Le 22h Nivat du vendredi 19 juin 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Mesdames, messieurs, bonsoir. Merci d'être [musique] avec nous sur LCI qui est sur le plateau ce soir. Stéphane Goldin, bonsoir.
Vous êtes de passage en France. Merci d'être sur notre plateau. Vous êtes analyse sécuritaire, vous avez commandé une unité d'élite de Tsal.
On va avoir bien besoin de de vous ce soir pour commenter l'actualité. Christian Macarian. Bonsoir Christian.
Merci d'être présent sur ce plateau ce soir. Vous êtes éditorialiste international au point et à radio classique. Sopia Mara, bonsoir Sopia.
Vous êtes journaliste et grand reporteur spécialiste du Moyen-Orient. Alexandre Meln, bonsoir Alexandre, professeur de géopolitique à lycéenne Business School, ancien diplomate soviétique puis russe. Je tiens toujours à faire la distinction.
Merci infiniment d'être venu ce soir Alexandre. Et puis nous avons bien évidemment Michel Goya. Michel consultant ministère.
LCI, Colonel Goya, bonsoir. Et bien sûr Xavier Tittlemman, bonsoir Xavier, ancien aviateur militaire, spécialiste aéronautique et défense. Ce soir, d'ailleurs avant de parler euh de la guerre entre la Russie et l'Ukraine, commençons par la guerre en Iran et puis bien sûr, on va y revenir.
On essaie, vous savez, de vous concocter des soirées de la plus façon la plus logique possible, la plus compréhensive possible. Mais ce soir, il y a quelques instants, Donald Trump était euh en train d'inaugurer son nouvel avion Air Force One puisque vous savez que l'ancien c'est fini, qu'il a reçu celui-là du Qatar, qu'il a fallu d'ailleurs le mettre aux normes de sécurité et il a visité l'intérieur comme on le voit sur ses images [musique] avec une musique. Ça c'est évidemment la musique qui a été choisie pour la communication du président des États-Unis.
Et quand il est arrivé à son pupitre, il a dit plusieurs choses. On va y revenir dans la soirée. Écoutons ce qu'il a dit à propos de ce fameux accord préaccord de protocole d'entente entre les États-Unis et la République islamique d'Iran.
Désormais, nous avons un accord avec l'Iran et nous avons 60 jours pour tout conclure. Mais si nous n'y parvenons pas, nous ferons des choses qui ne réjouiront pas les Iraniens. Je ne pense pas que nous en arriverons là.
Je pense que tout va très bien se passer. Rappelez-vous que si nous bombardons à nouveau, vous n'aurez plus de pétrole qui coule à flot depuismouse. Car les gens qui possèdent ces bateaux à plusieurs milliards de dollars n'aime pas que les missiles siffle audessus de leur tête ou voir des mines flotter autour d'eux.
Bon, alors il y a beaucoup de choses dans ce que dit Donald Trump Christian Macarian, mais si on bien si on condense toujours la carotte et le bâton, il se remet à menacer. Oui, mais c'est un temps de rotade qui dans auquel nous sommes tous habitués des Vous n'êtes pas dupe. Non, c'est ce que vous voulez me dire.
Je pense que ça doit plus nous atteindre autant que ça le faisait peut-être il y a quelques mois encore. Et ça a un usage évidemment politique intérieur très fort parce que là il est en train de découvrir une nouvelle phase de son action politique. C'est que son action en Iran, là où elle est le plus critiqué à part Israël bien sûr, c'est aux États-Unis et à l'intérieur de son propre camp, beaucoup de voix se font entendre.
Donc en faisant ce genre de promesse qui ne coûte rien ou en proférant ce genre de menace, il ne fait que flatter ou essayer en tout cas de le faire ceux qui euh considèrent qu'il a procédé à une véritable capitulation, ce qui de mon point de vue est excessif. Alors, les images que nous voyons sont celles en direct en ce moment même de Donald Trump qui quittent justement la basse de Andrews où il a vu cette nouvelle Air Force One. Il monte dans son hélicoptère pour aller à Camp David.
Voilà, nous suivons minute par minute ce que fait le président Donald Trump et le weekend souvent il se balade entre différents endroits. Oui Christian, il y a une ironie quand même très forte au fait que cet avion présidentiel est offert par le Qatar et que la problématique essentielle pour la rive arabe du golfe Persique, Qatar, Paris, Némira, Rambi et cetera, c'est justement de se demander aujourd'hui que vaut la protection américaine puisque vous dire que les États du golf se posent la question bien évidemment puisqu'ils ils avaient ils avaient accueilli ces pays des bases américaines sur leur sol qui n'ont pas contribué à les défendre. mais qui au contraire ont constitué des cibles pour les Iraniens, des cibles privilégiées.
Donc voir le Qatar qui a quand même reçu sa dose, moins que les Émirats mais qui a reçu sa dose de missile iranien, voir le Qatar offrir ce cet avion à Donald Trump ce soir, avant Ouais, c'était avant mais effectivement c'est c'est ce soir que l'avion est est prêt dans les images de télescope, vous avez raison, nous allons y revenir plus tard dans la soirée. incompréhension dans le D3 d'ormous parce que il il e pu sembler clair suite à ce protocole d'accord que le D3 allait réouvrir et de facto c'était le cas depuis disons mercredi jusqu'à aujourd'hui nous sommes vendredi mais les gardiens de la révolution écoutez ce qu'ils ont proclamé tout à l'heure selon eux depuis cet après-mid c'est de nouveau fermé le retrait d'Israël du Liban et la levée complète du blocus naval ainsi que le retrait des forces terroristes américaines du golfe Persique et de la région figure parmi les principales conditions de l'accord entre l'Iran et les États-Unis. Le D3 d'Ormous restera fermé jusqu'à ce que ces deux conditions soient remplies.
Tous les navires sont priés de ne pas s'approcher du D3 d'ormous pour leur propre sécurité. Tout navire qui défie cet ordre sera ciblé. Bon, donc ça c'est officiellement ce que disent les gardiens de la révolution.
Mais en même temps, en parallèle cet après-midi, le porte-parole du ministère des affaires étrangères de l'Iran, monsieur Ismaël Bagay, a dit ceci : "Certains rapports médiatiques selon lesquels le détroit d'Ormouse serait fermé ne sont pas fondés." Sopia Mara, donc qu'est-ce que ça veut dire ? On a quand même l'impression là qu'il y a une des bisbilles au au plus haut sommet quand même de l'État irnien.
Oui, c'est l'impression que cela donne. Ça donne l'impression de dissension au sein du pouvoir iranien. Mais c'est une fausse impression alors on ne peut pas le savoir mais on ne peut pas l'exclure complètement.
D'une part, les gardiens de la révolution et qui sont évidemment les plus extrêmes dans leur position. Et le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Euh le ministre des affaires étrangères est un de ceux qui ont négocié et qui dit que non, il ne faut pas écouter ce qui est dit dans les médias.
Or, c'est pas dans les médias que c'est dit puisque c'est un gardien de la révolution qui c'est qui s'exprime. Et on peut aussi penser que c'est un partage des rôles entre le Bad COP et le good cop, sachant quand même que les Iraniens ont exigé et ont mis un en premier plan de leur protocole d'accord qu'ils ont signé avec les Américains le fait que l'Iran devait que le Liban devait être pacifié et que Thal devait se retirer du du sud de Liban. ce qui n'a pas encore été fait.
On va y revenir plus tard dans la soirée parce que tout se bouscule en Israël entre Israël et le esbola. Un 5è cesser le feu a été proclamé tout à l'heure. Donald Trump a fait des déclarations à ce propos et à propos de son ami, enfin on ne sait plus euh Bibi Netaniaahou.
Tout ça c'est pour tout à l'heure. Mais revenons à une autre guerre qui est celle entre la Fédération de Russie et l'Ukraine puisque dans la nuit du 17 au 18 juin, Moscou a subi l'une des plus importantes attaques de drone depuis 2 ans. Selon le ministère de la défense russe, 555 appareils ukrainiens ont été neutralisés au-dessus de la Russie.
Près de 200 drones ont visé la capitale et sa région, la région de Moscou donc, faisant au moins 17 blessés. dont deux enfants et c'est le 1576e jour de guerre. Euh bien sûr Alexandre Melnic, les médias d'État russes ont minimisé complètement complètement minimisé ce fait mais il y a quand même des informations qui ont circulé même les médias et même les médias officiels qui ont repris quelques images, je dirais soft, c'est-à-dire par exemple les nuages de fumée n'ont pas été montrés à la télé.
Donc ce que nous voyons là, nous n'a pas été montré à la télévision d'État Russ pas en tout cas à la télé télére. Alors que les Russes aujourd'hui, comme tout le monde le sait ont tous les moyens de contourner aussi euh les moyens officiels, enfin ceux qui le veulent. Disons qu'ils ont ils ont les réseaux les réseaux sociaux, ils y ont access, ils ont ce qu'on appelle un VPN.
Et même ça devient plus compliqué. Ça devient plus compliqué. Mais j'attire aussi l'attention que euh le crimenlin presque officiellement parce qu'il est difficile de parfois de séparer ou le message officiel ou officieux a demandé à au russes de ne pas regarder les vidéos de ne pas regarder les vidéos qui c'est le meilleur moyen pour que tout le monde regarde écoutez comment dire c'est absolument contreproductif et voilà et je voudrais quand même ajouter que ce il s'agit quand même d'un événement extrêmement important parce que ce qui a été bombardé euh c'est pas une région lointaine de la Russie C'est c'est Moscou même, c'est Moscou Antramuros.
C'est la région que je connais bien d'ailleurs qui se trouve au sud-est de la capitale à 15 km du Cremelin qui s'appelle Capotnia. On va y venir tout à tout de suite dans les détails mais écoutons d'abord ce qu'avait dit le président russe Vladimir Poutine il y a quelques jours à propos de ce que provoquent les drones dans son pays. L'adversaire intensifie l'utilisation des drones. [raclement de gorge] principalement dans le but d'atteindre un seul objectif.
Objectif, c'est semer la discorde au sein de la société russe, à nous infliger un préjudice moral et psychologique, à semer une certaine confusion parmi les citoyens russes et à causer des dommages économiques. Cela ne marchera pas. Michel Michel Goya effectivement Donald Vladimir Poutine pardon Vladimir Poutine que le oui parfois il y a quelques civiles.
Il dit que les drones ça peut semer la division ça le but c'est de semer la division dans la société russe pour immédiatement à la fin de sa phrase dire mais cela n'arrivera pas. Mais globalement il a il a raison au moins dans la première partie de ça peut-être même en ce qui concerne la division. On va écouter quand même ce que disent certains moscovites.
Ça devient compliqué. Mais oui, ça devient compliqué parce qu'effectivement c'est au cœur de la Moscovie véritablement que la guerre se porte et on la voit, c'est visible quand vous voyez les explosions, vous voyez la fumée partout. rappelez-vous déjà aussi les fumées à Saint-Pétersbourg il y a il y a pas si longtemps que ça.
Euh et donc dans un certain nombre de régions périphériques socialement ou ethniquement, la guerre on la voit hein, on la voit avec les cercueils. Euh oui, là parce que là ça ça devient quand même très sérieux mais dans le cœur préservé un petit peu de la Moscovie, bon c'était une guerre lointaine finalement c'était un peu une expédition. Russie est grande et la sur la Russie est et donc là bah oui, il le voit, ils le voient et puis ils le sentent aussi, ils le sentent très concrètement hein, même dans leur vie de tous les jours quoi.
Alors précision tout de même sur cette sur cette frappe sur cette frappe sur cette raffinerie que vous avez nommé tout à l'heure Alexandre Capotnia, ça a été elle aurait été touchée. On va voir le détail mais d'abord regardons ensemble justement ce qui s'est passé. On regarde, on écoute.
Donc ça c'est le drone et on voit et c'est un missile russe qui finalement tombe sur cette raffinerie. Xavier Titleman, est-ce que vous pourrivez nous expliquer ? Parce que ce qui s'est passé, c'est que la chappe de plomb d'un des réservoirs d'un des réservoirs parce qu'il y en a plusieurs de cette raffinerie a littéralement sauté en l'air.
On le voit bien à l'image là avec au-dessus de de ce nuage. Et euh donc il a été touché, elle a été touchée cette chape de plomb par un missile russe de défense antiérienne. Exactement.
On Alors, faut savoir que n'importe quel type d'explosif qu'aurait tapé à cet endroit-là aurait provoqué la même type d'explosion. Surtout que un missile défense aine a moins de quantité d'explosifs que les drones ukrainiens qu'on voit là. Ah bon ?
Moins de quantité d'explosif ? C'est un missile tiré. Donc ça aurait été un drone le drone ukrainien qui aurait atteint, ça aurait été encore bien pire.
Ça aurait certainement tapé. Mais là c'est clairement l'embrasement de tous les gaz inflammables qui sont en dessous qui provoquent cette éjection. Ça aurait eu le même résultat.
