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InterviewRadio Classique — L'invité de la matinale (sur Podcast)· 19 février 2025 13 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Rémy Rioux, directeur de l’Agence française de développement

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Rémi Rioux, bonjour.

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Comment comprenez-vous l'hostilité de Trump envers l'aide au développement ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Votre explication de cette remise en cause, ce n'est pas uniquement budgétaire ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    L'AFD est-elle critiquée par l'extrême droite ?

  • 5:25OuverteRéponse directe

    Quelle est la nature des projets critiqués par Sarah Knafow ?

  • 6:40OuverteRéponse directe

    Les projets critiqués sont-ils des subventions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31InvitéChiffre
    « Le grand chiffre, c'est 0,7% de la richesse nationale des pays de l'OCDE. »
  • 1:38InvitéChiffre
    « La France, c'est plutôt 0,5%. »
  • 1:39InvitéChiffre
    « Les Etats-Unis, c'est plutôt 0,2%. »
  • 1:48InvitéChiffre
    « USAID, c'est 40 milliards de dollars. »
  • 1:57InvitéChiffre
    « C'est parfois, dans certains pays, estimé à entre 1 et 3% du PIB du pays. »
  • 3:17InvitéChiffre
    « L'Europe, c'est 150 milliards de dollars chaque année sur le développement. »
  • 5:44InvitéFait
    « C'est la seule loi qui a été votée à l'unanimité de tous les groupes parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat. »
  • 6:11InvitéChiffre
    « Il y a 8 parlementaires. »
  • 6:13InvitéChiffre
    « Elles se réunissent 37 fois par an. »
  • 7:19InvitéChiffre
    « En Jordanie, c'est 15% des femmes qui ont un emploi formel. »
  • 7:22InvitéChiffre
    « En France, c'est 70%. »
  • 8:50InvitéChiffre
    « Nous recevons, quand on a un euro du contribuable, en fait, on le transforme en 12 euros. »
  • 9:16InvitéChiffre
    « On a rendu plus de 2 milliards d'euros, c'est-à-dire un tiers de nos ressources, pour réduire le déficit. »
  • 10:08InvitéChiffre
    « C'est un projet de 45 millions d'euros dont 24 millions viennent du fonds vert pour le climat. »
  • 10:16InvitéChiffre
    « 8 millions d'euros, c'est de l'argent que les Irlandais nous ont confié. »

Temps de parole

  • Invité69 %
  • Présentateur31 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Rémi Rioux, bonjour. Bonjour. Vous dirigez donc l'Agence française de développement. A l'origine de l'AFD, il y a la caisse centrale de la France libre, ça monte à loin, son ancêtre créé par le général de Gaulle. Et puis cette caisse va changer de nom en même temps qu'évolueront les relations de la France avec ses ex-colonies et le reste du monde. Rémi Rioux, commençons par l'événement qui a conduit les Etats-Unis à remettre en cause leur aide au développement, l'élection de Donald Trump. Comment comprenez-vous son hostilité à l'égard de cette agence créée en 61 par Kennedy, elle-même ayant pour origine le plan Marshall au sortir de la Deuxième Guerre mondiale ?

Comme quoi les agences de développement s'est ancrée dans l'histoire.

0:43
Invité

Je vous remercie David Abiker de me donner un peu de temps pour rappeler à vos auditeurs effectivement que c'est une longue histoire. Elle est née, alors on est dans des moments un peu de chamboule-tout là où on veut tout remettre en cause. Mais oui, c'est né en 1944 de la guerre, c'est le moment où on crée aussi les Nations Unies, le FMI, la Banque mondiale. Et pour la France, c'est vrai, c'est le général de Gaulle à Carlton House, à Brazzaville, à Alger, cette grande épopée de la France libre.

Et c'est le moment finalement renforcé dans les années 60, avec les indépendances africaines en particulier, du tiers-monde, où des grands pays, dont la France, ont décidé de partager une fraction, une petite fraction en vérité, de leur richesse avec les plus pauvres du monde pour tisser des liens avec eux. Vous savez, le grand chiffre, c'est 0,7% de la richesse nationale des pays de l'OCDE. La France, c'est plutôt 0,5%. Les Etats-Unis, c'est plutôt 0,2%. Et ça s'est structuré dans des institutions, dont l'AFD, que j'ai l'honneur de diriger, mais aussi aux Etats-Unis, USAID. Donc évidemment, ce qui se passe en ce moment, USAID, c'est 40 milliards de dollars, donc c'est un vrai choc.

