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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 31 mai 2025 43 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Fanny DUBOT : Maire "Les Ecologistes" du 7e arrondissement de Lyon et Conseillère Métropolitaine

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 69 %Attaque 10 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Le maire de Lyon fait un bilan dans chaque arrondissement. Une polémique existe sur le coût. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:28RelanceRéponse directe

    La polémique porte sur une somme d'argent. Pour vous, est-ce de la pré-campagne ou une petite polémique ?

  • 4:21OuverteRéponse directe

    Comment s'organise un bilan d'arrondissement ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous le décalage de communication entre la ville et la métropole ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    Comment regardez-vous ce mandat après six ans ?

  • 7:53OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que les habitants vous disent dans les questionnaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Invité politiqueFait
    « La polémique, elle est là parce qu'on est en période préélectorale et qu'on cherche tout sujet pour en faire des polémiques. »
  • 2:49Invité politiqueChiffre
    « La démocratie, ensuite, elle a un coût. Donc, effectivement, la ville a avancé le montant de 228 000 euros. »
  • 3:52Invité politiqueChiffre
    « 25 millions d'euros ont été mis dans les mains des habitants et des habitantes. »
  • 17:56Invité politiqueChiffre
    « On était à 82 000 habitants au début du mandat, on est autour de 86 000 aujourd'hui. »
  • 21:46Invité politiqueFait
    « La ville verse chaque année au Loup une compensation de services publics pour faire en sorte que les tarifs soient accessibles. »
  • 22:00Invité politiqueChiffre
    « Il y a un tarif plein à 6 euros, un tarif réduit à 5 euros et un tarif social à 3,50 euros. »
  • 27:31Invité politiqueFait
    « Il y a des caméras à la guillotière. »
  • 28:02Invité politiqueFait
    « grâce à cette coordination entre l'État et les services de la ville qu'il y a eu des résultats sur la guillotière. »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Présentateur32 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première, avec vous Fanny Dubot, bonjour. Bonjour. Vous êtes la maire du 7e arrondissement de Lyon, vous êtes conseillère métropolitaine, vous êtes aussi, et on en parlera parce qu'on oublie que c'est sur votre arrondissement, présidente du musée des confluences.

0:32
Invité politique

Alors ça n'est pas sur mon arrondissement, c'est sur le deuxième arrondissement, mais je préside le sien du musée des confluences au titre de la métropole.

0:38
Présentateur

Au titre de la métropole, c'est dans le cas de ce manzac, vous êtes là-bas. On va parler de l'actualité, aujourd'hui, vous le savez, on est dans le bilan de fin de mandat et on invite l'ensemble des maires d'arrondissement à parler un petit peu de leur arrondissement qu'on va découvrir, puisqu'on ne connaît pas forcément toujours le 7e, on connaît un certain nombre de quartiers, mais on oublie qu'il est très étendu, vous allez pouvoir nous en parler, nous le raconter. Puisqu'on est dans le bilan de mandat, on va commencer par une question d'actualité. Je sais que vous avez déjà été interrogé là-dessus, mais comme ça revient et que ça continue, j'aimerais un peu comprendre ce qui se passe.

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, fait un bilan dans chacun des arrondissements. Il y a une polémique qui est là, qui couvre, etc. Un certain nombre d'opposants, notamment, disent que ça ne se fait pas, ce n'est pas normal, ça coûte trop cher. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il est légitime d'aller faire un bilan devant la population ?

1:28
Invité politique

Je crois que la polémique, elle est là parce qu'on est en période préélectorale et qu'on cherche tout sujet pour en faire des polémiques. Mais en réalité, qu'un maire vienne faire le bilan devant les habitants et les habitantes, ça me semble tout à fait naturel. Il y avait un exercice similaire qui avait été fait au moment du mi-mandat en 2023. Et puis, si on regarde dans les villes alentours ou même dans toutes les villes de France, c'est un exercice tout à fait traditionnel pour un maire de faire son bilan.

Nous, on a choisi une formule assez importante avec de l'aller vert, des stands dans l'espace public, avec des réunions publiques, avec des documents aussi que les gens reçoivent dans leur boîte aux lettres pour que tous les Lyonnais et toutes les Lyonnaises soient informés. Mais c'est un exercice très traditionnel et qui correspond à la redevabilité et qui est un principe qui nous est cher en politique.

2:21
Présentateur

Vous allez dire ce qui a été fait, effectivement. Alors, la polémique a été surtout, peut-être sur une certaine somme d'argent, pour savoir combien ça a coûté. Mais ce qui est intéressant, si vous venez de le faire, c'est de rappeler que c'est un dispositif assez global. On n'est pas là juste. Ce n'est pas un document qui a coûté 228 000 ou peut-être un peu plus. Pour vous, il n'y a pas de sujet et c'est plus de la pré-campagne ou de la petite polémique qu'autre chose ?

2:43
Invité politique

Alors là, on est dans la petite polémique, c'est sûr et certain. La démocratie, ensuite, elle a un coût. Donc, effectivement, la ville a avancé le montant de 228 000 euros, mais ça s'inscrit dans des budgets pour la démocratie locale. Et on a fait beaucoup pour la démocratie locale pendant ce mandat. Je pense à la boussole du bien-être. Eh bien, pareil, on est allé voir les gens, on leur a demandé où ils mettaient leur boussole du bien-être, s'ils étaient mieux, dans des espaces verts, quelles étaient leurs préoccupations, est-ce que c'était la sécurité, est-ce que c'était le logement ? Et donc, voilà, on a mis de l'argent sur la démocratie locale, on a mis de l'argent sur l'écoute.

Et ça en fait partie, ce bilan de mandat, ça fait partie de cette démocratie locale.

3:22
Présentateur

C'était d'ailleurs un des marqueurs. Je crois que je recevrai bientôt Chloé Vidal qui s'occupe de ça sur la démocratie participative, où il y a déjà une deuxième session qui est en cours sur justement ça. Ça aussi, ça fait partie de votre approche, c'est-à-dire de demander un peu aux citoyens ce qui est prioritaire pour eux, quelque part.

