Violences policières : vives tensions à l’Assemblée, 20 ans après la mort de Zyed et Bouna
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00inconnuChiffre
« En 20 ans, le nombre de décès imputable directement ou indirectement à l'intervention des forces de police a plus que doublé. »
- 1:30inconnuChiffre
« À trois reprises, l'ONU a désigné la France comme le pays européen ayant le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique. »
- 2:00inconnuChiffre
« En 20 ans, 162 personnes ont été tuées à la suite d'un contrôle de police ou d'une tentative de contrôle. »
- 2:30inconnuChiffre
« Pour le défenseur des droits, les jeunes, noirs ou arabes ont quatre fois plus de risque d'être contrôlés, 12 fois plus de subir un contrôle poussé. »
- 3:30inconnuFait
« La loi de mars 2017 qui donne un permis de tuer. »
- 6:30Laurent NuñezFait
« Il y a les inspection général, il y a la justice qui est saisie et dans chacune des affaires que vous avez saisies, la justice a été saisie et elle a jugé de cette proportionnalité de l'action de la police. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ils s'appelaient Zed Bena et Buna Traoré. Ils avaient 17 et 15 ans. Ils avaient la vie devant eux.
Le 27 octobre 2005, ils rentrent d'un match de foot. Ils sont pris en chasse par une patrouille de la BAC. Effrayé, il se réfugie dans l'enceinte d'un poste DF.
Il meurt électrocuté. C'était il y a 20 ans. Nous n'oublions pas.
Nous pensons aux familles, aux proches, en deuillés à jamais. [applaudissements] Et nous posons la question 20 ans après, qu'est-ce qui a changé ? Il y a eu Adama, Naël, Wanis, Kylian, il y en a eu tant d'autres.
Que disent ces noms ? Que disent ces visages ? Tous renvoient à cette réalité.
En 20 ans, le nombre de décès imputable directement ou indirectement à l'intervention des forces de police a plus que doublé. À trois reprises, l'ONU a désigné la France comme le pays européen ayant le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique. En 20 ans, 162 personnes ont été tuées à la suite d'un contrôle de police ou d'une tentative de contrôle.
Pour le défenseur des droits, les jeunes, noirs ou arabes ont quatre fois plus de risque d'être contrôlés, 12 fois plus de subir un contrôle poussé. En 20 ans, il y a une escalade de mesures répressive. Il y a eu la loi de mars 2017 qui donne un permis de tuer.
C'était sous le quinquena de François Hollande. En 20 ans à Clich sous Bois, qu'est-ce qui a changé ? 42 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
La ville est la plus pauvre de Saint Saint-Ni. La réalité ne se découpe pas en tranche. La violence d'État, le racisme alimenté au plus haut niveau de l'État sont inséparables de vos politiques de régression sociale et d'exploitation.
Nous n'accepterons jamais que des vies valent moins que d'autres. Tout doit changer et pour commencer, la loi permituée de Bernard Kazneu doit être abrogée. Les contrôles discriminatoires aux facièes doivent être interdits. [applaudissements] Je vous remercie.
La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur. [applaudissements] Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés.
Monsieur le député, il y a 20 ans effectivement Zed et Bouna sont décédés. C'est un drame et nous ne nous l'oublions pas. La justice a été saisie, la justice est passée, la justice a été rendue.
Mais il y a quelque chose que moi je n'oublierai pas et que je pense que beaucoup de nos concitoyens n'oublieront pas. C'est les propos qui ont été tenus hier sur X. C'est les propos qui ont été tenus publiquement par certains de vos députés qui laissent à penser, j'ouvre les guillemets, que l'institution policière turée, que l'institution policière est une institution colonialiste qui tue des racisés, j'ouvre les guillemets, et que finalement les violences policières sont systémiques.
Croyez-moi que beaucoup de nos concitoyens n'oublieront pas tout cela. N'oublieront pas tout cela. Moi, je veux défendre les policiers pour le travail qu'ils font au quotidien, partout sur le territoire national pour défendre nos concitoyens.
Et ça, ils le font. dans un cadre strict, un cadre qui est réglementé, un cadre qui est proportionné. Il est Et oui, monsieur le député, et oui.
Il y a les inspection général, il y a la justice qui est saisie et dans chacune des affaires que vous avez saisies, la justice a été saisie et elle a jugé de cette proportionnalité de l'action de la police. Sans action répressive, sans action policière, il n'y a pas de liberté. Il n'a pas d'ordre public.
Et vous devez la prendre sur ces bancs-là, y compris sur l'ensemble du territoire national. Alors moi, je veux être leur porte-parole, le porte-parole des policiers parce que je suis leur chef. Ils font un travail remarquable au péril au péril de leur vie.
Et n'oubliez pas qu'il représentent 4,5 % des fonctionnaires d'état, 55 % des sanctions disciplinaires qui les concernent. Voilà ce que je voulais vous dire, monsieur le député. Je suis fier d'être le chef de cette police là, une police républicaine qui partout sur le territoire de la République assure la protection de nos concitoyens.
Merci beaucoup monsieur le ministre. M.
Jérôme Legavre