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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 25 mars 2024 10 minFond programmatiqueSécuritéÉconomie & entreprisesOutre-merInstitutions & élections

Déclaration du Président Emmanuel Macron à son arrivée en Guyane.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Je suis venu à chaque étape de ma vie professionnelle en Guyane, avec toujours le même bonheur, et c'est la deuxième fois comme président de la République. »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « Ils ont été à la quasi totalité tenus. Certains sont encore en train de se décliner, je pense à la prison où à quelques investissements de long terme. »
  • 3:30Emmanuel MacronChiffre
    « Des moyens supplémentaires ont été octroyés aux territoires à peu près dans tous les domaines, des investissements massifs ont été décidés. »
  • 4:30Emmanuel MacronFait
    « Le 100 % contrôle, qui a permis de réduire drastiquement le trafic de stupéfiants. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « L'opération Harpie qui a été, vous le savez, très douloureuse pour nous tous, puisque nous y avons perdu plusieurs de nos militaires ces dernières années, mais qui est aussi marquée par son efficacité dans la lutte contre l'orpaillage illégal et les trafiquants. »
  • 6:30Emmanuel MacronFait
    « On a pu avancer collectivement sur l'agriculture, mais il y a encore des filières où la dépendance alimentaire et agricole demeure, le secteur de la volaille, du bœuf et de la tomate. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « On a commencé à transférer les terres vers la SAFER, mais on voit bien qu'il y a toute une problématique de filières à bâtir. »
  • 7:30Emmanuel MacronFait
    « Les procédures et les normes ont été beaucoup trop lentes. Ces derniers jours ont permis de débloquer des choses qui sont attendues par nos pêcheurs. »
  • 8:30Emmanuel MacronFait
    « Lutter contre l'orpaillage illégal, donner un cadre pour qu'il y ait une activité aurifère responsable et pérenne, permettre l'activité agroforestière responsable et pérenne, et permettre une exploitation durable de notre forêt sont autant d'enjeux. »
  • 10:30Emmanuel MacronFait
    « Une décision qui a été prise hier en Conseil de défense, que j'ai tenu avant de quitter l'Hexagone, a été simple. C'est de prendre acte des décisions dont nous disposons, et de voir aussi que ce groupe particulier qui est impliqué, semble-t-il, dans cet attentat, avait conduit, ces derniers mois, plusieurs tentatives sur notre propre sol. »
  • 11:00Emmanuel MacronFait
    « Compte tenu de ses ramifications et de ses intentions, par mesure de précaution, mais avec des éléments crédibles et solides, il a été décidé de hausser la posture de Vigipirate. »
  • 11:30Emmanuel MacronFait
    « Je pense qu'en la matière, nous avons proposé aux services russes, comme à nos partenaires de la région, une coopération accrue. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, comment allez-vous ? Je suis à vous. Emmanuel Macron, vous venez ici, en Guyane, sept ans après votre premier déplacement.

Quel sens vous donnez à ce déplacement compte tenu des problématiques ici, on le rappelle, la sécurité, la vie chère, mais aussi le trafic de stupéfiants ? Des problématiques qui persistent, et des attentes, à la fois des élus mais également de la population. Merci beaucoup.

D'abord, c'est, je crois, le sixième ou septième voyage que je fais ici. Je suis venu à chaque étape de ma vie professionnelle en Guyane, avec toujours le même bonheur, et c'est la deuxième fois comme président de la République. Je viens en effet après ce voyage de l'automne 2017 qui s'était déroulé dans un contexte très différent, on s'en souvient, après une crise très forte au printemps qui avait précédé les élections présidentielles.

D'abord, je regarde les engagements qui avaient été pris et que j'avais endossés. Ils ont été à la quasi totalité tenus. Certains sont encore en train de se décliner, je pense à la prison où à quelques investissements de long terme.

Mais, en 7 ans, des moyens supplémentaires ont été octroyés aux territoires à peu près dans tous les domaines, des investissements massifs ont été décidés et des actions, qui d'ailleurs avait été convenues, ont été engagées. Vous parliez des problématiques qui demeurent, et j'en suis pleinement conscient. C'est ce que nous verrons avec les élus et l'ensemble de la population présente, sur la sécurité, par exemple.

