Anne Hidalgo était l'invitée de RTL (première partie)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Faut-il rouvrir les restaurants pour de vrai à Paris, terrasses et salles ?
- 1:19RelanceRéponse partielle
Le 22 juin, c'est trop tard ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Les restaurants pourront-ils garder leur place sur les trottoirs de manière pérenne ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Vous n'êtes pas fermée à ce que cette charte devienne une charte pérenne ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes favorable au plan Marshall d'Agnès Buzyn pour les commerces ?
- 4:24RelanceRéponse partielle
Sur l'amplitude horaire des commerces ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05PrésentateurFait
« Elle est arrivée en tête du premier tour des municipales en mars avec 29,3% des voix contre 22,7% à la candidate LR Rachida Dati et 17,3% à la candidate En Marche Agnès Buzyn. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Oui, je pense que bien sûr en prenant encore des précautions et en travaillant avec les restaurateurs qui sont tout à fait responsables. »
- 2:16Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'on a voté un plan de 200 millions d'euros à Paris pour venir en aide aux entreprises et notamment aux restaurateurs. »
- 4:04Invité politiqueChiffre
« Le plan Marshall que j'ai proposé, et d'ailleurs soutenu par l'ensemble des groupes du Conseil de Paris, c'est des aides financières, des exonérations de six mois. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Oui, il y aura Paris-Plage. »
- 6:01Invité politiqueFait
« Alors, du 18 juillet à fin août, pour pouvoir couvrir l'essentiel de l'été. »
- 6:51Invité politiqueFait
« La plupart, oui, parce que d'abord, ce sont des pistes que nous avons pu faire. »
- 9:22Invité politiqueFait
« Alors, on est en train de mettre en place des boxes à vélo, qui sont des sortes de grandes boîtes énormes. »
- 10:41Invité politiqueFait
« Vous savez qu'on est soumis beaucoup plus qu'auparavant à un changement climatique et à des écarts de température. »
Temps de parole
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- Présentateur15 %
- ?3 %
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RTL Soir, Thomas Soto. Elle est arrivée en tête du premier tour des municipales en mars avec 29,3% des voix contre 22,7% à la candidate LR Rachida Dati et 17,3% à la candidate En Marche Agnès Buzyn. Trois femmes qui se retrouveront au second tour le 28 juin dans la capitale. Anne Hidalgo est l'invité d'RTL Soir. Bonsoir Anne Hidalgo. Bonsoir Thomas
Soto.
Bienvenue dans RTL Soir. Ma première question est très simple. Faut-il rouvrir les restaurants pour de vrai, pour de bon à Paris, autrement dit pas seulement les terrasses mais aussi les salles ?
Oui, je pense que bien sûr en prenant encore des précautions et en travaillant avec les restaurateurs qui sont tout à fait responsables. Je l'ai vu notamment sur l'ouverture des terrasses. On a vraiment organisé tout cela avec eux. Ils ont besoin maintenant qu
'on
reprenne le plus vite possible. Dès demain, si c'est possible, évidemment, qu'on reprenne cette activité. Vous savez, je pense que les Français, les Parisiens ont été très sérieux pendant tout le confinement. Ils respectent les gestes barrières. D'ailleurs, le résultat sur l'épidémie s'en trouve confirmé. Et maintenant, il faut vraiment pouvoir reprendre aussi cette activité économique.
Sans attendre
le 22 juin, donc c'est trop tard ? Ce
n
'est
pas trop tard, mais il faut vraiment aller vite maintenant. Je pense qu'il y a une doctrine nationale qui mérite d'être quand même un peu assouplie. Par exemple, sur Paris, je pense qu'on n'est plus du tout en zone orange et encore moins en zone rouge.
Paris est en zone
verte aujourd'hui, d'après vos
informations ? Je pense
que, d'après les indications que nous avons, nous devrions être en zone verte. Donc, il faut qu'on avance, qu'on puisse continuer à s'appuyer sur les gestes barrières, sur des réflexes qui sont respectés par nos concitoyens, mais que l'on ouvre, qu
'on
donne un peu plus de liberté et qu'on soit vraiment en réaction à cette crise économique et sociale qui est là.
Les
restaurants ont pris davantage de place sur les trottoirs pour installer, organiser, improviser leurs terrasses. Est-ce qu'ils pourront garder cette place prise sur la rue de manière pérenne ?
D'abord,
j
'ai vraiment voulu les aider, avec des aides financières. Vous savez qu'on a voté un plan de 200 millions d'euros à Paris pour venir en aide aux entreprises et notamment aux restaurateurs. Et puis, j'ai souhaité aussi, bien sûr, donner cette possibilité. On a fait quelque chose qui a été fait rapidement et avec un esprit pas bureaucratique du tout, puisque nous avons fait une charte que les restaurateurs doivent respecter. Et c'était une forme de déclaration préalable. Et je constate que vraiment beaucoup d'entre eux jouent le jeu.
D'ailleurs, je l'aurais dit, si la charte n'est pas respectée, notamment sur les nuisances sonores, sur le fait qu'il faut quand même évidemment laisser du passage, ne pas être sur des zones de stationnement pour personnes handicapées ou des passages pompiers. Pour tout le reste, les restaurateurs ont la liberté, y compris de nous proposer des beaux aménagements. Et je veux leur dire merci parce que...
