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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 octobre 2019 59 min

Allons plus loin (15/10/2019)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on [Musique] bonjour bonjour à tous bienvenue sur public sénat allons plus loin encore ce soir nous sommes ensemble pendant une heure on va donc prendre le temps d'analyser questionner toute l'actualité politique parlementaire mais aussi internationale on va d'abord le fer avec notre invité du jour jean marie bockel bienvenue et vous êtes sénateur union centriste du haut rhin pourrait gérer différents sujets notamment à cette audition de jean yves le drian ce matin au sénat sur l'offensive turque dans le nord-est syrien puisque vous vous êtes aussi membre de la commission des affaires étrangères nous irons également salle des conférences pour faire réagir d'autres sénateurs et sénatrices et ce sera avec vous alexandre pouchard et oui rebecca et on va parler du bric site et de ses conséquences dans le pas de calais avec le sénateur jean-pierre corbisez et puis nous irons dans l'hémicycle avec vous alice bardot alice les débats continuent sur le projet l'engagement et proximité oui aujourd'hui rebecca les sénateurs examinent une partie importante du projet doit sur l'engagement dans la vie locale le renforcement des pouvoirs de police du maire à tout à l'heure allons plus loin c'est aussi le club trois intervenants qui ont des choses à vous dire avec nous aujourd'hui neila latrous bonjour rédactrice en chef maghreb et moyen-orient de jeune afrique né là vous allez revenir sur ce conflit sous un autre angle parce que le désengagement américain pourrait profiter à certains et notamment vladimir poutine qui veut en profiter pour pousser ses pions dans le monde arabe et on va en parler alexis poulin fait aussi partie du club aujourd'hui alexis votre sujet c'est gérard collomb oui un drame shakespearien qui se noue un rayon on a hâte d'en savoir plus enfin dans le club quentin calmer quand un bon jour le sénat ont ces jours ci sa commission spéciale sur le projet de loi bioéthique voilà et en 2013 le mariage pour tous avait eu lieu à des manifestations devant le sénat on va voir quel est le scénario avec la pma pour tout dans une demi-heure sénat où claire nous revenons ce soir sur ce rapport du sénat autour des conséquences du bric site sur la vie économique française ils redoutent un désastre qu'est ce que ça veut dire très concrètement pour nos entreprises et pour nous pour vous consommateurs français hashtag à lpl si vous avez envie de réagir sur twitter vous le savez maintenant mais d'abord cette audition de jean yves le drian ce matin au sénat elle portait donc sur cette offensive turc en syrie que faut-il en retenir on remballe avec vous dans un instant d'abord réponse avec marion vigreux une semaine après le début de l'offensive turque les sénateurs souhaitent obtenir du ministre des affaires étrangères jean yves le drian les dernières informations sur le conflit en cours dans le nord de la syrie et premier constat ce ne sont pas de nouvelles forcément très rassurante depuis l'annnonce unilatérale du retrait américain dans le secteur l'armée turque bombarde cette zone frontalière occupée par les kurdes alliés des occidentaux ces frappes déstabilise un équilibre déjà fragile aujourd'hui la diplomatie française et européenne est en grande difficulté nous avons du mal à comprendre la stratégie que rechercher que poursuivent les états unis des contacts ont lieu mais pour l'instant ne donnent pas lieu à des initiatives particulières cette attaque turc a été dénoncée unanimement par la communauté internationale mais les pays peinent à s'entendre sur les mesures à prendre que ce soit sur le plan militaire ou économique jean yves le drian s'emploie à réunir les membres de la coalition en syrie dont font partie les états unis et la turquie pour essayer d'en montrer l'importance qu'il y à arrêter cette invasion pour éviter la libération de ces terroristes de neige le confiait déjà causé la mort de plus de 200 personnes et déplacé près de 160 mille civils il fait également revenir sur le devant de la scène les ennemis d'hier puisque pour se défendre les kurdes font appel aux forces du régime de damas on donne un rôle extraordinairement positif et à la syrie que nous combattions au régime de bachar el-assad et à la russie qui revient en force dans cette région jean yves le drian espère réunir la coalition d'ici trois jours et renouer le dialogue avec ankara l'ambassadeur turc en france sera d'ailleurs auditionné demain au sénat allons plus loin donc d'abord avec vous jean marie bockel merci d'être avec nous je disais vous êtes membre de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées vous est aussi président du groupe france me du golf ça va nous intéresser dans un instant d'abord vous qu'est ce que vous retenez de cette audition de jean yves le drian on entendait des choses pas très rassurante vous avez le même avis dont l'audition était à huis clos mais le sentiment général que nous avons partagé avec le ministre c'est quand même celui d'un double abandon à la fois le sentiment que les états unis notre allié à peu comme un 2013 rappelez-vous a lâché nous nous lâche à l'époque c'était obama aujourd'hui c'est rome mais ce sentiment est le même ce sentiment que au fond de plus en plus on est seul et puis aussi le sentiment j'ai dit double abandon que nous nous laissons seuls dans ce conflit ce qui avait été en première ligne aux côtés de tous les alliés des américains nous mêmes pour battre d'achille encore quelques mois puisque ça s'est terminée en début d'année donc effectivement c'était pas c'était pas une ambiance très très optimiste mais en même temps c'est une interpellation j'ai été de même d'ailleurs que le président quand bon vous avez interviewé et quelques autres collègues ce week end à l'assemblée parlementaire de l'otan à londres nous avions notre session et c'est toujours un moment très intéressant et turcs sont également là autour de la table et hier matin en plein hier nous avions la présence du secrétaire de l'otan de ce que je te merde qui nous a tenus fait un exercice de langue de bois enfin quitté d'ailleurs un peu la position britannique aussi c'est à dire même pas de critique de l'attitude turque moi je suis traditionnellement un ami de la turquie qui est un grand pays j'ai toujours prôné le dialogue avec le président je comprends toujours le dialogue 1 mais le diario passe aussi par une certaine franchise et la être complète constamment à accepter la menace un 2-2 de laisser à nouveau partir des flots de réfugiés enfin c'est ce qu'a dit ray car en le privant tueur que je pense que si on veut encore un peut être respectée dans la région on ne peut pas continuer comme cela mais on a vu aussi notre division que ce soit au sein de l'otan des pays de l'otan y compris européens où que ce soit au sein de l'union européenne nous sommes divisés les américains ne sont plus l'allié fiables sur ces questions en tout cas qu'on espérait qu'est ce qu'on fait maintenant en quoi c'est ça la question et on va y revenir notamment et comme chroniqueur c'est l'heure du cloud allons plus loin dans le club aujourd'hui je vous le disais neila latrous alexis poulin et quentin quel minable on va commencer avec vous on continue de parler de cette offensive turcs mais vous vous êtes allé regarder du côté de la russie pour voir ce qui se passe en ce moment et c'est assez éclairant et c'est intéressant effectivement parce que hasard du calendrier ou pas vladimir poutine au moment où cette offensive est entamée par par la turquie sur le nord-est de la syrie est bien lui il retourne en tournée dans le golfe il n'y était pas allé depuis 12 ans dès sa première et dernière tournée il était hier à riyad aujourd'hui abu dhabi c'est à dire dans deux pays qui traditionnellement sont plutôt des alliés américains l'arabie saoudite et les émirats arabes unis offensive de charme du président russe refus évidemment par le roi salman en arabie saoudite reçues