3:39
Invité politique

Alors, Chloé Vidal vous en parlera évidemment bien mieux que moi, mais le budget participatif, c'était assez étonnant qu'une ville de Lyon n'en soit pas dotée avant 2020. Et donc, c'est effectivement une des fiertés du mandat de se dire que 25 millions d'euros ont été mis dans les mains des habitants et des habitantes. Et finalement, il y a des projets qui ont vu le jour sous le mandat qui n'étaient pas les projets des élus, qui n'étaient pas dans notre programme. Mais par contre, la démocratie locale, elle, était dans notre programme. Et donc, on a mis en œuvre ce qu'on disait, à savoir le pouvoir d'agir dans les mains des citoyens.

4:12
Présentateur

Alors, dans votre arrondissement, je crois que ça aura lieu le 3 juin, c'est ça, à 18h30. Donc, évidemment, vous serez là. Pour celles et ceux qui ne savent pas comment ça se passe, généralement, c'est quoi ? Le maire d'arrondissement présente un peu. Et puis après, il y a le maire de Lyon qui présente aussi pour le budget de Lyon. Il y a des questions des citoyens. Comment ça s'organise, un bilan d'arrondissement ? Enfin, dans un arrondissement, du coup ?

4:31
Invité politique

Alors, oui, le rendez-vous, c'est le 3 juin, 18h30, au gymnase Alice Mia, place du traité de Rome à Gerland. Comme ça, c'est dit. Donc, je serai là. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, également. On pourra introduire la séquence avec des éléments de bilan. Il y aura également la restitution d'un questionnaire qui a été fait en ligne et lors des stands sur les espaces publics pour connaître un peu le retour des Lyonnaises et des Lyonnais sur les politiques publiques. Donc, on aura une restitution des réponses. Et puis, de larges échanges avec la salle en présence aussi d'adjoints de la mairie centrale qui pourront répondre sur les thématiques qu'ils représentent.

5:11
Présentateur

Et de vice-président de la métropole aussi. Parce que c'est aussi quelque chose qui est assez étonnant. C'est qu'on parle beaucoup. On sait qu'on va rentrer dans une période électorale. Donc, il y aura un renouvellement à la fois à la mairie et à la métropole. J'ai l'impression qu'on parle souvent beaucoup du bilan de la ville. Mais que la métropole reste un peu derrière ou qu'on en parle moins. Est-ce que c'est parce que c'est moins connu ? Est-ce que ce n'est pas tout à fait le moment ? Comment vous expliquez ce décalage de communication, entre guillemets ?

5:36
Invité politique

Alors, la métropole fera aussi son propre bilan. Et puis, la métropole n'est pas avare en communication. N'hésitez pas à aller suivre Bruno Berner sur les réseaux sociaux. Il nous dit très régulièrement ce que fait la métropole, pourquoi la métropole le fait. C'est très, très pédago. Mais pour ce qui est du bilan lyonnais, évidemment que les transformations sur Lyon se sont faites avec le concours de la métropole, notamment sur un certain nombre de compétences, que ce soit les compétences de voirie ou les compétences sociales. Et donc, les vice-présidents de la métropole participent aussi au bilan à Lyon. Ils sont dans les réunions publiques. Ils étaient sur les stands de l'espèce publique.

Donc, c'est finalement un bilan qu'on porte ensemble.

6:15
Présentateur

Vous êtes maire d'arrondissement depuis 2001. C'était votre premier mandat. Cinq ans après, bientôt six ans après, comment est-ce que vous regardez ce mandat dont on dit souvent qu'il est à la fois un mandat de l'hyper-proximité, aussi parfois peut-être un mandat peut-être d'une forme de frustration, parce qu'on n'a pas toujours dans l'organisation tous les moyens, tous les budgets. Quel est votre regard sur ce temps qui a passé vite ? Je me souviens que je vous avais accueilli presque au début de votre mandat. Comment ça s'est passé ?

6:42
Invité politique

C'est passé vite. Et en même temps, on n'a pas chômé. On a traité un certain nombre de sujets dont on va parler dans l'interview. Je retiens, l'hyper-proximité, c'est une évidence, parce que les habitants et les habitantes, quand ils ont un sujet, ils s'adressent à leur maire d'arrondissement ou à leurs élus d'arrondissement. Et ensuite, la frustration, elle se gère. Moi, ce que j'ai trouvé très intéressant, c'est justement de défendre le 7e arrondissement auprès de la mairie centrale, de défendre le 7e arrondissement auprès de la métropole. On est finalement les ambassadeurs, ambassadrices des habitants de notre arrondissement auprès des gens qui ont les budgets, qui ont les décisions.

Et puis, il faut aussi avouer que durant ce mandat, il y a eu tout un travail pour donner plus de pouvoir aux arrondissements, pour associer plus finement les arrondissements aux décisions. On a quand même la main sur un certain nombre d'enveloppes. Et donc, notre rôle, c'est de répondre aux attentes des habitants et des habitantes, soit en allant négocier, porter leur parole auprès des élus de la métropole ou de la ville de Lyon, soit via les quelques enveloppes sur lesquelles nous avons la main, en prenant les bonnes décisions pour le bien-être des habitants de notre arrondissement.

7:53
Présentateur

Alors justement, qu'est-ce qu'ils vous disent un peu ces habitants ? On sait que Grégory Doucet, on en parlait, il a fait une émission récemment chez nos confrères de BFM Lyon qui s'est exprimé face à des Lyonnais, justement. J'ai interviewé, je crois la semaine dernière, Nadine Jorgel sur ce qu'elle en avait pensé de ce débat. Elle me disait que, bon, ça lui semblait avoir manqué un peu de diversité dans les questionnements. Est-ce que vous avez l'impression que, justement, on a bien les deux sons de cloche aujourd'hui ou que c'est toujours un petit peu orienté ce genre de débat ?

8:21
Invité politique

Le débat BFM, il portait sur trois sujets, sécurité, mobilité, cadre de vie, qui sont des sujets extrêmement importants pour les Lyonnais. On ne va pas dire le contraire, ils nous le disent aussi tous les jours. Par contre, on n'a pas parlé culture, on n'a pas parlé éducation ni même démocratie comme on vient de le faire. Donc c'est vrai que ce n'était peut-être pas un débat complet ou alors on peut aussi l'interpréter comme quoi il y a une satisfaction sur les autres thématiques et que finalement, les sujets qui restent encore à adresser, à traiter et qui sont on va dire un peu brûlants, c'est toujours sécurité et mobilité.

