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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 avril 2026 24 min

Israël-Liban, carburant, la gauche avant la présidentielle... Benoît Payan dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Benoît Paillant. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Beaucoup de sujets à voir avec vous.

L'avenir de la gauche, vous avez un avis très clair sur la question. On va parler carburant aussi. Évidemment, vous êtes à la tête d'une d'une grande ville.

Donc comment les habitants de Marseille y font-ils face avant cela ? Et c'est lié bien sûr au conflit au Moyen-Orient. L'information de la nuit, c'est le début de ce cesser le feu au Liban.

Vous avez avec le Liban la Méditerranée en partage. Marseille est aussi lié historiquement au au Liban. Est-ce que ce matin ce répi rassure ?

Bon, d'abord, il était nécessaire 6 semaines de guerre, 6 semaines de bombardement sur le Liban en partant du sud jusqu'au nord du Liban. Ça a été pour les Libanais une tragédie absolue. Et queles que soient les considérations d'ailleurs du gouvernement israélien voulant éliminer les chefs du Esbola, ça a fait des dégâts considérables.

Ça a tué des civils comme ça a été le cas dans des proportions forcément différentes mais comme ça a été le cas notamment dans la bande de Gaza. Donc il était temps que ça s'arrête. Néanmoins, on est quand même suspendu.

On a un cesser le feu qui semble extrêmement précaire. Vous avez vu que des RX ont ou sont intervenus ça et là dans la nuit et que le Liban et que la région reste de manière générale une poudrière. Et on sait que le Liban et depuis de nombreuses années est un pays qui est tiraillé, est un pays où les influences extérieures d'abord par la Syrie de Bachar et d'Afèz et laassade avant lui, ensuite par le régime des mol depuis 79 euh avec les milits chites à l'intérieur avec une division de la population libanaise.

Le Liban, c'est une mosaïque, c'est un pays où il y a des chrétiens, des sunnites, des chites. Mais c'est un pays que la France historiquement et et on sait le rôle que les Libanais ou on sait que pendant la seconde guerre mondiale le général de Golfsie est trouvé. On sait que c'est un pays francophone, francophile.

C'est un pays merveilleux quand on y va. Mais je suis moi catastrophé de voir la situation pour les Libanaises et les Libanais dont beaucoup sont à Marseille, vous le savez, vous l'avez dit, mais dont beaucoup sont amoureux de la France qui attendent de la France. qui attendent de la France bien sûr des mots de réconfort mais plus que des mots ils attendent de la France je le crois aussi des actes très forts pour maintenir le CCF la France justement est à sa place la France est dans son rôle en ce moment au Liban où faudrait faire davantage bon d'abord moi je ne suis pas ministre de la défense ni président de la République ni ministre des affaires étrangères je sais que historiquement la France a de part son histoire au Liban et y compris depuis l'indépendance du Liban je pense Je veux pas parler de ce qui s'est passé avant l'indépendance du Liban est un pays qui a eu des liens très étroits et une présence française très forte.

On le sait, les Libanais sont extrêmement attachés à la France, qu'il soi francophone ou pas, qu'il soi chrétien ou pas. D'ailleurs, c'est un pays où on entend le français et où le français raisonne et où la poésie française ou la littérature française existe. Euh mais évidemment que à mon sens la France doit sur cette question-là comme sur d'autres notamment au Moyen-Orient regagner sa place et toute sa place parce que la France a une place singulière dans le monde euh et que on ne peut pas faire comme si même si nous sommes une puissance militaire dite moyenne au regard des proportions de tête nucléaire ou de puissance militaire, je pense que nous sommes une puissance diplomatique [grognement] bien plus grande que ce la France.

Venons-en à l'une des conséquences de ce conflit pour nous ici. 2,20 le litre de gazol ce matin, 70 centimes de plus qu'il y a un an. Ça touche tout le monde, y compris les Marseillais, Benoît Paillant.