par le prince aux émirats et et visites évidemment très couverte par par les médias russes car elle et on peut le dire une certaine façon historique le moment en tout cas dans lequel elles se déroulent et historique et vraiment je le pense pourra figurer plus tard dans les livres d'histoire qu'est ce qui se passe on se trouve qu'aujourd'hui on a une russie qui poussent pour l'instant avec succès ses pions dans la région devenue un interlocuteur incontournable sur le dossier syrien depuis le processus d'astana il y a deux ans où elle avait mis autour de la table les turcs et mais aussi les iraniens pour essayer de découper 4 zone de cessez le feu en syrie soutien indéfectible d'un bachar el-assad que l'occident essaye de déloger depuis huit ans en aidant et ses révolutionnaires mais non seulement il est toujours là mais avec ce pacte passé aujourd'hui avec les kurdes une rizière même qu'un alors devenir d'une certaine façon dans le temps en tout cas c'est le piège c'est de devoir choisir pour l'occident entre richesse tayyip erdogan et bachar el assad avec jean marie bockel le rappeler une turquie qui elle par ailleurs est membre de l'otan donc d'un point de vue institutionnel est censé faire partie aussi de nos amis alors pour autant est-ce que cette visite de poutine est directement liée à l'offensive sur parle pas directement mais elle tombe bien et c'est ce que disaient aussi l'ambassadeur saoudien elle arrive à un moment idoine il est question de renforcer la coopération d'abord énergétique l'arabie saoudite elle a la main sur l' opep le cartel pétrolier la russie n'en fait pas partie mais il ya des intérêts communs notamment pour gérer les stocks qui sont échangées au niveau mondial le porte parole du kremlin indique aussi qu'il ya eu des discussions en matière de coopération militaire il y a deux ans lorsque le roi salman s'était rendu en russie il avait été question d'achat d'armes et puis finalement les saoudiens avaient opté pour les systèmes anti aériens américains il y amène à moi lors des attaques contre les sites d'aramco en arabie saoudite vladimir poutine depuis ankara avait ironisé sur cette défense américaine en disant eh bien si les saoudiens avaient acheté nos s-400 peut-être cette attaque ne serait pas arrivé tout ça pour dire qu'il ya pas forcément de lien entre lettres entre l'offensive turque et la visite ariel et abboud aimerait de vladimir poutine mais en tout cas il ya un lien entre cette visite est le rôle central de médiateur que la russie aspirent désormais à jouer en clair on peut se demander si les russes veulent profiter de l'isolationnisme américain indéniablement parce que le désengagement américain qui était aussi évoquée par le sénateur jean marie bockel trouble les allié saoudien et émirati au delà des alliés européens les américains sont certes retirer du deal iranien donnant à penser qu'ils formaient toujours le même axe avec abu dhabi et avec ryad mais donald trump c'est le moins qu'on puisse dire est imprévisible on sait pas trop dans quel sens il peut prendre ces décisions on le voit avec sa décision de retirer notamment les troupes du nord de la syrie de condamner d'abord mollement l'offensive turque ihh finalement derrière de décréter des sanctions c'est aussi que les saoudiens garde toujours un peu en travers de la gorge la réaction américaine après les attaques d'aramco il espérait que les clés que les américains condamnent fermement l'iran pointe du doigt teheran ça n'a pas été le cas et le message que vladimir poutine veut passer aussi dans la région c'est de dire moi je suis un allié très fiable et soit dit en passant dans les suites de l'enquêté sur aramco mb s le prince héritier aurait demandé à vladimir poutine de l'aider sur l' enquête vladimir poutine qui aurait répondu c'est ce qu'il a dit hier à des chaînes arabophones la russie est prête à aider sur l' enquête mais nous ne serons jamais amis avec un pays au détriment d'un autre donc apparaître d'abord comme un allié loyal ensuite la russie elle veut démontrer à ce moment précis qu elle et elle seule est capable de parler à tout le monde aux turcs aux iraniens aux irakiens aux syriens aux saoudiens aux émirati elle se propose d'ailleurs comme arbitre entre ankara et damas et les pays arabes en recevant vladimir poutine ils veulent aussi envoyer un message à leurs alliés américains c'est de dire attention nous aussi on est capable d'aller voir ailleurs reste à voir si ce message sera entendu sachant que donald trump a l'air plus préoccupés actuellement par sa campagne interne que par le destin des pays acp et dans tout cela m'a l'europe à les piéger qu'elle n'est pas au mieux à ryad vladimir poutine et le roi salman ont confié qu'ils avaient évoqué les questions régionales yémen notamment mais également l'afrique du nord en gros la frontière sud de l'europe ce maghreb où les pays du golfe ont une emprise une influence en tout cas de plus en plus croissante notamment théologique la russie elle entretient des liens privilégiés avec un certain nombre d'acteurs en libye avec le maréchal haftar et en algérie avec le chef d'état major ahmed gaïd salah la relation entre la russie et l'europe elle l'est c'est le moins qu'on puisse dire pas excellentes depuis 2014 et la crise ukrainienne on sait que emmanuel macron essaye de retisser le lien où l'europe ne sait pas trop si elle peut aussi compter sur l'allié américain le conseiller de donald trump steve banane qui joue à un jeu pour le moins trouble pendant les européennes en essayant de faire monter les listes populiste donald trump qui à plusieurs reprises a donné le sentiment de soutenir quelque peu le brésil le président pardon donc il ya ces atermoiements interne pour nous européens cette question du breakbeat il ya les menaces exogènes et dans ce contexte notre marge de manoeuvre pour tordre le bras à la turquie et la contraindre sc faire cesser son offensive elle est pour le moins limité situation de l'europe compliqué situation de la france en particulier jean marie bockel est ce que il ya un peu de malice côté russe font pas bien la stratégie russe est opportuniste en ce sens qu'ils ont compris que la nature avait horreur du vide que le président poutine à la fois pour des raisons internes de de créer de la cohésion ce qui n'est pas toujours évident et pour des raisons également de deux puissances évidemment se déploie moi je dirais deux trois petites choses par rapport à votre analyse très très pertinente premièrement venir l'admirent poutine n'est pas notre ennemi il est il doit être lui et son pays un partenaire et c'est aussi notre intérêt mais il comprend d'abord le rapport de force donc on ne peut être un bon partenaire macron à raison d'ailleurs de vouloir reprendre langue comme il a raison d'avoir le dialogue avec l'ensemble des protagonistes des pays du golfe mais pour cela il faut avoir un rapport de force d'hier à juste titre que nous sommes pour le multilatéralisme pour le rôle des instances internationales c'est vrai mais ça ne suffit pas et la france est une puissance moyenne est une puissance qui se donne le moyen de garder une influence au sein du conseil de sécurité portant la dissuasion nous portons une capacité d'intervenir lorsque c'est nécessaire 1 mais ça ne suffit pas et par rapport à ce qu'on a dit tout à l'heure sur la baisse du rôle américain et par rapport à la montée des menaces peut-être que nous sommes à un moment où nous aussi par rapport à cette stratégie de poutine que l'on voit bien nous devons à quelques européens pas tous y compris d'ailleurs les britanniques y compris après le mexique parce que sur les questions stratégiques même si sur la fair turcs eux on les a sentis quand même très en retrait mais nous devons pouvoir retisser quelques liens avec les allemands également pour pouvoir à nouveau pesé et donc avoir un dialogue avec poutine mais marquer aussi avec poutine des limites de ce qui pour nous est acceptable de ce qui ne l'est pas de ce qu'on peut faire ensemble mais de ce que nous n'avons pas oublié je dirais un bon apport de force dans cette