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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 19 novembre 2021 15 minAutoproduitFond programmatiqueSantéEurope & internationalTravail & emploi

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis la maison de santé d'Aulnoye-Aymeries.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronChiffre
    « dans quelques années, bientôt, il n'y aura plus que six médecins pour 20 000 habitants »
  • 1:30Emmanuel MacronFait
    « Nous avons mis fin à ce paradoxe dès 2018, donc bien avant la crise Covid, en rouvrant les formations et en formant beaucoup plus de médecins mais aussi d'infirmiers et d'infirmières, de professionnels de santé »
  • 2:15Emmanuel MacronChiffre
    « un médecin, que ce soit médecin généraliste ou spécialisé, c'est 9 à 10 ans et donc vous n'aurez pas aujourd'hui les résultats de cette politique de réouverture »
  • 3:30Emmanuel MacronPromesse
    « On l'a fait de manière historique à l'hôpital, on l'a élargi aux établissements de santé, au médico-social et on va continuer de le faire »
  • 4:30Emmanuel MacronPromesse
    « on va continuer de déployer dans les zones où il y a le plus besoin de médecins une mobilisation pour aider et inciter à l'installation »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « environ après six mois, le vaccin perd en efficacité »
  • 6:30Emmanuel MacronPromesse
    « on fera évoluer le pass pour qu'il prenne en compte ce rappel pour tous les plus de 65 ans »
  • 7:30Emmanuel MacronPromesse
    « il faut repartir tous avec beaucoup de rigueur sur le masque, les gestes barrières et sur le bon contrôle partout du pass »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes venu pour parler beaucoup des déserts médicaux. Ici, dans quelques années, bientôt, il n'y aura plus que six médecins pour 20 000 habitants. Vous le dites, vous avez hérité d'une situation que vous essayez de corriger et, en attendant, nous sommes dans un entre-deux très difficile.

Qu'est-ce qu'il vous faut, Monsieur le Président, pour résoudre le problème ? Est-ce qu'il vous faut quelques années de plus ? D'abord, je voulais vraiment remercier ici l'ensemble des acteurs du territoire, les médecins, les pharmaciens, les infirmiers et infirmières, les aides-soignants, les kinés, les sages-femmes, tous celles et ceux que nous avons vus, tous les personnels de santé et l'ensemble des élus pour leur mobilisation, ainsi que nos services de l'État et notre ARS.

Ce qu'on voit, la situation que nous connaissons, c'est qu'au fond, pendant des décennies, nous avons formé de moins en moins de médecins et de personnels de santé parce qu'on vivait dans ce dogme, si je puis dire, qu'on allait baisser nos dépenses de santé en ayant moins d'offres. Cela a été une erreur, c'est facile de constater les erreurs après coup. C'est comme ça, ça s'est passé ainsi.

La situation est qu'une population qui vieillit a besoin de plus de soins. On a de plus en plus de maladies chroniques, ce qui fait d'ailleurs, on l'a bien vu, que durant cette dernière décennie on a de plus en plus dû avoir recours à des médecins formés à l'étranger. Nous avons mis fin à ce paradoxe dès 2018, donc bien avant la crise Covid, en rouvrant les formations et en formant beaucoup plus de médecins mais aussi d'infirmiers et d'infirmières, de professionnels de santé.

Simplement, il faut du temps pour former ces professionnels. Selon les professions, entre 5 à 10 ans. Mais un médecin, que ce soit médecin généraliste ou spécialisé, c'est 9 à 10 ans et donc vous n'aurez pas aujourd'hui les résultats de cette politique de réouverture.

Dans le même temps, la démographie médicale a son évolution, c'est-à-dire que, vous le voyez sur ce territoire, vous avez des médecins qui sont installés, que les élus ont parfois réattirés ces dernières années mais qui eux-mêmes vieillissent et sont en train de partir à la retraite. La situation à laquelle nous serons confrontés dans les prochaines années, c'est une situation très difficile où, alors même qu'on manque déjà de médecins, on va avoir toute une partie de nos médecins qui vont partir à la retraite et nos jeunes qu'on est en train de former qui ne sont pas encore là. Tout cela suppose d'être volontariste, innovant, de bouger les choses.

