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InterviewRMC (sur Podcast)· 2 mai 2024 14 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueTravail & emploiInstitutions & élections

Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur – 02/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    La France est restée pour la cinquième année le pays d'Europe qui a accueilli le plus d'investissements étrangers directs.

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous rendez à François Hollande ce qu'il y a d'avoir commencé ?

  • 2:23RelanceRéponse directe

    Est-ce que cette dynamique est enrayée par l'IRA américaine ?

  • 3:54OuverteRéponse directe

    Avez-vous un pays à citer en particulier ?

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous donner de plus aux investisseurs pour les faire venir dans les prochaines années ?

  • 7:51OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a aujourd'hui un sujet coût du travail ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28PrésentateurChiffre
    « 1194 projets l'an dernier. »
  • 1:10Invité politiqueChiffre
    « En 2023, la France a accueilli trois fois plus d'investissements dans l'industrie que la Grande-Bretagne, six fois plus que l'Allemagne, neuf fois plus que l'Italie. »
  • 2:00Invité politiqueChiffre
    « depuis 2017, on était à 33% d'IS, on est maintenant à 25%. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « C'est la première fois depuis des années que l'Europe lance une enquête pour la Chine d'ouverture de marchés publics sur le secteur des dispositifs médicaux. »
  • 10:17Invité politiqueChiffre
    « France 2030, c'est 54 milliards de soutien aux innovations dans des secteurs clés d'avenir. »
  • 12:10Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu 6 000 emplois de créés depuis le Brexit. »

Temps de parole

  • Franck Riester78 %
  • Présentateur22 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

BFM Business présente la grande interview. Allez, 18h13 sur BFM Business, c'est donc le ministre délégué chargé du commerce extérieur, de l'attractivité, de la francophonie et des Français à l'étranger, Franck Riester, qui est avec nous. Bonsoir, Monsieur le Ministre. Bonsoir. Merci beaucoup. Alors, c'est le petit cocoréco du jour, il en faut. Et c'est tant mieux, la France est donc restée pour la cinquième année d'affilée, le pays d'Europe qui a accueilli le plus d'investissements étrangers directs. 1194 projets l'an dernier. Bon, nos amis anglais et allemands étaient loin derrière, ce n'est pas vraiment une surprise, Monsieur le Ministre, quand même. C'est bon à prendre, mais c'est...

0:36
Franck Riester

Bah, si, ce n'est pas une surprise, mais c'est une confirmation. C'est un beau résultat, on est vraiment heureux, parce que c'est le fruit d'un travail, c'est le fruit d'une politique, c'est pas tombé du ciel. C'est la cinquième fois qu'effectivement, la France est le pays en Europe qui accueille le plus d'investissements étrangers sur son sol. Et ce qui est très satisfaisant, c'est que c'est à la fois sur l'industrie, et on sait à quel point la France avait du retard, et c'est sûr, tout ce qui concerne l'innovation, la recherche et le développement. Sur l'industrie, je vais vous donner un chiffre, ou plusieurs chiffres d'ailleurs, qui sont absolument frappants.

En 2023, la France a accueilli trois fois plus d'investissements dans l'industrie que la Grande-Bretagne, six fois plus que l'Allemagne, neuf fois plus que l'Italie. Ça montre à quel point, quand des investisseurs étrangers se disent « Comment je vais investir mon outil industriel en Europe ? » Ils choisissent très largement la France plutôt que les autres pays du continent européen. Et ça, c'est le fruit de cette politique pro-business, favorable à l'écosystème économique, qu'a voulu depuis 2017 le Président de la République. Ça avait commencé un petit peu.

1:42
Présentateur

C'est vrai que j'avais posé la question. Est-ce que vous rendez à François Hollande ce qu'il y a d'avoir commencé ?

1:46
Franck Riester

En gros, ça fait une dizaine d'années que la France se tourne vers une politique de l'offre. C'est vrai qu'il y a eu le CICE, c'est vrai qu'il y a eu le Khomri qui allait dans le bon sens. Et depuis 2017, le Président de la République a accéléré. Avec la baisse de la fiscalité, je rappelle quand même, parce que les chefs d'entreprise ou les salariés dans les entreprises qui les écoutent savent que depuis 2017, on était à 33% d'IS, on est maintenant à 25%. Donc quand une entreprise gagne de l'argent...

