Nicolas Dupont-Aignan : le grand entretien politique
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Bonsoir à tous, nous voilà dans un nouveau numéro de Putsch Live, l'émission qui va parler de ce genre de politique. Cette émission se fait sans passe sanitaire et sans pacte vaccinal. Et ce soir, j'ai le plaisir de recevoir Nicolas Dupont-Aignan. Alors, vous ne le voyez pas encore beaucoup parce qu'actuellement, vous êtes en voiture. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan, comment allez-vous ?
Bonsoir Nicolas, je vais bien si on n'était pas rentré en dictature, mais on va se battre et c'est tout l'enjeu. C'est vraiment maintenant chasser Macron, mais ne pas mettre la même chose que Macron. Voilà, c'est tout l'enjeu.
Eh bien, l'enjeu, bien entendu, ce soir, on parle de votre candidature. Vous êtes président de Boula France et candidat à l'élection présidentielle. Alors, je le répète pour nos invités, vous êtes dans une voiture actuellement entre deux interviews et la nôtre, bien entendu. Donc, c'est pour ça que c'est des conditions.
Mais dans un instant, je serai à la lumière, rassurez-vous. Dans cinq minutes, j'aurai de la lumière parfaite.
Voilà, vous avez rassuré nos téléspectateurs. Mais chez moi… C'est plutôt le fond que la forme qui prime, vous le savez, Nicolas Dupont-Aignan. Alors, on va commencer par les passes vaccinales et ensuite, on parlera de votre programme. Parce que je sais que vous êtes très énervé, parce que quand on vous invite sur les plateaux, effectivement, on ne vous parle jamais trop de votre programme, Nicolas Dupont-Aignan. Donc, on va en parler ce soir sur Coups Live. Bon, rapidement, est-ce que vous pouvez nous dresser grosso modo rapidement la chronologie ? Vous avez assisté, vous vous êtes battu au débat de l'Assemblée sur ces passes iniques vaccinales, et je le dis.
Comment ça s'est passé grosso modo rapidement, Nicolas Dupont-Aignan ?
Ceux qui ont assisté à la séance… Ça, l'Assemblée nationale, et vous pouviez le faire sur Internet, il y avait beaucoup de monde, toute la nuit, toutes les nuits, puisqu'il y a eu plusieurs nuits, ont bien vu que notre pays n'était plus une démocratie, que le Parlement s'est déshonoré, pour deux raisons. C'est d'abord que les ministres successifs qui se sont succédés, enfin, successifs, qui étaient au banc des ministres, n'ont jamais répondu aux questions fondamentales qu'on a posées. Que ce soit la France insoumise, que ce soit moi, que ce soit des centristes. Je vous donne un exemple.
Quand j'ai dit qu'en Suisse, le certificat de rétablissant, quand on a eu le Covid, était valable un an, et qu'en France, dans la loi, c'est renvoyé à un décret, et que personne ne sait à quoi ça va mener, et qu'on va vacciner des gens qui ont déjà plein d'anticorps liés à la maladie, on se demande où on vit. Ce n'est plus une démocratie, le ministre ne répond pas. Ça n'existe dans aucun Parlement occidentaux de vraie démocratie. Donc, premier point, une séance, des séances, ubuesques, complètement délirantes. Et puis, le deuxième point, les Républicains qui se sont évanouis.
Car il y avait des députés républicains qui voulaient voter contre, qui voulaient s'exprimer, et ils ont été écartés du temps de parole. Et à la fin, vous avez vu que les Républicains ont appelé voter le texte. Donc, ça veut dire que les socialistes, vaccination obligatoire, ont voté le texte. Les Républicains, une majorité, ont voté le texte. Et bien évidemment, en marche. Il y a eu quelques personnes. Cinquante-huit députés qui ont sauvé l'honneur, mais c'est rien 58 sur 577. Donc, l'Assemblée s'est déshonorée, déshonorée, alors même que le contexte prouve bien que ce pass vaccinal est inutile, au-delà du danger, inutile, complètement inutile. Donc, on est en plein délire, en plein délire.
Alors, une question encore sur, est-ce que vous attendez une issue favorable, finalement, de la part du fameux, très prestigieux, conseil constitutionnel, Nicolas Dupont-Aignan ?
Je n'attends rien, je n'attends plus rien de ces organismes, mais on ne sait jamais. Notamment sur les contrôles d'identité. Comment peut-on refuser à la police municipale de contrôler l'identité de certains Français ? Et comment pourrions-nous accepter que des millions de Français contrôlent l'identité des autres ? Les serveurs, les tenanciers de restaurants, enfin, c'est complètement surréaliste ce qui se passe. C'est la société de la délation et du contrôle de tous. Je ne vois pas comment le conseil constitutionnel peut accepter ça. Mais, vous savez, je m'attends à tout. Donc, on verra, ça sera la réponse vendredi, d'après ce que j'ai appris.
Vendredi, on saura si le conseil constitutionnel sauve l'honneur. Mais, franchement, nous sommes passés dans une autre civilisation. Nous ne sommes plus en république. Moi, je vous le dis comme je le pense. Nous ne sommes plus en démocratie, nous ne sommes plus en république. Nous sommes dans un état gazeux entre les deux. C'est-à-dire un état de la soft... dictature ou de la démocratie qui a perdu tout son sens. Je le dis parce que je me battrais, je me suis battu comme un fou, si je puis dire, ou comme un enragé pendant la séance. Vous l'avez vu, j'ai fait des vidéos toute la nuit. J'ai essayé d'alerter l'opinion. Mais, c'est très grave ce qui se passe.
Et ce n'est pas un débat sur le vaccin, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, parce qu'on veut nous enfermer là-dedans. C'est un débat sur la liberté de circuler, d'aller et venir, de prendre un avion, un train, un café, une glace, rien ne doit être au-dessus de la liberté, de l'égalité, de la fraternité. C'est notre devise républicaine.
C'est le combat surtout de la catégorie de citoyen qui est conditionné finalement aujourd'hui à une éjection, à un vaccin. C'est absolument désastreux. Enfin, moi je trouve ça, en tant que littéraliste politique et citoyen, je trouve ça absolument désastreux. Mais c'est complètement incroyable ce qui se passe.
