Laurent Jacobelli : "Les délinquants veulent créer la guerre civile !" (France 24)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse directe
Pour votre part, Laurent Jacobelli, qu'est-ce que vous retiendrez du pape François ?
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Est-ce qu'il est arrivé que le pape François puisse vous irriter, notamment lorsqu'il plaidait en faveur de l'accueil des migrants ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous attachez de l'importance à l'idée que le prochain pape soit français ?
- 3:45OuverteRéponse directe
Est-ce que ces chiffres vous semblent à la hauteur de la tâche ?
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Est-ce que vous dites que c'est beaucoup trop peu ?
- 6:21OuverteRéponse directe
Comment, selon vous, la puissance publique doit-elle réagir face à ces actions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31Invité politiqueFait
« Je pense qu'il ne parlait pas de l'immigration au Vatican, qui est relativement mesurée. »
- 1:44Invité politiqueFait
« Vouloir recueillir un être qui souffre, c'est profondément humain, c'est une charité chrétienne. »
- 5:01Invité politiqueChiffre
« Mayotte reçoit trop de personnes, plus de 50% de la population vient de l'étranger. »
- 5:56Invité politiqueChiffre
« 250 millions d'euros »
- 11:54Invité politiqueFait
« En 20 ans, les retraités ont en moyenne perdu du pouvoir d'achat. »
- 11:58Invité politiqueChiffre
« En 20 ans, il y a eu une inflation de 39% et la revalorisation des retraites a été d'un peu moins 30%. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli68 %
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Ce soir, c'est le député Rassemblement National, Laurent Jacobelli, qui est avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Député de la Moselle. L'actualité depuis hier, et sans doute pour quelques jours encore, voire quelques semaines, c'est ce qui se passe au Vatican, avec évidemment la mort du pape François et la préparation désormais du conclave qui va désigner son successeur. Pour votre part, Laurent Jacobelli, qu'est-ce que vous retiendrez du pape François ?
Je crois que c'était un pape profondément humain, qui s'attachait au sort de chaque être, même celui qui était le plus invisible. Je crois que c'était sa marque de fabrique, avec une forme d'humilité revendiquée, comme une manière de pratiquer. On le voit, il ne logeait pas dans les logements qui étaient prévus pour le pape, mais il logeait à côté des cardinaux, c'était sa manière de faire. Donc proche du peuple, proche du terrain, il a, je crois, été un pape déterminé, aussi à changer un certain nombre de pratiques.
Je crois qu'aujourd'hui, beaucoup de chrétiens dans le monde sont dans la douleur, et on verra bien, effectivement, qui lui succédera, mais il aura, je crois, laissé son empreinte.
Il a souvent été qualifié de pape progressiste, sur certains sujets en tout cas. Est-ce qu'il est arrivé que le pape François puisse vous irriter, peut-être notamment lorsqu'il plaidait en faveur de l'accueil des migrants ?
Vous savez, moi, je fais la différence entre le travail du politique, de ceux qui doivent forger la loi, et du spirituel. Et le pape est un chef d'État aussi. Il est un chef d'État, mais lorsqu'il s'est primé en la matière, je pense qu'il ne parlait pas de l'immigration au Vatican, qui est relativement mesurée. Je pense qu'il le faisait en tant que chef de l'Église. Vouloir recueillir un être qui souffre, c'est profondément humain, c'est une charité chrétienne. Lorsqu'il y a des milliers d'êtres humains, que parfois ils sont manipulés par des passeurs et des mafias, et que ça change les équilibres d'un pays, là, le politique a une autre vision. Je crois que chacun était dans son rôle.