D'abord, de continuer de valoriser toutes nos professions de santé à l'hôpital et hors de l'hôpital. C'est le Ségur et son élargissement, c'est ce que le ministre porte. Et donc tout faire pour que l'ensemble des personnels soignants continuent leur activité, soient pleinement reconnus par tous nos concitoyens et soient mieux payés.

On l'a fait de manière historique à l'hôpital, on l'a élargi aux établissements de santé, au médico-social et on va continuer de le faire. La deuxième chose, c'est permettre de faire évoluer les carrières et c'est tout le travail qui est fait, là aussi, pour permettre justement de valoriser ces carrières. Et, dans le même temps, ce que fait le ministre, je rentre dans le détail, c'est très pratico pratique, mais c'est de permettre de déléguer des actes aussi à d'autres professionnels de santé.

Vous le voyez bien, quand vous manquez d'ophtalmologistes, il faut qu'il y ait des orthoptistes ou d'autres professionnels qui puissent faire le bilan oculaire de vos enfants. Il faut que vous montiez en capacité et en qualité certains infirmiers et infirmières pour qu'ils puissent faire certains actes qui étaient réservés aux médecins, et ça c'est un travail d'innovation sur le terrain. Et, dans le même temps, on va continuer de déployer dans les zones où il y a le plus besoin de médecins une mobilisation pour aider et inciter à l'installation.

En faisant quoi ? Ce qu'on a exactement fait sur ce pacte Sambre-Avesnois-Thiérache il y a 3 ans et qu'on va relancer et accélérer dans ce deuxième pacte parce qu'on a des élus mobilisés, inventifs, avec services de l'État, le département, les maires, qui veulent aller dans ce sens. Un, on dit que tous les médecins qui sont là on veut qu'ils deviennent maîtres de stage et qu'ils accueillent des jeunes parce que c'est quand ils prendront dans ces zones-là des jeunes qui se destinent à devenir médecins qu'ils vont découvrir ce que c'est, qu'ils vont comprendre la vie ici et qu'ils vont décider de s'installer.

On en a eu d'ailleurs quelques beaux exemples ici. Deux, continuer de développer ces maisons de santé. On en a développé plusieurs grâce au premier pacte.

On va encore en ouvrir d'autres ainsi que mettre des moyens dans nos centres hospitaliers, que ce soit d'ailleurs ici dans le Nord ou dans l'Aisne. Je parlais de Château-Thierry, on va remettre des moyens qui étaient attendus aussi depuis des années à Château-Thierry, on va faire pareil à Fourmies, etc. Donc on va développer et donner des moyens dans tous ces centres hospitaliers pour, là aussi, réattirer des soignants et des médecins.

Trois, c'est de permettre aussi de leur faciliter la vie. C'est ce qu'on a fait, c'est-à-dire que, s'ils s'installent là, on s'occupe de leur conjoint ou de leur conjointe. On les aide dans leurs activités quotidiennes en déléguant des postes de secrétaire administratif.

On décloisonne. On leur permet aussi d'aller travailler à l'hôpital, de faire d'autres actes. C'est ce que j'appelle cette capacité à innover.

Donc il nous faut, pour les prochaines années, démultiplier notre volontarisme, changer les règles du jeu, regarder si, à certains moments, on ne doit pas être encore plus incitatif, peut-être dans certains endroits et sur certaines zones plus contraignant, pour véritablement maintenir notre offre de santé et lutter pied à pied pour qu'il n'y ait plus de déserts médicaux. Vous savez, j'étais ces derniers jours avec beaucoup de maires, c'est le sujet numéro 1 de nos élus. Vous dites le mot " contraignant ", c'est la première fois.

Non, je l'ai dit à plusieurs reprises. Je ne crois pas à un système qui soit un système, parce que ce sont des professions libérales pour beaucoup d'entre eux, qui soit totalement fermé. Simplement, si on veut être vraiment incitatif, on peut dire on ouvre dans telle ou telle zone qui sont très carencées des postes par exemple de médecins salariés, soit dans tel centre hospitalier soit dans telle maison de santé, pour vraiment développer l'offre et dire vous voulez être médecin salarié ?

