L'édito de Laurence Ferrari du lundi 23 février 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On est en sécurité nulle part, même pas au salon de l'agriculture qui a ouvert ce weekend à Paris. Le stand des Nouas ne s'attendait pas à avoir un tel Charivari. Mais pourtant, c'est ce qui s'est passé lorsque des visiteurs hier ont craché sur la marchandise d'un exposant.
Résultat, bagarre générale, un policier, un gendarme blessé, coup de point, coup de pied, couteau sorti immédiatement. Décidément, la violence est à tout bout de champ, même lorsqu'il y a pas de vache dedans. Et pour n'importe quel prétexte, tout cela au beau milieu des vacances scolaires avec des enfants partout dans les allées du salon.
Alors que ceux qui parlent encore de sentiments d'insécurité se taisent. Aujourd'hui, on se fait agresser pour défendre son stand, pour avoir déployé une banderole ou pour protéger des jeunes filles voulant manifester. On ne parle plus, on cogne, on ne débat plus, on éructe, on néchange plus, on assène à coup de po de couteau s'il le faut.
Au bout de la haine, il y a la honte et un pays qui n'en finit pas de se déchirer avec à la manœuvre des spécialistes du chaos et des ultroits des ultras de tout bord droite et gauche confondu qui ne rêvent que d'une chose en découdre encore et toujours dans un éternel recommencement. Yeah.
Marina Ferrari