2:13
Présentateur

On descend dans la moyenne européenne.

2:14
Franck Riester

Oui, mais c'est 8 points d'écart. C'est autant d'argent qui peut être mobilisé pour investir pour l'avenir, pour investir dans la formation, pour investir dans la recherche et l'innovation.

2:23
Présentateur

Monsieur le ministre, on reste leader avec quand même 5% de projets en moins. Les Allemands sont à moins 12, la moyenne européenne c'est moins 4. Est-ce que ça veut dire, entre autres, que cette dynamique est un petit peu enrayée par ce qui se passe du côté des Etats-Unis avec l'Ira de Joe Biden ? Est-ce que ça ne veut pas dire que l'Europe va devoir de nouveau apprendre à se montrer encore plus attractive finalement ?

2:41
Franck Riester

Oui, vous avez raison de dire que l'attractivité de la France passe aussi par l'attractivité de l'Europe. Et qu'une partie de notre activité repose sur la capacité de l'Europe à répondre à la concurrence dans la compétition mondiale avec les Etats-Unis, avec la Chine, avec la Turquie, avec un certain nombre de pays. Avec des pays comme la Pologne, la Serbie, de nouveaux entrants. Qui sont très offensifs. Et donc, il faut effectivement avoir une politique européenne à la fois de soutien d'investissement. On voit bien que les Etats-Unis mettent beaucoup d'argent dans le soutien à l'investissement, notamment pour la décarbonation.

Nous, il faut qu'on commence à le faire en Europe, mais il faut aller beaucoup plus loin. Et c'est ce qu'a dit le Président de la République dans son discours de la Sorbonne 2, notamment. Il faut qu'on soit beaucoup plus offensifs de ce point de vue-là. Il faut qu'on travaille au financement des entreprises. D'où l'Union des marchés financiers, d'où cette proposition de loi. Ce texte qui est en discussion au Parlement, la PPL dite Holroyd, qui vise à faciliter l'investissement dans les entreprises en France.

Et puis, c'est notre capacité à mieux nous protéger face à des concurrences déloyales, plus de réciprocité par rapport à des pays dans le monde qui ne font pas de réciprocité, par exemple, sous l'ouverture des marchés publics, plus de concurrence loyale.

3:54
Présentateur

Est-ce que vous avez un pays à citer en particulier ? On sait bien, il y a notamment la Chine,

3:57
Franck Riester

mais pas seulement la Chine. Mais c'est vrai que la Chine est un de ceux-là. Par exemple, je vais vous donner un exemple très important. C'est la première fois depuis des années que l'Europe lance une enquête pour la Chine d'ouverture de marchés publics sur le secteur des dispositifs médicaux. Nous ouvrons nos marchés publics à tous les pays du monde. La Chine, non. Eh bien, on dit aux Chinois, si vous n'ouvrez pas vos marchés publics à nos entreprises en matière de dispositifs médicaux, de matériel médicaux, eh bien, vos entreprises, peut-être, on verra ce que sera la décision de l'Union Européenne, peut-être seront amenées à être pénalisées.

Vous pensez que le président de la République en parlera au président chinois, Xi Jinping, à partir de l'année prochaine ? La Chine est un grand pays. Et on veut continuer de travailler avec la Chine. On a nos entreprises qui exportent, on a nos entreprises qui ont investi en Chine. C'est un grand partenaire. On a envie de travailler avec la Chine, de travailler en Chine et d'exporter vers la Chine. Mais il faut que ça soit plus équilibré. Aujourd'hui, on a un déficit commercial très important avec la Chine. Et on dit ça aux Chinois. Il faut que ça soit plus équilibré. Et il faut que ça soit plus équitable.

C'est-à-dire qu'il y ait de la réciprocité, notamment dans l'ouverture des marchés publics. Et il faut qu'il n'y ait pas de pratiques distorsives.

