« Macron Leaks » : le renseignement russe derrière le piratage - Le 5/5 de Lorrain Sénéchal
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« 135 euros dorénavant si vous êtes tout seul. »
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« le renseignement militaire russe était derrière une dizaine de cyberattaques depuis 2021 et même la fuite de données sur Emmanuel Macron en pleine campagne de 2017. »
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« Il supprime les subventions pour les tests de recherche qui incluraient de simples mots comme femme, gay ou écologie, entre autres. »
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Alors les premières amendes tombent sur la voie de covoiturage du périphérique parisien.
Oui, 135 euros dorénavant si vous êtes tout seul. Ah non, mais je signale avec un système de vidéoverbalisation qui est donc entré en vigueur. C'est une voie qui est héritée des Jeux Olympiques, qui a fonctionné pendant les Jeux de Paris, mais certains, surtout les artisans, craignent de se faire avoir. Personnellement, je pense que ça sert un peu à rien. Ça empêche les gens de circuler. Les taxis, c'est bien, mais ils ont déjà les voies de bus dans Paris, ils ont déjà plein de choses. Mais nous, en tant que professionnels, on n'a jamais rien. Je pense que c'est une belle connerie. J'ai entendu ce matin à la radio que c'était pour éviter les embouteillages.
Et il y en a plus qu'il n'y en a jamais eu. Voilà, c'est tout. Et nous, on ne peut plus aller travailler sur Paris, on ne peut plus rien faire. On n'a plus le droit de rien dire. Ils ne veulent plus de voitures dans Paris qu'ils le disent. On va travailler en vélo et puis les gens, ils ne vont pas être servis comme il faut. C'est tout. Alors il suffit d'être deux dans la voiture entre 7h30 et 10h30 et entre 16h et 20h, les heures de pointe. J'ai bien dit deux, pas un et un mannequin, par exemple. Il y a des petits malins qui ont déjà essayé dans les pays qui ont mis en place ce genre de mesures, Etats-Unis et Espagne notamment.
Les agents voient de tout. Ça marche avec les bébés les vrais, nous disait Jean Viard.
Vous avez raison de préciser, on peut avoir son bébé avec soi. Malgré l'opposition de la partie des habitants et d'acteurs locaux. La région Île-de-France y est opposée, le préfet de police de Paris aussi. La mairie avance. Elle qui a aussi instauré une ZFE, une zone à faible émission qui interdit aux véhicules à moteur thermique d'entrer, de circuler dans le centre de Paris. Là, pour le coup, il n'y a pas encore d'amendes qui sont tombées. Jean Viard, le périphérique, c'est un héritage des années 60-70, quand on construisait les villes avec une voiture reine. Aujourd'hui, on se préoccupe plus de la santé, de la pollution générée par ces mêmes voitures. C'est quoi ?
Il y a une inquiétude qui est légitime ? Ou on met la charrue avant les bœufs parce qu'on n'a pas assez d'alternet ? Il y a une autre culture de la voiture en ville. On peut discuter comment on fait. Je vous signale quand même, les Lyonnais, par exemple, ça fait un moment que ça existe. Donc, Paris n'est pas le centre des voies rapides. Je dis ça parce qu'il y a d'autres villes qui le font déjà. Et Lyon, vous avez raison. Et ça ne marche pas si mal. Donc, c'est pour ça qu'il faut faire attention. Moi, ce que je crois, si vous voulez, c'est qu'on ne compte que le nombre de voitures. Moi, je considère qu'il y a des gens qui travaillent dans la ville. C'est les artisans, par exemple.
Évidemment, un artisan est tout seul. Et c'est la même question sur les voitures électriques. Moi, j'aurais décidé que toutes les voitures qui travaillent dans la ville doivent être électriques. Quitte à leur financer le moteur électrique. Parce que, forcément, ils roulent dans l'âme, il est forain. Bien sûr, ils ont des vieilles camionnettes. Donc, ils n'ont plus le droit d'entrer dans Paris. Donc, j'ai l'impression, si vous voulez, qu'on oublie l'usage de la ville. Il y a des gens dont c'est la ville, c'est le métier, les policiers, les pompiers, etc. Les taxis, ils ont une dérogation pour le moteur électrique. Moi, j'aurais fait d'abord ces gens-là.
Parce que là, c'est vrai que, si vous voulez, il y a des groupes qui se trouvent exclus. Les forains, ils n'ont plus le droit. Par exemple, là, ce que disent, du coup, ils râlent, les artisans. Ils n'ont pas entièrement tort. Parce que, quand même, ils sont toute la journée dans la ville. Et donc, je pense, si vous voulez, qu'il y a une vraie réflexion sur qui peut fonctionner dans la ville. Comment on rentre dans la ville. Parce que c'est vrai, quand on dit la voiture est vieille. On sait que c'est les pauvres qui ont des vieilles bagnoles. Excusez-moi, je veux dire. Donc, du coup, à un moment, on dirait qu'on fait de l'écologie. C'est très bien, mais l'écologie doit rester sociale.
