Matthieu Valet : "La France paie le laxisme de 40 ans dans les prisons !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse directe
On est en train de payer quoi ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes inquiet de la situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Invité politiqueFait
« On paye le laxisme depuis 40 ans dans les prisons françaises. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Quand vous tirez à l'arme lourde à la Kachikov sur la maison d'arrêt de Toulon-la-Farlette »
- 0:48Invité politiquePromesse
« qu'ils iront inaugurer d'ailleurs les deux nouvelles prisons haute sécurité qui vont ouvrir le 31 juillet 2025. »
- 2:08Invité politiqueChiffre
« on a un milliard d'euros pour des personnes qui rentrent par réflexion en France, pour des clandestins, pour les soigner, et qu'on n'a pas de sous pour défendre nos policiers, nos gendarmes, nos agents pénitentiaires et même les soignés. »
- 3:42Invité politiqueFait
« ces deux agents pénitentiaires qui, le 14 mai 2024, ont été exécutés au péage d'Incarville. »
Temps de parole
- Matthieu Valet92 %
- Présentateur8 %
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On est en direct avec Mathieu Vallée. Bonjour Mathieu Vallée, merci d'être avec nous. C'est presque en tant qu'ancien policier, plus qu'en tant que député européen du RN, que j'avais envie de vous avoir ce matin. On est en train de payer quoi ?
On paye le laxisme depuis 40 ans dans les prisons françaises. Aujourd'hui, vous savez qu'on dénonce que c'est souvent la fête du cible, que c'est souvent finalement la prison, le Club Med. Et aujourd'hui, on voit qu'on a, fermons pas à des actes d'intimidation, mais des actes d'action terroriste. Quand vous tirez à l'arme lourde à la Kachikov sur la maison d'arrêt de Toulon-la-Farlette, ou que vous identifiez, vous chassez et vous diffusez sur les réseaux sociaux des identités et des logements d'agents de surveillance pénitentiaire, c'est clairement pour attenter à leur vie.
Et donc j'espère qu'ils seront poursuivis, jugés, condamnés comme des auteurs d'actes de terrorisme et qu'ils iront inaugurer d'ailleurs les deux nouvelles prisons haute sécurité qui vont ouvrir le 31 juillet 2025. Et je vais plus loin, Jean-Marc Morandini. Il y a deux prisons de sécurité où on va mener soi-disant la vie dure à ses détenus. Pas de parloir, en tout cas très peu, pas de téléphone dans les prisons. Il était temps, ils avaient avant des téléphones fixes dans les cellules individuelles et très peu de promenades. Mais moi je dis simplement qu'au lieu de mettre la télé dans les cellules, on pourrait leur faire faire de la lecture et de l'éducation.
Au lieu de leur donner des loisirs et du bon temps en prison, ils pourraient rembourser les victimes par des travaux et par des réflexions de prison qui aujourd'hui sont dans un état calamité pour la plupart d'entre elles. Donc oui, aujourd'hui, il faut réagir, il faut un sursaut pour protéger les agents pénitentiaires qui ont peur et qui doivent aussi, c'est une proposition que moi je fais aujourd'hui, ils doivent être aussi armés avec une formation, avec une habilitation. Aujourd'hui, pour les extractions et pour les iris, ils sont armés.
J'estime qu'il faut armer ces agents pénitentiaires qui rentrent chez eux parce qu'aujourd'hui ils sont chassés, ils sont poursuivis, leur vie est menacée, leur famille est menacée. Et donc il faut mettre toutes les mesures en place pour les protéger. Je termine sur un témoignage fort que je voulais vous évoquer. Dans la prison de Toulon-la-Farlède, vous aviez une femme, une agent pénitentiaire qui était dans la guérite. Alors elle avait beau être derrière des vides blindées, elle a vu les balles de Karashtikov cribler sa vide telle que vous l'avez montré sur vos images. Et aujourd'hui, elle est choquée, aujourd'hui elle est en décompensation. Il y a ces syndicats qui la soutiennent.
Et moi, je ne comprends pas que dans le pays des droits de l'homme en France, on a des budgets, on a un milliard d'euros pour des personnes qui rentrent par réflexion en France, pour des clandestins, pour les soigner, et qu'on n'a pas de sous pour défendre nos policiers, nos gendarmes, nos agents pénitentiaires et même les soignés. Moi, je propose qu'on mette une carte en place de prise en charge automatique pour qu'ils aient les meilleurs soins et les meilleurs avocats, parce qu'aujourd'hui c'est ce qu'ils demandent et c'est ce qu'ils font défaut.
Nos policiers, nos agents pénitentiaires, nos gendarmes ne sont pas des mendurants, nous ne sont pas là pour qu'émander, ils doivent être protégés par la nationale parce qu'ils risquent leur vie pour la protéger.
Un mot avec une réponse rapide, Mathieu. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes inquiet de la situation ?
Que ce soit des gauchos ou des racailles, peu importe les profils des auteurs, aujourd'hui on a des terroristes, on a des criminels qui brûlent des voitures devant les établissements pénitentiaires, qui s'en prennent aux prisons, qui s'en prennent aux agents pénitentiaires dans leur vie privée, qui aujourd'hui tirent à la carnet de Chicoff sur une prison. Donc oui, je suis très inquiet, ce n'est pas que des narcotrafiquants, c'est un laxisme judiciaire et sécuritaire qu'on paye depuis 40 ans. Et nous, on ne fait pas que le dénoncer, on n'attend pas les drames pour le dénoncer, on propose effectivement que toutes les prisons, on a 187 établissements pénitentiaires en France.
Moi, je ne veux pas que ce soit simplement dans deux prisons de sécurité où on mène la vie dure, où on laisse moisir des détenus dans des conditions qui doivent être celles des prisons de 2025, mais que ce soit ces 187 établissements qui soient sécurisés, qui soient protégés, où les abords ne soient pas accessibles à tout le monde pour éviter les incendies, et que nos agents pénitentiaires soient de nouveau valorisés et protégés. Vous savez qu'aujourd'hui, les juges européens les ont mis à genoux, ils ne peuvent plus faire de fouilles systématiques après les parloirs.
Aujourd'hui, on croit d'abord les détenus avant les surveillants pénitentiaires, et donc moi, je dis simplement qu'il faut réarmer nos surveillants pénitentiaires, nos agents pénitentiaires, parce que ce sont eux qui nous protègent, et je pense évidemment à Arnaud et Fabrice, ces deux agents pénitentiaires qui, le 14 mai 2024, ont été exécutés au péage d'Incarville. Et vous me permettrez un dernier mot, M. Morandini, vous avez Pascal Praud, sur votre antenne, qui a rendu hommage aux policiers. Hier, la brigade de recherche et d'intervention, les brigades de recherche et d'intervention manifestaient pour avoir une prime de spécialité.
Ils y utilisent beaucoup d'affaires, ils travaillent jour et nuit pour traquer les terroristes, pour traquer les dangereux criminels, pour traquer les narcotrafiquants. Il faut qu'on puisse aussi les revaloriser. Vous savez, c'est tout un État à repenser, à remettre sur pied, parce que si on veut être protégé, il faut d'abord donner les moyens à ceux qui nous protègent.
Merci beaucoup, Mathieu Vallée, pour cette réponse très courte.
Matthieu Valet