulez.
Évidemment, le problème madame le député, c'est que nous avons dans l'Union européenne une concurrence fiscale. Donc nous pouvons pas être les les gens qui tapent le plus sur les entrepreneurs. C'est On va ouvrir ce débat avec vous avec Terry Breton, mais c'est très intéressant de vous entendre là-dessus Rafix Mathie parce que vous êtes directement concerné, vous avez même amené, c'est très impressionnant la la comment dire la facture si j'ose dire qui revient finalement à une entreprise comme la autre.
Oui, parce que il y a beaucoup de fantasmes autour de des taxes sur les gars femmes. Alors, ça a été mis en place il y a quelques il y a quelques mois. Alors, dans l'intention, c'est juste parce que ce sont des grandes entreprises qui a priori échappent à l'impôt et donc on se dit on va les taxer.
Sauf que ce que les débutés ne veulent pas comprendre, c'est que Infin qui c'est qui paye la taxegafam ? C'est le consommateur final. Et le consommateur final, c'est une PME comme la mienne.
Je vous ai ramené ma facture du Google du mois dernier qui est là et vous avez une petite ligne en dessous qui s'appelle coût d'exploitation réglementaire en France et qui m'impute la table la taxe Google. Donc quand vous voulez multiplier par 5 la taxe Google comme vous avez voulu le faire madame la députée en fait vous voulez me taxer moi PME et tous les micro-entrepreneurs qui vendent sur Amazon ou qui achètent de la publicité sur vouz dire que cette surtaxation elle finit par retomber sur sur une entreprise comme la vare vous connaissez la DCHE qui consiste à dire que quand on taxe le lait ce n'est pas la vache qui va payer la taxe et donc il faut avoir une vision beaucoup plus large et beaucoup plus globale. Est-ce que vous connaissez madame la députée une entreprise qui s'appelle Nvidia ?
Cette entreprise, la première entreprise mondiale est valorisé 5 milliards de dollars aujourd'hui c'est l'actualité du jour. Et bien est-ce que vous savez que 80 % que c'est plus que 5 milliards. Je dirais 5000 milliards. 5000 milliards pardon.
Vous avez raison de me corriger. 5000 milliards. Est-ce que vous savez que 80 % madame des salariés des salariés de Nvidia sont millionnaires ? sont millionnaires parce qu'ils participent à l'aventure entrepreneuriale de l' et je vous interromps parce qu'on va s'interrompre une court instant et vous aurez tout le temps de répondre Daniel Bonot là-dessus sur aussi les nouvelles propositions concernant l'héritage et aussi Thierry Breton qui est avec nous en direct.
On se donnera le temps de ce débat. Regardez cette image, c'est sur la suite de l'émission un peu plus tard quand on découvrira comment Vladimir Poutine s'est affiché avec des vétérans de la guerre et certains pensaient qu'il allait ployer les épaules. C'est tout le contraire qui est en train de se passer ce soir.
Au contraire, il se montre encore plus offensif. et vous verrez de quelle manière. À tout de suite.
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La course aux impôts menace-t-elle la sécurité financière économique de la France ? Les avis se posent. Daniel Obonau, merci d'être là.
Thierry Breton est avec nous en direct. On découvrira dans quelques instants des chiffres très impressionnants avec vous, Thierry Breton, de la compétition acharnée des voitures européennes qui sont larguées par les voitures chinoises et ça en dis donc sur la les moments de compétition très intenses que nous vivons. Renault Girard, Rafix Mati, merci beaucoup.
Et d'abord donc cette idée d'une taxation des multinationales euh justice disent dit-on sur les bands de LFI. Au contraire, Roland l'escur s'insurge contre toutes ces tous ces nouveaux impôts. Écoutez-le.
Superbe message à l'ensemble de nos partenaires. La France qui fait un bras d'honneur à 125 pays. Bravo !