Dès maintenant, nous allons commencer, avec les ministres, sur les dispositifs que nous avons mis en place. Dans quelque temps, sur le 100 %, contrôle, qui a permis de réduire drastiquement le trafic de stupéfiants, ce qui est très cohérent aussi avec ce que nous avons décidé sur le sol guyanais en termes de lutte contre les stupéfiants et les trafics par les moyens supplémentaires que j'évoquais. J'aurai aussi l'occasion, cet après-midi, en matière de sécurité, de revenir sur l'opération Harpie qui a été, vous le savez, très douloureuse pour nous tous, puisque nous y avons perdu plusieurs de nos militaires ces dernières années, mais qui est aussi marquée par son efficacité dans la lutte contre l'orpaillage illégal et les trafiquants.

C'est l'un des sens de ce voyage, c'est donner un nouvel élan à Harpie et de bâtir aussi de nouvelles coopérations avec nos partenaires brésiliens. C'est le sens d'une partie de ce que je ferai dans la foulée en proposant aux élus guyanais de m'accompagner pour bâtir une stratégie commune. Ensuite, l'objectif de ce voyage, pour moi, c'est de revenir aussi sur ce qui n'avance pas assez vite à mes yeux.

Je partage l'impatience de la population. On a pu avancer collectivement sur l'agriculture, mais il y a encore des filières où la dépendance alimentaire et agricole demeure, le secteur de la volaille, du bœuf et de la tomate. Il n'y a pas de fatalité.

On a commencé à transférer les terres vers la SAFER, mais on voit bien qu'il y a toute une problématique de filières à bâtir, nous y reviendrons, et je veux qu'on prenne des décisions rapides. Je les annoncerai tout à l'heure. La pêche est aussi un domaine important pour l'économie guyanaise, et l'activité.

Là-dessus, je reviendrai tout à l'heure sur des dispositifs qui, à mes yeux, n'ont que trop tardé puisque les procédures et les normes ont été beaucoup trop lentes. Ces derniers jours ont permis de débloquer des choses qui sont attendues par nos pêcheurs. J'y reviendrai dans quelques heures, mais c'est pour moi l'occasion des annonces de la journée.

Puis, il y a la question de la valorisation de ce domaine qui est unique, en pleine terre amazonienne. Donc lutter contre l'orpaillage illégal, donner un cadre pour qu'il y ait une activité aurifère responsable et pérenne, permettre l'activité agroforestière responsable et pérenne, et permettre une exploitation durable de notre forêt sont autant d'enjeux sur lesquels il nous faut aujourd'hui bâtir un nouveau cap. On va décider à la fois de nouveaux investissements et d'une stratégie en commun.

Puis, il y a la question institutionnelle. On y reviendra ce soir autour d'un dîner de travail. Il y a eu beaucoup de travail qui a été fait par les élus.

J'ai moi-même décidé d'une mission pour instruire ces sujets. On y reviendra pour que ces évolutions potentielles puissent être au service des attentes de la population. Donc je viens, six ans et demi après le premier voyage comme Président, pour à la fois constater ce qui a été fait et les engagements qui ont été tenus, mais voir aussi que nous avons d'immenses défis et que, pour moi, en particulier sur les questions économiques que j'évoquais, les questions d'avenir sur notre forêt, mais aussi les questions de santé, nous avons encore beaucoup de choses à faire et à acter.

J'y reviendrai tout au long de cette journée et demain. Demain, on sera au centre spatial pour avancer sur une filière d'excellence et donner, là aussi, des nouvelles perspectives. Voilà, c'est avec beaucoup de bonheur que je suis ici aujourd'hui, retrouvant une terre que je connais bien et que j'aime, pour regarder avec lucidité ce qui va et ce qui ne va pas, et essayer de bâtir, avec les membres du Gouvernement qui m'accompagnent et l'ensemble des services de l'État et des élus, des solutions responsables dans la durée pour bâtir l'avenir de la Guyane.

