La ruine de la France est-elle certaine si Mélenchon arrive au pouvoir ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, [musique] le grand matin weekend 7h10h, Maxime Liedo. Bonjour, heureux bonjour, soyez les bienvenus sur Sud Radio. On est ensemble jusqu'à 10h durant les prochaines demi-heures.
Vous avez la parole amis auditeur 0826 3003 300, le site Sudradio, les réseaux sociaux ainsi que l'application. On va se poser une question, la ruine de la France. Et oui, ça faisait longtemps tiens qu'on se l'était pas posé.
Cette question est-elle certaine avec l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon au pouvoir ? Alors, attendez moi, ce n'est pas du tout moi ce propos. C'est celui d'Arna Monbourg, ancien ministre de l'économie qui s'est un peu penché sur le programme.
Et alors que le leader et le créateur de la France insoumise aujourd'hui se confie dans les colonnes de la tribune dimanche, il parle évidemment de sa campagne, des retraites, de son programme économique. Il répond aussi aux accusations hein dont il est dont il est régulièrement victime, notamment sur les sondages qui le qualifi détestable ou la plus détestée sur le plan politique avec de véritables en tout cas boulé au pieds. Mais il a décidé quand même d'aller se représenter Jean-Luc Ménchon.
Mais mais si le leader de la France insoumise de la firme, il est venu le temps des caractères, ben beaucoup disent surtout qu'il est venu le temps de la rigueur économique. Et quand on se plonge sur le programme de Jean-Luc Mélenchon, forcément c'est compliqué mais est-ce qu'on en fait autour du modèle économique de Jean-Luc Mélenchon ? parce que tout simplement on ne peut pas dire que le leader de celui qui représente en tout cas une partie de la gauche ne n'a pas tout simplement une autre vision tiens de l'économie du capitalisme une autre façon de parler richesse, de parler solidarité, de parler richesse.
Peut-être que s'il arrive après tout à l'Élysée, ce sera une autre vision de tout cela et c'est juste que depuis des années, nous ne sommes pas habitués à ça. Comment vous le regardez vous, amis auditeurs ? Venez prendre la parole et participer à la discussion 0826 300.
Est-ce que la ruine de la France est certaine avec l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon au pouvoir ? [musique] Et si la question est posée aujourd'hui sur le devant de la enfin sur la table en tout cas, c'est parce que l'ancien ministre de l'économie Arnaud Montbourg visiblement s'est plongé sur sur le programme un peu de la France insoumise alors que Jean-Luc Lenchon a décidé de repartir à la conquête de l'Élysée pour 2027 et il a eu quelques propos on va dire qui ont fait beaucoup réagir et alors que le leader insoumis est dans la tribune dimanche, on va se poser cette question mais on écoute d'abord Arnaud Montbourg, c'était sur le plateau de BFN TV dans l'émission de Paula Pur Harry. Je je vais être assez simple 230 milliards de dépenses nouvelles, 1 million de création d'emplois d'agent public et comme on finance ça 100 milliards d'impôts nouveaux, 20 milliards sur les ménages 10 riches et 80 milliards sur les entreprises.
Donc c'est simple, on arrive à un déficit donc 100 milliards de déficit de plus par an, on arrive à un déficit qui fait 9 points de PIB. Donc en fait la France est soit sous tutelle, soit ruinée. Donc si vous voulez couler la France, votez Mélenchon dès le premier tour.
Voilà. Si vous voulez ruiner la France, votez Mélenchon dès le premier tour. Bonjour Mac Baudrier.
Bonjour. Directeur adjoint de la rédaction de Boulevard Voltaire et bonjour Nicolas Corato. Bonjour Maxime.
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin président fondateur du Sangk place de la République avec cette question du jour. Je suis ravi donc de vous avoir tous les deux ce matin en plateau. Est-ce que en effet comme Arnaud Montbourg vous faites partie des gens qui craignaient l'arrivée ?
Alors là, c'est personnalisé ou c'est personnifié avec Jean-Luc Mélenchon, mais d'une certaine gauche au pouvoir avec une certaine vision économique qui, comme le dit l'ancien ministre de l'économie et du redressement productif, je crois que c'était ça, du redressement industriel en effet que la France aille dans le mur. Je commence par vous Marc Baudrier. Euh écoutez, sil avait des chances de l'emporter euh la présidentielle et ça reste à à démontrer, mais bon, c'est pas absolument impossible, hein, puisque il domine clairement les intentions de vote à gauche, euh Jean-Luc Mélenchon euh et bien oui, il y aurait de quoi s'inquiéter parce que la France, Dieu sait si la France ne manque pas de handicap et de et de faiblesse sur le plan économique et Mélenchon, c'est assez original, prévoit de les aggraver toutes, une par une et d'en faire des des de Oui, il aggrave absolument tous les points.