La France qui tire une balle dans le pied des entreprises françaises qui rayonnent à l'étranger. Bravo ! La France qui attire des entreprises en France, bravo.
On vivra pauvre, on vivra seul, mais au moins on aura voté un bel amendement. Bravo. Et les réactions d'abord Daniel Obons, ensuite Thierry Breton.
Non, mais là, je trouve ça indécent de la part du du ministre parce que laavant la France qui vit pauvre, il y a 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays. C'est ça la réalité. Et c'est en partie euh en grande partie le résultat de la politique qui est menée par le gouvernement euh et les gouvernements sont successifs euh de du du camp présidentiel dont dont est membre monsieur l'Escur.
Donc, à un moment donné, de quoi on parle ? On parle quand même d'un projet de budget où on nous dit que ce sont les classes moyennes et les classes populaires qui doivent encore après 8 années où elles ont subi des politiques de coupe budgétaire après politique de coupe budgétaire, ce serait elles qui devraient encore supporter l'essentiel de l'effort. Alors qu'on est dans un pays où vous parliez tout à l'heure des millionnaires, des milliardaires et cetera.
Nous sommes les champions du monde euh des millionnaires et des milliardaires où les plus grandes fortunes de ce pays ont doublé euh leur leur leur leur leur fortune et et ça ça ça pose pas de problème à un moment donné. Breton làdessus suret-ce que où est-ce que comment on fait par ailleurs les propositions que fait juste un dernier mot parce que là on a l'impression que on crée des taxes qui vont fixer tout le monde. Non, ce n'est pas vrai.
Ce qu'on propose ne va pas faire disparaître la fortune des millionnaires des milliard just ils vont juste partager un peu plus cas encore aujourd'hui et je trouve que c'est le moindre des choses. Non mais madame Bonau a raison. Nous sommes champions du monde mais pas des millionnaires madame des impôts.
Donc c'est un fait il faut le reconnaître on est champion du monde des impôts. On est en France le pays qui prélève le plus de tous les pays du monde. Donc oui, on est déjà champion du monde.
On a vu ce que ça donne. Donc madame Bono, vous avez raison. Il faut continuer parce que ça marche.
Écoutez moi, je suis pas au gouvernement. Excusez-moi, monsieur Breton, qui est au gouvernement depuis 8 ans ? à moi comme si c'était moi qui étais responsable.
Pardon de le dire mais ce débat voilà c'est normal, c'est la démocratie mais on donne une image quand même en étant déjà le pays où on a les plus haut taux de prélèvement obligatoire du monde et on est en train encore d'en rajouter et si ça marchait ça ce serait on sait tous très bien il suffit encore une fois de regarder que à partir de 1981 quand on va commencer à dire que on peut travailler moins en gagnant plus et en ayant dans un état providence auquel nous sommes tous très attachés. On n' pas les moyens de se le payer et on commence à endetter le pays. Lorsque François Mitteran arrive, la dette de la France est à 20 %.
Lorsqu'il part, elle est à 53 %. Pourquoi ? Parce que alors c'est des conquêtes sociales certes, on passe de la retraite de 65 à 60 ans, on passe à 40 un 40h puis 39h puis 35.
On a la 5e semaine de congé payé. Ce sont des avancées faux sociales, c'est incontestable mais on sait pas payé. Et ce n'est pas en augmentant les impôts, ça ce serait on a cessé de le faire, on on a on n' pas arrêté de le faire.
Donc il faut bien qu'on s'attache à 1000 milliards, 900 milliards pour être très précis que nous dépensons collectivement et qui sont très importants pour encore une fois notre état de providence, mais il faut s'asseoir autour de la table. Alors évidemment, on n' pas le temps de le faire Darius Rangemin à 18 mois des présidentiels. D'où c'était ces sorte de psychodrame auquel nous assistons qu'il faut respecter parce que c'est la démocratie.