Une ville très étendue par ailleurs où la voiture est souvent nécessaire au déplacement. Qu'est-ce que peut un maire faire la rose des cartes ? J'ai bien raison, c'est une ville très étendue.

Elle fait de fois et demi Paris, c fois Lyon en surface. Donc on a besoin de sa voiture sur et donc on a besoin de sa voiture. Surtout que c'est une ville où les transports en commun sont absents.

Et j'ai eu l'occasion de dire sur votre plateau que la dernière ligne de métro a été inaugurée 1 an avant ma naissance. Je sais pas si vous imaginez le retard structurel. Donc les Marseillais souffrent euh de l'augmentation du prix.

Que pouvez-vous faire vous en tant que maire déjà sur le prix ? Pardonnez-moi, je comprends la question mais vous comprenez bien la réponse. Vous allez pas demander à un maire ce qu'il peut faire pour envoyer une fusée sur la Lune.

Non mais il y a presque 14000 agents municipaux par exemple. Est-ce que vous pourriez considérer de les mettre en télétra de les mettre davantage en télétravail des tickets restaurants ? Ce sont des mesures d'aide direct au pouvoir d'achat.

Ça, ce sont des choses qu'on fait déjà et c'est des choses que évidemment nous mettons en place. Et on voit que les entreprises marseillaises sont en train d'éviter la catastrophe pour leur propres salariés, pour leur propre collaborateur en disant "En attendant que le prix baisse, essayons de ne pas effectuer euh de déplacement superfétatoire ou de déplacement particulier, restez à la maison quand vous le pouvez. Il y a évidemment des métiers dans lesquels on peut pas être en télétravail.

Quand on est maçon, on se met pas en télétravail. Mais pour certains agents en effet, c'est possible. Et puis il y a aussi la question de la gratuité des transports en commun de manière ponctuelle et nous sommes en train de la demander même si on reviendra sur la métropole, il y a quelques sujets financiers qui nous inquiètent au maximum et donc on dit aux gens prenez au maximum les transports en commun, trouvons des tarifs et c'est tout à fait possible de faire on le fait par exemple moi je fais la gratuité quand on a les pics de de pollution.

Donc moi, je suis en train d'étudier la question de la gratuité, du stationnement pour que les gens puissent laisser leurs voitures s'en payer euh pendant les les jours ou les semaines où on va avoir cette inflation euh d'essence pour que les gens puissent prendre euh le métro. Charge maintenant à la métropole, métropole que nous avons désormais en commun, de pouvoir faire baisser le prix du ticket. Mais quand on a une ville si peu développée en terme de réseau, il faut pas raconter d'histoire.

Marseille, il y a aussi les pêcheurs par exemple, on sait que à quand ils ont bloqué un dépôt pétrolier. Ils sont très impactés par la hausse du prix de l'essence. Comment ça se passe ?

Alors c'est pas tout à fait le même système. Les pêcheurs de Marseille, c'est pas les pêcheurs de l'Ouest. Donc on est sur une pêche et puis il y a moins de chaluier surtout.

Mais ça c'est voilà. Donc on a des on a pas tout à fait le le même tonnage pour être précis. Donc en effet, ils subissent de plein fouet mais comme de toute façon euh les livreurs comme toutes les personnes qui ont besoin comme le particulier comme vous et moi.

Donc on subit de plein fouet quand on n pas de voiture électrique, quand on ne se déplace pas en vélo ou qu'on a pas la chance d'avoir les transports en commun et vous imaginez ce qui se passe dans les territoires ruraux. Euh il y a évidemment beaucoup de choses à faire. Euh là je suis en train d'étudier euh mais ça c'est plus pérenne.

Nous on a des tunnels par exemple euh sur la question du pouvoir d'achat. qui sont payants et qui coûtent une fortune. Faire baisser le prix des tunnels, faire la gratuité sur euh les parkings.