8:59
Présentateur

Et dans les questionnaires, parce que vous évoquiez le fait qu'il y a un questionnaire en ligne qui a été fait pour préparer un petit peu ces bilans de mandat, est-ce que vous avez déjà un peu une tendance ou est-ce que justement les gens vous parlent de tout ? C'est très spécifique à chaque arrondissement ? Comment ça se passe ?

9:13
Invité politique

Il y a beaucoup de sujets qui sont traités dans ce questionnaire. Il y a le sujet du logement par exemple qui revient assez régulièrement qui n'était pas traité par BFM Lyon mais pour le coup c'est un sujet nous qui nous concerne dans le septième arrondissement du fait du foncier qui est encore disponible à Gerland et des nouvelles installations possibles. Donc voilà, comme quoi, quand on fait un questionnaire, les sujets qui ressortent ne sont pas nécessairement les sujets qui étaient traités sur BFM parce que finalement les préoccupations des Lyonnais sont toutes les diverses et pas toujours celles évoquées dans les médias.

9:50
Présentateur

À cet égard, une dernière question un peu générale avant qu'on rentre tout à l'heure dans la spécificité de votre arrondissement, il y a une tendance un peu, alors on est à la fois en pré-campagne, c'est un peu la fin de mandat, il y a plein d'embouteillages au sens propre et au sens figuré, on a une petite tendance ou une petite musique qui arrive sur une sorte « je vais faire écolo bashing » ou « les écolos, il y en a un peu marre » comme si les critiques initiales revenaient en ce moment, est-ce que vous le sentez, vous le ressentez, comment vous vivez ? Est-ce que pour vous c'est structurel ou c'est lié à la conjoncture, ce flottement un petit peu ?

10:23
Invité politique

C'est sûr qu'on n'est pas exactement dans les mêmes préoccupations qu'en 2019 ou en 2020. En 2019, il y avait des marches pour le climat dans la rue, une grande préoccupation des Françaises et des Français sur l'écologie. Depuis, il y a eu le Covid, il y a eu la guerre en Ukraine, la guerre au Proche-Orient. Les préoccupations changent. Il n'empêche qu'on le ressent, les Lyonnais et les Lyonnais sont attachés à l'écologie et sont attachés à la transformation de la ville.

Par contre, il y a un petit son de cloche plutôt porté par les médias ou par des mouvements ultra conservateurs de backlash de l'écologie et de surtout on conserve nos acquis, on conserve notre capital, on ne veut rien changer. Mais je ne pense pas que ça soit majoritairement partagé par la population.

11:10
Présentateur

Eh bien, on va parler de tout ça évidemment et regarder ça en détail dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, évidemment, toujours avec vous, Fanny Dubaud. Je rappelle que vous êtes la maire du 7e arrondissement, conseillère métropolitaine. On est dans la période du bilan de mandat et puis on va parler évidemment de ce qui se passe dans le 7e arrondissement. Mais juste avant, pour finir sur la tournée un peu de Grégory Doucet, etc.

Dans un bilan, il y a souvent un passif et un actif, des choses un peu positives et puis des choses un peu moins positives. Est-ce que vous, vous arrivez, même si évidemment, vous allez me dire que le bilan est plutôt bon, à avoir quand même quelques points peut-être d'amélioration, des choses où vous vous dites tiens, on aurait pu être plus efficace parce qu'on entend ça aussi un petit peu. Après tout, le bilan du vert, il n'est pas si extraordinaire que ça. Comment vous vivez ça ?

12:02
Invité politique

Alors moi, je ne l'entends pas.

12:05
Présentateur

Je vous l'entendais quand même.

12:07
Invité politique

En fait, c'est difficile de dire on fait le bilan parce qu'il y aura toujours des choses à faire dans la ville de Lyon et la ville est en perpétuel mouvement et donc, même si le mandat électoral c'est 6 ans, ça ne veut rien dire si ce n'est en démocratie, on re-vote tous les 6 ans.

Donc évidemment qu'il reste encore énormément de choses à faire et je pense notamment en matière de préservation du patrimoine bâti de la ville de Lyon et des rénovations énergétiques notamment de nos écoles et de nos crèches, on a encore énormément de travail, on a encore énormément de travail du point de vue de l'accessibilité de la ville quand on dit qu'on veut faire une ville inclusive, alors même si le terme n'est pas toujours aimé par tout le monde, en tout cas adapté à toutes et tous et notamment aux personnes en situation de handicap, on a encore, je pense, beaucoup de travail sur ce plan-là, ça ne veut pas dire que le bilan est mauvais, ça veut dire que le travail est considérable et qu'il faut continuer.

13:02
Présentateur

Est-ce que ça veut dire aussi qu'il y a une nécessité un peu de la pédagogie de ce temps long ? C'est-à-dire qu'il y a une forme aujourd'hui de tendance du citoyen être à la fois un peu consommateur, un peu zappeur de vouloir tout de suite reconstituer, reconstruire, c'est plus long et ça dépasse aussi parfois les simples échéances, c'est ça aussi qu'il faut savoir expliquer ?

13:21
Invité politique

Tout à fait. Et il faut parfois des études, des contre-études, il y a parfois des délais de recours parce que la loi française est faite comme ça, donc il y a des projets qui prennent du temps et c'est souvent effectivement difficile à expliquer, mais c'est aussi ce pourquoi on est nous très présents sur le terrain. Je vous donne un exemple du 7e arrondissement, je sais qu'on va y venir. On a une place, la place Saint-Louis qui accueille un marché que beaucoup aimeraient voir, c'est un parking le reste du temps, mais que beaucoup aimeraient voir transformer en un peu place de village avec des terrasses, etc.

On engage le projet au début du mandat, puis un immeuble de la rue d'à côté s'effondre, il y a un arrêté de péril qui est en place et arrêté de péril veut dire on ne touche à rien autour de cet immeuble, donc on ne touche à rien sur la place et donc tout est gelé et là on est en fin de mandat et tout est toujours gelé et finalement il y a pas mal de questions mais on s'était dit que sur la place Saint-Louis ça allait évoluer, ça n'a pas évolué, ce n'est pas un manque de volonté politique, c'est un certain nombre de contraintes techniques, c'est un exemple parmi des milliers d'autres, mais on est là, on est très souvent sur le marché Saint-Louis avec les élus justement pour discuter avec les habitants et les habitantes, avec les commerçants qui nous posent des questions et finalement ça passe très bien le fait qu'on est dans l'attente de la levée de cet arrêté de pire.