Mais c'est clair que c'est un débat qu'il faudra avoir à l'occasion des présidentiels parce que c'est beaucoup plus important structurel que de savoir s'il faut en rajouter un petit peu ici ou un petit peu là. Et on sait que de toute façon c'est pas pardon de le dire. Voilà chacun a été ce qu'il a été.
J'ai été ministre des finances, c'est pas encore une fois en faisant euh de la fiscalité à la dernière minute qu'on donne la lisibilité, la crédibilité et la dynamique économique et fiscale dont un pays a besoin. Voilà, c'est tout. Donc on va continuer, ça va discuter, il faut prendre ça pour ce que c'est.
C'est important, on discute, c'est la démocratie et puis on verra où tout ça va atterrir. On a entendu vos deux arguments. S'il vous plaît, j'aimerais qu'on regarde un graphique parce que là, on est dans la compétition de fête avec les autres puissances. de ce qui se passe avec entre les Européens et la et la Chine.
Ce graphique là a quelque chose de vertigineux et d'assez terrifiant pour nous tous, quels que soient les bords politiques et cetera, c'est on voit comment la Chine est en train de larguer littéralement dans certains domaines l'industrie européenne. En l'occurrence, ce sont les voitures. Regardez.
Et c'est récent, on parle, c'est une évolution très récente. C'est une accélération de l'histoire qui a quelque chose d'assez terrifiant. 2020, la Chine est en train tout à coup de décoller.
En 5 ans, elle a largué les Japonais mais elle a largué surtout les Allemands qui restent stable, les États-Unis qui restent stables et et toute là on a la lecture sous nos yeux de quelque chose qui est terrible pour la notre puissance. J'étais l'autre jour Darius à Tashken ville en Ubékistan, c'est très loin à l'est et je prenait des Uber, des voitures. Il y avait que des voitures absolument très confortables, merveilleuses, silencieuses qui s'appellent des BYD, c'estàd Beyond Your Dreams.
C'est des voitures chinoises dont on avait absolument pas entendu parler il y a 5 ans. Personne savait ce que c'était que BYD et il y en avait absolument partout. Et je me suis dit mais c'est bizarre, ce sont quand même les Français qui ont inventé la voiture à la fin du 19e siècle et là il y a pas une voiture française si vous voulez. pas une peut-être celle de l'ambassadeur et c'est tout quoi.
Pas une voiture française. On s'est complètement fait dépasser par un pays qui a décidé de travailler et de pas avoir un ministère des loisirs et avoir et sans arrêt être en vacances. Ouais.
Thierry Breton là-dessus hein sur ce cette crainte pardon d'être brutale mais de de se faire bouffer par l'industrie chinoise. Non mais il est incontestable que depuis euh les années 2000 la Chine est devenue progressivement l'usine du monde. Aujourd'hui la Chine c'est 35 % de la base manufacturière de la planète et c'était en dessous de 5 % en en 2000.
Donc on a effectivement en une génération au fond, on a assisté euh à la réindustrialisation, à l'industrialisation de la Chine. Mais là le choc pour les Allemands, on imagine déjà pour les Français, mais les Allemands, Volkswagen, pour eux ce graphique c'est bien entendu. Alors sur votre graphique, il y a deux éléments qui me semblent intéressants peut-être à noter.
D'abord, vous voyez que les Américains sont nulle part. Ils sont nulle part. Ils ont quasiment ils sont quasiment ils sont quasiment inexistants en matière d'industrie automobile.
Enfin, un peu évidemment aux États-Unis mais mais on voit que ils ont déjà eux carrément décroché. On sait qu'ils sont ailleurs. Ils sont on sait qu'ils sont dans la technologie, dans l'intelligence artificielle, dans l'armement aussi.
On en reparlera peut-être aussi dans les hydrocarbures. Mais ils sont certainement plus dans l'automobile, en tout cas pas dans cette automobile là. Les Chinois, eux, ils ont pris le Paris, ils étaient ils étaient très mauvais en moteur thermique.