Évidemment, je ne partageais pas sa vision, toujours sur l'appel à recueillir plus de migrants. En revanche, sur l'humanité qui devait entourer la question migratoire, là, pour le coup, on peut le partager, moi, j'allais peut-être ailleurs dans le raisonnement, en disant que laisser des personnes risquer la vie, leur vie, en traversant la Méditerranée, est-ce que c'est ça l'humanité ? Ma réponse, en tout cas, était non, évidemment. Il vaut mieux le dissuader pour atteindre un Eldorado qui n'en était pas un. Donc je pense que voilà, autour du même constat, on pouvait avoir des analyses différentes, mais il était, je crois, dans son rôle.
Est-ce que vous attachez de l'importance à l'idée que le prochain pape soit français, puisque c'est un scénario qui est considéré comme possible, je ne dis pas plausible, mais possible, par les spécialistes de la question, ou cela vous est-il finalement égal ? Ou peut-être, d'ailleurs, êtes-vous plus intéressé par précisément la ligne qu'incarnera le souverain pontife que sa nationalité ?
Non, je vous mentirais en vous disant que l'idée que le futur pape soit français ne me réjouirait pas, évidemment.
Le nom qui circule, c'est l'archevêque de Marseille, le cardinal Aveline.
Mais, une fois encore, je crois que la mission du pape dépasse la nationalité, c'est un chef spirituel, et donc effectivement, il doit guider sur le chemin de la foi des millions de personnes, et qu'à partir de ce moment-là, il n'est plus français, italien, argentin ou autre, il est universel. Mais évidemment, il y a cette fibre patriotique en moi qui fait que, si le pape était français, évidemment, ce serait vécu de manière très positive et très heureuse.
Quatre mois après le passage du cyclone Chido, qui a totalement dévasté Mayotte, le président de la République annonce à l'occasion d'une visite sur place un plan de reconstruction de 3,2 milliards d'euros. Alors, les fonds, précise-t-on, seront à la fois nationaux, mais aussi européens, et également en provenance de bailleurs internationaux. Est-ce que ces chiffres vous semblent à la hauteur de la tâche ?
Mais plus que le chiffre, vous l'avez dit, la provenance n'est pas encore définie, l'échéancier n'est pas encore défini, le fléchage de chaque dépense, combien pour la construction, combien pour l'assainissement, combien pour la diffusion de l'eau, combien pour les services publics, combien pour la sécurité et la lutte contre l'immigration illégale, tout cela n'est pas défini encore aujourd'hui. On a un président de la République qui est dans l'annonce. Tant mieux, si ces annonces se réalisent, ça va dans le bon sens.
Bien évidemment, on doit aider nos compatriotes maorais, mais moi je me rappelle qu'il y est allé juste après, d'ailleurs, le cyclone, qu'il y a eu des annonces, mais ces annonces ont été malheureusement suivies de peu d'effets. Quand on sortait des sentiers battus et des visites guidées, on voyait bien que l'eau n'arrivait pas partout, on voyait bien que la reconstruction n'était pas partout, et que les bidonvilles se reconstruisaient sur, d'ailleurs, des terrains encore plus dangereux qu'avant. Donc la parole du président de la République, pour l'instant, n'engage que lui. Et moi, je dirais aux maorais, prenez ce qu'il y a à prendre, écoutez ce qu'il y a d'intéressant.
Évidemment, il faut reconstruire Mayotte, mais méfions-nous de ce qu'annonce le président de la République. Vous savez, quand on voit comment il agit par rapport aux Comores, par exemple, qui instrumentalisent l'immigration vers Mayotte, et qui créent de nombreux problèmes, Mayotte reçoit trop de personnes, plus de 50% de la population vient de l'étranger. Donc, mais ça nuit au service public, ça nuit à l'école, etc., puisqu'il n'y a pas les infrastructures derrière. Et là-dessus, pour le coup, il est extrêmement laxiste.
– Mais alors, justement, il en a parlé, ça. Il en a parlé, Emmanuel Macron. Il affirme que, je vais le citer, que la refondation de l'archipel passe par la baisse de l'immigration illégale. Et alors, il annonce le lancement d'ici à la fin de l'année de l'opération Mur de fer. Il doit permettre 35 000 reconductions à la frontière contre environ, par an, contre environ 25 000 aujourd'hui. Est-ce que vous dites que c'est beaucoup trop peu ?
