Tous victimes des fake news ? - C à Vous l’Intégrale - 18/03/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Lorrain sera très vite de retour.
A la une, la prolifération des fake news liée à la guerre au Moyen-Orient. - A.-E.Lemoine: Des images de soldats américains en larmes totalement générées par IA, ce qui est le cas de 30 à 40 % des contenus en rapport avec la guerre au Moyen-Orient.
Sommes-nous prêts à repérer ces fausses informations et à s'en méfier? Non, répond une enquête réalisée auprès de 2000 Français. Bonsoir, F.Kraus, directeur du pôle politique et actualité de l'Ifop.
Bonsoir, T.Huchon. Vous nous parlez aussi de manipulations numériques, Patrick. - P.Cohen: De fausses vidéos médicales et de vraies, des vidéos politiques plus favorisées que d'autres par les plateformes. - A.-E.Lemoine: La campagne municipale du 1er tour, marquée par un incident à Arcachon. - E.Tran Nguyen: Des mots très violents de la part du maire LR à l'encontre de son concurrent écologiste.
Cette scène a été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle fait beaucoup réagir. - A.-E.Lemoine: Un nouveau porte-avions pour la France, le 3e jour du procès en appel de N.Sarkozy et le Sénégal, privé de son titre de champion d'Afrique. - L.Sénéchal: Incroyable rebondissement.
Le Maroc est déclaré vainqueur de la CAN après la défaite du Sénégal sur tapis vert. Les joueurs ont quitté la pelouse pour contester une décision de l'arbitre. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, S.Kiberlain et P.Lottin, réunis au cinéma, et aussi le baryton F.Sempey. - P.Lescure: On parlera De C.Ventura.
Il a pris 35 000 photos de ses vies et de sa passion. Il les montre enfin. - A.-E.Lemoine: En cuisine, on retrouve Carla Ferrari.
Elle dirige les cuisines de PizzaCosy. - B.Chameroy: Bonsoir.
Après l'annonce du nom du futur porte-avions français par E.Macron, tout de suite, l'annonce du futur plat de "C à vous" par Carla Ferrari. - C.Ferrari: Ce soir, on va aller à Milan pour un risotto au safran et gremolata. - B.Chameroy: Je ne ferai rien, fort de l'expérience d'hier. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure. Tout de suite, l'Edito de Patrick. Des histoires de manipulation numérique avec des vraies et des fausses vidéos. - P.Cohen: Je commence par l'histoire de S.Knafo, la candidate zemmouriste qualifiée de justesse avec 10,4 % des voix.
Elle a préféré se retirer de la course pour faire barrage à la gauche. Même si son score est relativement modeste, l'extrême droite à Paris représente depuis des années entre 10 et 15 % des voix, elle a été l'une des sensations de cette campagne. Sa notoriété a explosé, notamment grâce à sa puissance sur les réseaux sociaux.
Selon un modèle emprunté au nouveau maire de New York Z.Mamdani, avec des vidéos animées et ludiques, des images parfois générées par l'IA. C'est ainsi que S.Knafo a été, de très loin, la candidate la plus visible.
Exemple: l'annonce de sa candidature en janvier. - P.Cohen: Ca dure quelques secondes, mais ça a fait un carton. 4,7 millions de vues.
En tout, les vidéos de campagne de S.Knafo sur X ont totalisé 17 millions de vues, contre 1,4 million pour celles de R.Dati, qui a pourtant produit des visuels très commentés.
Certes, S.Knafo en a posté davantage, mais chaque vidéo Knafo a été vue 3 fois plus en janvier et 10 fois plus en février que chaque vidéo Dati. - A.-E.Lemoine: Comment expliquer cet écart? - P.Cohen: Pas par le nombre d'abonnés.
S.Knafo et R.Dati ont à peu près le même.
Sauf à penser que les posts de Dati sont minables et que les vidéos de S.Knafo sont hollywoodiennes, il y a là quelque chose d'intrigant. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui fait qu'une vidéo est plus ou moins exposée sur l'algo? - P.Cohen: L'engagement, les likes et les retweets, les commentaires. par l'algorithme.
Or, dans le cas des vidéos de S.Knafo, ça ne colle pas. La vidéo du métro n'a suscité que 900 commentaires.
Et cette vidéo anodine postée en février... - S.Knafo: Je peux le goûter? - Si vous repassez, on vous donnera... - P.Cohen: Un quignon de pain qui suscite seulement 300 commentaires, mais 1,8 million de vues, soit 30 fois plus qu'une vidéo postée en janvier, où la même candidate fabriquait son pain.
Vidéo pourtant 2 fois plus retweetée et 6 fois moins vue qu'une vidéo sur les dérives financières du Conseil de Paris. S.Knafo a défié les lois algorithmiques de X qui s'imposaient à tous ses concurrents, notamment à R.Dati.
Sa visibilité a bénéficié d'une poussée structurelle qui n'a pas grand-chose à voir avec les qualités de ses vidéos, mais tout à voir avec un coup de pouce préférentiel de la plateforme d'E.Musk. - A.-E.Lemoine: 2e histoire, une usurpation d'identité... - P.Cohen: Dont a été victime ce nutritionniste, S.Hercberg.