région qui est à nos portes et ça vaut aussi pour le maghreb ça vaut pour les pays du golfe c'est ce qui est devant nous est ce que emmanuel macron avec évidemment sa grande capacité bien sûr mais aussi avec des limites de ce que nous sommes aujourd'hui aura la capacité de donner cette impulsion ou est-ce que nous allons simplement subir ça c'est une histoire qui est à écrire et c'est vrai c'est en ce moment que ça se passe et c'est vrai et finalement monsieur le drian ne l'a pas dit autre chose on vit un moment historique un moment historique négatif ou un moment historique d'espérance possible après le drame actuel je ne sais pas je n'ai pas la réponse on va parler de politique un peu intérieur maintenant avec vous avec ses poulains septet history je ne sais pas alexis vous avez eu envie de revenir sur le choix de la république en marche d'adouber gérard collomb l'âge et le politique française mais l'importance stratégique de lyon c'est pas rien puisque c'est le berceau historique de la geste macro nien aussi et là on a vraiment ce que j'étais tout à l'heure un drame shakespearien en train de se nouer puisque ou d'un combat de rocky balboa avec un côté oui oui mais c'est ça reste quand même le côté vieux revenant enfin on est en train de faire quelque chose d'incroyable gérard collomb 72 ans qui brigue un quatrième mandat et de l'autre côté david kim fel 58 ans qui connaît bien aussi la politique locale de lyon et qui s'est vu refuser l'investiture par la commission d'investiture en marche parce qu'il a été donné priorité aux premiers soutiens évidemment alors ça pose problème que ce soit gérard collomb qui a été choisi pour la métropole la métropole on le rappelle c'est a été créée par lui et c'est là où finalement se concentre tous les pouvoirs dans lions et sur le territoire comparé à la mairie de lyon qui a été un peu vidé de sa substance ce qui se passe au sein de leur marche c'est comme sur beaucoup d'autres sujets des dissensions et beaucoup de jeunes qui rue dans les brancards avec les jeunes avec macron qui ont sorti un communiqué et qui soutiennent david kimelfeld en dix ans les jeunes avec macron sont et seront toujours avec macron mais il regrette cette décision qui va à l'encontre des valeurs que nous défendons et du renouvellement que notre mouvement porte depuis sa création il critique gérard collomb bien sûr pour les faits baronnies locales pour le fait qu'il est là depuis toujours qu'il est très ancien monde qu'il n'est pas du tout écolo et pourtant gérard collomb s'en défend il a lancé sa campagne ce matin avec quatre grandes priorités la mobilité le logement l'équilibré social et le climat oui oui et il est même prêt à faire un péage urbain dans lyon pour empêcher les voitures de traverse et lyon et gérard collomb se veut être le grand rassembleur il faut emmanuel macron et a essayé de rassembler les deux hommes donc il tend la main au modem j-ch alarm et au ps en disant venez faisons enfin un projet commun puisque ça fait des mois qu'on travaille sur le même projet à l'on peut se poser la question parce que gérard collomb ça fait un an qu'il est en campagne quand il a démissionné de manière tonitruante les annexes du ministère c'était pour ça c'est bénin qui avait cassé cette romance entre gérard emmanuel on parlait vraiment vraiment ce parce qu'il a été le premier soutien des malades macron il lui a donné tous les moyens d'ailleurs de son cabinet à tel point que les élèves du conseil de lyon ont accusé d'utilisation d'emplois publics et d'emplois fictifs notamment du chef de cabinet de gérard collomb qui s'étaient mis au service de la campagne dès 2016 avec ces événements appelez-vous sur la péniche avec des réductions lors de la campagne de 90% pour la location de la salle ou bien encore un événement du 2 juin 2016 lorsque les mâles macron avait créé en marche a lyon une fois encore où il avait rencontré tous les notables locaux et dire depuis cette démission déchirante ou gérard collomb avait parlé du bri du président on voit bien que cette fidélité paye et c'est lui qui récupère l'investiture reste à savoir ce qui va passer avec le dissident david kimelfeld dans les jours qui viennent c'est compliqué pour la république en marche ces municipales jean marie bockel d'ailleurs et qu'elle est la consigne sur les centristes pour les municipales est ce qu'il ya des consignes rien juste un mot sur votre chronique je prendrais bien sûr non plus que ça mais dans votre chronique dans votre chronique à l'instant il ya une erreur que vous n'avez pas commises si tu étais de sous-estimer gérard collomb moi je les jeux les bien connus autrefois ou socialiste à l'assemblée nationale c'est un homme de talent je l' ai connus quand je préside l association des grande île de france et qu'il était à son premier mandat de maire de lyon c'est vrai qu'il a il a eu ce cette responsabilité je dirais supprime suprême dans une carrière d'élu local ce domaine en ville il a eu assez tard somme toute est donc je pense qu'il considère qu'il a encore des choses à faire voilà après évidemment la démocratie parlera est ce que ce sera ça se terminera comme une tragédie grecque que avec que des perdants ou est-ce que il l'emportera et pourra préparer sa succession affaire à suivre en tout cas moi je ne sous-estime ni ne me mêle un de le critiquer pour ce qui est des centres les centristes c'est souvent sauf quelques territoires où ils sont forts la stratégie du faible au fort c'est à dire que ils ont une valeur ajoutée surtout à travers la qualité d'un certain nombre d'élus locaux c'est un parti d'élus locaux donc on sera évidemment très impliqué dans les municipales mais vous savez moi je parle à la fois comme centriste mais aussi comme ancien maire d'une ville pendant pendant quatre mandats à l'époque les étiquettes c'est important ça compte évidemment ça fait partie du paysage ça fait partie mais c'est surtout quand on est sortant on s'est pas l'essentiel n'est pas l'essentiel et c'est vrai qu'un maire il a toujours une capacité à rassembler plus que d'autres à lui ou elle de savoir la jouer et les centristes et bien dans certains cas ils seront partie prenante des équipes sortantes de maire sortante dans d'autres cas ils joueront mais il n'y a pas de consignes préétabli ce sera donc un rare cas voilà on va poursuivre avec vous quand un calme et vous revenez aujourd'hui sur cette commission spéciale du sénat sur le projet de loi bioéthique qui est lancée ces jours-ci voilà on devrait connaître sa composition demain dans les trucs dans les tout prochains jours mais il ya déjà un nom qui circule pour cette commission spéciale sur la pma c'est celui d'alain milon l'actuel président de la commission des affaires sociales devrait devenir le président de la commission spéciale sur le projet de loi de bioéthique alors quoi est-ce que c'est intéressant et bien parce que ça sénateurs il est et l'air mais il est favorable depuis de très longs depuis de très nombreuses années à la procréation médicalement assistée il a même expliqué il ya quelques jours à notre micro auront l'écouta qu'est ce que voulez vous dit sur la pma ça existe depuis plus de vingt ans il ya en moyenne en france près de 20 mille naissances 20 entre 20 et 25 me naissance de pma par an pour les couples hétérosexuels et qu'il y a des centaines de femmes qui vont à l'étranger en espagne essentiellement pour faire une pma parce qu'elles ont une orientation sexuelle différente il est nécessaire de clarifier la situation et puis nécessaires comme le dit le gouvernement de rendre une certaine égalité entre les femmes alors ça c'est la vie d'alain milon les autres sénateurs sont ils favorables au texte quentin est ce qu'il y aura une majorité pour adopter we7 pma pour tout est bien impossible de savoir à l'heure actuelle rebecca au groupe et l'air le principal groupe du sénat vous le savez on expliquer cet après midi que c'est un sujet personnel je cite et que sur ces sujets dia sur ces sujets là il n'y a pas de consignes de vote au sein de chaque groupe politique il y aura des sénateurs pour et