MACRON–ARABIE-SAOUDITE : CE QUI SE JOUE DERRIÈRE LES MILLIARDS DE DOLLARS
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- 5:00Pascal BonifaceFait
« il réprime chez lui. Alors, il laisse les femmes conduire, il laisse les femmes avoir plus de liberté, sauf si elles ont des demandes politiques. »
- 5:20Pascal BonifaceFait
« il y a beaucoup d'exécution de peine de mort qui sont bon. »
- 8:20Pascal BonifaceChiffre
« 6 milliards d'euros pour des parcs d'attraction près de Paris »
- 21:40Pascal BonifaceChiffre
« 1000 milliards de dépenses militaires et on a ce résultat »
- 23:20Pascal BonifaceChiffre
« un dollar américain équivaut à 2 millions de riel iraniens »
- 25:00Pascal BonifaceChiffre
« les importations chinoises ont augmenté au début de l'année. Sont passé à 1,24 millions à 1,58 millions de barils par jour »
- 35:00Pascal BonifaceChiffre
« 75 % du commerce extérieur du Canada va aux États-Unis »
- 36:40Pascal BonifaceChiffre
« une liste de plus de 700 produits importés des États-Unis qui seront soumis à des droits de douanes allant de 15 à 50 % »
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effectivement dictateur, il réprime euh chez lui. Alors, il laisse les femmes conduire, il laisse les femmes avoir plus de liberté, sauf si elles ont des demandes politiques. Les naïfs ou les très cyniques qui nous disaient que cette guerre était fait pour amener la démocratie en Iran, cette guerre était fait pour éliminer un régime hostile à Israël.
Point barre. C'est pas du tout pour libérer les femmes ou pour libérer les Iraniens. Bienvenue dans Géostratégic, l'émission qui décrypte l'actualité internationale avec Pascal Boniface, notre spécialiste en géopolitique.
Au sommaire de notre émission aujourd'hui, 6 milliards d'euros pour des parcs d'attraction près de Paris. L'annonce a presque éclipsé le reste de la visite de Mohamed Ben Salman, premier ministre et prince héritier d'Arabie Saoudite. Pourtant, derrière Dragon Ball, c'est un rapprochement économique, diplomatique et militaire beaucoup plus large qui se joue entre Paris et Riad.
Alors, qu'est-ce que la France cherche aujourd'hui en Arabie Saoudite ? Et vice-versa ? C'est ce à quoi nous tenter de répondre en première partie d'émission.
Après plusieurs mois de conflit avec l'Iran, les États-Unis ouvrent désormais un nouveau front, celui de l'économie. Le ministre des finances américains, Scott Bessent, a annoncé ce 24 août une vaste série de sanctions pour tenter d'isoler davantage Tran et le contraindre notamment à rouvrir le Détroit d'Ormous qui, je le rappelle, est bloqué depuis le 28 février 2026, soit depuis les attaques menées par les États-Unis et Israël en Iran. Mais les États-Unis menacent aussi les pays qui continuent de commercer avec l'Iran à commencer par la Chine.
Cette nouvelle offensive économique peut-elle réellement faire plier Teran et permettre une réouverture forcée du D3 en Ukraine maintenant. Un débat jusque-là presque tabou vient de ressurgir. Faut-il organiser des élections alors que la guerre avec la Russie se poursuit ?
L'ancien ministre de la défense, Michailo Fedorov, pourtant longtemps proche de Volodimir Zelenski, appelle à, je cite, restaurer le processus démocratique et dénonce une crise de gouvernance. Le président ukrainien refuse alors derrière cette controverse, le pouvoir de Zelenski commence-t-il à être réellement contesté ? Enfin, en dernière partie d'émission, on reviendra sur la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada qui a affranchi un nouveau cap cette semaine.
Après l'échec des négociations avec Washington, Ottawa a décidé de reposter au dollar prêt au nouveaux droits de douanes imposés par Donald Trump. Un bras de fer qui dépasse même les seules questions commerciales. Les États-Unis sont accusés de vouloir contrer l'extension du français et de la culture québécoise dans les provinces de son pays voisin.
Alors, jusqu'où peut aller cette confrontation ? entre deux pays pourtant historiquement très proches. C'est ce que nous allons voir.
Géostratégics avec Pascal Boniface. C'est tout de suite. Le président français a reçu ce lundi 24 août le prince héritier saoudien pour une visite sous le signe du renforcement des liens économiques entre Paris et Riad.
Pascal, qu'est-ce que cette visite de Mohamed Ben Salman nous dit aujourd'hui de la relation entre la France et l'Arabie Saoudite ? Elle est forte, elle est étroite et elle correspond aux intérêts mutuels aussi bien du prince héritier que du président français qui ont besoin l'un et l'autre de se donner une autre stature. On sait que M Ben Salman a été mis un peu à l'écart de la cité internationale après l'assassinat de Jamal Kachogi.