Donc les dépenses publiques massives de la de la France et bien il les aggrave, il les amplifie. La il prévoit la hausse du SMIC alors qu'on a déjà des problèmes de de compétitivité internationale avec nos salaires. Euh donc là, il évidemment il poussera à des entreprises et et des filières entières à délocaliser leurs emplois.
Euh il euh on a un nombre de fonctionnaires record dans l'Union européenne, plus de 5 millions de fonctionnaires, il prévoient des embauches publiques massive et on pourrait continuer comme ça euh toutes les faiblesses de la France seraient euh dangereusement aggravé par Mélenchon. Toutes les faiblesses de la France seraient aggravées par Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Corato. Je vois mais alors je vois pour ceux qui ne nous regardent pas forcément en vidéo le l'ergognard de Nicolas Corato.
Non mais je je je note avec beaucoup de de satisfaction que que Marc Baudrier nous revend 1981. Il faut arrêter Jean-Luc Mélenchon. Alors moi je suis pas un partisan de Jean-Luc Mélenchon, mais le programme économique de la France insoumise c'est mitérant après le tournant de la rigueur.
C'estàd qu' faut faut pas imaginer que Jean-Luc Mélenchon arrive avec un programme communiste de nationalisation, de collectivisation, tout ça c'est finalement mais Jean-Lou Mcchon est assez classique. C'est un kénésien, c'est un programme de relance économique, c'est un programme de relance par le pouvoir d'achat, c'est un programme de relance par l'investissement public. Il y a rien de nouveau sous le soleil.
Il y a rien de très original, ni d'ailleurs de très innovant pour un candidat à gauche. Je veux dire que le le modèle économique de la France insoumise pourrait être celui du Parti socialiste. Il y a pas une très très grande différence, il y a pas une très grande surprise et il y a pas non plus une très grande inquiétude.
C'est vrai que depuis 10 ans avec monsieur Macron, nous vivons dans une politique économique est une politique de l'offre que la France n'avait jamais connue auparavant. On était plutôt sur une politique de la demande. Monsieur Mélenchon veut en mettre fin à à la politique de l'offre pour revenir à une politique de la demande.
Alors oui, on peut se poser plein de questions. Est-ce que c'est soutenable avec le niveau de dette ? Est-ce que c'est soutenable par rapport à la compétitivité que vous avez cité ?
Mais enfin, quand j'entends monsieur Montbourg se plaindre des 283 milliards d'euros de dépenses publiques en plus, et bien effectivement c'est à peu près le montant des aides publique aux entreprises. Donc il y a des arbitrages qui sont proposés par la France insoumise mais qui sont pas très étonnantes quand on voit ce parti se positionner depuis des années sur l'investissement public. Donc vous vous Nicolas Corato si je vous suis bien l'idée c'est simplement de dire que Jean-Luc Mélenchon propose un autre modèle et c'est ça qu'il faut voir derrière.
C'est tout à fait et puis c'est ce qu'il revendique depuis des années, c'est de changer le modèle changer le modèle économique pour changer le modèle de société. Hm. Marc Baudrier, qu'est-ce que vous répondez en Nicolas Corato qui vous regardait avec un petit sourire en réalité en coin au coin d'élèves pour dire en réalité vous ne voulez pas changer la société parce que nous ce qu'on veut faire c'est tout simplement faire des arbitrages pour une société plus équitable. jeu caricature mais c'est un peu l'idée.
Oui. Oui. Non mais tout ça c'est des mots.
Je suis quand même assez surpris d'entendre Nicolas Corato de le voir sur une position aussi irréaliste parce que tout cela c'est très gentil mais il y a quand même une réalité des chiffres et il se trouve que la France creuse un déficit absolument fou hein plus de 5 % alors que l'Argentine de Mileyille elle a une croissance extraordinaire. Mais on fait tout comme si le programme de Mélenchon si vous voulez, c'est comment vider une caisse vide. Il s'installe dans un pays comme si on était couvert d'or et qu'il avait à dépenser absolument tout ce qu'on a.