Mais là, vous parlez de mesures temporaires ou de mesures qui seront pérennes ? Sur les tunnels, ça sera pérenne. Mais ça, je suis en train d'y travailler parce qu'évidemment pour moi euh c'était insupportable.

Ça coûte en fait, on a au kilomètres à Marseille alors qu'on avait un retard systémique sur les transports en commun, le prix du tunnel le plus élevé, c'est-à-dire qu'en aller-retour Marseille intramuros hein, 12,60 € par jour. Bon, je vous laisse imaginer ce que ça fait à la fin du mois. 12,60 € par jour.

Donc, on travaille à en fait sur la question du pouvoir d'achat. Donc, je peux travailler sur le pouvoir d'achat, pas directement sur le prix de licence. Et si vous avez un qui vous raconte qu'il est capable de faire quelque chose, vous me le montrez.

Je crois que pas grand monde, peu de maire nous ont nous ont expliqué qu'il pouvaient faire baisser eux-mêmes le prix de l'essence. Sinon à mon avis ça se saurait. Mais est-ce que potentiellement l'idée qui peut être celle d'un Olivier fort par exemple de dire il faudrait remettre en place le chèque Éénergie ?

On sait que Marseille est une ville populaire. Là encore vous parliez de cette pression qui peut y avoir sur les sur les Marseillais concernant leur pouvoir d'achat par rapport à ces prix des produits pétroliers. Est-ce que l'idée de remettre des chèqus énergie peut être une bonne idée alors qu'on a peut-être pas forcément les moyens ?

Alors ça on n pas les moyens. C'est encore un autre sujet, on n pas les moyens euh les moyens, il faut savoir se les donner. Et la question de la répartition des richesses dans le pays, on va pas revenir là-dessus.

On a un pays qui est dans une situation financière et fiscale moyens de faire des chèqus catastrophiques. Ah bah dans la situation actuelle, je ne crois pas. Non, je pense que nous n'avons plus les moyens de faire d'échecs.

Nous n'avons pas de rentrée fiscale. D'ailleurs, il suffit d'avoir suivi les débats n pas la bonne. Non, je pense que il a évidemment raison sur le fond.

Je crois que la question de d'aider les foyers, d'aider les ménages et d'aider les entreprises notamment sur la question de l'énergie, elle est centrale et elle est très importante. Vous en avez parlé hier soir avec le président de la République, vous l'avez vu à l'IS. Est-ce que vous avez parlé de ces questions de pouvoir d'achat ?

Mais bien évidemment euh et donc de la pour quand on parle pouvoir d'achat, il faut que le gouvernement puisse avoir les moyens de répondre à ces défis qui sont face à lui. Or, on a construit un budget euh et de briqu et de broc parce que la réalité du parlement fait que au-delà de objectivement hein quand on voit l'Assemblée nationale, on ne peut-être que navrer. Vous imaginez quand on la regarde de 800 km comme je la regarde à Marseille, le spectacle qui est donné par la droite et par la gauche est affligeant.

C'està-dire je ne vois que des gens qui s'insultent toute la journée, qui sont incapables de bâtir des compromis, qui sont incapables de se parler et qui n'ont qu'en ligne de mire que l'élection présidentielle. Et puis ce qui se passe pour les Français, finalement, les Français, c'est de la chair à voter. C'est-à-dire on va en 14, il y a quand même des gens des gens proches qui ont voté enfin qui n en tout cas pas censuré le budget.

Le budget, il est il tient la quasi intégralité de la de la de la représentation nationale. C'est toujours mieux d'avoir un budget que rien. Euh même si le budget est imparfait.

Le sujet c'est je ne sais pas si vous imaginez si nous avions une France sans budget. Alors, je sais que certains veulent systématiquement faire tomber les gouvernements pour aller aux élections, aller aux élections, aller aux élections. Dans la situation actuelle, je ne suis pas sûr que celles et ceux qui veulent faire tomber le gouvernement soient en capacité de remporter les élections.