Biden avait dit qu'il en ferait un paria politique, ce qu'il n'a pas fait. Mais alors qu'il devait faire un grand raou, une sorte de Davos dans le désert, et bien personne n'y est allé parce que c'était un peu difficile quand même de tout de suite si vous fait un délai de viduité entre l'assassinat Jamal Kachogi et la reprise de relation normale. Ensuite bah la réelle politique a repris ses droits.
MS est au pouvoir et normalement pour longtemps puisqu'il est jeune et que on ne peut pas effacer l'Arabie Saoudite de la carte. Et puis aussi, il y a une sorte de dilemme, c'est que effectivement c'est un dictateur, il réprime chez lui. Alors, il laisse les femmes conduire, il laisse les femmes avoir plus de liberté, sauf si elles ont des demandes politiques et là, elles sont envoyées en prison dans les conditions.
Il y a beaucoup d'exécution de peine de mort qui sont bon. Et donc c'est une un dictateur éclairé parce qu'en même temps il veut moderniser la société saoudienne et tout le monde a intérêt à ce que l'Arabie Saoudite soit disons plus ouverte, moins rétrograde. Donc il y a les deux en même temps et finalement bah tout le monde se dit on ne peut pas l'ignorer.
Et puis en fait Emmanuel Macron lui l' acheté à la baisse Bel Salman lorsque Bel Salman était un peu diablisé par tout le monde que tout le monde pensait qu'il vaait mieux ne pas être pris en photo avec lui. lui est allé euh c'est d'ailleurs un des premiers présidents, c'était un des premiers occidentaux, le premier occidentaux à le faire en disant bah il m'en comme il m'en sera gré. Façon on va tous y aller autant que je sois le premier parce que tout le monde va y aller au fur et à mesure et au moins bah je préhente la situation et c'est au moment où il est le plus mal que je peux avoir le plus d'intérêt d'y aller.
Et effectivement, tu as cité les trois volets. Il y a un volet économique, investissement saoudien en France. Alors, on peut se moquer d'un parc d'attraction, mais c'est des emplois.
C'est aussi attirer des touristes étrangers en France. Donc, ce n'est pas nul. Il faut pas regarder ça avec un peu le mépris, souvent le mépris social que l'on peut avoir pour les parcs d'attraction.
Les Français aiment ça et beaucoup d'étrangers viennent en vacances pour ce type de parc d'agation. mais aussi bien sûr une sorte de travail géopolitique commun notamment sur le dossier palestinien où les deux savent qu'il y a pas grand-chose à faire mais ils vont essayer de le faire ensemble et de donner l'illusion que l'un et l'autre peuvent maintenir à flot la perspective d'un plan de paix. Les Saoudiens en fait sont pas la même situation.
Ils ne connaissent pas Israël et ils ont refusé de rentrer dans les accords d'Abraham tant qu'Israël ne fait pas un geste significatif et réel vers l'État palestinien. euh ce qui n'arrivera pas à très court et à moyen terme. Et la France dans sa coopération avec l'Arabie Saudite peut dire, vous voyez, on n pas abandonné la partie parce qu'en fait on voit bien que la diplomatie française est agacée des critiques pourtant justifiées sur le fait qu'elle a abandonné le dossier palestinien, qu'elle est moins active, que c'est dorm l'Espagne qui a cela et que on fait tout surtout pour ne pas fâcher Israël. euh c'est quand même la priorité et donc on fait des communiqués, on fait des gestes mais sans réels.
Et donc les Saoudiens permettent quand même de faire quelque chose et de donner l'illusion que on est encore actif sur ce dossier. Et puis bien sûr la coopération militaire avec des contrats d'armement euh qui ont une longue tradition entre la France, la vie solide. Donc en fait c'est du gagnant gagnant parce que M Bel Salman se donne un allié occidental qui ne prend pas de haut.
Il veut aussi sortir d'un tête à tête trop étouffant avec les États-Unis. La France en fait partie. Il y a la Russie, il y a la Chine, il y a désormais aussi la Turquie et le Pakistan.
On en parlait il y a lors d'une précédente émission. Et la France fait partie de ces pays qui se permettent à MBS de se donner un peu d'air et la France cherche un peu aussi à continuer à exister, à un peu voilà, il y a l'argent, la diplomatie et l'activisme effectivement international. Du coup, ça permettrait à l'État français de gagner de regagner en tout cas une influence au Moyen-Orient.
Don l'impression en tous les cas surtout est-ce qu'elle a plus d'influence au Moyen-Orient ? Non. On voit très bien que au Liban, elle ne pèse pas, en Israël ne pèse pas, en Palestine ne pèse pas et dans de nombreux pays arabes, elle est plutôt critiquée pour avoir abandonné le dossier.
On a reconnu la Palestine, on na pas ouvert d'ambassade. Il y a toujours aucune sanction prise contre Israël. Il y a des franco-israéliens qui vont euh combattre en Israël tranquillement, c'est qu' rien n'est fait contre eux alors qu'ils peuvent éventuellement participer à des gros guerre ou une entreprise génocida.