Nous, on était les meilleurs au monde. Quand je dis nous, ce sont les Européens, on était les meilleurs. Et ils ont pris il y a 15 ans le Paris radical d'aller vers l'électrique.
Ils ont fait tout ce qu'il fallait et aujourd'hui effectivement, ils sont les numérux dans tout ce qui concerne les véhicules électriques et donc bien entendu les batteries. Et nous, on l'a pris évidemment trop en retard mais j'insiste sur un point. Nous avons encore une industrie qui est une industrie qui a qui est extrêmement performante en moteur thermique.
Il faut évidemment faire en sorte qu'on soit de plus en plus propre pour respecter effectivement les émissions et cetera. Et je suis de ceux, vous le savez, qui n'ont pas accompagné mais alors je l'ai respecté parce que j'étais commissaire mais lorsque on a décidé qu'il fallait passer au tout électrique en 2035, j'ai estimé que c'était trop tôt pour notre industrie. Heureusement, il y a une clause de revoyure en 2026 l'année prochaine.
J'espère que l'ensemble de nos institutions et que l'ensemble des parties prenantes de l'écosystème automobile vont s'en emparer. car je pense que pour l'Europe, pour que l'Europe continue à exister, il faut qu'on qu'on développe des moteurs hybrides, c'est-à-dire à la fois électrique et thermique qui me semble être une voie d'é où l'Europe peut se positionner. Merci infiniment Rafix Matti, est-ce que ça correspond à ce que vous vivez comme entrepreneur ? ce que vient de dire Thierry Breton, c'est-à-dire une Europe qui se veut vertueuse, pleine de normes, mais qui en fait se fait larguer.
En fait, on est on est là, je pense, sur le sur le vrai sujet, sur le vrai débat, sur ce qui devrait d'ailleurs mobiliser les députés à l'Assemblée nationale. On a on est en train de connaître une métamorphose du monde extraordinaire. On parlait d'automobile, allez à Austin, allez à San Francisco, allez à Phonix, vous allez voir des voitures qui roulent toutes seullees.
Ce n'est pas un mythe, ce n'est pas de la science-fiction, c'est une réalité. Regardez les annonces qui ont été faites pas plus tard que avant-hier par SpaceX Starlink qui va mener un partenariat avec Apple à partir de l'année prochaine, on aura peut-être plus besoin d'opérateur téléphonique. Je serai opérateur téléphonique aujourd'hui, je m'inquiéterai.
Vous avez des robots humanoïdes qui sont en train de sortir. Un a été annoncé hier Néo. On n'imagine pas le nombre d'emplois qui vont être impactés par tout ça.
Madame Bonot, on devrait aujourd'hui, plutôt que de se faire plaisir, de s'inventer des taxes, exister, on devrait collectivement parce qu'on est dans le même bateau face à cette révolution, on devrait collectivement se poser la question de comment on va faire évoluer notre modèle économique, comment on va créer de la richesse parce que c'est pas un vinot pour pouvoir rivaliser avec les Chinois ou pour pouvoir rivaliser avec les Américains sinon il nous l' mis en Je vous enverrai le plan de bifurcation. écologique et social que nous avons. Mais je vais être d'accord avec beaucoup de choses qui ont été dites sur le fait que oui, il faut plaidifier, oui, il faut relocaliser, oui, il faut réindustrialiser et c'est effectivement un débat un débat mais la richesse la richesse elle se crée et vous parlez de la Chine alors c'est ce n'est pas l'absence c'est pas c'est pas l'absence ou la la présence d'un d'un ministère des loisirs qui changent, c'est l'investissement de de l'État chinois.
Vous le savez bien, les plans de de planification, c'est de l'investissement massif de cet état dans l'industrialisation. Ça c'est pas juste fait comme ça d'un d'un coup de maquette magique. Donc oui, il faut un état qui décide d'investir, de financer, de réindustrialiser comme la comme le fait les Chinois.