Je ferme la parenthèse. On va la parenthèse parce que vous regardez la politique depuis Marseille mais on comprend et on l'entend. Vous la regardez aussi, vous la connaissez d'assez près cette politique et la gauche.

Vous avez réussi à accomplir le rêve d'une partie de cette gauche justement à Marseille, l'Union de la gauche et des écologiste sans les insoumis de Jean-Luc Mélenchon. Ils se sont désistés sans accord avec vous. Vous en tirez quelle leçon ?

Moi à titre personnel, oui, ce que j'en tire comme leçon en ça c'est leur sujet. Moi je sais ce que j'ai fait et je sais ce que j'ai dit. Pour moi, il était évident.

Je ne sais pas si on a le temps de développer ça. On va le développer, on va le développer dans une minute. Mais allez-y compte terminer si je vous en prie.

Donc euh il était clair pour moi que les conditions n'étaient pas réunies pour faire un accord avec les insoumis. J'ai dit aux Marseillais que je ne le ferai pas et j'ai quand même l'impression que les journalistes ou les observateurs politiques sont assez surpris de voir qu'on puisse tenir sa parole ou qu'on puisse ne pas céder aux occas de Jean-Luc Mélenchon ou de certains de ses amis. Il y a pas de raison d'avoir peur de Jean-Luc Mélenchon en fait.

Alors, votre rapport justement aux insoumis, votre vision de la gauche. On va continuer d'en parler juste après l'info en une minute. Voici Philippe in Tibodo, il est 9h15.

Bout [musique] Télécom Free et Orange en négociation exclusive avec le groupe Altis France. C'est ce qu'annonce la maison maire de SFR. Les trois opérateurs français ont déposé une nouvelle offre de quelques 20 milliards d'euros.

Désentorse où cessé le feu entre le Liban et Israël recensai alors qu'il entrait en vigueur cette nuit. L'armée libanaise accuse Israël de bombardement et d'agression représaille dubola libanais avec des attaques sur les soldats israéliens. Emmanuel Macron fait part de sa vive préoccupation de la poursuite d'opérations militaires.

Le président qui préside avec le Premier ministre britannique un sommet à Paris. Objectif convaincre une trentaine de pays de sécuriser le passage des pétroliers dans le D3 d'Ormous, Allemagne, Italie ou encore Angleterre présent mais pas Washington. Et puis le salon du livre à Paris ouvre ce matin au public sur fond de polémique le départ de 170 écrivains de Grassé après le licenciement de son PDG Olivier Nora dont ils tiennent le milliardaire conservateur Vincent Vincent Boloré responsable grassé absent du salon au grand palais au sein des exposants France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon le quat Merci et nous sommes toujours avec Benoît Paillant, le maire de Marseille.

On va parler avec vous, on va continuer à parler avec vous de l'avenir de la gauche à un an de l'élection présidentielle all parler de littérature, je voyais qu'on parlait de gré [rires] ça aurait été intéressant. Une autre fois pour parler de littérature là, on voulait vous parler de politique notamment de votre relation avec Jean-Luc Mélenchon. Vous en avez dit un mot à l'instant.

Il ne vous a pas épargné pendant la campagne des municipales. On l'écoute. Quand ce cet arrogant maire pochette surprise de Marseille décide qu'il ne parle à personne alors qu'il est menacé, que nous sommes tous menacés par une victoire de l'extrême droite et que il refuse la représentation insoumise.

Il ne leur parle pas comme s'ils ne les connaissaient pas. Alors, que pense l'arrogant maire pochet de surprise de Marseille, je reprends évidemment ses termes. Est-ce que vous vous dites avec lui Jean-Luc Mélenchon, compte tenu de sa violence, c'est jamais ou s'il est en tête, si on a besoin de lui, il faudra bien réfléchir à une alliance de gauche un extrait très court de ce qu'il a pu dire ou de ce qu'il a pu raconter pendant.

On comprend à peu près l'esprit. Non, c'était c'était pas vraiment ce qu'il a dit ce jour-là. Il est allé beaucoup plus loin mais c'est pas le sujet.