Euh il y a pas de demande, on n pas rétabli les visas entre Israël et la France. Donc on voit bien, il y a des Français qui ne peuvent pas aller en Israël mais l'inverse n'est pas tout à fait vrai à part Benb et Smotrich qui sont des symboles. Donc non, on n pas gagné en influence mais ça donne la voilà ça peut donner l'illusion, le sentiment qu'on est toujours dans l'activité diplomatique, sauf que cette activité existe mais qu'elle ne produit pas de résultat.
Hm hm. Est-ce que à travers ces investissements, MBS cherche aussi à transformer peut-être l'image de l'Arabie Saoudite à l'étranger depuis notamment l'assassinat de non seulement l'image mais même le pays parce que effectivement il veut changer le pays, il veut sortir du tout pétrole, il sait qu'il y aura une fin au pétrole, il faut l'anticiper en misant sur d'autres sources de revenu que le pétrole et aussi dire que ce n'est plus le pays austère où les femmes ne peuvent pas conduire, ne peuvent plus sortir sans être accompagné par leur mari ou leur père ou leur frère. et que le loisir qu'il s'agisse d'un match de football ouvert aux femmes ou des salles de cinéma ou des parcs de loisir et ben c'est désormais possible.
Donc c'est à la fois changer l'image mais aussi changer la réalité de la société saoudienne. Et du côté français, qu'est-ce que Emmanuel Macron a a à gagner à entretenir une relation aussi étroite avec MBS finalement ? Ben en fait euh apparaître sur un pied d'égalité avec un acteur qui est quand même un acteur de plus en plus important sur la scène internationale.
Donc se faire euh d'un homme qui pèse de plus en plus. Autrefois l'Arabie c'était juste un puit de pétrole et un guichet. Donc ça produisait du pétrole et on venait euh vendre des produits de toutes sortes militaires BTP à la Russite.
Désormais c'est un acteur géopolitique. C'est un acteur et MBS parle presque sur un pied d'égalité. En tout cas, il est pris en considération par Poutine, par Xinping et donc pour Macron, c'est quelqu'un de poids quand même qui pèse et si l'on veut des alliés dans les autres puissances moyennes, c'est qu'un choix qui est pertinent.
Et alors cette visite, elle intervient aussi en pleine guerre en Iran alors que les détroits Dormous restent toujours bloqué à ce jour. Quel rôle l'Arabie Saoudite elle peut jouer peut-être dans cette crise ? Alors, les Saoudiens sont pris au dépourvu puisque les outils attaquent leurs intérêts, au leurs alliés au Yémen ont même attaqué leurs intérêts en Arabie Saoudite et que les Saoudiens avaient au départ dit "Bon, l'Iran ne va pas déménager, il faut qu'on trouve un maudice vivant dit avec l'Iran." Et il n'était pas pour la thèse de détruire l'Iran.
Tèse qui tente plutôt les Émirats arabes unis et bien sûr Israël et les États-Unis. Et là, l'Iran en s'attaquant aux intérêts saoudiens ne leur facilite pas cette voix làà qui aurait pu être un piste intéressant pour l'Iran. Et donc bah l'Arabie Saoudite, comme tous les pays de la région a intérêt à ce que cette guerre prenne fin au plus tôt.
Ils avaient plaidé pour qu'elle ne commence jamais. Ils avaient mis en garde Donald Trump sur les conséquences catastrophiques que cela pourrait avoir. Les conséquences ont été encore plus catastrophiques puisque nul n'imaginait peut-être que le détroit d'ormous pourrait être fermé aussi longtemps et donc ça pèse et bien sûr il y a des alternatives aux trois d'ormous mais elles seront pas prêtes avant des années et donc dans l'immédiat elle a des réserves mais l'Arabie Saïite souffre de cette crise.
Et et dernière question, c'est de ça concerne l'assassinat du journaliste Jamel Kachogi en 2018. Est-ce que finalement cette visite de MBS en France, elle achève en quelque sorte sa normalisation politique ? Très franchement, la rumulation a eu lieu depuis longtemps.
H je veux dire, Joe Biden lui-même qui avait dit qu'il ferait de MBS Imparia est venu à Riad euh presque en mangeant son chapeau parce qu'il avait besoin que l'Arabie Saudite augmente sa production pétrolière euh lorsqu'il était président du fait de la guerre en Ukraine. Et MBS a dit non et enfin il a même pas répondu et 15 jours après la visite de Biden, il avait réduit la production pétrolière en accord avec la Russie. Donc c'est dire mais donc en fait bah tout le monde s'est dit voilà c'est l'Arabie solite, on ne peut pas faire ça.
Donc en fait les Saoudiens sont réhabilités depuis très longtemps. La je veux dire très c'est très souvent comme cela, quand il y a un grand crime bah euh le temps passe. Ce que l'on peut remarquer quand même par rapport à tous ceux qui parlent de moral, c'est que quand même on a beaucoup plus parlé de l'assassinat d'un journaliste en cours à Washington, Jamal Kashogi, que des milliers de yéménites qui mouraient en même temps sous les bombardements saoudiens.