Parce que, contrairement à ce que croit une majorité de la population, puisque l'idée de Macron, c'est de dresser 90% des Français adultes vaccinés contre les 10% de parias non-vaccinés. Mais les non-vaccinés, j'en suis un, on a l'habitude. Parce que faire un test tous les 24 heures pour faire quelque chose, c'est déjà une contrainte abominable. Mais ce que les gens n'ont pas compris, et qu'ils vont comprendre, c'est que les vaccinés sont victimes de ces mesures liberticides maintenant. Puisque, n'oubliez pas, qu'un vacciné n'est pas obligé d'être vacciné. Il est obligé, tous les 7 mois, de reprendre une dose. Donc, les principales victimes du pass vaccinal, ce ne sont pas les non-vaccinés.
Ce sont les 90% de vaccinés qui, s'ils ne continuent pas le processus vaccinal fou, vont voir désactiver leur pass. Et vous en avez eu, le 15 janvier, 800 000 qui, tout à coup, se sont trouvés enfermés. Et demain, vous en aurez d'autres. Donc, contrairement à ce qu'ont fait croire les journalistes, les premières victimes de la loi qui vient d'être votée, ce sont les vaccinés. Parce qu'ils vont découvrir... Je prends un exemple d'un jeune de 24 ans, étudiant ou qui commence à travailler. Il a fait le double vaccin. Il croit être tranquille. Il se dit, les non-vaccinés sont des cons. Moi, je suis vacciné.
Et puis, on va lui désactiver son pass au bout de 7 mois en lui disant, mon petit coco, tu passes du côté des méchants. Il faut faire ta troisième dose. Alors, il va dire, mais pourquoi je fais une troisième dose ? Parce que j'ai la Crohn, je peux en guérir facilement et que j'ai fait les doubles vaccins. Ah non, non, non, non. Tu n'as plus de liberté si tu ne fais pas la troisième. Et puis, dans 7 mois, on lui dira, mais tu as fait trois doses, mais ça ne va pas. Il y a une quatrième dose qui a été inventée par Pfizer. Il faut la prendre. Sinon, tu n'es plus libre. Et ce garçon a 30 ans. Si on suit le raisonnement d'Emmanuel Macron et de Pfizer, il aura fait des doses tous les 7 mois.
Il aura fait deux doses par an. 6 ans. 12 doses à 30 ans. Mais vous vous rendez compte de la folie que c'est ? Mais dans quel état sera son système immunitaire ? Donc, le pass vaccinal, c'est une arme liberticide contre tous les Français. Il faut le dire. Parce que les Français croient que c'est pour l'autre. C'est tellement facile, la théorie du bouc émissaire. Mais on est toujours l'autre de quelqu'un.
Mais Nicolas Dupont, il y a une question que je pose. Vous êtes responsable politique, vous êtes élu. Ça fait un moment que vous êtes en politique, vous êtes un homme politique chevronné. Comment vous expliquez la docilité de millions de Français aujourd'hui qui, finalement, sont rentrés dans ce que j'appelle moi le labyrinthe vaccinal ? Comment vous l'expliquez ? Je l'explique pour deux raisons.
D'abord, la peur de la propagande. Voilà. La peur parce qu'il y a une épidémie. Et je pense que ceux des nôtres qui nient l'épidémie ont tort. Je veux dire par là, il y a une épidémie, il y a des morts. Dans ma ville de hier, il y a eu un certain nombre de morts. Beaucoup, 50 ou 60, je ne sais plus. Les gens voient bien qu'il y a des morts du Covid. Donc, quand ils entendent des gens comme nous dire on s'en fout de tout, il n'y a pas d'épidémie, c'est un grand complot mondial. Ils se disent attendez, il y a quand même des morts. Donc, il y a une peur. Premier point. Légitime. On ne peut pas en vouloir aux gens d'avoir peur. Cette peur est instrumentalisée parce que l'épidémie est exagérée.
Mais elle existe quand même. Il ne faut pas raconter n'importe quoi. Il y a des gens qui sont intubés dans des hôpitaux. Deuxième point. Il y a la propagande qui a fait croire que les non-vaccinés propageaient l'épidémie. Ce qui est faux, les vaccinés aussi. Et qui fait croire qu'il n'y a que les non-vaccinés dans les services de réanimation. Ce qui est faux. Donc, il y a des non-vaccinés, il y a des vaccinés. 63% des décès en décembre étaient des vaccinés. 63% des décès de Covid. Alors, on nous dit oui, mais les vaccinés représentent 90% des adultes. Oui. Alors, certes, proportionnellement, il y en a un peu moins, mais il y en a quand même.
Et j'ai croisé dans le métro une dame qui est aide-soignante dans un hôpital parisien. Et qui me disait que dans son service, il y avait 18 malades du Covid en réanimation intubés. Intubés. Qui étaient triple vaccinés. Donc. Donc, on vous raconte des choses fausses en faisant croire. Parfait, on va avoir de la lumière. Stop. Parfait. Voilà, c'est un peu mieux. On est près d'un panneau lumineux et on s'arrête. Il y en a. On vous fait croire que d'abord, ils ont fait croire que le vaccin empêchait la transmission. Alors, vous étiez gentil de vous vacciner pour éviter de contaminer votre pauvre grand-mère que vous alliez tuer. Ça s'est avéré faux. Bon. Maintenant, on fait croire.
Que dans les réanimations. Il n'y a que des non vaccinés. C'est complètement faux. Il y en a peut être plus proportionnellement. C'est vrai, mais qui n'est pas lié au vaccin obligatoirement, qui est lié au fait que les gens non vaccinés sont souvent moins. Comment dire dans le système dans le système hospitalier que ce sont des gens qui étaient très âgés, qui n'ont pas voulu se faire vacciner parce qu'ils voient personne. Bref, il y a quantité de d'explications. Mais en gros, grosso modo, dans les services de réanimation. C'est moitié moitié. Voilà. C'est moitié moitié. Donc, ça veut dire quoi? Ça veut dire que les formes graves peuvent apparaître s'il y a comorbidité.