C'est pour lui faire dire une série d'énormités. "Les algues éliminent les substances toxiques." 33 vidéos sur un site baptisé "Santé Sage".
Elles sont restées en ligne pendant 5 jours avec plusieurs dizaines de milliers de vues avant que YouTube ne supprime enfin cette chaîne. YouTube a promis d'accélérer ses procédures. S.Hercberg a lancé plusieurs alertes, sans réponse.
Le premier message qu'il a eu de YouTube, c'était: "Les conditions ne sont pas remplies pour qu'on puisse intervenir." Un truc comme ça...
Une usurpation d'identité dont a aussi été victime M.Lorphelin l'été dernier, en lui faisant vendre des produits sur les réseaux sociaux. - M.Lorphelin: "On transforme mon visage et ma voix pour vous vendre des compléments alimentaires ou des produits miraculeux, soi-disant, pour améliorer l'état de santé.
Ca peut vous porter préjudice. - P.Cohen: Vous avez vu cette courte séquence, avec la voix robotique et les lèvres désynchronisées.
Ca fait partie des indices qui doivent nous alerter. La qualité des deepfakes a fait des progrès considérables. - A.-E.Lemoine: On va revenir sur la qualité technologique des deepfakes, des images générées par l'IA, qui rend encore plus difficile le tri entre le vrai et le faux.
Un mot sur l'hypothèse d'un coup de pouce d'E.Musk à la campagne virale de S.Knafo. - P.Cohen: Pas forcément lui personnellement. - A.-E.Lemoine: Son algorithme.
C'est plausible? - T.Huchon: On a envie de penser qu'il y a un coup de pouce algorithmique, mais ce serait une erreur d'écarter le fait qu'il y a un coup de pouce personnel.
E.Musk s'est impliqué dans la campagne de tout un tas de partis d'extrême droite européens. Il a fait des conférences avec l'AfD en Allemagne.
Il a soutenu T.Robinson en Grande-Bretagne. Il a une volonté d'intervenir dans un certain nombre de scrutins avec sa personne et aussi avec ses outils numériques. - A.-E.Lemoine: Comment il se débrouille?
Il demande à ses ingénieurs de partager? - T.Huchon: C'est la partie immergée de l'iceberg.
On ne sait pas exactement comment fonctionnent les algorithmes. On a des indices pour comprendre comment tout ça se passe. Quand il a pris possession de X, il a modifié les algorithmes pour faire en sorte que ses posts à lui soient plus vus que les autres.
On sait qu'il est déjà intervenu sur les algorithmes... - P.Cohen: Pour son propre compte. - T.Huchon: C'était des tweets qui soutenaient les arguments politiques de Trump aux Etats-Unis.
Est-ce qu'il le fait pour S.Knafo? C'est une hypothèse qu'il ne faut pas écarter.
Elle a été à l'inauguration de D.Trump... - A.-E.Lemoine: A l'investiture. - T.Huchon: Elle a rencontré un certain nombre de personnes autour du candidat Trump.
A l'époque, Musk faisait partie de ce cercle très proche. - F.Kraus: Ca a un impact.
La campagne de S.Knafo a décollé quand elle a mis le paquet sur les réseaux sociaux. Elle est vraiment apparue comme la candidate des réseaux sociaux qui utilise massivement l'IA, qui est télégénique, qui marche chez les jeunes et chez des publics qui ne regardent plus les médias mainstream.
Ca préfigure ce que va être la campagne de 2027. Elle envoie un message clair: "Si on veut vraiment marcher..." - A.-E.Lemoine: Ca a eu un impact dans les urnes?
Elle aurait fait moins que 10 % dans les urnes à Paris? - F.Kraus: Tout le monde n'est pas allé voter.
La participation est faible. Pour les présidentielles, on a un public plus jeune, qui s'informe moins sur les affaires locales et qui peut être intéressé, ouvert à ce type de communication politique. - A.-E.Lemoine: Entre ces algorithmes qui poussent des contenus pour des raisons idéologiques, les vidéos qui usurpent l'identité d'experts, il est difficile de savoir où se situe la vérité.
C'est la raison pour laquelle, T.Huchon, vous avez testé les Français sur leur capacité à repérer les fausses informations et à comprendre comment elles sont produites. Le résultat est accablant.
On est nuls. - T.Huchon: Bah...
Oui. Je peux pas vous dire autre chose. - A.-E.Lemoine: Il y a un quiz... - T.Huchon: On a créé un quiz.
Vous pouvez le faire gratuitement sur Internet. 20 minutes, 20 questions pour vous auto-évaluer sur les fake news. Ces questions touchent 4 domaines, dont les biais cognitifs.
Les algorithmes, les médias et le monde de l'information et l'IA. Les gens qui ont passé ce quiz en ligne, ils sont à peu près 7000, ils ont 10,2 sur 20. - A.-E.Lemoine: Pile la moyenne. - T.Huchon: C'est bien mais pas top.
On a essayé de travailler avec l'Ifop pour essayer d'objectiver ce chiffre sur les Français. C'est un panel représentatif de 2000 personnes. C'est un panel relativement important d'un point de vue méthodologique.