Donc par exemple propose de privatiser Total comme s'il y a une demande pour privatiser Total comme c'était le rôle de l'État de distribuer de l'essence. Total, je rappelle que c'est 180 milliards de capitalisation boursière. Pour le privatiser, il faut dépenser des dizaines de milliards d'euros.
Donc euh voilà ce que propose Mélenchon. Euh il propose de d'établir par référendum la liste des biens communs et des services euh qui qu'on pourrait collectiviser. Donc on est dans la collectivisation si vous voulez.
C'est c'est vraiment extraordinaire. C'est l'Union Soviétique dans un pays ruiné qui s'installe et et tout est comme ça. C'est c'est assez curieux dans un pays qui encore une fois est dans une situation économique désastreuse du fait du poids de l'État, du fait des réglementations, du fait de la noncétitivité de la France.
Et ben justement, je vous propose, puisque c'est un sujet qui semble vous passionner, sur lesquels vous avez encore beaucoup de choses, sur lequel vous avez encore beaucoup de choses à dire, qu'on poursuival juste après une très courte page de pause. La ruine de la France est-elle certaine avec l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon au pouvoir 0826 300. On ira aussi écouter Thierry et Laurent qui, vous allez voir vont certainement venir alimander notre conversation.
À tout de suite. [musique] Sud Radio, le grand matin weekend 7h10h, Maxime Liedu. 8h48 sur Sud Radio.
Suite de la conversation ici en studio avec Marc Baudrier, le directeur adjoint de la rédaction de boulevard Voltaire et Nicolas Corato le président fondateur du Sang Place de la République. On continue de s'interroger sur la ruine de la France qui serait certaine. C'est une supposition.
En tout cas, ce propos vient de Arnaud Mondbourg qui s'est étonné de voir le programme de Jean-Luc Mélenchon et qui a dit "Ah ben c'est très simple, si vous votez pour lui, ben c'est direction la France, c'est une voiture et on va dans le mur 0826 300. Est-ce qu'on en est sûr d'ailleurs de ça ? Avant qu'on reprenne notre discussion messieurs en studio, je vous propose d'aller au standard 0826 300.
Bonjour Thierry ! Bonjour ! Bonjour Maxim !
Bonjour à tous ! Merci beaucoup d'être avec nous ce matin mon cher Thiry. Est-ce que vous vous pensez mon cher Thierry que la ruine de la France est certaine avec l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon au pouvoir ?
Alors déjà, moi je pense que monsieur Mélenchon comme d'autres opposants contribuent déjà participent déjà à la ruine de la France dans l'opposition en censurant des réformes importantes qui n'ont pas pu être faites en censurant des budgets qui devaient commencer à redresser la France. Déjà, c'est la première chose. Euh et et deuxièmement, euh quel que soit le président qui va être élu, aura-t-il une majorité parlementaire et pourra-t-il influer les les votes du Sénat pour également faire passer des projets de loi ou ou des budgets qui participent au redressement de la France ?
Rien est sûr de cela. Donc euh monsieur Mélenchon euh aujourd'hui il est dans une campagne électorale avec comme c'était dit tout à l'heure euh nouvelle façon de penser la France peut-être, mais la réalité euh quand on est tout au gouvernement c'est pas comme quand on est dans l'opposition. Dans l'opposition c'est facile.
Euh on critique euh on propose des choses qui sont irréalisables. Par contre quand on est président, quand on est chef de gouvernement euh il faut gérer le budget, il faut gérer le pays. Vous vous dites d'une certaine manière, mon cherry, que tout ça c'est c'est quoi ?
C'est de la campagne électorale. C'est un peu des des promesses un peu faciles, c'est ça ? Pour CL ?
Alors bon, je pense qu'il il y a quand même une une réalité de de nouvelles visions euh dans le programme de la France insoumise, mais euh sur la possibilité [raclement de gorge] de réaliser cela ensuite euh je pense que c'est c'est complètement illusoire parce que il faut commencer à redresser le pays avant de partir dans des nouvelles orientations, dans des nouvelles pistes. Donc d'abord d'une certaine manière colmater les brèches mon cher Thierry et ensuite éventuellement repenser à un programme si on peut le qualifier d'ambitieux qui est celui de Jean-Luc Mélenchon. Qu'est-ce que vous avez à répondre ?
Nicolas Corato, Marc Baudrier à Thiry qui nous dit "Bon ben ça un ça a quand même l'air avant tout d'être des promesses de campagne. De deux en France, on ne pourra jamais appliquer un tel programme." Nicolas, mais ce que dit votre auditeur, c'est vrai pour tous les candidats à la présidentielle, quel que soit leur projet économique.