Et donc là aussi, c'est quand même dans le débat sur la morale fait dans les médias sur les relations internationales, c'est aussi une leçon. Un journaliste certes influent, certes important a pris plus d'importance que des milliers de vies de gens inconnus. C'est vrai.
Merci Pascal. Avant de conclure cette partie, on vous rappelle comme à chaque émission que géostratégique c'est aussi le nom des bandes dessinées de Pascal Boniface illustré par Tommy Dessine. Et si vous appréciez notre émission ou vous vous intéressez aux grands enjeux du monde contemporain, vous pouvez vous procurer ces bandes dessinées sur tous les points de vente.
Et tout de suite la deuxième partie de notre émission. Scott Besent, le secrétaire états-unien au trésor a annoncé ce 24 août 2026 le lancement d'une nouvelle opération pour asphyxier l'économie iranienne surnommée Economic Outcast, donc paria économique en français. Pascal, pourquoi les États-Unis missent-ils aujourd'hui autant sur l'arme économique contre l'Iran ?
Ben parce que l'arme militaire n'a pas marché parce qu'en fait euh ce qui devait être une petite excursion militaire qui devait faire plier l'Iran en quelques heures, voir en quelques jours n'a toujours pas près de 7 mois après le début du conflit débouché sur la rédition ou sur la capitulation de l'Iran. Euh les chiotes du portavion sont bouchées. Il y a plus de stock de missile quand même. 1000 milliards de dépenses militaires et on a ce résultat.
Donc Trump veut autre chose. Il a essayé la négociation en signant. Sauf queen fait les Iraniens ne croient pas dans Trump parce que par deux fois pendant qu'il négociait qu'on était proche d'un accord, Trump a bombardé en juin 2025 et en février 2026.
Donc en terme de négociation, les Sniens veulent autre chose qu'un papier ou de promesses. Donc échec militaire, échec diplomatique. Donc il essaye la voie économique qui sera aussi un échec.
Qui sera aussi un échec. Pourquoi ? parce qu'en fait l'Iran est un peu habitué aux sanctions.
L'Iran est sous sanction depuis 79 et sous sanction américaine et aussi international. Donc depuis longtemps, ils sont habitués à avoir des contrebandes, à avoir des moyens de contournement. Et puis bah surtout c'est que certains pays vont peut-être céder notamment une fois encore les Européens mais on en reparlera quand on parlera du Canada que c'est franchement dramatique mais qui peut penser un instant que les churs vont dire ah le président américain nous demande de plus commercer avec l'Iran, on va obéir parce que c'est trop dangereux, c'est impossible.
La Chine a, excuse-moi de te couper, mais la Chine a d'ailleurs répondu qu'elle continuerait à défendre ses droits et intérêts légitimes. Bien sûr, parce que elle ne va pas céder. Elle n'a pas une protection à demander aux États-Unis comme les pays européens et surtout c'est une question à la fois de statut national et de statut international pour Pékin.
On dit toujours que la Chine est une dictature. Oui, ce n'est pas une démocratie. C'est vrai.
Néanmoins, il y a une opinion publique en Chine et la fibre nationaliste pour des raisons historiques, le siècle des humiliations au 19e siècle, le sentiment national est très fort. Et si et donc le communisme, c'est aussi un nationalisme en réalité, même si c'est contraire aux théories de Marx. Et donc si le président chinois donnait le sentiment à sa propre population qu'il cède aux injonctions de Washington, il perdrait beaucoup de popularité, de prestige et de légitimité.
Et puis par rapport aux autres pays, euh la Chine aspire à devenir la première puissance mondiale. Si elle se met au garde à vous dès que Trump claque des talons, ça ne marchera pas. Et puis elle a besoin du pétrole iranien.
Donc en fait certains pays vont peut-être céder, pas la Chine. Et Trump est coincé parce que il va recevoir d'ici 1 mois Xinping aux États-Unis qui peut penser qu'il va faire une guerre commerciale avec la Chine alors que il l'a annoncé plusieurs fois et qu'il est revenu. On a encore une fois une sorte d'effet d'annonce de Trump.
Il dit "Je vais détruire l'Iran, il le détruit pas. Je vais trouver le meilleur accord j'avais trouvé, il ne le trouve pas." Et là il dit "Je vais tout faire pour qu'il cède." Et en fait ce n'est pas possible.
Trump confond vouloir et pouvoir. H alors ça marche pour certains, ça marche pour le Venezuela, ça marche en partie pour l'Europe, ça marche pas pour l'Iran, ça marche pas pour la Chine. Alors l'Iran va souffrir parce que les la l'économie iranienne, la population iranienne va souffrir mais ça ne changera pas la direction iranienne.