Et pour les gens qui travaillent, ou pour les personnes un peu âgées, je pense que là-dessus, on a été plus écologique que social. Éco, parfait, mais un peu plus social. Mais pas oublier les gens qui travaillent. Les forains, les commerçants, les pompiers, les bricoleurs, les gens qui arrangent votre maison, tout ça. Et je crois que c'est important de le dire, parce que ces gens ont besoin d'être respectés. C'est eux qui permettent qu'on habite la ville.
Voilà, au fil des jours, c'est normal, le conclave se rapproche.
Un autre minute par minute dans le 505, on aime bien ça. Ça démarre mercredi et même dès lundi. Avec la prestation de serment des assistants au conclave. Vous savez, les petites mains qui vont être là, tout entendre, mais n'auront pas le droit de révéler les secrets que se diront les cardinaux pendant le conclave. Alors vous savez, on passe régulièrement en vue dans le 5 sur 5 les favoris, même si l'adage, c'est qu'on entre papabili et on ressort cardinal. Donc c'est rarement le favori qui gagne. Les noms qui reviennent le plus sont ceux de l'italien Parolin ou du Philippin Taglay. Le français, Jean-Marc Avelline, aussi son nom... Archevêque de Marseille. Oui, archevêque de Marseille.
Archevêque. Elle circule même jusqu'au Brésil, par exemple. Jean-Marc Avelline, de 66 ans, arcebispo de Marseille. Voilà, Jean-Marc Avelline, qui est proche du père François, il lui a d'ailleurs rendu hommage avec une messe à Marseille au moment de sa mort. Il est maintenant au Vatican et il se prépare au conclave. Je pense que le conclave et les réunions qu'il y a avant, personnellement, je dis que c'est une expérience spirituelle. J'y vais comme une grande retraite spirituelle. Voilà, et puis, Adrien nous couvra, et en écoutant ce que l'esprit nous souvra. Jean-Marc Avelline, c'est l'artisan de la venue de François dans son évêché de Marseille.
Il vient en plus de prendre la tête de la conférence des évêques de France et il a le soutien des religieux français. Vous allez entendre deux cardinaux électeurs, francophones et le recteur de Notre-Dame de Paris, qui lui, en l'occurrence, ne vote pas au conclave.
On peut dire qu'il a toutes les qualités intellectuelles, spirituelles, et qu'il a ce supplément d'âme. C'est un homme qui a l'expérience, l'intelligence, les capacités. Il est habité par la joie, cet homme. Il est brillant intellectuellement, mais il a l'accent de Marseille. Et donc, il y a toujours beaucoup de soleil.
Alors, il y a quand même un défaut. C'est que Jean-Marc Avelline ne parle pas italien, et ça, ce n'est pas une bonne nouvelle quand on est potentiel pape. Les cardinaux votent à bulletin secret quatre fois par jour, à partir de mercredi. En théorie, c'est interdit de voter pour soi-même. Et il faut les deux tiers... Personne ne vérifie, tout ça, c'est de la théorie. Mais enfin, sinon, c'est un péché de ne pas respecter les règles. Et il faut les deux tiers des voix pour gagner. Ben oui, c'est grave. C'est encore un personnage important, le pape Jean Viard, alors que maintenant, une majorité de Français se déclarent sans religion.
Soyons pas trop Français, il y a 600 000 moines, 400 000 curés, et 1,3 milliard de baptisés sur cette planète. Et il y en a de plus en plus des baptisés, parce que, contrairement à ce qu'on pense, les pays catholiques, l'Afrique ou l'Asie, sont en plein peuplement. On a gagné 170 millions de baptisés en deux ans. Donc, vous voyez, c'est un phénomène important. Après, en France, il y a 3 ou 4 % des gens qui vont à l'église tous les dimanches, il y a 53 % des Français qui déclarent qu'ils ne sont pas... qu'ils sont agnostiques. Et puis, en plus, il y en a à peu près autant qui vont à la mosquée qu'à l'église.
Il y a beaucoup plus de gens qui se relèvent du catholicisme que la culture musulmane, mais il se trouve que les musulmans vont plus souvent à la mosquée que les... Donc, la pratique, c'est... Il faut dire ça, tranquillement. On n'est pas un pays représentatif parce qu'effectivement, on est un pays pour des tas de raisons. C'est un peu pareil pour la Tchécoslovaquie, d'ailleurs, aussi pour des raisons aussi liées à Jean Hus, etc., de tradition, de recul de la religion. Mais au niveau mondial, c'est pas le même cas. Et en plus, c'est un réseau de confiance.