5:08
Présentateur

C'est-à-dire, par exemple, des subventions qui viendraient fausser le marché. Il y a une pression forte sur vos épaules pour que la France, alors qui est leader, qui est première, reste leader. D'ailleurs, EY pose vraiment la question. Attractive un jour, attractive toujours. La majorité des investisseurs semblent considérer que la France va rester attractive et va être encore plus attractive. Autrement dit, qu'elle va faire les réformes. Qu'est-ce que vous allez donner de plus aux investisseurs et aux patrons étrangers pour les faire venir dans les prochaines années, finalement ? Qu'est-ce que vous pouvez leur proposer ? Vous avez dit beaucoup de choses justes.

5:34
Franck Riester

Vous avez dit d'abord...

5:35
Présentateur

Il va falloir délivrer, c'est ça qu'il faut dire, finalement. Exactement.

5:37
Franck Riester

Il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. C'est-à-dire que l'attractivité, c'est quelque chose qui est un sujet sur lequel il faut se mobiliser et investir en permanence. Parce que nos compétiteurs ne nous regardent pas en chaînes de faïence et eux aussi se bougent. Et donc, il faut en permanence aller de l'avant.

5:56
Présentateur

Je vous pose la question parce que vous l'avez mentionné, il y a encore des freins à l'investissement en France, notables dans ce que nous dit l'attitude de l'étude EY aujourd'hui.

6:02
Franck Riester

Et deuxièmement, il faut écouter ce que nous disent les investisseurs sur les choses sur lesquelles il faut qu'on continue d'améliorer notre attractivité. Il y a notamment, ils nous disent, et ça c'est important, de ne pas changer de politique. Et quand je vois, notamment là, on voit bien dans les discussions qu'il y a actuellement avec la campagne des Européennes, certains qui veulent nous replier sur nous-mêmes, qui veulent qu'on augmente les impôts des entreprises. On dit une chose claire, on ne changera pas de stratégie. On va garder une stratégie de politique de l'offre, une politique qui vise à maintenir la fiscalité des entreprises, à accompagner notre outil économique.

Et donc, on ne va pas changer de stratégie. Et ça, c'est ce que veulent entendre les investisseurs. Et puis deuxièmement, il faut qu'on aille plus loin, notamment sur deux sujets. Un, la question de la simplification administrative. Et vous avez vu qu'il a été annoncé par le Premier ministre, par le ministre de l'Économie et des Finances, à la demande du Président de la République, un plan de simplification ambitieux de toutes les contraintes administratives des entreprises. Et ça, c'est absolument clé. Et on veut qu'il y ait des résultats concrets et que ça se voit.

Et moi, je voudrais, de mon point de vue, en tant que ministre du Commerce extérieur, aussi ma part à faire pour simplifier la vie des exportateurs. Et puis, le deuxième sujet... Ça travaille de longue haleine, ça, mesdames et ministres. Vous avez longtemps qu'on en parle, ça. Oui, oui. Et puis, le deuxième sujet... Oui, mais on a des résultats concrets. Il faut aller beaucoup plus loin. Et puis, deuxièmement, c'est le fait de pouvoir faciliter les nouveaux investissements, ce qu'on appelle les investissements Greenfield, en bon français. C'est-à-dire, un terrain nu, en combien de temps on arrive à construire ? Et là, il y a eu des progrès de faits, mais pas suffisants.

Il y a eu des progrès de faits grâce à la loi Industrie Verte. Il y a eu des progrès de faits grâce à ces terrains clés en main proposés par Territoire d'Industrie. Mais il faut aller encore plus vite, encore plus rapide, pour qu'un investisseur qui décide de créer une usine en France puisse le faire très rapidement. Or, aujourd'hui, on a des contraintes administratives qui sont beaucoup trop lourdes. Et ça, c'est ce que nous disent les investisseurs. Vous êtes trop long en France pour construire une usine from scratch.

7:51
Présentateur

Est-ce qu'il y a aujourd'hui un sujet coût du travail ? Parce que c'est aussi l'un des enseignements de cette étude qui dit, voilà, quand on crée, quand il y a un projet d'investissement en France, ça crée en moyenne, je parle bien en moyenne, 35 emplois. C'est 49 en Allemagne et 61 au Royaume-Uni. Est-ce que c'est un sujet coût du travail ?