– Ça va dans le bon sens. On n'en est plus là, malheureusement. Je rappelle qu'effectivement, le taux d'insécurité à Mayotte est inimaginable pour nous. Quand on parle d'attaques de bus scolaires à la machette, ça nous paraît impossible. Et pourtant, c'est arrivé. Une fois encore, quand on prévoit de donner 250 millions d'euros aux Comores, 250 millions d'euros, il a augmenté le budget, puisqu'avant, pour les mêmes projets, c'était 150 millions d'euros. Comment on peut croire qu'en donnant une récompense au pays qui, finalement, envoie des migrants conquérir l'île de Mayotte, comment on peut croire que ça va s'arranger ?
Soit il est extrêmement naïf, mais je pense que les 8 ans qu'on vient, 9 ans qu'on vient de passer avec lui nous montrent le contraire, soit il est extrêmement manipulateur. Permettez-moi de préjuger que c'est plutôt la deuxième version.
– Des établissements pénitentiaires ont de nouveau été pris pour cible la nuit dernière dans plusieurs régions de France, notamment en Isère, dans le Calvados et dans l'Oise, en région parisienne. Le parquet national antiterroriste enquête déjà sur plusieurs affaires similaires datant de la mi-avril, qui visait également des centres de détention, mais parfois aussi des agents de l'administration pénitentiaire, y compris dans leur domicile ou aux abords de leur domicile. Comment, selon vous, la puissance publique doit-elle réagir face à ces actions ?
– Avec ce qu'elle n'a jamais essayé, la plus grande fermeté. Je pense qu'aujourd'hui, à force de déclarations, on a réveillé une forme de lutte contre l'État de la part, j'imagine, on peut l'imaginer en tout cas, des narcotrafiquants qui réagissent comme un clan réagit contre un clan. Mais pourquoi ? Parce qu'on les a laissés prospérer.
– Mais là, parce que vous vous présumez vraiment que ce sont des narcotrafiquants. Pour l'instant, on vient de permettre de l'établir.
– Vous avez raison, c'est une hypothèse que j'avance, mais que d'ailleurs les ministres ont avancé eux-mêmes. Et surtout parce que ça vient après la loi narcotrafique et qu'on voit bien qu'aujourd'hui, notre pays, il est gangréné. Et donc, aujourd'hui, on peut attaquer des prisons. En France, aujourd'hui, c'est possible. On peut s'en prendre à du personnel pénitentiaire. Et je profite de cette antenne pour leur donner tout le soutien et la force qu'ils méritent. Qu'ils méritent parce que ce sont des gens qui font un travail extrêmement dur, souvent peu aidés par la haute administration. Et donc, il faut maintenant des peines planchées. Il faut l'application des peines.
Il faut qu'effectivement, on arrête de croire que les peines alternatives peuvent empêcher le deal. Et il faut beaucoup plus de fermeté, beaucoup plus de place de prison. Et puis aussi, remettre un certain nombre de pratiques au sein des prisons, comme le contrôle systématique et la fouille. Quand on rentre dans une prison, ce n'est pas un lieu anodin. C'est une prison. Or, des gens rentrent dans la prison et fournissent téléphone portable, couteau, drogue à un certain nombre de détenus. Et puis, disons les choses, même si la France, malheureusement, ne s'honore pas à mettre parfois quatre détenus dans une cellule qui pourrait en contenir que deux.
Eh bien, elle ne s'honore pas non plus, je crois, en payant des cours de poneys ou en permettant, en installant des piscines dans les cours de prison ou en faisant des visites dans les musées. D'ailleurs, au passage, en général, certains en profitent pour s'échapper. Je pense que maintenant, la prison doit devenir vraiment un lieu de rétention, pas un lieu de villégiature et que la fermeté doit être partout, notamment dans le prononcé des peines, d'où l'idée de peine planchée, et dans l'application des peines.