Mais c'est pas du tout le débat qu'il y a là pour avoir ces moyens pour que l'État puisse avoir un rôle de direction, pas simplement pour produire n'importe quoi, n'importe comment jusqu'à plus soif parce que on a les limites planétaires de euh du changement climatique mais de de de bifurquer et pour ça on a besoin d'une industrie pour bifurquer mais pour ça il faut un état qui est les moyens et on en revient à quelles sont les ressources aujourd'hui de l'État et effectivement aujourd'hui la réalité à la richesse nationale. [rires] Rappelons d'abord que aujourd'hui on est pour la première fois l'activité industrielle est en dessus des 10 % est passé en dessous de 10 %. Pourquoi ?
Parce que la politique qui a été menée jusqu'à présent, c'est celle justement où on fait des cadeaux aux plus riches où on on ne taxe pas tout le monde de la même manière parce que ceux qui sont taxés, c'est les classes populaires et les classes moyennes et pas les ultra riches. Et donc on n plus les moyens du trésor public pour investir dans l'industrie pour investir dans l'innovation. Oui, je peux merci pour mais si je peux juste vous dire quelque chose, c'est que le parti communiste chinois contrairement à la gauche française, il a compris quelque chose il a compris qu'en fait ça servait à rien de surtaxer les entrepreneurs.
Au contraire, il fallait faire travailler, inciter et vous m'avez dit il faut faire la justice fiscale en France. Non, l'impôt pour moi madame la députée ce n'est pas l'impôt doit pas établir la justice entre les hommes. C'est le bon dieu peut-être qui doit faire ça.
L'impôt l'impôt l'impôt, je vais dire l'impôt, il doit pas être juste, il doit être efficace. Ce qui est important dans l'impôt, c'est qu'il puisse financer l'État. L'impôt n'est pas là pour punir les gens en disant tu as trop tu as plus tu as plus réussi que moi, donc tu dois être plus d'impôt d'état. ne doit pas l'impôt, le but de l'impôt, madame la députée, ne doit pas rééquilibrer les conditions humaines.
Non, l'impôt, il doit être là pour financer l'État et être le plus efficace du monde. Et si vous effectivement faites partir, comme ça a été fait depuis le gouvernement Jospin, les gens qui payent le plus d'impôts qui partent s'installer ailleurs par exemple en en Italie où un forfait fiscal, et bien vous aurez de moins en moins d'apôts qui réponse. on pasouver ça fait que c'est Emmanuel Macron qui mène la cadeaux fiscaux et on est dans la crise actuelle donc faut pas renverser un peu le scénario.
Ce n'est pas un gouvernement insoumis qui est responsable aujourd'hui de la crise. Ce n'est pas un gouvernement insoumis qui est responsable de toutes les fermetures d'usine, d'entreprise, d'industrie et de l'atonie de tout le secteur des TPE PME. C'est bien la politique que vous défendez, la politique de on fait on ne taxe pas les plus riches parce que je ne sais pourquoi il faut attendre la la la bonté divine pour faire l'égalité et c'est ça qui nous met dans dans dans la situation.
Donc et donc oui, il y a il y a un échec il y a un échec flagrant et on a ensuite effectivement des conceptions différentes. Moi je pense que l'impôt doit servir à avoir des recettes et faire en sorte de partager l'effort. Ce n'est pas prendre à tout prendre tout ce qu'il faut à quelques-uns, c'est de partager l'effort.
Or, il y a bien une chose que monsieur Breton a dit qui était juste. On impose beaucoup aux classes moyennes et aux classes populaires, mais on impose pas du tout aux plus riches. C'est précis de ne pas avoir réduit les dépenses de Macron de ne pas avoir été capable de réduire les dépenses merci à l'un et à l'autre et j'ai noté merci beaucoup à vous merci regardez Yeah.
Danièle Obono