Alors justement la Chine, est-ce que cette annonce, cet effet d'annonce peut permettre à la Chine, enfin est-ce que la Chine peut-elle permettre à l'Iran de contourner une partie de de ces sanctions américaines ? déjà elle le fait déjà. Elle continue à acheter du pétrole en prenant des filières où ce ne sont pas les entreprises majeures chinoises qui opère donc elles sont pas soumises aux sanctions.
Il y a une sorte un peu de tricherie où chacun sait que l'autre triche mais fait semblant de croire qu'il ne triche pas pour que parce que simplement la rupture des relations économiques entre la Chine et les États-Unis n'est simplement pas possible ni pour l'un ni pour l'autre. Donc chacun s'accommode avec une sorte de de déniff a aidé l'Iran. L'Iran euh alors il y a pas une alliance militaire mais la Chine ne veut pas que l'Iran s'effondre.
C'est un allié. Elle ne veut pas que l'Iran devienne un nouveau Venézuela et donc elle fera tout pour éviter cela. Et justement comme tu dis, il y a beaucoup de raffineurs indépendants chinois qui achètent le pétrole iranien depuis longtemps mais parfois étiqueté comme étant malaisien ou indonésien.
Les règlements sont aussi effectués en yenne et pas en dollars. Et autre information, c'est que les importations chinoises ont augmenté au début de l'année. Sont passé à 1,24 millions à 1,58 millions de barils par jour.
Ça en l'espace d'un mois. Alors, est-ce que ce type de sanction secondaire ne risque pas aussi de pousser certains pays à chercher davantage d'alternatives au dollars ? C'est le cas depuis longtemps parce que les pays sont fatigués de devoir être sanctionnés parce qu'ils utilisent le dollar et d'être obligés de viser le dollar.
Donc de plus en plus effectivement on utilise la monnaie chinoise s'internationalise. Hm hm. Il y a de plus en plus d'échanges qui sont faits en Reminbi avec l'Iran, mais aussi avec l'Arabie Saoudite, avec d'autres pays.
Et donc effectivement au fur et à mesure le dollar, la place du dollar dans l'école matériale ne tombe pas mais elle s'érode au fur et à mesure parce que person les gens le les bricks, le but essentiel l'un des buts majeurs des bricks, c'est d'échapper à ce qu'ils appellent la dictature du dollar dans l'économie internationale. Et dernière question qui concerne ce que tu disais tout à l'heure, les Iraniens iraniennes. La société elle se retrouve un peu étouffée par la situation.
Aujourd'hui, un dollar américain équivaut à 2 millions de riel iraniens. Donc, les temps sont durs et un des objectifs affichés de Donald Trump et c'était de renverser le régime des mol tuaient des manifestants en pleine rue où les libertés n'étaient pas respectées. Bref, aujourd'hui, est-ce qu'on peut dire que Trump a réellement aidé les Iraniens ou s'agit-il encore d'un leur ?
Alors, une fois encore les naïfs ou les très cyniques qui nous disaient que cette guerre était fait pour amener la démocratie en Iran. Cette guerre était fait pour éliminer un régime hostile à Israël. Point bar.
C'est pas du tout pour libérer les femmes ou pour libérer les Iraniens. Alors, mais ça a eu l'effet inverse parce que en fait les Iraniens sont aussi très nationalistes et quelque part même les opposants en régime sont fiers que leur pays résistent aux États-Unis, qu'on ne revienne pas à un régime complètement sous domination américaine. Nord.
Bien sûr, la population est malheureuse parce que la situation politique s'est aggravée, la répression s'est aggravée, il y a des exécutions, il y a des peines de mort et la situation économique s'est aggravée. Mais ce n'est pas pour se jeter dans les bras des Américains. Et quelque part, le nationalisme iranien est fier de dire on ne s'è pas aux Américains.
Et le régime quelque part qui a échoué économiquement, qui a échoué politiquement, se refait une mini légitimité sur le plan du patriotisme. Merci Pascal. Tout de suite la 3è partie de notre émission.
Le 19 août dernier, Michailo Fedorov, l'ancien ministre de la défense qui a été limogé en juillet 2026, a publié une vidéo dans laquelle il demande la tenue d'élection présidentielle dans une guerre qui commence à s'éterniser. On écoute un extrait. Як манважава, якщо твае роками? І наступне, якщо війна триватиме ще рк, два-три, чи може росія фактично отрима право визначати, коли укран знову зможуть обира свою владу? Я переконаний. Демократія не може бути заручницею Росії. Ми воємо саме тому, що хочемо залишитися вільною європейською державою. Тому ми повинні знайти законний, безпечний і реалістичний механізм, який дозволить Україні відновити повноцінний демократичний процес навіть за умов тривалої війни. Україна вже багато разів робила те, що світ вважав неможливим. Ми можемо знайти рішення і цій ситуації, бо демократія - це не розкіш мирного часу. Демократія - це частина того, за що ми сьогодні воюємо.
Volodimir Zelenski a été élu en 2019 pour un mandat de 5 ans qui aurait dû se terminer en 2024. Mais depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, le pays est sous loi martiale et monsieur Zelenski est resté au pouvoir depuis. Alors Pascal, pourquoi la question des élections revient-elle aujourd'hui avec autant de force en Ukraine ?
