#Direct 🔴 Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat.
Bonjour Laurent Nugèz. Bonjour. Vous êtes ministre de l'intérieur.
Nous allons commémorer la semaine prochaine les 10 ans des attentats du 13 novembre 2015. 10 ans après, quelle est la menace terroriste en France ? Faut-il craindre ces moments de commémoration ?
Le danger vient-il des désordres du monde ou de chez nous ? De néoterroristes de plus en plus jeunes biberonnés aux vidéos djihadistes sur les réseaux sociaux en 10ant qu'est-ce qui a changé dans la lutte contre le terrorisme ? Bienvenue dans ce grand jury Laurent Nouz.
À mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Périne Tarnaud de Public Sénat et Lauris Bootud du Figaro. Dans ce grand jury, Laurent Nunes, nous évoquerons aussi la sécurité de tous les jours, le travail des forces de l'ordre aussi parfois mise en cause comme cette semaine pour l'action des gendarmes lors des manifestations de Sainte-Soline. Et puis vous répondrez aussi à nos questions expresses avec notamment des questions sur la sécurité routière.
Êtes-vous un ministre pro radar ? Réponse dans ce grand jury. Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine.
Laurent Nugèz, vous avez décidé de relever le niveau de vigilance juste avant les commémorations des 10 ans des attaques du 13 novembre. Ça sera jeudi prochain. À quel niveau d'alerte sommes-nous ?
Ben l'alerte, elle est maximale comme maintenant depuis plusieurs années. La menace terroriste dans notre pays demeure très élevée. Elle a changé de nature, hein, on y reviendra je pense.
On n'est plus sur la crainte d'attaque projetée comme elle s'était déroulée il y a 10 ans. Maintenant, euh évidemment cet instant, j'ai une pensée pour toutes les victimes, les personnes qui sont décédées, les personnes qui ont été blessées. Euh il y a 10 ans, c'était une attaque projetée.
Voilà, cette menace, elle est elle est moins préignante, mais on y reviendra. Elle demeure toujours d'actualité parce que on sait que alerte maximale, ça veut dire quoi ? Alerte maximale, je je je veux être très clair.
Je termine sur l'attaque projetée. Voilà, elle est moins probable mais on sait que et l'État islamique et et Daesh et Al-Qaïa, on sait qu'ils en rêvent toujours donc on reste très prudent. La menace, elle est plutôt endogène.
On y reviendra. Vous savez quand vous avez des grands moments de commémoration comme ça, il est normal que le ministre de l'intérieur demande une plus grande vigilance à l'ensemble des forces de sécurité intérieure. Pas de projet.
Non, il y a aucun projet aucun projet précis aucun projet précis qui a été identifié, hein. Ça, je tiens évidemment à le dire. Il y a pas de de menace précise qui a été détectée, mais on est dans un contexte commémoration euh qui qui contexte qui fait que évidemment une attaque terroriste aurait un tel retentissement que il est normal que l'on réhausse le niveau de sécurisation notamment et c'est ce que j'ai demandé d'ailleurs au préfet dans un télégramler un peu partout sur le territoire national et dans les endroits où il y a des grands rassemblement. les préfets à être prudent mais est-ce que vous appelez les français à l'être aussi les préfets à renforcer les les les dispositifs et pour n pour pour ce qui est de nos concitoyens, ils peuvent compter sur la présence l'engagement total des services de renseignement qui est en amont des taxes des menaces et puis l'engagement de voie publique de nos effectifs de policiers de gendarmes et de militaires du dispositif sentinel.
Évidemment, on sera il y aura une présence renforcée pendant toute la semaine. Il a c'est toute une semaine de commémoration qui commence demain. Tarnant, le procureur national antiterrorisme affirme que la menace djihadiste est la plus importante à la fois dans son volume et dans le niveau de préparation des des passages à l'acte et que ce risque s'accroit depuis 3 ans.
Comment vous expliquez que ce risque terroriste réapparaît de depuis 3 ans et pourquoi il augmente à nouveau en ce moment ? il il réapparaît pas depuis 3 ans, hein. Donc euh c'est depuis 3 ans, il y a la la menace a changé un peu de nature, j' reviendrai.
Mais le risque, il a toujours été là. Je disais les attaques projetées sont beaucoup moins probables. Il y a eu un tel renfort des services de renseignement, un tel une telle accélération de la coopération entre internationales, entre tous les services de renseignement.
Les attaques projetées sont des attaques qui sont préparées de l'extérieur. Un commando, un commando qui arrive de l'extérieur du territoire il y a 10 ans, c'était Syrie, Irak hein, et qui commet un une attaque violente. Ça c'est beaucoup moins probable.
En revanche, en revanche, et on le voit avec les attentats qui continuent à être déjoués de manière très régulière, la menace endogène, c'est-à-dire des individus qui sont présent sur le territoire national, qui se radicalisent et qui faumentent, qui préparent un projet d'action violente. Cette menace, elle est toujours présente. Il y a énormément d'attentats qui ont été déjoués de ce fait et monsieur le procureur national anti antiterroriste euh c'est ce qu'il vise, hein.
Depuis de ces trois dernières années, on voit vraiment cette menace montée en puissance qui concerne des individus d'ailleurs de plus en plus jeunes, notamment euh des des jeunes majeurs, voire des mineurs, hein. On a de plus en plus de dossiers ouverts qui concernent des des mineurs, hein. Dans les années passées, c'était toujours deux trois mineurs concernés.
Là, on on a atteint, je crois que c'était 17 en 2023. On est enfin 19 pardon en 2024, 17 en 2025 depuis le début de l'année de mineurs mis en cause dans des projets terroristes. Voilà.
Donc c'est cette menace endogène qui est toujours présente, qui est toujours là et qui fait que les services de renseignement évidemment se mobilisent. Vous évoquez aussi un contexte de tension internationale. Vous vous pensez à quoi ?
Quelle tension pensez-vous notamment au Prochorient ? Oui, évidemment depuis le 7 octobre 2023 et l'attaque terroriste du Hamas, on on voit bien que la la thématique de l'attaque apportée à la communauté juive, la thématique antisémite a a pris a pris une certaine importance et on voit que dans la propagande de Daesh et d'Al-Qaïda, cette thématique, ce conflit revient avec des des projets qui ciblent très directement la la communauté. Donc oui, la menace elle a elle n'a jamais baissé en intensité.
Elle a changé de nature, ça c'est sûr, mais elle n'a jamais baissé en intensité. C'est ce qui fait que les services sont qui sont ceux qui sont sous ma responsabilité comme ministre de l'intérieur. Vous savez que le ministre de l'intérieur, il a dégesti son chef de fil sur le territoire national, mais les autres services de renseignement, d'autres ministères sont tout autant mobilisés.
Laurèz, vous mettez également en garde contre des ingérences étrangères qui pourraient chercher à tirer profit des commémorations. Vous pensez à quoi précisément ? Non, c'est une alerte, on attire l'attention de l'ensemble des services aussi sur les Vous savez, on a eu un certain nombre d'actions d'ingérence étrangère ces ces deux dernières années.
C'était ces deux dernières années qui ont consisté à essayer de créer un choc dans l'opinion. C'était le les tags qui avaient été disposés par avec ses étoiles les mains les mains rouges sur le mur de la choa qui vise à nous diviser qui moi j'ai la faiblesse de penser que la période des commémorations est propice à ce type de de de d'actions qui sont généralement menées la nuit par des petits groupes de proxy c'està-dire qui qui arrivent pour quelques centaines d'euros et qui vont mener des actions qui visent à nous diviser taguer tel ou tel slogan. On l'avait vu également pour le c'est ces ces ces cercueils déposés au pied de la tour Effel avec la mention soldat français mort en Ukraine.
Donc c'est une alerte au service de police et de gendarmerie. attention à toute action qui pourrait être menée dans la nuit et qui serait répétée et qui pourrait ressembler à ce qu'on a connu. Voilà, donc c'est ce message, c'est ce que ça vise exactement et je pense que la ces moments de commémoration, ce qui sont des moments d'unité nationale, ceux qui pratiquent des ingérances étrangères, c'est évidemment ce sont pour eux des moments extrêmement propices.
Tout ce qui vise à nous diviser parce que c'est ce qu'il recherche. Ce sont des actions à bas pas bas bruit mais ce qu'il vise c'est à nous diviser. Laurent Nugnaèz dans le cadre de commémoration du 13 novembre 2015, vous parlez de moment d'unité nationale.
Des associations de victimes demande à ce que des héros anonymes qui ont œuvré lors de ces attentats soient décorés. Est-ce que c'est votre intention décorer des héros anonymes du 13 novembre 2015 ? Alors, il y a énormément de décorations, hein, qui euh qui ont été euh octroyées.