Faut savoir que les drones ukrainiens ont plutôt tendance à taper les infrastructures de production et là c'est juste un stock. Donc finalement le stock vous détruit quelques dizaines de milliers de tonnes de carburant mais c'est fini. Donc finalement ça ces grosses réservoir c'était pas la cible principale.
Et les drones ukrainiens visent plutôt les infrastructures pour que ça mette des mois et des années à être relancé. Et on le voit effectivement les systèmes de défense aérien russes ont de plus en plus de mal à intercepter ces drones et en l'occurrence ce missile part. Mais il arrive pas à accrocher cette cible, notamment parce que les missiles aériens, quand vous êtes dans un environnement euh il faut comprendre que les missiles anti-aériens vont accrocher la chaleur.
Donc vous accrochez la chaleur, donc vous accrochez notamment le moteur du drone, mais quand il y a tout qui est en train de cramer autour, des points de chaleur, vous en avez plein partout. Et donc si vous avez pas un missile intelligent avec un radar à l'intérieur, quand vous vous accrochez sur la chaleur, bah finalement c'est une probablement une des raisons pour lesquelles il est parti à l'horizontal. Il a tapé au hasard.
Et la grande différence avec les missiles que nous on a, c'est que quand il n'accroche pas une cible sérieuse, nous on c'est censé s'autodétruire. Bon là en l'occurrence, mais est-ce que c'est fréquent là ce qui s'est passé ? C'est alors des échecs de la défense aérienne qui retombent et qui fait des morts, il y en a dans tous les pays.
Voilà, c'est ça. Moi, il me semble qu'on en parle constamment sur ce plateau et dans toutes les guerres que nous couvrons. Oui, bien sûr.
Mais que ça ait un effet aussi positif pour l'ennemi, c'est quand même relativement rare. Oui, là je dirais c'est une espèce de de de de coup de de de coup de malchance. Ah bah là en l'occurrence oui très clairement çaoupance de chance pour voilà ça dépend qui parle bien évidemment.
Stéphan Gold voulaz ajouter quelque chose ? Oui simplement jusqu'à présent on avait un discours de Vladimir Poutine qui pensait et qui disait que l'idée était que la Russie contrôle la situation. Or dans le fond on s'aperçoit que Vladimir Poutine est aujourd'hui face à un problème euh et militaire et stratégique.
D'abord il y a la question de la défense antiaérienne qui là n'a pas fonctionné mais c'est comme vous l'avez dit Anne, ça existe dans tous les pays, dans toutes les guerres. Malheureusement, il y a toujours des trous dans la raquette. Ça peut arriver.
Mais ça cause aussi un problème maintenant un peu plus politique pour Vladimir Poutine entre ceux qui souhaitent aller vers une escalade par rapport à ce conflit et ceux qui commencent à critiquer la conduite de cette guerre. Et on sent de plus en plus de voix en faire passer ce bruit là. Et donc on va voir comment les choses vont évoluer justement par rapport aussi à ce qui se passe avec l'Iran.
D'ailleurs, regardons un instant la carte de des la défense antiaérienne sur Moscou. Vous voyez donc euh les systèmes de défense, voici où ell ils sont positionnés à Moscou et autour de Moscou. Euh Christian Maren, on a quand même l'impression que là euh euh c'est quadrier, hein.
Il y en a de plus en plus. Pas assez, mais pas assez. Mais ça sera jamais assez.
Ça sera jamais total. De toute évidence, ça allait pas assez. H Et de toute évidence, on sait pas très bien si c'était comme ça dès le départ ou si ça a été ajouté en cours de route.
Ça a évolué et ça a évolué de la guerre. Ça a évolué. Donc c'est quand même la marque aussi de la menace ukrainienne sur Moscou.
Donc le fait que ce maillage soit soit imparfait, insuffisamment serré et tardif en tout cas évolutif montre que la menace est très à prendre au sérieux pour les Russes sur la capitale qui est Moscou et ça ne se serait pas produit si KIV n'avait pas été visée elle aussi. Regardez ce que l'on voit là sur en plein centre de Moscou. C'est un serait pas là si Russ qui montre l'efficacité ukrainienne.
Voilà, on en serait pas là si les Russes n'avaient pas ciblé KIV comme ils l'ont fait de façon récurrente depuis plusieurs mois. Alexandre, il faut rappeler que ces derniers temps, les Ukrainiens ont quand même frappé dans les profondeurs de la Russie. Donc c'est-à-dire les Russes étaient obligés de déployer, si vous voulez un certain nombre de d'éléments de ce système de défense antérienne à travers le territoire de la Russie.
Et là, il y a un problème, c'est que la taille de la Russie dont on a beaucoup parlé, le plus grand pays du monde et cetera, devient du coup presque un problème parce que ça dégarnit justement, ça ne permet pas à la Russie d'assurer la protection de l'ensemble du territoire, y compris le sanctuaire de ce territoire, c'est-à-dire la ville de Moscou. Une fois de plus, ça s'est passé à l'intérieur Moscou entre Miruros. Bon, Moscou entreux, c'est un peu plus grand que Paris parce que c'est le périphérique de Moscou, c'est 110 km mais c'est quand même une région qui se trouve à Moscou.
Et en plus, toutes ces usines, ce qu'on appelle NPZ, c'est-à-dire les usines de de transformation de pétrole en Russe. Voilà, donc à aux raffineries et bien était construite à l'époque soviétique dans des zones urbaines à très forte densité densité. Et donc ce qui provoque évidemment tout de suite une réaction extrêmement émotionnelle de la population qui vit à côté et qui ne peut pas échapper justement à ce qui se passe et même s'il n'y a pas vraiment de blessé en tout cas d'après les informations officielles, ça a provoqué quand même autant que je sache un traumatisme profond à l'intérieur de la population de Boscou.
Bien sûr. Oui. Sofia Mar.
Oui. Oui. Parce que la symbolique parce qu'au-delà effectivement de cette de la grandeur du pays qui qui constitue donc un problème pour la Russie pour se défendre un peu comme on a vu en Iran finalement euh et bien en plus de la distance 500 km de la frontière Saint-Pétersbourg [raclement de gorge] c'était 1000 km.
Le fait que ce soit la capitale c'est quand même un symbole. Et je suis d'accord pour pour finir avec le le colonel Goya, lorsqu'il dit le but c'est de renforcer l'opposition euh euh à cette guerre au sein de la population russe et on voit comment la population russe est muselée. Preuve que le récit de Moscou est vraiment mise à mal.
Et vous disiez tout à l'heure Anne que ou ou vous Alexandre que que l'internet était euh ne permettait pas de communiquer que même avec VPN c'était impossible tout ce qui c'est pas impossible hein. C'est pas impossible c'est rendu de plus en plus rend c'est de plus en plus compliqué et bien il y a aujourd'hui des moscovites qui postent les images et qui et c'est interdit qui postent les lieux où il y a des frappes et qu'il les effacent juste après pour ne pas subir les foudres du régime de Moscou. Oui, c'est mais on voit aussi une évolution de l'Ukraine qui a qui se sent peut-être avec le vent en pou parce que dans le fond l'Ukraine aujourd'hui menace aussi dans le fond le proxy de Moscou la biarussie en disant clairement en menaçant le Lukachenko en disant je veux que vous retiriez vos troupes de la frontière entre l'Ukraine et la Biélorussie et en menaçant la Biélorussie de vouloir de voilà de frappe de ukrainienne sur les positions biélarus.
Save que le président Biélorusse hier justement a dit et c'était quelque chose de très intéressant à entendre oui qui s'excusait auprès de de son voisin ukrainien et que il n'avait pas l'intention d'envahir l'Ukraine du tout et ce sont des propos qui sont assez intéressants de la part de Lukashenko. Ça veut dire quelque chose ? C'est assez intéressant, mais on voit aussi que d'un autre côté, Zelenski encore aujourd'hui revient là-dessus et redemande au aux force biélorusse de se retirer de la frontière. plus exactement en fait c'est les systèmes de ciblage que les Russ mais il y a quand même des des mais en fait c'est parce qu'il frapp sur l'Ukraine à partir des moyens technique toujours est-il qu'on sent derrière tout ça que l'Ukraine veut avoir le vent en poule dans cette affaire et veut prendre la main aussi sur dans le fond ce qu'ils appellent eux le proxy russe à leur frontière tout à fait en tout cas évidemment Serg Lavrov le ministre des affaires étrangères russes a immédiatement réagi hier mais écoutons plutôt ce qu'a dit Dimitri Peskov le porte-parole de Vladimir Poutine en réaction à ses frappes, à ces tirs de drone de la nuit dernière.
Vous verrez prochainement d'autres images venant de différentes villes touchées en Ukraine. Ces images de nos frappes sont impressionnantes et elles vont se poursuivre. OK.
Et sur ma carrière là, j'ai Ouais, c'est la guerre des villes, c'est la terreur, c'est ce qu'on appelait en allemand une certaine époque totale leur crique, c'est-à-dire frapper la guerre totale, frapper les civils pour atteindre le système de pouvoir et affaiblir la partie militaire. Donc la Russie s'obstine et comme toujours avec Vladimir Poutine et son entourage, quand ça va mal, on pratique la surenchère. toujours c'estàd que on va pas du tout se mettre à discuter, on va pas se mettre à tergiverser, on augmente la dose de terreur de terreur.
Et là euh l'objectif clair de la Russie c'est de faire régner la peur sur l'Ukraine euh qui qui résiste de façon laquelle l'Ukraine résiste de façon franchement assez assez héroïque. Ils vont faire quoi ? Quoi de plus ?
Quoi de plus que ils le font déjà quoi ? Michel pose vous posez cette question qu'est-ce que les Ukrainiens peuventil faire chaque fois il les les les pires les pires horreurs. Euh faut quand même rappeler que qu'est-ce que les Russes peuvent faire en plus ça ?
Oui. Oui. Non, il les Russes peuvent peuvent faire.
Je rappelle que ils ont lancé quand même une une véritable bataille de Kief. C'est eux qui ont dit "Voilà, on va détruire Kief." C'est eux qui ont taqué le le cœur historique.
Maintenant, qu'est-ce qu'ils peuvent faire de plus que ce qui ne font déjà ? Bah, je vois pas en fait hein. Ils peuvent rebalancer des orchnies. tant qu' tant qu'ils veulent, ils peuvent ils sont au maximum.
Alors bon, d'accord mais je me fais l'avocat du diable mais enfin les les Russes également ne flanche pas. C'estàd les Ukrainiens non plus mais les Russes non plus. Donc finalement ni d'un côté ni de l'autre il n a de perc.
Les cibles stratégiques sont pas les mêmes. C'estàd que les Ukrainiens tapent réellement sur l'économie russe, sur leur capacité à produire des armes et sur leur armement. Les Russes tapent sur les églises, sur des centres culturels, sur des station d'oration.
Donc pas que quand même hein, pas que si je peux me permettre de de répliquer à Michel puisque vous soulevez vous posez une question Michel, qu'est-ce qu'ils peuvent faire de plus ? Bah ils peuvent faire des choses monstrueuses au niveau du choc collectif émotionnel. euh ils ont déjà frappé euh le monastère de la Lor des Grottes qui est un le plus haut lieu de l'orthodoxie, y compris Russe parce que c'est touché c'est touché aux racines même de la nation russe et de sa conversion à l'orthodoxie.
Donc c'est quand même quelque chose de très choquant. Ils peuvent multiplier ce genre de frappe sur des lieux, y compris en faisant énormément de victimes civiles. On peut tout imaginer hein quand même.
Ils ont fait à Grosen des choses. Je crois que Anne est très documenté sur ce sujet mais mais raser une ville ça serait plutôt avec de l'artillerie. Oui, c'est vrai.
C'est vrai. Les villes, c'est l'artillerie en fait. Bon, en tout cas, il y en a un qui euh ils peuvent toucher des lieux extrêmement sensibles.
Donc, vous dites vous dites Christian que il peut il pourrait les Russes toucher des lieux extrêmement sensibles, symboliques, sensibles et ils ne le font pas pour le moment. C'est ce que vous dites. En tout cas, ils fait il ne le il ne réitère pas.
C'est ça que je veux dire. Tout ça pour vous dire que d'abord on va écouter ce que dit Soloviov, le propagandiste de de Moscou. Mais personnellement, quand j'étais en Russie il y a encore assez peu de temps, j'ai beaucoup entendu ce son de cloche de la part de gens qui sont pro Poutine.
Tout le monde ne l' pas en Russie mais certains disent que voilà Vladimir Poutine est bien gentil entre guillemets disent ces personnes, de ne pas au maximum envoyer ses ses bombes sur d'autres cibles. C'est un discours que l'on entend en Russie. Écoutons ce qu'a dit euh Soloviov qui est à la télévision d'État russe qui a une émission extrêmement populaire tous les soirs et également une chaîne qui lui est dédiée.
Là c'est dans sa chaîne en journée qu'il a tenu les propos que vous allez entendre. C'est la guerre et l'ennemi mis sur une défaite stratégique de notre part. C'est pour cela que l'OTAN continue de renforcer l'Ukraine et essaie de nous déstabiliser depuis l'intérieur du pays.