Que l'on soit vacciné ou non vacciné et surtout avec l'Omicron, puisque le vaccin est de moins en moins efficace trois mois après la troisième dose ou la deuxième dose et que pour Omicron, le vaccin est moins efficace. Voilà. Donc, en fait, on s'aperçoit que c'était une gigantesque escroquerie. Voilà. Une gigantesque escroquerie de propagande et de peur et que face à cela, nous devons développer un langage rationnel qui est de dire oui à une épidémie, mais qui se calme, qui est moins violente. Oui, on peut être victime de cette épidémie quand on est obèse, quand on a du diabète, quand on est fragile et il faut se protéger. Voilà pourquoi je demandais des masques FFP2 pour les plus fragiles.
Voilà pourquoi j'ai toujours dit qu'il fallait augmenter le nombre de lits d'hospitalisation. Voilà pourquoi j'ai dit qu'il fallait soigner les malades avec l'Ivermectin qui marche très bien. Mais ça, le gouvernement ne veut pas le faire. Et puis trois, le vaccin peut être utile, peut être, mais il n'est pas la panacée. En tout cas, il est criminel de vacciner les jeunes. Ça, je le maintiens. Voilà où on en est.
Effectivement, mais on se rend compte quand même. On va passer à la présidentielle de notre programme. Ça, c'est extrêmement important aussi pour nos téléspectateurs. On voit bien que le vent tourne quand même dans les médias. Nicolas Dupont-Aignan. Il y a quand même des chuteuses qui sont en train de tourner, des éditorialistes qui commencent en train de tourner, des médecins comme le professeur Cobb qui commencent à dire que c'est n'importe quoi ce pass vaccinal. Donc, on voit bien qu'aujourd'hui, il y a un échec aussi de la vaccination. Ne pas le voir, c'est le nier ça. Je crois que c'est se cacher les yeux et faire l'oblige, me semble-t-il.
Allez, on passe au deuxième volet, deuxième dossier. Juste un point, un dernier point.
Je veux dire à tous ceux qui manifestent et je les remercie de manifester que la propagande des certains médias est indigne. Ce qui s'est passé à la manifestation de samedi au Trocadéro, où on a fait croire qu'il y avait des néo-nazis, est abominable, abominable. Ce sont des méthodes chinoises ou soviétiques de l'URSS de Staline où on déconsidère les gens qui se battent contre le pass vaccinal. Et on ne doit rien lâcher. Deuxième point, la seule issue, je vous le dis, c'est le suffrage universel, c'est l'élection présidentielle. Et je demande…
à tous ceux qui nous écoutent d'écrire aux candidats en leur disant est-ce que vous êtes prêts à écrire, écrire que vous abandonnerez le pass vaccinal, l'état d'urgence ? Parce qu'aujourd'hui, je suis le seul avec Florian Philippot à être clair là-dessus et Asselineau. Nous sommes les seuls. Tout le reste, ils ne sont pas clairs. Éric Zemmour a dit ça ne me gêne pas d'être vacciné et d'avoir un pass sanitaire. Après, il a rétropédalé, mais il n'est pas clair. Valérie Pécresse voulait enfermer les non-vaccinés. Les socialistes veulent la vaccination obligatoire. D'accord ? Donc, attention, il y a un moment maintenant, moi, j'ai besoin de soutien.
Je serai candidat à la présidentielle, je serai le candidat de la liberté. Je veux le soutien parce que sans soutien, je n'y arriverai pas. Et il me manque des parrainages encore.
Voilà, vous me tendez la perche, Nicolas Dupont-Aignan. Présidentielle, dossier, où en en est-il des parrainages ? Où en êtes-vous des parrainages aujourd'hui, ce 19 janvier 2022 ?
Eh bien, je suis à peu près à 450, un peu moins, enfin vers les 450. Il m'en manque 50, mais un peu plus parce qu'il faut une marge. C'est très juste, voilà. C'est une course contre la montre. Vous voyez, j'étais en retard et je vous fais cet enregistrement dans de mauvaises qualités parce que je voulais absolument encore appeler quelques maires. Toutes mes équipes sont sur le terrain. Il me manque des parrainages. Tout est fait pour que je ne les ai pas parce que Florian Philippot, on verra, mais je doute qu'il les ait. Ils ne veulent pas qu'il y ait quelqu'un de libre qui ait les parrainages. Ils veulent faire une élection présidentielle entre eux, avec Pécresse, avec Zemmour.
Zemmour est plus mal noté que vous, Nicolas. Zemmour est plus mal noté que vous. Non, il les aura. Il dit ça, je pense qu'il les aura. Vous verrez, il y en aura beaucoup plus qu'on le dit. Voilà, donc les médias veulent organiser un spectacle, les jeux du cirque. Moi, je veux organiser un débat de fond.
On va en parler du fond justement, parce que je vous ai invité aussi pour ça, parce que c'est intéressant. Il y a un point, moi j'ai lu votre programme, bien entendu, vous le savez chez Pouche, on bosse aux interviews, c'est comme ça. C'est la moindre chose qu'on puisse offrir à nos téléspectateurs, à nos invités. Moralisation de la vie publique. Alors ça, j'ai trouvé ça assez intéressant, bien entendu. Exiger pour tout candidat un mandat électif, un casier judiciaire vierge et prendre en compte le vote blanc dans les résultats des élections. Après, on parlera d'hôpital public, du pouvoir d'achat et d'énergie. Première question là-dessus. Moraliser la vie publique.
C'est la question créée. Plus j'y réfléchis, chers amis, plus j'y réfléchis. Si on ne change pas le rapport au pouvoir de la classe politique française, ça finira en violence dans la rue très vite. Donc, ça ne sert à rien de promettre monts et merveilles en pouvoir d'achat, en sécurité. J'ai un programme très complet, vous pouvez regarder sur internet. On a bossé comme des fous. On a un beau programme. Plein de bonnes choses. Mais si le rapport au pouvoir et le rapport au peuple ne changent pas dans notre pays, les gens n'iront plus voter. Donc, je pense que ça passe par deux choses.
La moralisation, casier judiciaire vierge, dès qu'il y a une condamnation, mandat de dépôt en prison, assainissement général, fin des conflits d'intérêts. On l'a vu avec le Covid, etc. Et deuxième point, pour circuiter le Parlement. Je suis désolé de le dire en tant que député. Mais par le référendum d'initiative citoyenne au niveau local comme au niveau national, par l'usage du référendum, si je suis élu président, je consulterai les Français, notamment sur l'Union européenne. Et puis, par le référendum révocatoire pour lequel je n'étais pas favorable au début, mais je m'y suis rallié. Je propose de rétablir le septennat et d'avoir un référendum révocatoire à trois ans et demi.