Euh oui, enfin les ce qu'il ce qu'ils appellent les donc je moi je suis en contact depuis toutes ces années où j'ai œuvré à la lutte antiterroriste. Je suis évidemment en contact notamment avec les associations de de victimes dont les deux principales hein, pour le les attaques de novembre 2015, du 13 novembre 2015, hein. Donc le Bataclan, les terrasses et le Stade de France.
Oui, vois, je tout ça doit se regarder, doit s'étudier. Vous savez, sur les les il y a les héros anonymes, il y a les gens qui sont intervenus pour secourir des personnes. C'est extrêmement important.
Certains l'ont déjà été he ont déjà été décorés quand ils ont été identifiés. Et puisque vous parlez des rois anonym, moi je voudrais dire un mot euh on y reviendra quand on parlera de tout ce qui a été fait depuis, mais un mot aussi euh pour tous ces policiers et notamment de la préfecture de police que je dirigeais encore il y a très peu de temps qui sont intervenus ce soir-là et qui ont été ce qu'on a appelé les primaux intervenants avant que les forces spécialisées et et notamment la BRI n'arrive avant qu'elle n'arrive. Vous avez eu beaucoup de policiers qui se sont engagés, qui ont stoppé la tuerie et qui au péril de leur vie sont parfois rentrés dans la salle, ont aidé à à extraire des des victimes blessées.
Voilà, je veux avoir une pensée pour eux. Je crois qu'il aura été rendu un vibrant hommage dans un livre récent qui a été écrit par Ivan Asioma euh qui qui présente tout tous ces témoignages que d'ailleurs comme préfet de police, j'avais autorisé, j'avais autorisé les effectifs à à témoigner parce que c'est important. Voilà, c'est important.
Je vais avoir une pensée pour eux parce que ce sont les personnes qui sont intervenues, ces primo intervenants qui ont fait un travail formidable qu'on qu'on n'oublie pas qu'on n'oublie pas évidemment et d'ailleurs beaucoup d'entre eux ont été décorés évidemment. Laurent NZ, vous évoquiez les les formes de néoterrorisme de de jeunes de la part de jeunes. Il y a trois jeunes femmes qui ont été interpellées il y a un mois.
Elles sont soupçonnées d'avoir voulu préparer un attentat à Paris. C'est le 6e attentat si nos décomtes sont exacts des jouets de de l'année. Ces jeunes femmes voulaient bien attaquer des salles de spectacle ou des bars.
C'était leur projet. Oui. Alors cette d'abord c'est effectivement comptabilisé comme un attentat des joué.
Moi je peux difficilement parler ou c'est c'est le PNAT, il y a une enquête judiciaire mais c'est un peu caractéristique de la menace telle que je vous l'ai décrit tel que l'a décrit monsieur le le le monsieur Lepnat, le procureur national antiterroriste. C'est c'està-dire ce sont des des personnes assez jeunes he des tout jeunes majeurs qui euh ça c'est une évolution importante qui vous inquiète effectivement. Oui ouiqu ce qui inquiète ce qui inquiète c'est que c'est deux gens qui sont déjà présents sur le terrain sur le territoire national qui parfois se radicalisent très rapidement donc c'est beaucoup plus difficile pour les services de renseignement à détecter et puis ces trois personnes, voilà à un moment elle elle fumenteent un projet d'action violente elle commence à repérer un certain nombre de enfin à définir un certain nombre de sites puis un moment il y a un contact physique qui fait que évidemment à ce moment-là il est décidé de les interpeller et c'est ce qui s'est passé dans cette affaire mais c'est tout à fait c'est très caractéristique de la menace que nous connaissons actuellement cette menace endogène des des en l'occurrence c'était trois jeunes femmes mais des personnes présentes sur le territoire national qui se radicalcalisent soit par les contacts qu'elles ont en l'occurrence c'était entre elles mais aussi avec un autre individu et c'est ce que je veux saluer dans cette affaire c'est la grande réactivité des services de renseignement qui ont détecté les contacts de ces jeunes femmes avec d'autres individus puis ensuite ce projet d'élection violente évidemment sous l'autorité du PNAT du parquet national antis combien de procédures d'enquête sont ouvertes à ce jour le le procureur les a donné he je ne les ai plus en tête mais c'est plusieurs centaines hein, les les procédures d'enquête qui sont ouvertes euh judiciaires, il y en a évidemment il y en a évidemment plusieurs et je je vous savez, on a on a depuis 2015, depuis ces 10 dernières années, ces 76 euh attentats qui ont été déjoués hein, donc et depuis 2012 même 91.
Voilà, il faut rajouter celui dont je dont dont on vient de parler évidemment à l'instant. Alors, nous avons appris cette semaine que Salah Abdslam, l'unique terroriste vivant encore vivant des attentats du 13 novembre 2015 est soupçonné d'avoir consulté en cellule sur son ordinateur de la propagande islamique. Des gardes à vue ont été prolongés parce que l'affaire a semblait-il pris une tournure terroriste ?
Il y avait-il un projet d'attentat faumenté par Salah Deslam ? Non, je je je là-dessus je je n'en parlerai pas. C'est il y a que le PNAD qui peut en parler.
Je franchement je n'irai pas jusque-là. Voilà ce qu'il y a il a il a il y a il y a il y a les faits que vous venez de de citer. Il y a des services qui sont saisis sous l'autorité du PNAT, notamment la la sous-direction de antiterroriste de la direction de la nationale de la police judiciaire.
Voilà, je je ne ferai pas de commentaire sur des affaires en cours. Attz quandme, on a on a un détenu impliqué dans des attentats terroristes de5 et qui peut consulter du contenu à caractère terroriste et qui peut avoir des échanges avec l'extérieur. Oui.
Qui et mais qui d'abord il faut caractériser le fait qu'il ait bien eu des échanges avec l'extérieur. Je ne crois pas que ce soit le cas. Et par ailleurs, ce que je veux signaler dans cette affaire, ce que je veux signaler dans cette affaire, c'est que oui, c'est ce que je veux signaler dans cette affaire, c'est que les choses ont été détectées très vite.
Ce sont des faits de la fin de l'année 2024 et évidemment les choses ont été détectées très vite et il n'est évidemment plus en possession ni de son ordinateur ni de cette clé. Voilà, il a pas visiblement un régime d'isolement total ou en tout cas le régime a été allégé ces derniers temps. Vous comprendrez bien que il y a il y a vraiment une enquête du PNAT.
Je crois qu'il faut il faut ne fantasmons pas sur cette affaire. Il y a vraiment eu une une réactivité ça. Voilà, tout ça a été détecté.
Le régime de détention, ça se passe sous l'autorité du garde des saut. Moi, je me garderai bien de faire de des commentaires. Ce que je peux vous dire, vous dire ce qu'on sait, c'est que les régimes de de d'auditions, ce que je peux vous dire, c'est que il y a eu et vous l'avez signalé, je vous en remercie, dans cette affaire, voilà, les le les choses ont été détectées, il y a des poursuites qui sont engagées et il y a une procédure qui a été ouverte par le PNAT.
Voilà, je ne ferai pas d'autres commentaires là-dessus. Encore une fois, sur toutes ces affaires, il faut noter la réactivité de nos services de renseignement. Voilà, ils sont présents, ils interviennent.
Mais la femme avec qui il échangé, est-ce qu'elle est sa compagne ? On dit qu'ils se sont mariés religieusement. Quel est l'état de leur relation ?
Est-ce qu'ils se sont rencontrés plusieurs fois en prison ? Vous savez, parfois, pardon, mais les mariages religieux se font parfois au téléphone. Voilà, c'est tout ce que je peux vous dire.
Je je ne veux pas faire plus de commentaires sur cette affaire. Est-ce que vous pouvez nous dire quel était le contenu de cette clé USB qui pose justement question ? ce que ce que ce qui a été je le procureur national antiterrorisme communiquera mais on entend on parle de on parle de propagande voilà donc des des contenus je n'ai pas à confirmer des faits qui relèvent d'une procédure voilà moi j'ai un grand respect pour la séparation des pouvoirs je vous en ai déjà dit beaucoup voilà donc Laurent Nasz pour élargir un tout petit peu le sujet il y a quand même une source d'inquiétude c'est la sortie de prison de tous ceux de toute une génération finalement de radicalisés tous ceux qui ont été condamnés il y a à peu près 10 ans.
Tout d'abord, combien sont-ils à sortir chaque année de prison ? Alors, d'abord, il faut il faut bien la question que vous posez interpelle tout le dispositif qui a été interroge pardon tout le dispositif qui a été mis en place depuis 10 ans, hein. Donc, avec la création d'un chef de fila, la direction générale de la sécurité intérieure, d'une d'une coordination nationale du renseignement.
Moi, j'ai occupé les deux fonctions dans ma carrière administrative qui font que les services travaillent ensemble, échangent des informations en permanence. H24, on a décloisonné tout ce qui se faisait. Ça a amené à l'incarcération d'un certain condamnation même d'un certain nombre de Absolument.