J'ai d'abord entendu plus vu les drones survolés Moscou. Maintenant j'ai encore plus envie d'appuyer sur le bouton nucléaire. et 90 % des Russes pensent comme moi.
Pourquoi ne pas mettre le feu à toute cette meute ? Je sais que vous le voulez aussi et je suis convaincu que c'est à la fois nécessaire et inévitable. Bon bon là Dimitri Soloviov je sais pas trop ce qu'il lui a pris quand même parce que il est il parle très on a été obligé d'accélérer un peu son débit parce qu'il parle très lentement ce qui est pas du tout son habitude et il veut peut-être Alexandre insister sur ce sur ce sujet et c'est pas la première fois qu'il le dit que et c'est peut-être le moment d'appuyer sur le bouton nucléaire mais à quoi ça correspond ça c'est le discours ambiant qui on avait déjà entendu plusieurs fois qui a un courant de pensée et d'action d'ailleurs en Russie qui accuse finalement Poutine d'être trop mou donc que il l'encourage à aller beaucoup plus loin utiliser aussi le bouton nucléaire ou en tout cas l'arme nucléaire tactique donc et là Soloviov on voit qu'il est quand même n'est pas tout à fait dans son assiette il y a quelque chose non il n'est pas comme d'habitude il y a quelque chose qui a changé même dans son attitude de parler remarqué que le débit n'est pas aussi il n'est pas aussi sûr de lui qu'il ne l'était auparavant comme s'il était véritablement troublé par les actions militaires qu' qu'il avait en quelque sorte perdu le discours officiel, c'est-à-dire avant il était porte-parole d'un discours qui était plus ou moins clair, c'est-à-dire le discours de Poutine alors qu'aujourd'hui qu' portait avec enthousiasme et qu'il portait avec enthousiasme alors que aujourd'hui il il a perdu finalement son maître.
Donc c'est-à-dire il ne comprend plus quel message il doit apporter. Est-ce qu'elle doit exacerber le message ? Au contraire, mettre de l'eau dans dans dans son vin, il est désarçonné parce que il y avait la phase où les Russes procédaient à des destructions massive mais qui portait des résultats parce qu'ils avançaient, ils gagnaient du territoire et maintenant ils pratiquent ces destructions massives et non seulement ils gagnent plus de territoire mais ils ont tendance à en perdre.
Donc Soloviov est désarsonné décontenancé et après Solov faut voir que son audience recule quand même beaucoup. son pic céit en 2023 et il perd 20 % d'audience chaque année grosso modo. Ça ça me semble des chiffres un peu farfelus he permett ils sont à il est plus qu'à 1,6 % de l'audience.
Il était à 2 en 2025 et à 2,4 en 2024. Donc il y a quand même une baisse une éion de son audience. Les gens vont regarder d'autres médias mais il est plus aussi populaire que par le passé parce qu'il a ce langage très dur dans lequel les gens ne croient plus.
H d'ici 6 mois, la présence militaire américaine en Europe sera réévaluée. C'est ce qu'a annoncé hier le secrétaire d'État américain à la défense puis Texas lors d'une réunion des ministres de la défense de l'OTAN au siège de l'alliance à Bruxelles. Écoutons le ministre de la guerre américain. annonce aujourd'hui un réexamen de 6 mois de la présence des forces américaines en Europe et de leur implantation.
Par ailleurs, notre contribution annuelle à l'OTAN sera conditionnée au respect par les autres pays de leurs objectifs de dépense de défense. Là où d'autres alliés ne dépensent pas, avec l'urgence nécessaire, nos contributions diminueront. L'OTAN doit marcher dans les deux sens.
Bon Michel Goya euh ils nous l'ont dit sur tous les tons les Américains, sur des tons énervés, sur des tons là c'est un ton posé là on a l'impression que Pitex mais c'est le même message. Le même message c'est "débrouillez-vous, on va on va bientôt partir, débrouillez-vous sans nous." Mais en revanche, il faut que vous continuez à nous assurer à nous donner vos espaces, l'accès à vos espaces, vos sur les survols et cetera parce qu'ils ont été très agacés du fait que certains pays comme l'Espagne leur tiennent tête pendant cette guerre en Iran.
Oui. Alors, au passage, il parle des contributions à l'OTAN. Euh, alors il faut bien comprendre, il y a il faut bien distinguer deux choses.
Il y a les budgets de défense, voilà, et puis il y a la contribution à l'OTAN. Contribution à l'OTAN, elle est à l'organisation. C'est ce que vous pouvez cotiser euh pour faire fonctionner l'organisation en tant que mais chacun paye la même chose.
C'est au prata des euh des produits intérieurs bruts. Donc donc c'est juste donc on va pas dire euh je vais payer plus ou moins. C'est comme ça comme la contribution à l'Union européenne.
Exactement. Donc on peut rien reprocher. On peut rien reprocher à ces ces contributions.
En revanche pour les budgets de défense c'est c'est c'est autre chose. Mais vous savez allez [grognement] Donald Trump et toute cette administration c'est je dire ils ont pas lu closs pas luous. Par contre, ils connaissent bien euh le la batrise du Boston Consulting Group qui classe les affaires en poids mort, euh vachaler, vedette et dilemme.
Euh voilà. Et quand les les points morts, on s'en dégage. Ça c'est l'Afghanistan, c'est l'Ukraine certaines façons les trucs qui rapportent rien dans lequel on a aucun intérêt à rester.
Et les l'Europe, c'est plutôt un dilemme pour pas. C'est-à-dire il y a à la fois c'est une source de revenu de revenus symbolique hein aussi de puissance de de enfin je croyais qu'ils avaient vraiment besoin de nous ils peuvent pas se permettre c'est pas c'est pas un créneau porteur quoi. C'est pas l'avenir donc il faut s'en désager.
Donc on les sent toujours un peu ambigu sur cette sur cette affaire. Alors lui il fait partie de ceux qui veulent se désengager. Ça c'est clair.
Maintenant pour Trump c'est c'est c'est plus compliqué. Ils savent très bien que oui ils ont plein de choses à retirer matériellement. Vous dire donc Trump serait plus nuancé sur ce sujet que P. rappelle que oui ben finalement c'est un marché qui serait il nous achète beaucoup de beaucoup d'armes et cetera et qu'on a peut on vient de se rendre compte qu'on peut-être besoin de leur base aussi de temps en temps sinon on peut nous américain nous pouvons faire beaucoup moins de choses dans le dans le monde et donc finalement bon et puis dans cette Europe elle est pas unie il y a des pays bons pays il y a les bons européens et c'est compliqué l'Europe Christian puis Stéphane Goldin j'y vois plus de la confusion que de la décision parce que il faut pas oublier que la décision qui concerne la Pologne, c'est-à-dire seulement laisser 5000 qui devaient par rotation se retirer, non seulement laisser 5000 hommes mais en rajouter encore 5000 pour arriver jusqu'à 10000.
C'est lié et ça Trump l'a dit clairement, en tout cas la Maison Blanche l'a fait savoir directement à l'admiration ou à l'estime que Donald Trump a pour le président polonais Navrotsky. Oui. Et qui est un homme qui par ailleurs est assez peuophile.
Donc oui, et il vient d'ailleurs pardon de faire cette div digression mais il vient d'annoncer que il retirait la plus haute distinction de son pays, donc ce président polonais au président ukrainien à Vodimir Zelenski. C'est l'ordre de l'aigle blanc. Il la lui retire.
Je dis ça parce que vous m'avez donné la possibilité de le dire en expliquant que c'était un un président qu'on qu'on connaît assez mal d'ailleurs mais qui est est assez ambigu parfois. Oui, parce que Navrovski, le président polonais, reproche à euh Zelenski euh d'avoir été euh insuffisamment sévère avec certains groupes d'extrême droite ukrainien qui se rattachaient à un passé antipolonais, violentissime. Euh et donc ça, il avait promis que cette sanction arriverait.
Ça fait quelques temps. D'accord. Alors ça ça on on en débattra un autre.
Oui, c'est S2 mais en tout cas ça va ça va pas aider les relations bilatérales entre la Pologne et dire c'est que dans la décision de l'administration Trump concernant la Pologne, il y a quand même du préférentiel individuel que c'est pas forcément une vision stratégique. Je crois pas que ça remettra en cause le retrait qui a été décidé sur l'Allemagne. Celui-là s'accomplira quand même.
Alors, je vous donne la parole tout de suite sur la la Pologne, Stéphane Goldine, parce que justement la Pologne est l'allié modèle des États-Unis. et que jusqu'à en Europe et que jusqu'à présent la Pologne accueillait des forces américaines par rotation euh ici en Europe sur son sol. Mais la Pologne souhaite autre chose.
Elle souhaite depuis longtemps une présence militaire américaine plus importante sur son sol. Hier, le ministre polonais de la défense a rencontré le Pitexet et euh qui a répondu favorablement à cette proposition de base permanente. Voici ce qu'on a dit ce ministre de la défense polonaise.
La Pologne est un allié modèle pour les Américains et ces derniers donneront la priorité à leur engagement avec la Pologne. Ceci dit, on n' pas entendu, Stéphan Goldin de réponse ferme là-dessus de la part des Américains. Non, on n'a pas entendu de réponse ferme des Américains, mais avec les États-Unis actuellement, en tout cas concernant les pays membres de l'OTAN, c'est un pas en avant, deux pas en arrière.
Et euh et ben justement, je serai les Polonais, je me méfierai et avec les Polonais, voilà, je j'aurais plutôt eu un une interrogation euh qui qui une lumière rouge qui s'allumerait. Exactement. Mais ce que je voulais dire aussi, c'est que les États-Unis avaient dans leur réflexion géopolitique et géostratégique peut-être un autre plan qui était lié justement à ce qui se passait avec l'Iran en créant, je dirais, un nouveau couloir économique avec les pays du Golfe, avec l'Inde, avec Israël évidemment et les États-Unis.
Or, compte tenu que la situation n'est plus celle qu'ils auraient voulu avoir, dans le fond, ils sont obligés aujourd'hui peut-être de revenir et de rebattre les cartes avec l'OTAN sur des pays évidemment amis. Comme vous l'avez dit Christian, on va travailler avec des pays dans le fond qui vont nous donner satisfaction sans vouloir aller vers des pays, on pense à l'Espagne plus particulièrement qui n'a pas voulu le particulièrement vexé les Américains. Exactement.
Et donc on voit que les États-Unis sont en train de rebattre les cartes concernant la question de l'OTAN, d'où je dirais des questions géostratégiques. Mais comme vous l'avez dit aussi tout à l'heure, il y a toute une question d'argent dans cette affaire et de business et donc les États-Unis oui ont besoin de l'Europe mais l'Europe a aussi besoin des États-Unis. Mais Xavier Tetoman, est-ce que ça veut dire que finalement il y aura toujours autant de soldats américains sur le sol européen ou pas ?
Théoriquement, Trump avait dit qu'il voulait en retirer une partie. Maintenant, est-ce que ce sera plutôt un transfert pour se retirer des pays ? Est-ce que c'est les Polonais qui vont récupérer tous les tous les soldats américains ?
Si les les Américains retirent leurs soldats d'Allemagne et qui veulent augmenter leur présence en Europe de l'Est, effectivement, ce serait peut-être la Pologne qui en profiterait accessoirement, stratégiquement. Les infrastructures allemandes sont très pratiques, sont très bonnes, elles sont historiquement présentes, mais quand on se rapproche du front, c'est aussi structurellement pertinent d'être plus sur la Pologne et moins sur l'Allemagne dans le cadre d'un conflit avec les Russie. ça que les c'est la raison pour laquelle Xavier les Polonais veulent créer une base.
Ils avaient d'ailleurs baptisé dans le passé pendant le premier mandat de Trump Trump. Oui, c'est ça. Donc ils sont très forts les Polonais, ils avaient tout compris dès le premier mandat.
Sopia vous voulez dire quelque chose dans le sens du poil. Oui oui, c'est c'est tout à fait vrai. Stéphane, vous avez raison. il il joue un petit peu au domino euh en déplaçant d'ici et là en faisant un pas en avant, deux pas en arrière en fonction de bien de la de le de du caractère ou de que ce sont ce sont des élèves sages ou pas euh et proches de Trump ou pas.
Au final, euh il y a quand même la loi derrière tout ça parce que selon le enfin on ne peut pas diminuer drastiquement le nombre des soldats américains en Europe qui va entre 35 et 39000. Je parle sous votre [rires] contrôle, c'est le minimum. Non, je parle du minimum, c'est 35 à 39000 hommes sans passer par le congrès.
Oui. Oui, c'est plutôt 80000 800 permanents. Il y a des permanents, il y a des tournant.
Je parle des permanents, mais en tout cas, on ils ne peuvent pas les changer sans sans le l'autorisation du congrès. Euh bah oui, comme toutes les décisions importantes quand même de politique étrangère quoi, de politique de politique militaire. Mais ce qui se passe, c'est que on sent effectivement euh que une orientation vers le plutôt vers le bilatéral hm hm entre la Pologne et les États-Unis.