Ou une partie de la population, un million. Un million de signatures ou deux millions de signatures pourront faire un référendum comme en Californie. Est ce qu'on garde le gouverneur ou pas? Je crois que c'est la seule solution pour mettre sous tension les présidents qui ne veulent plus consulter les Français. Le général de Gaulle avait donné beaucoup de pouvoir au président de la République parce que il vivait le référendum comme élément de sanction pour lui. Et il est parti en 69 sur un référendum perdu. Depuis 2005, il n'y a pas eu de référendum. Donc, les présidents, ces petits dictateurs, comme je l'appelle, je n'appelle plus Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron, c'est le petit dictateur pour moi. Le petit dictateur ne consulte plus les Français. Il n'en a rien à faire.
D'ailleurs, petit anecdote, Nicole Dupont-Aignan, il a refusé de répondre à la presse aujourd'hui avec la nouvelle présidente du Parlement européen. Les journalistes français ont quitté la salle après midi. Allez voir sur Twitter, ça vient de sortir. Il a refusé de répondre aux questions des journalistes. Voilà. C'était une petite info pour vous dire, pour peut-être amener de l'eau à votre moulin, même si je n'emploie pas ce mot.
Mais moi, je l'accepte. Je vais vous dire, si tous les Français qui nous écoutent, tant que le pass vaccinal est en place, car on nous empêche d'aller et venir, c'est ça la réalité. Si tout le monde appelle Emmanuel Macron le petit dictateur, je peux vous dire que ça va porter. Parce qu'il y a un moment trop, c'est trop. Oui, le totalitarisme.
C'est du totalitarisme, là, je l'assume.
Je dis aux Français qui m'écoutent, maintenant, il faut que vous alliez voter. Parce que je vois trop de gens dans les manifestations qui me disent, c'est foutu, on manifeste, mais on ne vote pas. Moi, je veux bien. C'est bien de manifester, mais c'est mieux de voter quand même.
Oui.
Alors, je voulais qu'on continue à avancer sur votre programme, bien entendu. Rapidement, le vote blanc, pareil. Ah oui, pareil, j'ai oublié le vote blanc. Tu articules avec le référendum.
Bien sûr. La reconnaissance du vote blanc, bien évidemment. Bien évidemment. D'accord. C'est un vote proportionnel, j'imagine, aussi, peut-être ? Oui, mais pas trop. Une dose, 10%, ça suffit. Parce qu'il ne faut pas non plus que l'Assemblée soit un pôle d'instabilité. Oui. Et que ce soit le régime des partis. Donc, moi, je veux le régime du peuple. Ce n'est pas la même chose que le régime des partis. Oui, pour un gaulliste, c'est assez normal. Oui, mais ce n'est pas la même chose. Oui, oui, vous avez raison. Parce que les partis, vous savez, les partis veulent supprimer la présidentielle. D'ailleurs, de fait, elle est supprimée par l'absence d'égalité de temps de parole. Oui.
Vous savez qu'il n'y a l'égalité de temps de parole que les 15 derniers jours. Avant, c'était cinq semaines. Donc, tout est fait pour qu'on disparaisse. Je voyais l'émission de Madame Pécresse hier sur BFM. Qui a fait un bide, hein ? J'ai téléphoné. 630 000. 630 000, j'ai vu, chez les confrères. Oui, mais je pense que si j'y étais, ou si Philippot y était, ou si Montebourg y était, ou si Asselineau y était, ou s'il y avait d'autres, il y aurait plus de monde. C'est un bide, pourquoi ? Parce qu'on entend toujours les mêmes. Parce que les émissions comme ça vont être réservées aux mêmes. Oui. C'est ça, le problème. Et entre nous, je l'ai écouté, et au bout d'un moment, j'en avais marre.
Parce qu'il n'y avait aucune réponse franche du collier. Si vous écoutez, c'était intéressant. Je me suis profondément embêté. Je suis content, c'est mon boulot. Je me suis profondément embêté aussi. Oui, parce que c'était des réponses fausses. Vous savez, les gens ne sont pas cons. Ils voient bien que tous ces candidats ne traitent pas les problèmes. Il y a eu une question sur les éoliennes. C'était intéressant. Alors, peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Non. Moi, je ferais une pause sur les éoliennes. On arrête. Non, peut-être que oui, mais non. La taxe sur l'électricité, il ne faut pas prendre d'argent à EDF, mais il ne faut pas augmenter l'électricité. C'est ridicule.
Donc, vous voyez, et à aucun moment, ce qui était intéressant hier, c'est qu'à aucun moment, Valérie Pécresse n'a parlé de la cause profonde qu'est l'Union européenne. Donc, elle ne remet pas en cause le cadre. Donc, elle ne peut pas résoudre les problèmes.
Alors, Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais qu'on avance là-dessus, parce que vraiment, je tiens à ce que vous parliez de votre programme. Votre plan pour sauver l'électricité, c'est l'hôpital public qu'Emmanuel Macron a largement contribué à détruire avec 7700 lits ou supprimer pendant la crise Covid.
Écoutez, le plan, il est très simple. Premier truc, vous entendez là ou pas ?
Oui, on vous entend bien, Nicolas Dupont-Aignan, on vous entend bien.
Il y a une batterie qui recharge. La première chose, c'est supprimer la tarification à l'acte, à l'hôpital. C'est la cause de tous les malheurs. Et c'est Castex qui l'a mis en place sous Sarkozy. Pourquoi ? Parce que si on supprime la tarification à l'acte, à ce moment-là, l'hôpital n'est pas dans une logique de chiffres où ils ont supprimé des lits de réanimation parce que le lit de réanimation coûte plus cher que ce qu'il rapporte. Ils ont supprimé des lits pédiatriques parce que le lit pédiatrique rapporte par la Sécurité sociale moins que ce qu'il coûte.
Donc, je veux rétablir le budget hospitalier par hôpitaux, par hôpital, pardon, de les compositions sociologiques de la clientèle hospitalière.