Bah parce que le ministre est devenu un opposant, il a participé. Alors il critique Zelenski sur la corruption. répond mais tu étais au pouvoir avec moi pour la période par laquelle tu m'accuses.
Mais il y a quand même on en parle pas beaucoup dans les médias en France et en Occident, il y a toujours un problème majeur de corruption en Ukraine. On ne veut pas en parler pour ne pas faire le jeu de Poutine. Je suis pas sûr que ça soit une bonne façon d'aider l'Ukraine que de mettre la question de la corruption sous le tapis parce qu'en fait il y a une lutte entre la société civile ukrainienne qui est contre la corruption dont elle a la première victime et les oligarques ukrainiens qui veulent continuer la corruption parce que c'est ça qui fait le système.
Zelenski au départ il a eu sa popularité en dénonçant comme acteur dans une série drôle la corruption mais après il a il a il était lui-même d'ailleurs dans les mains d'oligarque. Après il a pactisé avec les oligarques. Et donc quand le ministre de la France a été viré parce qu'il a lutté contre la corruption qu'il a modernisé, il veut sa revanche.
Il se dit que Zelenski est moins populaire et lui il y a eu des manifestations. C'est là aussi on voit que l'Ukraine est néanmoins un pays démocratique. On aurait pas ça en Russie.
En Russie si un ministre était viré, il y aurait pas de manif pour le défendre. Soit parce que les gens n'uraient pas envie de le défendre d'ailleurs. En tous les cas, il saurait qu'il risquerait gros en le faisant.
Donc il y a au moins cet avantage en Ukraine, on peut manifester contre le pouvoir alors que le pays est en guerre aussi. c'est il faut quand même avoir l'honnêteté de de le reconnaître. Mais Zelenski est de plus en moins populaire et donc le ministre, l'ex-ministre pense qu'il y a un moment.
Alors effectivement, il est difficile de faire des élections pendant la guerre mais en même temps combien de temps ça peut durer ? et lui dit "On peut se débrouiller, nous sommes les Ukrainiens, tout sera pas parfait." Et il se verrait bien finalement prendre le pouvoir.
Et il y a aussi l'ancien chef d'étatmajor qui est maintenant ambassadeur à Londres qui a été aussi viré par Zelenski qui lui aussi critique de plus en plus Zelenski. Donc on voit que la popularité et c'est un peu normal la popularité de Zenski sôde parce que bah voilà il ne peut pas mettre fin à la guerre pas uniquement de son fait et que il est soumis à des tensions contradictoires. La population veut la fin de la guerre mais ne veut pas qu'il cède à la Russie.
Or s'il ne fait pas des concessions à la Russie, il y aura pas la fin de la guerre parce que la Russie est assez forte pour nuire à l'Ukraine mais pas assez pour faire tomber l'Ukraine. Et l'Ukraine est assez forte pour résister à la Russie. H mais pas pour mettre fin à la guerre que la Russie a lancé.
Alors, est-ce que cette contestation euh enfin cette contestation cette ces sorties de Michailo Fedorov et comme tu le disais du chef d'étatmajor, est-ce que ça peut marquer le début d'une véritable contestation politique du En tous les cas, c'est ce qui espère Fedorov, mais il n'est pas suivi, semble-t-il, dans les sondages par la population. Il est suivi en soutien à son action mais beaucoup d'Ukrainiens se disent "C'est pas le moment de faire des élections, on risque de donner un avantage à Poutine. C'est extrêmement compliqué." En tous les cas, il a marqué les esprits, il a marqué des points et il occupe désormais une place importante dans le jeu politique ukrainien. et pour les potentiellement les prochaines élections lorsqu'elles auront lieu lorsqu'elles auront lieu.
Et justement, Zelenski affirme qu'organiser des élections en pleine guerre, ça risquerait de fracturer le pays, que la Russie risquerait de tirer profit aussi de ces élections pour davantage diviser les Ukrainiens, que les bureaux de vote pourraient être pris pour cible en période de guerre, ce qui me paraît moi être des arguments légitimes. Alors concrètement, est-ce qu'on peut réellement organiser un scrutin crédible avec des centaines de milliers de soldats mobilisés, des étrangers ? C'est compliqué effectivement sauf que la question c'est quand est-ce que la perdre deviendra normale ?
Disons que on est avec deux mauvaises solution orgélection dans de très mauvaises conditions des soldats mobilisés et surtout je crois qui me paraît le plus important c'est les risques sur les bureaux de bot. Voilà, les réfugiés, on peut toujours les recenser, on peut toujours voir faire quelque chose parce que si la guerre doit durer encore des années, le caractère démocratique de l'Ukraine pourra être mis en cause. Et donc effectivement, il faut peut-être mieux des élections imparfaites que la poursuite parce que fracturer le pays, ça joue dans les deux sens.