On a euh radicalisé. On on a aussi renforcé parmi les services de renseignement, on a créé en 2019 un service national du renseignement pénitentiaire qui n'existait pas. Il y avait un bureau qui avait été créé sous le quinquena de François Hollande et puis ensuite sous le quinquena d'Emmanuel Macron où toutes ces actions ont été mises en place.
En fait en à partir de 2017, on crée ce chef de fila cette coordination renforcée et puis surtout on dote les services de renseignement de moyens juridique renforcé avec la possibilité de faire des visites domiciliaires, d'avoir des mesures de surveillance des individus, d'avoir des périmètres de protection pour les grands événements du renseignement donc on on on a tout un tas de mesures juridiques. On augmente les effectifs des services de renseign de des services de renseignement lutte antiterroriste. La DGSI passe de 3800 à 5000 agents.
Actuellement les budgets sont pour qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Je suis en train de vous expliquer ce qu'on fait parce que je suis comme ministre de l'intérieur évidemment mais aussi au regard de ce qui a été mon ancien parcours toujours un peu agacé quand on dit qu'on ne fait rien contre le terrorisme ces 10 dernières années et significativement depuis 2017 les choses ont radicalement évolué vraiment. Voilà, on est on a renforcé les moyens juridiques qui sont ce services et d'ailleurs y compris pour les services qui sont sous ma responsabilité au ministère de l'intérieur les techniques de renseignement qui qui sont beaucoup plus intrusifs évidemment contrôlé autorisé soumis au contrôle de la commission nationale contrôle des techniques de renseignement mais j'y viens j'y viens on a on a on a voilà on a maintenant un maillage qui nous permet de détecter des jouets les attentats et je ne parle même pas de la coopération internationale qui est extrêmement importante dans ces affaires dans ce cadre-là les détenus qui ont été condamné pour des faits de terrorisme quand ils sortent de détention font déjà l'objet d'une prise en compte en détention.
Ça ça relève du garde des sauts mais là aussi les choses ont complètement évolué. Il y a maintenant des quartiers d'évaluation, des quartiers de prise en charge, des détenus radicalisés, des détenus contenus pour terroris connus pardon condamnés pour terrorisme et puis quand ils sortent de détention, il y a évidemment un suivi qui est effectué en renseignement de ces individus. Vous imaginez bien qu'ils ne sont pas lâchés dans la nature.
Concerne cela concerne combien de personnes aujourd'hui ? Ça concerne chaque année, c'est quelques dizaines de personnes he qui sortent les détentions, qui ont pu être condamné pour apologie ou des faits de terrorisme qu'on qualifie de détenu radicalisé. Voilà.
Et qui sont toutes et tous suivis, hein. Il faut bien s'imaginer qu'ils sont toutes et tous suivis. Voilà.
Actuellement, il s'agissant des Français qui se trouvent toujours en Syrie. Qu'est-ce que l'on sait d'eux ? Combien sont-ils actuellement ?
Alors, ce qu'on sait euh ce qu'on sait sur d'abord le départ en en Irak-Syrie, vous savez pour pour notre pays hein, ça a été à peu près 1500 personnes qui étaiit soit des ressortissants français, soit des résidents français qui sont partis sur zone. Il y en a un certain nombre d'entre eux qui sont revenus et qui ont tous été pris en compte soudissièrement. Ils ont été ils ont eu des contes à rendre devant la justice et certains sont en détention bien évidemment la plupart.
Et pour euh ceux qui sont sur zone, on en a un certain nombre qui sont toujours détenus, hein, notamment pour les hommes, pour les djihadistes hommes qui sont sur zone, un certain nombre d'entre eux, vous avez un chiffre approximatif, ça c'est de l'ord c'est de l'ordre d'une c'est de l'ordre du c'est de l'ordre d'une centaine, une centaine qui sont détenus évidemment dans le contexte international compris pas en ce moment d'une résurgence de l'État islamique en Syrie depuis la chute de Bachassad. Est-ce que cette situation vous inquiète ? Bien sû bien sûr, elle nous inquiète.
Je madame la ministre des armées en parlait ce matin dans une interview dans le dans le le l'hbdomadaire. La tribune disait bien que toutes ces ces déstabilisations, ces ces c'est ce contexte géopolitique inquiète. Pourquoi ?
Parce qu'on sait très bien que l'État islamique en Syrie veut aller libérer ceux de leurs membres qui sont détenus. Et effectivement, parmi les personnes détenues, nous avons nous avons des djihadistes hommes. Donc évidemment, c'est une c'est une vraie inquiétu.
Mais est-ce qu'il y a des Français en liberté euh terroristes potentiel dangereux qui sont aujourd'hui en Syrie encore ? Oui, il y a un certain nombre d'individus qui évoluent évoluent en il y en a un certain nombre qui évoluent en Syrie, hein. Donc euh et qui font tous Alors, il ils évoluent librement, ils sont surveillés de très près, croyez-moi, et on a quand même euh une coopération internationale qui fait que ces individus peuvent être peuvent être suivis d'assez près, croyez-moi.
Est-ce que dans les messages que vous pouvez peut-être intercepter, est-ce que la France vous apparaît toujours une cible ? Non, mais la France, comme tous les grands pays occidentaux, est une cible. Voilà, clairement dans la propagande de Daesh d'Al-Qaïda, le monde occidental est une cible.
Voilà, que les choses soient claires. Et donc forcément, on reste extrêmement attentif et nous surveillons tous les toutes les personnes font l'objet du d'une attention. Voilà, toutes les personnes font l'obet attention, les personnes condamnées qui sortent de détention après avoir purgé leur peine, les personnes qui sont sur zone, celles qui sont détenues sur zone comme celles qui évoluent librement.
Et est-ce que dans votre track des terroristes, il y a encore des verrous législatifs par exemple à faire sauter euh à travers euh une adaptation de la loi que vous pourriez proposer ? Il y a il y a toujours des veraux, vous savez quand vous parlez au ministre de l'intérieur et qui a été patron des services de renseignement et d'antiterroristes, on a toujours envie d'avoir plus de pouvoir. Bon, ce que je regarde, c'est ce qu'on a maintenant.
On travaille à droit constant et ce que nous avons à droit constant nous permet de jouer les attentats. Ça c'est il faut que il faut que vos auditeurs nos téléspectateurs la question précise de la coopération par exemple des plateform conscience maintenant sur le juste je réponds clairement à la question donc voilà on a on a on a renforcé le niveau juridique. On peut pas laisser dire moi je ne laisserai jamais dire comme ministre de l'intérieur que ces 10 dernières années rien n'a été fait.
C'est c'est c'est vraiment ça j'ai envie de dire ça suffit quoi. Ça suffit. On a renforcé le dispositif juridique comme jamais ça n'avait été fait avant.
La radicalisation en détention, c'est pas un phénomène nouveau, hein. C'est pas c'est pas né en 2012. Bon, ça existait déjà avant ça.
Non, mais depuis 10 ans, ce qui a beaucoup changé, c'est les sorts évidemment des des plateformes, des réseaux sociaux. Est-ce que ça une bonne collaboration avec les services ? Évidemment, je vais vous dire, je vais vous dire, je vais répondre précisément à la question juridique.
Je vais vous répondre très clairement, mais je je veux quand même dire que ces 10 dernières années, on a fait beaucoup et depuis 2017, le président de la République s'est engagé personnellement. Il a présidé toutes les semaines un conseil de défense où ces sujets étaient toujours abordés et l'ensemble du dispositif, il a souhaité que nous le mettions en place, il a donné une réelle impulsion. Donc voilà le le la thématique la thématique depuis 2017, on fait pas de régalien, c'est pas acceptable surtout quand on regarde ce qui a été fait et quand on a un peu la faiblesse comme je le fais souvent en étant pardon très politique mais on peut aussi regarder ce qui s'est fait par le passé.
Il y avait des détenus radicalisés bien avant en détention. Je crois qu'on a quand même été concerné par un certain nombre d'attentats bien avant. Et donc nous ce que nous avons fait c'est de muscler le dispositif en matière de lutte antiterroriste.
Est-ce qu'il y a des choses qu'on pourrait améliorer ? Évidemment oui. On peut encore faire plus.
On a parmi l'ensemble des des des personnes que nous suivons au titre de la radicalisation, beaucoup de personnes qui souffrent de troubles psychologiques voire psychiatrique. Bon euh ce qui est une vraie vulnérabilité parce que ces individus peuvent plus rapidement basculer pour nos concitoyens. Pour nos concitoyens qu'un individu bascule parce que il est il a des troubles psychiatriques, c'est pas quand on on d'ailleurs jamais cet argument.