C'est là qu'il faut aller. Vous avez, sur les professionnels de santé, des cartographies qui parfois, quand vous avez des besoins, y compris chez des libéraux comme les pharmaciens, montrent qu'on peut cibler l'offre et avancer. On ne peut pas laisser nos compatriotes dans des situations où il faut parfois faire deux heures de voiture pour aller à un rendez-vous.

On ne peut pas laisser nos compatriotes dans des situations et nous dire dans 6 mois ou un an je n'aurai plus de médecin traitant. Donc on doit tous réagir collectivement et je pense qu'on a tous ce sens de l'intérêt général. Je sais que tous les jeunes qui se forment à ces professions de santé ont la foi dans cet engagement et dans leur métier.

Nous tous, on l'a donc on va devoir continuer à changer les règles, à trouver et à inventer. Mais moi je crois surtout à l'incitation et à l'attractivité. Ici ce qu'on est en train de voir c'est que, si on arrive à avoir des jeunes qui viennent faire leurs stages d'internat ou d'externat même avant, ils découvrent, ils voient ce que c'est.

Si on a à côté des élus qui leur montrent qu'ici par exemple on peut leur fournir un logement, qu'il y a des emplois pour leur conjoint, qu'on peut avoir une vie familiale tout à fait harmonieuse, ils changent leur perception du terrain. Ils la changent. Si, derrière, on les aide à avoir une activité, peut-être un ou deux jours par semaine s'ils le souhaitent, à l'hôpital le plus proche; à avoir aussi des activités de recherche et qu'au fond on rend plus attractive l'installation dans des zones qui sont carencées, ce qui est tout à fait possible et qu'on commence à faire, on l'a vu ici avec l'Agence régionale de santé et avec les deux doyens de Lille et d'Amiens, on change les habitudes et donc je pense qu'il nous faut aujourd'hui être reconquérant sur tous ces sujets.

Monsieur le Président, chez nos collègues de La Voix du Nord, vous avez exclu un confinement des personnes non vaccinées mais, quand on voit l'évolution de la situation, est-ce qu'il y a d'autres mesures de restriction qui sont probables dans notre pays ? On attend un avis de la HAS sur une troisième dose éventuelle pour différentes populations et notamment pour tous, est-ce que vous avez cet avis ? Est-ce qu'il faut une généralisation de la troisième dose ?

D'abord, je veux vous rappeler ce que nous avons fait en tant que Françaises et Français et d'où nous venons. Les pays qui décident des confinements partiels, en particulier de gens non vaccinés, ce sont des pays qui, bien souvent, n'ont pas adopté le pass et qui sont moins vaccinés que nous de ce fait. Nous, nous avons adopté, avec quelques autres pays européens, une organisation dès cet été de développement du pass sanitaire, qui a eu son efficacité parce qu'on a des millions de Françaises et de Français qui sont allés se faire vacciner.

Et, de fait, qu'est-ce que le pass sanitaire ? C'est exactement ça. C'est-à-dire que vous réservez des activités de vie sociale à des femmes et des hommes parce qu'ils sont vaccinés ou qu'ils ont un test négatif.

C'est exactement ce que font les pays aujourd'hui qui décident ce confinement des non vaccinés. Je dirais que nous, on a déjà trouvé une organisation équivalente avec notre pass. Donc maintenant, qu'est-ce que nous devons faire pied à pied ?

D'abord, on doit continuer de convaincre tous nos compatriotes qui ne se sont pas encore fait vacciner. C'est reparti depuis 15 jours, l'épidémie est encore là. C'est vous protéger, c'est protéger vos proches, en particulier les aînés et les plus fragiles mais toute la société, et c'est aider les soignants.

Pas la peine d'applaudir les soignants et de dire on pense à eux. Vaccinez-vous si vous voulez les aider. C'est la première chose qui les aidera.