14:44
Présentateur

Est-ce que c'est ça aussi peut-être, on va rentrer dans ce terme, je pensais à cette espèce un peu de tendance en ce moment de pré-campagne, je pensais à la place Bellecour, où c'était un des enjeux, une attente forte, le budget participatif, puis en ce moment on est plutôt un peu en mode, on ne va pas se mentir, une petite déception par rapport à ce qu'on imaginait en termes de végétalisation, est-ce que là il y a aussi peut-être un manque de pédagogie, de dire que ce n'était pas possible parce que ça, enfin oui, comment vous le vivez vous, est-ce que vous avez bon espoir si les gens s'en emparent en fait de cette...

15:17
Invité politique

Je pense qu'il y a eu effectivement beaucoup d'incompréhension sur la place Bellecour, donc on peut regretter à un moment un manque de pédagogie, on peut aussi se dire que les opposants nous n'ont pas tellement aidé en rajoutant de l'huile sur le feu constamment. Toujours est-il que oui, la végétalisation totale de la place Bellecour, elle est impossible, par contre il y a potentiellement certaines parties qui pourront à long terme être végétalisées, donc là encore on est sur le temps long, les études, les travaux, etc.

Et qu'en attendant, cette proposition d'œuvre artistique qui amène de la vie, de l'ombre, des brumisateurs, de la fraîcheur sur une place qui est extrêmement minérale et extrêmement chaude en été, moi ça me paraît être plutôt un beau projet, mais finalement ce qui tranchera, ça sera les usagers, les usagères cet été qui viendront ou non sur la place Bellecour, en tout cas pour l'instant, ils ont semblé plutôt adopter l'œuvre parce qu'elle n'est même pas finie et elle a été très très occupée pendant les premiers jours où elle a été installée.

16:19
Présentateur

Alors le septième arrondissement qui est un, je crois, si ce n'est un, peut-être le plus grand en surface arrondissement de Lyon, il va, et c'est comme ça que j'ai fait un peu la bêtise tout à l'heure, mais il va jusqu'au port Édouard Heriot, il y a Gerland, il y a Jean Massé, il y a le quartier des universités, il y a Chevroles, il y a la guillotière bien sûr, Mazagrand, je circule pas mal à pied dans Lyon, beaucoup, donc je connais un peu, c'est un quartier effectivement assez divers où il y a une très grande mixité, en fait, c'est ça un peu qui le caractérise aujourd'hui ?

16:51
Invité politique

Oui, c'est tout à fait, il y a une mixité entre à la fois les anciens habitants parce qu'il y a des quartiers historiques dans le septième arrondissement, notamment le sud de Gerland, mais aussi la guillotière et puis les nouveaux arrivants, donc cette mixité un peu entre anciens lyonnais, nouveaux lyonnais et puis une mixité sociale qui est importante et à laquelle on tient dans le septième arrondissement, c'est un arrondissement, on va dire, de la diversité, d'origine géographique, d'origine sociale et un des enjeux pour nous dans le septième arrondissement, c'est de faire en sorte que tout le monde vive ensemble correctement et donc qu'on soit un peu, finalement, nous, mairie d'arrondissement, créateur de liens.

17:33
Présentateur

Et dans un arrondissement, d'ailleurs, qui gagne en population et en dynamisme, c'est plutôt intéressant quand on voit une population arriver, alors ça crée d'autres questions, mais ça raconte quoi pour vous ?

17:44
Invité politique

C'est intéressant, on voit que la ville de Lyon perd des habitants chaque année, alors pas énormément, mais on était plutôt dans une perte d'habitants sur les chiffres de l'INSEE, tandis que dans le septième arrondissement, on en gagne, on était à 82 000 habitants au début du mandat, on est autour de 86 000 aujourd'hui, et donc ça veut dire qu'il y a un dynamisme, en même temps, c'est là où se construisent les logements, on en parlait tout à l'heure, c'est là où il y a du foncier disponible, mais ça nous oblige aussi à accueillir correctement ces nouveaux habitants et à faire en sorte qu'il y ait des services publics, des écoles, de quoi s'approvisionner, nous pour Gerland, on parle beaucoup de la ville du quart d'heure, un concept que vous connaissez, j'imagine, où on peut faire entre 5 minutes à vélo ou un quart d'heure à pied, on peut trouver son école, son médecin, là où faire ses courses, ses loisirs, pour ne pas avoir à se déplacer en presqu'île ou ailleurs, on aime beaucoup la presqu'île, mais on a aussi besoin de toutes ces aménités, on va dire, à Gerland et dans le 7ème arrondissement.

18:44
Présentateur

Gerland, c'est un quartier qui a beaucoup, beaucoup bouvé, d'ailleurs, autour du stade, notamment avec tout ce qui s'est construit, avec un certain nombre d'équipements, il y a d'ailleurs deux sujets en ce moment, je crois, à Gerland, il y en a un qui concerne la future gare routière qui va être déplacée puisqu'il y a les travaux à Perraff en ce moment, qu'est-ce que vous en pensez ? Il y a un certain nombre de personnes qui se sont dit peut-être que ce n'était pas le bon endroit, peut-être que c'était trop excentré, peut-être que ça allait occuper le parking qui se sert pendant les matchs. Comment vous, vous avez été impacté et concerné par ce sujet ?

19:13
Invité politique

Alors, pour le coup, il n'y a pas eu énormément d'opposition. Il faut rappeler que c'est une gare routière internationale provisoire puisque l'actuel est à Perraff, je vous l'avais dit, la future sera à Vénitieux au niveau de Paris et pendant cinq ans, Gerland va accueillir la gare routière internationale provisoire. C'est totalement accessible puisque c'est à côté du métro B. Elle se situera sur une partie du parking du Palais des Sports et donc le reste du parking sera encore tout à fait accessible. Et puis, tout a été pensé pour qu'il y ait une présence 24 heures sur 24, de la sécurité. En tout cas, pour moi, il n'y a pas tellement de sujets.