C'est un choc pour les pays, d'ailleurs. C'est parfois, dans certains pays, estimé à entre 1 et 3% du PIB du pays. Je pense à la République démocratique du Congo, qui est très exposée en ce moment, évidemment. Je pense au Soudan du Sud, à l'Éthiopie, ce genre de pays. C'est très important pour les organisations internationales. Donc Trump, évidemment, vient poser une question à l'architecture, qui a été bâtie, finalement, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Qu'est-ce qu'elle va devenir ? Et puis, c'est très important aussi pour deux secteurs, la santé mondiale. Les Américains jouent un grand rôle dans la surveillance, la prévention, les traitements aussi.

On pense à tout ce qu'a fait le président Bush, en particulier sur le sida, dans les années 90. Et puis, l'autre secteur où les Américains sont très forts, c'est l'humanitaire, donc dans les territoires en crise. Et plus profondément, peut-être pour... Trump vient remettre en place une sorte de grand accord qui existait entre l'Europe et les États-Unis. Remettre en cause. Remettre en cause. Les États-Unis, finalement, s'occupent un peu de la sécurité et de l'humanitaire, parce que c'est un peu le même sujet. Et ils font trois fois plus que les Européens dans ce domaine-là, à peu près 40%.

Mais en échange, les Européens, avec les Anglais, avec les Norvégiens, nous, on s'occupait du développement. C'est-à-dire des investissements de long terme, etc. Et on était trois fois plus gros, on est trois fois plus gros que les Américains. Donc, il faut quand même, s'il y a un nouveau deal, il faut discuter avec tous les chiffres sur la table. L'Europe, c'est 150 milliards de dollars chaque année sur le développement.

3:25
Présentateur

Rémi Rioux, ce qui est étonnant, c'est que les Américains ont taxé le développement de leur mode de vie, de leurs valeurs, leurs valeurs politiques. Évidemment, leur conception de l'économie. Ils l'ont axé en partie sur le développement. Vous évoquiez le plan Marshall. Vous évoquiez tout ce que l'Amérique fait pour les pays en développement. Votre explication de cette remise en cause, ce n'est pas uniquement budgétaire. Il y a un procès des valeurs qui sont véhiculées par les personnels des agences de développement. Et pas uniquement américaines, ils ont des arrière-pensées. Oui, je rappelle d'ailleurs le premier prêt de la Banque mondiale, il faut s'en souvenir, c'est un prêt à la France.

3:58
Invité

Pour investir dans notre relèvement, reconstruction en 1948 et de notre système énergétique. Donc, oui, c'est tout ce monde et ses valeurs qui sont en question. C'est probablement une conséquence, bien sûr, de l'émergence. Parce que le monde a changé. Il y a beaucoup de pays qui... Ça a marché, la politique de développement. Regardez par exemple l'Union Européenne. C'est une magnifique expérience de développement. Regardez ce que sont l'Espagne, le Portugal, les pays d'Europe de l'Est. Depuis qu'on s'est mis à investir dans leur économie. Et c'est vrai aussi pour des grands pays émergents. Et donc, probablement, les Etats-Unis veulent revoir ça.

4:33
Présentateur

Rémi Rioux, il n'y a pas que l'USAide qui est dans le collimateur d'une certaine force conservatrice. Voilà, il y a l'Agence française de développement, depuis 48 heures, est entrée dans les éléments de langage d'une certaine extrême droite, avec Sarah Knafow qui, sur une chaîne de télévision d'information en continu, Sarah Knafow qui est évidemment une membre du parti d'Éric Zemmour, reconquête. Elle conteste les montants et les affectations de l'aide au développement française, mobilisées par l'AFD. Et elle en a listé quelques-uns. Et donc, elle vous reproche d'utiliser l'argent des contribuables français pour faire du développement en Chine.

On imagine que la Chine a les moyens de se développer toute seule. Ou de financer des programmes autour du genre. Alors, il y a évidemment, probablement, de la caricature autour de ça. Mais en même temps, on attend vos explications.

5:25
Invité

Alors, moi, je suis un haut fonctionnaire. Je suis un serviteur de l'État. Je suis le directeur général de cette agence, qui est une banque d'ailleurs, qui est une banque publique de développement. Je veux d'abord dire que, bien sûr, tout ce que fait cette agence, que je défends, s'inscrit dans le cadre d'une loi. Une loi qui a été votée le 4 août... Il n'y a pas longtemps, le 4 août 2021. Et c'est la seule loi qui a été votée à l'unanimité de tous les groupes parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat. Donc, je suis un peu surpris de cette polémique. Dès lors que tout le monde a voté, a fixé le mandat...