La moyenne n'est pas très bonne pour l'ensemble des Français. 5,4/20, ce qui est vraiment pas bon. Surtout, on a 89 % des Français qui n'ont pas la moyenne sur ce quiz.
Le quiz est volontairement difficile, pour une raison qui n'est pas une lubie. C'est difficile de lutter contre la désinformation. Il fallait que ce quiz soit difficile, parce qu'on a un vrai problème.
Ce problème, on l'a tous. Le quiz le montre bien. Les résultats de l'enquête avec l'Ifop le montrent bien.
Il n'y a pas une catégorie de la population qui est sauvée. Ceux qui ont les moins mauvaises notes ont 7 de moyenne. - A.-E.Lemoine: C'est les plus jeunes. - F.Kraus: C'est ça qui est plutôt rassurant.
Le diplôme protège de l'erreur humaine. Les étudiants, les jeunes...
Plus on est diplômé, plus on est jeune... - A.-E.Lemoine: Et plus on est à gauche, moins on est nul?
Bizarrement... - T.Huchon: C'est peut-être plutôt: plus on est à droite, voire à l'extrême droite, moins les résultats sont probants. - A.-E.Lemoine: Plus on est poreux... - T.Huchon: C'est un élément sur le complotisme...
Il y a un continuum entre l'adhésion à des positions extrêmes vers la droite et l'adhésion à des croyances et parfois une sorte d'éloignement par rapport aux faits. - F.Kraus: A l'ultragauche, on a aussi une rupture avec les médias mainstream.
Chacun se réfugie dans ses bulles informatives sur les réseaux sociaux, sur des influenceurs...
On a un filtre qui fait qu'on ne croit plus vraiment la réalité sur tout un tas de sujets. - A.-E.Lemoine: Les grands événements qui font l'actualité sont désormais une source de prolifération de fausses informations, notamment la guerre au Moyen-Orient. 30 à 40 % des contenus liés à ce conflit sont créés par l'IA.
C'est une étude citée par "Les Echos". C'est l'autre champ de bataille, celui des fausses images? - T.Huchon: Il y a quelques années, quand on parlait avec des militaires des problématiques de guerre informationnelle, ils qualifiaient ça d'un champ de bataille supplémentaire.
Aujourd'hui, tout est lié. Il y a un continuum total entre la guerre informationnelle et la guerre sur le terrain. La manière dont ces images sont utilisées...
Ce sont des armes de guerre. Si on démobilise les gens avec des informations qui vont dans le sens d'une victoire potentielle, d'une défaite, d'un porte-avions bombardé, d'une ville attaquée alors que ça n'est pas le cas du tout, on démobilise les citoyens et on touche aussi les soldats. Ce sont aussi des êtres humains qui s'informent avec ces outils.
Il y a eu des recherches très sérieuses qui ont été faites pour montrer que quand on arrive à toucher le moral des soldats, on attaque en réalité leur capacité à combattre. C'est devenu un vrai champ de bataille. Le vrai problème, c'est que sur ce champ de bataille, il y a quelqu'un qui n'assume pas du tout sa responsabilité: les plateformes.
Ca devient tellement difficile de faire la différence entre le vrai et le faux, de savoir ce qui a été produit par une IA ou pas...
C'est ce que disait le patron d'Instagram début janvier. Il disait qu'il allait falloir certifier le vrai parce que c'était difficile de détecter le faux. On a un énorme problème.
Il faut changer de braquet. On est attaqués de toutes parts. On parle d'ingérence étrangère en période électorale pour les démocraties.
On parle de conflits dans lesquels ces images sont devenues une forme d'arme presque létale. On ne peut plus rester les bras croisés. Il faut changer notre rapport à ces plateformes. - A.-E.Lemoine: Dans votre étude, vous avez proposé de regarder 4 photos de visages en demandant lequel n'a pas été créé par l'IA.
Combien de Français testés ont trouvé la bonne réponse? - F.Kraus: 3 %.
La 1re faisait vraiment penser que c'était un fake, alors qu'elle était réelle. - E.Tran Nguyen: Il n'y a rien qui donne d'indice... - A.-E.Lemoine: 3 % ont trouvé la bonne réponse.
Seules 2 images n'ont pas été créées par l'IA. C'est la 1re et la 4e. Les chiffres ne correspondent pas. - F.Kraus: Il y avait 2 bonnes réponses. - T.Huchon: Quand on observe une photo...
On peut donner des conseils. Le problème de l'IA, c'est que ça avance très vite. Il faut être en capacité de se former tout au long de la vie.
Lutter contre les fake news...
On pensait qu'on pouvait se prémunir avec un petit cours, une formation, mais il faut se remettre à jour presque tous les 6 mois. Quand les logiciels progressent et créent une nouvelle possibilité, il faut regarder. En 2023, il fallait compter les doigts sur les photos.
En 2024, il fallait observer les flous. Ils étaient souvent mal générés par IA. En 2025, Sur les vidéos, il faut regarder la synchronisation labiale.
Il faut parfois fermer les yeux pour vérifier une vidéo. Il faut écouter la voix, qui est un peu robotique. Quand quelqu'un se met à hurler, comme dans les vidéos de supposés bombardements, ça sonne faux.