des sénateurs comptent mais à l'heure actuelle un sénateur nous a dit nous n'avons aucune idée du rapport de force mais alors politiquement il y à un sénateur qui pourrait faire pencher la balance c'est gérard larcher le président du sénat il s'est dit récemment favorable à la pma et à ce texte alors qu'en 2013 ans il avait voté contre le mariage pour tous mais attention un gérard larcher il fixe des conditions à cette pma pour tout en lui à quatre conditions la levée de l'anonymat première eu des conditions l'interdiction absolue de la gpa figurant dans le texte la gratuité du don et ça dépasse seul pema parce que ce texte est un texte de bioéthique aussi et notamment le le don d'organes est considéré que la pma est une possibilité un confort de vie donnée ne relève pas de la sécurité sociale de l'assurance maladie car il s'agit pas la scène rare être une infertilité donc pas de remboursement sécurité sociale voilà ça c'est dit pourquoi une commission spéciale oui je voulais vous expliquer parce que c'est quand même assez assez rare et donc c'est un sujet important lorsque les sujets douala sont des périmètres qui sont sur plusieurs commissions créé des commissions spéciales là il ya la commission des lois vous allez le voir et la commission des affaires sociales qui vont fusionner pour ce texte est ainsi les trente sept sénateurs vont pouvoir examiner ce texte dans cette commission spéciale mais donc pour tout ce qui est de la filiation c'est du ressort davantage de la commission des lois pour ce qui est de la pma et dieu volet lié à la recherche là on s'attend davantage à voir la commission des affaires sociales qui est compétente d'où cette fusion en une commission spéciale d'après les échos qu'on a eu cet après midi au sénat les sénateurs voudraient commencer le plus vite possible les auditions afin d'examiner le texte en séance publique mi janvier avec une question quelle sera la mobilisation de la manif pour tous rappelez vous en 2013 ils étaient très mobilisés ils étaient même venus manifester devant le sénat ça avait beaucoup choqué les sénateurs il avait même fait des prières de rue devant rue de tournon et eux ils ont déjà prévu cinq jours une mobilisation dans l'année qui arrive jean marie bockel la position du président du sénat on vient de l'entente c'est oui à la paix m eur mais non remboursés par la sécurité sociale quel est votre point de vue à vous déjà je trouve que la commission spéciale avec la norme de qualité comme à la réunion c'est ça montre que nous aurons comme d'ailleurs ce fut le cas à l'assemblée un débat a priori apaisé serveurs respectueux avec cette liberté de chacun dans tous les groupes je crois en tout cas ce sera le cas aussi dans mon groupe bon la manière dont président larcher aborde la question se situe dans cet état d'esprit maintenant moi ma position personnelle je ne veux pas préjuger de ce débat m ce travail d'ailleurs ce ne serait pas respecté ce que je viens de saluer dans dix ans mais moi je pars dans ce débat avec une une réticence forte sur la problématique de la de la paternité jo lire j'ai comme député j'ai voté le pacs sur le mariage pour tous je n'ai pas été dans les opposants quelque sorte donc voilà mais là si vous voulez au démarrage de l'examen et du travail de la commission je ne serai pas je suis pas un spécialiste mais ça m'intéresse évidemment j'ai là j'ai écouté j'ai eu une forte difficulté sur la question de la filiation c'est ce oui oui oui j'ai une certaine difficulté là dessus alors bon j'ai j'écoute ce que dira un marché et c'est sur l'anonymat mais j'aborde le débat avec un appelé green qui est plutôt non mais évidemment par définition je ne suis pas fermé et on a vraiment aucune idée du rapport de force au sénat c'est ce que franchement d'abord le jeu il faut il faut vraiment voir ce qui va se passer au sein du groupe principal bon vous avez entendu comme moi là plaide gérard larcher j'imagine que bruno retailleau défendraient une position différente nous centristes nous sommes très partagés je ne veux pas préjuger elle veut pas préjuger lé l'actualité du jour jean marie bockel c'est aussi cette manifestation des putschs et ils ont défilé à paris tout à l'heure ils dénoncent leurs conditions de travail et ils réclament notamment une revalorisation de leur prime de feu le sénat a beaucoup travaillé sur le sujet alexandre pousse à vous êtes justement salle des conférences avec loïc hervé sénateur union centriste lui aussi de la haute savoie rapporteur de la mission d'information sur la sécurité des sapeurs pompiers willow et qu'hervé les sapeurs-pompiers manifestent aujourd'hui après plusieurs mois de grève est ce que cette manifestation c'est le signe d'un échec du gouvernement pour résoudre cette crise cette crise elle est beaucoup plus ancienne qu'aujourd'hui elles et elles datent depuis des mois et c'est une crise extrêmement grave qui est fait sur un terreau d'agression qui augmente à l'égard de nos sapeurs pompiers et le gouvernement a annoncé quelques jours avant le congrès delà d'un certain nombre de dispositifs qui n'ont pas été de nature ces dispositions à répondre vraiment aux sapins vampires on est d'autant plus inquiet au sénat qu'on a lancé aux côtés de la commission des lois une mission d'information menée par catherine tremblay patrick kanner et moi même qui avait pour objectif sur six mois de faire un diagnostic et des préconisations en matière législative en matière réglementaire mais aussi en matière de gestion des ressources humaines et un manière tout à fait locales dans les services départementaux pour voir quelles sont les bonnes pratiques agressions des améliorations à apporter alors on rendra ses préconisations d'ici d'ici un mois mais c'est important qu'on puisse d'abord finir ce travail d'écouté des sapeurs-pompiers et faire des préconisations concrètes c'est ce qu'ils attendent alors par exemple est ce qu'on peut avoir quelques pistes notamment sur la sécurité des sapeurs pompiers on sait que le port de la caméra piétons sur les pompiers et expérimentés c'est une solution pertinente selon mais ça n'est qu'un des outils d'ailleurs c'est le sénat qui l'a portée pour les pompiers comme pour d'autres professions et c'est quelque chose qui va dans le bon sens mais ça n'est qu'un outil moi je crois que d'abord la question de fond elle est sociétale pourquoi dans les quartiers populaires et dans le monde rural profond ces agressions et explose donc il ya un vrai problème de fond deuxièmement je pense que les compiègne ne font pas tout à fait les missions pour lesquelles ils sont missionnés payer que pour travailler personne protection des biens mais c'est là il ya tout un tas de missions ou sur laquelle ils sont envoyés par déficit de d'autres services publics qui ne font plus travailler je pense notamment les questions d urgence c'est un autre secteur qui est en crise et qui s'exprime d'ailleurs de manière virulente et à juste titre par ailleurs et donc on a tout un tas de choses à regarder pour pour accompagner nos pompiers quand ils sont agressés quand il dépose plainte et quand on doit leur apporter une protection et c'est bien légitime très bien merci beaucoup lui est arrivé pour vos explications beaucoup alexandre en direct de la salle des conférences au sénat ça fait des années qu'on parle d agression dont les pompiers sont l'objet jean marie bockel est ce que l'état a délaissé les pompiers je pense quand même que il ya eu une très forte décentralisation au niveau des départements du suivi des pompiers bon il ya eu toujours un dialogue avec l'êta moi j'ai connu depuis plus de trente ans de nombreuses périodes ne puisse pas rentrer dans certains quartiers mais aujourd'hui mais aujourd'hui les pompes les pompiers à l'instar des services de police et de gendarmerie sont confrontés à une réalité qui dépasse leurs seules compétences et des seuls partenariat de qualité avec les pouvoirs locaux qu'ils soient départementaux communaux donc comme le dit cette mission a fait un travail très sérieux très concret pas du tout outrancier on est vraiment là dans le