On vous a perdu, Nicolas Dupont-Aignan. Je ne sais pas, il n'y a plus de son là. Oui, c'est bon. On vous a récupéré. C'est bon, allez-y. Oui. En fonction... Vous me voyez ou pas ?
Moi, je ne vous vois pas.
Oui, on vous voit et on vous entend.
Vous pouvez continuer. En fonction des patients. Bref, un budget global de l'hôpital. Ce qui va permettre... Ce qui va permettre, ainsi, de rééquilibrer l'accueil des malades. Premier point. Deuxième point, rouvrir un hôpital ou une maternité par département. C'est-à-dire 20 000 lits. Ils en ont supprimé 100 000 en 25 ans. Troisièmement, augmenter les salaires en mettant en place un impôt sur les très grandes fortunes. Je vais vous en parler. Augmenter les salaires. Je rencontrais tout à l'heure des internes. J'ai appris aujourd'hui qu'en deuxième année de médecine, écoutez bien ce que je vous raconte.
En deuxième année de médecine, déjà, des hôpitaux américains commencent à créer des liens avec des étudiants en médecine français pour qu'au terme de leur internat, dès qu'ils sont docteurs, ils aient des ponts d'or en Californie, aux États-Unis. Alors que nos internes font 80 heures par semaine et sont payés 1 000 euros. Voilà. Donc, si on n'augmente pas les salaires des médecins, des infirmières qui vont en Suisse, par exemple, gagner le double, qui partent au Canada, si on ne change pas le fonctionnement de l'hôpital, des salaires, et qu'on ne mise pas sur la santé, nous serons un pays du tiers-monde. Alors, vous allez me dire, ça coûte cher. Oui. Comment on le finance ?
Vous connaissez la question. Bien sûr. Mais vous savez combien on dépense actuellement en tests ? Un milliard par mois. C'est énorme. Un milliard par mois. 12 milliards. C'est une gabegie. Vous savez combien coûterait le doublement des lits de réanimation ? 2,5 milliards. Ce qu'on dépense en tests pendant deux mois et demi permettrait de doubler les lits de réanimation en France. Deuxièmement, je propose, parce que trop c'est trop maintenant, un impôt sur les très grandes fortunes financières. Vous avez peut-être vu l'étude d'Oxfam qui est sortie hier.
Oui, je l'ai vue sur mon compte Twitter. D'ailleurs, j'invite tout le monde à aller voir.
Les grandes fortunes françaises ont gagné 230 milliards de plus. Enfin, ont gagné 230 milliards pendant la crise Covid, en 18 mois. Bon. Je ne suis pas pour l'ISF. Oui. En revanche, je veux mettre en place un impôt sur les très grandes fortunes au-dessus de 10 millions d'euros de patrimoine, sans compter la résidence principale, donc ça va, qui serait avec un taux bas, mais qui permettrait de drainer 4 à 5 milliards d'euros qui iraient tout de suite vers l'hôpital. Quand Notre-Dame a brûlé, vous vous souvenez ? Quand Notre-Dame a brûlé, Monsieur Arnaud, Monsieur Pinault et toutes les grandes fortunes françaises ont fait preuve de générosité. Je vous en remercie.
Et ont donné un milliard d'euros, à peu près, tout compris, pour reconstruire Notre-Dame. Ils ont gagné des dizaines de milliards d'euros pendant la crise du Covid. Franchement. Est-ce qu'on ne peut pas faire un prélèvement sur les très grandes fortunes françaises pour reconstruire l'hôpital français ? Et je ne vois pas au nom de quoi ils pourraient s'y opposer. Donc, je suis convaincu qu'il faut maintenant agir. Parallèlement, je veux supprimer des droits de succession la résidence principale pour tous les Français. Pauvres ou riches, je m'en fiche.
C'est-à-dire que tous les Français qui ont une résidence principale et qui ont trimé toute leur vie pour l'avoir, pourront la léguer à leurs enfants gratuitement. Vous voyez ma ligne ? Ma ligne, c'est qu'on récompense le travail, on taxe la spéculation. Ce n'est plus possible. Et je veux être ainsi celui qui libère les forces économiques pour investir en France. J'oubliais que ceux qui investissent leur fortune en France ne paieront pas d'impôt sur la très grande fortune. C'est-à-dire que si M. Arnault met tout sur le territoire français, il n'aura pas d'impôt sur la très grande fortune. Mais on en est loin.
Donc, ce que je veux, c'est qu'on mette une politique à la fois libérale pour investir en France et sociale pour dire trop c'est trop quand vous pillez le pays et que vous mettez l'argent à l'étranger. Ça ne peut plus durer. C'est un équilibre instable, ce n'est pas facile. Ce n'est pas le Mélenchon qui veut tout prendre au-dessus de 12 millions d'euros parce que si on dit ça, je prends tout au-dessus de 12 millions d'euros, il n'y aura plus une grande fortune en France et ce n'est pas utile. En revanche, moi, c'est de dire soit vous investissez dans le pays que vous aimez et qui achète vos produits, soit on vous taxe un peu. Voilà, c'est beaucoup plus honnête.
Et c'est la différence avec Madame Pécresse ou Macron où il n'y a pas de ruissellement. Il n'y a pas de ruissellement. Le pays est pillé, les pauvres sont toujours plus pauvres, les classes moyennes ne peuvent plus vivre et puis il y a des très riches qui s'engraissent et qui tiennent les médias.
Eh bien, nous, ce n'est pas le cas. En tout cas, vous le savez, Nicolas Dupont-Aignan, personne ne nous tient à part moi et mon autocratie qui me permet de vous inviter et d'inviter qui je veux. Tant mieux, donc merci d'être là ce soir. Voilà, je rappelle, vous êtes en voiture, vous êtes entre deux émissions, c'est pour ça. On a combien de temps, Nicolas Dupont-Aignan, encore ? On a tout le temps que vous voulez. Jusqu'à 6h30, 6h25. Allez, super, on a encore 20 minutes, c'est formidable. On en va parler des Français aussi. Tiens, parlons pour les Français. Pouvoir d'achat, le prix de l'électricité qui explose, le prix des carburants séparés. Je sais que vous êtes attaché à ça.
Aujourd'hui, comment vous faites pour essayer, à un moment donné, d'améliorer la facture, la facture pour aller bosser, pour aller bosser ?