On nous reproche de l'avancer mais on l'avance pas. Mais euh il y en a un certain nombre effectivement qui souffrent de troubles. Ce qu'il faut et c'est ce que des projets évidemment que je vais porter comme ministre de l'intérieur et que d'autres ont porté avant moi, je le dis très clairement, c'est de pouvoir donner au préfet la possibilité de procéder à des décider des injonctions de soins pour ces personnes.
Actuellement, les préfets sont démunis pour des personnes qui souffrent de taux psychiatrique, qui peuvent être radicalisés. Il faut qu'on puisse bah peut-être décider d'une hospitalisation d'office et ça c'est des mesures que je vais soutenir. Autre mesure qui est extrêmement importante parce que parce que ça aujourd'hui c'est pas possible.
Donc aujourd'hui c'est pas possible. Le droit le le droit question de loi je crois est a été déposée à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous allez la reprendre et la mettre à l'ordre du jour du parlement ?
Évidemment on va encore en discuter en l'interministériel mais le plus le plus rapidement possible. Voilà pour moi c'est une mesure essentielle. Je me suis battu quand j'étais au fonctionnaire pour qu'elle puisse aboutir.
Pour moi c'est une mesure essentielle. Ensuite, vous avez une autre un autre volet, un autre champ d'amélioration évidemment mais qui est plus polémique, plus problématique, c'est vous avez quand même tous ces individus, tous ces projets qu'on détecte, il communique énormément donc sur des chaînes d'information messager crypté surtout crypté crypté surtout surtout crypté. Donc et là encore voilà, je je tout ça doit encore être travaillé, réfléchi, pensé mais à un moment il faut que les services de renseignement puissent accéder au contenu au contenu.
Il y a deux façons de le faire. Soit on le demande aux plateformes et elles le font, soit on l'impose et on y va nous-même. Ça là, il y a il y a un progrès significatif qui pourrait être mis en place.
Voilà, vous me demandez le dispositif, il est toujours perfectible. Je laisserai pas dire qu'on a rien fait et effectivement il y a encore des choses qu'on peut qu'on peut améliorer effectivement. Mais sur les messages récryptés précisément, l'Europe par exemple a décidé de ne pas aller jusqu'au bout et d'imposer à ses messages récryptés des des portes d'accès.
Ça vous le regrettez aujourd'hui ? Je il y a plusieurs débats en cours. Il y a il y a le débat est compliqué hein.
Il faut que vos téléspectateurs, auditeurs comprennent bien que l'idée c'est pas de fragiliser le système des communications parce que si vous si vous vous laissez à penser que finalement on peut accéder à des contenus qui sont vendus comme étant cryptés protégés, on peut aussi mettre à mal l'ensemble du système. Le tout c'est d'arriver à à aboutir un système qui permet d'accéder à ces contenus de manière sécurisée pour le bon fonctionnement des plateformes. C'est pas facile à faire.
On y travaille mais moi comme ministre de l'intérieur, j'y suis évidemment très for. Comment vous pouvez y arriver ? On peut y arriver.
On va y arriver par la loi ou c'est par il y a la loi. Et puis évidemment vous avez raison de signaler qu'il y a quand même un certain nombre de dispositifs qui sont de qui relèvent de du droit européen. Mais voilà, la France en tout cas pousse en ce sens et encore une fois enfin moi je pousserai je je je je je je je suis en même temps lucide sur ce sujet.
C'est un sujet qui est compliqué mais il faut pouvoir aboutir et il faut obtenir une meilleure collaboration des plateformes. Certaines certaines certaines ne le font pas et c'est une difficulté. Erine Tarna euh un conducteur a foncé mercredi sur plusieurs cyclistes et passant avec une voiture et a crié à Akbar lors de son arrestation.
C'était à Oléron. L'auteur a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il explique cette converti récemment à l'islam radical.
Pourquoi cet acte ces actes n'ont pas été considérés comme un acte terroriste cette semaine ? C'est le procureur national antiterroriste qui qui décide. Moi, vous savez, d'abord, j'ai une pensée pour les deux personnes les cinq personnes qui ont été blessées dont deux qui sont très grièvement touché hein.
Voilà, c'est le procureur national antiterroriste. Vous pouvez comprendre les questions quand même. Pourquoi c'est pas considéré comme un place à des éléments qui méritaient expertise.
Ces éléments, c'est le cribar, c'est sa conversion. C'est ce qu'il a déclaré en dans les dépositions en disant que euh c'est ce qu'a dit le procureur d'ailleurs le procureur de la Rochelle, c'est ce qu'il dit que Ala lui a demandé d'agir. Bon évidemment c'est ce sont des signaux qui interpellent.
Après, c'est le procureur national antiterroriste qui apprécie si on rentre dans le cadre de la définition du terrorisme he qui est une action attentant la vie cherchant ou attentant la vie de personne et qui vise à créer un trouble grave à l'ordre public par la terreur ou l'intimidation. Ça c'est le terrorisme. Le procureur se détermine.
Je note d'ailleurs que le PNAT est toujours peut moment se saisir d'un dossier. Moi, je suis très prudent sur ce sujet. Il faut pas que ce débat élu de le caractère dramatique de cet événement.
C'est un périple meurtrier. Je choisis mes mots à dessin. C'est un vrai périple meurtrier.
C'est un un gars qui décide de partir, un criminel qui décide de partir seul pour en voiture pour tuer des gens. Ça de la menace actuelle, c'est-à-dire des individus isolés qui peuvent passer à l'acte. Bien sûr.
Bien sûr. Évidemment. Évidemment. terrorisme ou pas, qualifier de terrorisme ou pas, c'est effectivement révélateur de la menace qui existe actuellement et contre le contre laquelle on se mobilise totalement et qui est vous il faut l'admettre hein, il faut il faut de plus en plus difficile à détecter.
Vous êtes sur des individus qui se radicalisent très peu de temps avant et qui décident de passer à l'action très rapidement en réalité. Et donc ça pour les services de renseignement, c'est un vrai défi, c'est un vrai challenge. Voilà, mais ils y arrivent hein, ils y arrivent parce que il y a une présence sur le sur les réseaux sociaux, il y a des voilà.
Alors ces individus en plus souvent n'ont pas de contact hein, parce que quand les individus ont des contacts extérieurs, c'est pour les services de renseignement, je ne dis pas que ce soit plus facile, mais ça permet aussi de détecter. Là, vous êtes sur des individus isolés qui n'ont pas de contact, qui ne postent pas spécialement de messages très inquiétants. Donc voilà, c'est difficile à détecter.
Mais ce débat ne doit pas éluder la réalité des choses, c'est que c'est un acte dramatique et et c'est un véritable périple meurtrier. Lauron NZ, une question sur les moyens d'enquête. On a parlé de tout ce qui avait changé en 10 ans.
Votre prédécesseur Bruno Rotaillot dans le grand jury sur RTL avait promis de mieux valoriser les enquêteurs et notamment les policiers de la BRI, la brigade de recherche et d'intervention. Depuis cette promesse de votre prédécesseur, rien n'a changé. Allez-vous revaloriser toute la filière de l'investigation ?
Alors de c'est Bruno Rotaillot enfin c'est qui était mon prédécesseur c'est pas une enfin c'est pas une promesse hein c'est pas qu'une promesse qu'il a faite il a travaillé avec la direction générale de la police nationale à la revalorisation de la filière judiciaire oui mais au moment où on se parle c'est pas fait oui parce que c'est un peu compliqué quand même. Vous imaginez ça prend compliqué dans le sens évoqué un manque de 2000 postes d'enquêteurs. Oui.
Quelque chose de cet ordre là. Alors il manque des enquêteurs mais il y a aussi plusieurs problématiques qui font que la filière devient moins attractive ce qui est inquiétant. Il y a plusieurs choses.
Il y a le stock de dossiers qui sont en souffrance qui est important. 3000 de procédures judiciaires. Procédures judiciaires qui sont en attente d'être traité.
Oui en lisé parfois pour des des questions de sécur sur sur des dossiers parfois importants. Premier sujet. Deuxièmement, on sent qu'il y a moins d'attractivité pour la pour la pour la filière.
Pourquoi ? Parce que la procédure devient de plus en plus compliquée. La procédure devient de plus en plus compliquée.
Et donc Bruno Rotaillot a travaillé avec la direction générale de avec le directeur général de la police nationale à un plan de revalorisation de la filière judiciaire. J'en discute aussi avec le garde des sauts parce que ça le concerne un petit peu quand même aussi le garde des sauts. Donc on en discute évidemment avec Gérald Darmanin.
Le calendrier, il est maintenant très rapide. Il faut que je présente ce plan aux organisations syndicales. C'est un plan qui renforce les formations, qui comporte évidemment des mesures d'attractivité financière également et des mesures de recrutement également.