C'est pour ça que ça a tellement d'importance dans les affaires politiques, etc., parce que c'est un réseau de négociations entre les jésuites, tout ça. L'ancien pape était jésuite. Les jésuites sont très proches de la solidarité avec les pauvres parce qu'ils le font dans leur pratique, dans l'éducation aussi. Évidemment, on a tous connu... Enfin, qu'on n'y est pas allé, mais on sait qu'il y avait des écoles de jésuites. Voilà, donc, ça a tout cet impact-là. Et puis, vous savez, la France, il y a partout des clochers. Donc, même si on ne croit pas en Dieu et tout, le symbole, quand vous vous déplacez, c'est les clochers.
On est dans un pays qui a été marqué par une esthétique, on pourrait dire, catholique, puisque les clochers, c'est quand même plutôt les églises. Donc, voilà, tout ça, ça existe, quelle que soit l'évolution d'actuellement. Donc, ne soyons pas trop français dans cette affaire, même si j'ai bien vu qu'on soutient plus haut. On soutient Jean-Marc Aveline, on est supporters de l'OM. On mélange tout.
On supporte Aveline parce qu'on est supporters de l'OM. Il est marseillais. Ça n'a rien à voir avec le football. Mais stop, non, ça n'a rien à voir. C'est pas parce qu'on est supporters de l'OM qu'on supporte la candidature de l'archevêque Aveline. C'est un lien, il est devenu pas masculin. Oui, voilà, sans surprise. Qui plane sur les scrutins européens.
Il y a la présidentielle en Roumanie qui aura enfin lieu ce week-end, en novembre. L'homme que vous allez voir, Chaline Georgescu, est arrivé en tête du premier tour avec une campagne exclusivement sur TikTok et un programme d'extrême droite pro-russe.
Vladimir Putin est un leader. Vous pensez qu'en moment de face... Il est un leader plus petit. Je suis un pays. Il est indifférent de ce milieu. Il est indifférent de ce milieu.
Il était en tête, mais le scrutin était annulé par la justice roumaine. Georgescu accusé d'être un agent du Kremlin, interdit de se présenter. Son concurrent à l'extrême droite, Georges Siméon, pourrait lui se qualifier. On verra ce dimanche pour le deuxième tour. C'est la démocratie roumaine et même une partie du destin de l'Europe qui se joue pour ses électeurs roumains.
On a déjà un exemple récent de pays déstabilisés
avec un certain succès par la Russie et de Poutine. C'est la Géorgie où, malgré les manifestations monstres, les prorusses sont arrivés au pouvoir et ont fait voter une loi liberticide sur ce qu'ils appelaient une loi sur les agents étrangers. La présidente francophone et libérale, Salomé Zourabichvili, refuse de laisser son siège aux prorusses. Elle se pose en garante de la liberté.
Je pense qu'il faut être extrêmement vigilant. Nous ne sommes pas les seuls exposés. Nous sommes les plus prêts. Mais d'une autre façon, nous sommes mieux défendus parce que nous connaissons la propagande russe. Alors, qu'est-ce qu'il apparaîtra de toutes les autres élections dans des pays où le poids des prorusses est plus grand ? Nous sommes tous dans le même bateau et nous avons fortement conscience en Géorgie que nous sommes justement dans ce bateau européen. Nous sommes solidaires et nous finirons en Europe.
Et la France est aussi la cible de la Russie. Le chef de la diplomatie, Jean-Noël Barraud, a affirmé cette semaine que le renseignement militaire russe était derrière une dizaine de cyberattaques depuis 2021 et même la fuite de données sur Emmanuel Macron en pleine campagne de 2017. Le président, d'ailleurs il y a quelques semaines encore, nommait la Russie comme un ennemi de l'Europe.
Que pensez-vous de l'annulation des élections présidentielles en Roumanie ? C'est extrêmement grave et c'est inédit et c'est dans l'Union européenne. C'est dû au fait que la Cour suprême a identifié le fait que massivement la Russie, par des proxys, ce qu'on appelle, c'est-à-dire des canons intermédiaires, des faux comptes, des relais, avait manipulé ces élections. Je pensais qu'il s'arrêterait en si bon chemin. Donc moi je n'ai pas envie d'être faible. Je n'ai pas envie qu'on soit faible. On a raison d'aider l'Ukraine parce qu'on défend notre sécurité en faisant ça.