5:56
Présentateur

Y compris donc le Rassemblement national et ses...

5:58
Invité

Tous les parlementaires qui étaient là à ce moment-là. Alors, le monde a peut-être changé depuis 2021. Mais en tout cas, c'est toujours le cadre dans lequel cette agence loyale, républicaine, s'inscrit. On a des instances dans lesquelles le gouvernement est représenté. Il y a 8 parlementaires. Elles se réunissent 37 fois par an. Donc, rien de ce que fait l'Agence française de développement n'est approuvé au plan politique. Et comme l'a d'ailleurs dit Madame Nafo, tout est public. Donc, vous pouvez aller sur le site. Elle lisait vos rapports et elle s'inspirait des données que vous publiez. Nous sommes contrôlés. Donc, effectivement, elle a attaqué 7 projets.

Elle en attaquera probablement d'autres. Je ne sais pas s'il y en a qui trouveront gré à ses yeux.

6:36
Présentateur

Elle a mis en cause des dizaines de millions d'euros. Et elle a dit... Enfin, si on est un téléspectateur distrait, on s'imagine que ce sont des subventions.

6:45
Invité

Alors, je vous le rappelais, l'AFD, c'est une banque. D'abord, 85% de ce que fait l'AFD, ce sont des prêts qui sont remboursés, bien sûr. Donc, il y a un lien direct. Ce sont des investissements. Et alors, on peut faire un inventaire à la prévière. Moi, je veux les rassembler. Elle a parlé de deux prêts, l'un à l'Albanie et l'autre à la Jordanie, sur l'égalité entre les femmes et les hommes. Quand on se soucie de migration, il faut évidemment investir dans l'emploi des femmes l'accès à l'emploi des femmes en Albanie et en Jordanie. En Jordanie, c'est 15% des femmes qui ont un emploi formel. En France, c'est 70%.

Donc, en Albanie, on estime que 20% du PIB pourrait être généré par un plus fort emploi des femmes. Donc, c'est un sujet tout à fait sérieux.

7:34
Présentateur

Et ce n'est pas un sujet neuf. Ce n'est pas un sujet neuf. Ce n'est pas un sujet neuf. Ça fait des années que le développement français...

7:39
Invité

La Chine, David Abiker. Alors, d'abord, la Chine, il n'y a pas un euro d'argent public dans ce que fait l'AFD en Chine. C'est des prêts. On lève de l'argent sur les marchés, on le prête aux Chinois. Au passage, d'ailleurs, même les Chinois payent un taux plus important, un taux d'intérêt plus élevé que celui qu'on paye aux investisseurs qui nous prêtent leur argent. Privé, d'ailleurs. Mais, en l'occurrence, les deux projets sont des projets sur la biodiversité.

Vous savez peut-être que la Chine, c'est un des 18 pays dans le monde qu'on appelle de méga biodiversité où est en train de se jouer, finalement, l'avenir de la planète si, pour le climat, le CO2 et pour la nature, les dynamiques en cours s'accélèrent. Donc, c'est extrêmement important. Je défends ces projets. Ils se font avec des PME françaises. Ils se font avec le parc naturel régional du Ballon des Vosges. Allez les interroger. Et la Chine, évidemment, démultiplie ensuite ces expériences très innovantes que nous faisons ensemble.

8:30
Présentateur

Donc, si je vous comprends bien, ce sont des prêts assortis d'une expertise française, prêts qui donnent lieu à des intérêts qui, d'une certaine façon, je ne dirais pas rentables. Mais, en tout cas, il y a un retour sur investissement et il n'y a pas de contribution. Le modèle de l'AFD,

8:48
Invité

il est assez simple. Nous recevons, quand on a un euro du contribuable, en fait, on le transforme en 12 euros. On a un effet de levier, comme on dit dans notre jargon, de 12 en mixant de l'argent public et de l'argent privé. Et on est, bien sûr, in fine, remboursé. Et j'ajoute un point, la politique de développement n'est pas du tout protégée de l'effort de redressement des finances publiques qui est en cours. Elle est même mise à contribution plus que proportionnellement. On a rendu plus de 2 milliards d'euros, c'est-à-dire un tiers de nos ressources, pour réduire le déficit, ce qui est un choix politique parfaitement légitime et nécessaire.