On l'accueille pour cinq ans et c'est normal que le septième fasse sa part. Et puis, du fait de cette situation géographique on va dire assez idéale, ne serait-ce que pour les cars pour qu'ils puissent assez facilement rejoindre l'autoroute et pour les voyageurs qui puissent prendre le métro et rejoindre le centre de Lyon, ce lieu paraissait adéquat.

20:13
Présentateur

Gerland, c'est aussi l'EM, c'est les nouveaux locaux de l'EM. Est-ce que ça, ça a dynamisé le quartier ? C'était un très beau projet. L'école est assez magnifique. Est-ce que ça a changé le regard sur ce quartier ?

20:24
Invité politique

Le bâtiment, il est effectivement bien présent dans le septième arrondissement. L'EM, ça ramène une population étudiante et donc, on est toujours dans ces mêmes questions. Comment on accueille encore plus de monde dans un arrondissement ? Est-ce que les commerces sont bien là ? Effectivement, ça se développe dans le quartier de Gerland. Est-ce qu'il y a assez d'équipements sportifs ? Là, on a encore du travail à faire. Donc, c'est toutes ces questions. il y a une école qui arrive, mais avec elle, c'est milliers d'étudiants et ils doivent trouver ce qui leur est essentiel dans le quartier.

20:55
Présentateur

D'ailleurs, dans le quartier, j'en profite pour le signaler, mais il y a la piscine du Loup, ce qu'on appelle la piscine du Loup, est une piscine qui est accessible au public. Ça, on ne sait pas forcément.

21:03
Invité politique

Ça a été une grande bataille. Nous, on est arrivés dans ce mandat. On savait qu'il y avait ce bail amphithéotique qui avait été signé entre la ville de Lyon et le Loup. à l'époque, les écologistes s'étaient prononcés contre, on n'avait pas la main. On est arrivés, c'était une situation de fait, on ne pouvait pas dédire ce bail. Et nous, notre enjeu principal, ça a été de maintenir l'accès à une piscine pour les habitants. Il y avait la piscine de Gerland qui existait, mais qui était totalement vétuste et à la fin 2021 qui n'était plus utilisable par le grand public.

Et donc, on a beaucoup discuté avec le Loup pour qu'ils construisent une nouvelle piscine, ce qu'ils ont fait, qui sert d'ailleurs les utilisateurs du Loup, mais qu'elle soit bien accessible au public et pour qu'elle le soit, la ville verse chaque année au Loup une compensation de services publics pour faire en sorte que les tarifs soient accessibles. Donc, il y a un tarif plein à 6 euros, un tarif réduit à 5 euros et un tarif social à 3,50 euros, ce qui permet finalement aux habitants du quartier de continuer à profiter de la piscine de Gerland.

22:10
Présentateur

Et avec les bonjours, c'est une information qui était importante de diffuser. Alors, évidemment, le 7e, c'est aussi des endroits qui ont été un peu plus compliqués. On vous a, je suppose, depuis le début de votre mandat, beaucoup parlé de la Guillotière, de la passe Gabriel Péry, etc. j'ai la sensation qu'il y a beaucoup de choses qui ont été faites que ça va sans doute un peu mieux ou que l'ambiance a changé. En plus, il n'y a pas longtemps et j'en avais parlé sur une autre radio, il y a eu le festival des Cuisines du Monde qui a été une très, très grande réussite. Est-ce que vous, vous avez l'impression que ça a changé doucement à cet endroit ?

22:40
Invité politique

Ça a changé. En plus, je peux vous le dire puisque j'y habite depuis 15 ans et donc on y a passé beaucoup, beaucoup de temps pendant ce mandat. Alors, ça a changé d'une part parce que les forces de l'ordre sont très présentes sur le terrain, que ce soit police nationale ou police municipale, mais aussi parce qu'il y a eu d'autres politiques qui ont été menées, politiques sociales, politiques d'accès aux soins, quelques aménagements qui ont été faits. Je pense à la petite place devant la poste Gabriel Péry qui était station Vélov, parking sauvage, etc., qui a été complètement réaménagée et ça change aussi l'image du quartier.

Et puis, il y a aussi eu un changement dans nos rapports avec les habitants et les habitantes de la Guillotière. On a commencé le mandat avec des relations un peu tendues avec l'association qui s'appelait La Guillotière en colère. Cette association n'existe plus. Par contre, il y a des citoyens qui s'impliquent pour leur quartier qui ont fondé une association qui s'appelle Réadorons la Guillotière et qui, ce sont eux qui sont à l'origine du festival des Cuisines du Monde avec la mairie du 7e s'y est associée comme la mairie du 3e.

Et finalement, ça fait trois ans qu'on arrive sur toute une journée à piétonniser le Congo en méta, à faire en sorte que les gens se rencontrent, mangent ensemble, dégustent des repas faits par les commerçants et commerçantes du quartier. Je crois qu'on n'y aurait pas cru en tout début de mandat et donc, on est en train d'amorcer vraiment un changement d'image et un changement de manière de vivre à la Guillotière.

24:10
Présentateur

On parle beaucoup des commerces à la fois en presqu'île avec notamment tous ces sujets autour de la ZTL et tout ce qui va se passer. Comment vivent vos commerces dans le 7e arrondissement ? C'est, je suppose, variable en fonction des quartiers, mais qu'est-ce que vous faites vous concrètement pour les aider ? Parce qu'on a beaucoup accusé, entre guillemets, la gouvernance écologique d'avoir contribué à leur perte de chiffres d'affaires. Je suis préagissé par rapport à ça tout en avant.

24:34
Invité politique

Là encore, on est un peu dans les attaques un peu stériles, sachant qu'en plus, il n'y a pas de compétences en aide économique, donc ne peut pas, par exemple, aider directement les commerçants. Ce qui est beaucoup à attaquer, notamment en presqu'île, ce sont les travaux. Et évidemment que pendant une période de travaux, c'est difficile pour le commerce qui se situe devant les travaux. Par contre, après les travaux, un réaménagement qualitatif, ça amène des nouveaux clients qui déambulent plus facilement sur une presqu'île apaisée, presqu'île à vivre, c'est ce qui est en cours.

Donc voilà, je comprends que les travaux soient dérangeants, mais après, quand on aura une presqu'île à vivre, les clients se sentiront mieux et on le voit, par exemple, rue de la République, personne n'aurait envie d'y remettre les voitures. Pour le 7e arrondissement, nous, on travaille avec des associations de commerçants dans tous les coins du 7e arrondissement. Il y en a notamment une qui s'est créée récemment au Girondins, à Gerland, parce que c'est toujours dans cette définition de la ville du quart d'heure, il faut des commerces de proximité.