Dans la foulée, je poursuivrai un déplacement régional au Brésil. J'ai invité les principaux élus à m'y accompagner parce que je crois très profondément, et je le fais partout à travers le monde pour nos Outre-mer, que les stratégies de développement se bâtissent aussi dans des approches régionales. Donc, ce que nous ferons cet après-midi sur la forêt, nous essaierons de le poursuivre avec nos partenaires brésiliens demain.

Ce que nous faisons sur les grandes filières économiques, nous inviterons les Brésiliens à y coopérer. [INAUDIBLE] a été relevé hier. Avez-vous de nouvelles informations sur des menaces directes de l'EI visant spécifiquement la France, ou est-ce avant tout une mesure de précaution, à 4 mois des Jeux Olympiques ?

Sur le même sujet, après l'attentat perpétré à Moscou vendredi, quelles sont vos craintes concernant les conséquences que ça pourrait avoir pour l'Ukraine, alors que Moscou pointe directement du doigt ce pays ? Je veux d'abord ici redire notre soutien et notre solidarité à l'égard du peuple russe, et avoir une pensée pour toutes les victimes et leurs familles, et pour tous les blessés. La Russie a été touchée par une attaque terroriste islamiste que nous avons malheureusement connue ces dernières années, et nous savons combien ceci blesse un pays et une nation en profondeur.

Je redis ici toute notre solidarité. Cet attentat a été revendiqué par l'État islamique et les informations dont nous disposons, dont nos services disposent, comme nos principaux partenaires, indiquent en effet que c'est une entité de l'État islamique qui a fomenté cet attentat et l'a mis à exécution. Sur ce sujet, une décision qui a été prise hier en Conseil de défense, que j'ai tenu avant de quitter l'Hexagone, a été simple.

C'est de prendre acte des décisions dont nous disposons, et de voir aussi que ce groupe particulier qui est impliqué, semble-t-il, dans cet attentat, avait conduit, ces derniers mois, plusieurs tentatives sur notre propre sol. Donc, compte tenu de ses ramifications et de ses intentions, par mesure de précaution, mais avec des éléments crédibles et solides, il a été décidé de hausser la posture de Vigipirate. Vous vous souvenez que nous l'avions réduite en début d'année.

Elle avait été elle-même haussée après les attentats d'Arras. Donc c'est une mesure qui est cohérente compte tenu de la revendication de cet attentat et du fait que ce groupe a plusieurs fois tenté de toucher le sol français. Je pense qu'en la matière, nous avons proposé aux services russes, comme à nos partenaires de la région, une coopération accrue.

Notre souhait est évidemment qu'on puisse retrouver le plus rapidement possible les coupables et que nous continuions de lutter efficacement contre ces groupes qui se projettent dans plusieurs pays. On le voit bien, la Russie, il y a quelques mois en Turquie, ils ont tenté la France un peu avant. Je pense qu'en la matière, il faut se garder de toute instrumentalisation ou déformation, mais être exigeant et efficace.

C'est dans cet esprit-là que nous avançons, et j'espère que la Russie fera de même. Il faut se garder de toute instrumentalisation. Il y a, par ailleurs, une guerre d'agression que nous avons condamnée, et à laquelle nous sommes, vous le savez, profondément opposés et qui nous a conduits à prendre des sanctions contre la Russie et à soutenir l'Ukraine.

Je pense que ce serait à la fois cynique et contre-productif, pour la Russie elle-même et la sécurité de ses ressortissants, d'utiliser ce contexte pour essayer de le retourner contre l'Ukraine. Monsieur le Président, vous avez toujours dit que, si nécessaire, vous parleriez à Vladimir Poutine en temps utile. Est-ce que cette actualité vous fait dire que c'est le moment de renouer, vous, les échanges avec le Président russe ?

Dans un premier temps, en tout cas, les contacts ont été pris à tous les niveaux techniques et ministériels pour pouvoir proposer notre coopération, compte tenu des informations dont nos services disposent et des éléments qui peuvent être utiles aux Russes. Ça se fera à ce niveau, dans un premier temps. Nous verrons l'évolution du contexte, et si les jours ou semaines qui viennent le justifient.

Merci beaucoup.