dialogue avec les pouvoirs publics je pense que l'état en a conscience simplement comment dirais-je et une partie de la réponse qui concerne de légitimes attentes des sapeurs pompiers il ya une partie de la réponse qui est de repenser la sécurité sur le territoire moi j'ai été comme r il ya une vingtaine d'années avec d'autres de tous bords un pionnier des contrats de sécurité c'est à dire d'un partenariat nouveau réinventer entre l'état dont c'est la compétence première et les territoires à commencer par les communes qui ne pouvait pas ne pas s'impliquer fortement nous avons également étendu ce partenariat à la justice à l'éducation nationale où département etc dans leurs compétences de prévention de la délinquance et on est arrivé à un climat de confiance on est arrivé au secret partagé c'est à dire on parler des vrais dossiers eh bien c'était formidable ça a marqué des progrès mais aujourd'hui les années passent des problèmes nouveaux apparaissent il faut réinventer ça va aussi sur les questions de prévention de la radicalisation 1 cd sujets sur lesquels ces sujets nouveaux ou qui pas forcément complètement les sapeurs-pompiers ont 17 ans mais qui ont pris une ampleur nouvelle et qui rit qui nécessitent sur le terrain de repenser les partenariats naturellement l'état a en grande partie la main mais pas seulement allez on va aller dans l'hémicycle du sénat maintenant rejoindre alice bardot etc issus pour nous les débats autour du projet de loi de sébastien lecornu sur les mers alice on a parlé police pouvoirs de police du maire aujourd'hui oui aujourd'hui rebecca les sénateurs examinent une partie importante du projet de loi sur l'engagement dans la vie locale le renforcement des pouvoirs de police du maire alors un sujet particulièrement cher au sénat qui avait lancé une grande concertation consultation pardon des maires sur les incivilités après la mort du maire de signes cet été alors souvenez vous rebecca il avait été renversé par une camionnette après avoir tenté de verbaliser ses occupants qui avaient jeté des gravats sur le bord la route alors face à l'impuissance grandissante des élus locaux et des incivilités de plus en plus nombreuses à leur encontre le gouvernement essaye avec ce projet doit de renforcer les pouvoirs de police du maire alors des mesures extrêmement consensuelle qui n'ont fait l'objet que de très peu d'amendements par exemple donc lorsque le propriétaire d'un établissement ne respecte pas l'arrêté de fermeture qui lui a été imposée parce qu'il contrevenait aux règles de sécurité le maire peut prononcer des astreintes pouvant aller jusqu'à 500 euros par jour ou procéder d'office à la fermeture de l'établissement alors la commission des lois a estimé que cette mesure était pertinente et s'est juste contenté d'apporter quelques ajustements alors avec ce texte le préfet pourra également déléguer son pouvoir de fermeture des débits de boisson au goût amer pour des motifs d'ordre public cette fois ci la commission des lois souhaite étendre cette possibilité aux bars et aux boîtes de nuit ce qui déplaît aux sénateurs communistes pour qui le maire n'a pas vocation à intervenir sur tous les types de nuisance enfin le projet de loi prévoit d'attribuer au maire le pouvoir d'infliger des amendes administratives d'un montant pouvant aller jusqu'à 500 euros au cas en cas pardon notamment d' occupation illégale du domaine public alors une mesure très polémique cet après midi devant le sénat l'association droit au logement manifestaient elle craint que ces amendes soit utilisé pour sanctionner les sans abri le gouvernement a démenti il maintient que le dispositif le vise à sanctionner que des actes d'occupation à des fins commerciales voilà rebecca ce que je pouvais vous dire sur les renforcement des pouvoirs de police du maire prévue par ce texte si beaucoup alice jean marie bockel en une minute on voit bien que le sénat est en train de profondément modifier ce projet de loi initial est ce que ça veut dire qu'ils n'allaient pas assez loin et vraiment pas assez long ce projet se diluer modeste dans la bouche du ministre il se trouve que le sénat a commencé par le président larcher qui nous a passé commande et la délégation que je leur de présider la délégation aux collectivités territoriales a fait en amont de ce texte un travail très important qui a été en grande partie repris dans le texte du gouvernement que ce soit sur le les conditions d'exercice des mandats locaux que ce soit sur les relations communes communautés etc donc on se sent je dirais très concernés en même temps je pense que tout le monde a envie d'aboutir alors il est normal qu'ils aient un vaste débat de nombreux amendements en plus tous les sénateurs sont élus locaux d'anciens maires etc avant le sixième mandat c'était il ya pas si longtemps et proches des élus locaux actuels évidemment donc on se sent très concerné très présents dans l'hémicycle mais tout le monde sur tous les bancs et dans un esprit constructif le gouvernement et je dois dire dans un vrai dialogue quoi et puis les rapporteurs sur madame gatel où monsieur d'arnaud ont fait un gros travail donc c'est bien sur cette question d'ailleurs évoqué oui pardon ni évoqué la votre votre journaliste sur les rajouts ce qui est normal d'articles sur la sécurité après les événements de cet été et c'est je pense que il faut qu'on est par delà ces articles et et la même philosophie que ce que j'évoquais tout à l'heure ça pourra aller mieux si la question du respect des yeux locaux 1 rentre aussi dans un partenariat réinventer avec les pouvoirs publics voilà un je crois que nous sommes aussi là républicains nous sommes il est à la république c'est l'état et les responsables des territoires merci beaucoup jean marie bockel d'avoir été avec nous aujourd'hui nous allons plus grand merci à tous les 3 alors que marty du club tout de suite ces scènes en clair [Musique] senna en clair consacré ce soir à ce rapport du sénat sur les conséquences du bric site après deux ans de négociations et moult rebondissements michel barnier même paris évoque un accord possible un accord même imminent est-ce que qu'est ce que ça change pour nos entreprises et pour nous français on va en parler après ce sujet de sandra cerqueira les jours défilent la négociations s'enlisent mais dans tous les cas pour la france la facture sera salée en cas d'un brésil sans accord la france seule voie d'accès au continent européen pour le royaume-uni perdrait 7,7 milliards d'euros par an christian cambon co auteur d'un rapport sur le sujet ne cache pas ses inquiétudes si la grande bretagne devient l'équivalent de l'afrique du sud du costa rica ça veut donc dire des réglementations ça veut dire des droits de douane et sa veux dire toute une série de conséquences qui vont ralentir les échanges entre nos entreprises singulièrement les petites et les moyennes ceci crée un avenir assez sombre pour les semaines qui viennent la pêche et l'agriculture française seront en première ligne de même que les régions bretagne normandie et au de france la sénatrice catherine fournier redoutent l'impact économique du brésil sur son territoire le royaume uni est quand même le premier partenaire commercial des hôtes france il ya une balance commerciale excédentaire d'ailleurs puisqu'on à 2 milliards 3 d'excédents en 2018 vous avez également aussi la pêche alors 75% de la pêche des hôtes france s'effectue dans les eaux territoriales britanniques donc si la grande bretagne sort du royaume de fin de l'union européenne il va falloir repasser des conventions de partenariat et les pêcheurs là sont dans l'indécision complète vous imaginez un petit peu il ya eu des investissements sur de nouveaux pas tout bateau de pêche à boulogne sur mer en cas de bris exit dur et de sortie du marché intérieur le royaume uni pourrait être amené à baisser les dépenses sociales pour organiser un dumping fiscal et attirer des capitaux étrangers les britanniques pourrait alors négocier directement des accords avec certains pays comme la hongrie ou la pologne ce serait alors une réelle menace pour