Donc il faut continuer, et moi j'ai besoin de toutes et tous parce que parfois la parole officielle n'est pas la plus efficace, c'est ce que j'expliquais à vos collègues, mais on voit bien que dans le dialogue le plus singulier on arrive à convaincre des gens en les rassurant, en répondant à leurs angoisses, en ayant une parole peut-être plus intime. Et donc on est tous les ambassadeurs de la vaccination si on veut s'en sortir. Ensuite, accélérons en effet le rappel vaccinal.

On l'a depuis plusieurs semaines accéléré pour les plus de 65 ans et les fragiles parce que je rappelle que les personnes qui sont immunodéprimées, les personnes qui sont en situation d'obésité, d'hypertension artérielle, d'insuffisance respiratoire, toutes ces personnes qui sont très vulnérables lorsqu'elles sont frappées par ce virus, doivent aller faire le rappel. Et donc là on encourage, il faut vraiment tous y aller. Il faut que les médecins nous aident, les pharmaciens, mais que chacun soit responsable, et on fera évoluer le pass pour qu'il prenne en compte ce rappel pour tous les plus de 65 ans qui ne l'auraient pas fait, pour que le pass ne soit valable que si ce rappel a été fait.

Mon souhait, c'est qu'on puisse ouvrir le plus vite possible ensuite ce rappel vaccinal, comme on l'avait fait pour la vaccination par tranche d'âge, aux moins de 65 ans. Et, quand je regarde aujourd'hui qui est dans les services hospitaliers, dans les situations les plus graves, à plus de 80 %, je parle sous le contrôle de notre ministre, ce sont des plus de 50 ans. Et donc il faut que pour, les plus de 50 ans au moins, peut-être même en dessous, on puisse ouvrir à la vaccination.

Nous aurons dans les prochaines heures l'avis de la Haute Autorité de Santé et donc, comme on l'a toujours fait parce que c'est éclairé par la science qu'on doit avancer sur ce sujet, on va organiser les choses de la manière la plus rapide et la plus efficace possible pour que, dès qu'on nous dira comment la science nous guide, on puisse procéder au rappel de vaccination de tous nos compatriotes qui en ont besoin. Mais, au fond, pourquoi on fait ça ? C'est qu'on s'aperçoit qu'environ après six mois, le vaccin perd en efficacité.

Et donc, même quand vous avez fait une dose et que vous avez été malade ou que vous avez fait vos deux doses, vous n'avez plus assez d'anticorps pour résister au virus s'il revenait. Et donc il faut, à ce moment-là, faire ce rappel comme on le fait chaque année pour la grippe. C'est à peu près le même principe, pour recharger.

Vous voyez ce rappel à l'ensemble de la population ? Je ne dis pas l'ensemble parce que moi je ne suis pas scientifique. Je dis, éclairé par les résultats qu'on a, qu'on puisse l'ouvrir à tous celles et ceux pour qui c'est efficace.

Je crois qu'on est quand même tous à peu près éclairés pour dire que, pour les plus de 50 ans, c'est à peu près sûr qu'on en a besoin. Entre 40 et 50 ans, c'est la Haute Autorité de Santé qui va nous le dire. Compte tenu du fait que les moins de 40 ans ont été vaccinés plus récemment, c'est assez dur de vous dire s'ils ont perdu l'efficacité dans les six mois parce qu'ils ont rarement plus de six mois de vaccination.

Voilà, je suis pragmatique. J'avance avec vous. On est éclairé par des pays qui ont vacciné un peu plus tôt que nous, les Américains, les Israéliens ou d'autres, mais c'est à peu près comme ça qu'on va cheminer et je ne serais pas étonné qu'on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes qui ont été vaccinés.

Je pense que c'est un peu le sens de l'histoire mais on va faire de manière pragmatique et volontariste la chose. Donc c'est comme ça qu'il faut avancer et il faut repartir tous avec beaucoup de rigueur sur le masque, les gestes barrières et sur le bon contrôle partout du pass. C'est très important, qu'on se remette à recontrôler le pass sanitaire dans les établissements culturels, les restaurants, les cafés parce que assez logiquement il y avait eu un petit relâchement quand ça allait mieux, il faut repartir.

Les gestes barrières, justement. Vous serrez beaucoup de mains. Oui mais je me lave toujours, comme vous le voyez d'ailleurs ostensiblement, avant et après.