Au contraire, ça peut montrer la vitalité démocratique du pays. Et oui, le fracturer, on débat, on s'oppose. Mais justement, l'Ukraine montrerait que contrairement à la Russie, on peut débattre, on peut s'exprimer et on peut voter de façon libre et indépendante, ce qui n'est pas le cas en Russie.
Alors, à l'inverse, est-ce que l'absence prolongée d'élection peut finir par poser un problème de légitimité démocratique au pouvoir ukrainien ? Et jusqu'à quand finalement ? Évidment, bah c'est ça, c'est que pour l'instant, on ne voit pas d'issu à la guerre.
Alors bon, le patron de la CIA était à Moscou. Est-ce que ça annonce une intensification ou des négociations ? On ne sait pas trop.
Mais si la guerre devait se prolonger encore longtemps, au fur et à mesure, il y a un une la légitimité de Zelenski diminue au fur et à mesure qu'il qu'on s'éloigne de la date normale des élections. Merci Pascal. Et tout de suite la dernière partie de notre émission.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada n'ont cessé de s'aggraver. Droits de douane, contre-mesure canadienne, négociation avortée. Les deux voisins sont désormais engagés dans un véritable bras de fer économique.
Et derrière cette bataille commerciale, c'est aussi l'avenir de leur relation économique qui se joue. Alors Pascal, comment en est-on arrivé à une telle escalade entre les États-Unis et le Canada ? Alliés partenaires économiques extrêmement proches.
Oui, deux alliés ou deux exalliés parce que lorsque le président de ton pays allié dit qu'il veut t' annexer, la notion d'alliance est quand même un peu mis en cause et Trump a dit qu'il voulait annexer le Canada et donc bon c'est c'est quand même pas neutre je je veux dire. Et donc les Canadiens et McCarnet a été élu grâce à Trump. Trudo était en fin de parcours, il avait fatigué tout le monde.
Bon, c'est l'usure du pouvoir, c'est un peu normal. Et McCarnet a été élu bien que faisant du même parti du même parti Trudeau alors qu'elle était en très loin dans les sondages parce qu'il s'est opposé à Donald Trump qui apparu au canadien comme celui qui pouvait le mieux résister à Donald Trump par rapport au conservateur. Il continue se registre.
Donc il a Trump a exigé que le Canada cède sur des négations commerciales, fasse des tarifs extrêmement élevé, pas de tarif du côté de l'autre côté, que les recettes d'un pont qui a été uniquement construit par le Canada soient partagé avec les États-Unis, ce qui est quand même un peu fort. Et puis aussi, tu en as parlé que l'usage du français dans les documents d'exportation, des documents qui circulent au Canada, pas au Québec, au Canada soit diminué. Ce qui est, je veux dire, absolument impossible pour un pays qui fonde son identité sur le bilinguisme et le fait qu'il est à la fois anglophone et francophone.
Et McCarne a eu le courage et la lucidité de résister. C'estàd qu'il a été plus courageux et plus lucide que les Européens. Les Européens se sont couchés l'été dernier devant Trump.
On était à 5 % de chaque côté. Trump a dit "Bah, ça sera 15 % pour les produits européens exportés aux États-Unis et 0 % pour les miens. Et en plus, vous allez acheter des armes et en plus vous allez m'acheter de l'énergie." Et Ursel Varien dit "Oui, oui, c'est important, on va le faire." Bon, en disant que c'était un bon accord McCarnet alors que 75 % du commerce extérieur du Canada va aux États-Unis. a dit non, je ne cède pas parce que si je cède, çaen est fini.
Oui, si je cède, finalement, on va devenir le 51e état des États-Unis, il n'en est pas question et il a le soutien, ce qui est extrêmement important, à la fois des États parce que le Canada est un état fédéral et qu' a des provinces qui sont très liées économiquement aux États-Unis, mais là, c'est un accord parfait. Il y a même euh le gouverneur d'un état qui a insulté Trump euh publiquement donc pour dire et alors qu'il est pas du même parti que McCarnet et la population canadienne qui depuis longtemps ne veut plus acheter de produits américains. Ça permet finalement de les unir.
Voilà. Et donc bah c'est une résistance et et voilà. Et quelque part il dit "OK, on va souffrir parce que on va lisser des plumes mais les Américains aussi parce qu'ils vont payer plus cher ce qui importié du Canada.
Ils vont pas stopper toutes les importations, donc ils vont payer plus cher et euh et puis ils vont exporter moins. Donc bon et surtout ça risque d'avoir un effet sur les midtermes parce qu'il y a plusieurs états dont le Michigan, là où Abou Sayed a été désigné chez démocrat comme candidat au poste de sénateur contre un républicain qui lui aussi a refusé les fonds de l'IPAC. D'ailleurs, c'est assez amusant.
Et ben dans dans des États qui sont proches de la frontière canadienne, le fait de couper ou d'amoindrir les relations économiques entre ces États et le Canada, c'est très négatif. Donc ça va augmenter le vote anti Trump dans ces États. Non, certains sont des swing stat, notamment le Michigan qui a voté Trump en 2016, Biden en 2020 et Trump en 2024.