l'union européenne et avec nous pour senna en clair ce soir jean bizet bienvenue vous êtes sénateur l ère de la manche président de la commission des affaires européennes elvire fabry bienvenus vous êtes politologue et responsable de la politique commerciale à l'institut jacques delors philippe furrer bienvenue économistes anne-elisabeth noté journaliste au quotidien britannique the daily telegraph merci à tous les quatre et d'être ici juste avant de vous donner la parole et parce que ça peut changer la donne je voudrais qu'on écoute michel barnier négociateur en chef de ce bric site plus optimiste sur la possibilité dans l'accord ce matin écouté il veut même si trouver un accord sera difficile maurane mort du fils de plus en plus difficile pour être honnête un accord est encore possible cette semaine et paris parle également d'un accord possible et salue un élan positif jean bizet est ce que ça change la donne est ce que ça pourrait tout changer pour l'économie française de toute façon le break site quelle que soit la forme qu'il prenne au travers d'un accord que nous souhaiterions tous ça dépend le call ou un père adil ou le pire à nos deals ça coûtera très cher pour tout le monde d'abord pour la grande bretagne on parle pratiquement 2 57 milliards par an pour l'union européenne 40 milliards par an et pour la france pratiquement 7,7 milliards par an donc si vous voulez c'est quand même du perdant perdant elle dira ça brille avec ou sans accord le break site la facture va être très salée l'impact sur l'économie française sera même sur le long terme écoutez c'est vrai qu'actuellement on a quand même une inquiétude particulière sur un scénario extrême négative de nos deals de sortie sans accord parce qu'on est dans une conjoncture économique internationale qui est préoccupante dans le contexte de guerre commerciale de confrontation entre les états unis et la chine on a une allemagne dans l'économie se porte pas très bien est ce qu'on peut craindre c'est que c'est qu'un scénario no deal qui serait donc immédiat qui aurait ses leçons son coût son impact négatif immédiat puisse être un peu le talon d'achille d'abord faire basculer le royaume uni dans l'art et dans une récession ces nouvelles estimations de les dernières estimations de cdo et puisse entraîner les états membres les plus vulnérables et avec la zone euro que ça puisse avoir un effet plus large à l'échelle internationale donc c'est vrai que toute possibilité encore de toute perspective d'accord possible et à poursuivre voir les choses de manière un peu plus positif philippe furrer votre scénario est le même absolument différent et or après le référendum du breakbeat on se rappelle que ça doit être une catastrophe qu'on a 1,9 pour cent de croissance au royaume uni depuis le référendum du brésil ça n'a pas été une catastrophe aujourd'hui donc le royaume uni un taux de chômage à 3 9 % à 4 % de hausse de salaire parce qu'ils ont réduire en partie d'immigration depuis que ce référendum avait lieu la france elle effectivement les plus fragiles à 1,3 pour cent de croissance on est proche de l'élu de la bascule et l'allemagne est en récession mais surtout ce qui est important c'est ces échanges entre la france puisque c'est ce qui nous intéresse et le royaume uni ont fait 33 2 milliards d'euros environ d'exportation vers le royaume uni alors qu'on a broyé pas trop cheap oui je vous en prie il 21 milliard d'euros d'importations en fait on sera beaucoup plus perdons que les britanniques on a beaucoup plus d'exportations enjeux clés britanniques et notamment 5 milliard sur l'agriculture avec des agriculteurs français qui sont déjà par terre donc ça c'est la théorie c'est qu'on va beaucoup souffrir si les britanniques souffrent les français souffrir on est tous les européens souffriraient c'est vrai mais en fait c'est pas comme ça que ça se passe et même si anodine qu'est ce qui va se passer pendant quelques jours il y aura des embouteillages aux frontières anglaises y aura des photographes qui prendront des photos et qui montreront ça mais au bout de quelques jours que vont se dire les gouvernements responsables à ce moment là le gouvernement français monsieur macron les gouvernements allemands le gouvernement anglais eh bien on va trouver un accord de commerce c'est simple ça fait trois ans qu'on négocie on sait ce qu'on doit trouver on signe des accords de commencer avec le monde entier ont trouvé un accord de commerce donc je vous parie siens brésil sans accord au bout d'une semaine au gouvernement responsable trouvera en accord pour pas faire souffrir et envoyer la france au tapis dans la récession avec toute l'europe alors anne élisabeth l'hôtel je vous donne la parole dans un instant je voudrais qu'on écoute une autre intervention cruciale de ces dernières 24 heures c'est celle de la reine elizabeth 2 qui ne vous a pas échappé qui contre toute attente s'est ralliée à la position de boris johnson prend breakes citons l'écoutent mon gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d'un nouveau partenariat avec l'union européenne sur la base du libre échange et d'une coopération amicale alors anne élisabeth mode et vous nous dites c'est normal qu'elle se range du côté elle ne se range pas son rôle constitutionnel là elle fait le discours d'ouverture le discours programmatique l'ouverture du parc la saison parlementaire et par conséquent elle dit elles disent qu a écrit son gouvernement son gouvernement est dirigé par doris johnson et par conséquent il n'y a pas ces personnes n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre les deux c'est que lci bristiel été le porte-voix de margaret thatcher elle était le porte voix de deux n'est pas son ami denis bley ça n'a rien à voir avec soirée vie et elle parle d'un partenariat nouveau partenariat de quoi parle-t-elle l'idée de nouveaux partenariats c'est un petit peu ce que dit monsieur c'est à dire la possibilité qu'on va trouver un moyen de faire du commerce puisque de toute façon nos pays nos entités existe et qu'on n'a pas l'intention d appauvrir d'un côté et de l'autre alors là où je serai peut-être un petit peu moins optimiste que vous c'est de dire que en une semaine on va trouver un accord en une semaine on va effectivement comme vous l'avez parfaitement dit on va constater que ça crée des queues de longer lui un morceau du rapport de monsieur le sénateur où on explique d attente pour certains poids lourds de deux jours on imagine la file de rêver de poids lourds garer sur le côté de l'autoroute attendant que ça se passe et c'est donc tout ça ça va choquer les gens ça va les obliger à faire quelque chose parce que là parce que ça sert à ça sera un échec de communication mais ensuite il va trouver me restait que 6 600 à 1 odile il va y avoir des négociations à faire pour tous les aspects du commerce de la finance de deux traces de la circulation des personnes des biens des idées de safari 4 4 fameuse liberté etc non pas avec enfin avec l'union européenne dans certains cas mais puisque l'angleterre ne fait plus partie de l'union européenne et qu'elle n'adhère plus à rien des réglementations européennes il va falloir qu'ils 27 fois la même négociations avant d'avoir ce qu'on appelle le passporting le droit pour l'institution financière d'opérer sur le territoire européen la city de londres et les institutions de la city demandes seront obligés d'aller voir les régulateurs d'estonie de lituanie de glaner très concret et le tableau est beaucoup moins rose oui et on a entendu angela merkel dire après leur excite la grande bretagne sera un nouveau concurrent à la porte de l'union européenne elle a déclaré ça tout à l'heure jean bizet et oui moi je me réfère si je puis dire à la conclusion du séminaire gouvernemental des checkers qui a eu en juillet 2018 où vous avez là la feuille de route je dirais de la grande bretagne c'était sous l'ère de theresa may où il y a une volonté d'engager un dumping social fiscal et environnemental et donc moi ce qui m'inquiète si vous voulez c'est qu'aujourd'hui on ait flec on est on est braquée sur l'histoire