Donc, vous n'êtes
pas fermée à ce que cette charte devienne une charte pérenne ?
Je ne suis pas fermée du tout. Après,
il
faudra que dans le droit, puisque tout ça a pu être fait, puisque nous sommes dans une situation d'urgence où on a pu raccourcir les délais et prendre ce type de décision. D'ailleurs, que j'avais évoquée en Conseil de Paris, puisque j'ai tenu un conseil municipal le 18 mai dernier, pour que ce ne soit pas une décision unilatérale de la mer, mais véritablement débattue et portée par l'ensemble du conseil municipal. Si on peut enteriner, en tous les cas pérenniser un certain nombre de ces terrasses, bien sûr que je suis favorable à cette liberté nouvelle.
Pour aider les commerces à faire face à la crise, Agnès Buzyn propose un plan Marshall permettant pendant un an une liberté des horaires d'ouverture des commerçants. Est-ce que vous y êtes favorable
? Le
plan Marshall que j'ai proposé, et d'ailleurs soutenu par l'ensemble des groupes du Conseil de Paris, c'est des aides financières, des exonérations de six mois, c'est-à-dire de mars à septembre, exonérations complètes, par exemple, des taxes et des droits à terrasses, et puis ces fameuses terrasses qui permettent d'étendre le domaine d'intervention des commerçants.
Sur cette question des horaires
et
de
l'amplitude
horaire ? Les horaires, c'est aux commerçants de dire si c'est ça. Vous savez, vous pouvez faire une amplitude des horaires, les gens viennent au restaurant à certaines heures, le matin au petit déjeuner.
Elle parle de tous les autres commerçants,
pas seulement les restaurants.
Ça peut être une mesure, mais en tous les cas, je ne l'ai pas entendue, comme une mesure demandée, comme faisant partie d'un plan Marshall. Un plan Marshall, c'est d'abord des moyens financiers et de la liberté donnée aux restaurateurs et à l'ensemble des entreprises pour les accompagner. D'ailleurs, la ville de Paris participe aussi à un fonds qui a été déclenché par la région Île-de-France. Donc, on s'est joint pour venir en aide, avec un guichet unique, venir en aide à toutes ces toutes petites entreprises qui vont être et qui sont déjà en difficulté. Donc, elles ont besoin d'argent.
D'argent,
d'abord d'argent. La plupart, voire tous les événements culturels extérieurs ont été annulés. Et dans ce contexte, est-ce qu'il y
aura
une édition de Paris-Plage cette année à Paris ?
Oui, il y aura Paris-Plage.
Il y aura Paris-Plage.
En fait, c'est vrai que cet été à Paris, et on y travaille depuis d'ailleurs le confinement, beaucoup de Parisiens ne vont pas partir en vacances. Beaucoup de visiteurs vont peut-être venir à Paris, plutôt des visiteurs d'autres provinces, d'autres régions de France que de l'étranger. Et on veut vraiment les accueillir et garder cet esprit de fête à Paris. Donc, il y aura une édition de Paris-Plage.
Vous reconnaissez les dates déjà ?
Alors, du 18 juillet à fin août, pour pouvoir couvrir l'essentiel de l'été. Bien sûr, avec le respect des gestes barrières. Donc, ça sera une édition un peu différente. Par exemple, sur le bassin de la Villette et bien sûr sur les quêtes Seine. Mais sur le bassin de la Villette, j'ai aussi souhaité qu'on réponde favorablement à la demande de tous les restaurateurs, qui était de dire « Laissez-nous nous installer aussi sur les bords du bassin, pour pouvoir rattraper un peu
d'activité. » Donc, on pourra manger
à
Paris-Plage.
Voilà, absolument.
Les pistes cyclables, donc 50 km de Corona-Piste, comme on l'entendait à 18h, ont été dessinées sur des voies réservées habituellement aux voitures à la faveur du déconfinement. Sur ces 50 km, les 50 vont rester, vont demeurer ?
La
plupart, oui, parce que d'abord, ce sont des pistes que nous avons pu faire. J'ai demandé dans un premier temps qu'on mette en place des tracés le long des lignes de métro les plus utilisées. La 1, la 13 et la 4, donc c'est ce que nous avons fait. Et puis, il y a des pistes qui sont en train de fleurir un peu partout, des pistes très symboliques, comme celle de la rue de Rivoli,
qui en fait
est un succès.
Ça va rester une piste
strictement cyclable
ou pas ? Je le souhaite,
vraiment.
Donc, zéro voiture.