Que en gros les certains Américains euh mettraient bien en l'air l'OTAN, il remplacerait par des par des relations bilatérales. Bien évidemment. Bien évidemment.
D'ailleurs, l'un des éléments de stratégie américaine d'enfoncer un coin dans la solidarité européenne. Et donc c'est pas nouveau tout simplement parce que même pendant la guerre en Irak, c'était vous vous souvenez peut-être de cette distinction entre la nouvelle et la vieille Europe. C'estàd la nouvelle Europe, ce sont les néophites de la démocratie, ce sont le pays de l'exess et cetera qui était proaméricain.
Il faut rappeler que la Pologne a intégré le temps en 1999 avant d'intégrer l'Union européenne en 2004. C'est-à-dire pour les Polonais et de façon plus générale pour lespis de l'ex bloc soviétique, le temps était toujours assurance vie alors que l'Union européenne c'était une promesse de prospérité économique à long terme. Alors restons un instant sur ces relations parfois houleuses entre effectivement les États-Unis personnifiés actuellement par Donald Trump et l'Europe puisque vous savez que Donald Trump était à Éviant, il était en France au G7.
Et voici ce qu'il a raconté à une télévision italienne de retour du G7 par rapport à Georgia Meloni. La Meloni m'a supplié de prendre une photo avec elle, dit Donald Trump. Elle voulait tellement une photo avec moi, j'avais pas envie d'accepter mais j'ai eu pitié d'elle.
Bon euh suite à cela, Georgia Meloni a répondu, elle a été ulcérée par ce ses propos de Donald Trump et elle a publié, elle a posté une vidéo dans laquelle elle lui répond visiblement très agacé. Trump les déclarations de Donald Trump sont totalement inventées. Je suis stupéfaite.
Je ne sais pas pourquoi le président américain se comporte comme ça envers ses alliés. Ce n'est pas la première fois. C'est décevant qu'il ne fassent pas preuve de la même détermination avec les ennemis de l'Occident et des États-Unis dont ils traitent leurs dirigeants avec bien plus d'indulgence.
Il y a une chose que Trump devrait retenir. L'Italie et moi ne m'endions jamais. Christian Bayon, il y a Moi, j'aime beaucoup la fin de ce qu'elle dit, c'est-à-dire l'Italie et moi ne supplions jamais, ne m'endions pas.
C'est c'est la je crois que la fin est très importante. Il y a un homme fort en Europe, il s'appelle Georgia. Hm.
Et elle le montre Ça c'est pas mal ça. J'aime beaucoup ce que vous dites là. Elle le montre à plusieurs reprises parce que y compris dans l'échange calamiteux entre euh Donald Trump euh et le pape.
En l'occurrence c'est le pape n'est pas du tout calamiteux. euh de du pape du de Donald Trump contre le pape. Georgia Méloni avait déjà pris fait et cause pour le pape puisque elle a fait profession de foi d'italienne et de catholique pour être élu et elle a tenu son rang et elle est assez étonnante et je pense que Trump qui était quand même d'humeur assez bizarre dans cette période G7 et surtout à Versailles, Trump a joué un pas de trop, ce qui lui arrive très souvent.
Il s'est pas rendu compte que malgré sa petite taille, George Méloni était sacrément énergique et qu'elle lui a répliqué du tac au tac. Alors oui et ça continue parce que il a également il a il a répliqué encore plus Donald Trump. Voici ce qu'il a dit.
C'est une grande fan à propos de George Meloni mais je ne veux pas d'elle comme fan. Alors là c'est puéril littéralement comme échev il a pas su s'arrêter là. Là on sait plus où on est.
C'est pas du niveau d'un chef d'état. Mais bon, il faut s'y habituer et regarder ces images. C'était à Évian au G7.
Les images sont très intéressantes. Moi, j'aime bien faire parfois de la Regardez Georgia Meloni dont on ne voit pas, on peut pas lire sur les lèvres. Bon, Thunder Lion passe devant.
Elle parle à Trump. Regardez la mou boudeuse de Donald Trump qui est en train d'écouter ce que Georgia Melony lui dit avec les mains comme une italienne qu'elle est. Elle lui parle en anglais.
Oui, elle a pas l'air d'être en train de supplier. Et lui n'a pas l'air très content. Voilà. [rires] Oui.
Euh Michel Goya. Non non non mais j'ai déjà vu ces images. Alors peut-être qu'elle engueule parce que il est arrivé en retard et que non je crois pas.
J'essaie elle est en train d'essayer de convaincre de quelque chose. Oui peut-être. Non non mais faut rappeler aussi la séquence précédente.
Regardez Mertz derrière Paris en retard en en disant je suis le boss et voilà et je vous emmerde et bon. Oui, c'est vous avez raison, il est arrivé en retard et la première chose aussi de de cette image de cette image. Vous étiez en réunion à la maison Blanche où c'est une image photo célèbre maintenant vous avez euh vous avez déjà une sorte de G7 avec Donald Trump assis sur la son bureau et puis vous avez tous les chefs d'état qui sont en face de lui.
Il faut zoomer sur la tête mélodie dans cette dans cet aéroport. Oui mais là je trouve quand même qu'il il l'écoute hein. C'est elle qui parle. il écoute il est en train de tient tête finalement il tient en tête et moi qui avais participé à un certain nombre de sommets donc je sais qu'il y a un théâtre finalement qui se déroule en marge des négociations et ça on est vraiment là-dedans en plan de danse c'est-à-dire il y a des grimaces il y a des gestes il y a cette espèce de de jeu finalement qui se déroule sous nos yeux mais c'est une sorte de dépoureux en quelque sorte parce que au au départ donc elle était très amoureuse si j'ose dire de tremp ça et après il y a cette période de refroidissement.
En tout cas, le Pentagone le Pentagone a besoin de 90 milliards de dollars pour couvrir pardon 80 exactement je rajoutais 10 milliards de dollars ce sont les sommes qui manquent au Pentagone pour couvrir les coûts de la guerre en Iran. C'est ce qu'a déclaré hier tout à fait officiellement le secrétaire adjoint à la défense Stéphan Feinberg. On n' jamais eu d'ailleurs tout à fait Christian Macrien le devis complet pour cette guerre.
Les parlementaires américains eu beau insister, on parlait de 29 milliards mais ça c'était au mois de mai. Donc les coûts ont dû augmenter. On n pas de chiffrage depuis et en plus ce chiffrage est contesté par la Maison Blanche.
Donc ils arrivent pas à se mettre d'accord. Ben dans ces cas-là la meilleure stratégie de communication c'est de faire régner le flou et la confusion. On est dans le flou donc c'est voulu.
Bien sûr, bien sûr que c'est voulu. La clarté est tout à fait possible à faire et je ne doute pas que le congrès finira par la faire. Mais [rires] oui Stéphan Gold.
Non, mais on a on a vu l'administration Trump et ça ne date pas d'aujourd'hui. Ça com ça a commencé d'ailleurs dès le mois de juin de l'année dernière, l'année dernière 2025 demander à avoir des avances budgétaires par rapport au budget de la dépense de la défense, excusez-moi, comptenées sur sur le terrain. Et on a vu ces derniers mois à ma reprise le ministre de la défense revenir sur la question, je dirais du budget.
Et d'où peut-être aussi ces trêves qui ont eu lieu pour éviter justement que cela passe dans des dans des dans des canaux je dirait parlementaire, je dirais des couloirs parlementaires pour justement éviter. Parallèlement à cela, on sait aussi que les États-Unis ont lancé énormément d'appels d'offre sur du matériel militaire aussi pour pouvoir compléter leur leur propre leur propre situation, leur propre matériel. Donc on voit derrière tout ça que cette guerre évidemment a un coût.
Évidemment qu'elle a un coût. On n' pas de chiffre concret mais de toute façon on sait que ça doit se chiffrer en quelques centaines de milliards à mon avis. Oui, si on prend les coûts indirects, économiques.
Voilà. À titre comparaison, quand la France ça en fait on parle de surcoo, c'est ce que le fait d'engager une opération coûte en plus que de ne pas pas en faire. Euh à titre comparaison juste par exemple la France lorsqu'on était vraiment très actif en Afghanistan au Sahel en même temps euh on dépenser à peu près en surcoup 1 milliard 1 milliard par an 1 milliard entre 1 milliard 1 milliard et demi grands maximum par an de surcoût militaire de ce qu'on faisait mais donc là est-ce que ça vous paraît normal que pour les États-Unis ça soit 80 milliards alors dans l'absolu non en valeur relative malgré tout Euh oui bah c'est dire à la France c'est comme si on disait tiens voilà l'opération qu'on a fait ça ça nous coûte coûte de 10 milliards pour compléter tout ce qu'on a dépensé toute la casse et cetera ça commence à compter un petit peu mais à titre comparaison là aussi pendant qu'ils étaient engagés en Irak euh il dépensaient et l'Irak ça duré vraiment activement 2003 à 2008 il pendant cette période dépensé 1 milliard tous les 3 jours.
Mais Michel Goya, Michel Goya, si les congrès n'adopte pas une nouvelle loi de finance pour les temps de guerre, est-ce que les États-Unis pourraient potentiellement monter d' manquer d'argent pour des opérations cet été ? Donc ça veut dire que le Congrès va forcément adopter une nouvelle loi. Bah c'est ils vont s'endetter, ils vont payer un peu plus de dette.
Oui. H il y a trop de guerre. les trop de guerre coûte trop cher.
Mais alors il y a le prix fixe des équipements puis effectivement quand vous achetez des opérations, les marins, les militaires qui sont en opération, ils ont des primes de risque et des primes d'éloignement. Vous avez de la logistique en plus, vous avez du pétrole à payer pour tous ces bateaux, pour tous ces avions qui font les allers-retours. Et puis quand les avions ils vont gaspiller des centaines et des milliers d'heures de vol, ça fait de la maintenance supplémentaire.
Et c'est ça les surcûts qui qui vont s'ajouter sur le budget de base qui est le budget de fonctionnement classique d'une armée avec ses programmes, ses achats d'équipement euh et le salaire des militaires normals. Donc la question c'est est-ce que les Américains peuvent se permettre de rajouter des guerres et de faire des opérations tout été 3 semaines au Venezuela, en Iran, demain ou à Cuba ? Bah si le Congrès n'accepte pas de financer les guerres qui sont décédées par Trump, peut-être qu'ils vont aller au bras de fer pour dire à Trump bah désormais, si tu veux aller à Cuba, tu dois le faire avec notre autorisation.
Oui, mais avec si vous nous rejoignez, nous sommes en train d'essayer de comprendre comment les États-Unis vont faire pour continuer à financer les guerre qu'ils ont eux-mêmes commencé puisque il manque 80 milliards de dollars qui n'ont pas encore été votés par le Congrès américain et ça pourrait éventuellement poser quelques problèmes. Alexandre Ben quelques problèmes et ce qui est complètement paradoxal, c'est que Donald Trump est arrivé au pouvoir en essayant de mettre fin quand même aux guerres en disant que non pas d'aventure extérieure et cetera alors que c'est lui en quelque sorte qui a introduit la guerre en tant que norme des relations internationales et les métastases de la guerre aujourd'hui se se propagent un peu partout dans le monde et la guerre ça coûte cher. C'est-à-dire, c'est le contraire au business qui était au départ quand même le slogan, le mot clé de Donald Trump.
Alors justement, écoutons ce que Donald Trump a dit il y a quelques minutes à peine puisque il était en train d'inaugurer, voilà, il sort satisfait de son nouvel Air Force One. Vous savez, c'est cet avion, ce Boeing 747 qui lui a été offert par le Qatar. Il a été alors il n'a pas encore volé hein, il a été mis aux normes.
Trump très satisfait, voilà fait son signe habituel de victoire. Il descend très précautionneusement les marches parce que effectivement j'ai lu quelque part queil faisait attention. Il sait très bien que tout le monde le regarde quand il descend les marches.
Donc il fait attention, il s'arrête quelques instants, il est très bon en communication comme tout le monde sait et à son pupitre, voici ce qu'il a dit sur cet accord, cette ce protocole d'accord qu'il a signé, vous savez, à la grande surprise à Versailles mercredi soir. Désormais, nous avons un accord avec l'Iran et nous avons 60 jours pour tout conclure. Et si nous n'y parvenons pas, nous ferons des choses qui ne réjouiront pas les Iraniens.
Je ne pense pas que nous en arriverons là. Je pense que tout va très bien se passer. Rappelez-vous que si nous bombardons à nouveau, vous n'aurez plus de pétrole qui coule à flot depuismouse.
Car les gens qui possèdent ces bateaux à plusieurs milliards de dollars n'aiment pas que les missiles sifflent audessus de leur tête ou voir des mines flotter autour d'eux. Oui. Euh Michel Goya.
Donc Trump menace encore, on sait que il est content de cet accord, c'est-à-dire il le considère comme un bon accord, mais en même temps il évoque la question des mines et des possibilités de ce qui pourrait continuer à se passer militairement dans le détroit d'Ormouse. Il a pas lâché l'affaire. Oui.