Il n'y en avait pas beaucoup à Gerland et finalement, il y a cette association de commerçants qui s'est créée et puis nous-mêmes, nous avons installé un marché place des pavillons, donc ça se développe.

25:53
Présentateur

Ce n'est pas facile de faire vivre des commerces comme ça, type marché, parce qu'en fait, les gens réclament souvent un marché mais après, ils ne vont pas toujours, c'est des habitudes à prendre.

26:02
Invité politique

C'est une vraie question, on avait fait une grande concertation sur les marchés avant de le positionner place des pavillons et c'était une demande assez unanime des habitants du quartier. Ensuite, il fallait se dire quel jour, puisqu'il y avait quand même déjà un marché pas très loin, le marché de l'avenue Jean Jaurès et finalement, on a créé un marché d'après-midi, le mardi après-midi et le marché trouve son public. C'est un petit marché, il y a 8 commerçants pour l'instant et le marché trouve son public finalement tous les mardis et par ailleurs, ça permet aussi des associations du coin qui viennent tenir des stands, etc.

Finalement, le marché, c'est un lieu pour faire ses courses mais c'est aussi un lieu pour rencontrer ses voisins et ça marche bien place des pavillons.

26:42
Présentateur

On va parler encore du septième et d'un certain nombre de sujets dans une troisième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission. l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous Fanny Dubot, maire du 7e arrondissement, conseillère métropolitaine. On était autour de la guillotière en disant qu'il y avait des choses qui avaient bouvé. Ça ne veut pas dire non plus qu'il faut être dans une forme d'angélisme parce qu'on vous accuse aussi, vous et la gouvernance écologique, d'être, comment me dirais-je, un peu léger sur la sécurité. J'ai l'impression que c'est des sujets aussi dont vous êtes emparés.

Il n'y a plus de difficulté à parler de ça aujourd'hui ?

27:17
Invité politique

Non, il n'y a pas de difficulté. A vrai dire, en tant que maire du 7e, je n'ai jamais eu de difficulté parce qu'on a été dans le bain dès le début du mandat et évidemment que le mot sécurité n'est pas un gros mot comme le mot caméra par exemple n'est pas un gros mot. Il y a des caméras à la guillotière. Elles n'arrêtent pas les personnes fauteurs de troubles mais par contre, elles servent les enquêtes, elles servent les policiers qui sont sur place et donc, je n'ai pas de difficulté là-dessus et moi, j'ai plaisir à discuter tous les mois avec la police nationale, police municipale sur les sujets du 7e, sur les points de deal, sur les modes d'intervention.

On le fait et c'est aussi grâce à cette coordination entre l'État et les services de la ville qu'il y a eu des résultats sur la guillotière.

28:05
Présentateur

C'est vrai qu'il y a des endroits aussi où c'est un peu compliqué toujours. On parle souvent de la place Mazagrand. Est-ce que ça, vous avez des avancées ? Est-ce que vous avez des perspectives ?

28:14
Invité politique

La place Mazagrand, c'est effectivement un des points du 7e où il y a du deal et où il y a beaucoup de mésusages qui rendent la vie des riverains de la place compliquée, surtout en été, surtout la nuit. Ça a été bien pris en compte par la police nationale et police municipale qui sont de plus en plus présentes. Quand ils peuvent, ils viennent en statique sur la place. Et puis, nous, on a fait des aménagements sur la place qui ont permis notamment aux enfants de revenir dans l'aire de jeu. Ça faisait plusieurs années qu'il n'y avait plus d'enfants dans l'aire de jeu parce qu'elle était squattée et puis qu'il y avait du deal dans cette aire de jeu.

On a réaménagé cette aire de jeu et désormais, les enfants reviennent. Il y a des associations de la place aussi qui ont mis en place une coordination et qui proposent des animations qui proposent finalement d'occuper l'espace et aux riverains de revenir sur leur place et de participer finalement à la vie de quartier. Donc, on est toujours sur ces deux jambes. La jambe de la sécurité avec la présence de la police qui est essentielle parce que le deal doit être puni par la loi, par la justice, mais aussi la jambe un peu sociale et humaine qui est essentielle dans des quartiers comme la Guillotière.

29:33
Présentateur

Est-ce que d'ailleurs vous n'êtes pas un peu parfois, on l'a vu, il y a beaucoup de surenchères un peu sur ces sujets qui sont des sujets légitimes pour nos concitoyens, pour les Lyonnaises et partout ailleurs, mais il y a une forme de surenchère, c'est comme si on mettait plus de policiers, plus de caméras, plus de tout ça, ça allait résoudre les problèmes. Est-ce qu'il n'y a pas aussi quand même parfois une insécurité plus globale qui pèse en fait sur les populations et j'ai l'impression qu'on oublie de s'interroger sur les raisons aussi parfois de la violence, de la désespérance, de la fracture sociale et de tous ces sujets ?

30:03
Invité politique

Ce qui est sûr, c'est que notamment les sujets à la guilletière, c'est fait sur un fond de misère humaine et de personnes qui arrivent en France qui n'ont ni travail ni logement et qui tombent finalement dans une sorte d'économie parallèle qui est le deal, qui est évidemment illégal, mais oui, les problématiques ne sont pas que localos locales, ne se résolvent pas que par la présence de policiers dans la rue, mais par contre, c'est difficile d'avoir ce débat avec notamment des riverains qui sont tabous et que je comprends.

30:40
Présentateur

C'est vrai qu'il y a fait un choc de temporalité entre la complexité de la chose et la manière dont tout ça peut se mettre en place. Dans l'action d'un maire d'arrondissement, il y a tout un ensemble de choses, il y a tout un ensemble d'équipements à gérer. Je crois que c'est aussi chez vous la fameuse halte Tony Garnier. J'en parle parce que d'abord, c'est un événement culturel donc ma question c'était de savoir qu'est-ce que vous essayez de développer, vous d'un point de vue culturel, pourquoi la culture peut être importante. Vous évoquiez que vous étiez aussi présidente au titre de votre mandat de la métropole du Musée des Confluences qui est un formidable succès.