Eh bien, une chose très simple déjà et qui me paraît juste, c'est que tout l'argent que gagne l'État, en plus, à cause de l'augmentation du prix du pétrole, ne devrait pas être pris par l'État. Qu'il y ait des taxes, l'État sait très bien, les taxes dans le budget de l'État. Par exemple, 2021, il y avait un budget prévu en 2020, comme là, maintenant prévu en 2022, de recettes de TITP et de TVA sur l'essence. C'est quand même inadmissible que l'État ait gagné, je ne sais pas combien de milliards, je crois que c'est un ou deux milliards, mais je ne veux pas me tromper, donc il faut vérifier. Pardonnez-moi, je n'ai pas le chiffre en tête.
Mais quand le prix augmente, la TITP augmente et la TVA augmente, puisqu'on taxe la taxe. Ce que je demande au moins, c'est que l'État ne fasse pas de bénéfices sur la misère. Donc, ça veut dire, ce que j'ai toujours proposé, je n'ai pas changé, c'est ce que j'appelle la taxe flottante. Quand le prix du carburant augmente, les taxes diminuent, pour que l'État ne fasse pas de bénéfices sur l'augmentation. Ça, on ne va pas me dire que ce n'est pas possible. Valérie Pécresse le dit hier soir, elle a dit que ce n'était pas possible,
on ne pouvait pas faire ça et que ce n'était pas possible. Pourquoi on ne peut pas faire ça ? Je ne sais pas, il faudrait écouter, parce que c'était un peu compliqué à lambiquer, mais c'est possible. Parce qu'ils ne veulent pas. Parce que l'Europe peut être l'interdit,
je n'en ai rien à foutre de l'Europe.
Elle a dit qu'on n'a pas l'argent pour le faire, on n'a pas le financement pour le faire. Mais si, puisque c'est de l'argent en plus.
Quand le budget de l'État est prévu, et qu'il dit, je prends un exemple, je n'ai pas le chiffre en tête, il y a la base 100, on va toucher 100 en 2022 sur les carburants de taxes. Le prix augmente, l'État sait qu'il va toucher 120. C'est quand même la moindre des choses qui baisse les taxes pour ne toucher que 100. Alors, je parlais de ça, je précise, elle parlait… Ça veut dire, attendez, ça veut dire…
La TVA sait, Nicolas Dupont, il disait que ce n'était pas possible de baisser la TVA.
Non, mais elle peut tout à fait baisser la TVA, parce qu'il n'y a pas de raison, que la TVA soit prélevée sur la TIPP. On ne va pas mettre une… Il y a une TVA sur une taxe. Donc, quand le prix augmente globalement, la TVA gagne plus. Je demande que ce qu'on appelle la TIPP flottante, ça existait sous Jospin, je crois. C'est quand le prix augmente, l'État gagne de l'argent, il peut baisser la taxe. Quand le prix de l'essence baisse, l'État gagne moins d'argent, il peut augmenter un peu la taxe. L'idée, c'est quoi ? C'est de lisser, pour que les Français ne se prennent pas le choc. C'est quand même pas compliqué.
Je propose, grosso modo, avec ma réforme, à la fois de TIPP flottante et de suppression de la taxe sur la taxe, on gagne 16 centimes par litre. La louche. Entre 16 et 20 centimes. 16 et 20 centimes par litre, quand vous avez 50 litres, ça vous fait, si je sais compter, 10 euros. 50 litres multipliés par 20 centimes. Vous faites le calcul. 10 euros. 10 euros dans le porte-monnaie, c'est quand même pas mal. Donc, je ne vois pas pourquoi on n'essaye pas. Premier point. Deuxième point, je propose parallèlement d'augmenter les salaires.
Avec le 13ème mois, que m'a repris d'ailleurs Valérie Pécresse, c'est-à-dire qu'on aurait les charges salariales de l'État, de la Sécurité Sociale, qui baisseraient. Ça veut dire que le brut que vous recevez serait moins diminué pour arriver à un net faible. Le net remonterait par rapport au même brut. L'entreprise donne la même chose. L'État prélève moins. Et ça voudrait dire 8% d'augmentation de tous les salaires jusqu'à 3 fois le SMIC. 8%, ce n'est pas la prime de 100 euros. C'est 1200 euros en plus pour un SMICard. C'est pas mal. Donc, ça c'est le premier point. Deuxième point, je propose l'indexation des pensions de retraite. Les retraités n'ont plus leur indexation.
Ce qui fait que, quand il y a une inflation, et je vais parler de l'inflation, quand il y a une inflation qui n'est pas de 2,8, contrairement à ce qu'ils disent, elle est, d'après l'article du Figaro, de 3,5. Parce qu'en France, par rapport à l'Allemagne, le logement n'est pas compté de manière importante par l'INSEE. Donc, l'inflation est beaucoup plus forte qu'on le dit. Donc, ça veut dire qu'un retraité qui a une pension de 1000 euros par mois voit sa pension érodée de 3 à 4% par an. Ça veut dire qu'en trois ans, si on continue comme ça, il perd 10% de son pouvoir d'achat. C'est colossal pour un retraité.
Donc, je demande l'indexation des pensions de retraite, ce que Hollande et Macron ont supprimé. Ça, c'est concret. Et ce n'est pas insupportable. C'est la moindre des choses. Vous voyez, je ne demande rien d'extraordinaire. Je demande de la justice et de la rigueur. Et j'ai écrit un livre où va le pognon, où je décris 100 milliards d'économies liées à l'Union européenne, liées à l'immigration abusive, liées aux fausses cartes vitales, liées à la fraude fiscale des grands groupes, liées aux données que les GAFA prennent sans payer. Si on fait tout ça, c'est 100 milliards par an.
Et ces 100 milliards par an, je les remets dans l'augmentation du pouvoir d'achat, 30 milliards, dans la reconstruction des hôpitaux, de l'école, de l'université, 25 milliards, et dans les relocalisations, en baissant les charges des entreprises qui investissent en France pour 25 milliards. Et vous aurez lundi à ma conférence de presse, si vous voulez venir, pour mes voeux à la presse, le seul programme chiffré au centime près que je vais publier avec les plus et les moins. Et ça, c'est du vrai travail. On a bossé vraiment bien. Et bon.