Mais quand on le voit, c'est difficile. Notre oreille est parfois un bon indice. En 2023, c'était les doigts.
En 2026, on est un peu dans la galère. Il va falloir qu'on empêche la publication d'un certain nombre de contenus. Ca n'est plus possible, aujourd'hui, de les vérifier dans un temps qui empêcherait ces images d'avoir un impact négatif ou dramatique sur nos démocraties. - F.Kraus: Vous parlez d'un label pour les journalistes.
Bientôt, on aura "Maître artisan journaliste"! Ca serait intéressant pour la profession. Les Français ne sont pas contre l'usage de l'IA.
On le voit avec S.Knafo. Quand il y a un côté ludique, parfois rigolo, nouveau, ils apprécient.
Ce qui leur paraît choquant, c'est quand on attribue à quelqu'un d'autre un contenu politique ou autre, quand on triche pour décrédibiliser quelqu'un. Les Français, et pas que les plus jeunes, ont déjà commencé à intégrer ce risque. Finalement, c'est comment les autorités peuvent réguler les choses. - A.-E.Lemoine: Un exemple récent.
Après la victoire au 1er tour aux municipales, le nouveau maire de Saint-Denis a été accusé de proclamer que Saint-Denis est la ville des Noirs. Voici ce qui a été diffusé sur X et la vidéo originale de l'interview. - Il y en a qui rappelaient que Saint-Denis était la ville des rois.
Aujourd'hui, c'est aussi...
Il y en a qui rappelaient que Saint-Denis, c'était la ville des rois. Aujourd'hui, c'est toujours la ville... - A.-E.Lemoine: Un montage, une manipulation qui s'est beaucoup répandue ces derniers jours.
Le réflexe à adopter face à un titre sensationnaliste...
On ne sait pas forcément comment réagir, comment remonter à l'information. Très peu de Français savent vérifier une information. - T.Huchon: Quand les Français disent qu'ils ont vérifié une information, ils n'ont pas vérifié une information.
Ils ont consulté un site de fact-checking. Ca n'est pas exactement la même chose. Je suis ravi que les Français consultent des sites sérieux qui vérifient les informations.
Pendant longtemps, on a cru que, pour lutter contre les fake news, il fallait tous devenir des journalistes, mais c'est un métier. Il n'y a pas un Français qui passe 15 coups de fil au staff du maire de Saint-Denis... - P.Cohen: Non, mais il peut apprendre à se servir de Google Images. - T.Huchon: Il ne faut pas se tromper d'enjeu et de combat.
L'enjeu, c'est développer notre esprit critique. Le problème d'une partie des gens qui ont adhéré à ces discours qui faisaient dire des choses au nouveau maire de Saint-Denis, c'est qu'ils avaient très envie qu'il les ait dites. Le piège, ce sont nos croyances, nos idées, nos idées préconçues.
Il faut lutter contre nous-mêmes. Ces outils numériques nous poussent à douter de tout. Ils nous renforcent dans nos croyances.
Il faut comprendre que nous sommes le problème. Tant mieux, parce que si on est le problème, on est aussi la solution. Il y a de l'espoir. - P.Lescure: Dans cet océan de fake news, les stars sont obligées de se défendre.
Témoin, l'actrice Zendaya dont on dit qu'elle s'est mariée discrètement au comédien T.Holland. Aucune photo n'a été distribuée par les 2 mariés, s'ils le sont.
Pourtant, de fausses photos ont été publiées et Zendaya a dû aller sur un talk-show pour démentir. - P.Lescure: Son intervention est efficace, mais la rumeur est partie. - T.Huchon: Oui.
Il y a un double truc. Les gens avaient très envie de croire que ces images étaient vraies. Ceux qui les ont fabriquées avaient envie de fabriquer des images pour prétendre qu'ils avaient la photo du mariage secret. - A.-E.Lemoine: J'y ai cru.
J'ai fini par comprendre quand j'ai vu qu'elle n'avait pas la même robe. Je me suis dit qu'elle s'était changée 15 fois. - P.Lescure: Tu es une pro! - A.-E.Lemoine: Je me suis dit qu'il y en avait peut-être une qui était vraie parmi toutes les photos. - T.Huchon: Il faut tous être capables d'admettre qu'on s'est fait avoir par un truc faux. - E.Tran Nguyen: Même vous? - T.Huchon: Bien sûr.
J'ai passé des heures, début janvier, à vérifier des images qui venaient du Kamtchatka où il y avait des tempêtes de neige. On voyait des Russes qui faisaient de la luge depuis le 3e étage. Elles étaient toutes fabriquées en IA. - E.Tran Nguyen: Ah bon?
On en a passé dans le 5/5! - T.Huchon: Il y en a eu plein qui ont été fabriquées en IA. - A.-E.Lemoine: Peut-être pas celles qu'on a diffusées.
Sinon, c'est une catastrophe. - T.Huchon: Il faut qu'on soit beaucoup plus vigilants sur tout ça. - A.-E.Lemoine: Il vous a fallu des heures et des heures... - T.Huchon: Avec un spécialiste de l'IA pour faire ça. - A.-E.Lemoine: Les Français n'auront jamais ces moyens-là. - T.Huchon: Non, mais il faut accepter le fait que...