Voilà. Donc ce plan, il a on va le présenter aux organisations syndicales et il est il est budgetté. Il est budgé.
D'ailleurs, j'en profite pour dire s'il y a pas de budget, il y a plus de plan, hein. Voilà. accessoirement quand même hein.
Donc donc ça c'est un appel aux députés au députés, au sénateur. Oui. Pour ce qui concerne le régalien, s'il y a pas de budget, il a il y a pas de plan de renforcement de la sécurité comme c'est prévu d'ailleurs d'une manière générale au budget au projet de budget pour 2026 d'une manière générale pour les armées, on l'a vu, mais c'est la même chose pour la la sécurité pour le renforcement de nos forces de sécurité intérieure.
Mais donc la la promesse qui a été faite par Bruno Rotaillot et le chantier qu'il a lancé, je vais évidemment l'honorer et c'est pour 2026. Voilà, mais laissez-moi le temps d'en discuter avec les organisations. Question avant avant une pause.
Laurent, dans un livre publié cette semaine, les espions du président, Emmanuel Macron est décrit comme un chef de l'État, alors totalement obsédé par le renseignement. Euh vous en vous en êtes et en avez été témoin de ce de cette obsession. Il est pas il est pas obsédé par le renseignement.
Ça n'a ça n'a aucun sens de dire cela. Enfin, il est en tout cas, il s'est impliqué comme jamais aucun président ne s'est impliqué dans les questions de renseignement. Est-ce que ça c'est vrai ? dans les questions de sécurité, le renseignement le renseignement c'est la sécurité.
Je je comprends pas cette remarque. Je sais pas, je je je moi j'ai participé à tous les conseils de défense du premier quinquena. Tous les conseils de défense comme directeur général de la sécurité intérieure, comme membre du gouvernement, secrétaire d'état auprès de Christophe Castaner et comme coordonateur national du renseignement.
Exactement, il y a un changement de pratique entre vous entre évidemment il y a un changement de pratique. Il y a un il y a un suivi du président de la République des questions régaliennes qui qui est très important. Voilà, c'est un sujet qu'il a toujours pris à bras le corps.
Il a l'ensemble des mesures dont j'ai parlé, c'est lui qui les a impulsé. Il les a impulsé. Moi, j'ai eu l'honneur à ses côtés de les mettre en œuvre, évidemment, mais voilà, le renseignement, c'est la sécurité.
On peut pas distinguer les deux. C'est c'est le renseignement c'est la sécurité. He il faut que vos auditeurs ou téléspectateurs comprennent bien que le le le renseignement politique d'ailleurs n'existe plus, hein, vous le savez, depuis de nombreuses années.
Donc voilà, c'est la sécurité et le président, oui, je vous confirme, est très attaché au régalien. On marque une courte pause dans ce grand jury et on se retrouve dans un instant avec Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur. Notre invité ce dimanche, le grand jury RTL Public Sénat le Figaro [musique] M6.
Moi je pense que les Français veulent de l'ordre, ils veulent moins d'immigration, ils veulent plus de sécurité, ils veulent que le travail paye plus que l'assistène. Autonomme de droite, droite républicaine [musique] et ça ne changera pas. Il y a quelque chose qui structure notre pays plus qu'aucun autre pays en Europe et même dans le monde.
C'est cette idée de l'État. Et j'y pense beaucoup moi qui est le domaine régalien qui est le cœur du réacteur. C'est quelqu'un de patient.
Mesdames et messieurs les sénateurs, cette proposition de loi sur le narcotrafic texte de combat. Il y a un côté radical chez Bruno Roto. Je suis ministre de l'intérieur.
J'appartiens à un gouvernement personne ne fera terre. Bruno Retaillot, l'homme de vos aujourd'hui à 13h sur Public Sénat et sur publicsena.fr.
FR. À qui ressemble quelqu'un qui souffre de mal-être, [musique] d'anxiété, de dépression ou d'un autre trouble psychique ? À personne en particulier, à tout le monde ?
Et à qui ressemble la personne qui peut écouter celui ou celle qui a besoin d'en parler ? à personne, en particulier, à tout le monde. La santé mentale nous concerne tous.
Parlons-en. Écoutons-nous. [musique] La santé, c'est aussi la santé mentale.
Et si une maison pouvait partir sauver des vies à l'autre bout du monde ? En faisant un leg à médecin du monde, vous permettez au plus vulnérables d'être soigné en France et partout dans le monde. Faites un L des au médecin du monde.
Plus d'informations au 0805 489 489. Ça c'est au réveil. Ça avant le petit déj, ça après, ça avant le déjeuner, ça pendant.
Réduisons le volume. Au-delà de 5 médicaments par jour, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien si vous pouvez en prendre moins. Moins de médicaments, c'est médicament mieux.
Rêver à nouveau, c'est tout [musique] un apprentissage. Lucas Lucas apprenti d'uteuil aide chaque année plus de 40000 jeunes en difficulté à bâtir leur avenir. Le vin de Champagne doit rester prisonnier pendant de nombreuses années dans la profondeur de Il y a une légende, il y a un mythe, c'est celui que à l'arrivée des Allemands, on a caché le vin, on a emmuré les caves et cetera et cetera.
Bon euh il fallait les vendre, on les a vendu. Les archives de l'expluration révèlent que les négociants en 20 ont beaucoup commercé avec l'Allemagne. La collaboration a donc atteint la totalité du négoce, la totalité des des grands crus.
Mais ça veut pas dire pour autant que certains véticulteurs [musique] n'ont pas aidé des réseaux de résistance, n'ont pas caché les gens et cetera. à l'image de de la société française. 80 ans après les faits, il [musique] reste difficile de parler d'un certain nombre de dossiers.
Les raisins du Rich vendredi prochain à 22h sur publicat et sur publicsena.fr. [musique] [musique] Voir ou revoir ce documentaire.
Suite du grand jury présenté par Olivier Bost. Laurent NZ, le ministre de l'intérieur et notre invité dans ce grand jury. Périne Tarnaud de Public Sénat et Lauris Boot du Figaro sont à mes côtés pour vous interroger.
Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine. Alors, une question sur l'actualité de la semaine prochaine. La demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozi sera examinée demain.
Depuis le premier jour de son incarcération, deux policiers qui assurent sa protection sont présents 24h sur 24 dans une cellule voisine à la prison de la santé de de l'ancien président. Est-ce que vous êtes-v d'abord ministre de l'intérieur et qui a donc autorité sur le service de protection des personnalités qui avait demandé cette présence policière permanente en prison ? Oui, enfin je je vous je vous le confirme en lien évidemment étroit avec le garde des saut Gérald Darmanain puisqu'on est on est en en milieu carcéral.
C'est sous ça sa responsabilité mais j'ai considéré que le régime de protection dont bénéficier l'ancien président qui est une personnalité très très menacée il j'ai souhaité qu'il soit maintenu en détention. Oui, je vous le confirme. Je vous le confirme.
Donc à cause des détenus qui sont présents dans la dans la prison. Absolument. Enfin voilà.
Donc et puis et puis attention, tout ça se fait en coordination, en grande complémentarité avec la compétence principale qui est celle évidemment des des agents d'administration pénitentiaire qui font un travail remarquable évidemment. Donc la décision est venue de vous. Oui, absolument.
D'accord. Laurent Nugèz, des altercations ont éclaté jeudi soir à la Philharmonie de Paris. Des militants proalestiniens ont craqué des fumigènes et ont perturbé le concert donné par l'orchestre d'Israël.
Est-ce qu'il y a eu avec le recul des failles dans la sécurité ce soir-là ? Non, c'est c'est très compliqué. D'abord, la position que j'ai comme ministre de l'intérieur, que les choses soient très claires, c'était également celle de mes prédécesseurs.
Elle ne changera pas avec moi. Bien au contraire. Bien au contraire, c'est que on laisse on on ne demande pas à des organisateurs de renoncer à des concerts, des événements festifs parce qu'il serait susceptible d'être d'être menacé.
Effectivement, ce concert, on savait qu'il y avait un risque de de menace et on avait effectivement un très gros dispositif qui avit eu des manquements. Gen, il y avait le le préfet de police avait mis en place un gros dispositif à l'extérieur pour contenir des manifestants puis à l'intérieur, comme on le fait souvent, nous avions des policiers en civil. C'est-à-dire qu'il ils sont des policiers qui font du maintien de l'ordre d'habitude et qui s'habillent en civil pour pouvoir intervenir plus rapidement.
Et puis on avait demandé, le préfet de police avait demandé à l'organisateur de renforcer les fouilles et les palpations, ce qui a ce qui a d'ailleurs été fait puisque le service d'ordre a été multiplié par par 3 et malheureusement des personnes ont réussi à introduire des fumigèes. Quatre personnes sont mises en cause en l'occur de qu personnes sont mis en cause. Ce sont des évidemment des militants de la cause palestinienne, des militants proalestiniens.