On va parler un peu d'économie, Laurent Jacobéli. Depuis plusieurs semaines, les marchés financiers font les montagnes russes au gré des annonces, puis des changements de pieds de Donald Trump, notamment sur la question des droits de douane. Le rapport du Fonds monétaire international publié aujourd'hui même estime, je cite, que l'économie mondiale est à un moment critique. Et le responsable de ce basculement est clairement nommé dans ce rapport. La guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. Est-ce que le président des Etats-Unis, qui, pendant sa campagne électorale, promettait l'opulence à ses concitoyens, est-ce qu'il est en train de totalement se fourvoyer ?
Écoutez, difficile de savoir ce que ça donnera à long terme. Enfin, effectivement, l'économie, elle a besoin de certitude, elle a besoin de prévision, elle a besoin de savoir où elle va. C'est vrai qu'avec Donald Trump, force est de constater que d'un jour à l'autre, ça peut varier complètement. Des droits de douane de 200% peuvent tomber à 10%. C'est compliqué d'élaborer une stratégie face à ça. Ce que je sais, c'est qu'il avait promis à ses électeurs qu'il privilégierait l'industrie américaine. Et c'est ce qu'il était en train de faire. L'histoire le dira.
Mais moi, ce que je regrette dans l'histoire, plutôt que de faire le procès du président américain, c'est que nous, Français, n'ayons plus les moyens de réagir. C'est-à-dire que nous sommes dépendants de tout le monde. Dépendants de l'économie d'autres pays plus forts que nous, les États-Unis, la Chine, on pourrait le dire. Maintenant, pour l'agriculture, ça va être l'Amérique du Sud qui sera une zone déterminante. Et puis, dépendants de l'Union européenne, pour négocier pour nous la contre-attaque, et notamment les droits de douane.
Parce que la France seule pourrait faire face aux États-Unis.
Mais elle pourrait faire face beaucoup plus vite. Nous n'aurions pas à obtenir l'accord.
Oui, mais beaucoup plus vite, mais aussi efficacement.
Mais bien sûr, parce que nous achetons des produits américains. Les Américains achètent des produits très spécifiques à la France. Pour faire simple et schématiser, de l'aéronautique et des produits vins et spiritueux. Donc, on saurait où agir. Vous voyez, il y a des domaines très précis où on pourrait agir. Et donc, négocier en direct avec les Américains. Ce que d'ailleurs, certains pays européens essayent de faire. Nous, on attend l'Europe. Mais l'Europe, elle va avoir besoin du consentement de 27, voilà. Notamment des Allemands, qui, eux, vont vouloir défendre leur industrie et dire, bon, écoutez, l'agriculture et le vin, finalement, ce n'est pas très important.
Or, il ne vous aura pas échappé que Mme Moderlein, lorsqu'il s'agit de préserver les intérêts allemands, n'est jamais bien loin, la présidente de la Commission européenne. Donc, je pense que, pour le coup, ce qu'on peut regretter, c'est qu'on ait une économie dépendante de la mondialisation, dépendante des importations, c'est-à-dire qui ne se valorise pas elle-même, et des décisions qui ne peuvent plus être prises seules. On a un peu perdu la main, et c'est ça qui est terrifiant.
Dans ce contexte, donc, d'incertitude économique mondiale, le gouvernement français cherche le moyen de faire des économies. Il faut dire que les finances de la France sont dans un État assez calamiteux. Catastrophique. Le chiffre peut être employé, je pense, sans détour. Donc, les niches fiscales, ces régimes d'impôts spécifiques à certaines catégories professionnelles sont dans le viseur, mais les retraités aussi, puisqu'ils bénéficient d'une forme de niche fiscale, et donc, ils pourraient perdre un abattement de 10%. Pour vous, cette décision-là se relèverait d'un casus belli ?