Vous iriez demander à n'importe qui de vous faire une opération du coeur? Non, on va voir un cardiologue. Il y a des vraies spécialités.
Quand la problématique devient aussi technique que dans ces sujets, il faut accepter le fait qu'on a besoin de professionnels. Ca ne veut pas dire qu'ils sont parfaits et qu'ils ne peuvent pas se tromper. Le problème, c'est admettre qu'on s'est trompé.
C'est la différence entre une fake news et une erreur. C'est volontaire. - E.Tran Nguyen: Une scène qui s'est vraiment passée.
Ca en dit long sur le niveau de tension qui peut régner entre certains concurrents. C'était dimanche à Arcachon. Le maire LR menace son concurrent écologiste, quelques heures avant d'être réélu dès le premier tour.
Il ne sait pas qu'à ce moment-là, un réalisateur tourne un documentaire sur le candidat écologiste. - E.Tran Nguyen: Depuis, le maire a communiqué un communiqué dans lequel il présente ses excuses.
Il reconnaît un comportement inapproprié et accuse son adversaire de l'avoir pris à partie et que cette scène est un coup monté. - Quand on a un poste comme ça, on doit se tenir. - C'est conforme au personnage. - Les propos ne sont pas très élégants, mais au-delà de ça, il avait certainement une bonne raison pour lui parler comme ça. - E.Tran Nguyen: Y a-t-il une bonne raison?
Les raisons seraient une affaire immobilière. Le maire a acheté une villa sur le front de mer d'Arcachon. S.Dali y aurait séjourné.
Il voudrait y construire aujourd'hui sa propre maison et y vivre. Projet et permis de construire qui ont provoqué la colère de l'opposition, dont fait partie le candidat écologiste, qui a dénoncé ce projet immobilier. Pour nos téléspectateurs, c'est unanime: cette scène les choque.
Même surprise du côté de Vital Baude qui a porté plainte contre le maire et qu'on a pu joindre. - C'est très violent, et aussi dans l'attitude physique, avec des gestes déplacés. C'est une main portée sur le thorax, un geste sur mon menton, un peu comme s'il cherchait à me provoquer.
Je suis choqué et sidéré. On franchit des limites. On n'a pas l'habitude de les voir.
C'est vraiment grave. On est au-delà du climat difficile et violent que l'on subit actuellement dans la société. - E.Tran Nguyen: F.Kraus, nous avons beaucoup parlé de la violence et de l'incivilité des citoyens envers les maires.
Quand c'est entre les élus eux-mêmes, on a l'impression que la violence est de plus en plus présente. - F.Kraus: Ca ne l'a pas empêché d'être réélu à 56 %.
Il a de la chance. Je pense que le buzz a eu lieu une fois que l'élection était passée. Peut-être que les gens ne s'en souviendront plus trop. - P.Cohen: C'est un profil de maire très particulier.
Il est là depuis 25 ans. Il n'a quasiment pas d'opposition. On peut se dire qu'il gouverne sa ville avec beaucoup de succès.
Il a une attitude qui dissuade les opposants. Il y a une ambivalence à ce niveau. C'est un profil particulier de maires qui sont là depuis très longtemps et qui accumulent les mandats. - F.Kraus: On l'a vu avec Balkany ou d'autres personnes avec des casseroles ou des comportements inappropriés, tout un ensemble de condamnations.
Ca n'empêche pas qu'il y a souvent, avec le temps, comme dans la famille, des personnages qu'on trouve légitimes à jouer ce rôle tellement ils paraissent normaux. Ils tiennent des décennies et des décennies jusqu'à ce qu'ils dérapent à un moment. - A.-E.Lemoine: Le conseil doit l'élire ou pas...
Il peut y avoir un retournement. On vous tiendra informés. Merci d'être venus.
F.Kraus, vous êtes le directeur du pôle politique et actualité de l'Ifop. T.Huchon, je rappelle votre livre.
J'en ai 2. Je ne savais pas lequel était le bon. Il y a un fake? - T.Huchon: Ce sont tous les 2 des vrais livres.
Il y en a un un peu plus ancien. On a essayé de répondre aux différentes théories du complot avec le dernier pour permettre aux gens de se faire leur propre opinion. - A.-E.Lemoine: Pas de déclaration fleuve, juste quelques mots pleins de lassitude, ceux de N.Sarkozy qui, au 3e jour de son procès en appel dans l'affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne, était invité à s'exprimer dans le cadre des déclarations liminaires.
Traits tirés, voix éteinte, l'ancien président condamné à 5 ans de prison ferme en 1re instance a tenu à réaffirmer son innocence. "Cette vérité, je la ressens au plus profond de moi-même." Bonsoir, L.Valdiguié.
Vous suivez ce procès en appel pour "Marianne". Vous avez été frappé par la sobriété inhabituelle de N.Sarkozy? - L.Valdiguié: Oui.