8:07
Franck Riester

Alors, il y a toujours un sujet. Il faut toujours regarder la question du coût du travail. Mais dans ces chiffres, c'est parce qu'on a plus de projets. Et on n'a pas moins de gros projets que les Britanniques ou les Allemands. C'est-à-dire qu'il n'y a pas moins de projets d'investissement étranger de plus de 150 salariés en France par rapport à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne. Il y a simplement plus de petits projets. Et notamment, plus de projets d'extension ou de renouvellement, de modernisation des installations d'ores et déjà présentes sur notre sol. Pour moi, ce n'est pas négatif.

Parce que ça veut dire que les investisseurs qui ont fait le choix de la France continuent de faire le choix de la France. Ça veut dire qu'ils sont satisfaits du choix qu'ils ont fait.

8:43
Présentateur

On a plus de mal, cela dit, c'est aussi ce que dit l'étude, à faire venir de nouveaux entrants. Oui, c'est ce que je vous disais. C'est ce que je vous disais sur les terrains. Il y a plus de projets d'extension. Oui, mais c'est ce que je vous disais.

8:52
Franck Riester

Oui, mais on parlait des emplois. Sur les emplois, quand on regarde les projets, il n'y a pas un frein coût du travail en France. Parce que quand on regarde précisément les gros projets créateurs d'emplois, ils sont aussi nombreux en France qu'en Grande-Bretagne et qu'en Allemagne. Simplement, on a plus de petits projets. En revanche, c'est vrai que quand un investisseur veut créer une nouvelle usine, là, c'est un peu plus compliqué. Ce n'est pas une question de coût du travail, c'est une question de complexité à créer ce nouvel investissement. Et donc, on va continuer de travailler là-dessus parce que ça, c'est important pour faciliter l'accès à les investissements étrangers en la matière.

Deux, trois minutes encore, d'une t'avoue. Avez-vous une question ?

9:28
Présentateur

Est-ce que la France est toujours une terre d'innovation ? Véritablement. Oui, bien sûr. Mais est-ce qu'il faut arrêter ce débat autour de l'efficience du crédit d'impôt recherche ?

9:34
Franck Riester

D'abord, oui, le crédit d'impôt est un des éléments de l'attractivité de notre pays, notamment pour investir dans la recherche et le développement. Et donc, ça, c'est un atout majeur et il ne faut pas... Encore une fois, il ne faut pas... Vous savez comme moi l'étendue des rapports qui ont circulé sur le sujet. Mais bien sûr. Mais comme je vous le disais tout à l'heure sur la politique vis-à-vis de la fiscalité ou de l'accompagnement des entreprises, on ne va pas changer quelque chose qui marche. En revanche, on peut toujours améliorer les dispositifs. Toutes les entreprises, en permanence, sont en train de revoir leur process de fabrication, leur process de marketing, de commercialisation.

Il n'y a pas de raison qu'on ne revoie pas en permanence aussi ce crédit d'impôt recherche pour, à argent public égal, il soit encore plus efficace. Et deuxièmement, il ne faut pas s'arrêter au crédit d'impôt recherche. Il faut aller toujours plus loin. Vous savez qu'on a France 2030, c'est 54 milliards de soutien aux innovations dans des secteurs clés d'avenir. Eh bien, on continue de le déployer. On en a en gros déployé un peu plus de la moitié. Il faut aller jusqu'au bout. Et on développe un crédit d'impôt vert aussi pour accompagner la décarbonation de notre économie. Et on veut continuer de soutenir les entreprises qui investissent dans la recherche et le développement en France.

Et puis, il y a tout le travail qu'on fait de recherche, les moyens pour la recherche. Et puis, les moyens et l'adéquation entre la formation, notamment la formation professionnelle, et les entreprises. Parce qu'il faut qu'on continue d'avoir des talents reconnus dans le monde. Parce que ce qui fait un des éléments très importants de notre activité en France, c'est l'accès à des compétences nombreuses et de grande qualité. Et ça, c'est ce qu'on a en France. Il faut continuer de conforter ça.