Jean-Biard, là on a l'impression qu'on est revenu en pleine guerre froide avec les mots qu'utilise Emmanuel Macron. La sphère numérique est une des sphères du conflit moderne. Je veux dire, parce que c'est une sphère de nos sociétés, il faut qu'on apprenne à s'y combattre, il faut qu'on apprenne à le réguler, à le limiter. Je veux dire, on ne peut pas faire comme si c'était uniquement pour regarder des films divertissants. Ce sont des lieux de combat politique et je pense qu'en ce moment, les puissances populistes sont en train de gagner partout. Il ne faut pas rêver. Mais moi je dis souvent une chose, ça ne sert à rien de critiquer toute la journée le courant populiste.
Le problème c'est qu'en face on n'a rien. En face on a des vieilles maisons qui essayent de nous dire qu'elles existent toujours. Je ne prendrai pas d'exemple, en ce moment il y a deux partis qui essayent de faire des élections. Excusez-moi, on voit bien que face au populisme, il y a une seule place pour avoir une pensée nouvelle de nos sociétés. Si on n'a pas cette pensée nouvelle, les populistes gagneront. C'est ce qui arrive aux Etats-Unis, excusez-moi. C'est quand même bien les démocrates qui ont perdu les élections.
La France qui espère capter une partie des scientifiques américains empêchés par Donald Trump.
Emmanuel Macron a donné un rendez-vous un peu mystérieux ce lundi. Une réunion à Paris de la Communauté Européenne de la Recherche. Il a déjà lancé une plateforme Choose France for Science pour identifier les scientifiques américains qui réfléchissent à quitter les Etats-Unis parce que Donald Trump, lui, cherche à mettre la recherche au pas dans son pays. Il coupe les vivres publics aux grandes universités qui sont entrées en résistance, Harvard, Berkeley entre autres. Il supprime les subventions pour les tests de recherche qui incluraient de simples mots comme femme, gay ou écologie, entre autres.
Et il a supprimé des centaines de milliers de postes de fonctionnaires dans tous les secteurs, comme ici, ça c'est le ministère de la Santé, les fonctionnaires virés qui faisaient la queue pour sortir du ministère. Les scientifiques réfléchissent donc à partir sérieusement.
Et notez que la Chine a détrôné les Etats-Unis en tête du classement mondial des publications scientifiques. Et notez que la Chine a détrôné les Etats-Unis
en tête du classement mondial des publications scientifiques. La France, elle, a reculé. On était sixième en 2010, on est treizième seulement en 2022 sur les derniers chiffres du rapport de l'Observatoire des sciences et techniques. Jean-Vierre, vous retenez quoi ? Le fait que la Chine détrône les Etats-Unis ou le déclin de la France ? C'est deux. Je veux dire, la France a diminué ses investissements dans la science. Donc c'est très bien de s'ouvrir aux Américains, mais il va falloir mettre vraiment des budgets. Parce que les Chinois, pourquoi ils attirent ? Y compris les scientifiques américains. C'est parce qu'ils ont des conditions de travail extraordinaires.
Je veux dire, ces gens coûtent cher, si je peux me permettre de le dire. Donc il y a un enjeu majeur pour sauver la science. Il y a aussi une opportunité pour l'Europe en n'oubliant pas que beaucoup de ces scientifiques préfèrent aller dans les pays anglophones. Ils vont en Nouvelle-Zélande, c'est compréhensible. Mais il y en a qui veulent venir en France, donc on a une opportunité. Mais il faut penser Europe, il faut arrêter de penser forcément France.
Oui, mais il faut les faire venir aussi à prix d'or, parce que ça va déclencher des disparités salariales pour les chercheurs français, qui vont voir arriver des chercheurs américains qu'on va payer des sommes astronomiques.
Oui, c'est vrai, mais pour l'instant, ce qui se passe d'abord, c'est que les jeunes scientifiques de tous nos pays n'ont plus envie d'aller aux Etats-Unis. En réalité, ça va vite, la science. Donc nos jeunes qui n'y vont pas, c'est là où ils perdent vraiment, si vous voulez. Et après, effectivement, je pense que notamment sur le cancer, il y a quand même un vrai enjeu, parce qu'ils ont un niveau de compétence. On peut accélérer la découverte qui est essentielle, je veux dire, faire disparaître le cancer. Et donc là, ça vaut le coup de mettre le paquet.
Mais il faut penser Europe, parce que qu'ils soient à Paris, à Bruxelles ou à Londres, même l'Angleterre dedans, vous voyez, je suis généreux aujourd'hui. Donc vous voyez, c'est vrai, c'est important. Il ne faut pas laisser mourir la science. C'est ça qui est terrible.