En tout cas, c'est inacceptable. Enfin, d'abord, déjà, en 20 ans, les retraités ont en moyenne perdu du pouvoir d'achat, ce qu'on dit peu. C'est-à-dire qu'en 20 ans, il y a eu une inflation de 39% et la revalorisation des retraites a été d'un peu moins 30%. Donc, il y a pratiquement 10 points d'écart entre le prix de ce que l'on essaie est au supermarché et la revalorisation des retraites. Donc, ça suffit maintenant. Et puis, on s'en prend. Alors, un jour, on critique des chefs d'entreprise, le lendemain, on critique les chômeurs, puis les retraités, puis les Français qui ne travailleraient pas assez. On va leur demander de mettre la main à la poche. Pourquoi ?
Pour payer les erreurs de gestion des gouvernements qui sont succédés. C'est quand même terrifiant. Plus ils sont mauvais, plus on paye. C'est l'inverse d'un artisan. Un artisan, meilleur il est, plus cher on le paye. Et bien là, plus un politique est mauvais, plus ça nous coûte cher. Maintenant, il faut arrêter. Et il faut faire en sorte que la politique de réduction des coûts, qui est nécessaire, corresponde à la politique que veulent les Français, qui sont les électeurs et qui sont les décideurs. Ce sont les actionnaires de l'entreprise France, les Français. Et donc, les Français, ils veulent quoi ? Ils veulent moins d'immigration. Ils veulent un État un peu plus frugal.
Et ils veulent que les dépenses servent à l'industrie, c'est-à-dire au travail et au pouvoir d'achat. L'État se propose, le gouvernement se propose de faire exactement l'inverse. C'est-à-dire qu'il y a les profiteurs du haut qui seront complètement épargnés, ceux qui se rachètent leurs actions, etc. Pas de problème pour eux, ils pourront continuer. Les profiteurs du bas qui arrivent en France pour profiter des allocations pourront continuer à le faire. Et ceux qui vont trinquer, ce sont ceux qui se lèvent tôt le matin, qui payent leurs impôts et qui travaillent. C'est une injustice totale.
Donc il faut dégraisser l'État avec les agences qui ne servent à rien, avec les privilèges des anciens présidents, des anciens premiers ministres. Il faut arrêter, couper dans les budgets des allocations et des aides de l'immigration, dans le budget de l'immigration en général. Il y a là, dans ces mesures-là, des milliards à trouver.
Alors sur les ministres fiscales, qui sont des dispositifs dérogatoires, il y en a à peu près 470. Et ça représente un manque à gagner pour l'État d'environ 85 milliards d'euros chaque année. Donc on peut dire tout de même qu'il y a du grain à moudre. Et au Rassemblement National, il y en a une que vous voulez supprimer. Ça n'est pas un plaidoyer pro-domo que je vais faire, mais je voudrais savoir pourquoi. Il y en a une, c'est celle qui permet aux journalistes de déduire 6750 euros de leurs revenus imposables au titre des frais professionnels. Pourquoi celle-ci ? Parce que les journalistes ne sont pas sympas avec vous ? Ah ben non, pourquoi ? Vous croyez que ça marche comme ça ?
Je ne sais pas, mais je me demande pourquoi c'est là, parce que c'est loin d'être une de celles qui coûtent le plus cher.
C'est vrai, mais est-ce qu'elle sert à quelque chose ? Ne le prenez pas mal. 7 650. J'ai bien compris, mais pourquoi ? Qu'est-ce qui justifie ça ? Pourquoi vous, plus qu'un chaudronnier par exemple ?
Je ne peux pas vous dire... On ne va pas se lancer dans l'explication historique de l'affaire, et puis encore une fois, je ne suis pas là pour défendre ma chapelle.
J'ai beaucoup de respect pour votre profession, mais je la trouve peut-être un peu moins légitime que les 10% pour les retraités, parce que les retraités...