11:06
Présentateur

En guise de conclusion, M. le ministre, on a souvent dit ces dernières années qu'on était leader, peut-être, mais peut-être un petit peu leader par défaut, parce que l'Allemagne se cherchait en quête d'un nouveau modèle, parce que les Anglais étaient toujours affaiblis par le Brexit. Tension, parce qu'on voit que le Royaume-Uni retrouve quelques attraits auprès des investisseurs internationaux. Ils sont toujours au top sur les sièges sociaux, les services financiers. Ça reste une chose de place to be. Mais attention au retour des Anglais, finalement. On n'est pas premier par défaut. Voilà ce que je vous pose.

11:35
Franck Riester

Non, on ne va pas se reposer sur nos lauriers. On sait que la concurrence est rude. Ça fait cinq ans qu'on est champion en Europe en matière d'investissement étranger. Les Britanniques, il y a certes une remontée cette année, en 2023, des investissements. Quand même, on peut constater que le Brexit, ce n'était pas une bonne chose pour l'économie britannique. Oui, mais on l'entendait.

11:53
Présentateur

Tu dis, on a l'impression que les effets du Brexit sont en train de s'estomper un petit peu.

11:56
Franck Riester

Mais ça veut dire qu'il faut qu'on continue, notamment sur la question de l'attractivité de la place financière de Paris, ne pas lâcher notre effort. Il y a eu des choses très positives. On a pris une avance par rapport aux autres places financières en Europe, mais par rapport à Londres, on peut encore mieux faire. Il y a eu 6 000 emplois de créés depuis le Brexit, mais il faut aller beaucoup plus loin. Et on y travaille. Il y a notamment la PPL All Road dont je parlais tout à l'heure, mais il faut sûrement réfléchir à encore aller plus loin sur l'attractivité de la place de Paris.

Et puis, sur les sièges sociaux, il faut expliquer aux entreprises qui n'ont pour l'instant pas encore complètement compris que pour accéder au marché européen, au marché unique européen, c'est plus facile, plus efficace, plus simple, plus économique de le faire depuis Paris. Il faut qu'on fasse aussi de la pédagogie. C'est de la communication. Vous avez peut-être vu qu'on a lancé en 2023 une grande campagne de communication autour de Choose France, c'est-à-dire Make it Iconic, c'est-à-dire une communication sur la marque France. Il faut aussi qu'on communique mieux sur ce que sont les forces de notre pays.

Et puis aussi que les Français, dans leur ensemble, relaient mieux aussi l'attractivité de la France et la compétitivité de la France. C'est ce qu'on essaye de faire en communiquant sur tout ce qu'est le plan d'action

13:00
Présentateur

du gouvernement en la matière. On va se te chanter et puis on en reparlera dans à peine 15 jours, Franck Riester, parce qu'il y aura le fameux sommet de Choose France. Ce sera le 13 mai, lundi, dans 15 jours. Avec encore des annonces d'investissement pour 2024.

13:13
Franck Riester

Bien sûr, il y aura des annonces. Qu'est-ce qui va être annoncé ? Vous verrez bien. On ne va pas lever le voile sur les annonces qui seront faites pour Choose France, mais oui, il y aura des annonces. Il y a des contrats. Oui, des annonces d'investissement et il y aura un certain nombre d'investisseurs du monde entier qui viendront, qui pourront, d'abord, on les remerciera de leurs investissements et puis on leur expliquera, le président notamment, quelle est la ligne de la stratégie politique de la France en matière économique.

Toujours à vouloir être plus attractif, plus compétitif, investir dans l'avenir, investir dans les compétences, soutenir les entreprises et c'est comme ça qu'on a des résultats et on va continuer d'en essayer d'en avoir.

13:49
Présentateur

Et vous savez quoi, BFM Business y sera ? Sera sur place le 13 mai. Avec grand plaisir. On pourra commenter tout ça. Merci beaucoup Franck Rester. Merci à vous. Merci de passer nous voir le ministre délégué chargé du commerce extérieur avec nous sur BFM Business. Merci à vous. Merci beaucoup. 18h27.