Voilà, c'est pas le sujet. Euh d'abord, je fais pas vraiment attention au à ce que dit Jean-Luc Mélenchon quand il fait les dérapages sur moi. Vous comprenez bien que on n'est pas dans les dérapages habituels de Jean-Luc Mélenchon quand il parle d'Epstein quand il le dit et je l'ai dit comme il l'a dit là.

Vous croyez vous comprenez que ça fait froid dans le dos et ça c'est assez inquiétant. Néanmoins, je crois qu'il ne faut pas tomber dans le piège qui est en train de tendre. Euh, j'entendais tout à l'heure qu'on parlait d'un milliardaire conservateur, le le groupe Bolloré qui fait de Jean-Luc Mélenchon, qu'il ne faut pas sous-estimer d'ailleurs, finalement le prochain adversaire du candidat du rassemblement national et on voit déjà même si les élections sont jamais jouées d'avance, on voit déjà un deuxième tour Jean-Luc Mélenchon, Vincent Boller pourquoi est-ce qu'il ne faut pas sous pardon, je fais un drôle de lapsus.

Oui, c'est un lapsus. Donc c'est parce que je parlais de de littérature tout à l'heure ou de science-fiction peut-être. Euh donc en fait on voit très bien que on a envie quelque part certains ont envie d'installer ce duel comme s'il était de manière irrémédiable posé sur la table.

Ne sous-estimons pas Jean-Luc Mélenchon qui est quelqu'un de très cultivé, de très intelligent et qui a la capacité de se Benoît Pau au deè tour de l'élection présidentielle. Quand on regarde les scores de Jean-Luc Mélenchon aux deux précédentes élections présidentielles, encore la dernière, le score est très honorable. Ce que je viens de vous dire là, il est justement capacité de se Iser.

Donc ne le sous-estimons pas. Euh ou alors peut-être me suis mal exprimé, mais ne sous-estimons pas Jean-Luc Péléchon qui est tout à fait capable de se hisser au second tour de l'élection présidentielle et celles et ceux qui l'enterrent de comment dirais-je euh de de d'ors et déjà se trompent. Mais en réalité là où la gauche fait à mon sens et Jean-Luc Mélenchon, mais on y reviendra.

Une erreur fondamentale, c'est que entrer dans le piège de savoir si on est pour ou contre les filles, est-ce qu'ils sont antisémites ? Est-ce que le matin Jean-Luc Mélenchon a des cornes qui poussent ? Enfin, vous voyez, j'entends des débats toute la journée qui moi mes frais qui n'ont aucun sens.

Tout le sujet c'est de savoir comment se positionner. Est-ce qu'il est trop radical ? Bien évidemment que non.

Que la question est-ce qu'il est radical ? Écoutez, quand on regarde le programme de Lonel Jospin ou de François Mitteran, Jean-Lique Mélenchon est beaucoup moins radicé. Le problème, pardonnez-moi, je vous le problème c'est mais vous pourrez m'en poser tant que vous voulez.

Donc le problème de Jean-Luc Mélenchon, c'est son rapport à la démocratie. H c'est son rapport à ce qu'a toujours défendu la gauche et son rapport à à mon sens à ce que fait la sphère de de ces news Boloré et celle du rassemblement. Le problème de la gauche non insoumis c'est aussi sa capacité à exister.

Vous avez réussi à Marseille mais au niveau national c'est plus compliqué. On dit qu' Yannick Jad Raphaël Luxman, Boris Vallot travaille à un appel à unifier la gauche. Est-ce que vous en avez entendu parler ?

Est-ce que vous allez être signataire de quelque chose en commun avec eux ? Comment on peut travailler euh pour dans cette gauche qui ne se reconnaît pas en Jean-Luc Mélenchon pour exister et s'unir avant 2027 ? Tant que la gauche considérera que son sujet c'est Jean-Luc Mélenchon, la gauche ira Je vous pose pas la question de Jean-Luc Mélenchon.