9:24
Présentateur

Vous aussi, vous avez des contraintes budgétaires. Elle met en cause aussi l'aide au développement de Gaza et elle se dit « Je me demande si, en fait, on ne finance pas le Hamas ». Elle a sous-entendu cela. Qu'est-ce qu'on peut répondre à ça ? Bon, d'abord,

9:38
Invité

évidemment, c'est toujours très sensible de parler de Gaza en ce moment. Le drame des otages est là. Donc, je le dis avec beaucoup de respect. On a investi depuis longtemps dans la gestion de l'eau à Gaza et elle cible un projet qui doit permettre, alors qui est suspendu malheureusement depuis le 7 octobre, mais qui doit permettre à 200 000 personnes à Gaza d'avoir accès à l'eau potable et à 1 500 exploitations agricoles de pouvoir créer de la valeur. J'ajoute qu'elle se trompe un peu parce que c'est un projet de 45 millions d'euros dont 24 millions viennent du fonds vert pour le climat. Donc, ce n'est pas de l'argent français.

Et 8 millions d'euros, c'est de l'argent que les Irlandais nous ont confié. On a mis un peu d'argent français. Donc, on gère de l'argent pour la Commission européenne. On démultiplie là aussi notre capacité française. Et ça concerne la ressource en eau. Une dernière question, Rémi Rioux, directeur général de l'agence française. Bien sûr, c'est le contrôle

10:31
Présentateur

des Israéliens

10:31
Invité

qui vérifie les usages des investissements.

10:34
Présentateur

C'est une précision importante. Rémi Rioux, on parle de Sud global aujourd'hui. Il n'y a plus un alignement automatique, notamment des pays d'Afrique subsaharienne sur la politique de coopération française, loin de là. Il y a des critiques sur la présence militaire française. On l'a vu ces dernières années. Qu'en est-il de l'aide au développement ? Est-ce qu'elle est toujours reçue positivement par les pays de l'ex-zone d'influence française ? Est-ce que le Sud global qui se rebelle contre l'Occident est toujours un partenaire ?

11:08
Invité

Bon, ce n'est pas mon expérience, moi. Donc, je dirais, vous verrez d'ailleurs la semaine prochaine, on sera en Afrique du Sud pour un grand sommet avec les banques publiques de développement du monde. Il y en a 530 dans le monde. Je pense qu'on fait des choses, des cofinancements là aussi extrêmement intéressants. On a fait un sondage très récent il y a la semaine dernière dans 4 pays d'Afrique, le Kenya, le Congo, la Côte d'Ivoire et le Sénégal, dans la capitale et dans une ville secondaire. Et on voit, alors, ce que nos amis africains n'acceptent plus, c'est le mot aide, en fait. Moi, je parle d'investissement solidaire et durable. Ils ne veulent pas d'aide, mais ils veulent des doutes.

En revanche, le mot de développement, l'idée qu'il faut accompagner leur propre responsabilité, je crois que c'est important. Il faut lier le national et l'international beaucoup plus étroitement. On l'a compris pendant le Covid, David Abiker. Pendant le Covid, chacun a pris soin de ses concitoyens, souverainement. Et puis ensuite, on a considéré qu'on avait besoin d'un peu de coopération internationale quand même. AFD, Caisse des dépôts. L'AFD, c'est un vingtième de la Caisse des dépôts, mais je crois que c'est un vingtième qui est indispensable.

12:09
Présentateur

Rémi Rioux, un monde en commun, ça reste la profession de foi de l'AFD ?

12:13
Invité

Ça a l'air idéaliste comme ça, mais ça ne l'est pas du tout. C'est extrêmement concret. Je vous parlais du Covid, on pourrait parler du climat. Encore une fois, on a besoin, on prend soin des siens. Évidemment, c'est la Caisse des dépôts qui fait ça en France, qui investit. Mais il faut un vaccin à un moment. Il faut supprimer des émissions de CO2 partout dans le monde. On a besoin de coopération internationale.

12:33
Présentateur

Rémi Rioux, directeur général de l'Agence française de développement. Merci d'avoir expliqué à nos auditeurs comment fonctionne l'agence et comment sont utilisés les financements. Pour en savoir plus, vous pouvez évidemment vous rendre sur le site afd.fr. Il y a toutes les explications. Merci, monsieur. À suivre, le rappel des titres, la revue de presse de Marc Thédé et nos esprits libres du jour. Routel Krièf qui a retrouvé sa voix et Marc Lambron dont l'organe est immortel puisqu'il est académicien. Radio K6 8.

Rémy Rioux, directeur de l’Agence française de développement · Pourquijevote