Quatre personnes sont mises en cause hein. C'est une c'est une action qui était concertée organisée de ces quatre personnes ensemble ou c'est l'œuvre de quatre personnes ? Ah bah manifestement oui.
Manifestement oui. Donc deux pour avoir craquer des fumigèes, un pour avoir préparé des boules puantes qui qu'elle qu'elle voulait projeter et puis une 4è je crois à l'extérieur pour le le la une manifestation qui n'était pas déclarée. Donc ces personnes sont en garde à vue.
Voilà, on avait un dispositif qui est conséquent. les personnes ont été interpellées. Ce que je veux dire, c'est que on on ne on maintiendra toutes les manifestations culturelles qui sont sujet à opposition qu'on qu'on nous demande puisque les parlementaires, j'avais eu des lettres de parlementaires qui me demandaient de renoncer à ce pas aujourd'hui aux artistes israéliens d'annuler toutes leurs représentations prévues en France.
Jamais de la vie je ne ferai ça. Jamais de la vie je je ne ferai ça. Nous sommes nous avons nous nous sommes le pays qui a accepté que se déroule une rencontre de football France-Israël l'année dernière.
Voilà, j'étais préfet de police, Bruno Rotaillot m'avait dit "Il faut qu'on le fasse, on le fera." Je suis exactement sur la même ligne. Il est hors de question qu'on renonce à des à des à des à des spectacles, des rencontres sportives.
Ça se passe aussi pour le basket. Vous savez, le président de la Fédération de basket qui m'a demandé si pour tel et tel match, il fallait qu'on demande à 8 kil parce que vous aviez les équipes israéliennes. Moi, c'est hors de question.
Les matchs et les concerts se déroulent normalement et on aura des dispositifs pour prévenir toute contestation. Évidemment là, ils ont réussi à craquer des fumigènes, ils ont été interpellés, ils sont en garde à vue pour mise en danger de pour mise en danger d'autruis qui n'est pas rien pour deux d'entre eux. Donc voilà, on répondra avec beaucoup de fermeté, tout se passera.
Et juste un mot, je voudrais juste dire un mot. Je trouve un peu vraiment abusé de la part d'un certain nombre de parlementaires de la LFI qui euh me critiqu pour avoir laissé se dérouler ce concert. Jean-Luc Mélenchon, précisément de la France Sommise dit que vous ne pouvez pas empêcher des gens d'exprimer une protestation contre un génocide.
Il parle situation d'abord qualifie les les qualificatifs lui appartiennent ensuite jamais par comme ça s'est passé. C'est ça s'est passé de manière extrêmement dangereuse. Vous craquez des fumigènes dans un dans un dans une enceinte où vous avez 2000 personnes.
Vous pouvez avoir des mouvements de foule. Les gens peuvent penser que c'est un attentat. Vous pouvez avoir des choses extrêmement graves qui se qui se déroulent. et je pense que je ne tolérerai jamais ça.
Je veux juste dire une chose aux députés de à certains députés qui m'ont écrit qui me demandaient qu'on renonce à ça. Sauf erreur de ma part quand euh s'est déroulé le spectacle recancène, on a eu un groupe un groupe irlandais qui est venu se produire qui était qui avait tenu des propos qui étaient quand même un peu très pro esbola en tout cas et en tout cas de soutien à la cause palestinienne. Ce concert, il s'est aussi déroulé.
On on n' pas on n' pas interdit ce concert. Donc qu'ils arrêtent de dire qu'il y a deux poids de mesures. Nous ici en France, on respecte la liberté.
La liberté d'expression, c'est fondamental et il y a rien qui ne justifiera, rien justifiera qu'on le con de la philharmonie, il a été revendiqué par l'organisation Palestine Action France. C'est une organisation qui en Angleterre est interdite. Est-ce que vous envisagez la même chose en France ?
On a on a on a sur le comme vous le savez hein sur ces structures dès lors que vous rentrez dès lors que des propos qui sont tenus sont potentiellement apologique c'estàdire apologie du terrorisme dès lors qu'elles incitent à la haine à la violence évidemment le dossier de dissolution est en cours d'examen. Je crois que Bruno Rotaillo s'était prononcé sur un certain nombre de structures. Vous pensez bien que comme ministre de l'intérieur et compte tenu des positions qui ont toujours été les miennes, je vais certainement pas renoncer aux procédures qui ont été engagées en matière de dissolution de structure.
Et je veux dire que vraiment, j'insiste, je serai intraitable sur le fait que tous ces concerts, ils doivent se dérouler et on sera intraitable pour les protéger et faire en sorte qu'il ne soi pas perturbé. Laurent Nunz, les forces de l'ordre ont aussi cette semaine mises en cause 2 ans après les violents affrontements entre forces de l'ordre et des activistes écologiste à Sainte Soline. Pourquoi a-t-il fallu attendre que la presse publie des vidéos et des échanges démontrant des propos violents et des tirs illégaux de de la part des gendarmes pour que le ministère de l'intérieur découvre ses faits et que vous décidiez de lancer une enquête ?
Mais c'est c'est assez simple en fait hein. C'est assez simple. Bon euh d'abord, je veux rappeler le contexte hein, de ces incidents.
On voit d'ailleurs à l'image euh le les assaillants qui étaient au contact des gendarmes, hein, donc euh et testation contre des réserves d'eau agricoles. Oui, absolument. Mais dans dans la vidéo euh dans la vidéo euh qui circule, on voit les manifestants très loin, très là, vous voyez qu'à un moment, ils sont venus au contact de manière extrêmement violente avec des boules de pétan des jets de projectiles diverses et variés.
Ça a été extrêmement violent. Le contexte était intolérable, c'était insupportable. Voilà. et les gendarmes ont couragement fait face à cette situation.
Je veux rappeler ce contexte parce que ceux qui euh critiquent évidemment l'institution de la gendarmerie suite à ces événements n'ont aucun mot de compassion pour les gendarmes et n'ont aucun mot d'ailleurs de condamnation de cette manifestation qui était une manifestation très violente comme l'avait dit à juste titre Gérald Armannin alors au ministre de l'intérieur à l'époque. Dans ce contexte, vous avez cette vidéo qui sort et qui effectivement comporte des propos qui ne sont pas acceptables et des gestes parce qu'il y a deux choses. Il y a les propos qui ne sont pas acceptables et vous avez des gestes et qui ont choqué d'ailleurs au sein même de la gendarmerie he je veux le dire hein que les choses soient claires.
Et des gestes notamment des tirendus des tirs tendus qui sont normalement interdits mais attention attention en cas de légitime défense et autres l'analyse peut être différente. Est-ce que ça veut dire que est-ce que ça veut dire que le contexte pouvait justifier ? C'est pas ce que je suis en train de vous dire.
J'aimerais qu'on rappelle le contexte et et et ensuite chacun de ces actes va être regardé examiné. Les les militaires vont être entendus dans le cadre d'une enquête administrative que j'ai lancé. Je vais répondre à votre question.
Moi, dès que j'ai connaissance de ces faits comme le directeur général de la gendarmerie nationale, hein, il y a 48h 72h, on a connaissance de ces faits, je lui demande de lancer une enquête administrative de manière à entendre ses comment faitil dans le mécanisme que ça soit la presse qui r venir. Je vais y venir parce qu'on raconte un peu tout et n'importe quoi sur le sujet. Donc une enquête administrative qui va faire qu'on va entendre ces personnes et que s'il y a des manquements, il y aura des sanctions disciplinaires.
Ça fait pas l'ombre d'un doute mais moi je peux pas excenter vous dire un tel va être condamné, un tel va être condamné. Alors ensuite pour pourquoi 2 ans après alors que des parlementaires qui étaient sur place avaient déjà témoigné alors qu'il y avait eu également un rapport de la Ligue des droits de l'homme pourquoi 2 ans après est-ce que le ministre de l'intérieur de l'époque Gérald Darmanin avait minimisé l'effet absolument pas. J'y viens.
Pourquoi nous avons connaissance de ces faits seulement maintenant ? parce que il y a eu ce jour-là quatre manifestants qui ont été blessés et qui ont porté plainte. Et donc il y a une enquête judiciaire qui a été confié à l'inspection générale de la gendarmerie nationale, une enquête judiciaire suite à ses plaintes.
Dans ce cadre là, l'ensemble des vidéos ont été saisies et ont et donc ensuite elles disparaissent. Nous, on n'y a plus accès et donc c'est la justice qui fait son travail. Et c'est dans le cadre de cette enquête judiciaire que le parquet ren qui est compétent puisque s'il s'agit aussi de gendarme donc d'affaires militaires qui a demandé à récupérer l'ensemble des vidéos dont celles qui ont donné lieu à la confection de la vidéo qui a été diffusée par Media Part puis Libération.