Non, mais d'abord il faut bien comprendre que 90 % de ce que dit Trump est à destination des Américains et destination de son électorat. Le reste du monde, il s'en fout. Euh donc mais enfin ça nous intéresse quand même ce qu'il dit. [rires] Bien sûr.
Non mais ce que je veux dire c'est que là il s'adresse aux Américains en disant "Regarde, j'ai pas lâché la barre et que je je tiens ferme le l'affaire et donc je profère la 82e menace depuis le cesser le feu." À partir d'un certain nombre de menaces, on les Bon, je précise bien que vous avez donné ce chiffre au hasard Michel. Voilà parce que c'est peut-être plus que ça.
C'est probablement plus. Euh non, mais bien sûr euh voilà, il en même temps il est peu obligé de dire ça, dire voilà ben évidemment on est en période de négociation euh il faut qu'il quand même qu'il envisage euh qu'il mette un peu un peu un peu petit bâton quand même dans le dans l'affaire quoi. Et maintenant non, tout le monde sait très bien qu'il a qu'une envie, c'est de le camp de cette affaire, de s'en dégager et il est persuadé que voilà en corrompant les Iraniens, en balançant payant la rançon, les les inondants d'argent.
Oui. Tout en prétendant qu'il ne paye rien bien évidemment. Bien sûr, ça voilà c'est il a il va il achète la paix.
Il achète sa paix. Pour pour vérifier tout cela, nous prenons la direction de Washington où nous sommes avec Hélène Bonet. Hélène, bonsoir.
Vous êtes avec Morgan Pop en direct de Washington, de la salle de presse de la Maison Blanche. Hélène, est-ce que justement Donald Trump est en train de s'accrocher à cet accord ? Oui, c'est l'impression que ça donne, hein.
Vous avez évoqué le coût financier de cette opération militaire. Il y a aussi le coût politique pour Donald Trump auprès de l'opinion publique, mais aussi au sein de son propre camp. Il y a eu beaucoup de critiques euh ces dernières heures.
Donc oui, Donald Trump s'accroche à cet accord en maniant les incitations et les menaces. C'est le sonore qu'on a entendu il y a quelques instants qu'il a prononcé ce soir avant de se rendre à à Camp David pour le weekend. euh menace euh sur l'Iran, mais il y a aussi les coûts de pression euh qu'il a donné ces dernières 24 heures euh sur son allié euh israélien.
Il l'a expliqué un peu plus tôt dans l'après-midi qui a un journaliste de NBC qu'il avait eu au téléphone euh les Israéliens pour leur demander et bien d'accepter le cesser le feu avec le Esbola. Il n'a pas précisé s'il avait eu directement Benjamin Netaniaahou, mais en tout cas, une fois que cet accord a a été accepté par le Esbola et et semble-t-il Israël, et bien ce soir Donald Trump a fait l'éloge du premier ministre israélien. Euh donc, on le voit, il souffle le chaud et le froid en fonction des situations, mais le message reste très clair et il l'a dit d'ailleurs en interview à un journaliste américain, les Israéliens font ce que je leur dis de faire.
Donc Donald Trump montre qu'il est prêt à tordre le bras de son allié plutôt que de reprendre les hostilités. Il n'a vraiment pas intérêt à reprendre cette guerre et c'est ce qui ressort de toutes ces déclarations ces dernières heures. Merci beaucoup Hélène Bonet, vous êtes en direct, vous étiez en direct avec nous de la salle de presse de la Maison Blanche.
Pendant ce temps, les F16 sont encore en vol, en alerte. Ce sont des images que nous avons reçu il y a quelques instants du 7COM. Vous le voyez, ils sont ravitaillés en vol.
Stéphane Goldin, qu'est-ce que cela veut dire ? D'ailleurs, toute cette Armada est encore prête à pouvoir être utilisée, prête à l'emploi. Elle peut pas Si évidemment Donald Trump dit à tout le monde de repartir, ça n'aura plus aucun sens.
Écoutez, j'ai quitté l'État d'Israël hier et donc quand je suis monté dans l'avion, j'ai regardé sur le tarmac de l'aéroport et j'ai vu encore énormément d'avions de l'armée américaine qui étaient encore stationnés. Donc ces images que nous avons montré à mainise sur LCI encore, il y en a moins qu'avant mais il en reste quand même une bonne partie qui est de l'autre côté de l'aérogare. Donc on voit très bien que pour le moment d'abord il est très compliqué de faire rapatrier une armée en un claquement de doigt.
Donc tout ça va prendre d'abord du temps. Deuxièmement, on est toujours dans une phase où il y aura des négociations qui vont commencer pour 60 jours. Alors pour le moment, on est sur cet accord comme on appelle en Israël cet accord de la capitulation.
Mais concrètement on est toujours dans cette négative. Alors vous vous dites en Israël l'accord de la capitulation c'estàd capitulation des États-Unisation américaine c'est une capitulation parce que Trump lui il pense une capitalisation une capitulation iranienne bien évidemment Iraniens c'est une capitulation américaine et la et la preuve en est c'est que donc Israël est d'accord avec les la République islamique d'Iran Oui dans le fond oui parce que mais mais mais l'Iran, je vais vous dire l'Iran l'Iran a joué un très très bon coup dans cette affaire parce que dans le fond en mettant en faisant pression sur le gouvernement américain pour créer la pour mettre la question libanaise Oui, on va y venir un peu plus tement pour imposer à Israël de se retirer. Donc demander à Trump dans le fond de faire pression sur Israël dans le fond ça mettait un point entre Israël et et de ce point de vue ça a été efficace.
Ça a été efficace. Mais je voudrais simplement un petit mot simplement sur les 80 millions les 80 milliards de dollars simplement. Il faut comprendre aussi que on arrive dans une un moment des midtern et la majorité aussi risque de changer et donc la question du vote aux États-Unis aussi risque de modifier d'où aussi toute la campagne de Trump par rapport à cette guerre actuellement pressé.
Écoutons ce qu'a dit euh hier Pete Exess quand il était à à Bruxelles à propos justement euh de du point de vue militaire de la présence de la force militaire américaine en présence toujours sur place au Moyen-Orient. Nous serons prêts à reprendre les opérations si l'Iran ne tient pas ses engagements, à savoir renoncer aux armes nucléaires, abandonner ses ambitions nucléaires, céder ses matières nucléaires et fermer ses installations nucléaires. Le ministère de la défense est prêt à intervenir.
Nous préférons ne pas le faire mais nous nous y préparons. Bon euh vous l'avez entendu euh Pete Excess euh considère que tout est prêt à agir et euh vous attiriez notre attention à l'instant Xavier Tittleman sur la raison sans doute pour laquelle le SENC communi sur ces images que nous allons revoir ces images de F16 en vol aujourd'hui. Que se passe-tele gauche ? sous l'aile gauche de l'avion, ce qu'on voit alors on a l'impression que c'est des roquettes et des missiles mais en réalité là pour la première fois ils ont intégré des roquettes guidées lasers plutôt que d'avoir besoin de de détruire des shaedes ennemis avec des missiles RR qui coûtent des centaines ou des millions d'euros pour certains, ce que vous avez qui est tout petit pointu en grande sous l' gauche sous l'aile gauche là c'est des requêtes qui coûtent que quelques dizaines de milliers d'euros c'est UPKMS qui sont fournis notamment par BAE et qui un désignateur laser donc on accroche la cible et cette requête va remonter jusqu'à là jusqu'à cette cible Ça coûte beaucoup beaucoup moins ch et ça leur permet d'intercepter les cha sans avoir besoin de tirer des c'est nouveau qui est ça sous ces sur F16 est relativement récente et on sait justement que c'est les Ukrainiens qui l'ont qui ont essuyé les plâtres de la mise en œuvre de ce système là parce que ça a été développé par les Américains avec les Belges et cetera c'estàdire il essuyer les plâtres parce que c'était eux qui l'ont intégré avec beaucoup de difficultés sur le Ah oui avec de la difficulté ça n'a pas été évident de l'intégrer facile.
Vous n'avez pas l'air d'accord Stéphan Gold c'est pas si c'est pas si nouveau que ça. On a déjà vu ça nous en tout cas sur les thèes israéliens depuis un certain temps. Mais les Américains les intégrent très très récemment.
Voilà. Mais en tout cas en Israël nous on les avait déjà intégré depuis un certain temps ça. En RR en Oui oui oui.
La menace est toujours là disait Pitex Christian Macarian. C'est-à-dire que si l'Iran ne tient pas ses promesses nous reprendrons une action militaire. parce qu'il faut bien euh comprendre que ce mémorandum finalement n'a servi que à apporter finalement un cadeau d'anniversaire à Donald Trump, une signature euh quelque chose qui est soi-disant euh conclu entre les deux.
En fait, il y a vraiment rien de conclu. Tout est reporté à dans 60 jours. Alors, il y a la période de 60 jours qui est nommément citée clairement par le protocole.
Ce qui fait que évacuer toutes ces forces, si c'est votre question, dès maintenant, c'est très imprudent et totalement inopportun. Il faut au moins attendre les 60 jours avant de commencer un plan très progressif et conditionnel de retrait de retrait. On va voir aussi comment au bout des 60 jours les Iraniens gèrent la gestion comme il disent du D3 d'Ormous parce que là aussi c'est une question de 60 jours et ça va coïncider tout cela.
Donc on va voir si les Iraniens se comportent pas bien et si ils mettent à l'amende tous les bateaux. Je pense pas qu'ils feront cette erreur. Mais bon on est obligé d'y raisonner par hypothèse.
Les Américains gardent donc tous leurs dispositifs sur place. Mais pour élargir le propos comme vous semblez le faire sur ce mémorandum of understanding mou oui oui. J'essaie parfois d'élargir le propos et parfois de le rétrécir.
Ça va dans les deux sens. Je suis très pour [rires] donc le memorandum of understanding précise clairement dans son article 1, [raclement de gorge] il cite le Liban et ça c'est extrêmement conditionnel. Ça fait des Américains les garant eux-mêmes de leur accord vis-à-vis de l'Iran.
C'est-à-dire qu'il y a une inversion des rôles. C'est plus l'Iran qui doit bien. Oui, vous avez raison.
Le paragraphe 1, c'est la référence au Liban. Oui. Oui.
Donc euh et ça met les Américains dans une position, moi je j'étais assez halluciné quand j'ai lu ça, dans la position de devoir rendre des comptes. Oui. Ben bah et ils l'ont mis dans le paragraphe 1 pour pas que les Israéliens franchissent des limites inacceptables aux yeux des Iraniens.
Ouais. Là comme c'est le premier point de des 14 Oui. de de ces membres random qui en compte 14, je trouve que c'est quand même très fort et ça m'oblige à réfléchir.
Oui. Oui. Mais réfléchissons, réfléchissons.
Ça peut m'arriver et que si c'est rédigé de cette manière-là qu'on va retrouver car le mot Liban est recité une deuxième fois dans le texte plus loin. Oui. Et ça fait quand même deux fois.
S'il y a une telle insistance sur cela, c'est peut-être qu'il y a quelque chose comme un arrangement tacite entre américain et iranien qui serait et cette thèse cette thèse comm commence beaucoup à alors cette thèse nous intéresse beaucoup Christian Macarian mais gardez vos mots pour dans quelques minutes parce que nous allons y revenir dans le détail mais restons pour le moment sur un autre propos de Donald Trump assez étonnant au G7 à Évian par rapport à ce à ce mémorandum, à ce que Donald Trump considère comme un grand succès, il dit il dit dans ce son où nous allons partager avec vous qu'il ne veut pas rester dans l'histoire comme un certain autre président américain, le président Hoover, le 31e président américain. Je ne voulais pas qu'il y ait de catastrophe économique. Si on avait continué, ça aurait pu se produire.
Mais à chaque fois que nous avons parlé de la possibilité de la paix, nous avons vu le marché boursier décoller comme une fusée et ensuite redescendre. Vous savez le la bourse la bourse est plus intelligente que quiconque, même les personnes présentes sur cette scène à part moi, évidemment. Qu'est-ce que vous en pensez, Scot ?
Est-ce que la bourse est plus brillante que vous ? Non monsieur. Et ben dis donc.
Bon, on a vraiment l'impression là Sophia Mara enfin c'est pas une impression, c'est une certitude que Donald Trump ceux qui l'intéressent ce sont les marchés. C'est effectivement il ne saise ça serait que cela reste la situation que nous avons vécue depuis 3 mois reste comme une grande catastrophe économique. Oui, tout à fait.
C'est apparemment sa seule boussole. Sauf que les Américains, l'Américain moyen et bien ne s'occupe pas que de cela et ne s'intéresse pas qu'à cela. l'agriculteur qui est dans le Mid-Ouest et qui a besoin de de tracer ou de faire des des des centaines de kilomètres parfois pour aller d'un point A un point B.