Zéro voiture, vous savez qu'il y
a
une voie qui permet à la fois aux taxis, aux bus, aux commerçants. Et je souhaite, dans la proposition que je ferai pour enteriner, puisque pour enteriner cela, il faudra bien sûr qu'il y
ait
un certain nombre de procédures et de votes pour pouvoir le faire, je souhaite qu'elle puisse être ouverte, par exemple, aux véhicules électriques pour pouvoir assurer ce trafic-là sur une file. Mais tout le reste, effectivement, dédié au vélo. Et je suis moi-même épatée de voir combien cette rue de Rivoli, aujourd'hui, est devenue un axe impressionnant de vélo. Et d'ailleurs, souvent, puisque je l'emprunte moi-même souvent en vélo, je me dis, si on mettait bout à bout tous ces vélos et on les remplacait par des voitures, je pense que ça ferait un embouteillage monstrueux. Donc,
on
a plus de monde en vélo que de voitures sur cette rue de Rivoli, aujourd'hui.
Le problème, si vous autorisez les voitures électriques, c'est que personne n
'a
de voiture électrique, en gros, aujourd'hui. Est-ce que vous allez remettre en place un système de type autolibre, si vous êtes réélu
? Mais ça
existe déjà. Qui
est moins simple et moins efficace, quand même. Non, non, pas
du tout. Il est très, très efficace. D'ailleurs, c'est un système qui préserve aussi, ce qui était important pour moi, l'intérêt économique et budgétaire de la collectivité. C'est un système qui fonctionne très bien. Vous avez différents types de véhicules qui peuvent être loués. Certains de très courte durée, d'autres pour des durées un petit peu plus longues, qui économiquement sont très intéressants, avec des belles voitures électriques, très propres et très bien entretenues.
A propos de vélo, on
a
une question de Martin, qui habite le 18e arrondissement. Et voici ce qu'il écrit via l'application RTL. J'ai voulu acheter un vélo d'occasion. Le vendeur m'a dit que s'il dormait dehors,
il
serait volé dans les 15 jours. Je n'ai pas de garage à vélo dans mon immeuble. Que comptez-vous faire, Madame Hidalgo, pour protéger les vélos ?
Alors, on est en train de mettre en place des boxes à vélo, qui sont des sortes de grandes boîtes énormes. Enfin, énormes. Des grandes boîtes qui occupent, grosso modo, une place de stationnement voiture, dans lesquelles les personnes qui ont un vélo, mais qui n'ont pas la possibilité de le rentrer chez eux ou dans leur immeuble, peuvent le mettre à cet endroit-là. Donc, on est en train de développer ces boîtes à vélo pour permettre...
Qui sont mises à la disposition
du public, gratuitement ? Et avec une clé et une possibilité, bien sûr, de pouvoir garer son vélo. Donc, il y a aussi, dans tout l'effort que nous faisons, mais c'est vrai que c'est plutôt pour les nouveaux bâtiments que nous construisons, il y a toujours maintenant des espaces pour pouvoir garer ces vélos. Le vélo est en train de devenir véritablement un mode de déplacement, domicile-travail, ce qui n'était pas tout à fait le cas avant. Et donc, évidemment, que la ville s'adapte, y compris en intégrant cette question du stationnement des vélos.
Autre question, c'est François qui nous écrit de Paris également. Les routes parisiennes sont en très mauvais état. Avez-vous pour projet de les refaire
?
Alors, bien sûr qu'il faut toujours refaire la chaussée. Vous savez qu'on est soumis beaucoup plus qu'auparavant à un changement climatique et à des écarts
de température. Quand on est hors
de roue, il y a beaucoup de trous.
C
'est vrai. Pendant le confinement, tout le monde ne pouvait pas travailler. Et c'est vrai qu'on n'a pas refait la totalité des chaussées. Il faut les refaire. Aujourd'hui, avec la diminution aussi du trafic automobile et le fait qu'on est en train de passer à un usage plus important du vélo, évidemment qu'il faut adapter la chaussée, l'améliorer et bien sûr qu'on le fera. Mais comme dans toutes les villes, vous savez, ces nids de poules dont on a parlé il y a quelques mois sont aussi beaucoup dus aux écarts de température qui font que le béton, enfin le béton pardon, le macadamme ne tient pas aussi bien qu'il pouvait tenir auparavant.
Une
question politique avant de faire une pause et de se retrouver après le rappel des titres à Nidalgo. Pour ce second tour,
vous
avez fait alliance avec les écologistes. Est-ce que ça veut dire que votre premier adjoint ou votre première adjointe sera écologiste si vous êtes réélu ?
Non, non. Mon premier adjoint sera Emmanuel Grégoire
si je
suis réélu. On a bien sûr travaillé et je suis ravie de ce travail que nous avons pu faire avec David Béliard, avec toutes les équipes d'Europe Écologie Les Verts sur Paris. On a de très beaux projets. Ce n
'est
pas une surprise non plus. Voilà, on gouverne cette ville depuis longtemps ensemble et on s'est retrouvés sur un projet de fond et avec de belles équipes, beaucoup de renouvellement, j'espère, s'il est parisien. Je leur dis, venez participer à cette belle aventure de la transformation de Paris vers plus d'écologie, vers plus de solidarité. On
est en train de basculer
en propagande électorale.
Non, pas du tout.
J'ai beaucoup d'enthousiasme.
On marque une pause
à Nidalgo et on vous retrouve juste après pour le rappel des titres pour la suite de cette interview. Au 3210 pour vos questions.
Thomas Soto, RTL Soir.
Anne Hidalgo