Et donc c'est évidemment pour ça que moi j'y ai pas accès. On est dans le casre d'une procédure judiciaire et donc dès que nous en avons connaissance par la vidéo d'ailleurs he par la vidéo d'ailleurs évidemment je lance une enquête administrative mais ça veut pas dire qu'il n'y aura pas de suite judiciaire au fait que l'on voit dans la vidéo puisqu'il y a une enquête en cours. Je note quand même je note quand même que le parquet de Ren a communiqué et pour l'instant n'a pas annoncé de de l'engagement d'une action publique au titre de ces faits.
Voilà. Donc c'est une il y a effectivement une enquête administrative qui a été confiée à l'inspection générale de la gendarmerie nationale, mais est-ce que c'est pas justement cette absence d'indépendance du contrôle interne de la gendarmerie qui pose problème ? Ben c'est enfin le contrôle enfin l'inspection générale de la gendarmerie nationale est quand même très indépendante.
Là elle travaille sous l'autorité judiciaire. Elle elle est tellement indépendante que moi j'ai pas connaissance de ces vidéos. Donc voilà, elle est vraiment très indépendante.
Vo la gauche vous vous accuse et vous reproche de ne pas reprendre à votre compte l'expression de violence policière. Pourquoi ? Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Mais mais ça c'est ça c'est encore autre chose mais c'est très lié au contexte. C'est-à-dire qu'on ne comprend pas que le ministre de l'intérieur que je suis ne n'aille pas dans le sens de ces personnes de de d'un certain nombre de parlementaires de de la LFI qui considère et pas que d'ailleurs he je moi je respecte tout qui et qui indique que c'est révélateur finalement de la violence systémique au sein de la police de la gendarmerie. Moi, je ne rentrerai pas dans ce débat là parce que je n'y crois pas une seconde.
C'est pas une posture de ministre de l'intérieur qui est à la tête de gendarme et de policier qui veut protéger, qui veut défler forcément de dimension structurelles. Est-ce que vous pourriez dire s'agissant de ces violences précisément, c'est un cas de violence policière ? Vous refusez ce terme à tout prix ?
Je refuse ce terme parce que il renvoie à la notion de violence systémique. Je je le refuse et c'est ma conviction profonde. C'est pas qu'une posture.
Deuxièmement, ces gestes là si sont manifestement des gestes qui ne sont pas proportionnés, ils sont des actes illicites. Évidemment, évidemment. Et il y aura probablement très probablement des sanctions à la suite de l'enquête administrative.
Alors attention, je parle en administratif. Moi, je suis en disciplinaire comme ministre de l'intérieur avec le directeur général de la gendarmerie nationale. Il y aura probablement des investigations judiciaires également sur ces faits.
Attention, il y aura aussi des investigation. Est-ce que le fait au-delà de de fait de refuser ces mots violence policière, est-ce que ça empêche pas aussi tout débat sur le maintien de l'ordre en France ? On voit que dans de nombreux pays européens, les doctrines ont évolué, notamment pour aller vers de la désescalade.
Non, mais c'est Non, mais je je pardon, on est complètement sujet. Non, j'ai pas l'habitude d'interrompre tout ça. C'est c'est le fantasme de certains sociologues qui vous expliquent que dans certains pays, c'est une réalité par exemple en Angleterre sur la façon la main de l'ordre autour du hologanisme a beaucoup évolué vers une désescalade.
Oui. Enfin, ils ont quand même ils ont quand même un peu serré la vie sur ces sujets de manière juridique réglementaire. Ce qu'on appelle la désescalade, je veux dire, on nous dit l'Allemagne, en Allemagne, ça se passe différemment.
On pratique en France en maintien de l'ordre en maintien de l'ordre on pratique la desescalade. Vous pouvez venir sur les grandes manifestations parisiennes ou dans n'importe quelle ville de province les instructions qui sont données au préfet et je continuerai à donner ces instructions puisque j'ai moi-même appliqué. Donc notre doctrine de maintien de l'ordre n'est pas interrogé aujourd'hui nous sommes dans la des escalades.
Si elle est pas interrogée, elle fonctionne. La des escalades ça veut dire qu'on se met à distance, qu'on laisse la manifestation se dérouler, qu'on intervient quand il y a des violences. On va quand même pas laisser des vides de magasins cassés, des commerces pillés ou des personnes être agressées physiquement au nom de je ne sais quel principe de desescalades et tous les pays d'Europe le font, y compris ceux qui sont cités au titre de las escalades.
Sur les violences sur ce que le mot violence policière, j'y reviens quand même. Ça tue pas tout débat. Qu'est-ce qui tue tout le débat sur les sujets ?
Vous regardez la confiance qu'ont les policiers et les gendarmes dans notre pays, elle est énorme. Les gens aiment leur police, aiment leur gendarmerie. Qui est-ce qui vient euh tuer tuer tout débat ?
Ce sont ceux qui veulent essayer de faire croire à une à nos jeunes dans les quartiers que la police les cible parce que compte tenu de leur origine et on dit qu'il y a des contrôles au faciè et on dit c'est ça qui vient briser la concorde nationale. C'est pas le rôle de la police qui intervient au contraire pour sauver des gens pour regarder ce qui s'est passé à Ray Lape hier soir. Vous avez un clip de rap, vous avez des fonctionnaires de police qui interviennent, ils sont pris à partie pren des projectiles des tirs de mortiers.
Je suis pas sûr que ça plaise beaucoup aux habitants des quartiers du quartier en question de Rap. Je suis pas sûr que ça plaî ça plaise beaucoup aux habitants de de Rillap. Pas du tout.
Et la police intervient, elle est prise à partie. Tir de mortier, vous avez cinq appartements brûlés. Et donc ce qui ce qui ce qui ce ce débat, je ne je je le refuse, je ne l'accepte pas parce que ça crée la discorde et ça laisse penser à une partie de la jeunesse française que finalement la police leur en veut les contrôles du fait de leur origine.
Et ça je le réfute complètement. Le grand jury question express. Alors le principe c'est oui ou non pour ou contre monsieur le ministre pour ou contre de l'intelligence artificielle dans les radars le long des routes pour flasher le téléphone au volant la vitesse, les feux rouges, les distances de sécurité et le port de la ceinture.
C'est difficile sur l'intelligence artificielle de dire pour ou contre hein. Donc cette technologie doit être utilisée dans les radars. Oui ou non ?
Oui. Cette technologie doit être utilisée en matière de sécurité. Voilà.
En matière de sécurité, c'est une technologie d'avenir. On peut en reparler plus longuement et oui, elle peut être utile. Le retrait du permis immédiat pour l'usage du téléphone au volant.
Il y a une expérimentation qui est en cours dans le département des landes. Moi je vous savez, il y a tellement tellement d'accidents dans la cause et l'alcool, la téléphonie et autres. Je Oui, oui.
Il faut qu'on soit extrêmement dur sur la sécurité routière. Euh pour ou contre considéré comme une circonstance aggravante en cas d'accident, la consommation du protoxyde d'azote, un conducteur a été mise en cause ayant consommé du protoxyde d'azote dans euh le décès du jeune Matis à Lille récemment. Totalement pour.
Et vous aimez la tauromachie ? Faut-il interdire ces spectacles aux enfants, aux mineurs ? Non.
Non. Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine. Alors, dans l'actualité de la semaine, il y avait les bijoux volés au Louvre qui seront retrouvés.
C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron vendredi. Vous avez des informations Laurent Nou, l'enquête progresse 3 semaines après les faits. Ben l'enquête, elle continue hein.
Il y a trois personnes interpellées sur les quatre auteurs. Bon, donc voilà, l' Est-ce que les bijoux vont être retrouvés là-dessus ? Je le souhaite vraiment le président nous a nous l'a demandé et tout est mis en œuvre.
Il y a toujours une centaine d'enquêteurs en France ou pas les bijoux ou s'ils sont partis à l'étranger, on nen sait rien. Voilà. Donc l'enquête est en cours.
Elle se elle se déroule de manière, vous l'avez vu assez efficacement, il y a trois personnes interpellées. Voilà, je je on on nen sait rien à ce stade et ce sont des des éléments qui la procureur de la République de Paris qui peut communiquer là-dessus. Mais je connais bien les hommes et les femmes qui travaillent sur ce dossier.
Ce sont particulièrement talentueux et totalement déterminés. Éine Tarnaud. Alors après le vote d'une résolution du Rassemblement national pour dénoncer l'accord franco-algérien de 1968, le Premier ministre appelle maintenant à renégocier cette convention.
Le dialogue est aujourd'hui rompu avec Alger. Vous pensez néanmoins que les Algériens sont prêts à s'engager avec nous sur ce chemin ? Écoutez, nous verrons hein, nous verrons.