L'inflation aussi qu' a causé cette crise et bien les stocks le market, le marché, la bourse ça ne les intéresse pas. Ensuite, la bourse ou l'amélioration de la situation de des places boursières n'a jamais été un critère pour juger le succès stratégique d'une opération militaire dans laquelle s'est impliqué la première puissance mondiale et qui a duré plus de 100 jours et qui au final n'a rapporté aucun succès politique ou stratégique. Donc il a beau parler de la bourse de tout de tout ce qui fait que de tout ce qui s'est calmé en tout cas le prix du pétrole depuis que les canons se sont tu critère pour juger son opération qui est un fiasco et ça je pense que lui-même le sait et comme vous le disiez tout à l'heure en plateau, il s'adresse d'abord à son public américain.
Qu'est-ce qui se passe à Hormous aujourd'hui ? Parce que là c'est un point concret. Et bien l'ouverture n'aura pas duré longtemps.
De mercredi soir jusqu'à cet après-midi, juste avant euh l'annonce qu'on va vous faire entendre de la part des gardiens de la Révolution, il y a quand même trois pétroliers iraniens mercredi après-midi qui euh portaient plus de 5 millions de barils qui ont quitté l'Iran pour pénétrer dans le golf d'Oman pour la première fois depuis l'établissement du blocus américain. Cependant, aujourd'hui, les gardiens de la révolution iraniens de la République islamique d'Iran ont envoyé ce message direct à tous ceux qui étaient dans le D3. Encore, le retrait d'Israël du Liban et la levée complète du blocus naval ainsi que le retrait des forces terroristes américaines du golfe Persique et de la région figure parmi les principales conditions de l'accord entre l'Iran et les États-Unis.
Le D3 d'Ormous restera fermé jusqu'à ce que ces deux conditions soient remplies. Tous les navires sont priés de ne pas s'approcher du D3 d'ormous pour leur propre sécurité. Tout navire qui défie cet ordre sera ciblé.
Bon alors on comprend pas très bien Alexandre Meln parce que non ne comprend pas très bien mais enfin on comprend que comme disait Sopia aucun problème de fond n'est réglé donc évidemment c'est le brouillard qui s'installe la confusion totale qui s'installe et d'ailleurs qui va continuer à mon avis c'est-à-dire on sera toujours dans cette espèce de zone grise ni guerre ni paix et cetera tout simplement parce que Donald Trump et c'est la marque de fabrique d'ailleurs de Donald Trump il confond finalement au fond l'annonce et le résultat. C'est-à-dire il annonce quelque chose et finalement il le reste le résultat et cetera, il s'en fiche. Donc c'est pour ça que il part du postulat qui d'ailleurs assez courant dans notre monde d'aujourd'hui c'est que c'est pas la vérité qui compte mais c'est l'interprétation de la vérité.
Donc c'est pour ça qu'il interprète pas le seul à penser comme ça. Bah c'est le monde de postvérité ça s'appelle. Donc le monde de postérité dans lequel nous vivons.
C'est cela que vous dénoncez. Donald Trump est un avatar. Ah oui, tout à fait.
Euh oui, mais ça c'est un fait ou c'est une interprétation ? Je pense que c'est une réalité. Toujours est-il que les gardiens de la révolution, vous venez de l'entendre, disent que le D3 d'Ormous est fermé, qu'il est refermé.
Alors que euh Christian Macarian, et c'est ça que nous allons essayer de comprendre, le porte-parole du ministère des affaires étrangères de euh la même République islamique d'Iran dit ceci : "Certains rapports médiatiques selon lequels le Tradormous serait fermé ne sont pas fondés. Donc, que se passe-t-il au plus haut sommet de euh Teran ?" Alors, monsieur Bara, oui, Ismaïl Bay, c'est lui B que vous venez de citer est rattaché au camp de monsieur Rali Baf, c'està-dire Oui. le président du parlement.
Voilà. et aussi du ministre des affaires étrangères Abbasarchi Abasarchi a accompli un pas qui intéresse pas du tout les occidentaux mais qui à l'intérieur de l'Iran a fait quand même a choqué sursauté surpris. Il a cessé de dire l'entité sioniste pour la première fois il y a deux jours et il a dit Israël.
Ah il a prononcé le mot Israël. Ça c'est très intéressant. Alors, il y a donc une tectonique des plaques qui est en train d'évoluer à l'intérieur du régime.
Personnellement, je crois que le régime des mol est mort euh et que on assiste à autre chose. Une une bataille rangée pour Oui, enfin rangée, feutré cette dictature militaire qui maintenant a assez pour schématiser parce que je pense c'est plus compliqué que ça mais schématisons à deux branches. L'une conduite par le président du parlement Rali Baf et l'autre par les passes d'aran les gardiens de la révolution.
Voilà les gardiens de la révolution mais là concrètement surous donc ils sont pas d'accord entre eux. Les gardiens de la révolution considèrent que la question du Liban sur le Liban Israël doit s'arrêter de bombarder. Euh il y a un flou sur le retrait.
Donc éventuellement si Israël s'arrêtait de bombarder et reste reculer un petit peu tout en restant présent vers le sud, à mon avis ça pourrait le faire. Mais pour l'instant, on n'est pas du tout sur ça puisque quatre soldats israéliens ont été tués il y a un jour et que Israël a répliqué et promet encore de répliquer. Donc si vous voulez pour les gardiens de la révolution, cet état de tension n'est pas conforme à l'article 1 du protocole d'accord qu'on a cité tout à l'heure avec vous Anne qui fait mention de l'intégrité et de la souveraineté du Liban.
Voilà. Mais une autre partie du régime euh exprimée par monsieur Barai euh le porte-parole du ministère des affaires étrangères considère qu'il faut passer l'éponge et continuer à avancer parce qu'il y a une démarche quand même globale et il faudra quand même qu'on arrive à en parler peut-être un peu ce soir, c'est que oui, on va en parler. cette affaire on parlera d'Israël cette affaire est une très bonne affaire pour l'Iran et que les gens responsables en Iran n'ont absolument pas envie de voir capoter ce memorandum euh ou ce protocole d'accord.
Alors euh euh des trit ouverts ou fermés. En tout cas, il y a des nouvelles règles de passage avec cette nouvelle autorité du D3 puisque tous les navires qui transitent par Hormous doivent maintenant s'enregistrer, obtenir un permis et une assurance 48 he avant d'être autorisé à emprunter cette voie maritime. Ce qui fait dire à Anthony Blincen qui est, je le rappelle, l'architecte de l'accord de 2015, il a été très pront à réagir à ce cette signature du mémorandum.
Voici ce qu'il dit. Vous pouvez le lire. La seule réussite entre guillemets, du cesser le feu est la réouverture probable du détroit d'ormouse.
Il dit probable, hein, il est prudent qui était ouvert avant le début de la guerre. Oui, mais le seul mot qui n'est pas prononcé, combien va coûter de passage à ces bateaux ? parce que personne ne parle de cette question du péage parce que il y a les Iraniens.
Oui. Donc ce que je disais c'est que pendant 60 jours, ça va être gratuit ce passage et après 60 jours, les Iraniens disent ça peut être payant. Après ça peut être payant.
Voilà, superché une bonne affaire mais après ça se termine et on voit on voit derrière tout ça aussi la guerre qui se profile au sein des instances du de l'Iran pour l'avenir de l'Iran en un c'est pas la première fois qu'on le dit sur ce plateau. On en a parlé déjà plusieurs fois sur ce plateau et on voit très bien que les gardiens de la révolution essayent aujourd'hui de resserrer les rangs et de je dirais de renchérir dans cette affaire de serrer la vis. de durcir et pour créer encore une fois le conflit.
Et derrière tout ça, d'ailleurs, il y a une information qui est passée aujourd'hui qui m'a qui m'a assez surprise où les gardiens de de la révolution aurait euh créé des cellules clandestines qui seraient passées en Irak et je sais Sopia que vous y étiez il y a il y a il y a quelques jours justement pour mener des opérations de drone par rapport au pays du golfe où il y aurait des bases américaines. Et donc on voit très bien que les gardiens de la révolution jouent un double jeu. La question que je me pose parce que il faut comprendre aussi que les Indérraniens sont quand même les rois de la négociation et dans le est-ce que dans le fond c'est pas quelque chose qui est je dirais préparé à l'avance entre les gardiens de la révolution et les autres justement pour continuer cette négociation et continuer à tirer le plus longtemps possible et les autres c'estàd le galiba d'accord donc ça serait une stratégie de leur part une stratégie à mon à mon avis je ne le pense pas à mon avis parce qu'on voit qu'il y a une disension depuis le début pos la etclage du système de pouvoir tel qu'il était auparavant qui était tenu par le guide suprême.
D'où la question, excusez-moi, d'où la question du Liban qui a été imposée par les gardiens de la révolution. On va y venir. Question restons sur les questions d'argent parce que une chose est sûre avec cette cet accord, en tout cas ce mémorandum, l'industrie pétrolière de Tran va aller mieux et pourrait même générer, tenez-vous bien, 60 milliards de dollars de revenus par an.
Justement grâce à ces passages de bateau, grâce à ces exportations qui reprennent déjà 8 milliards de recettes dès les deux premiers mois. 60 jours, ça fait 2 mois. Écoutons ce qu'a dit Donald Trump à propos toujours de cet accord au podcast du magazine américain Axios hier.
Vous aviez dit ne vouloir qu'une capitulation sans condition, mais ce protocole d'accord ne semble pas en être une. Et bien, en réalité, c'est probablement une capitulation sans condition. Oh là là !
Donald Trump effectivement il y a 15 semaines avait déclaré, je le cite, il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, sauf une capitulation sans conditions. Il avait pas précisé de qui. Elle a eu lieu cette capitulation. [rires] Non, elle a bien vu.
Précisez votre pensée Michel. Oui, bien sûr. C'est c'est je il y a le le décalage qui peut y avoir entre les objectifs qui a été affichés au départ et ce qu'il arrive à la fin he.
Je dire c'est énorme. Je dire je pense qu'on a rarement vu une guerre aussi mal conduite euh que celle de de de Trump quoi. Et on arrive une situation de bout en bout.
Elle est mal conduite pour vous. Ah oui, mal préparé. Mal même militairement parlant.
Oui oui oui. Mal préparé, pas assez de moyens. Puis ensuite on s'arrête en cours de route et on lâche son allié d'un seul coup.
Euh non non, c'est c'est une catastrophe absolue. Et puis à la fin, on aboutit même à donner des trucs qui étaient même pas demandés euh par les Iraniens, quoi. Je dire les Iraniens, on sait on on sait Bon, en tout cas, l'Iran va pouvoir rapatrier ses euh revenus de vente de pétrole parce que en plus, il va y avoir ça va être débloqué les sanctions bancaires.
Il y a la levée des sanctions qui va faire beaucoup d'argent. Oui, il y a le fond mystérieux et potentiellement de reconstruction même si c'est pas tout à fait ça de 300 milliards dans lequel c'est cousu d'avance ce sont les pays arabes les pays du golf les pays arabes victimes de l'Iran qui vont abonder au fond pour l'Iran ou alors là pour celles et ceux qui nous écoutent je précise il s'agit du du point 6 de ce mémorandum 300 milliards de dollars la somme est inscrit qui va fournir cet argent là, on peut se poser la question, ce sera sans doute les États du golf. N'oublions pas que Donald Trump critique toujours et encore le président, son prédécesseur Barack Obama qui lui avait fourni 1,7 milliards de dollars en cash en 2015 à la République islamique.
Et là, ce qui va se passer, c'est qu'il il va y avoir, pardon, plusieurs sources, c'est-à-dire d'une part ce sorte de plan marchal à 300 milliards de dollars qui va être financé par les victimes de cette guerre. sûrement que sont les États arabes, il va y avoir mais pourquoi ils vont financer, pourquoi ils le font ? Pourquoi ils vont accepter ?
C'est ce qu'on appelle le cash for calme. On achète le calme, ils achètent la paix, la tranquillité. Attendez, pas tout le monde en même temps.
Christian puis non alors allez-y Alexandre que sauf que il achète la paix peut-être d'ailleurs. Mais sur le dos de qui ? Du peuple irénien.
Mais ça, on en est ça, c'est-à-dire Non, mais il faut pas oublier quand même les objectifs euh initiaux de cette guerre parmi lesquels il y avait quand même changement de régime et c'est d'ailleurs soulager la population qui souffre énormément et on ne parle plus d'ailleurs de la souffrance, on parle d'argent. Donc alors il s'agit pour moi d'un total échec justement de Trump qui veut habiller justement en victoire mais il n'y arrive pas parce que en plus il s'agit aussi de la débandade de ce qu'on peut appeler la civilisation occidentale excusez-moi de parler un tout petit peu comme ça en ce terme là parce que l'Amérique qui était pendant longtemps quand même le phare de cette civilisation avantgarde je sais de quoi je parle parce que c'est l'Amérique qui a gagné la guerre froide et cetera et aujourd'hui c'est la défaite la démission et la trahison des idéaux qui avaient fondé. Oh, je sens votre déception Alexandre.
Je sens votre déception. C'était le phare. Maintenant, c'est le PH.