du bac stop il est très important de le régler pour le bonne raison c'est que derrière cela il y as je dirais la la sécurité de l'irlande mais pendant qu'on regarde ce problème vous avez boris johnson qui ne fait aucun mouvement en ce qui concerne la déclaration politique qui doit accompagner la colle le futur accord de libre échange hélas dès qu'on arrive à avoir quelques informations de sa part ça va être précisément du dmp ils sont sortis pour cela alors d'un côté ça obligera la grande bleue comment dirais-je l'union européenne 27 à être plus réactives avait à être plus agile mais j'aimerais bien que ça se passe aussi bien vous la laisse aisément je crains que les règles je dirais on peut les modifier mais les règles je dirais de l'organe sur mondiale du commerce les barrières tarifaires et les barrières non tarifaires ça existe vis-à-vis des vis-à-vis des pays tiers et la grande bretagne sera à partir de ce moment là un pays tiers alors on va être très concret il ya une partie de la france où on s'inquiète plus qu'ailleurs de ce break site et je vais vous laisser réagir c'est la normandie la bretagne les hôtes france alexandre poussard vous êtes justement en salle des conférences avec jean pierre corbisez sénateurs rds du pas-de-calais jean pierre corbisez dans votre département du pas de calais quelles seraient les conséquences d'un break site dur d'un bac site sans accord avec l'union européenne alors un brésil dur va impacter d'abord la pêche ensuite la logistique et le transport la pêche parce qu'on sait que depuis 50 ans les zones de pêche sont partagés et donc la flotte anglaise étant petit c'est pour ça qu'on retrouve beaucoup de fautes y françaises et belges dans les eaux territoriales anglaise sachant comme par exemple 70% de l'activité de la pêche de boulogne-sur-mer se fait en angleterre certains marins pêcheurs du port d'étaples pour cent pour cent de leurs activités hors zone de pêche anglaise et dans un sens inverse 50% de la pêche anglaise est transformée dans le port industriel de boulogne-sur-mer donc en cas de mise en place de tarifs douaniers ou avec un break si dur ça pourrait impacter jusqu'à 30% de l'activité industrielle épaules du port de boulogne-sur-mer dans quand on est vraiment inquiet à ce sujet et de l'autre côté et sur la logistique de transport par exemple le nord pas de calais s'est mis l'entreprise de logistique c'est 2500 transporteurs routiers ces quatre millions et demi de poids lourds en transit entre la france et l'angleterre dont 2 millions pour le port de calais à millions 6 à travers le shuttle est donc aujourd'hui en cas de d'abord au delà des bouchons avec les conséquences par rapport à ce flux migratoires qui veut partir en angleterre ça va peut-être si on sait pas du tout ce qui se passera sur les quotas sur les tarifs douaniers qui ça peut être mis en place il reste peut-être devoir de voir l'émergence à ce moment-là peut-être d'autres ports industriels qui pourrait être impacté le royaume uni c'est le troisième client de la région des hautes france et c'est le quatrième pays investisseur derrière des autres france donc nous les parlementaires on est inquiet mais avec le président du conseil régional sa vie bertand et le préfet de région et le préfet du pas de calais nous sommes très attentifs à tout ce qui se passe alors que vous disent les acteurs sur le terrain il se prépare à ce break si dur où ils sont dans la tente ils sont un peu dans le flou patients encore quelques semaines de cela deux cents chefs d'entreprises se sont réunis à la chambre de commerce et d'industrie du lit de lille pour savoir ce qu'il fallait faire donc on essaye de se préparer tout doucement parce qu'on est en règle a peut-être avoir un poste de frontière supplémentaires avec le port de boulogne-sur-mer pour redonner effectivement une importance à notre territoire par rapport à des ports étrangers on est un peu tout le monde un peu je dire palermo pied interactivement 2 une décision qui vont arriver d'ici quelques semaines pour mettre en place non pas une riposte et s'adapter éviter que les entreprises de la région de n'ayant pas de calais et la pêche locale soit le dindon de la farce très bien merci beaucoup jean pierre corbisez pour votre témoignage merci merci beaucoup alexandre ça fait presque trois ans qu'il a eue ce référendum on a l'impression qu'on n'est pas près de vire fabry mais comment est ce possible on a une plus de trois ans pour se préparer mais toute l'attention a été complètement canalisée par l'accord de sortie et en effet ce qui était dans l'accord de theresa may qui concernait les relations futures la déclaration politique elle laissait les choses très ouverte au corps et on gardait pour la suite pour la location les régions les plus touchées quand se fait-il que les entreprises ne se soit pas préparée et tout de suite au pire des scénarii pour qui tu as limite réévaluer les choses ensuite ça fait plus d'un an et demi que la commission européenne s'adresse à tous les acteurs économiques tous les acteurs de la dette de la société des 27 états membres pour les prévenir secteur par secteur sur les conséquences la préparation d'un éventuel l'aude il essaye au delà des grandes entreprises surtout de mobiliser toutes les pme pour lesquelles c'est très difficile de débloquer les capacités qu'il faut pour anticiper ces les hôtes et les entreprises de taille intermédiaire d'après votre rapport absolument et toute la difficulté toute la difficulté pour ces entreprises c'est de se dire à quoi est-ce qu'il faut se préparer parce qu'il ya tellement de scénarios est ouvert et encore aujourd'hui on est en train de se dire est ce qu'il ya à b c ou d et sur les relations futures ce qu'on évoquait tout à l'heure à priori boris johnson ce qu'on voit c'est que la plus d'appétence pour finalement ce qui serait un accord commercial mais même à minima c'est à dire que c'est même dans le scénario d'un équivalent l'accord passé entre l'union européenne et le canada ce serait même en dessous moins ambitieux que cet accord là et on est très préoccupée côté européen par les enjeux de ce qu'on appelle level playing field de concurrence équitable et qui concerne la divergence que pourrait opérer le royaume uni sur toutes les questions fiscales sur les questions de politique de concurrence sur les questions de normes environnementales sociales et autres qui ça pour le coup limiterait quand même beaucoup la coopération une coopération étroite alors entre l'union européenne est intéressant que didier ça parce qu'il ya une information qui est un peu passé inaperçu il ya quelques jours elle a été remarquée par jean marc sylvestre et autres cars l'ex sur le site d'atlantico passif ou boris johnson supprime la quasi totalité des droits de douane à l'entrée du royaume uni et voilà ce qu'on peut y lire le royaume uni n'appliquera pas les taux de droits de douane préconisée par l'om c'est en cas de brick site sans accord ce que tout le monde craignait au moins pendant les douze premiers mois de la sortie sur 88 % des produits importés au royaume-uni n'y aura tout simplement aucun droit d'entrée philippe maurer est ce qu'il faut pour autant être rassurés oui c'est une possibilité mais là on est dans le jeu de poker de toute manière entre toutes les parties donc rien n'est certain sur le sujet mais il faut se rassurer sur une chose c'est que les négociations effectivement été le money de mauvaise foi depuis trois ans ce qu'on trouve un accord avec le brésil on le sait il ya pays qui assimile km avec une culture totalement différente avec le canada l'accord qu'on aurait pu reprendre avec le royaume-uni clos royaume uni et demandaient le ceta qu'on a signés et comme par hasard avec notre plus vieil allié en tout cas pour la france n'est pas incapable de trouver un accord je crois qu'on seulement quand c'est eux qui sont pas décidé si si des accords choix il propose des accords à chaque fois on leur dit à cause du point de fixation de l'irlande on veut pas comme si le royaume uni n'avait pas un intérêt énorme à ce qu'ils aient une