Est-ce que le président que nous allons élire en 2027 aura vraiment les moyens de son projet, de ses promesses ? Et la réponse est certainement non. 1000 milliards de dettes en héritage de 10 ans de Macroni.
Ça empêchera de fait l'action politique au niveau où on veut bien nous la promettre et nous la et nous l'établir. Donc le problème de monsieur Mélenchon, c'est le problème de tous les candidats à la présidentielle. Je dirais que peut-être un des plus sincères, c'est bien Jean-Luc Mélenchon parce qu'il vous explique que c'est en changeant le système qu'il arrivera à tenir ses promesse.
Et c'est peut-être un des seuls qui vend le changement de système. Alors, je sais pas s'il faut l'acheter le changement de système libre à à ceux qui nous écoutent de de le penser, mais c'est le seul qui nous dit "Si on veut vraiment changer la vie, il faut changer le système." Bon bah, au moins, il a la sincérité de le dire.
Ce qui veut dire aussi que s'il ne change pas le système, il sera dans l'incapacité de mener sa politique. Et finalement, il faudrait pas que le président Mélenchon soit le président Mitteran élu et déjà dans la rigueur. Hm.
Comment vous analysez ça, Marc Baudrier ? Est-ce qu'en effet Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui au manette, il arriverait quand même à faire ce qu'il veut ? Bien sûr que non.
Notre auditeur a tout à fait raison. On est là dans un numéro de démagogie qui a été poussé à son paroxisme, on va dire, de la part de Mélenchon. Il propose, on est, vous savez, on est des problèmes de temps de travail et de compétitivité.
Il propose de passer de 32 heures sur certains métiers. Il propose de passer la retraite à 60 ans. Il propose une 6e semaine de congé payé.
Il propose de revenir sur les privatisations, donc de renationaliser les aéroports, les autoroutes, la Française des Jeux et cetera. Enfin, vous passez tout le le ce programme de Mélenchon, c'est tout est complètement dingue et évidemment nous nous pousse à la ruine. Le devoir d'un politique, c'est pas de se faire élire, c'est des c'est de gérer le bien commun qui est celui et de gérer la France et et le le bien-être des Français et le quotidien des Français, hein.
C'est c'est pas de de uniquement de faire des grands discours et de dire n'importe quoi. Ben, vous parlez des Français, écoutons-les. Au 0826 300.
Bonjour Laurent. Bonjour. Bonjour euh tout le monde.
Merci beaucoup d'être avec nous mon cher Laurent. Comment vous regardez le débat qui nous anime depuis quelques minutes maintenant ? Est-ce que le le pouvoir, la vision économique de Jean-Luc Mélenchon, vous vous séduit mon cher Laurent ?
Euh pas du tout. En réalité, c'est vrai que lui euh enfin Jean-Luc Mélenchon, au lieu de repenser euh recette, création d'argent, création monétaire, création de nouvelles industries et cetera, il pense plus à imposer euh des nouvelles règles du travail. Par exemple, les 32 heures au travail, je vois pas comment on fait pour gagner plus d'argent en travaillant 32 he au travail.
Je vois que les indépendants, ils travaillent des 70 heures et ils arrivent pas à sortir forcément euh un énorme salaire. Alors, vous imaginez vous en tant que salarié euh travailler 32 he combien vous allez gagner ? C'est c'est quasiment impossible.
Ensuite, répartir donc les impôts sur quasi les plus riches. Ben une fois qu'ils sont partis, qui est-ce qui va payer les impôts ? Donc ça sera encore les classes moyennes, donc ça sera encore un approvisement.
Moi quand je vois en fait la politique de Mélenchon, je vois que euh c'est plutôt une baisse complète du niveau de vie des Français. euh et que l'État lui devient de plus en plus enfin déjà qu'il est actuellement euh c'est un état vautour, c'est-à-dire qu' prend la totalité. Vous vous dites que déjà la plupart du temps l'État c'est un peu ce que dénonçait Marc Baudrier, c'est-à-dire que c'est vraiment déjà un état qui est partout tout le temps y compris sur d'un point de vue économique qui la plupart du temps quand même met la main sur une partie de ce que vous gagnez.
Vous vous dites si Mélenchon arrive pour vous en tout cas mon cher Laurent, c'est une véritable inquiétude qui prenne le peu qui vous reste complètement. C'est-à-dire que enfin dans mon entourage et je pense que aussi dans votre entourage, il y a énormément de Français qui se disent "On peut pas rester en France puisque on est taxé de toute parts et que là si effectivement une politique comme celle-ci se met en place, ça sera encore pire. Ça sera encore pire.