On est on est euh on est obligé de réfléchir. Je comprends très très bien votre raisonnement Alexandre, mais on est obligé de réfléchir un peu autrement aussi quand même. Si les Iraniens ramassent par trois fois le fond de 300 millions, le péage qui vont ça fait beaucoup heinquable 300 milliards milliards pardon milliard et non j'ai millions pardon pardon lapsus [raclement de gorge] 300 milliards plus le péage qui vont instaurer plus la levée des sanctions qui doit drainer au total comme ils disent eux-mêmes qu'il leur faut 300 400 milliards pour la reconstruction ce que JD Evens a nié d'ailleurs, il dit que bien sûr il leur faut plutôt 1000 milliards pour pour défendre pour défendre son son memorandum.
Mais donc si l'Iran est à ce point bien traité, il faut quand même se demander euh c'est pas que de la naïveté s'il y a pas derrière tout ça une autre idée des Américains h et cette idée dans laquelle les Israéliens deviennent d'un coup gênant, d'où la volonté de les latéraliser. Cette idée consisterait à [soupir] fabriquer une se une sorte d'intérêt commun entre les États-Unis et l'Iran pour le maintien de la paix dans cette région qui décrocherait l'Iran de son attitude précédente anti-américaine et ce que Trump a confirmé au G7 déviant quand il a dit il y a des gens très bien dans ce régime vous savez la phrase il a choqué tout le monde. Donc l'Iran serait une pièce du dispositif qui qui serait arraché à l'influence russe ou chinoise et qui reviendrait dans des rapports normalisés, certainement pas amicaux, mais normalisé avec les États-Unis puisque maintenant la partie nucléaire a pris une bonne dizaine d'années de retard après les bombardements américains israéliens qui contrairement à ce qu'on raconte ont beaucoup détruit.
Bon, en tout cas, question d'argent toujours Sopia Mara, les pays du golf qui pourraient payer ces 300 milliards de reconstruction, qui en quelque sorte achèteraiit la paix, leur tranquillité parce que c'est ça dont il dont il s'agit. Et bien selon Barack Ravid de Axios, Marco Rubiot, le secrétaire d'État américain prévoit dans quelques jours, la semaine prochaine un voyage ou donc au Moyen-Orient. au Moyen-Orient et il s'agirait pour le moment qu'il se rendent au Kouwait, aux Émirats arabes unis et à Bahrain.
Pour parler de quoi ? Sans aucun doute des de ce dont nous sommes en train de débattre sur ce plateau ce soir. Tout à fait.
D'abord d'abord sûrement aussi pour faire son à coup parce que si les armes ont cessé et que la signature a été faite, il ne faut pas oublier que ces pays se sentent laisés par les États-Unis qui ont Et vous pensez qu'il va faire son mec à culpa ? Alors oui, d'une certaine façon. Oui, je pense parce qu'avant de demander de l'argent, n'est-ce pas, n'oubliez pas que la tr a insulté le le prince héritier saoudien et copieusement que il a été très peu courtois avec certains responsables.
Il a dit qu'il voulait cramer le Bahrain. Rap. Oui, c'est vrai.
Voilà. Donc et alors que ces pays n'ont rien demandé et faire disparaître Roman aussi. Voilà.
Exactement. Donc donc ils ont rien demandé. Il a décidé d'une guerre mal préparée.
Il l'a perdu. Il l'a fait passer pour une victoire. Mais ça somme toutes, c'est pas très grave.
Ils se sentent en danger à cause de la présence de base américaines sur leur territoire. Ce qui est grave, c'est que en fait il a il a il a ouvert une boîte de Pandore, il s'en va, c'est son habitude. Il s'en va, il lâche les gens, il lâche ses alliés et puis il ne réalise même pas le mal qu'il fait autour de lui.
Donc là, je pense que Marco Robio est quand même euh beaucoup plus euh beaucoup plus diplomate, beaucoup plus responsable et beaucoup plus au fait de des méthodes de négociation ou de discussion au niveau des relations internationales. Donc je pense qu'il va y aller peut-être pour faire quelques courbettes mais évidemment comme vous le disiez Anne pour parler argent et voir à quel point et bien ces États du golf étaient prêts à participer [rires] à ce fond qui devrait bien regrouper 300 milliards de dollars. Et moi je ne pense pas que c'est un plan pour la paix parce que de paix entre l'Iran et les pays du golf il n'y en aura pas.
La haine est viscérale, elle est plus que jamais mais simplement pour avoir le calme et la stabilité concernant le nucléaire. euh sujet au combien épineux don qui euh je vous le rappelle ne sera euh réglé enfin théoriquement euh que dans 60 jours, même si bien sûr on peut penser sans trop se tromper que ça durera plus que 60 jours. D'ailleurs, ça a échappé à Donald Trump il y a quelques jours qui a dit que 60 jours finalement c'était un un deadline comme un autre.
Sous-entendu, ça sera sans doute plus. En tout cas, du côté iranien, l'Iran a toujours imaginé que sa capacité d'être au seuil au seuil du nucléaire était suffisante justement pour dissuader les États-Unis et Israël d'attaquer. Bien, c'est pas du tout ce qui s'est passé puisque justement la République islamique d'Iran a été attaquée en juin 25 et en février 26.
Alors que si on compare la Corée du Nord justement, elle a déclenché son premier essai nucléaire réussi en 2006 et elle dispose aujourd'hui d'un arsenal de 60 armes voire plus et que Donald Trump qui vous vous souvenez avait essayé de se rapprocher de Kim Jong Hun et bien aujourd'hui ne profè plus aucune menace sur la Corée du Nord. Écoutons ce qu'a dit hier le président de la Corée du Sud à propos de cette analogie. Le président Trump a dit qu'il était regrettable que nous n'ayons pas pris de mesures concrètes plus tôt avant que la Corée du Nord ne dispose d'un nucléaire.
C'est ce qu'il a dit et je suis d'accord avec lui, mais j'ai indiqué que nous ne devrions pas aborder la question nucléaire nord-coréenne de la même manière que nous traitons les autres pays en ce moment. 지금은접하면 Michel Michel Goya. Donc là effectivement, est-ce que l'Iran va suivre ce modèle ?
Qu'est-ce que est-ce que finalement ça va pas avoir l'effet inverse ? C'est-à-dire que les Ianiens vont se dire "Mais du coup, pour être tranquille, il faut qu'on fasse plutôt comme les Coréens." Oui.
Non, mais si vous voulez, c'est si tu veux la paix, euh c'est pas prépare l'arme nucléaire, mais dispose de l'arme nucléaire. Euh et effectivement oui, d'un seul coup c'est c'est évidemment beaucoup plus dissuadif que de se préparer là. [rires] Au contraire c'est ça en fait c'est une connerie.
Je pense que les Ianiens voulait se préparer mais en fait ça ça leur pas réussi. Au contraire au contraire c'est extraordinairement stressant. C'estàd vous avez un pays a priori hostile euh qui euh qui vous dit je suis je suis juste sur le seuil de l'arme nucléaire et je veux juste rester euh être capable en quelques mois de développer une arme nucléaire si je le veux.
En fait c'est extraordinairement stressant. Donc vous avez qu'une envie, c'est de frapper et de détruire avant qu' justement franchisse le seuil parce qu'après ce sera trop tard. Euh donc c'est pas forcément une stratégie très dissuasive et d'ailleurs on le voit bien ça pas tellement pas dissuadé que l'Iran a été attaqué et a frappé.
Euh maintenant ce qui est intéressant c'est Corée du Sud. Corée du Sud il disent attendez un le fiabilité protection américaine euh pas génial. Ouais, moyen moyen euh de euh nous coréen, ben on a les parfaitement les moyens de de disposer de sa propre arme nucléaire et donc si on veut vraiment dissuadif euh au moins vis-à-vis de euh de notre voisin du nord euh bah c'est c'est un débat hein qui a en cours en Corée de Sud.
Euh bon bah peut-être qu'il faut y réfléchir de la même façon qu'à Taiwan aussi. À Taiwan alors c'est un vieux débat où on se dit ouais bon finalement pourquoi pas. Alors ça signifierait sortir du TNP du traité non prolifération en fait faire exploser le traité de prolifération qui est pour l'instant ce qui est un peu la dernière vache sacrée des traités internationaux mais qui quand même connaît quelques un certain nombre de fissures.
Alors sur le programme nucléaire iranien sait que Donald Trump a je ne sais combien de fois prétendu qu'il avait été éradiqué. Donc aujourd'hui, Donald Trump est assez vexé quand qu'on pense pas comme lui, surtout quand on ne dit pas comme lui, quand on ne s'exprime pas comme lui. Donc Donald Trump s'est exprimé pour dire ceci.
Tout le monde doit dire ce de mot anéanti. Tout le monde doit juste répéter ce que je dis. Anéanti, anéanti, anéanti.
La méthode qu hein chez Donald Trump. Ceci dit, ça marche pas trop mal puisque quelques heures plus tard, on a entendu JD Vens, son vice-président, prononcer ces mots. Le programme nucléaire iranien est complètement anéanti.
Leur capacité d'enrichissement de l'uranium, leurs installations pour enrichir l'uranium et développer une potentielle arme nucléaire sont détruites. Leurs sources militaires anéanti, leur capacité de menacer leurs voisins anéanti. Et désormais, il montre l'envie de se conformer aux prochaines étapes de l'accord proposé par le président Trump.
Ouais. Bon, visiblement, Stéphan Goldin, il faut que tout le monde parle d'une même voix. Ceci dit, ça a l'air de de marcher là vo enfin non, c'est je sais pas si ça a l'air de marcher parce que concrètement, j'ai l'impression que les Américains ont eu quelques oublis ces dernières ces derniers jours.
On parle plus des 440 kg. L'uranium enrichit un taux relativement élevé. On parle plus aussi d'énormément d'uranium qui a été enrichi à une hauteur de 20 %. 20 % exactement.
Et on a toujours et les Iraniens ont toujours dit qu'ils continueraient à enrichir l'uranium. D'ailleurs, il me semble dans les que dans les 14 points du ru euh c'est dit à un moment donné. Euh mais dans le fond, quand on regarde tout cet accord, on a l'impression d'être à Las Vegas pour pour les Iraniens.
C'est c'est winwin, c'est jackpot à à chaque à chaque case, je dirais. Et concrètement c'est tout cet argent qui va arriver sur le territoire iranien, malheureusement, il ira pas au peuple iranien. Il ira encore une fois au financement de cet Uranum Mirchi, au financement et la restructuration des missile balistique et de l'industrie des missiles et il ira aussi pour continuer à financer les proxis iraniens qu'ils soi au Liban, qu'il soit en Irak, qu'il soit au Yémen ou ailleurs, plus toutes les opérations terroristes qui seront menées à l'intérieur sur le monde entier.
Donc on voit très bien que dans le fond ces Ianiens et le peuple, je parle pas du peuple iranien, je parle du régime des Molas a reçu une légitimité, une imprimatura comme on dit en italien, un tampon qui va leur donner toute la possibilité de continuer ce travail et dans le fond c'est vrai, ça va ressembler à ce qu'a fait la Corée du Nord avec et aujourd'hui on voit le résultat. Alors il y a il y a quand même à propos du mot anéantir et à propos enfin c'est une nouvelle technique de communication très répandue. Il faut trouver un mot clé et marteler ce mot clé, répéter ce mot clé.
Donc c'est pour ça que J dit Vin quand il prononce ce mot clé, c'est un peu comme perroquet qui est juste pour diffuser ce message qui marque les esprits. C'est pour ça d'ailleurs qu'on en parle aujourd'hui. Mais deuxième chose et d'ailleurs il y a un phénomène qui passe à totalement sous les radars.
Je voudrais bien parler de la Russie encore dans ce contexte parce que on oublie qu'il y a une station nucléaire russe à Boucher qui se qui se trouve en Iran. Et donc aujourd'hui en Russie, il y a un vrai débat à propos de possibilité d'utiliser justement, ils se sentent concernés et la stratégie de Trump risque de remettre en celle la Russie à la matière, c'est-à-dire la Russie pourrait revenir en quelque sorte sur la l'arène internationale avec cette imprimatura que vous avez évoqué tout simplement en disant "Mais nous ne pouvons quand même s'occuper de cette affaire-là, c'est-à-dire d'illusion, enrichissement et cetera." Mais la question que je voudrais poser quand même de façon plus générale, est-ce qu'on peut faire confiance aux dictatures donc et aux dictateurs ?
Donc il y a aucun crédit finalement. Le protocole comporte le mot melting down, c'est-à-dire la dilution. La dilution comme on le sait tous, sans être ingénieur nucléaire est réversible.
Je peux désenrichir et je peux réenrichir ce que j'ai désenrichi. Donc ça c'est clair. Mais il y a un autre scénario.
Euh j'ai écouté Stéphane ce que vous avez dit et c'est quand même de loin le plus probable c'est sûr. Mais il y a quand même une autre possibilité. Et si le régime avait muté ?