Il avait annoncé qu'il allait parler 20 minutes. En réalité, il a déjà parlé beaucoup plus longtemps. En 1re instance, sa 1re déclaration avait fait trembler les murs de la salle d'audience. - A.-E.Lemoine: Il était mordant, indigné, théâtral. - L.Valdiguié: Il plaide, replaide, la nullité et l'injustice.
A chaque intervention, c'est d'habitude très long. Contre toute attente, le président l'a appelé en lui demandant les raisons de son appel. Il a fait court.
Il a dit qu'il était innocent, qu'il le ressentait au plus profond de lui-même. Il n'a pas parlé d'une voix éteinte. C'était plutôt une voix assez forte.
Il est revenu pour sa déclaration préliminaire. On a senti qu'il s'était ravisé, qu'il avait remisé son texte à l'inverse de Brice Hortefeux. Lui, il avait un texte qu'il avait lu mais qu'il connaissait par coeur.
Ca a duré un bon quart d'heure. - A.-E.Lemoine: Avec des anaphores, en disant qu'il prouverait tout... - L.Valdiguié: Il s'est ravisé. "Je suis innocent.
Je n'ai rien d'autre à dire." C'était bien plus efficace que 30 minutes de démonstrations. Il a aussi le sens de l'audience. - P.Cohen: Il est redevenu davantage prévenu qu'avocat. - L.Valdiguié: Il a décidé...
Les procès, ce sont toujours une espèce de face-à-face avec...
C'est la première fois qu'il est jugé par un homme. - A.-E.Lemoine: Olivier Géron. - L.Valdiguié: Les 5 premiers procès, les présidentes étaient toujours des femmes.
Là, il est jugé par un homme. Au début de cette audience, il y a une espèce de face-à-face. Il y a la police de l'audience, la police des débats. - A.-E.Lemoine: Un président du tribunal qui connaissait le dossier sur le bout des doigts. - L.Valdiguié: Il l'a fait pendant 7 heures.
C'est long. On est très mal assis. C'est une vieille salle, la vieille salle historique du vieux palais de justice de Paris.
C'est là qu'il y a eu des procès historiques. On est très mal assis. Pendant 7 heures, il a fait son rapport de l'audience.
C'est un dossier à tiroirs, les poupées russes. Il y a la villa de Mougins, la Libye, les tableaux de Guéant...
Il a montré qu'il connaissait bien le dossier mais surtout dans les coins. Il a montré qu'il reconnaissait bien des choses. Il a rajouté ses grains de sel dès qu'il pouvait.
C'est la première indication. - P.Cohen: Ce n'est pas l'arrêt de renvoi?
C'est un texte du président. - L.Valdiguié: C'est une rumination. - A.-E.Lemoine: Ca s'appelle comme ça? - L.Valdiguié: Non!
Ca s'appelle un rapport. Il a montré qu'il s'était ingéré du dossier du 1er jugement et qu'il en a fait son miel, sa synthèse. Il en donne aux avocats sa vision.
Les avocats étaient plus ou moins contents. Il était à charge, à décharge. Surtout, il ne doit pas montrer son opinion. - A.-E.Lemoine: Le président du tribunal a lancé un avertissement en lançant une pensée de François Guizot sur les différences entre les chambres politiques et l'enceinte des tribunaux, lieu d'impassibilité et de la règle où rien ne doit entrer que la loi et dont la porte est interdite toutes les passions." - L.Valdiguié: "La passion n'a pas sa place ici.
La loi, rien que la loi." Il avait dit que c'était Et l'a dit que c'est un procès qui parlait de politique mais qu'il ne faisait pas de politique. Dans ces enceintes, chacun entend ce qu'il a envie d'entendre, surtout au début.
S'il y a des relaxes... "Je suis libre et indépendant, si je dois relaxer, je relaxerai." "Si je dois condamner, voire alourdir, je le ferai." Les compteurs sont remis à zéro.
On le voit physiquement...
Je ne l'avais pas revu physiquement, N.Sarkozy. En dehors des matchs de foot et de l'enceinte du PSG...
Il est marqué. Il a été condamné à 5 ans. Il doit remonter la pente des 5 ans.
Mais la prison est devenue une réalité, puisqu'il a passé 20 jours à la Santé. La décision, c'est le 30 novembre. Ils ont tenté de faire dérailler l'audience pour que la cour d'appel se déclare incompétente et saisir la cour de justice.
Ca n'a pas marché. Le procès va aller jusqu'au bout le 3 juin, sans C.Guéant, qui est malade.
Le 30 septembre, il sera fixé sur la relaxe ou la prison. - A.-E.Lemoine: Sur le fond du dossier, la position de N.Sarkozy reste la même même s'il fait profil bas par rapport au procès en 1re instance? - L.Valdiguié: C'est la surprise et la magie des audiences.
On ne sait jamais comment ça peut évoluer. Il sera entendu le 7 avril. Il a perdu la guerre du récit.
Le récit, jusqu'à présent, c'était cette histoire libyenne, ces financements...
Et il y a les familles. Ce matin encore, elles étaient là. - A.-E.Lemoine: Les proches des victimes de l'attentat du DC-10 qui sont parties civiles dans ce procès, invitées à s'exprimer à la barre, les fameux propos liminaires.