C'est quoi aujourd'hui l'action culturelle à l'échelle de la ville de Lyon et dans le 7ème par exemple ?

31:19
Invité politique

La culture est absolument essentielle, c'est un levier d'émancipation, on l'a dit et puis l'enjeu aujourd'hui c'est que puissent accéder à la culture les publics les plus éloignés et c'est ce que fait le Musée des Confluences avec sa politique tarifaire. Aujourd'hui, 50% des gens qui rentrent dans le musée ne payent pas parce qu'ils cochent un certain nombre de critères qui font qu'ils ont accès à la gratuité. Le Musée des Confluences fait aussi beaucoup d'expositions hors les murs, ils ont créé des cabanas histoire qui vont dans les écoles, dans les EHPAD, etc.

donc c'est la diffusion finalement de cette culture sur tous les territoires auprès des publics les plus éloignés qui est aujourd'hui absolument essentiel pour s'autonomiser, éveiller les consciences, comprendre le monde et c'est ça aussi un des rôles du Musée des Confluences.

On parlait d'écolobashing il y a quelque temps finalement quand on va au Musée des Confluences qui n'est pas du tout un musée créé par les écologistes, c'était le département de Michel Mercier à l'époque c'est un musée qui raconte la Terre et qui raconte l'impact de l'homme sur la planète quand on voit une exposition sur les oiseaux et que sur la musée de l'exposition on se rend compte que leur habitat est dégradé par les plastiques, par le changement climatique et que les espèces disparaissent finalement c'est un énorme message écologiste sans nécessairement passer par la politique et donc c'est en ça que l'accès à la culture est extrêmement important je parle du Musée Confluences qui est un musée de culture scientifique mais l'art contemporain développe aussi d'autres réflexions

33:00
Présentateur

tout ce qui est connaissance et culture en fait c'est aussi une manière d'apprendre de se développer et puis de mieux comprendre l'autre et donc d'apprendre à vivre ensemble parce que c'est aussi peut-être ça quand même le rôle d'un élu j'allais dire tout à l'heure vous parliez du rôle du maire comme un ambassadeur comme quelqu'un est-ce que c'est aussi essayer de faire tenir ensemble des fils qui sont un peu distendus de comment on vit ensemble et comment on apprend à se supporter parce que c'est pas toujours naturel c'est un peu ça la difficulté aujourd'hui pour vous ?

33:26
Invité politique

J'en suis persuadée que c'est ça le rôle des élus le rôle de la République et aujourd'hui malheureusement on entend dans les médias beaucoup de discours qui divisent qui montent les gens les uns contre les autres et le rôle d'un élu de la République au contraire c'est de faire société de faire corps de faire ensemble que les gens se parlent que nos écoles publiques soient fréquentées et ça j'y tiens beaucoup ce sont des lieux de mixité de rencontres où on se confronte finalement à l'altérité où on comprend un peu mieux le monde en se fréquentant et donc que ce soit la culture nos services publics ça va dans le sens de cette cohésion sociale qui est aujourd'hui souvent mise à mal

34:09
Présentateur

Sur cette haltonie garni j'y reviens parce qu'il y avait eu un début de polémique on est peut-être un peu dans la campagne comme ça on va pouvoir parler aussi un peu des prochaines échéances donc il y a un des opposants Pierre-Oliver en Lequence me semble-t-il qui voulait je ne sais plus la raser la vendre

34:24
Invité politique

il s'est posé la question finalement

34:26
Présentateur

quel était le point de départ c'était quoi le point de départ

34:29
Invité politique

J'avoue je n'ai pas bien compris mais il s'est réveillé un matin en se disant pourquoi on ne vendrait pas la haltonie garni elle nous coûte trop cher alors effectivement elle coûte cher mais déjà c'est un bijou patrimonial de la ville de Lyon les anciens abattoirs certains s'en souviennent encore aujourd'hui salle de concert qui a quand même des atouts parce que c'est une salle de concert de centre-ville si vous voulez aller voir des concerts aujourd'hui à Lyon il faut prendre le tram assez longtemps ou la voiture là on est quand même en centre-ville il y a le tram T10 qui est en train d'être construit et qui va faire son terminus justement à la haltonie garni et donc nous ce qu'on dit c'est non il ne faut pas la raser la détruire il faut justement y investir pour que ça reste une salle de concert accessible en termes de transport comme je viens de l'évoquer mais aussi en termes de prix parce que la haltonie garni c'est encore une salle où il y a des fosses où on peut faire des concerts debout et donc avoir des places à 20 euros 15 euros 30 euros ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres salles notamment des salles privées qu'on connait bien

35:35
Présentateur

ça veut dire aussi à travers ces enjeux que les échéances se rapprochent on l'évoquait les prochaines municipales on va dire qu'on est presque dedans en septembre ça va être lancé est-ce que vous projetez déjà je me doute qu'il faut finir le travail le maire le dit souvent c'est pas fini etc mais on est obligé un petit peu de regarder ce qui se passe quel est l'espoir ou l'espérance qui est la vôtre aujourd'hui est-ce que vous avez l'impression que ça se présente bien que vous êtes fier de votre bilan est-ce que vous êtes en train de réfléchir aussi par exemple à un projet parce qu'il y a un bilan pour la gouvernance écologiste

36:07
Invité politique

oui bien sûr qu'on réfléchit au projet donc là aujourd'hui les élus le maire de Lyon les maires d'arrondissement l'exécutif sont en train de défendre leur bilan devant les citoyens mais par contre on a des militants moi je fais partie du parti les écologistes et donc les écologistes réfléchissent déjà au projet futur on a mis en place des groupes de travail thématiques qui travaillent justement sur toute cette question il y a un groupe qui s'appelle Lyon à tous âges donc comment quand on est bébé personnes âgées parents on arrive correctement à vivre dans la ville de Lyon on a un groupe sur la prospérité et la solidarité comment les richesses de la ville de Lyon peuvent servir les plus modestes donc il y a un certain nombre de réflexions qui sont en cours du point de vue des militants écologistes parce qu'on reste aussi des militants