paix en irlande c'est pas les européens qui vont garantir la paix en irlande c'est le royaume uni et la république d'irlande ils ont un intérêt très fort après voilà maintenant après qu'est ce qui va se passer dans l'avenir on sait même pas qui sera le président dans d'autres dans un mois ça se trouvera des élections anticipées donc on peut pas prévoir tout ça est ce que ça sera le parti travailliste qui gagnera a priori non c'est plutôt boris johnson qui en tête quel programme appliquera t-il un programme de dominique sociale moi je ne crois pas je crois pas que ce soit ce soit ce soit sa vision mais on le verra on verra bien tout ça reste extrêmement ouvert mais il est travaillé se sont tirés une balle dans qu'est la jeremy corbyn n'a fait une faute politique majeure puisque lui il était pour le brésil et il voulait renationaliser les chemins de fer britanniques ce qui vaudra c'est ce qu'on peut pas faire dans l'union européenne oui mais il va perdre il va perdre ces élections probablement puisqu'en fait son attitude est détesté par le parti par les anglais est en fait les sondages s'en ressentent un jeu c'est enfin s'il ya beaucoup de choses là dedans la première c'est la notion et ça ça me paraît important la notion de dumping fiscal et social l'attitude fait le choix du bric site n'est pas uniquement un choix épidermique et un choix de nationalistes mal instruits comme on a essayé de le présenter il ya aussi un choix politique et je dirais presque philosophique est réel et qui consiste à dire l'europe nous entraîne dans une direction avec un glissement sensas moins contrôlés essentiellement où on nous amène à un monde sur réguler un monde qui n'est pas compétitif regardez l'europe continentale nous ne sommes heureusement pas les anglais disent dans la zone euro regardez l'europe continentale la difficulté qu'ils ont à faire le plein emploi la difficulté qu'ils ont à faire de la croissance et cetera ils regardent et nous on se débrouille très bien et je dirais que j'ai presque entendue le contrecoup de sein à bruxelles où notamment les gens qui négociaient sur la réglementation financière disait quand on a évolué une réglementation financière où on avait des allemands qui pensaient à protéger leur industrie des français qui émet les choses organisé d'une manière très planifiée et les britanniques qui avaient une attitude beaucoup plus libre on arrivait à quelque chose qui était inspiré des 3 et maintenant on a perdu un pied de ce trépied et c'est mauvais pour nous aussi alors l'attitude qui consiste à virer aucune raison de faire payer une fortune puisque tout le monde y perd c'est pas uniquement un truc cynique en disant pas puisqu'on a rien d'autre on va on va vendre un dunk fiscale c'est une une fois absolument clair dans un système qui me moins régulés plus libres etc et donc qui permet de d'entreprendre plus rapidement alors à côté de ça je pense aussi que effectivement les britanniques ont très mal négocié ils le savent eux mêmes c'est l'une des raisons pour lesquelles il ya tel convulsions politiques dans ce pays et enfin je dirais que tout parti qui a été au pouvoir depuis plus de dix ans souffre et donc moi je serai moins certaine de l'incapacité djéni kobina gagné l'élection je pense qu'à ce moment là il y aura une catastrophe économique beaucoup plus grande que ce qui pourrait même être un odile bruxelles mais il ya des moments où les gens veulent voter pour quelqu'un d'autre j'ai remisé je suis d'accord avec vous sur une la première partie de vos propos et effectivement les britanniques ont dans leurs gènes cette réactivité c'est à gilly et cet ultralibéralisme qui font que sur les marchés ils sont qu'ils soient financiers ou autres ils sont de redoutables compétiteurs sauf que si vous voulez ils sont en train de se couper je dirais à quelques miles nautiques de leur cote du premier marché économique mondiale qu'est le marché unique à 27 parce que il ne vous a sans doute pas échappé que les principales filières qui vont être impactés l'automobile l'aéronautique la chimie l'agroalimentaire et les boissons et les produits pharmaceutiques ont demandé expressément à boris johnson de ne pas s'éloigner des normes européennes et donc le meilleur des deux mondes qu'il pensait avoir à portée de main il risque de ne pas l'avoir parce que s'ils veulent modifier les règles européennes eh bien ils se coupent du mas du premier marche économique mondiale pour avoir quoi pour pouvoir commercer avec le reste du monde notamment avec les états unis mais c'est de l'autre côté de l'atlantique c'est pas pareil il nous reste quelques minutes elvire fabry et federer ce qu'il faut préciser quand même c'est qu'encore une fois les européens laissent la porte ouverte aux différents scénarios le prêt avant de rencontrer jusqu'à maintenant ça a été des problèmes de à la fois opposition entre entre les travaillistes et les conservateurs et au sein de chaque parti est ce que parvient à faire aujourd'hui boris johnson s'est redonné une certaine cohérence au sein du parti conservateur c'est pour ça qu'on peut se permettre aujourd'hui on verra bien d'ici quelques heures d'avoir éventuellement un peu plus d'optimisme sur la façon dont il est il à bouger sur la question du mak stoppe sa priorité pour lui c'est de obtenir un accord qui ne pas aller vers un scénario no deal qui le pressing ses électeurs où ils risquent de perdre des voix très significatif pour lui lors des prochaines élections qui arriveront dans l'est dans les mois qui viennent c'est son objectif principal donc il est prêt à bouger son parti conservateur bien au delà de ce qu'il était prêt à accepter il ya quelques jours encore fait je crois que boris johnson a été très décriée mais en fait c'est exactement le type de personnage qu'il faut pour les pays aujourd'hui c'est à dire que c'est quelqu'un qui est très intelligent mais qui est aussi très ferme qui fixe un cap et qui s'y tient et non at il énoncé l'exact inverse du politicien qui bouge et qui changent pas sur la pma par exemple avec les républicains qui change tous les deux ans david est donc voilà donc et c'est ce genre de personnage qu'il faut pour qu'il faudrait aussi pour un pays comme la france pour enfin avoir un cap droit et savoir où on va moi je pense qu'il faut que les européens d'abord restent unis ils l'ont été merci michel barnier et puis surtout qu'ils considèrent que le bric site ils doivent le vivre comme un électrochoc pour faivre mouvement et refonder l'union européenne plutôt que de prendre cela si vous voulez comme une catastrophe c'est vrai que c'est un d art financier il faut se relever sinon l'europe sortira de l'histoire et on va peut-être finir sur cette note positive et si le brésil était une chance pour l'europe je voudrais vous dire ce que nous a dit dominique strauss kahn oui toujours en action c'est aussi ancien patron du fmi qui nous dit quand même c'est très bien que les onglets fassent leur chemin de leur côté une bonne partie de la difficulté de construction de l'europe depuis 40 ans est lié à la présence de nos amis britanniques qui n'ont jamais voulu jouer le jeu en quelques secondes et anne-elisabeth noter qu est ce que ça vous inspire bon d'accord c'est ça oui oui mais c'était la platitude cette même une partie de l'attitude qui est l attitude à bruxelles dès le vote du référendum en 2005 et c'est quelque chose qui a considérablement et ça a été parfaitement perçu par les britanniques et c'est une des raisons pour lesquelles ils ont été aussi est aussi aussi difficile à s'organiser c'est qu'ils sont à la fois cette incompréhension est ce projet et cette négation d'un vote démocratique qui était fondée sur des questions philosophiques en même temps que sur de la propagande politique et on va s'arrêter là merci infiniment à tous les quatre d'avoir participé à ces nao clair demain vous avez rendez vous avec korean mancini comme tous les matins à partir de 7h30 dans bonjour chez vous l'invitez politique sera sébastien lecornu ministre chargé des collectivités territoriales très bonne soirée sur public sénat