Je vous pose la question de comment on s'unit est-ce que est-ce que ça passe par une primaire ou pas ? Comment on choisit un candidat ? La question pour eux, et je pense que c'est une erreur, est de tenter de ne pas entrer dans le piège de Jean-Luc Mélenchon ou dans le positionnement face à Jean-Luc Mélenchon.

Or, les Françaises et les Français doivent entendre désormais une gauche capable d'apporter des réponses qui soient des réponses qui ne soient ni tièdes ni molles. Parce que vous savez que Jean-Luc Mélenchon délivre des brevets ou met à l'index délivre des brevets de gauche ou met à l'index tel ou tel en disant tu n'es pas assez de gauche, tu es trop de de droite. Bon et donc en fait il faut sortir de cette histoire là mais c'est le Benoin Pa d'avoir Jean-Luc Mélenchon candidat et un autre candidat de gauche.

Mais ça vous l'aurez remarqué la politique nationale j'essaie de m'en tenir assez loin même si elle me concerne et que je ferai tout ce que je peux et je mettrai toute ma force pour éviter que le candidat de de ce système qui est en train de se mettre en place parce que on a raconté pendant longtemps que le système c'était le service public. On voit bien que le système c'est désormais autre chose que ce système dit antisystème extrémiste ne voit son candidat arriver à l'Élysée parce que ça serait d'ord je me répète aussi vous l'avez dit vous-même ça peut être aussi si on se base sur les résultats des présidentes élections c'est sûr que le candidat du parti socialiste a moins démontré qu'il est en capacité de se qualifier au secours que je vous aura pas échappé que je ne suis plus parti socialiste depuis 19 mais bien évidemment mais et encore une ça et on voit bien d'ailleurs que l'élection présidentielle n'est pas un sujet de parti. L'élection présidentielle dans la 5e République et on peut le regretter c'est une affaire de volonté, de détermination, de projet, de programme et d'emport.

Parti fort, c'est le Rassemblement national. Vous l'avez vu à Marseille où il a remplacé la droite chez vous. Il il dirige au dit le 5e, le 6e secteur.

C'est équivalent grosso modo à quatre arrondissements. Comment est-ce que vous allez faire avec cette opposition du Rassemblement national ? vous allez faire comme si elle n'existait pas, vous allez prendre en compte le message passé par ces électeurs.

Non, je pense qu'il faut respecter bien évidemment les éleconds pas les électeurs et les dirigeants ou les représentants du clan Le Pen aux élections municipales ou aux élections nationales. Je pense que tout le monde doit être écouté et que les raisons qui conduisent un certain nombre de Marseillais et de Marseillais ou de Français et de Français à voter RN doivent être entendu. Soz pas laissé la Benjamin la Benjamin de du conseil faire l'appel faire l'appel comme coutume, une élu de rassemblement national qui légalement, c'est le Benjamin de l'Assemblée et donc la Benjamine qui a fait l'appel le jour de l'élection du maire.

Ensuite légalement, ce n'est absolument plus la réalité. Donc euh je encore une fois, voyez, vous voyez où on en est. On est en train de parler aux Françaises et aux Français d'une situation qui les importe.

Euh est-ce que j'appelle le Benjamin ou la Benjamin c'est important la place qu'on laisse à l'opposition aussi dans une dans un dans un exécutif. Oui, c'est vrai que le Rassemblement national manque de de de voix dans les médias. C'est sûr que vous avez raison.

Il faudrait que je m'inquiète de leur donner beaucoup plus de de temps de parole. Vous avez raison. Parlons de la métropole. la métropole ex-Marseille qui vit euh une situation un petit peu compliquée, on l'a appris ces derniers ces dernières heures avec 123 millions d'euros de déficit, c'est ce que nous dit ici Provence.