Et si des gens autour de Ralbov et d'autres cercles, imaginez que justement avec autant d'argent, il faille relancer le régime en se lançant dans une action sociale, économique, surtout pour donner un autre tournant au régime sans renoncer au nucléaires. pour autant parce que ça je crois pas qu'ils y renonceront mais essayer d'avoir un mode de coexistence plus pacifique et notamment d'avoir une attitude beaucoup moins virulente à l'égard ou à l'endroit d'Israël. Ça c'est un scénario peut exister dans ce cas.
Pourquoi l'Iran continue de refuser l'accès à l'IAEA sur son territoire ? Alors, normalement la IEA est dans est dans le est dans le mémorandumandum mais pour le moment la semaine dernière encore il de voilà. Oui.
Enfin dans le mémorandum il y a le contrôle de la IEA qui prévu mais est prévu. Mais passons justement à Israël puisque cette nuit de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait 47 morts et près d'une centaine de blessés. De son côté, Israël a annoncé aujourd'hui la mort de quatre de ses soldats au sud Liban dont un haut gradé.
Et surtout aujourd'hui, à 16h est entré en vigueur un cesser le feu entre Israël et le Esbola. Alors ce cesser le feu, c'est tout de même le 5e depuis le mois d'avril. Il a été négocié via le Qatar.
Arthur Saradin, vous êtes à Beou au Liban. Est-ce que ce cesser le feu est une réalité ou est-ce que une fois de plus ça ne va absolument pas fonctionner ? Alors, j'allais dire oui et non.
J'étais aujourd'hui moi dans la région de Nabatiillé au sud du Liban et c'est vrai que toute la journée avant cette déclaration de cesser le feu, ça a été un chaos comparable aux plus grosses journées de la guerre de ces dernières semaines avec toutes les 5 minutes d'immenses bombardements au cœur de la ville dans les villages alentours sur les collines voisines. C'était très impressionnant avec la sécurité la défense civile qui était dépêchée partout. À partir de 16h, ces frappes elles ont quand même continué.
On avait décrété, on a enfin les médias par voie de presse, on a appris que cet accord entrait en vigueur immédiatement. Il y a quand même eu des combats avec le Hzbolah qui ont été rapportés. Il y a quand même eu des bombardements qu'on a pu constater qui se sont déroulés dans la région de Nabatillé un peu moins ces dernières heures.
Mais les civils restent très prudents. Ils ont tous quitté cette localité pour rejoindre la côte ou Beou la capitale et se mettre en sécurité. Et puis il y a encore un point de tension majeur, c'est la présence israélienne dans cette partie du sud du Liban avec l'armée israélienne qui pour l'instant dit ne pas vouloir retirer ses troupes de ces territoires occupés.
Ce qui est un point qui d'après l'Iran a été négocié qui fait encore partie du nœud au sud du Liban qui met en danger tout l'accord régional. Bon Stéphane Goldine, expliquez-nous à quoi servir ce 5e. J'allais dire mais c'est le 5e, c'est c'est le feu entre Israël et le Esbolard parce qu'on a vraiment du mal à y croire.
Non, on a du mal à y croire en espérant. J'imagine que vous aussi. Moi, j'ai du mal à y croire évidemment comme vous tous.
Euh j'espère enfin qu'il arrivera peut-être à être effectif avec peut-être une pression américaine. On a bien vu qu'il y a une pression américaine et Qatari sur Israël pour accepter se cesser le feu. Israël va rester dans la bande de sécurité qu'elle a mis en place au sud de Liban parce que qu'on le veut ou non, un tir répondra à d'autres tirs.
Or c'est ce qu'on a encore vu. Vous êtes en train de nous dire qu'il y aura pas de feu. Si le Attendez si lebola tire Israël rpostera d'une façon automatique.
Les choses sont clair là-dessus et je pense que les Américains sont sont prévenus dans dans cette donc c'est tout pression américaine que ça été c'est une pression américaine. Je vais vous dire le le le actuellement en Israël et le premier ministre israélien n'avait aucun intérêt d'accepter. C'est le fait c'est c'est peu politiquement le prés le le premier ministre israélien est en est en campagne électorale et aujourd'hui se dresser contre Donald Trump sur cette affaire, c'est dans le fond aller contre sa base électorale et donc il avait pas le choix et donc il aujourd'hui le gouvernement israélien se trouve dans un dilemme dans cette affaire et donc pour le moment la seule chose qu'elle a pu maintenir c'est le maintien d'une présence israélienne pour le moment au sud de Liban pour préserver pour préserver sa population du nord.
Parce que je voudrais quand même rappeler une chose, c'est que juste après cesser le feu, il y a eu quand même des drones du Resbola qui ont été tirés sur le territoire israélien. Or, on parle toujours dans l'ensemble des médias à dans le monde entier des tirs israéliens sur le Liban, mais on parle jamais des drones du resbola sur le territoire israélien qui tous. Vous plaisantez, vous plaisantez.
On en parle absolument tout le temps sur ce plateau. Non, non, franchement on en parle si on en parle, on en parle absolument on en parle sur sur LCI justement pour raconter ce cette ce drame sans fin entre Israël et le Liban. Alors, j'ajouterai euh ce Alors là euh vous allez réagir euh vous Stéphan Goldin, mais les autres personnes aussi sur ce plateau, le tweet de du ministre Benir du gouvernement.
Oui, voilà. Je vois bien la tête que vous faites. Attention parce que le ministre israélien de la sécurité nationale, voici ce qu'il a écrit, ce qu'il a posté tout à l'heure.
Pour chaque larme d'une mère israélienne, 1000 mères libanaises doivent pleurer. Le Liban tout entier doit brûler. Et j'ajouterai avant de vous faire réagir Sopia Mara un poste d'un autre ministre de d'extrême droite dans le gouvernement Netaniaou d'Israël aujourd'hui Balel Smotrich qui a dit ceci le ministre des finances israéliens il faut faire parler le feu ouvrir les portes de l'enfer c'était pour ajouter à ce que venait de dire le ministre Bw Oui. réaction de ces deux ministres suprémacistes à elle elle vient suite à la mort de quatre militaires, voilà, israéliens israélien dans une confrontation avec le esbola.
Donc on ne s'attend à rien de moins de leur part. C'est des deux ministres qui ont tenu à plusieurs reprises des propos évidemment out tranciers, racistes et qui ont été critiqués d'ailleurs en Europe. Ils sont désormais pour certains enfin pour l'indis.
Ce que ce que je veux dire ici, c'est que le problème, il dépasse les déclarations de ces deux hommes qui posent problème. C'est que vous avez en Iran un pouvoir des mola qui a imposé à l'Amérique de faire en sorte que et bien ça se calme sur le front libanais pour que la paix soit sanctuarisée au Moyen-Orient. Donc il se tirent un peu une balle les Américains en signant ça parce que est-ce qu'ils peuvent tenir les Israéliens ?
Est-ce que non, ils peuvent pas les tenir ? Et dans le même temps, vous avez les Iraniens qui ont imposé ça mais qui dans le même temps via leur proxy libanais tire sur les Israéliens. Parce que vous avez raison Stéphane, il y a des tirs mais ce qu'il faut aussi dire c'est que Israël ne veut pas se retirer du sud Liban donc euh renforce la légitimité entre guillemets légitimité du esbola et elle reste sur un territoire libanais.
Or, qui dit occupation ? Ben dit résistance à cette occupation, même quand il s'agit d'une milice qui est un proxy de l'Iran et qui est responsable des pires exaction. Oui.
Alors euh et et les rapports entre Israël et les États-Unis sont devenus de plus en plus compliqués. On va essayer d'en d'en débattre sur ce plateau, mais écoutons d'abord ce qu'on a dit hier. le Jens, le vice-président américain euh dans la salle de presse de la Maison Blanche.
Il y a des personnes au sein du cabinet de Bibi qui se permettent de critiquer l'accord avec l'Iran et parfois même d'attaquer personnellement le président des États-Unis. À ces personnes, j'adresse deux messages. Le premier, Donald D Trump est à l'heure actuelle et dans le monde entier le seul chef d'état qui éprouve de la sympathie à l'égard de la nation israélienne.
Le deuxième point, c'est qu'au cours des trois derniers mois, 2 tiers des défenses qui ont protégé votre territoire ont été construits par des mains américaines et payées par le contribuable américain. Bon, Christian Macarrian, on voit bien là que le vice-président des États-Unis émet des doutes sur ce cette stratégie. En tout cas, c'est ces mots du Premier ministre Benjamin Netaniaahou fort récemment qui critique des avou pratiquement un allié.
Donc il dit c'est pas une bonne stratégie d'attaquer finalement verbalement le seul allié qui vous reste. Oui, mais c'est une charge sans précédent. Oui, parce sans précédent.
Absolument. dites-nous en quoi de la part des des États-Unis et du vice-président des États-Unis parce que ça consiste à reprendre le langage précis exact des ennemis d'Israël en tant qu'État à savoir sans l'aide de l'Amérique, sans l'argent de l'Amérique, sans l'armement de l'Amérique, sans la sueur au front des contribuables américains, c'est ce qu'il vous n'êtes rien, vous n'arriverez à rien. Israël n'existerait plus.
Et là, c'est dû c'est c'est complètement inédit. C'est dû jamais entendu à ce stade là de l'État qu'on appelle les États-Unis d'Amérique. Et je pense qu'il y a il y a quand même quelque chose derrière qui est éminemment lié à la politique intérieure.
C'est évident. H euh Jens se lance lui-même dans la campagne présidentielle avec beaucoup de beaucoup d'anticipation H et il a décidé de rejoindre le bord républicain qui commence à avoir de très sérieux doutes sur Israël et sur le lien qui unit Israël et États-Unis. À mon avis, ça ne changera pas pour autant euh la ligne générale des États-Unis.
Je ne le crois pas mais on ne peut qu'être très surpris par la virulence de la charge et le langage choisi par euh JD VS. Alors, vous allez être encore plus surpris ou peut-être ne le serez-vous pas, surtout si vous écoutez euh euh attentivement LCI par ce son que je vais partager avec vous maintenant qui sont les paroles de Donald Trump. Donald Trump tout à l'heure, il y a quelques instants, qui comme on l'a dit euh tout à l'heure euh descendait de cet avion, cet avion, son nouvel avion Air Force One qu'il avait été visité.
Il est arrivé devant un pupitre, il a parlé de plusieurs thèmes et il a en quelque sorte désavoué son vice-président et cette virulence de Jed qui a été noté par Christian Macarian pour dire autre chose à propos du premier ministre israélien. Nous nous sommes bien battus avec les Israéliens et nous avons de bonnes relations avec eux, des relations formidables même. Leur premier ministre Bibi Netaniao est un guerrier et il est de notorié publique qu'Israël devrait lui donner plus de crédit parce qu'il le mérite et nous avons de très bonnes relation avec lui avec tous les Israéliens.
H bon euh de de quoi s'agit-il là ? C'est un revirement Donald Trump. C'est le chaud et le froid.
C'est quelle est la réalité ? Comment elle comment vous Stéphane Goldine vous percevez cette relation pour le moins complexe aujourd'hui et au bord du gouffre je dirais ? entre Benjamin Netanyahu et les États-Unis d'Amérique.
C'est un revirement de cette situation sans lettre parce queon a vu déjà Donald Trump souffler le chaud et le froid. Faut savoir que dans les relations entre les États-Unis et Israël, c'est pas la première fois qu'il y a ce chaud et ce froid. Ça date, je dirais, de dès 1956 au moment de l'opération suis qui a continué au fil au fil des temps.
Donc c'est comme un vieux couple avec à un moment donné des tensions dans ce couple là. ce couplà, c'est vrai que ces tensions sont beaucoup plus rudes. Et derrière tout ça, il y a aussi la question de la du fait que Bibi Benjaminanou se trouve dans une situation électorale qui est très compliquée et très compliquée parce que comme je le disais tout à l'heure, il perd sa base électorale actuellement par rapport à ce qui se passe au Liban et ce qui s'est passé en Iran et par rapport à cet accord de capitulation qui a été signé sans que dans le fond Israël a été je dirais autour de cette négociation sans que Israë a pu participer à cette négociation.
Cela avait déjà commencé au moment où il y avait eu ces premières négociations avec le Pakistan. Pakistan qui ne reconnaît pas d'ailleurs l'État d'Israël. Et d'ailleurs à l'époque déjà Israël s'était déjà offusqué de de cela.
Mais on voit très bien que on joue avec le feu et avec le chaud et le froid dans cette affaire. Aujourd'hui, c'est Jilly Van qui a dit certains propos sur Benjamin Nathanahou et ce soir de Donald Trump. on demain ça risque d'être encore autre chose.
Donc concrètement on est dans une situation où en Israël on ne sait plus sur quel pied danser par rapport aux déclarations de Donald Trump. Oui. Sauf que les services de renseignement américain ont averti l'administration Trump et c'est pas la première fois que Benjamin Netaniaahou serait susceptible de prendre des mesures qui pourraient compromettre ce nouvel accord de paix.
Christian Macarrian, ça ne vous étonnera pas. Non, ça m'étonne pas du tout et je trouve que l'attitude de Trump rejoint l'hypothèse que je soulevais tout à l'heure. C'est-à-dire, il y a un deal avec l'Iran qui est tellement