Après ça dépend, parfois je fais le check, mais je me lave toujours les mains et je garde toujours le masque en milieu fermé, et je pense que c'est indispensable. Monsieur le Président, sur le contentieux sur la pêche avec les Britanniques, que dites-vous aux pêcheurs de Boulogne-sur-Mer ? Certains de vos opposants vous demandent de les rencontrer, d'autres vous accusent de traîner voire de capituler.

Que dites-vous sur sur ce dossier ? Vous savez, il y a un an, pendant plusieurs semaines j'étais le seul à m'opposer à la signature de l'accord. Certains peut-être l'oublient mais nous nous opposions pour défendre nos pêcheurs.

Nous avons signé un bon accord, c'est-à-dire que l'accord signé en fin d'année dernière protégeait nos pêcheurs. La difficulté que nous avons cette année, c'est la mise en œuvre de cet accord par les Britanniques. On a obtenu auprès des autorités britanniques, de Jersey, de Guernesey, des licences que nous avions demandées.

Il y a des progrès qui ont été faits. Nos pêcheurs des Hauts-de-France, de Normandie et de Bretagne le savent. Certains ont déjà pu reprendre leurs activités.

Mais on n'a pas tout obtenu et nous ne comprenons pas aujourd'hui pourquoi on n'obtient pas les choses. On joue avec nos nerfs. Donc nous avons monté le ton il y a plusieurs semaines, et la France est aux avant-postes sur ce sujet, même si nous ne sommes pas les seuls.

Les Belges, les Néerlandais, les Danois sont aussi concernés, et quelques bateaux allemands. On a le sujet des 6-12 milles et on a le sujet, comme vous le savez aussi, de plusieurs flottes et de plusieurs accès. Donc nous allons continuer de nous battre.

On a haussé le ton mais nous ne lâchons et nous ne lâcherons pas nos pêcheurs, je vais être très clair avec vous. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On a demandé à la Commission européenne de se battre parce que ce n'est pas qu'un sujet entre la France et les Britanniques.

C'est un sujet de respect de la parole donnée. Les Britanniques ont signé des accords de retrait et des accords sur les relations futures et ils doivent les respecter. Aujourd'hui, ils ne les respectent pas, je l'ai dit très clairement à Boris Johnson, et donc la France ne cèdera rien.

J'attends de l'Europe et de la Commission européenne qu'elle joue son rôle, c'est-à-dire de défendre les intérêts européens et ceux de la France et je refuse qu'on nous renvoie simplement à un dialogue bilatéral. Dans l'entre-temps, premièrement je serai exigeant avec la Commission pour qu'elle nous défende. Deuxièmement, si la Commission ne joue pas son rôle, la France le fera.

Troisièmement, ce qui a été annoncé par la ministre, et il faut bien faire attention à ses propos, et par la ministre et par le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, c'est que, comme on joue avec nos nerfs et qu'on prend du temps, nous continuerons d'accompagner nos pêcheurs parce qu'on ne peut pas faire reposer sur nos pêcheurs l'attente des licences ou d'une reprise d'activité. Ce ne serait pas juste. Le rôle de l'État, c'est de les accompagner et de les protéger aussi longtemps qu'on négocie, pour obtenir simplement le respect des accords signés.

Détermination, fermeté, accompagnement aux côtés de nos pêcheurs. C'est ça la politique qu'on mène depuis le début et on ne cédera rien. Monsieur le Président, avez-vous des nouvelles de la santé de Joe Biden ?

Je n'ai pas de nouvelles. J'ai découvert, comme vous publiquement, qu'il allait subir des examens de santé et je veux lui souhaiter, de notre part à tous et toutes, des vœux de rétablissement et espérer que tout va se passer le plus correctement du monde. Merci beaucoup.

Que veut dire " Si la Commission ne le fait pas, nous on le fera " ? Ça veut dire que la Commission doit défendre les intérêts communautaires, c'est un accord entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne. La Commission doit nous protéger et donc elle doit aller au bout.

Ça va trop lentement et trop mollement. Merci beaucoup.

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis la maison de santé d'Aulnoye-Aymeries. — Emmanuel Macron · Pourquijevote