Il y a la fille d'une hôtesse de l'air décédée dans l'attentat. - Je ne parlerai pas d'excuses. On n'en a jamais vraiment attendu de sa part, mais un peu de vérité, de reconnaissance et de décence.
Il a sous-entendu qu'on le jugeait responsable de l'attentat alors que non, à aucun moment nous lui avons reproché d'être responsable de l'attentat qui a tué nos proches. La raison pour laquelle nous étions au tribunal était qu'il a entretenu des liens avec le terroriste responsable de notre attentat. On ne négocie pas avec les terroristes. - A.-E.Lemoine: La présence des représentants des victimes change beaucoup de choses? - L.Valdiguié: Elles étaient 4 ou 5.
Elles ne s'y attendaient pas. Le président leur a demandé pourquoi elles avaient fait appel. Elles s'attendaient à ce que ce soient leurs avocats qui s'expliquent.
Elles ont été surprises. La dernière qui a parlé a perdu sa soeur. Elle était hôtesse de l'air.
En une phrase, mieux que personne, elle a résumé l'affaire. "On a été choqués que le gouvernement français fricote avec l'assassin de ma soeur." Sous-entendu, Abdallah Senoussi, avec lequel il y a eu des rencontres secrètes, le beau-frère de Kadhafi, condamné à perpétuité par un tribunal français pour l'attentat du DC-10.
Ca met sacrément d'émotion. Quand ils ont été interrogés, N.Sarkozy, B.Hortefeux...
Pas un n'est revenu sur les familles. - E.Tran Nguyen: Une polémique a secoué le procès.
Elle concerne l'historien J.Garrigues. Il a préféré se désister. - J'ai reçu des avis, des conseils d'amis ou quelques coups de fil plus ou moins intempestifs, notamment de journalistes qui exprimaient une forme de désapprobation vis-à-vis de cette participation.
Comme je tiens à mon indépendance et à ma totale objectivité en tant que commentateur de la vie politique, j'ai préféré me désister. La motivation de mon retrait était l'idée de ne pas être associé d'une manière ou d'une autre avec un personnage politique quel qu'il soit, N.Sarkozy en l'occurrence. - E.Tran Nguyen: Vous comprenez cette réaction? - L.Valdiguié: Il est cohérent.
Il avait accepté d'être cité comme témoin. Je l'avais interrogé pour le dernier article dans "Marianne". Je lui ai demandé s'il était cité comme témoin.
Il m'avait répondu que oui. Il comptait s'expliquer sur l'UMP. Est-ce que N.Sarkozy avait besoin de fonds pour la campagne de 2007?
Il considérait que non. Il a aussi convenu que sur tout le volet occulte, il n'avait pas beaucoup d'informations et que sa déposition serait courte. Est-ce que la défense a considéré, après avoir lu sa déposition, que ce n'était pas utile de le citer?
Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu.
Le 5/5 de L.Sénéchal...
Pardon... - L.Amar: C'est l'habitude! - A.-E.Lemoine: E.Macron annonce le nom du nouveau porte-parole...
Porte-avions français. - L.Amar: Le plus grand navire de guerre jamais construit par la France, un porte-avions nucléaire de nouvelle génération destiné à remplacer le Charles-de-Gaulle.
Il sera 40 m plus long, 35 000 t plus lourd et pourra accueillir jusqu'à 40 avions de combat, mais aussi des drones. Le chantier vient de débuter. E.Macron a visité l'un des sites près de Nantes.
Il a baptisé ce porte-avions...
Les noms de S.Veil, Richelieu ou M.Curie étaient évoqués.
Voilà celui qui a retenu. - E.Macron: Notre nouveau porte-avions portera le nom de France libre.
Dans ce nom passe la mémoire des femmes et des hommes qui se sont dressés face à la barbarie, unis pour sauver la patrie, déterminés à défendre une certaine idée de notre nation. - L.Amar: Encore une référence gaullienne.
La coque du France libre sera façonnée à Saint-Nazaire. Il est censé prendre la suite du Charles-de-Gaulle en 2038. Le Charles-de-Gaulle est actuellement en Méditerranée pour protéger nos alliés et nos 5000 soldats présents dans la région.
C'est dans ce contexte qu'E.Macron a publié cette vidéo ce matin censée illustrer la puissance française. ...
La France est l'un des 2 seuls pays au monde à disposer d'un porte-avions nucléaire. L'autre, ce sont les Etats-Unis. Justement, cette vidéo fait écho à celle publiée par D.Trump depuis le début de la guerre en Iran avec des extraits de films, des références à la pop culture et des séquences qui rappellent les jeux vidéo.
Même le pape Léon XIV s'est ému de cette façon de traiter le conflit. - A.-E.Lemoine: Voilà pour la mise en garde de Léon XIV.
D.Trump est lâché par l'un de ses fidèles. - L.Amar: Vous ne connaissez sans doute pas son nom, mais il dirigeait jusqu'à hier le contre-terrorisme américain, poste hautement stratégique.
Joe Kent a claqué la porte avec fracas. Regardez sa lettre de démission. Elle est écrite au lance-flammes.
