« Les Français, dans les sondages comme dans la rue, vous le clament : renoncez ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la parole est à Olivier fort pour le groupe socialiste [Applaudissements] monsieur le ministre mes chers collègues ce n'est pas le moindre des paradoxes c'est un pays ruiné au lendemain d'une guerre mondiale qui a jeté les bases de notre système de retraite par répartition et c'est le gouvernement d'un pays qui n'a jamais été aussi riche qui propose une régression dans la brutalité et sans précédent depuis l'entame du débat vous avez aligné tous les arguments le président aurait été élu sur le recul de l'âge légal alors même que chacun sait qu'il a été réélu grâce au barrage républicain la réforme selon vous serait juste alors même qu'elle repose sur les femmes les précaires les Français qui ont commencé à travailler tout et dont l'espérance de vie est la plus courte vous prétendez aussi que à des avancées pour les femmes au premier minimum contributif qui ont tout été démontés et reconnus comme des mensonges le recul de 2 ans se justifierait par un impératif financier dites-vous alors que le corps dit clairement qu'il n'y a pas de dérapage et que ces prévisions démographiques sont même contestées par l'un de nos démographes les plus éminents Hervé le bras prix de cours par une mobilisation inédite des Français vous avez oser disqualifier les manifestants en les présentant comme des fainéants alors même que ceux qui manifestent aujourd'hui si les Français rejettent votre réforme ce n'est pas du côté de la pédagogie qu'il faut rechercher vos manques mais plutôt de celui de l'empathie pour reprendre les mots de Laurent Berger deux visions du modèle français s'opposent le vôtre qui repose sur un postulat simple non seulement il n'est plus possible de prélever un euro sur les grandes entreprises ou sur les grandes fortunes mais il faudrait même diminuer baisser en permanence en taux de prélèvement en conséquence il faut baisser hier les prestations chômage aujourd'hui les retraites pour tenir l'équilibre budgétaire pour vous la vie et le marché se confondent l'utilité se mesure à sa seule valeur commerciale vous prenez en réalité tous les sujets à l'envers plutôt que de vous interroger sur ce qui va naître une vie meilleure pour les humains et la planète qui les nourrir vous commencez toujours par vous préoccuper de savoir ce que pensent les puissances arrogantes de l'argent leur réponse elle est connue elle n'accepte jamais rien elle demande à l'état de leur venir en aide à chaque crise et lorsqu'elles sont à nouveau prospère écrit à la spoliation dès que l'on a la mauvaise idée de leur nier sur leur super profit la vision que nous défendons avec l'ensemble de la gauche c'est symétriquement opposé à la vôtre elle fut celle d'Ambroise Croizat à la libération lorsqu'il a du jurait que la retraite ne soit plus l'antichambre de la mort mais un nouvel âge de la vie depuis la nuit des temps vieillir était un naufrage au fond les abysses de la misère vivre décemment jusqu'à ton dernier souffle relevez les corps brisés par l'usure a été la grande conquête du 20e siècle et c'est ce nouvel âge que vous entendez sacrifier celui ou après avoir consacré l'essentiel de sa vie au travail salarié on dédie ce temps libéré à la vie familiale pour ses descendants pour ces ascendants dépendants à l'aide associative qu'elle soit culturelle sportive caritatives mais aussi à la vie démocratique et il faut beaucoup de paresse intellectuelle pour ne pas saisir ce qui se joue ces travaux là ne sont pas rémunérés mais ils tiennent notre pays debout et ces attaquilibre là que vous profanez vous avez en charge la plus belle des missions celle de la cohésion de notre nation elle ne repose pas je le dis sur quelques milliards que vous ne cherchez que dans la poche des gens ordinaires elle repose sur un contraste social qui donne un chacune et à chacun sa juste pas des efforts collectifs prendre sur la vie de ses corps qui est tous les matins se croisent dans le RER ou dans les bus aux aurores pendant que d'autres se couche après avoir veillé sur nos routes sur nos rail on attraprovisionnement prendre sur la vie de ceux qui ont affronté la météo sur les chantiers on travaillait à la chaîne affronter les trois huit prendre la vie de ceux qui ont trimé dans les entrepôts et sur notre sécurité accompagner les malades il n'est pas d'impôts plus injuste donner au dernier âge le souffle de la vie il n'est pas de projet au contraire plus noble dans cette hémicycle chers amis chers collègue raisonne la voix des Français qui a une écrasante majorité dans les sondages comme dans la rue vous le calme re non c'est je vous remercie mon cher collègue [Applaudissements]
Olivier Faure