Je vois pas que combien les États comptent prendre de nouveau aux Français, sachant que ça part à lui tout seul, c'est presque 57 % du PIB. C'est c'est énorme en fait. auance [raclement de gorge] au monde qui sont comme ça même les et là vous savez mon cher Laurent que vous que vous revenez sur deux visions en réalité de de la politique et de l'économie.
Ceux qui vous disent que l'État ne prend pas assez, ceux qui vous disent que l'État prend trop et je vous remercie pour conclure ce débat d'avoir posé ça sur le centre de la table. Marc Baudrier, est-ce que Laurent ou même Nicolas Corato peut-être d'abord sur cette capacité quand même qu'on beaucoup de personnes de travailler de travailler sans doute beaucoup et de voir déjà un état comme le disait Laurent un état vutour et de voir si Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir un peu la même chose. Ouais.
D'abord, [grognement] il faut il faut remettre les choses en perspective, hein. Notre système social et fiscal est un des plus redistributifs au monde et je précise que six français sur 10 à la fin du mois sont gagnants. Donc l'État vautour, moi je partage pas.
L'État aujourd'hui nourrit beaucoup les Français, notre politique sociale et bénéficiaire pour 6 français sur 10. Donc je pense qu'il faut remettre un peu l'église, pardonnez-moi, au cœur du village. Vous êtes le voilà converti.
Non non mais et et le deuxième point qui est important c'est que on l'a vu notamment au moment du Covid mais pas seulement. On le voit dans les études d'opinion. Il y a une demande des Français de plus de protection par rapport à l'État, de plus de services publics ou de mieux de services publics pour ce qui concerne la sécurité, pour ce qui concerne la santé, pour ce qui concerne l'éducation.
Donc on il faut pas qu'on soit dans un paradoxe. Aujourd'hui, l'État n'est pas un vautour. Ce qu'on essaie de voir c'est comment est-ce qu'on peut réformer l'État pour qu'il corresponde mieux aux aspirations.
Mais il faut pas moins d'état. Monsieur Boudrier Marc parlait de la la nation la privatisation quand on commence à inverser le nom et le prénom au début d'une interpellation privatisation des comme si c'était le Graal des autoroutes enfin il y a pas un français en France qui vous dira que c'était une bonne opération que de privatiser les sociétés d'autoroute. Donc il faut aussi regarder les choses telles qu'elles sont et pas de manière idéologique mon cher Marc.
C'est pas parce qu'on nationalise qu'on est nécessairement un afringoiste avec idéologique. Voilà ce que vous dites Nicolas. Moi je je sur l'état vos tours et vos privatisations.
Je donne des chiffres. Je constate que la France est est l'un des pays les plus étatisés au monde avec le Danemark. Mais vous connaissez cette phrase très ironique de Gorbatchov quand on lui dit "Vous savez quel pays quel dans quel pays le communisme a réussi", il a répondu la France.
Toujours un truc qui me fait beaucoup rire. Exactement. Mais malheureusement le communisme a pas réussi en France puisque [rires] on le voit bien si notre industrie était très prospère ça se serait en réalité la France est désindustrialisée.
On le voit bien nous on est ruiné nos déficits sont considérables. Notre dette est épouvantable et Nicolas Corato et Nicolas Corato propose d'aller encore plus loin dans ce dans les éléments qui ont mené à la ruine. Donc la politique de Mélenchon, c'est la fuite des dernières des derniers riches qui restent en France et qui font quand même pour une bonne partie d'entre eux tourner l'économie.
Et c'est la fuite des dernières entreprises qui restent. On est un pays complètement désindustrialisé. Notre agriculture a été exang.
Le toutes les toutes les forces économiques de la France sont vraiment en péril. On propose d'accélérer tout ce qui les a fait fuir. Ben voilà, ça c'était le débat du dimanche donc avec Marc Baudrier, directeur adjoint de la rédaction de Bouvard Voltaire et Nicolas Corato, président fondateur du Song Place de la République.
Vous avez été nombreux à participer aussi à ce débat au 0826 300 et à réagir. Messieurs, je vous remercie. Je vous souhaite donc un bon dimanche, un bon dimanche matin et merci d'avoir passé une tête ce matin dans le studio de Sud Radio.
Dans un instant, les informations de 9h, la revue de presse et le journal des sports.
Jean-Luc Mélenchon