36:58
Présentateur

alors vous réfléchissez au sein des écologistes mais ça veut dire aussi que quand on veut se projeter aujourd'hui à Lyon il y a une gouvernance assez type union de la gauche un peu spécifique les questions qui arrivent aussi souvent c'est avec qui pour gouverner à gauche on sait que s'il n'y a pas d'union à gauche ça perd s'il n'y a pas d'union à droite ça perd donc il va falloir se parler est-ce que vous vous êtes partisane de reconduire cette espèce d'alliance le grand sujet c'est aujourd'hui la question des insoumis notamment

37:25
Invité politique

aujourd'hui on est dans une majorité plurielle de gauche qui est le fruit de notre accord de second tour de 2020 et pour la campagne de 2026 les écologistes ont voté très clairement c'est assez démocratique chez les écologistes en assemblée générale qu'on souhaitait une union de la gauche la plus large possible c'est vous l'avez dit probablement l'attente des électeurs et des électrices surtout dans la suite du nouveau Front populaire qui nous a permis d'avoir quatre députés de gauche à Lyon et puis ça serait une forme de logique de la poursuite de l'action municipale avec évidemment des débats sur la place de chacun chacune dans cette majorité et c'est ce qu'on va avoir au cours des prochaines semaines

38:10
Présentateur

Pour le citoyen lambda peut-être vous avez ce regard un peu politique c'est vrai que ce qu'on entend aujourd'hui sur le mouvement de Jean-Luc Mélenchon sur les insoumis sur les livres qui sortent peut-être que ça interpelle quand même un petit peu où vous faites la part des choses c'est difficile de faire la part des choses entre ce qu'on voit d'un fonctionnement et puis la réalité d'une union de la gauche jusqu'où on met le fil rouge ou la borne à ne pas dépasser

38:34
Invité politique

Je pense que ce qui peut nous diviser c'est le fond je ne me permettrai pas de juger le fonctionnement de la France insoumise même si évidemment ce n'est peut-être pas le fonctionnement idéal pour un parti politique mais ce n'est pas mon rôle de le juger on verra sur le fond de la politique municipale si on a des accords qui nous permettent de faire ensemble ou si on est trop éloigné à ce stade je ne vois pas en quoi nous serions trop éloignés donc je pense qu'on peut mais pas qu'avec la France insoumise évidemment avec tous les partis de gauche trouver des accords sur un projet municipal commun

39:06
Présentateur

Ça, ça veut dire une union de la gauche face à d'autres candidats on parle évidemment beaucoup en ce moment d'une forme d'arlésienne puisqu'il ne s'est toujours pas déclaré c'est Jean-Michel Aulas vous vous êtes exprimé je crois sur le sujet en disant que s'il était candidat ça ferait peut-être une sorte de conflit d'intérêt il s'est exprimé récemment presque indirectement en prenant deux décisions en position une sur les indemnités en tant qu'il supprimerait les indemnités s'il était maire peut-être en supprimant le cabinet des maires s'il était maire comment vous regardez cette arrivée de ce personnage dans une campagne je veux dire classique habituelle ?

39:39
Invité politique

Il n'est pas totalement arrivé puisqu'il ne s'est pas déclaré candidat par contre c'est vrai que ces dernières déclarations interpellent sur les indemnités bon je crois que c'est vraiment de l'ordre du gadget je veux dire évidemment que le maire de Lyon est indemnisé pour ses fonctions c'est pas une indemnité mirobolante comme lui peut par ailleurs connaître dans le privé donc il n'y a pas de sujet après est-ce que si lui il supprime son indemnité parce que selon lui ça ne sert à rien est-ce qu'il supprimerait l'indemnité aussi de ses conseillers de la majorité ça pose quand même réellement question et puis sur le cabinet je crois que c'est une provocation de sa part moi je voudrais rappeler quand même que le personnel politique que sont les membres des cabinets est absolument essentiel à notre démocratie parce que tout le monde pourrait devenir un jour élu que vous ayez fait Sciences Po ou que vous ayez le bac ou même le brevet ce qui compte c'est ce que vous représentez et les idées que vous amenez et donc il est normal que dans les mairies dans toute collectivité ou même à l'Assemblée nationale il y ait du personnel politique pour accompagner ces élus dans l'exercice de leur mandat donc je pense que c'est très dangereux voire populiste de faire ce genre de déclaration

40:56
Présentateur

je suppose qu'on vous retrouvera dans la campagne à la fois comme élu et peut-être dans le cadre de l'organisation de cette campagne

41:01
Invité politique

oui je m'engage pleinement dans cette campagne que ce soit pour les écologistes et je l'espère pour l'union de la gauche dans quelques semaines

41:09
Présentateur

alors on est samedi demain c'est dimanche juste un petit mot parce qu'on arrive à la fin de cette émission est-ce que vous avez le temps de prendre un peu de temps pour vous alors j'aime bien poser deux questions à ce stade est-ce que vous avez un livre de chevet en ce moment ? vous m'avez répondu il faut me dire la vérité

41:22
Invité politique

je vais vous dire la vérité sur ma table de chevet j'ai un livre de recettes de François-Régis Gaudry je crois tout à fait ça doit être récit et recettes ou quelque chose comme ça c'est le livre pour vous inspirer parce que vous aimez bien ça j'aime beaucoup cuisiner je n'ai pas toujours le temps mais au moins j'ai le temps de lire les livres de recettes qui par ailleurs n'est pas qu'un livre de recettes parce qu'il y a des récits sur sa grand-mère sa famille les grands chefs qui l'ont rencontré en plus c'est des recettes assez simples à faire donc ça me va bien aussi

41:50
Présentateur

et puis on se quise en musique parce que c'est la tradition qu'est-ce que vous avez choisi ?

41:54
Invité politique

Alors j'ai choisi Quiboka de Gaëlle Fay d'une part parce que j'aime beaucoup l'artiste Gaëlle Fay et d'autre part parce que nous avons dans le 7ème arrondissement une stèle en hommage des victimes du génocide du Rwanda perpétré contre les Tutsis et que cette chanson en parle et qu'elle est magnifique

42:12
Présentateur

Et bien merci pour ça merci d'être venu à notre micro la semaine prochaine je serai avec Anissa Belouassa Chérifi la députée du Rhône elle est fille justement on lui posera aussi plein de questions merci à vous et à très bientôt pour une nouvelle émission Au revoir

42:25
Invité politique

Merci

42:26
Présentateur

C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

42:53
Locuteur

Lyon Première Lyon Positif