Euh alors ce qui euh les les causes sont la baisse des dotations de l'État, c'est ce que dit le le président, mais aussi les prix des carburants, la gratuité dans les transports et la collectivité à jusqu'au 28 avril pour trouver une solution avec un risque de de mise sous tutelle. C'est un vrai risque aujourd'hui. Oui, c'est non seulement un risque mais un problème.

Vous imaginez bien que si la 2e métropole de France devait être mise sous tutelle, il y aurait des séissements en cascade et ça aurait des répercussions pour évidemment tout le territoire marseillais. Alors la métropole mais toutes les villes qui vont avec ex- en Provence, Marseille, les 90 autres communes et ça pourrait déclencher et c'est en ça que j'avertis évidemment et que j'ai averti l'État, ça pourrait déclencher dans le pays une forme de fronte des élus locaux. Alors parant déjà de façon très concrète pour les habitants de la métropole, si la métropole est placée sous tutelle très concrètement ça change quoi ?

Alors ça dépend de comment est exercé la tutelle. Si vous voulez, on entre dans le détail du code général des collectivités territoriales, mais le préfet prend la main et il exécute les compétences obligatoires de la métropole. C'est-à-dire que on payera les salaires, les métros continueront de roulerinvestissement par exemple.

Mais par exemple les investissements, l'aide au tissu associatif, les questions qui sont hors des compétences classiques ou même dans les compétences classiques vont être découpées. Mais pas que ça. Sachant que cette métropole, elle est, je le précise pour les auditeurs, elle est cruciale pour vous et que pour la première fois les élections auront mis fin à une longue guerre entre la métropole et Marseille.

Vous avez aussi avoir les manettes et donc être responsable de la totalité de la politique y compris par exemple sur les transports menolent sur les transports sur la propreté et pour nous et pour nous évidemment et pour Marseille cette affaire change tout. Qu'est-ce qui se passe quand le nouveau président de la métropole arrive ? nouveau président qui ne partage pas mes idées politiques, mais une métropole encore une fois c'est vous savez les poubelles elles sont ni de droite ni de gauche.

Donc on a réussi à dans l'intérêt des Marseillaises et des Marseillais et des habitants des autres communes à travailler ensemble, on découvre c'est un peu plus de 123 millions d'euros de fonctionnement. Je vais pas rentrer dans le détail mais donc on a un vrai sujet. Donc il faut évidemment travailler à ce que l'État, les collectivités territorielles et les villes à l'intérieur de la métropole puissent travailler.

Mais je vous ai dit quelque chose euh et vous ne m'avez pas laissé aller au bout euh de cette affaire-là. Si cette métropole est placée sous tutelle parce que les gouvernements successifs n'ayant pas l'argent de pour boucler le budget ont tapé dans les caisses des métropoles, des villes, des régions, des départements. Si cette métropole est mise sous tutelle parce que nous décidons, qu'elle est mise sous tutelle parce que nous décidons de ne pas voter le budget, c'est pour ça qu'elle sera mise sous tutelle et que ça inspire d'autres collectivités territoriales en France.

Alors là, celles et ceux qui tiennent la France et hier soir, j'étais à l'Élysée où il y avait un certain nombre de ma situation où on traverse des crises, vers qui on se retourne ? On se retourne pas avec le respect que je peux avoir pour les parlementaires vers son sénateur, son député, on se retourne en général vers son maire. Sauf que les maires maintenant, ils en ont par-dessus la tête d'une situation, c'est qu'il pourrait y avoir un mouvement d'élu.

Ben, je vois que ça commence, ça commence chez moi euh et c'est pas c'est pas un territoire anodin. Quand on se rend compte que on nous demande de faire des efforts de plusieurs dizaines de millions d'euros pour abonder le budget de l'État, on est dans une situation qui risque potentiellement de devenir explosive. Merci beaucoup Benoît Paillon, maire de Marseille d'avoir été avec nous ce matin sur France Info.

Merci bien sûr Camille Vigon Lec, le nouvel. Restez avec nous les informer dans quelques secondes.

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