Ça ne va pas intéresser la plupart des journalistes, il faut être clair, mais il y a heureusement des journalistes sérieux et j'espère qu'ils verront qu'il y a un travail sérieux. Et puis, ça sera sur Internet et les Français pourront aller voir.
Voilà, ça, c'est bien. On va parler un peu de l'éducation nationale, bien entendu. Aujourd'hui, quel est votre constat et qu'est-ce que vous voulez faire à un moment donné pour essayer de refaire les citoyens dans cette belle école que nous avons vécue, que j'ai vécue moi, dans cette belle école républicaine qui permettait la méritocratie, qui est morte depuis… Alors deux choses.
D'abord, j'ai vu Valérie Pécresse hier et j'étais effaré. Le seul discours qu'elle avait, c'est l'autonomie. L'autonomie, c'est aller vers une école à l'américaine. C'est la destruction de l'éducation nationale, je ne veux pas. Moi, je veux une instruction publique méritocratique de l'effort et de la rigueur. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire arrêter avec le pédagogisme 68A de la gauche, mais ne pas détruire l'outil de l'éducation nationale. Parce qu'on a un bel outil avec des enseignants qui aimeraient être considérés un peu augmentés quand même, ils le méritent, et puis diriger.
Alors, il faut foutre un coup de pied dans la fourmilière des syndicats, mais il ne faut pas détruire l'éducation nationale comme veut le faire Emmanuel Macron avec l'université ou Valérie Pécresse avec l'enseignement. Donc moi, je suis au contraire pour revenir à des programmes nationaux, pour revenir la dicter à la même heure dans toutes les classes de France, comme disait Jules Ferry. Vous savez la belle phrase de Jules Ferry, à telle heure dans toutes les classes de France, au même moment, il y a la même dictée. C'est peut-être con, mais c'est clair. Et il faut une exigence. Et si on veut une vraie politique sociale, c'est par l'exigence.
Il faut parallèlement des cours de soutien pour que les élèves en difficulté ne soient pas mis de côté. Il ne s'agit pas de revenir à l'école non plus de Jules Ferry. Ce n'est pas la même époque. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire augmenter les heures de français, passer de 9 à 15 heures par semaine, pour retrouver les heures de français de 1967. C'est ensuite savoir compter les quatre opérations à la fin du primaire. Vous savez qu'aujourd'hui, la division n'est faite qu'en sixièmement. C'est ensuite avoir les grandes dates de l'histoire de France et connaître sa géographie. Et c'est avoir un examen d'évaluation en fin de primaire. Voilà. Ça, c'est la base.
Une question, vous parlez d'exigence, Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce que vous seriez favorable, vous, à mettre un examen ou un concours plutôt avant de rentrer en faculté ? Non, c'est le bac. Mais non, c'est le bac. Il faut réhabiliter le bac. Il faut le bac aujourd'hui,
je veux dire. Oui, mais parce que, attendez, moi, je veux bien qu'on réhabilite. À l'entrée de la fac, pardon. À l'entrée de la fac, carrément. Oui, non. Je vais vous dire non. Je veux plutôt reconstruire le bac. Oui. Plutôt que de réinventer. Mais oui, mais qu'est-ce qu'ils nous font, là ? Ils disent, ils ont détruit le bac et ils veulent remettre un bac à l'entrée de l'université. En fait, c'est ça. Bon, ça veut dire quoi ? Ça veut dire un bac à la gueule du criant. Ça veut dire l'autonomie, la combine, le petit bonheur, la chance. Je ne veux pas de ça. Moi, je veux un bac rétabli dans ses fondamentaux, plus exigeants, mais qui servira de porte ouverte à l'université. Voilà.
Parce que je ne vois pas l'intérêt de détruire le bac pour en recréer un autre, université par université. Ça sera la combine. C'est tout. Et vous aurez le système de parcours sup où les jeunes vivent un enfer. Vous aurez le système de la fin de licence où ils vivent un enfer parce qu'on ne les prend pas en master. Et nos jeunes vivent vraiment des difficultés parce qu'en fait, on leur a fait croire qu'on pouvait faire semblant. Et à la fin, la sélection est impitoyable et injuste. Donc, je pense vraiment que ça ne sert pas les classes modestes. Je pense, je pense qu'il faut revenir à l'esprit républicain. Ça mettra du temps à se reconstruire.
Mais de grâce, ne faisons pas payer à nos jeunes le pédagogisme des années 68. Parce que c'est ça, en fait.
Effectivement, il y a une règle du jeu et on la prend dans la gueule. Je suis désolé d'être trivial. Quand on arrive sur le marché du travail, parce que là, terriblement, la règle du travail, c'est terrible. Une dernière question, il nous reste cinq minutes. Plan sécuritaire. Vous annoncez réaffirmer le rôle de l'État en matière de sécurité et lui donner les moyens d'agir rapidement, en quelques points, comment on réaffirme l'État de droit aujourd'hui dans ce pays ?
En lui donnant les moyens que tous les pays occidentaux ont. Vous savez, la France consacre à sa justice beaucoup moins d'argent en rapport de sa richesse nationale que l'Angleterre, l'Allemagne, l'Espagne. Je ne parle même pas des États-Unis. Donc, comment voulez-vous que la justice soit rendue dans notre pays ? Les retards, les greffiers, les prisons délabrées, si on ne met pas les moyens ? Et honnêtement, on n'a pas beaucoup d'argent. Avec 5 milliards par an, on fait le job.
Donc, moi, je préfère qu'on gaspille moins de fausses cartes vitales, qu'on donne moins d'argent aux étrangers en situation irrégulière, je suis désolé de le dire, et qu'on arrête de donner 8 milliards par an à l'Union européenne et qu'on ait une justice qui marche. Voilà, premier point. Deuxième point, il faut durcir les lois sur la récidive. Troisième point, il faut donner aux policiers les moyens de fonctionner et alléger le code pénal qui est ingérable.
Déjà, si on faisait ça, les délinquants seraient en prison et puis, je vais faire une plaisanterie de mauvais goût, il ne faut pas que les policiers et les gendarmes aillent contrôler des passes vaccinaux dans les restaurants et les cinémas. Ils ont autre chose à faire. Voilà, il faut peut-être s'attaquer au grand bonnet de la drogue, du trafic d'armes, cesser les conflits d'intérêts au plus haut niveau, mettre en prison les délinquants en col blanc. Voilà.