Donc en fait Trump une fois encore a dit je veux donc je peux ce n'est pas le cas. Et disons que les Européens auraient bien fait de s'inspirer de McCarnet parce qu'il risque plus que nous. Et peut-être qu'on pourrait à posturie réfléchi pour dire finalement si le Canada qui a la plus longue frontière avec les États-Unis qui a 75 % de son commerce avec le fait nous qui avons un marché plus important que le marché américain, qu'est-ce qui nous empêche de le faire ?
On voit quand même qu'il y a un problème de puissance, d'affirmation du côté européen par rapport à ce que font les Canadiens. Et peut-être quelque chose qui est important de rappeler, c'est que Macarnet, le premier ministre canadien actuel est aussi un ancien banquier. Je sais pas si si ça joue ou pas.
En tout cas, il a détaillé une liste de plus de 700 produits importés des États-Unis qui seront soumis à des droits de douanes allant de 15 à 50 %. C'est énorme mais ça équivaut parfaitement au finalement aux exportations au dollars près, aux exportations canadiennes qui ont été affectées par les droits de douan imposé par Donald Trump. Euh et justement, est-ce que en sachant tout ça, le Canada a réellement les moyens de tenir tête durablement à Washington ?
Tout en sachant qu'il dépendent à 70 % des États-Unis sur leur Oui, parce que alors ça concerne pas les les taxes sont sur 20 milliards de produits, donc c'est pas tous les produits et par ailleurs même s'ils exportent moins, bah ils vont compenser. Ils cherchent depuis déjà quelques temps, depuis que Trump vient voir d'autres marchés pour moins dépendre du marché américain et tout simplement ils n'ont pas le choix sinon ils disparaissent comme état indépendant. Donc en fait, il y a un sursaut patriotique, un sursaut national au Canada et McCarnet va certainement voir sa code de popularité augmenter du fait de cela et surtout ça donne au Canada un rôle singulier sur la scène internationale.
Le Canada fait ce que de nombreux pays alliés des États-Unis n'ont pas osé faire. Donc c'est quelque chose qui ne peut que bénéficier. Il y aura des pertes mais il y a aussi des gains.
Et autre chose, selon divers médias canadiens et québécois et selon Marc Carnet lui-même, les États-Unis auraient aussi voulu obtenir des concessions sur la protection du français et et la culture québécoise. Donc les négociateurs de Donald Trump auraient notamment exigé le retrait d'une nouvelle loi québécoise qui imposait des seuils de contenu francophones à Netflix, Spotify et autres plateformes numériques. Pourquoi Washington cherche-t-il à intégrer ce type de question plutôt d'ordre culturel à première vue dans une négociation comm vouloir imposer son récit, je veux dire le le Netflix c'est une source de puissance pour les États-Unis.
Hollywood c'est une source de puissance pour les États-Unis d'influer de marquer les esprits. Donc ils veulent qu'il y ait des produits américains exportés partout. Je dire après la seconde guerre mondiale, les accords les plus importants ont été les accords Beans Blum qui ont permis l'accès libre de tous les films américains en France.
Parce que c'est pour effectivement façonner une image États-Unis. Pourquoi tu penses que c'est les Indiens les méchants dans l'histoire des États-Unis ? Parce qu'il y a les western.
Donc en fait tu façonnes et pourquoi on pense que tous les films qui montraient les Arabes comme des terroristes uniquement de ce côté-là. Donc c'est c'est exactement c'est vraiment capital d'avoir cette influence là. Et la l'Europe par contre s'était battue en son temps.
Est-ce qu'elle ferait maintenant sur l'exception culturelle pour résister justement au rouleau compresseur américain ? Et donc le Canada en a fait de même. Et dernière question, est-ce que cette confrontation peut pousser le Canada à accélérer sa divers sa diversification commerciale vers l'Europe ou l'Agi même ?
En fait le Canada, c'est un pays européen sur le continent américain d'un point de vue culturel, d'un point de vue du rapport au droit, d'un point de vue du rapport au multilatéralisme, il est plus proche des valeurs Ouais. à la limite enfin des valeurs revendiquées par les pays européens pas toujours appliquées que des États-Unis. Ça a toujours été le cas, mais Trump pousse encore un peu plus le Canada à rechercher des alliances mais aussi avec la Chine.
Et le grand vainqueur de cette guerre entre le Canada et les États-Unis, c'est la Chine. C'est la Chine. Puisque s'il y a moins de voitures canadiennes exportées aux États-Unis et moins de voitures américaines exportées au Canada, il y aura plus de voitures chinoises exportées un peu partout.
Hm. Merci Pascal et merci à vous de continuer à suivre cette émission avec nous sur le plateau du média. Si vous avez apprécié notre émission, n'hésitez surtout pas à vous abonner à notre chaîne YouTube et à nos réseaux sociaux.
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