Le premier ministre l'a la l'a dit, il a répondu de manière très claire à une question qui lui a été posée par Marine Le Pen à l'Assemblée nationale aux questions d'actualité. Voilà, il y a une rénégociation qui va s'engager comme il y en a eu d'autres hein par le passé sur l'accord franco-algérien et puis euh un réengagement un réengagement d'une manière générale avec l'Algérie y compris sur les questions de sécurité. Nous verrons bien.
Le premier ministre l'a dit, on sera vigilant si cette démarche, elle est elle est prudente, elle est prudente. Voilà, on va réengager. Prédesseur bonarieux n'a pas assez été prudent.
C'est ce que on doit comprendre. Il a il a il a il a été plus que prudent. Enfin, il avait il y avait il y avait un bras de fer qui a été engagé avec l'Algérie.
Voilà, je je j'aurais une autre ligne de conduite. Est-ce que le Canal est un petit peu renoué aujourd'hui avec Alger ? Est-ce que il y a le ministre de l'intérieur qui m'a invité ?
Il y a des voilà le le premier ministre le premier ministre l'a dit clairement. Il va donc demander à un certain nombre de ses ministres dont moi hein et le ministre de l'Europe et des affaires étrangères de réengager un certain nombre de discussions. Mais nous y allons quand je dis prudemment, ça veut dire que euh ça veut dire qu'on attend aussi des gestes du côté algérien.
Évidemment, moi ce que je j'ai dit depuis ma nomination, ce qui m'a été reproché, mais j'assume de le dire et je je le redis, c'est que on ne peut pas ne pas avoir de relations sécuritaires avec un pays comme l'Algérie. n'est pas possible à la fois en matière de terrorisme, à la fois en matière de narcotrafic de criminalité organisée, ça n'est pas possible. Depuis un anem sans sal l'écrivain franco-algérien est en prison en Algérie.
Est-ce que vous avez eu des ces nouvelles très récentes de concernant sa santé ? J'en voilà, j'en ai par son comité de soutien que voilà, j'en ai par son comité que vous attendez d'Alger, c'est sa libération. Mais évidemment, ça fait partie d'un endroit voilà le sort, la situation de Bo Sans Sal et aussi Christophe Gaise fait partie de de l'ensemble de la discussion.
Voilà. En tout cas, moi pour ce qui est des questions sécuritaires, je vous redis, on peut pas mentir à nos à nos à nos concitoyens. On peut pas leur mentir.
Le fait de ne plus avoir de relation avec l'Algérie, c'est un problème. Nous n'en avons plus actuellement, que ce soit la gendarmerie, la police nationale et surtout les services de renseignement. Donc il faut qu'à un moment on réengage de manière prudente.
Il faut qu'il y ait évidemment des contreparties. Évidemment, il faut qu'il y ait des contreparties. En tout cas, pour l'instant les mesures de rétorsion qui avaient été prises, pardon, par euh Bruno Rota par l'ensemble du gouvernement, décidé aussi par le président de la République, pour l'instant, elles n'ont pas été levés à ma connaissance hein.
Ils n'ont pas été levés. Voilà. Donc, on va être extrêmement prudent.
C'est en ça que j'en ai appelé à la prudence et évidemment on va essayer de de réengager. Laur Nunè sur l'immigration, quel objectif d'application d'OQTF d'expulsion vous fixez-vous ? Je fixe pas d'objectif chiffrés évidemment ce que je l'objectif que je donne au préfet, je les ai vu cette semaine et je leur ai redit, c'est qu'on augmente les obligations, l'exécution desf.
Plus de 100000 QTF n'ont pas été appliqués l'année dernière. Vous comprenez que oui enfin trou enfin franchement bon si si vous pensez qu'avec 3000 places dans les centres de rétention enfin on a un plan à 3000 places à quelques années donc avec 2000 places dans les centres de rétention administrative euh avec la procédure qu'il faut mener l'obtention des laissés passer et autres. Voilà.
Donc il faut aussi être réaliste, hein. Donc il faut aussi être réaliste. Donc nous nous sommes un pays qui prenons des obligations de quitter le territoire français parce que ça prve d'un certain nombre de droits parce que ça crée une situation d'irrégularité sur le territoire de de séjour de sur le territoire national et qui permet de reconduire.
Maintenant l'objectif c'est effectivement d'augmenter l'exécution forcée des OCTF. On est déjà à + 24 % maintenant depuis le début de l'année. Et donc moi je demande au préfet de se mobiliser en priorisant ceux des étranges en situation régulières. qui font l'objet de QTF et qui sont les plus dangereux et qui donc sont placés en CR, c'est-à-dire ceux qui sont les plus dangereux, j'entends par là, qui ont déjà commis des des des délits sur le territoire national.
Voilà, donc on va mon objectif c'est qu'on continue à augmenter cela. Pour cela, il faut augmenter les places en CRAS. Il faut obtenir des laissés passer de manière plus rapide.
Et quand est-ce que vous transposerez dans le droit français le pactasie, l'immigration européen ? Vous devez normalement mettre en œuvre au plus tard au printemps 2026. Oui.
Oui, c'est en 2026. On y travaille. Vous savez qu'il y a deux choses.
Il y a le pacte, il y a tout ce qui concerne le contrôle de nos frontières. Ça va du jour du parlement début 2026. Asile, migration.
Oui. Oui. On asile, migration.
Et puis vous avez aussi la directive au retour qui devient le règlement retour et qui sont les règles européennes qui encadrent justement les reconduites où nous voulons inverser le principe hein. Vous savez que le principe c'est le départ volontaire. Nous voulons l'inverser et imposer le départ contraint.
Voilà. Et je et je et nous y parviendrons. Et nous y parviendrons.
Le grand jury, tout est politique. Une dernière question Laurent Nunes, petit rappel de votre carrière. Vous avez été préfet, vous avez dirigé le renseignement intérieur, la DGSI, vous avez été ministre délégué à l'intérieur au moment des gilets jaunes avant de coordonner le renseignement.
Ministre de l'intérieur aujourd'hui, est-ce que vous considérez-vous comme un un ministre technique ou un ministre de la société civile ou alors vous êtes ça y est vraiment devenu politique ? Bah c'est les trois en même temps. Je suis un ministre technique parce que je pense pas qu'il y a une ministre de l'intérieur avant moi aussi technique enfin aussi technicien sur ces sujets.
Je suis la société civile parce que j'étais un haut fonctionnaire. Je suis politique parce que je défends bec et ongle la politique régalienne qu'on mène. Je ne me laisse pas attaquer.
Je ne laisse pas dire qu'on n'est pas ferme et autoritaire. Si j'ai choisi moi dans mon discours d'avoir des propos plus apaisants, ça ne veut pas dire que j'ai une main de fer un velour la droite et aura différent. commence déjà à vous reprocher d'être trop laxiste alors la gauche voilà vous reproche elle de ne pas assz vous distancier de votre prédécesseur Bruno Rota comment vous vous situez poliement je je je et très honnêtement je je n'ai jamais été l'axisté toute ma carrière et être un ministre je suis technique société civile et politique vous savez moi j'ai été au fonctionnaire he j'ai mené des actions j'ai déoué les attentats quand j'étais à la tête de la DGSI je suis celui qui le soir savait que le lendemain on allait on allait perquisitionner interpell des auteurs d'attaque terroristes à 6h du matin.
Je ne dormais pas de la nuit en attendant que mes équipes me disent "C'est bon, bingo, on l'a eu." Voilà, ça me donne aussi une forme de légitimité que d'autres n'ont pas eu par le passé. Voilà, moi je suis quelqu'un d'extrêmement ferme, d'extrêmquement autoritaire là que que critique une partie de la droite seulement.
Une partie de la droite seulement, ça c'est totalement fondé. Et quant à ceux de gauche qui disent que je devrais me démarquer de monsieur Rotaillot, oui enfin de je je vous savez il y a une continuité dans l'action de sécurité, il y a une continuité. Donc Gérard Colomb, Christophe Castaner, Gérald Armanin, Bruno Retaillot et moi, chacun à notre façon, on on on applique une politique qui vise à protéger nos concitoyens.
Voilà. Donc moi, il y a des choses que je vais continuer à faire. Évidemment, ce que je demande au préfet par contre, c'est de le faire avec beaucoup d'autorité, beaucoup de fermeté et de ne rien laisser passer.
Ne rien laisser passer. Merci beaucoup Laurent Nè pour ce grand jury. Bon dimanche à tous.
On se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL Public Sénat, le Figaro [musique] M6. Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.
FR tout de suite sur [musique] Public Sena. Et si une maison pouvait partir sauver des vies à l'autre bout du monde ? En faisant un leg à médecin du monde, vous permettez au plus vulnérables d'être soigné en France et partout dans le monde.
Faites un médecin du monde. plus d'informations au zéro
Laurent Nuñez