La fin de cette lettre est du même tonneau. Réponse de D.Trump. - L.Amar: "J'ai toujours pensé qu'il était faible en matière de sécurité." Pourtant, regardez.
Au moment de sa nomination en février 2025, il y a à peine un an, il disait ceci. D.Trump ne doit pas affronter uniquement le scepticisme d'une partie de son administration, mais aussi celui de la majorité des Américains. - A.-E.Lemoine: Le cours du pétrole est au plus haut depuis le début de la guerre. - L.Amar: 108 dollars le baril de Brent.
C'est la conséquence du blocage consistant du détroit d'Ormuz. La crise semble partie pour durer. Les difficultés d'approvisionnement vont encore se faire sentir.
La France dispose de réserves stratégiques de pétrole, de quoi tenir 108 jours en cas de pénurie. Il est trop tôt pour les libérer, selon le ministre de l'Economie. ... - L.Amar: Patience pour les pays européens et les Etats-Unis.
L'Agence internationale de l'énergie a annoncé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole pour amortir la hausse des prix. Du jamais-vu en 52 ans d'existence. Un pays où la pénurie de pétrole n'est plus une menace mais une réalité, le Sri Lanka.
Regardez ces interminables files d'attente devant les stations-services. Le gouvernement a instauré un rationnement sur l'essence: 15 l maximum par automobiliste. - L.Amar: Outre le rationnement, le gouvernement srilankais a pris une autre décision: chaque mercredi sera férié jusqu'à nouvel ordre.
Les institutions, écoles, universités, une partie des transports seront fermés. Les salariés sont invités à travailler chez eux pour économiser de l'énergie. - A.-E.Lemoine: S.Penn reçoit un 2e Oscar en moins d'une semaine. - L.Amar: Dimanche dernier, pour son 2d rôle dans le film de P.T.Anderson.
Il n'était pas présent à la cérémonie. Il était à Kiev pour rencontrer V.Zelensky.
C'est là-bas qu'il a reçu une autre récompense, un Oscar alternatif offert par la Compagnie ukrainienne des chemins de fer. - L.Amar: Le président ukrainien a qualifié S.Penn de "véritable ami".
L'acteur et réalisateur a signé un documentaire sur Zelensky et, au début de l'invasion russe, il lui avait offert un vrai Oscar en symbole de son soutien. - A.-E.Lemoine: Le Maroc finalement déclaré vainqueur de la CAN. - L.Amar: 2 mois jour pour jour après la finale.
Retournement de situation que personne n'avait vu venir. - Je viens juste de voir, je ne sais pas si c'est vrai, mais la CAF a annulé la victoire du Sénégal pour la donner au Maroc. - Ils ont perdu la finale et ils sont champions d'Afrique.
Vous avez vu ça où? - C'est la honte. - Ils vont se lever, ils vont aller à Dakar récupérer le trophée?
C'est une dinguerie. - L.Amar: La nouvelle est tombée hier soir.
Le Sénégal, déchu de son titre et perdant sur tapis vert. Il faut se replonger dans le soir de la finale. Maroc-Sénégal à Rabat.
Penalties généraux dans le temps additionnel. Contestation des Sénégalais qui crient au scandale et quittent le terrain pendant quelques minutes. Emeutes entre les supporters dans les tribunes.
Jet de chaises et match interrompu. Le Maroc rate son penalty et le Sénégal l'emporte dans les prolongations. On croit l'histoire terminée. 2 mois plus tard, après une réclamation, la CAF donne raison en s'appuyant sur un article du règlement qui explique que si une équipe quitte le terrain sans l'autorisation de l'arbitre, elle perd sur forfait.
Joie pour les Marocains titrés à retardement sans avoir gagné sur le terrain, mais titrés quand même. Klaxons. - L.Amar: L'affaire pourrait ne pas s'arrêter là.
Le Sénégal va faire appel devant le Tribunal arbitral du sport. Le gouvernement demande une enquête pour corruption. - A.-E.Lemoine: L'Everest bientôt interdit aux amateurs. - L.Amar: Pour en finir avec le tourisme de masse.
L'ascension du plus haut sommet du monde sera réservée aux alpinistes confirmés, décision du gouvernement népalais. "L'Everest n'est pas un terrain de jeu", dit-il. On est plus proches du 4 étoiles que de l'aventure pour certains touristes, tout cela pour monter à 8600 m d'altitude, faire une photo et redescendre. - L.Amar: Le plus souvent, ces visiteurs repartent en abandonnant des tonnes de déchets.
C'est une autre des raisons Du tour de vis du gouvernement népalais. On trouve des casques, des bouteilles d'oxygène, des gants, beaucoup de plastique. Une décharge tout au long de la plus haute montagne du monde.
Il y a l'enjeu climatique et les risques physiques. Se frotter à l'Everest est dangereux. 12 personnes sont mortes l'an dernier et 5 portées disparues.
Pour gravir l'Everest, il ne suffira plus d'en avoir l'envie, il faudra avoir grimpé au moins un sommet de 7000 m et redescendre avec 8 kg de déchets. - A.-E.Lemoine: C'est dingue qu'ils l'aient pas demandé plus tôt.
Emmanuel Macron