Et sur l'immigration, sur l'immigration, il y a des mots qu'on ne peut pas parler depuis un certain temps, bien entendu, Nicolas Dupont-Aignan. Bon, moi, je vais vous dire. Je pense qu'Éric Zemmour, en plus,
a monté le sujet partout. Oui, mais moi, je vais vous dire. Sur l'immigration, je dirais deux mots. Firmeté et assimilation. Je n'aime pas la manière dont Éric Zemmour aborde le sujet. Moi, je vous le dis comme je le pense. Je suis un des plus fermes sur l'immigration. Je veux supprimer le droit du sol, qu'on ait la naturalisation et je veux suspendre le regroupement familial ou du moins l'alléger.
En France, qui s'appelle de tous les noms et tous les prénoms, qui sont des formidables Français qui ont été dans les manifestations contre le pass sanitaire, qui sont infirmiers, avocats, médecins qui bossent, qui aiment la France et j'en ai marre qu'on les exclue de tout et qu'on jette l'opprobre sur eux. Je ne l'accepte pas. D'ailleurs, Éric Zemmour, quelque part, excusez-moi, mais il est le pur produit de ça. Bon, si on réfléchit et il s'en vante et il a raison pour ce que je dis, il est le pur produit de ce que je dis. Bon, deuxième point.
En revanche, il y a des gens qui arrivent sur notre sol et qui veulent changer nos mœurs, qui veulent changer nos règles, imposer la charia et qui foutent des bombes et on les laisse sur notre sol. Ceux-là, dehors. Voilà, donc, plus de fermeté à l'égard des voyous mais plus de générosité d'âme à l'égard de ces Français récents qui sont plus Français et qui aiment la France et qui se prennent dans la gueule matin, midi et soir des procès d'intention insupportables. Et c'est parce que je suis ferme que je me permets de dire ça.
Vous voyez, quand un bobo de la pensée unique dit ça, je n'aime pas parce que je sais qu'il ne fait rien mais je pense que je suis suffisamment ferme et tout le monde le sait pour me permettre de tendre la main à toute cette jeunesse qui fera la France de demain et que je ne vais pas faire même la différence avec Pécresse qui fait de la surenchère pour coller derrière Zemmour. Je pense qu'on prend une très grave responsabilité. On a besoin de cette France-là. En revanche, il faut être carré. On respecte les lois de la République. Vous pouvez être musulman, bouddhiste, protestant, hindouiste, chrétien, juif, je m'en fous complètement
mais je veux que vous respectiez les lois de la République. Point. Si il y a des mesures à prendre, refonder, remettre en place notre armée, la rééquiper aussi de façon souveraine.
C'est très simple. Sortir de l'OTAN, de l'organisation militaire intégrée de l'OTAN pour reprendre notre autonomie stratégique. Emmanuel Macron ce matin est parti dans une folie en liant l'Union européenne et l'OTAN contrairement à tout ce qu'avaient fait les présidents précédents. C'est une folie géopolitique. Faire monter les dépenses de la défense nationale à 2,5% du PIB. C'est-à-dire remonter au niveau de 2008. 2008. Parce que c'est quand même Nicolas Sarkozy, François Hollande qui ont foutu en l'air l'outil de défense. Emmanuel Macron a recommencé à augmenter un peu. Il faut être honnête. Il a recommencé à augmenter. Mais il faut arriver à 2,5% du PIB.
Je vous rappelle que sous le général de Gaulle il faut investir dans la défense en état. Et puis troisièmement il faut investir dans les domaines de l'avenir. Les cyberattaques, l'espace et bâtir des coopérations industrielles avec nos voisins parce que sinon on sera largué. Et voilà il y a un gros boulot.
Donc moi je dis que 2,5 c'est déjà le minimum. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan pour ce grand
entretien politique. Je pense que je peux vous dire que j'ai vu que Macron s'attaquait maintenant à l'application Élise ou Élisée. Je ne sais pas si vous connaissez cette application sur Internet. Moi je ne connaissais pas. Des jeunes ont fait ça. Je ne les connais pas. Je ne sais pas ce que ça vaut mais moi je l'ai fait. Et en tout cas ce qui est très intéressant c'est que j'apparais beaucoup de gens tombent sur moi dans les médias. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que Macron commence à paniquer. Cette application a beaucoup de succès. Je ne le dis pas je ne vais pas en faire la pub parce que je ne sais pas ce qu'il y a derrière.
Mais ce qui est sûr c'est que si on laissait les Français dans ce qu'ils pensent s'exprimer et je vois le succès que j'ai sur Facebook et que d'autres ont si on laissait plus de médias comme les vôtres prendre leur ampleur je peux vous dire que le peuple français il est en train de bouillir et si on lui redonne confiance en lui disant qu'il y a une autre politique possible il peut se passer quelque chose et moi mon objectif premier objectif c'est que Macron n'atteigne pas le second tour et deuxième objectif c'est qu'on ne reprenne pas quelqu'un de la pensée unique au pouvoir et puis troisième objectif je préférais que ce soit moi mais voilà mais au-delà de ça tout ce qu'on fera pour que les gens aillent voter et s'inscrivent sur les listes ils peuvent le faire encore oui oui absolument
moi j'appelle j'appelle parce que les gens ils votent et j'espère qu'il n'y aura pas de passe vaccinale Nicolas Dupont-Aignan par contre parce que la recette de votre collègue député Blain a été rejetée me semble-t-il
vous me confirmez voilà il faut être très prudent mais enfin écoutez s'ils ne veulent pas une révolution en tout cas la révolution doit se faire dans les urnes mais il faut que les gens voient un peu
quoi on est là pour ça il y a pris il y a pris 1300 personnes en ce moment sur le live vous voyez à 18h 17h30 il y a beaucoup de monde aussi qui regarde
donc merci
merci et désolé d'être un peu sombre mais c'est pas grave ce qui compte c'est ce qu'on dit pas ce qu'on montre c'était très bien on vous a très bien entendu c'est très très intelligible merci beaucoup en tout cas d'avoir accepté merci à vous merci Nicolas Dupont-Aignan on vous souhaite une excellente soirée bisous salut
au revoir salut
Nicolas Dupont-Aignan