On n'est pas du tout dans le même ordre de mon temps. Par contre, moi ce que je vous propose... Quelques dizaines de millions d'euros dans un cas, 4 milliards et demi dans l'autre.
Ce que l'on doit faire, plutôt que de cibler quelqu'un, c'est une méthode. Niche fiscale par niche fiscale, est-ce qu'elle est utile ? Oui, non. Est-ce qu'elle coûte plus cher que ce qu'elle ne rapporte au final à l'économie ? On doit faire pareil avec toutes les jasances, avec toutes les dépenses de l'État, faire un audit total, comme le ferait finalement quelqu'un qui arrive dans une entreprise et qui dit, regardons les comptes pour voir ce qu'on peut faire pour améliorer. Mais pas s'en prendre à ce qui est essentiel. Ceux qui travaillent, qui cherchent un travail, ou qui ont travaillé, aux entrepreneurs qui créent de la richesse, enfin, c'est quand même fou.
Aux municipalités qui assurent aujourd'hui le service public du quotidien, c'est évidemment là qu'ils vont aller chercher et c'est évidemment là qu'il ne faudrait pas aller. Donc je pense que c'est ce que nous ferons, en tout cas nous, en 2027, lorsque nous arriverons au pouvoir, on fera un audit complet pour trouver des économies qui ne nuisent pas, ni à l'essor du pays, ni au pouvoir d'acheter.
Alors vous me faites la transition en anticipant votre arrivée, dites-vous, au pouvoir en 2027. Précisément, avant d'y arriver, il y a quand même quelques étapes encore. Est-ce que le Rassemblement national est prêt, aujourd'hui, à tous les scénarios, à l'issue de la procédure d'appel, de la peine d'inéligibilité infligée à Marine Le Pen le 31 mars, 31 mars dernier, je rappelle que la décision de la Cour d'appel devrait être connue fin septembre 2026, donc à peu près 8 mois avant l'élection présidentielle. Quand je dis tous les scénarios, il y en a deux. Elle peut être candidate ou elle ne peut pas. Est-ce que vous êtes prêts aux deux scénarios ?
Nous serons prêts, quoi qu'il arrive. Je tiens à rassurer ceux qui nous écoutent aujourd'hui, mais nous, notre scénario aujourd'hui, celui sur lequel on travaille, c'est Marine Le Pen, présidente de la République, Jordan Bardella, Premier ministre. Et je vais vous dire pourquoi je fais cette réponse. Ce n'est pas pour contourner la question, c'est parce que je ne veux pas rentrer dans la logique que trois juges, dans un bureau, ont décidé de nous imposer. C'est-à-dire, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate. D'ailleurs, ils l'ont expliqué comme ça, leur décision de la rendre inéligible.
Et donc, on ne veut pas rentrer dans ce jeu qui serait, selon nous, un déni de démocratie et qui priverait des millions de Français de leurs candidats naturels à l'alternance. Donc, quoi qu'il arrive, on sera prêts. Croyez bien que nous avons les équipes pour et les talents pour. Marine Le Pen, Jordan Bardella, sont des grands talents de la politique française. Mais nous, notre optique, c'est Marine Le Pen, présidente de la République. Je crois à ce que veulent les Français qui nous font confiance. Elle s'y prépare depuis longtemps et je pense qu'elle y est prête.
Très vite, Jordan Bardella ne serait pas trop jeune. Il aurait 31 ans en 2027. Jordan Bardella a beaucoup de qualités. Oui, mais très jeune.
Oui, d'accord. Mais enfin, ce qui compte, c'est la compétence. C'est comment on peut gérer un État. Et je vous le redis, aujourd'hui, nous nous battons Jordan Bardella en tête pour que Marine Le Pen soit candidate à la présidence de la République.
Merci, Laurent Jacobini. Merci.
Merci.
Laurent Jacobelli